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Boko Haram, enjeux, impacts et déstabilisation économique

Première puissance  économique et démographique d’Afrique, le Nigéria est perturbé dans son élan vers l’émergence par le mouvement djihadiste Boko Haram qui signifie littéralement « l’éducation occidentale est un pêché ». Une nébuleuse qui, depuis qu’elle a fait  allégeance à Deach, se fait appeler « Etat islamique en Afrique de L’Ouest ».

En une dizaine d’années, Boko Haram a fait plus de 15000 morts, d’une simple secte extrémiste qui prônait l’application rigoureuse de la charia,  elle est devenue un véritable groupe armé qui effectue des opérations terroristes faites d’attentats et d’enlèvements, et même des actes de guerre de grandes envergures.

Elle a réussi à conquérir un vaste territoire dans le nord-est du Nigeria, en mettant au passage en déroute la première armée de l’Afrique de l’Ouest. Comme si cela ne suffisait pas, il y deux ans, la secte djihadiste a commencé à s’attaquer aux pays voisins du Nigeria que sont le Cameroun, le Tchad et le Niger, bien qu’ayant commis pas mal dégâts, elle a rencontré une résistante farouche opposée par les armées de ces pays qui, non seulement ne lui ont pas cédé un centimètre de territoire, mais lui ont infligé de lourdes pertes en matériel et en homme. Mieux, les chefs d’Etat des pays concernés viennent de mettre sur pied une force multinationale avec une mission claire : mettre hors d’état de nuire la secte islamiste Boko Haram.

Mais en attendant, les incompréhensions demeurent et les questions fusent de partout.

Au juste, qui est Boko Haram et qui est derrière cette nébuleuse? Comment la secte est née, quelle sont ses motivations, quelle est son organisation, comment et où recrute-elle ses adeptes? Qui sont ses dirigeants? Abubakar Shekau est-il mort ou vivant? Comment la secte se ravitaille-t-elle, d’où tire-t-elle ses ressources? Quelle sont ses connexions avec l’Etat Islamique? Quelle sont les conséquences de cette guerre sur l’économie des pays de la sous région, quel est l’impacte de cette situation sur le double plan sociale et humanitaire?

Des questions et d’autres auxquelles tente d’apporter des éléments de réponses M. Thierry BARBAUT sur le plateau de la Voix de la Diaspora, une émission de SopieProd.

thierry-barbaut-interview-nigeriaAuteur de plus de 1 500 articles sur l’Afrique et reportages « terrain »​. Rédacteur de 210 documents sur l’Afrique et les nouvelles technologies entre 2013 et 2015 dont dossiers, études et enquêtes. Thierry BARBAUT est un homme multidimensionnel.  Directeur de l’Agence Stratégie Afrique (www.strategie-afrique.com), il a déployé des activités d’audits et de conseils pour des entreprises en synergie avec l’Afrique. Fondateur de plusieurs médias Internet  dont Info Afrique cms.info-afrique.com.

Fondateur de l’association Solidarité Digitale dont l’objectif est l’aide au développement par les nouvelles technologies en Afrique. Passionné du continent Africain, de géopolitique, des peuples et de leurs cultures, il dispose d’une expérience de projet terrain depuis 1989. Il est ce qu’on peut appeler aujourd’hui un spécialiste de l’Afrique.

Entre deux voyages en Afrique justement, il a accepté de répondre aux questions de notre rédaction.

 

Article publié sur le média www.camer.be

Mireille Modoi

Changement climatique : l’action de l’homme contribue énormément au Burundi

Recherche du trésor minéral sur la colline Mboza en province de Bujumbura

Si aujourd’hui le Burundi est menacé par la recrudescence de la crise politique, il est aussi menacé par des calamitées dues au changement climatique. Dans beaucoup d’endroits, nous remarquons des glissements de terrains qui, souvent, emportent sur eux des hommes et d’autres êtres vivants.

Les collines qui étaient à un certain moment habillées d’arbres sont aujourd’hui dénudées car la population se sert du bois pour la cuisson, la construction, la menuiserie,…mais celle-ci oublie d’en planter d’autres en guise de remplacement. A la recherche de minerais, les gens creusent anarchiquement et laissent des trous non bouchés. Tout ça nuit à l’environnement et contribue au changement climatique.

Recherche du trésor minéral sur la colline Mboza en province de Bujumbura
Recherche du trésor minéral sur la colline Mboza en province de Bujumbura

La construction de routes pavées surtout en mairie de Bujumbura a occasionné la naissance de chantiers de concassage manuel de pierres dans beaucoup de communes de la province de Bujumbura. Certains de ces chantiers sont gérés par des gens souvent sous-informés au niveau des conséquences du changement climatique. Si le rythme d’extraction de ces pierres reste le même, certaines collines disparaitront à tout jamais et les conséquences auront doublé d’ici quelques années si des mesures adéquates de gestion de ces carrières ne sont pas prises à temps. En plus, il appartient à tout un chacun d’évaluer les conséquences déjà enregistrées depuis un certain temps pour être conscient du danger qui menace tout le monde.

La prévention des Risques Psychosociaux en Côte d’Ivoire, un fort enjeu sanitaire et économique

Lorsque je suis arrivé en Côte d’Ivoire, il y a 4 ans, lors de mes premières interventions en entreprise (formations et conseil), à l’évocation du stress professionnel et des risques psychosociaux, les réactions furent sans équivoques : « il n’y a pas de stress ici, c’est affaire de blancs !! ».

Mais quelques années plus tard, avec l’intensification de la concurrence et de la compétition entre les entreprises, la complexification des relations professionnelles en interne et en externe mais aussi l’augmentation des accidents cardio-vasculaires notamment chez les jeunes managers, une prise de conscience émergent chez les dirigeants et managers Ivoiriens sur l’importance de prévenir les risques psychosociaux.

Au cœur de ces enjeux : la santé des collaborateurs et la profitabilité des entreprises.

Risques psychosociaux ? Mais de quoi parle-t-on au juste ?

Les risques psychosociaux correspondent aux risques pour la santé physique, psychologique et sociale engendrés par des conditions d’emploi et des facteurs organisationnels et relationnels inadaptés ou aversifs. Ils génèrent donc un stress négatif chez les salariés qui les subissent.

Les conséquences des risques psychosociaux se traduisent sur l’organisation par  une altération de l’outil de travail :

  • Augmentation du turn over et de l’absentéisme
  • Désengagement des salariés
  • Retard de production
  • Baisse de la performance
  • Rétention de l’information
  • Conflits

Au niveau individuel les conséquences de ce stress négatif peuvent être dramatiques pour la santé des collaborateurs avec l’apparition de maladies professionnelles telles que :

  • Les troubles musculo-squelettiques
  • ulcères
  • Le burn –out
  • La dépression
  • Risque de suicide (même si les collaborateurs Ivoiriens sont moins exposés car protégés par le soutien social)
  • Accident cardio-vasculaire (AVC)

Les causes sont multifactorielles :

  • Management inadapté
  • Inadéquation homme/tâche/environnement
  • Rivalité en interne
  • Surcharge de travail causée par la concurrence en externe
  • Problème de vie privée, budget familial
  • Situation d’instabilité et de crise politique…..

risques-phsycologique

Dans les pays industrialisés le coût des risques psychosociaux s’élève à 4% du PIB, 7 Milliards d’Euros pour la France en 2003. On oppose hélas souvent performance économique et bien-être au travail. Or, les recherches Anglo-Saxonnes menées depuis plus de 30 ans en médecine, psychologie de la santé et neurosciences attestent qu’un salarié épanoui est plus performant. Ces études démontrent la forte corrélation entre la santé, le bien-être et la performance économique. On ne voit pas comment la Côte d’Ivoire échapperait à ce constat scientifiquement démontré.

Risques Psychosociaux et risques d’AVC chez les cadres ….une bombe à retardement en CIV

Je souhaite attirer l’attention de tous concernant une étude menée par une jeune doctorante en médecine en 2002. Lors de sa thèse : « facteurs de risques cardiovasculaire chez les managers Ivoiriens », Joséphine Nkoy Belila démontre que 87% des managers ivoiriens souffraient de stress chronique et 18% d’ Hyper Tension Artérielle (contre 9 % en moyenne chez les populations de l’Afrique de l’ouest). Les conclusions de sa thèse sont alarmantes. En effet elle prévoit, au regard de la fragilité génétique de cette population (parois vasculaires plus fines chez les Africains de l’ouest), du haut niveau de stress généré par leurs insertions professionnelles, condition de travail (stratégies managériales non adaptées) et une mauvaise alimentation, une augmentation de 50% des AVC chez les cadres et managers d’ici 2020.

Ces prévisions dramatiques sont mises en relief par de nouvelles recherches qui soulignent que le risque d’AVC augmente de 75% chez les salariés travaillant plus de 55 heures/semaine (la morbidité pour les salariés travaillant 35 heures étant de 4,5/1000).

Outre les AVC, les accidents du travail et les maladies professionnelles sont vécus comme des traumatismes pour les victimes mais aussi leurs collaborateurs et leurs conséquences impactent négativement moralement et financièrement la société qui les emploient. Ils altèrent la cohésion et l’engagement des salariés, d’où la nécessité de développer une politique RH d’observation et de prévention des risques psychosociaux, visant à protéger la santé des salariés.

En conclusion…..

Depuis que je suis en Côte d’Ivoire, au sein de mes interventions, aucune entreprise n’a été épargnée par les AVC. Les salariés rencontrés témoignent avec stupeur de la disparition de leurs collègues, d’autant plus choquante lorsqu’il s’agit d’un trentenaire en pleine possession de ses moyens !

Face à ces risques morbides générés (entre autre) par l’industrialisation et la concurrence, repenser le travail devient une nécessité d’ordre sanitaire et économique. Une étude menée par des cabinets d’assurances Canadiens démontre que chaque Dollar investi dans la prévention des risques psychosociaux permet d’économiser 6 Dollars.

La prévention (qui mérite plusieurs articles à elle seules !)  doit commencer par la création d’indicateurs de risque permettant de dresser un état des lieux et évaluant des points de vigilance afin de proposer une réponse adaptée à la situation.

Ensuite elle peut s’opérer à différents niveaux :

  • politique RH adaptée, management, recrutement, organisation du travail et conduite du changement : La création de cellules spécialisées me parait des plus pertinentes (cellules dédiées à l’étude de la performance, de la recherche et implémentation de stratégies innovantes et adaptées).
  • Politique de formation spécifique visant à sensibiliser et éduquer les collaborateurs quant à leur capacité à gérer leur stress.
  • Prise en charge des collaborateurs en situation de détresse.

Si travailler plus peut nuire à la santé, travailler mieux représente une alternative écologique pour les collaborateurs et rentable pour les entreprises.

Pour contacter l’auteur, Olivier Cavernes,  et bénéficier de conseils d’expert envoyer un email en cliquant ici

Olivier Cavernes
Olivier-Cavernes

Startup Connect 2015 pour une économie moins dépendante de l’industrie minière en R.D.Congo

L’initiative Startup Connect voudrait œuvrer dans la promotion de jeunes entreprises dotées d’énormes potentiels pour la diversification de l’économie congolaise.

A travers ses activités de type think tank organisées tout au long du mois d’août 2015 en groupes des discussions (focus group) avec des jeunes entrepreneurs dans les villes de Lubumbashi et de Kolwezi, l’initiative Startup Connect pose la problématique d’actions à envisager afin d’opérer dans une économie moins dépendante de l’industrie minière dans les régions minières du sud-est de la République Démocratique du Congo.

Considérant à cet effet l’expérience de nombreux entrepreneurs congolais dans la ville de Kinshasa qui ont pu bâtir un environnement d’affaires où les activités s’inscrivent en majorité  dans le domaine des services, sachant bien qu’aucune exploitation des ressources naturelles n’a lieu dans cette ville et province de la République Démocratique du Congo, l’initiative Startup Connect se dote d’un modèle de travail fondé sur le principe d’intelligence collective en vue de partager l’expérience des entrepreneurs opérant déjà dans des secteurs parallèles à ceux de la chaîne d’approvisionnement dans l’industrie minière et de pousser la créativité des jeunes entrepreneurs qui rejoignent cette initiative à la création d’une économie moins dépendante de l’industrie minière.

 

70% des jeunes de la région sont enthousiasmés à travailler dans l’industrie minière

La reprise des activités d’exploitation des ressources naturelles en République Démocratique du Congo au cours de la décennie 2005 – 2015 est à juste titre considérée comme l’un des secteurs ayant activement contribué à l’augmentation graduelle du taux de croissance économique enregistrée dans les pays depuis peu.

Le gros de ces activités d’exploitation s’inscrivant principalement dans le secteur minier et essentiellement concentré dans la partie sud-est du pays se caractérise par une exploitation artisanale d’une part et par une exploitation industrielle d’autre part.

Pour les deux cas de figure, l’exploitation minière s’est imposée comme une filière créatrice du grand nombre d’emplois, au sens large du terme et sans dissociation de ceux dits « formels » et de ceux dits « informels », dans cette région du pays.

Pour les provinces du Haut-Katanga et du Haut-Lomami, où l’exploitation largement industrielle des minerais du cuivre et du cobalt cohabite avec des poches d’exploitation artisanale, exercer un emploi dans la filière minière de manière régulière en tant qu’employé d’une entreprise reconnue par la loi congolaise en la matière ou irrégulière en qualité de creuseur artisanal ou d’intermédiaire commercial de la chaîne d’exploitation artisanale, est perçu socio-culturellement comme un travail à rémunération honorant l’homme et la communauté. Ce qui explique l’enthousiasme de 70% des jeunes rencontrés lors de nos enquêtes dans les villes de Lubumbashi, Kolwezi, Likasi et dans les cités de Kipushi, Fungurume, Pweto, à travailler dans le secteur minier.

 

Au milieu de ceux qui n’ont pas pu se trouver un emploi dans la filière minière, nous avons rencontré une autre catégorie des jeunes dotés d’une imagination poussée au point qu’ils sont parvenus à entreprendre pour leur propre compte et  en qualité des fournisseurs des services, biens de consommation et d’équipement divers aux entreprises minières de la région.

Pour la plupart issue de l’industrie minière, ces jeunes entrepreneurs ont une connaissance approfondie des besoins des opérateurs miniers et font tant soit peu concurrence aux fournisseurs provenant des pays de l’Afrique australe ; quoique ces derniers sont perçus comme une menace pour les entrepreneurs locaux au regard de leur avance en matière d’accès à un système financier efficace pour les PME, aux nouvelles technologies et de la qualité des produits/services fournis.

 

Entreprendre dans la chaîne d’approvisionnement de l’industrie minière ou rien.

L’enregistrement en tant que fournisseur agréé auprès d’une société minière relève du parcours du combattant pour le jeune entrepreneur.

