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Risques psychosociaux et prévention en Côte d’Ivoire, l’expertise d’Olivier Cavernes

Lors d’un précédent article nous avons abordé les Risques Psychosociaux (RPS) en Côte d