S’il parvient à être inscrit dans la liste des fournisseurs, son chiffre d’affaires demeure toutefois précaire vu la concurrence locale entre les fournisseurs. La chute du prix des minerais sur les marchés mondiaux se traduit par une réduction du volume d’investissement et d’achats de la part de ces multinationales, cet état de fait fragilise directement les petits entrepreneurs.

Pour les entrepreneurs n’étant pas issus de l’industrie minière comme ex-employé et pour ceux n’ayant aucun carnet d’adresses enrichi aux contacts de ceux qui y travaillent, pénétrer ce cercle hermétiquement fermé relève d’un grand défi. La guerre pour l’obtention des marchés va au-delà de la compétitivité pour ne considérer que l’affinité entre le demandeur et le fournisseur.

Par conséquent, peu d’entrepreneurs font de « bonnes affaires » et rien ne garantit un épanouissement durable de ceux qui réalisent des opérations de type vache à lait avec les opérateurs miniers. Ce type d’opérations est précaire vu qu’il se repose souvent sur des affinités proches ou lointaines entre l’entrepreneur et certains acteurs de la filière des approvisionnements.

She always looks her best at work

Des opportunités entrepreneuriales moins dépendantes de l’industrie minière

Avec une population active estimée à près de 8 millions d’habitants, une superficie de 497 000 km², soit environ la taille de l’Espagne, le marché local de la région sud-est de la République Démocratique du Congo, et particulièrement dans celle du Haut-Katanga et du Haut-Lomami, offre d’énormes opportunités d’affaires dans lesquelles les entrepreneurs les plus innovant peuvent s’épanouir.

Le potentiel démographique présente particulièrement une opportunité de croissance rapide pour les filières de la manufacture, de la grande distribution (« retails ») et des services.

A lui seul, le secteur de l’industrie agro-alimentaire dépend largement des importations en provenance des pays  voisins. Pour un produit comme la farine de maïs, localement appelée « Bukari », une étude fournie par l’agence conseil en communication CREABOX révèle que 10 marques sur les 12 présentes sur le marché sont importées de la Zambie. Ce même constat s’applique également sur bien d’autres produits de consommation notamment dans la biscuiterie, les huiles végétales, les garnitures s’appliquant sur les pains notamment le beurre d’arachide, l’œuf de table et bien plus.

A côté de celui-ci le pays entier compte 66.8% de taux d’alphabétisation (15 ans et +), 49% Taux de pénétration de la téléphonie mobile, 6 acteurs principaux et 2,5% de taux de pénétration d’Internet. Ces facteurs représentent une part non négligeable dans l’usage du numérique pour la création des richesses en République Démocratique du Congo à travers l’entreprenariat dans le domaine de l’éducation, des services sociaux de base et du commerce.

A ce propos, nous considérons que le potentiel ci-haut présenté dans le grand secteur des services est une manne d’or aux opportunités grandissantes pour les nouvelles technologies appliquées à la finance, aux télécommunications, à la télévision payante et au commerce des détails. Tout en ajoutant à ces derniers, les services hôteliers, le transport et l’énergie pour laquelle les alternatives d’énergies renouvelables sont d’une importance capitale pour combler le déficit en eau et en courant électrique que connaissent les agglomérations urbaines et rurales de la région.

Aux prises avec ces différentes opportunités qu’offre la région, l’initiative Startup Connect tend vers la mise en commun des expériences et des innovations des jeunes entrepreneurs congolais pour la création d’un business hub destiné à diversifier l’économie nationale de la République Démocratique du Congo.

C’est dans cette optique que s’inscrit sa campagne d’enregistrement des Startups (entreprises et personnes physiques) pour le grand rendez-vous Startup Connect 2015 le 26 et 27 novembre à Lubumbashi au Centre Arrupe (Av Kilela Balanda) en vue de connecter les plans d’affaires de ces derniers aux offres des institutions et sociétés financières (banques, fonds d’investissements et investisseurs privés, fondations) invitées à cet effet.

L’inscription se fait uniquement en ligne à l’adresse ci-dessous

Formulaire en ligne : www.creaboxcom.com/startupco

Les inscriptions seront clôturée le 15 Septembre 2015 L’entreprenariat féminin est vivement encouragé

Les secteurs concernés :

  1. Les services financiers
  2. L’agro-alimentaire
  3. L’environnement et le développement durable
  4. La Construction, le bâtiment et travaux publics
  5. L’énergie « eau et électricité »
  6. Les services
  7. L’industrie (mécanique, chimique, électronique, etc.)
  8. Transport & Logistique
  9. Nouvelles Technologies
  10. Entreprenariat féminin

Hamidou Elebe jeune entrepreneur visionnaire. Directeur de l’agence Marketing & Publicité Creabox Communication

Les forces armées africaines doivent s’unir pour éviter une grave crise dans leurs capacités de réaction et une nouvelle détérioration de la sécurité en Afrique

Le dernier rapport de Think Security Africa relève neuf changements clés dans le domaine de la défense nationale en Afrique

Le dernier rapport de Think Security Africa (http://www.thinksecurityafrica.org) se concentre sur le financement des forces armées et sur les mesures requises pour prévenir une grave crise de la capacité de réaction des armées africaines.

Télécharger le rapport : http://thinksecurityafrica.org/research/financing-african-militaries

Le rapport, intitulé  « Prêt à servir : Financer les forces armées africaines et assurer leur capacité de réaction » relève neuf changements clés dans le domaine de la défense nationale en Afrique et explique comment ces changements se traduisent en nouvelles priorités budgétaires et en défis administratifs. Les résultats clés du rapport démontrent, au moyen d’infographies et de cartes, la nécessité de définir de nouvelles priorités en matière de financement des forces armées africaines ainsi que de nouvelles perspectives dans l’attribution des ressources. Il s’agit de faire en sorte que les forces armées africaines conservent et développent leur capacité à garantir la défense nationale.

think-security-africa

Plus spécifiquement, le rapport souligne le fait que 18 % des forces armées africaines souffrent de crises existentielles et que 35 % d’entre elles entreprennent des opérations qui s’inscrivent hors de leurs activités normales en temps de paix. Tout ceci se produit dans un contexte d’incertitude budgétaire croissante, précipitée par la chute brutale des prix des matières premières.

« Si l’augmentation des opérations militaires en Afrique se poursuit parallèlement à celle des incertitudes budgétaires, les forces armées et les donateurs devront probablement changer leurs priorités de financement afin de garantir le bon déroulement des opérations. En outre, les forces armées devront coopérer plus étroitement aux niveaux administratifs et opérationnels et les sous-traitants de la défense devront probablement modifier leurs méthodes de commercialisation et d’approvisionnement, » déclare Adunola Abiola, fondatrice de Think Security Africa

Avant de parvenir à ses ultimes conclusions, le rapport évalue et décrit les changements survenus dans l’environnement de la défense en Afrique ainsi que les exigences en termes de financement opérationnel. Il propose des orientations visant à aider les forces armées africaines et leurs partenaires stratégiques à relever les défis financiers et administratifs de façon à améliorer la capacité de réaction des armées Africaines. En particulier, il appelle les forces armées africaines à envisager la mise en commun (à certains niveaux) de leurs achats et à parler d’une seule voix afin de réduire les lourdeurs administratives

Le rapport peut être téléchargé sur le site : http://thinksecurityafrica.org/research/financing-african-militaries

Mireille Modoi

Livre « Coup de cœur été 2015 » : Congo, une histoire de David Van Reybrouck

Congo, une histoire un livre de David Van Reybrouck

C’est bien plus que le coup de cœur de l’été 2015, un des meilleurs ouvrage que j’ai pu lire depuis 25 ans. J’avais adoré l’année dernière, lors de mon voyage au Rwanda, Burundi et RDC, le livre « Radio Congo », mais ici c’est véritablement un chef d’œuvre logiquement issu d’un travail de recherche et de documentation impressionnant !

thiery-train-nkayi-congo« Comme je partais en mission au Congo, j’ai commandé ce livre et c’est donc dès l’aéroport que je me suis immergé dans le Congo sans plus jamais lâcher l’ouvrage.

 Tout au long de mon périple au plus profond du pays j’ai pu mesurer à quel point le récit collait parfaitement à la réalité.

Et c’est sur le vol du retour survolant le gigantesque fleuve Congo dans un ultime long virage que j’ai clôturé deux voyages : celui que j’ai vécu personnellement au cœur du pays en pleine brousse, avec la dureté et la réalité que cela comporte et celui ou le livre m’a mené, partout au cœur de l’histoire du Congo et de manière palpitante, dans ce gigantesque pays aux mille visages.

J’ai ainsi aussi pu mesurer à quel point l’ouvrage et particulièrement les portraits et les témoignages sont saisissants. Ils permettent de mieux analyser le contexte social et politique du pays. » Thierry Barbaut

Congo, une histoire de David Van Reybrouck est une véritable « bible » sur le Congo (République Démocratique du Congo) l’ouvrage de plus de 800 pages au prix de 12 euros retrace l’intégralité de l’histoire de ce pays gigantesque de l’aube de l’humanité à aujourd’hui (2011 plus exactement). Le travail de recherche et bibliographique est inestimable.

Congo-une-histoireCongo, une histoire permet au lecteur non seulement de comprendre l’incroyable destin, parfois tragique et parfois heureux de ce pays, mais aussi de prendre pleinement conscience du rôle déterminant de la RDC dans l’échiquier de l’histoire de l’Afrique et du monde, de sa naissance à la colonisation en passant par la guerre, l’indépendance, la période de dictature de « papa » Mobutu et la nouvelle gouvernance de Kabila avec la déstabilisation complexe de la région du Kivu frontalière sur une partie Nord avec le Rwanda.

Comprendre et analyser ce livre permet non seulement de mesurer la puissance historique et économique du Congo, mais aussi de l’Afrique tout entière impactée directement par l’évolution géopolitique de la RDC.

Congo, une histoire c’est aussi une vue moderne et libérée de l’histoire fascinante de ce pays.

Le travail de David Van Reybrouck est remarquable, son initiative vient justement du fait qu’il a cherché a véritablement comprendre les engrenages de l’histoire qui amènent au  destin tragique du pays sans trouver d’ouvrage à la hauteur.

Je livre ici quelques passages clefs de l’ouvrage Congo, une Histoire, qui me semblent indispensables.

  • L’incroyable histoire de Disasi Makulo qui raconte comment des villageois « virent des fantômes sur le fleuve qui se déplaçaient sur des pirogues qui avancent toute seule, dans l’une se trouvait un être ressemblant à un albinos couvert des pieds à la tête, il était accompagné d’hommes noirs »
  • Comment les premiers colons prétendent sauver de la misère les premiers esclaves, surtout les enfants, en promettant une vie meilleure, prospère et surtout avec une éducation moderne.
  • Le fait que souvent les blancs avec leurs technologies semblaient immortels et cela véhiculait de nombreuses croyances rattachés à des pouvoirs impressionnants.
  • Les incroyables partages des régions du Congo entre pays Européens, et comment des territoires de plus de deux fois la France en superficie étaient échangés plusieurs fois par an.
  • L’arrivé en 1908 de la première voiture, une Mercedes.
  • La vie de Lutunu Bumtumgu qui en 1885 fut envoyé aux Etats Unis et revint avec des récits du monde moderne et surtout avec la première bicyclette, une révolution technologique.
  • La difficulté d’adaptation des missionnaires en face des rites et pratiques tribales ancestrales du Congo. Et les actes racistes et terribles de certains colons. Mais il est aussi mis en avant les nombreux actes de bravoure des colons qui dénoncèrent les odieuses pratiques de certains avec tous les risques que cela comportait.
  • La déstructuration du pays qui fait passer de la vie d’échange à la pratique commerciale et étatique, ou comment un pygmée qui tue un éléphant ne peut plus distribuer la viande mais doit donner à l’état et en vendre une autre partie.
  • Les premières formations politiques et les villes modernes avec Kinshasa et Kisangani, les régions et sous régions et l’installation des voies terrestres, maritimes et ferroviaires, avec le bouleversement économique et social que cela provoqua.
  • Les grandes phases de l’histoire, la colonisation, mais aussi avant, et après avec les deux grandes guerres ou le Congo joua un rôle déterminant et ou les autochtones virent pour la première fois le blanc perdre et mourir. Une phase qui déclencha certainement une grande partie de la suite des évènements et entraina la décolonisation.
  • Les grandes révoltes des Congolais comme en 1941 ou Léonard Mpoyi tenu tête aux colons et fut assassiné avec plus de 60 personnes au Kivu.
  • La décolonisation mal préparée et refusée par la Belgique puis acceptée maladroitement pour enfin plonger le Congo dans le chaos tout en tentant de tenir les rênes du pays…
  • Comment en 1961 la Belgique remet les clefs du pays, un Congo moderne et complexe inadapté à la situation avec des infrastructures dépendantes des administrations implantés par les colons. Un piège qui se refermera instantanément sur les Congolais.
  • Le fameux discours de Patrice Lumumba devant le roi Léopold… Qui fut certainement son arrêt de mort pour la suite.
  • Les luttes intestines pour le pouvoir qui firent arriver au pouvoir le jeune Mobutu, qui transforma le nom du pays en Zaire, la monnaie, la nationalité et tout ce qui fut possible…
  • La folie de Mobutu, de la fusée spatiale, aux massacres de son peuple et au système de corruption qui irradie toujours aujourd’hui le Congo.
  • La géopolitique avec le conflit du Rwanda et la complexité de la région, l’arrivée de Kabila et la place du Congo dans l’échiquier stratégique et économique de l’Afrique et du monde dans les années 2000.

Bonne lecture,

En savoir plus sur l’ouvrage avec l’éditeur Actes Sud

Thierry Barbaut

3 000 migrants, hommes, femmes et enfants à la dérive près de l’Italie

A group of 104 sub-Saharan Africans on board a rubber dinghy prepare to board the NGO Migrant Offshore Aid Station (MOAS) ship Phoenix some 25 miles off the Libyan coast in this handout photo provided by MOAS October 4, 2014. MOAS, a privately-funded humanitarian initiative, began operating at the end of August and has assisted in the rescue of some 2,200 migrants crossing from Libyan shores towards Europe. REUTERS/MOAS/Darrin Zammit Lupi/Handout via Reuters (MID SEA - Tags: SOCIETY IMMIGRATION) MALTA OUT. NO COMMERCIAL OR EDITORIAL SALES IN MALTA - RTR48XT1

Ils viennent d’Afrique, ils sont en fuite de leurs pays respectifs, l’Italie semble leur porter secours, un triste record que ces 3 000 migrants livré à un sort incertain…

Les autorités Italienne sont en état d’alerte depuis Vendredi soir avec la présence par le dispositif extraordinaire de sécurité maritime et aérien qui à signalé plus de 18 bateaux navigant vers l’Italie dans un état de surcharge total, il y aurait déjà des morts à bord…

3 000 migrants sur les côtes Italiennes
3 000 migrants sur les côtes Italiennes

Les garde-côtes italiens ont annoncé ce matin être en train de tenter de secourir jusqu’à 3.000 migrants en Méditerranée, au large des côtes libyennes, après avoir reçu des SOS provenant de 18 bateaux.

Au moins sept bâtiments des garde-côtes participaient à cette vaste opération de secours des migrants qui se trouvaient à bord de 14 bateaux pneumatiques et de quatre autres bateaux transportant au total entre 2.000 et 3.000 personnes.

Thierry Barbaut

Bénin, avec Learn2code une fille de 9 ans développe des jeux vidéo !

Concentration chez Learn2code

9h30 du matin, Fidjrossè. Dans les rues de ce quartier populaire de Cotonou, une jeune enfant de 9 ans, son sac à dos bien accroché, marche, l’allure d’une élève modèle. Son nom ? Colombe.

Depuis le 03 août, elle parcourt environ un kilomètre de chez elle jusqu’au laboratoire de TEKXL pour se rendre à une école dont la plupart des jeunes de son âge ignorent encore tout : l’école de la programmation informatique grâce au programme Learn2Code.

Comme elle, une vingtaine d’autres enfants ont intégré ce programme qui est une initiative d’EtriLabs et TEKXL, un accélérateur de start-up.

Concentration chez Learn2code
Concentration chez Learn2code

Qu’est-ce que Learn2Code ?

« Si nous voulons que les jeunes s’intéressent à la programmation et aux technologies et choisissent des métiers dans ces domaines, il faudrait les initier depuis leur bas âge » affirme Ulrich Sossou, cofondateur de TEKXL.

Dans une société où l’outil informatique a cessé d’être un mythe, mais où la plupart des utilisateurs restent encore des consommateurs passifs, Learn2Code est un camp de vacances qui se donne pour vocation l’initiation de jeunes enfants et d’adolescents à la programmation informatique. La tranche d’âge retenue est celle des 10-22 ans.

Le programme vise à sortir les jeunes du carcan de la consommation passive, pour les rendre plus productifs devant l’ordinateur, leur transmettre l’art de la créativité et de l’innovation avec les nouvelles technologies, de même que l’envie d’apprendre d’une façon totalement ludique. Initié en 2014, le programme en est, cette année-ci, à sa deuxième édition.

Une première édition révélatrice

En juillet-août 2014, la première édition a enregistré plus de quarante participants dont la plupart pouvaient, en quelques semaines seulement, programmer des jeux et des applications basiques. Au terme du programme, quelques jeunes prodiges se sont révélés. Parmi eux, Bernardin, alors âgé de 13 ans.

Disposant déjà d’une certaine base en matière de programmation (connaissance de HTML et de CSS) – ce qui lui a d’ailleurs valu le mérite de participer au camp avec la tranche des 17-22 ans – Learn2Code lui a permis d’approfondir ses connaissances du HTML et du CSS et d’acquérir les rudiments du PHP qu’il a par la suite approfondi. Aujourd’hui, motivé par la richesse des entretiens qu’il a eus et qu’il a encore avec Ulrich Sossou, il apprend à programmer avec Python et rêve d’être le prochain Steve Jobs ou encore Marc Zuckerberg.

Learn2Code, comment cela fonctionne?

Pour une excellente assimilation des apprenants et un bon déroulement des cours qui sont purement pratiques, deux sessions sont mises en place. La première prend en compte la tranche des 10 à 16 et comprend deux cohortes. La première cohorte est prise en main du 03 au 18 août de 10 à 13 heures et pour la deuxième, l’apprentissage débute le 18 août pour s’achever le 04 septembre.

C’est donc avec la première cohorte que Colombe, 9 ans à peine, s’instruit aux métiers du numérique. Les plus grands, quant à eux, prennent part à la session des étudiants avec une exception faite aux moins de 17 ans qui ont un certain background informatique comme ce fut le cas du jeune Bernardin en 2014. La session des plus jeunes compte, cette année, 25 jeunes apprenants alors que celle des plus âgés, qui a débuté le 10 août et finit le 25 août, en compte 15.

Une méthode d’apprentissage ludique

« Le camp me permet de créer des jeux moi-même et de savoir ce que c’est que la programmation informatique. », AGBOZOGNIGBE Phoris Andy.

Pour atteindre les objectifs du camp, EtriLabs et TEKXL ont mis à la disposition du programme des moniteurs rôdés dans l’art de la programmation informatique et qui entretiennent de façon ludique les apprenants qui, chacun devant son moniteur, suivent graduellement les étapes de leur initiation. Crescendo, les bases sont posées et les notions assimilées.

Les enfants parviennent, en quelques jours, à créer des personnages, à les déplacer et à créer des histoires à partir de rien. Leur créativité est fortement sollicitée tout au long de la formation au terme de laquelle chacun d’eux doit créer un programme qui peut être un jeu ou une petite application utilitaire.

Avec le programme Learn2Code de TEKXL et EtriLabs, le Bénin, avec les tout petits, amorce ainsi une marche certaine et inexorable vers un monde où le numérique est omniprésent, une société où la plupart des emplois nécessiteront des compétences numériques. C’est d’ailleurs une étape cruciale pour le développement de l’Afrique.

Cette phrase d’Ulrich Sossou résume assez bien l’enjeu de la question : « Si nous voulons que le continent africain se développe, il faudrait que des talents soient cultivés et que de grandes choses soient faites pour la promotion des technologies en Afrique, pas en tant que consommateurs mais en tant que producteurs ».

Article original publié par
Source http://ecceafrica.com/learn2code-programmation-informatique-enfants/

 

Burundi: le président Nkurunziza prête serment en discrétion…

Serment en petit comité du président Nkurunziza
Serment en petit comité du président Nkurunziza

Des cérémonies de prestation de serment par le président Pierre Nkurunziza ont eu lieu.

L’opposition, la société civile,…contestent cet événement.

Vers 11h, la retransmission en direct de la prestation la Radio Télévision Nationale du Burundi éveille les esprits à. Personne ne s’y attendait avant le 26. On avait l’habitude de voir d’autres Chefs d’Etats venir assister à de telles cérémonies mais aucun n’a été signalé.

Cependant, certaines représentations diplomatiques étaient là. C’est notamment la diplomatie chinoise, russe et beaucoup d’autres représentants des pays africains qui étaient présents.

Serment en petit comité du président Nkurunziza
Serment en petit comité du président Nkurunziza

L’opposition précise qu’au-delà du 26 août 2015, elle ne reconnaitra plus la légitimité de Nkurunziza. Charles Nditije du parti Uprona non reconnu par le Ministère de l’intérieur a fait savoir à travers les antennes de la Voix d’Amérique que la constitution vient encore une fois d’être violée et appelle au dialogue le plus tôt possible. En tout cas, l’opposition est tellement agitée et sidérée par cette prestation de serment. Les grandes puissances comme les Etats Unis disent que «  la prestation a eu lieu dans un contexte de tension »  et que   Nkurunziza « ignore la voix de son peuple »

Malgré les différentes pressions, le Président Nkurunziza reste déterminé à jamais. Dans son discours, il a annoncé que «celui qui tentera de saboter les institutions en répondra sans merci. Ceux qui s’aventureront se heurteront à une force divine et disparaîtront comme de la poudre dans le vent ».

Pour éviter de voir le pays plonger dans une nouvelle escalade de violence civile, les Nations Unies, l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Etats-Unis… tous appellent à la relance du dialogue entre tous les protagonistes.

Gaspard Maheburwa

Angola, rendez-vous à Luanda pour le Caucus Africain

Du 27 au 28 août, la République d’Angola accueillera à Luanda la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales africaines, le Caucus africain, dans le but de renforcer la voix des représentants du continent africain sur des questions importantes relatives au développement socio-économique des Institutions de Bretton Woods (IBW).

La réunion qui se tiendra au Talatona Convention Centre est une occasion importante pour les dirigeants africains, représentés par leurs ministres des Finances et du Plan et les gouverneurs des banques centrales, de présenter conjointement, et ce de manière coordonnée et organisée, les préoccupations majeures et actuelles affectant les économies du continent africain, notamment la construction d’infrastructures et l’industrialisation des processus de production.

L’organisation d’un événement de la taille du Caucus africain en Angola devrait permettre à notre pays de renforcer ses relations avec les institutions financières internationales telles que le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, en vue de mobiliser un soutien en faveur des besoins financiers nécessaires pour le développement du pays.

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Par ailleurs, la tenue du forum en Angola permettra d’améliorer la visibilité du pays, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles opportunités de diversification de l’économie.

Les thèmes qui sont au cœur de l’ordre du jour dans les six tables rondes sont la Vision générale de l’économie régionale, la Transformation et la diversification économiques, la Discussion sur le Mémorandum du Caucus africain 2015 et le Financement de projets régionaux liés à l’infrastructure.

Des personnalités telles que l’ancien président d’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, et d’autres personnes associées au Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), à la Banque mondiale (BM) et à la Banque africaine de développement (BAD) ont été invitées à prendre la parole sur les thèmes évoqués.

L’Angola a été officiellement désigné comme chef de file du Groupe Caucus africain en 2015, lors de l’événement qui a eu lieu au Friendship Hall Conference Centre à Khartoum, République du Soudan, les 3 et 4 septembre 2014.

Fondé en 1963 en tant que Groupe africain des gouverneurs du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, le Caucus a pour objectif de renforcer la voix des gouverneurs du continent africain sur des questions importantes relatives au développement socio-économique de la région africaine, au sein des Institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et Fonds monétaire international)

Tunisie: nouvelle attaque terroriste à Sousse

L’attaque terroriste à visé la même ville qu’en Juin: Sousse et heureusement n’a pas fait autant de victimes.

Un policier tunisien a été abattu par deux hommes à moto évoque le secrétaire d’Etat chargé de la sûreté nationale, Rafik Chelly.

« Des inconnus ont tiré sur trois policiers qui étaient sur une route. L’un d’eux a été touché, il est décédé à l’hôpital », a affirmé M. Chelly, sans pouvoir dire s’il s’agissait d’un attentat djihadiste.

Les trois hommes attendaient sur une route, à sept kilomètres de Sousse, un moyen de transport en commun pour se rendre à Kairouan, dans le centre de la Tunisie. Ils ont attaqué en pleine après-midi.

Les deux autres agents n’ont pas été blessés par balle, a précisé le ministère.

La police pourchasse actuellement les assaillants, qui ont pu prendre la fuite.

Cette attaque intervient moins de deux mois après le massacre perpétré par un étudiant tunisien dans un hôtel de Port El-Kantaoui, près de Sousse.

Trente-huit touristes étrangers, dont 30 Britanniques, avaient été tués le 26 juin dans cet attentat revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

La Tunisie fait face depuis sa révolution en 2011 à une progression de la mouvance djihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, ainsi que de 59 touristes au total.

Sénégal: représentant adjoint, coopération internationale et développement

Le groupement d’intérêt public « Yvelines coopération internationale et développement » est une structure regroupant les collectivités locales, les associations, les établissements publics et les entreprises des Yvelines engagées dans des actions de coopération internationale.

guilde

 

 

Il a pour mission de promouvoir la coopération internationale dans les Yvelines, à travers l’appui aux initiatives de solidarité internationale (formation des porteurs de projets, subvention, suivi des actions sur le terrain) et la communication auprès des Yvelinois sur les enjeux de la coopération internationale.

 

FonctionAnimation/Coordination
StatutVSI (Volontaire de Solidarité Internationale)
Domaine d’activitéDéveloppement
MissionLe VSI est placé sous la responsabilité du Représentant principal d’YCID au Sénégal, et basé à Ourossogui (« Maison des Yvelines »). Il est principalement en charge : du suivi de la coopération du Département des Yvelines avec le Département de Podor et des relations avec l’Agence régionale de développement ; du suivi des projets de solidarité internationale cofinancés par le GIP au Sénégal hors région de Matam et Tambacounda ; de la mise à jour de la base de données « Maison des Yvelines » (recensement projets au Sénégal) ; de la veille sur les opportunités locales de financement ; de l’animaton de la communication de la Maison des Yvelines (lettre d’information à créer)

Consulter la mission et postuler sur le site de La Guilde

World Merit Burundi célèbre la journée mondiale

Ils sont engagés à marquer l’image du monde par des activités de développement.

Les membres de World Merit Burundi sont surtout conscients qu’ils doivent être des témoins actifs sur terrain en procédant à des innovations techniques.

Ce sont ces idées qui dominaient les différentes interventions lors de la célébration de la journée mondiale de World Merit ce 24 juillet 2015 à Bujumbura.

La célébration de la journée mondiale de World Merit à Bujumbura a commencé vers 15h 15, ce vendredi 24 juillet 2015. Léonidas Nzigamasabo, représentant de World Merit au Burundi a prononcé un discours d’accueil pour souhaiter la bienvenue aux participants.

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Sur le visage de ces derniers, on pouvait facilement constater de la joie avec surtout un air de curiosité chez certains qui voulaient réellement apprendre plus sur World Merit. Heureusement, le représentant national était là non seulement pour diriger les principes du jour mais aussi pour se transformer en leader charismatique, un rassembleur, un jeune dirigeant rassurant, bref un véritable conducteur des travaux d’un chantier implantée dans une nouvelle zone d’action.

Des participants écoutent attentivement les exposés

Afin de ramener tout le monde sur les rails, il était opportun, selon le représentant World Merit , d’annoncer aux participants la consistance de la journée mondiale de World Merit et de sa vision planétaire. Concomitamment, il est allé tout droit sur la présentation du plan stratégique de World Merit Burundi. Celui-ci consiste, en réalité, en la sensibilisation de la jeunesse sur les travaux de développement par le biais des innovations malgré les contraintes surtout économiques dont le pays est hanté. Bien entendu, la section Burundi s’était choisie comme thème de la journée : « Sensibilisation de la jeunesse » .A cette occasion, il a présenté aux participants les membres du conseil pour le Burundi.

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Pendant cette séance de célébration, il était prévu un exposé sur « la production médiatique pour contrecarrer la radicalisation » par un expert en sciences de l’information et de la communication. Tous les exposés sont venus à point nommé au moment où le Burundi traverse une période politique extrêmement difficile et au cours de laquelle il faut suivre de près les jeunes et les encadrer atour de la créativité centrée prioritairement sur les travaux d’auto développement.

Tous les intervenants ont montré qu’ils attendent du représentant un avenir sûr car selon certains ,« Leonidas est un jeune zélé, capable d’organiser des activités solides pouvant faire sortir ses compatriotes de la misère ».

Partage d’un banquet après la séance d’exposés

L’événement a été agrémenté par le partage d’un verre et d’un banquet dans une ambiance de jubilation totale sous le parfait partenariat du Parc des Jeunes Entrepreneurs (Parje) qui a cédé à l’équipe de World Merit Burundi une salle dans laquelle les cérémonies se sont déroulées. A la clôture de la séance, Leonidas Nzigamasabo, le représentant de World Merit Burundi a remercié tous les participants d’avoir répondu massivement à cette occasion sans précédent.

Par Gaspard Maheburwa

La malnutrition, principale cause des décès des enfants de moins de cinq ans au Burundi

Un enfant victime de malnutrition au Burundi
Un enfant victime de malnutrition au Burundi

La malnutrition occupe une place alarmante au Burundi.

Elle est directement ou indirectement associée à plus de 45% de tous les décès survenant chez les enfants de moins de cinq ans

La malnutrition affecte tous les secteurs de développement et a des coûts sociaux et économiques élèves tels que l’augmentation de la mortalité et de la morbidité, la perte de potentiel humain, diminution des compétences et qualifications, une baisse de productivité et une plus grande pauvreté.

L’Unicef estime que la malnutrition coûte au Burundi l’équivalent de 102 millions de dollars américains chaque année.

Situation nutritionnelle en chiffres au Burundi

La situation nutritionnelle en chiffres au Burundi est alarmante. Au niveau de l’insuffisance pondérale, les chiffres s’élèvent à 29% chez les moins de 5ans. Le retard de croissance ou malnutrition chronique s’élève à 58% chez les moins de 5 ans. L’alimentation de complément va jusqu’à 70,6% des enfants de 6-8 mois qui la reçoivent en plus de l’allaitement maternel. En plus, au niveau de l’alimentation optimale qui s’évalue en nombre de repas, les chiffres montrent que seuls 30% d’enfants de 6-23 mois sont nourris le nombre de fois approprié selon leur groupe d’âge.

Un enfant victime de malnutrition au Burundi
Un enfant victime de malnutrition au Burundi

Causes de la malnutrition au Burundi

Les causes de la malnutrition au Burundi sont multiples et multisectorielles. Le ministère de la santé publique et de la lutte contre le Sida en évoque un certain nombre. Celles qui sont en premier positionnement sont notamment : la pauvreté, la prévalence élevée des maladies infectieuses (pneumonie, malaria, etc.), pratiques alimentaires inappropriées, la densité élevée de la population et le non espacement des naissances, l’insécurité alimentaire des ménages, le bas niveau d’éducation des mères ainsi que les conditions d’assainissement et d’hygiène insuffisantes.

Un bébé de 8 mois laissé à la portée de toutes sortes de microbes en commune Isale alors qu’il souffre de malnutrition.

Si la crise politique actuelle continue de secouer le pays, nous risquons d’assister à une forte détérioration de la situation à cause du manque de suivi surtout au niveau d’assainissement et d’hygiène.

Conséquences de la malnutrition au Burundi

Les conséquences de la malnutrition sont variées. Le manque de vitamines et de minéraux essentiels dans l’alimentation tels que l’iode , le fer ,la vitamine A et l’acide folique est responsable des morts nés à la naissance, des fausses couches , retard mental et retard de croissance, la faiblesse physique, la cécité, et augmente le risque de maladies et finalement la mort.

Les enfants de moins de deux ans sont les plus vulnérables à la malnutrition chronique avec des effets irréversibles sur leur croissance mentale et physique après l’âge de deux ans et certains de ses effets sont intergénérationnels.

Par Gaspard Maheburwa pour Info Afrique en direct du Burundi

Côte d’Ivoire: Jumia propose en exclusivité les Smartphones de la marque Intex

Le Smartphone Intex Aqua Y2 Ultra
Le Smartphone Intex Aqua Y2 Ultra

Une alliance stratégique vient d’être conclue entre JUMIA Côte d’Ivoire et Intex Technologies.

La compagnie Indienne a choisit le leader du commerce en ligne pour vendre ses produits en Côte d’Ivoire. Cette alliance ouvre à la marque le marché ivoirien de la téléphonie en forte croissance et vient renforcer l’offre de JUMIA Côte d’Ivoire sur un segment très compétitif.

Les deux compagnies ont travaillé discrètement pendant plusieurs mois afin de concrétiser cet accord historique. Le partenariat officiel depuis le Mardi 11 Août 2015, permet à JUMIA de devenir le distributeur agréé des smartphones Intex en Côte d’Ivoire. Intex entend rapidement bénéficier de l’expérience acquise par l’e-commerçant pour s’installer sur un marché qui enregistre d’excellente performance (97,5% de taux de pénétration de la téléphonie mobile) mais également une concurrence grandissante. JUMIA Côte d’Ivoire mettra à la disposition du fabricant indien plus de 500 000 clients potentiels, une plateforme promotionnelle, commerciale et logistique rodée ainsi que l’atout capital d’une très bonne connaissance du marché local.

Intex est classée en seconde position des meilleures marques indiennes de smartphone par IDC par IDC (International Data Corporation). Avec ses lignes Aqua et Cloud, la marque offre des smartphones ultra performants, à des prix ultra abordables.  La compagnie dispose de centres de recherche et développement en Inde et en Chine, à la pointe de la technologie et dirigés par une équipe hautement qualifiée et expérimentée, pour la recherche, la conception et le développement des différents produits. Ces centres garantissent que les produits sont offerts en ligne avec les dernières normes mondiales. Outre la téléphonie, Intex Technologies opère également dans l’informatique et les biens de consommations durables.

Quelques heures après la signature de l’accord, le premier smartphone vedette de la marque était mis en ligne sur le site. Le Smartphone Intex Aqua Y2 Ultra est disponible sur JUMIA au prix  concurrentiel de 39 500 FCFA. Il témoigne avec élégance de tout le savoir faire de la marque.

Intex Aqua Y2 Ultra

Le Smartphone Intex Aqua Y2 Ultra
Le Smartphone Intex Aqua Y2 Ultra

Version : Dual Sim
Écran : 4 Pouces (10.16 cm) IPS WVGA
Résolution : 800 x 480
Caméra arrière : 5 Mégapixels avec Flash
Caméra avant : 2 Mégapixels
Système d’exploitation : Android 4.4 (kikat)
Mémoire interne : 8 Gb,
Mémoire RAM : 1 Gb
Processeur : 1.2 GHz Quad Core
Connectivité : Wi-Fi, Bluetooth, USB
Batterie : 1400 mAh
Poids : 0.109 Kg
Garantie : 6 Mois

À propos d’INTEX

La marque ‘Intex’ est présente sur 7 segments – téléphones mobiles et accessoires, matériel informatique, l’électronique, la vidéo surveillance et la sécurité, le commerce de détail, les solutions d’entreprise et l’énergie électrique. Elle a construit pour elle-même une grande crédibilité au sein de son vaste réseau de partenaires de distribution et plusieurs millions d’utilisateurs finaux satisfaits, en offrant des produits de qualité soutenus par un service efficace et une politique cohérente pour de transactions transparentes, équitables et éthiques.

Le groupe dispose de trois unités de fabrication situés à Jammu (30.000 m² et 20.000 m² agglomération) et Manpura (Baddi, HP) (51 000 sq. Ft). Intex est certifiée ISO 9001: 2008 et toutes les ventes en Inde et les opérations de service sont gérés sur une solution collaborative SAP de classe mondiale.

Au cours des 11 derniers exercices, le chiffre d’affaires de l’entreprise a augmenté de 320 Millions de Roupies Indiens en 2001-02 à  10,69 Milliards pour l’exercice 2012-13. Intex a été classé 76, parmi les 100 plus fortes croissances des entreprises de technologie de l’Information en Inde par Dataquest 2013.

A propos de JUMIA

JUMIA est le leader Africain du shopping en ligne. La plateforme d’e-commerce offre une vaste sélection de produits Mode, Beauté, Electroménager, et High Tech à ses clients, ainsi qu’une expérience shopping unique. Outre ses prix compétitifs, JUMIA propose une qualité de services adaptés au e-commerce en Afrique : livraison dans tout le pays, méthodes de paiement flexibles (paiement en espèce à la livraison, ou transfert via mobile), et retours gratuits sous un délai de 7 jours. JUMIA est la première compagnie Africaine à remporter un prix au World Retail Awards en 2013 à Paris en tant que « Best New Retail Launch » de l’année.

A propos de Africa Internet Group

Africa Internet Group (AIG) favorise une croissance en ligne durable et profitable tant aux entreprises qu’aux consommateurs. Solidement ancré dans l’écosystème des startups africaines, le groupe propose des solutions intelligentes et des services simples d’utilisation dans le secteur de l’internet en Afrique. AIG s’engage à soutenir l’entrepreneuriat et l’innovation régionale à travers une passion pour l’Afrique et sa culture. AIG est engagé dans la réussite de 10 entreprises en constante progression, actives dans 30 pays d’Afrique : Carmudi, Easy Taxi, Everjobs, hellofood, Jovago, Jumia, Kaymu, Lamudi, Vendito et Zando.

Carnet de voyage: Congo, Smartphones, infrastructures et… Importations

C’est dans un « nganda » de Nkayi, dans la région du Niari que je vois pour la première fois le Smartphone « Made in Congo »

Thierry Barbaut, rédacteur en chef d’Info Afrique en direct de la « république » du Congo
J’ai beau être considéré comme Afro Optimiste la je me confronte a une dure réalité en revenant au Congo 10 ans après ma dernière visite. Alors que le Rwanda, le Kenya ou la Côte d’Ivoire affichent une croissance digne des plus grandes économies mondiales, le Congo régresse.

cahrgementDirection la brousse. Après 220 kilomètres entre Pointe Noire, Mvouti et Dolisie j’arrive à Nkayi ou il y a 10 ans les gens du train m’avaient conseillé de descendre à cause des rebelles du Pool de Brazza.

Je suis couvert de poussière, ma moto « Djakarta » tient le coup mais quelques vis, surement inutiles » sont restés sur la piste.

La serveuse nonchalante, le regard au loin, me propose le saka saka riz, poulet ou bar braisé comme quasiment partout au Congo et avec la bière Ngok bien sur… Je choisi le poulet et de la vont s’enchainer une à une les circonstances qui me font évoquer le titre de cet article.

 

Depuis 10 ans je n’étais pas venu au Congo et c’est la première fois (hormis la Somalie et Madagascar en 2010) que je constate une telle régression.

Les infrastructures, les voitures, l’eau et l’électricité font défaut comme jamais. Les Congolais ne roulent plus qu’en taxi ou en « cent cent » les bus ultra bondé qui prennent 100 CFA la course. Plus personne n’a les moyens d’entretenir une voiture, d’ailleurs il n’y a quasiment pas de concession ou de pièces de rechanges et les taxes douanières sont tellement élevées que c’est a fuir.

Thierry Barbaut évoque le Congo
I24News VIDEO

Infrastructures et entretiens ?…

accident-2Il y a bien la nouvelle route de Brazzaville à Pointe Noire, 50% de bitume et 50% d’une des pire piste Africaine. Néanmoins une partie du tronçon est en cours d’achèvement et si vous payez cher aux Chinois et au Congolais qui forment ici une vrai équipe mafieuse vous pourrez faire passer votre camion ou épave et ainsi éviter de laisser quelques pans de votre carrosserie sur la piste.

Quand au reste de la route de meilleure qualité vous y croiserez de terribles accidents, des containers tombés d’un camion dont les portes sont restés ouvertes et les contenus pillés il y a plusieurs mois. Des bus ayant pris feu et des crevasses capables d’engloutir une berline sans difficultés. Une route construite donc a moitié mais dont l’entretien ou la finition est inexistante ce qui augure un très mauvais signe pour les prochaines années. Je pense même que quand elle sera achevée la partie neuve sera détruite… Bon voyage.

Pensez aussi à faire des réserves de carburant, les pénuries sont fréquentes et les stations sont des simples bidons sur les routes.

station-essence

A Brazzaville comme à Pointe Noire, qui représentent les deux plus grandes villes du pays, les « délestages » sont si fréquents que vous serez plus en panne de courant que connecté ! Ne comptez pas sur les groupes électrogènes souvent en panne de pièces… L’eau arrive quand a elle de temps en temps, parfois couleur terre, parfois plus claire.

Les enfants travaillent tous au Congo et je verrais lors de mes 1 500 kilomètres en brousses des dizaines de « briqueteries » ou les enfants parfois de 5 ans triment de 5 heures du matin à 18h le soir… Le tout dans des conditions indignes.

briquetteurs

Pour ce qui est de l’Internet, miracle, le Congo dispose du top: la fibre optique !

Hélas celle ci n’est pas raccordée et vous n’aurez que les cybers pour vous connecter ou la connexion justement est digne de la pire que nous avions en France en 1994. Bon courage pour afficher une simple page et ne comptez pas charger des dossiers.
La aussi nous nous retrouvons en 2000 ou il fallait des heures pour imprimer un courrier ou une feuille envoyé par un collègue d’un pays éloigné. Désabusés, les Congolais utilisent très peu Internet, c’est d’ailleurs la première fois que des gens me disent qu’ils n’ont pas d’adresses email !

salete-.koufolijJe suis souvent interrogé par les TV internationales sur le numérique en Afrique. Alors que le Rwanda est au top de la connexion avec la fibre même en brousse et un débit puissant, que le Cameroun, le Kenya, le Sénégal et en moyenne deux tiers des pays d’Afrique affichent du haut débit le Congo lui est terriblement à la traine. Pas de connexion mais aussi pas de dématérialisation, pas de sites internet, pas d’informatique. Quelques initiatives voient le jour mais elle sont souvent isolées et sans développement. Dans tous les cas les Congolais en sont au balbutiement du Web 2.0 et c’est économiquement dramatique pour le développement du pays et en particulier l’information et l’éducation.

Revenons à Nkayi

Quand le poulet arrive je rêve, une grosse cuisse arrive, comme seul certains élevages en pleine nature peuvent permettre ou alors ce sont des élevages en batterie de la pire qualité… Méfiance ?

Les poulets Africains sont communément appelés poulets « bicyclette » et sont maigres et délicieux. Alors je questionne et aucune réponse ne vient. C’est le lendemain matin sur le marché de Nkayi que la réponse arrive, sous les stands sont stockés des cartons « made in Europe » remplis de cuisse de poulets. Des poulets d’élevages intensifs bourrés d’hormones et d’antibiotiques envoyés en masses en Afrique car ils ne passeraient pas nos contrôles sanitaires… Je prendrais le bar braisé la prochaines fois.
Après mure réflexion et voyant les fameux poulets bicyclettes dans les caniveaux en train de picorer entre plastique et déchets je m’abstiendrais tout court… Pas de poulets tout court. Un Congolais m’expliquera que quelques ONG révélèrent que de graves problèmes hormonaux sont observés chez les jeunes suite à la consommation de ces produits de mauvaise qualité.
Le Congo importe pour 2 milliards d’Euros par ans de produits divers et exporte 9 milliards d’Euros dont 95% de pétrole. Ce qui n’empêche pas les station d’être régulièrement en « rupture » de carburants !

Le Smartphone Elikia, premier téléphone « made in Congo »

C’est justement la « maman » du marché de Nkayi qui importe et vends les poulet qui fièrement me montre son téléphone. Alors que seulement 12% de la population d’Afrique dispose d’un Smartphone elle fait partie justement de ces 12% avec son Elikia, modèle assemblé à Brazzaville et distribué au Congo et a certain pays limitrophe comme le Cameroun.

Le modèle fonctionne bien et coute 100 euros. Il permets de charger des applications et fonctionne sous le système Android. Armé de son GPS et de son appareil photo c’est une petite révolution. Une aide de l’état à permis à Vérone Mankou le directeur de la société VMK de relocaliser son modéle de la Chine au Congo. Un marché très porteur puisque l’Afrique compte plus de 700 millions de mobile, plus qu’en Europe ou aux Etats Unis.

Politiquement correct

Si de l’éxtérieur tout semble aller bien

Les ponténegrins, Brazzavillois et Congolais en général attendent le mot du président, la constitution devrait être « remaniée » afin de permettre au président Denis Sassou N’Guesso de se présenter pour les troisième fois, la deuxième consécutive en fait. Quelle va être l’évolution de la situation de la politique au Congo, le pays va t’il régresser encore ou suivre l’élan de développement fièrement afficher par les voisins ? De nombreuses questions auxquelles nous allons rapidement pouvoir vous en dire plus.
En attendant la fête nationale du 15 Aout vient de se terminer dans un calme inquiétant.

Thierry Barbaut

Vente privée « Les Amoureux du pagne » à Paris

LE PAGNE AUTREMENT 

Le pagne, élément fondateur de la beauté et de l’élégance de la femme africaine connaît une revalorisation chez les AMOUREUX DU PAGNE.

 

1ERE VENTE PRIVÉE LES AMOUREUX DU PAGNE EN EUROPE

Le 30 août 2015, se tient une vente privée en Ile-de-France pour présenter la nouvelle collection Les Amoureux du pagne et par l’occasion faire le lancement officiel de la marque en France.

 

Cette marque spécialisée dans les vêtements et accessoires élève le pagne dans sa plus noble expression.

pagne

Au cours de cette vente privée, nous présenterons des produits sublimés avec le pagne, qui vous accompagneront dans votre quotidien. Des vêtements pour homme et femme, des sac à mains, bijoux, blocs notes, accessoires pour bébé, des articles décoratifs et tout autre accessoire utile. Des imprimés dynamiques, un dégradé de teintes chaudes qui donneront du piment à vos tenues tout cela avec un bon rapport qualité/prix.

Le programme de la vente privée

Elle se déroulera de 14 à 19 heures au 156 rue du chemin du lac 77550 Moissy-Cramayel. Les participants de cette vente pourront découvrir un cadre chaleureux et cosy de 500 m2 organisé afin de les recevoir dans les meilleurs conditions et leur présenter une collection chic, glamour et tendance by les Amoureux du pagne.

Les objectifs et attentes de la vente privée

Notre objectif premier est de faire connaître les Amoureux du pagne à l’international. Installé au Bénin, la marque souhaite s’étendre dans l’hexagone, en Europe et dans les autres continents du globe. Plus qu’une marque, c’est une manière de promouvoir la culture africaine et nos talents.

Partenaire sur la vente privée

  • Stach’Art, artiste peintre Estache AGOUMPKÉ
  • Novo Image
  • Dandys Services

Qui sommes-nous ?

La vente privée Les Amoureux du pagne est un événement organisé par l’agence évènementielle AMOIA, représentant exclusif des produits Les Amoureux du pagne en Europe. Notre ambition est de promouvoir la culture et la beauté africaine à travers les autres continents.

Contact presse : AMOIA Events & Wedding Agency, 06.64.20.59.22 / evilate@a-moia.com

Alban Luherne, directeur d’Orange Money évoque l’évolution vers le statut d’établissement de monnaie électronique, et l’écosystème d’Orange Money en Afrique

Alban est Directeur Orange Money pour la zone Afrique, Moyen-Orient – Asie du Groupe Orange depuis 2013
Alban est Directeur Orange Money pour la zone Afrique, Moyen-Orient – Asie du Groupe Orange depuis 2013

Alban Luherne, directeur d’Orange Money évoque l’évolution vers le statut d’établissement de monnaie électronique, et l’écosystème d’Orange Money en Afrique

Thierry Barbaut directeur de l’agence Stratégie Afrique et expert nouvelles technologies a recueilli les propos d’Alban Luherne directeur d’Orange Money au siège d’Orange à Paris. Des éclaircissements sur les stratégies du groupe dans les domaines du mobile Banking de la bancarisation et des stratégies e-commerce de l’opérateur historique.

Alban est Directeur Orange Money pour la zone Afrique, Moyen-Orient – Asie du Groupe Orange depuis 2013
Alban est Directeur Orange Money pour la zone Afrique, Moyen-Orient – Asie du Groupe Orange depuis 2013

Thierry Barbaut : Avec le succès en Afrique du Mobile Banking et de la solution de m-paiement Orange Money, Laurent Paillassot, directeur de la relation client Orange évoquait en Juin la création d’un « écosystème Orange en Afrique” tout laisse à penser qu’Orange pourrait se transformer en banque ?

Dans la même thématique les banques traditionnelles ne parviennent pas à démocratiser les services financiers et c’est ainsi que le mobile devient l’outil de service.

Alban Luherne: Il faut tout d’abord évoquer quelques chiffres : Orange Money est présent dans 13 pays en Afrique et au Moyen Orient, avec plus de 14 millions de clients qui ont généré en 2014 plus de 4,6 milliards d’euros de transactions pour un chiffre d’affaire de 49 millions d’euros. Les ambitions sont d’atteindre 200 millions d’euros et 30 millions de clients à horizon 2018.

Orange Money a réussi son développement en Afrique parce que les banques ne sont pas dimensionnées pour adresser des millions de clients à faible revenu, les taux de bancarisation au niveau du continent ne dépassent pas 10% dans la plupart des pays, au sein d’un pays le nombre d’agences dépasse rarement la centaine. Sur notre métier d’opérateur, nous savons adresser ces clients grâce à nos dizaines de milliers de point de ventes Nous sommes donc en mesure d’apporter via le mobile des services financiers, nous avons donc le pouvoir et quelque part le devoir de jouer notre rôle afin de démocratiser l’accès aux services financiers en Afrique.

Allons-nous devenir une banque ? Aujourd’hui Orange en Afrique n’est pas une banque, elle n’en a pas le statut, mais dans chaque pays où nous sommes implantés nous avons une banque partenaire qui émet la monnaie électronique pour nous.

Thierry Barbaut : Comme la BOA (Bank Of Africa) ?

Alban Luherne : Exactement ! la BOA est notre banque partenaire au Niger, bientôt en RDC.. Nous avons également annoncé que dans le cadre de la nouvelle directive de la BCAO Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, nous sommes en train de devenir “établissement de monnaie électronique”. C’est en cours en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal. Ce que nous percevons également c’est que le régulateur bancaire voyant l’essor du mobile money, veut pouvoir avoir une interaction directe et non par le filtre de la banque, avec les opérateurs de mobiles money.

« Orange fait un pas crucial vers le statut d’émetteur de monnaie électronique en Afrique »

Thierry Barbaut : Donc aujourd’hui un écosystème de partenariats bancaires dans les différents pays, mais un pas réel vers la métamorphose d’Orange en Banque sur l’Afrique de l’Ouest ?

Alban Luherne :Avec les banques, nous tavaillons selon deux axes : le premier est l’émission de la monnaie électronique, le deuxième réside sur les partenariats commerciaux. Il faut comprendre qu’au tout début du mobile money nous pensions adresser les plus faibles revenus. C’est toujours le cas, mais nous constatons que Orange Money attire de plus en plus de clients bancarisés . Nous considérons aujourd’hui faire en quelque sorte le lien entre les clients bancarisés et ceux qui ne le sont pas ! Nous nouons donc des partenariats avec les banques, permettant à nos clients de faire des virements entre leur compte bancaire et leur compte Orange Money de ce type avec des banques, afin de répondre à une demande croissante. Ce lien entre l’établissement bancaire et le portefeuille mobile est primordial.

Cela offre un nouveau moyen de paiement aux clients des banques, et finalement une extension de leur réseau puisque le client bancarisé pourra recharger son compte mobile et donc de facto son compte bancaire dans les points de vente Orange Money. Nous revenons ainsi à la force que constitue la capillarité de notre réseau : nous disposons par exemple au Mali de 15 000 points de vente à ce jour ce qui est colossal !.

Thierry Barbaut : Ce sont donc les points de vente « physiques » qui permettent finalement cette croissance d’Orange Money en synergie avec les banques !

Exactement, les deux sont parfaitement complémentaires, et le réseau physique et sa répartition géographique dont nous disposons en tant qu’opérateur est un de nos principaux atouts !

Thierry Barbaut : Les taux de crédit restent néanmoins trop élevés en Afrique, jusqu’à quatre fois supérieurs à l’Europe, pensez-vous que la démocratisation de la révolution du Mobile Banking permettra à ces taux de baisser et ainsi aux populations de bénéficier des services bancaires ?

Alban Luherne :Nous constatons que les premiers produits et services répondaient aux besoins de transfert, et par extension, de paiement à distance. Ensuite, nous nous intéressons aux produits et services financiers à proprement parler : épargne, crédit mais aussi assurance. Sur le crédit, nous avançons de manière raisonnée et prudente car c’est un nouveau métier et là aussi nous développerons des partenariats avec des banques. Nous constatons que la demande porte beaucoup sur des crédits de petites sommes et sur des durées très courtes, donc quelque part nous adresserons ici un besoin qui n’est pas couvert par les banques, et qui l’est avec des taux très élevés par le secteur informel.…

« Le mobile money va permettre l’accès au crédit à des populations qui étaient de fait exclues du crédit formel »

Thierry Barbaut : Assistons-nous à une concurrence entre les banques traditionnelles qui peinent à se développer et le Mobile Banking qui va jusqu’à représenter par exemple 30% du PIB du Kenya en terme de transactions en 2014 ?

Alban Luherne :Aujourd’hui, le montant maximal des transactions par exemple à Madagascar est de 5 millions d’Ariary soit 1 370 euros et deux fois par jour, c’est une somme considérable ! Néanmoins le montant money de la transaction est d’environ 20 euros en Afrique, mais il est très variable selon les usages : il est relativement faible lorsqu’il s’agit d’achat de crédit téléphonique, et dépasse les 50 euros lorsqu’il s’agit de transfert international des diasporas vers leurs familles restées au pays..

« Les banques traditionnelles et les opérateurs de mobile money restent et resteront complémentaires pour répondre à tous les usages des consommateurs Africains »

Je reprends ici l’exemple de Madagascar où la plus grande banque dispose de moins d’une centaine d’agences, et Orange Money de plus de 2.500 points de vente… Néanmoins il y a une véritable complémentarité car le mobile Money ne pourra pas répondre à l’ensemble des usages. Les banques sont loin de disposer des structures leur permettant de conquérir massivement les clients. Elles garderont aussi la dimension conseil et service primordiale lors des opérations financières de grande ampleur.

Un point clef est aussi le développement des usages dans le BtoB, ce que ni nous, ni nos concurrents n’avions imaginé au début du mobile money. Nous assistons à une hausse significative des opérations entre professionnels et cela ouvre de nouvelles perspectives. Notre conviction chez Orange c’est que la croissance passera aussi par le BtoB. Par exemple le commerçant qui utilise Orange Money va vouloir payer ses taxes, ses fournisseurs, des transports, et va aussi finalement vouloir vendre ses produits par Orange Money et ainsi faire croitre son chiffre d’affaire.

Thierry Barbaut : Finalement Orange Money et le Mobile Banking en général touche toutes les strates de la société, ce phénomène issu des transactions entre particulier se démultiplie vers le business et ainsi prend des proportions inattendues ?

Alban Luherne :Tout à fait. Les professionnels qui n’étaient pas notre cible initiale utilisent Orange Money et en sont très satisfaits. Nous faisons évoluer le service en permanence pour répondre, notamment, aux besoins spécifiques des professionnels tels que l’émission d’un reçu.

Thierry Barbaut : Justement, serions-nous en marche vers une économie plus formelle en matière de transaction, ce qui serait une révolution en Afrique ou 70% de l’économie locale est considérée comme informelle ?

Alban Luherne :Le mobile money répond d’une part à un enjeu fort de sécurité des échanges, qui est déjà actuellement une révolution pour des millions d’agents économiques qui ne transportent plus des liasses de billets avec toute l’insécurité et les risques que cela comporte, mais peuvent dissimuler leurs cartes SIM contenant leurs recettes en toute tranquillité !Le second enjeu du mobile money est la traçabilité des échanges financiers.

Le mobile money permet donc de rendre formel des flux qui, par les moyens traditionnels étaient informels. Il y a donc un intérêt certain pour les gouvernements, sur un continent ou le taux de croissance annuel moyen s’établit autour de 5%. La collecte des taxes par mobile money, par exemple, est un axe qui intéresse beaucoup les Etats..

Thierry Barbaut : Les chiffres du Mobile Banking sont colossaux, le Kenya par exemple fait 30% de son PIB en transactions mobile, c’est le record mondial !

Alban Luherne :C’est exact, le Kenya a révélé ce mode de paiement et fait figure de leader mondial en mobile paiement mais il ne faut pas négliger les pays d’Afrique de l’Ouest notamment. Au Mali, par exemple, le montant total des transactions réalisées via Orange Money représente déjà plus de 20% du PIB.

« Orange lancera son API (Interface d’Application Programme) Orange Money en 2015 pour développer le e-commerce en Afrique en mettant un système simple à portée de tous les entrepreneurs qui souhaitent vendre en ligne »

Thierry Barbaut : Ces applications cruciales pour les millions d’Africains amènent aussi le sujet du commerce électronique où nous voyons un essor colossal des plateformes comme Jumia ou Cdiscount.

Dans un cadre plus large Orange Money pourrait être un moyen de connecter les millions d’agriculteurs aux plateformes de e-commerce, le Mobile Banking a finalement un rôle capital dans l’économie du continent Africain ?

Alban Luherne :Je peux vous annoncer que nous allons mettre à disposition bientôt permettre des entrepreneurs du e-commerce notre module de paiement Orange Money. Cela existe déjà sur les versions ivoirienne, sénégalaise et camerounaise du site Cdiscount.com.

Thierry Barbaut : Donc un système simple de e-commerce couplé à Orange Money permettant aux entrepreneurs de vendre leurs produits avec du commerce électronique ?

Alban Luherne :Oui, ce sera un levier fort de développement pour Orange Money en Afrique et un service formidable pour les entrepreneurs. Cela permettra clairement de débloquer les freins au e-commerce en Afrique que sont notamment le paiement sécurisé, Orange apportant par ailleurs des réponses aux freins techniques (l’accès au réseau et à des terminaux bon marché).

Thierry Barbaut : Plus de partenariats aussi avec les leaders du e-commerce en Afrique ? Une application liée au succès du « click & collect » ?

Alban Luherne :Nous sommes partenaire de Cdiscount au Sénégal, Côte d’Ivoire et Cameroun avec Orange Money. Orange se doit d’accompagner les entrepreneurs et de favoriser l’innovation.

Thierry Barbaut : Comment percevez-vous l’évolution du mobile en Afrique et notamment la future démocratisation de l’usage des Smartphones qui ne sont aujourd’hui représenté qu’à hauteur de 12% ?

Alban Luherne :Le Smartphone va être un véritable booster pour le Mobile Money, il représente des taux de croissance très fort et nous proposons des produits adaptés comme le Klif que nous commercialisons autour de 30 euros avec un forfait data Le Pixie sous Android en 2013 a déjà connu un large succès.

Dans tous les cas, le Smartphone permet une utilisation plus ergonomique d’Orange Money. Il démocratise aussi les usages en permettant aux gens touchés par l’illettrisme de pouvoir utiliser ces systèmes grâce aux icônes intuitives.

Thierry Barbaut : Orange Money c’est une des grandes succès story d’Orange en Afrique et cette solution est née sur le continent, Orange s’en inspire pour la France ?

Alban Luherne :En capitalisant sur notre présence en Afrique d’une part et en Europe et notamment en France d’autre part, nous allons en effet proposer ces services aux diasporas notamment pour leurs transferts d’argent vers leurs pays d’origine..

Thierry Barbaut : Pour terminer quels sont pour vous les grands enjeux liés au développement du Mobile Banking ? Le micro-crédit et la micro-assurance ?

Alban Luherne :Ce sont effectivement les deux secteurs sur lesquels nous expérimentons déjà des solutions comme au Sénégal sur une offre d’assurance avec Allianz par exemple. Ces initiatives émergent ; nous sommes donc en pleine étude. Un autre point crucial est l’interopérabilité domestique. C’est un pas important pour le développement des usages qui ne doit pas être réalisé tant qu’une base significative d’utilisateurs n’est constituée. L’autre point clé reste la démarche que nous avons engagée pour devenir émetteur de monnaie électronique en Afrique de l’Ouest. Cette évolution marquera un cap important pour le développement d’Orange Money en Afrique.

thierry-barbaut - info-afrique.com

Thierry Barbaut

Directeur de l’Agence Stratégie Afrique
en exclusivité pour Info Afrique

Burundi : assassinat du général Adolphe Nshimirimana

Le Général Nshimirimana à été tué par un tir de roquette
Le Général Nshimirimana à été tué par un tir de roquette

Le général Nshimirimana tué par une roquette

Le Général Adolphe Nshimirimana a été assassiné dans une attaque à la roquette qui a ciblé sa camionnette sur la route nationale no 1 à Kamenge tout près de l’Hôpital Roi Khaled par des gens non encore identifié

L’attaque a eu lieu à 8h45 et a été suivie de beaucoup de tirs. L’information a été confirmée par Willy NYAMITWE un conseiller à la présidence et un message à la nation a été donné par le Président de la République dans la soirée de ce dimanche. Beaucoup des informations disaient que le Président Nkurunziza considéré ce Général comme son bras droit.

Le Général Nshimirimana à été tué par un tir de roquette
Le Général Nshimirimana à été tué par un tir de roquette

Après la mort de ce Général, la population burundaise craint pour la sécurité des habitants de la capitale Bujumbura et beaucoup des gens ont été arrêtés et torturé. Esdras Ndikumana, Correspondant de la RFI à Bujumbura, sortait d’une séance de torture au siège du service national de renseignements. Il a été arrêté alors qu’il prenait des photos sur le lieu de l’assassinat du Général Nshimirimana. Après la confiscation de son matériel de travail, il a été embarqué sans ménagement dans le pickup de Désiré Uwamahoro et conduit au SNR(Service National de Renseignement). Il affirme y avoir trouvé beaucoup d’autres personnes arrêtées dans la matinée.

Arrivé au SNR, Esdras s’est fait enlever souliers et pantalons. Couché à bas ventre, il a subi 100 coups de bâtons, son doigt est cassé. Il marche à peine. Il affirme que cette torture a été effectuée sous la supervision de Bertin Gahungu chargé de la documentation intérieure.

Esdras est maintenant libre de ses mouvements; je viens de lui parler au téléphone. Il est encore sous le choc et craint pour la sécurité des habitants de la capitale Bujumbura.

La 2ème cas de torture est que le lieutenant-colonel Michel Ndenzako, Commandant du Camp Ngagara, a été encerclé puis désarmé (lui et ses AT) par des policiers de la garde présidentielle. Cette opération a été tout près de l’Église du Bon Berger à Ngagara (les fidèles qui sortaient du premier culte ont été sommés de retourner dans l’église selon un pasteur local). Amené au SNR, il y aurait subi des tortures et est blessé à la tête. Il a été libéré par la suite et serait en soins à l’Hopital Militaire de Kamenge.

Signalons également l’assassinat à Ngagara Q. 6 (près du Bloc 22) d’un jeune surnommé Longest.

LE PRESIDENT NKURUNZIZA S’EST EXPRIME SUR LA MORT DU GENERAL ADOLPHE NSHIMIRIMANA DANS UN DISCOURS A LA NATION.

Pierre Nkurunziza a demandé aux corps de défense et de sécurité de trouver, d’ici une semaine, les auteurs de l’attentat qui a coûté la vie au Général Nshimirimana. Il exhorte également les amis du défunt à ne pas céder à la colère en se livrant à la vengeance.

Il n’a pas manqué de présenter ses condoléances à la famille du Général Nshimirimana et de préciser que les auteurs des récentes violences dans le pays finiront par être révélés au grand jour par le Tout Puissant.

Léonidas Nzigamasabo envoyé permanent au Burundi pour Info Afrique

Congo Airways, livraison du nouvel Airbus A320 à Kinshasa

Le nouveau Airbus de Congo Airways est arrivé à Kinshasa
Le nouveau Airbus de Congo Airways est arrivé à Kinshasa

Bleu, jaune, blanc. Voilà l’avion propre à la RDC teinte au couleur du pays Congo Airways est arrivé le jeudi 30 juillet 2015

La RDC aspire à la reconstruction et au développement économique aérien !

Le nouveau Airbus de Congo Airways est arrivé à Kinshasa
Le nouveau Airbus de Congo Airways est arrivé à Kinshasa

C’était à 12h15 minute que l’aéronef de la RDC a atterrit à l’Aéroport de D’jili à Kinshasa. En provenance de la France, l’Airbus A320 est un apport de 25 millions de dollars américains nous révèle l’Agence congolaise de Presse. Un financement du gouvernement de la RDC. La capacité est de 165 à 175 places assises.

Une initiative du président congolais qui va permettre la circulation de la population dans différentes ville de la RDC. La naissance de Congo Airways va réduire le prix de billet d’avion a dit M. Matata Ponyo. Nous pensons aussi que le fait de se doter d’une compagnie nationale est un indice fort de développement.

Il reste un autre aéronef de Congo Airways dont la date n’est pas précisée. L’inauguration de cette compagnie aérienne est prévue pour le mois d’Août  2015.

Le site internet de Congo AIrways

Christian Arshavin

Cinéma : Rachel Mwanza, une carrière prometteuse, un talent inné

Après le Festival International du Cinéma à Kinshasa, nous avons consacré un article sur  une actrice du cinéma congolais.

Rachel Mwanza, actrice au parcourt controversé. Elle n’a ni apprise le cinéma à l’école mais voilà un talent inné et une carrière prometteuse de la jeune fille de 18 ans.

Le calvaire

Avant d’y arriver là, la vie de l’actrice avait tourné à un petit enfer. Chassé de la maison à l’âge de 11 ans pour une fausse accusation de sorcellerie.  Une vie dure a mené dans les quartiers de la ville de Kinshasa. Agressé sexuellement, obliger de se battre pour manger, dormir comme des papillons explique t-elle.

Rachel-Mwanza

De l’obscurité à la lumière

Rachel Mwanza avait une conviction de savoir que sa vie devrait basculer un jour à entendre ses interviews télévisées. C’est en 2010 que des choses commencent à changer. Prise dans un casting de tournage d’un film à Kinshasa nommé « Kinshasa Kids »de Marc-Henri Wajnberg. Le premier film n’a pas connu des succès au public. Tout a basculé avec le 2è film  « Les rebelles » du réalisateur québécois Kim Nguyen. Rachel Mwanza obtient le rôle d’actrice principale.

 

Une carrière prometteuse

A 15 ans en 2012, elle reçoit l’ours d’argent de la meilleure actrice au Festival de Berlin du film « rebelles ». Le film « rebelles » revient encore dans la catégorie « meilleur film en langue étrangère » au 85è cérémonie des Oscars. En 2013, Rachel reçoit le prix jutra de la « meilleur actrice ».

Une leçon à apprendre

Rachel Mwanza est devenu une source de réconfort de personnes qui vivent encore dans la rue. Elle avait tenu une conférence en 2014, où elle explique sa vie. Elle donne du courage à ceux qui vivent dans des situations difficiles. Dans toute ses interviews, elle aime toujours dire, je cite : « Ma mère m’a appris à pardonner et à oublier le passé »

Actuellement, Rachel Mwanza est dans une école d’alphabétisation au Canada. Elle déjà publié un livre nommé « vivre pour voir ce jour » (éditions Michalon), avec l’aide d’un écrivain congolais vivant au Canada (Mbépongo Dédy Bilamba). Elle pense tourner encore de films et pourquoi pas devenir ambassadrice des enfants de la rue comme elle a toujours voulu ?

En savoir plus en vidéos :

Des rues de Kinshasa aux tapis rouges des Oscars

L’enfant de la rue devenue star « Emission :Invité »

Des rues de Kinshasa aux Oscars « C a vous »

Le gouvernement des Etats-Unis profondément préoccupé par la situation précaire au Burundi.

La visite à Bujumbura de Thomas Perriello , Envoyé Spécial des Etats-Unis dans la Région des Grands-Lacs, a été polystyle

A son arrivée, ce diplomate américain a déclaré à la presse : « Au cours du mois de juillet 2015, le Président Barack Obama m’a nommé au poste d’Envoyé Spécial des Etats-Unis pour la Région des Grands-Lacs. J’ai immédiatement sauté dans le premier avion afin de visiter la région pour la première en cette capacité d’Envoyé Spécial. Je viens ainsi d’effectuer une visite de trois jours au Burundi au cours de laquelle j’ai rencontré tous les acteurs burundais, y compris ceux du gouvernement, de l’opposition et de la société civile. Le gouvernement des Etats-Unis continue d’être profondément préoccupé par la situation précaire qui prévaut au Burundi, par l’état de la démocratie suite à des élections considérées comme n’étant pas libres, justes et crédibles ».

USA-burundiLe week-end dernier, le Secrétaire d’Etat, John Kerry, a indiqué que les résultats des élections ont été “ l’aboutissement d’un processus électoral contesté et caractérisé par la violence et le non-respect des droits civils et autres droits de l’homme des citoyens Burundais.” Le président Obama s’est aussi exprimé sur cette question ce 28 juillet lors de la réunion au sein de l’Union Africaine et a indiqué que “lorsqu’un dirigeant essaie de changer les règles du jeu alors en milieu de la partie, juste pour se maintenir au pouvoir, il y a un risque que l’instabilité s’installe et que des conflits éclatent comme cela est le cas aujourd’hui au Burundi. L’étape périlleuse pour un pays est celui de voir un président accepter pour la première fois de ne pas briguer un troisième mandat.

Mais lorsqu’un dirigeant croit qu’il est le seul à pouvoir rassembler une nation, alors ce dirigeant a échoué à réellement construire son pays.” Ces propos du président Obama interviennent après le discours qu’il a prononcé au Kenya durant le week-end dernier lorsqu’il a mentionné l’état de la démocratie au Burundi.

Selon Perriello , « le peuple burundais a droit de jouir des dividendes de la paix, a droit à la stabilité et à la prospérité après autant d’années de conflit, de violence et d’intimidation. Nous sommes attachés au peuple burundais, et toute atteinte commise par n’importe quel acteur, que ce soit par le gouvernement du Burundi, qui violerait les droits humains de ses citoyens, aura des conséquences sur notre assistance au pays. Comme les autres partenaires donateurs du Burundi, les récents développements ont obligé notre gouvernement à revoir les programmes déjà suspendus et ceux qui sont encore en cours. Nous appelons également à la reprise immédiate du dialogue sous l’égide la médiation, et que les participants au dialogue se penchent sur toutes les questions qui ont été déjà préalablement identifiées et mises sur la table ».  

« Les Etats-Unis restent profondément attachés à la population burundaise ainsi qu’aux populations de la région des Grands-Lacs et nous nous attelons à trouver une solution, dans les jours, semaines et mois à venir pour un futur pacifique, démocratique et prospère du Burundi et celui de la région des Grands-Lacs », a martelé Perriello.

Gaspard Maheburwa

RDC : 60 ans après, Salama devient une école mixte !

Plus de mixité dans l’apprentissage en République Démocratique du Congo

Les dirigeants de l’Institut Technique Salama (ITS) viennent de décider que la grande école technique d’Afrique Centrale va accueillir les filles dès cette année scolaire prévue en septembre.

La nouvelle a été annoncée par le préfet de l’école, M. Dieudonné Makola lors de la célébration de 60 ans d’existence de Salama en mai dernier. C’est un pari gagné pour les filles après plusieurs tentatives de changement de la structure de l’école.

Le changement va aider les filles a bien s’intégrer dans le domaine de la technique dès l’école secondaire. C’est une façon d’établir l’égalité de choix de sections entre les filles et les garçons car le talent ne dépend pas du sexe.

Actuellement, l’Institut Technique Salama a déjà connu 20 directeurs, 12 préfets et a déjà produit 5 730 diplômés. Il organise 5 sections dont l’électronique, l’électricité ainsi que les autres options que vous découvrirez sur le site officiel de l’école (www.instituttechniquesalama.org)

USA AFRIQUE : stratégie économique et sécuritaire pour Obama ?

Le monde parle beaucoup de la visite historique de Barack Obama en Afrique, quels enjeux économiques et quelles stratégies en Afrique pour les USA ?

Le président à visité le Nigéria, le Kenya et maintenant l’Ethiopie.

Le Nigéria et les Etats-Unis

Ce pays est déjà le premier producteur  et exportateur de pétrole en Afrique avec 330 millions de barils par an. Comparativement à son voisin le Cameroun c’est 100 fois plus ! Idem avec la démographie qui fera de ce pays un des trois plus peuplé au monde en 2030 avec plus de 350 millions d’habitant.

Mais la notion de sécurisation de cette région revient en boucle avec le sujet Boko Haram. Et surtout la possibilité de déstabilisation de cette région et des pays voisin, ce qui est actuellement le cas avec le Niger et le Cameroun qui subissent des pertes humaines et des attentats dans leurs capitales respectives.

Barack Obama avait déjà envoyé plus de 170 membres des forces spéciales sur le nord du Nigéria, ces forces sont en place actuellement et depuis plus de 7 ans. Avec il faut bien l’admettre des faibles résultats. Nous voyons donc ici une partie des enjeux des Etats-Unis sur le sujet économique et sécuritaire au Nigéria…

Thierry Barbaut de l’agence Stratégie Afrique évoque la visite de Barack Obama en Afrique

Le Kenya et les Etats-Unis

Comme je l’évoquais lors d’une interview sur une télé internationale, la présence d’Obama au delà du fait que son père est natif du pays est loin d’être un signe anodin.
Le Kenya est quelque part comparable au Nigéria mais sur d’autres aspects tout aussi voire plus séduisant économiquement.

Le pays est leader mondial des transactions monétaires entre particuliers avec le Mobile Banking ou Paiement Mobile. La solution la plus utilisée est celle de l’opérateur Safaricom et se nomme M-Pesa. Ce système à pris une telle ampleur qu’aujourd’hui il représente plus de 30 milliards d’euros de transactions par an et 30% du PIB Kenyan. C’est une guerre économique se livrent les opérateurs avec les banques pour adresser le continent Africain qui représente aujourd’hui un des plus gros marché au monde.

Et le Kenya aussi est confronté à l’insécurité et au terrorisme avec non pas Boko Haram mais les Shebbabs qui, historiquement se sont emparé de la Somalie en 1990. Les Shebbabs voyant les zones de développement économiques visent les pays comme le Kenya en tentant de faire régner un régime de terreur dans le nord du pays. Ils savent frapper juste avec peut de moyens comme avec la prise d’otage au centre commercial du Westgate en 2014 ou l’attaque d’une université à Garissa et le massacre de 148 étudiants en début 2015.

Barack Obama la aussi soutient le Kenya en aidant en conseil et en logistique les forces armées Kenyanes mais aussi et surtout avec les bases stratégiques que sont Djibouti ou l’armée américaine est parfaitement implantée depuis 1996.

 

L’Ethiopie et les Etats-Unis

Un pays trop souvent considéré comme le parent pauvre de l’Afrique…
L’Ethiopie n’est ni plus ni moins qu’un des plus grand HUB commercial de l’Afrique. Ethiopian Airways sa compagnie Aérienne couvre une des plus grande partie de l’Afrique et Addis Adeba est une véritable pôle économique et entreprenarial de l’Afrique.
En survolant récement l’Ethiopie j’ai pu voir la construction et l’achèvement de villes entière de centaines de milliers d’habitant. Le barrage hydroéléctrique en cour de construction sur le Nil est un exemple du dynamisme des développements d’infrastructures.

Barack Obama se rend aussi dans le berceau de l’humanité et c’est la aussi un signe fort. L’Ethiopie est une place géostratégique avec le nouveau Canal de Suez et la corne de l’Afrique, une vue sur le Moyen Orient et une place forte pour combattre Daesh. C’est donc une stratégie indispensable pour les USA que de défendre ses positions sur le continent Africain mais aussi se placer pour profiter de l’essor économique colossal du continent.

N’oublions pas que les USA sauront équiper et donc vendre l’armement nécessaire à ces pays afin de lutter, comme la France à pu le faire en Egypte avec les récents contrats signés de plusieurs milliards d’euros.

Les Etats-Unis sont au côté de l’Afrique face «au terrorisme et à la guerre», a assuré le président américain Barack Obama à Addis Abeba, à la tribune de l’Union africaine (UA).

«Alors que l’Afrique fait face au terrorisme et à la guerre, les Etats-Unis sont à vos côtés»

«Avec des formations et du soutien, nous aidons les forces africaines à se renforcer», détaille Barack Obama, ajoutant que le combat contre les groupes armés qui ravagent une partie de l’Afrique devait s’accompagner d’améliorations importantes en gouvernance.

Thierry Barbaut
Stratégie Afrique et Info Afrique

succès pour le lancement de la marque YEZZ Mobile au Nigéria

Le modèle YEZZ Billy 4.7 est disponible avec Windows Phone
Le modèle YEZZ Billy 4.7 est disponible avec Windows Phone

Après s’être imposée en Amérique latine, la marque américaine de téléphonie mobile YEZZ créée en 2011 à Miami est arrivée avec succès en Europe grâce au Groupe Avenir Telecom qui la distribue

Aujourd’hui, YEZZ réussit son implantation en Afrique avec son lancement d’envergure au Nigéria, véritable marché stratégique de la zone.

« Le marché africain offre des perspectives de développement considérables, explique Robert Schiano, Directeur général délégué d’Avenir Telecom et responsable de YEZZ en EMEA,  d’ici 2017 les études montrent que le nombre de smartphones vendus doublera pour atteindre 350 millions d’unités. La marque YEZZ avec sa large gamme de produits a l’ambition et les capacités d’être d’ici deux ans un acteur incontournable en Afrique dans le secteur de la téléphonie mobile. Et notre lancement réussi au Nigéria conforte notre ambition. »

YEZZ est fier d’annoncer que Technology Distribution (TD) a été choisi pour être le distributeur exclusif de YEZZ sur le marché nigérian. TD a une réputation exemplaire tant pour la distribution de logiciels, de matériel informatique que de téléphones mobiles dans toute la région d’Afrique de l’Ouest.

Pour le lancement, TD met en avant la gamme des produits YEZZ sur le site de e-commerce Konga.com puis les produits seront également disponibles chez des revendeurs dans tout le Nigéria grâce aux partenariats noués avec Yudala et Key Opcos.

YEZZ dispose d’une large gamme de produits et a pris le soin de sélectionner les téléphones qui répondent aux besoins et aux aspirations des consommateurs nigérians. En proposant des smartphones sous trois systèmes opératifs différents (Android, Windows Phone et Firefox), des produits performants au design élégant et avec un excellent rapport qualité/ prix, YEZZ répond parfaitement aux attentes du consommateur au Nigéria.

YEZZ Billy 4.7

Le smartphone ultra-slim Billy 4.7 embarque un puissant processeur Snapdragon quad-core qui lui permet de bénéficier d’une rapidité incomparable tant pour les applications et les jeux que pour la navigation sur le web. Le Billy 4.7 dispose d’une caméra 13,1 MP, d’un excellent écran IPS de 4,7 pouces bénéficiant de la technologie OGS et d’une résolution HD 1280×720. Enfin ce Windows Phone ne pèse que 120 grammes.

Le modèle YEZZ Billy 4.7 est disponible avec Windows Phone
Le modèle YEZZ Billy 4.7 est disponible avec Windows Phone

YEZZ Billy 4

Le Yezz Billy 4 est un autre smartphone fonctionnant sous Windows. Il bénéficie de la plupart des caractéristiques essentielles pour un prix très compétitif.

Ce modèle est un téléphone 4 pouces.

YEZZ Andy 5T

Le YEZZ Andy 5T fonctionne sous Android. Ce smartphone au design tendance pèse seulement 123 grammes et mesure 6,9 d’épaisseur. Avec son écran tactile de 5 pouces et ses deux caméras (13 MP à l’arrière et 5 MP à l’avant) le Andy 5 T est un des produits phares de la gamme.

YEZZ Andy 6M

Avec son écran 6 pouces, sa batterie 2400 mAh, sa caméra arrière de 13 MP et sa caméra avant de 5 MP, le Andy 6M est un produit qui correspond parfaitement aux besoins du consommateur.

Au-delà de ces 4 smartphones, d’autres produits viendront rapidement étoffer la gamme. Ainsi du produit d’entrée de gamme avec le téléphone C21 A aux smartphones les plus performants, YEZZ répond aux différentes demandes au Nigéria.

Pour plus d’informations : www.Konga.com.

Enfin, deux des points forts de la marque YEZZ sont la qualité et la longévité de ses produits.

Ainsi, tous les produits YEZZ au Nigéria bénéficient d’une garantie de 24 mois.  

Pour en savoir plus : www.sayyezz.com

 

Emploi: Responsable Achat Logistique et Transport (Mali)

ÉLÉPHANT VERT est un Groupe suisse international à vocation commerciale, créé par ANTENNA TECHNOLOGIE, une Fondation spécialisée dans la recherche, l’adaptation et le transfert de technologies innovantes permettant de lutter contre la pauvreté et de promouvoir un développement durable.

Implanté au Maroc, au Mali et en France le Groupe ÉLÉPHANT VERT  développe aujourd’hui une offre référente et de proximité en Afrique du Nord, en Afrique de l’Ouest ainsi qu’en Europe, et participe chaque jour à l’avènement d’une agriculture performante et durable.

Nos valeurs

La transparence, l’esprit d’équipe, le respect mutuel, la solidarité et le respect de l’environnement.

Si vous partagez nos valeurs et souhaitez intégrer un groupe à fort potentiel de croissance, rejoignez-nous !

Notre site http://www.elephantvert.ch

 

MISSSIONS

Il définit et met en oeuvre la politique d’achats de l’entreprise sous le contrôle de la direction générale

Il prend en charge toutes les activités de transport et de logistique au sein de l’entreprise.

Il assure le bon suivi et le bon déroulement des opérations logistiques, de transport et de transit à l’arrivée et au départ des marchandises.

Il veille à la gestion des flux d’information.

Il garantit la réalisation des objectifs qualitatifs, quantitatifs, organisationnels et financiers en matière d’achats de produits, d’équipements et/ou de services ainsi en matière de transport et de logistique.

RESPONSABILITES PERMANENTES :

Stratégie/Politique des achats:

Recueillir et analyser les besoins des différentes directions sur les problématiques qui touchent aux achats.

Assurer une veille économique sur les évolutions du marché.

Définir, sur la base de l’ensemble de ces éléments, une stratégie achats pour l’entreprise déclinant l’ensemble des moyens à mettre en place (ressources humaines, financières, matérielles…) et des objectifs à atteindre.

Décliner cette stratégie générale par domaine d’achats : matières premières, matières consommables, produits, services, équipements, prestations, services généraux…

Négociation, gestion et pilotage de projets achats :

Intervenir en appui aux acheteurs sur des négociations particulièrement difficiles et/ou stratégiques pour le Groupe en particulier pour les matières premières.

Négocier directement auprès des prestataires et fournisseurs clés notamment dans la mise en place d’accords-cadres.

Mettre en place les renégociations des contrats en cours en fonction des performances des fournisseurs, des évolutions du marché et des besoins de l’entreprise

Veiller à l’optimisation du sourcing achats par un audit permanent du panel fournisseurs.

Mettre en place les indicateurs de suivi de la performance, aussi bien quantitatifs que qualitatifs.

Veiller à la bonne réalisation de conditions contractuelles négociées et arbitrer les litiges éventuels.

Suivre en permanence les coûts et le budget achats.

Assurer les reporting auprès de la direction générale.

Négociation, logistique, transport et transit :

Superviser et contrôler l’acheminement des matières premières, l’expédition de produits finis, les moyens de transport externes et internes et le mode d’exploitation

Sélectionner les transporteurs et les transitaires et négocier les conditions tarifaires

établir les déclarations de douanes import/export

S’assurer du respect des procédures règlementaires en accord avec les normes du commerce international

Contrôler les marchandises avec les services de douanes.

Assurer du bon positionnement des catégories de marchandises et du suivi des déclarations

 

FORMATION ET COMPÉTENCES REQUISES

Savoirs : Connaissances indispensables à la tenue du poste, acquises en cours de formations initiales ou continues, ou d’une expérience professionnelle équivalente

Par exemple :

Cadre confirmé possédant 5-7 ans d’expérience professionnelle idéalement dans l’industrie.

Diplôme d’une grande école de commerce avec une spécialisation en gestion des achats, logistique ou transport.

Pratique courante et parfaitement maitrisée du français, l’anglais est un plus.

 

Savoir faire : Compétences acquises par l’expérience professionnelle

Excellente maitrise des techniques de négociation

Connaissance des outils et solutions du marché en matière de gestion des achats

Connaissance de méthodologie de gestion de projet

Solide bagage juridique

Forte culture économique

Travail en équipe.

Merci d’adresser votre cv + lettre de motivation à : ev.recrutement.mali@elephantvert.ch

 

 

Airbnb mise sur un développement en Afrique

Croissance importante pour Airbnb en Afrique. Le nombre d’Africains utilisant Airbnb pour voyager a augmenté de 139% sur la dernière année

Airbnb leader mondial de la location de logements entre particuliers annonce que son PDG, Brian Chesky, participera aujourd’hui au Sommet Mondial de l’Entrepreneuriat (GES 2015). Il y rencontrera des entrepreneurs du monde entier pour discuter de l’impact et de l’expansion de l’économie collaborative, en particulier sur le continent africain, qui représente une énorme opportunité pour Airbnb. Sur les douze derniers mois, l’offre de logements Airbnb disponibles en Afrique a doublé.

« La volonté d’entreprendre est le dénominateur commun qui unit la communauté Airbnb à travers le monde », a déclaré Brian Chesky. « Je suis ravi de rencontrer aujourd’hui au GES tant d’entrepreneurs qui construiront et développeront cette communauté à travers l’Afrique. Et je suis impatient de voir comment Airbnb va permettre aux Africains de gagner un revenu supplémentaire tout en offrant aux voyageurs une expérience véritablement authentique. »

Airbnb-afrique

En tant qu’Ambassadeur Présidentiel pour l’Entreprenariat Mondial (PAGE), Brian Chesky rejoint un groupe de chefs d’entreprise américains engagés à contribuer au développement de la prochaine génération d’entrepreneurs dans le monde. Au Sommet Mondial de l’Entrepreneuriat (GES 2015), il participera à une table ronde aux côtés d’autres membres du PAGE et de fonctionnaires de l’administration américaine, dont le Secrétaire au commerce, Penny Pritzker. Il participera également à une discussion en compagnie de Steve Case sur le thème « Se préparer à la croissance », et présidera un Challenge Hack sur l’économie collaborative.

Airbnb parrainera également des prix destinés aux gagnants du « Concours GES Spark the Fire Pitch des jeunes et des femmes », et fournira aux gagnants des prix « Impact Africain » et « Meilleure Entreprise appartenant à une Femme Africaine », ainsi qu’aux autres vainqueurs, des séjours sur Airbnb afin de leur permettre de soutenir les communautés historiquement marginalisées durant leurs déplacement professionnels.

En tant que membre de PAGE, l’initiative phare de Chesky a consisté à soutenir la croissance de l’entrepreneuriat à Cuba, où Airbnb a été lancé en avril dernier et qui est d’ores et déjà devenu le marché enregistrant la plus forte croissance sur la plateforme.

Plusieurs mesures prises à Cuba pour surmonter les défis liés à l’accessibilité d’Internet et à l’infrastructure de paiement mobile fourniront des enseignements importants pour la croissance d’Airbnb en Afrique. Le voyage de cette semaine, qui inclut une visite à l’incubateur iHub à Nairobi, est aussi l’occasion d’écouter les entrepreneurs locaux, et de comprendre les possibilités et les défis auxquels font face Airbnb et d’autres leaders de l’économie collaborative.

Après avoir enregistré des succès remarquables sur des marchés clés à travers le monde, Airbnb prévoit désormais d’accroître de manière significative ses activités en Afrique, où la société a déjà connu une croissance impressionnante. Rien que sur la dernière année :

  • Le nombre d’annonces en Afrique a plus que doublé
  • Le nombre de voyageurs séjournant sur Airbnb dans la région a augmenté de 145%
  • Le nombre d’Africains utilisant Airbnb pour voyager a augmenté de 139%

Afin d’accompagner cette croissance, Airbnb a également nommé Nicola D’Elia en tant que Directeur Général pour le Moyen-Orient et l’Afrique. Auparavant, Nicola était responsable de la croissance et des partenariats de Facebook en Europe, au Moyen-Orient, et en Afrique. D’Elia établira une équipe pour accélérer la croissance d’Airbnb dans la région.

Au Kenya, il existe actuellement plus de 1 400 annonces disponibles sur Airbnb, avec une forte concentration à Nairobi (788). Les voyageurs Kenyans adoptent également Airbnb, leur nombre ayant triplé au cours des 12 derniers mois.

Pour de plus amples informations, contactez press@airbnb.com

A propos de Airbnb :

Fondée en août 2008 et basée à San Francisco, en Californie, Airbnb (https://airbnb.com) est une plateforme communautaire de confiance qui permet de proposer des logements uniques à travers le monde, de les découvrir et de les réserver ; en ligne, sur un téléphone mobile ou une tablette.

Qu’il s’agisse d’un appartement pour une nuit, d’un château pour une semaine ou d’une villa pour un mois, Airbnb offre des expériences de voyage exceptionnelles, à tous les prix, dans plus de 34 000 villes et 191 pays. Avec une assistance utilisateurs ultra compétente et une communauté d’utilisateurs qui ne cesse de croître, Airbnb est le moyen le plus facile de monétiser un espace inoccupé et de le mettre en avant auprès de millions d’utilisateurs.

Obama en tournée au Nigéria, Kenya et Ethiopie

Le président des Etats Unis Barack Obama en tournée en Afrique: Nigéria, Kenya et Ethiopie

 

Thierry Barbaut de l’Agence Stratégie Afrique
la tournée et les enjeux du président Américain Barack Obama

Une visite de plusieurs jours avec un diner prévu au palais présidentiel samedi soir.
Le pays tout entier retient son souffle car jamais Obama n’est revenu dans le pays de ses racines en tant que président. Obama est allé au Kenya en 1987 puis en 1992 et en 2006.

La vidéo de Barack Obama qui arrive au Kenya

Il faut également compter avec les menaces terroristes qui planent sur le pays avec dans toutes les mémoires les attentats terribles de Nairobi lors de la prise d’otage sanglante du centre commercial Westgate en septembre 2013… C’est justement à Nairobi qu’arrive le président Obama et sa famille.

kenya-obama

Une visite donc sous ultra haute surveillance et qui privera le président Obama d’une visite dans son village natal et également de déplacements dans le pays. La menace est réelle et relayée sur les réseaux des terroristes Shebbab.

Néanmoins c’est un moment historique pour le Kenya et peut être aussi et surtout une manière pour Obama de réaliser le puissant développement de l’Afrique pour ses projets d’après mandat. En effet Obama à prévu de relancer le projet Power Africa qui comme celui de Jean-Louis Borloo à pour Objectif de relancer les infrastructures électriques en Afrique. Des projets incroyablement ambitieux qui évoluent rapidement en terme de partenariat et de financement.

Une visite stratégique pour Obama dans le Kenya record du monde sur le mobile money

Obama va pouvoir toucher de près le pays des 30%, 30% du PIB en mobile banking avec MPesa et l’opérateur Safaricom et Vodacom, 30 milliards de dollars de transactions sur 2014… 30 millions d’utilisateurs !
Le mobile banking qui poursuit sa révolution en Afrique avec un développement prodigieux de la bancarisation touchant toutes les couches de la société…

Thierry Barbaut

Jumia et E-commerce en Afrique, chiffres et perspectives

Jeremy Hodara, Cofondateur de Africa Internet Group, a pris part le Mardi 21 juillet au Forum économique Forbes Afrique 2015.

Le Co-PDG du leader du secteur de l’Internet en Afrique à l’origine de JUMIA, était l’un des intervenants du panel sur le thème : E-commerce en Afrique: Comment dépasser les contraintes. Thierry Barbaut y était présent pour Stratégie Afrique

« Avec plus de 700 millions d’abonnés mobiles -plus que les Etats-Unis et l’Europe- un taux de connexion qui explose et des revenus issus d’Internet qui représentent déjà 4% du PIB du continent africain -plus de trois fois la part qu’ils représentent dans les économies développées-« (www.forumforbesafrique.com), le réseau tisse rapidement sa toile en Afrique.

Aussi, si les perspectives sont considérables, le Forum Forbes Afrique 2015 se proposait d’éclairer les conditions nécessaires à un développement raisonné d’Internet en Afrique. C’est à juste titre que le troisième panel du Forum a été dédié au commerce électronique et les contraintes liées au développement de ce secteur.

Invité de ce panel, Jeremy Hodara a exposé la méthode et la vision du groupe AIG qui est responsable d’une dizaine d’entreprises dans plus de 30 pays d’Afrique, dont notamment JUMIA. Le succès de l’entreprise est incontestable ; JUMIA est aujourd’hui la première destination de shopping en ligne du continent.



Présente dans 12 pays Africains, JUMIA a été lancée en Côte d’Ivoire en 2013.

En deux années d’existence, l’entreprise impacte déjà fortement les paysages économique et social du pays. Le succès de JUMIA profite aux entreprises et entrepreneurs locaux  qui voient leur zone de chalandise s’agrandir et leur chiffre d’affaires croître.

De même, les grandes marques encore absentes sur la toile, peuvent désormais structurer leur stratégie digitale, grâce au concept innovant de « Shop in Shop », qui permet d’ouvrir une boutique en ligne sur JUMIA. Aux consommateurs, JUMIA offre une nouvelle expérience de consommation avec davantage de choix, de qualité et de commodité, et des prix en baisse.

Finalement, l’e-commerçant contribue concomitamment aux politiques gouvernementales de lutte contre la vie chère et d’universalisation de l’accès à internet et des TIC. Pour preuve, l’entreprise à vendu plus de 8000 téléphones portables en une semaine lors de sa Mobile Week en Juin dernier. Tous les téléphones étaient offerts à des prix réduits et accompagnés de puces MTN avec un volume data gratuit sur trois mois.

Même si JUMIA et AIG ont réussi à en surmonter un grand nombre, quelques obstacles subsistent. A l’image de plusieurs pays Africains, la Côte d’Ivoire attend la mise en place d’un cadre juridique clair pour le secteur. En outre, le coût du haut débit, la faible bancarisation couplée aux réticences face au paiement en ligne, l’analphabétisme et les contraintes logistiques demeurent autant de sujets de réflexion.

Des sujets de réflexion qui ne freinent pas des perspectives optimistes. Selon les estimations, le commerce en ligne pourrait représenter 10% des ventes dans les économies africaines les plus dynamiques et atteindre 75 milliards de dollars de transactions annuelles en 2025.

Le magazine francophone Forbes Afrique a tenu la 4ème édition de son forum économique annuel à Brazzaville. Le Forum économique Forbes Afrique 2015 a vu la participation de plusieurs chefs d’Etat africains, dont Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire ainsi que de nombreuses influentes personnalités africaines et internationales issues des mondes économique et politique.
A propos de JUMIA
JUMIA est le leader Africain du shopping en ligne. La plateforme d’e-commerce offre une vaste sélection de produits Mode, Beauté, Electroménager, et High Tech à ses clients, ainsi qu’une expérience shopping unique. Outre ses prix compétitifs, JUMIA propose une qualité de services adaptés au e-commerce en Afrique : livraison dans tout le pays, méthodes de paiement flexibles (paiement en espèce à la livraison, ou transfert via mobile), et retours gratuits sous un délai de 7 jours. JUMIA est la première compagnie Africaine à remporter un prix au World Retail Awards en 2013 à Paris en tant que « Best New Retail Launch » de l’année.

A propos de Africa Internet Group
Africa Internet Group (AIG) favorise une croissance en ligne durable et profitable tant aux entreprises qu’aux consommateurs. Solidement ancré dans l’écosystème des startups africaines, le groupe propose des solutions intelligentes et des services simples d’utilisation dans le secteur de l’internet en Afrique. AIG s’engage à soutenir l’entrepreneuriat et l’innovation régionale à travers une passion pour l’Afrique et sa culture. AIG est engagé dans la réussite de 10 entreprises en constante progression, actives dans 30 pays d’Afrique : Carmudi, Easy Taxi, Everjobs, hellofood, Jovago, Jumia, Kaymu, Lamudi, Vendito et Zando.

Focus sur les énergies au Cameroun avec Finergreen

Finergreen, entreprise experte en financement de projet d’énergies renouvelables, vous propose un focus « énergies » sur différents pays d’Afrique, aujourd’hui le Cameroun

CAPITALE : Yaoundé

POPULATION : 20,5 millions d’habitants 

PIB 2013 : 29,57 milliards de dollars

PRODUCTION D’ELECTRICITÉ : 305 MW/habitant

CONSOMMATION D’ÉLECTRICITÉ : 6,2 TWh

Le Cameroun, comme de nombreux pays d’Afrique Subsaharienne fait face à un gros problème d’accès à l’électricité. En effet, il affiche en 2013 un taux d’accès à l’énergie de 18% et ne fournit l’électricité qu’à 3 millions de ses 20 millions d’habitants. En 2012, la production globale d’électricité au Cameroun était de 305 KWh/habitant pour une consommation brute d’électricité de 6,2 TWh.

L’électricité est majoritairement produite par l’énergie hydraulique (qui représente 73,3% de la production), suivie par les centrales thermiques (25,6%) et la biomasse (qui ne compte que pour 1% de la production).

Les énergies renouvelables, du fait de l’hydraulique, ont une part prépondérante dans le mix électrique puisqu’elles permettent de produire 74,4% de l’électricité du pays. Cette part a diminué ces dix dernières années, passant de 96,4% à 74,4%.

Néanmoins, la filière hydraulique a été en constante progression entre 2002 et 2012 avec un taux de croissance annuel de 3,7% puis 4,6%, notamment à cause des prix élevés des énergies fossiles (pétrole et gaz) qui ont augmenté la rentabilité des projets hydrauliques.

QUELS PROJETS INSTALLÉS ?

Le Cameroun a vu sa production hydraulique atteindre les 4,6 TWh en 2012. Le pays est donc, grâce au fleuve Tanaga, le 2ème potentiel hydroélectrique africain. En effet, 70% du productible africain se concentre autour du fleuve. Deux barrages sont actuellement en fin de construction à Lom Pangar et Memve’ele et le gouvernement veut renforcer les barrages de Song Loulou et Edea avec 1 270 MW supplémentaires.

QUELS PROJETS A VENIR?

HYDRAULIQUE

Le 2 juillet dernier, un accord a été signé entre le gouvernement camerounais et la société marocaine Platinium Power donnant lieu à la construction d’une nouvelle centrale hydroélectrique, le complexe de Makay, qui ajouterait 400 MW à la capacité de production électrique du pays en 2020. Cela représente un investissement de 500 milliards de FCFA (800 millions d’euros), financés par un partenariat public-privé. Le site est localisé dans la région du Centre, sur le fleuve Nyong.

barrage-hydroelectrique-cameroun

Ce projet devrait faciliter l’accès à l’électricité pour 6 millions de personnes, avec une production de plus de 1 600 GW/an. Les levées topographiques ont déjà été réalisées sur le site, divisé en deux sous-sites : le site de Makay 1 a une capacité prévisionnelle de 120 à 250 MW et celui de Makay 2, une capacité de 150 MW. La construction de la centrale devrait commencer en février 2017 pour une livraison en 2020, selon les estimations. La société prévoit une croissance de 30% de la capacité installé du pays grâce à ce projet.

Interview de Thierry Barbaut expert Afrique
et directeur de l’agence Stratégie Afrique sur les énergies au Cameroun

De plus, le gouvernement souhaite installer 6 000 MW supplémentaires autour du fleuve et investir jusqu’à 5,6 milliards d’euros dans la filière de manière à atteindre, à l’horizon 2025, les 3 000 MW de capacité (contre 1 300 MW actuellement).

Le problème de l’énergie hydraulique est qu’elle varie énormément en fonction des saisons et oblige notamment le pas à recourir à des centrales thermiques pendant la saison sèche, solution très couteuse. De plus, l’exploitation des centrales hydroélectrique est lente et les délais de construction des centrales de production d’électricité varient entre quatre et six ans.

Solaire

La Cameroun a donc entrepris de se développer et mieux répartir son mix électrique. En effet, l’énergie solaire est une source beaucoup plus fiable et surtout avec des délais beaucoup plus courts puisqu’elle permet de fournir de l’électricité en moins de deux ans.

Ces dernières années, le gouvernement a passé des accords et signé des MoU avec plusieurs acteurs du secteurs, sans qu’aucun projet de voit réellement le jour.

En juin dernier, Basile Atangana Kouna a annoncé le lancement d’un projet PV de 53 milliards de Francs CFA (80 millions €), financé par Eximbank China. Le chantier global devrait concerner 13 000 villes et villages et cette première phase, qui a été commencée fin juin, concernera 350 zones réparties sur les 10 régions du pays.

Fin 2014, le gouvernement a également signé un MoU avec JCM Greenquest Solar Corporation pour installer 500 MW d’installations solaires photovoltaïques dans le pays. JCM a reçu un financement de 77 000$ du SEFA – Fond pour les Energies Durables en Afrique – pour préparer la première phase de ce projet : une centrale au sol de 72 MW. Le financement a permis de mener à bien l’étude d’évaluation de l’impact de la centrale en termes environnementaux et sociaux et d’assurer les services de conseillers techniques, juridiques et financiers. Cette première centrale sera installée à Mbalmayo, près de la capitale.

EOLIEN

Enfin, en mai dernier, le Cameroun a annoncé son premier investissement dans l’éolien. Une centrale pilote de 42MW (extensible à 80 MW) devrait voir le jour dans les Monts Baboutos.

Lors du même conseil du cabinet, Basile Atangana Kouna a également indiqué que d’autres projets étaient en cours d’exécution : installation de mini-centrales solaires photovoltaïque dans 166 villes et villages à moyen terme et 1 000 localités à long terme mais également mise en place de projets de biogaz et microélectricité.

Damien RICORDEAU
Directeur de Finergreen

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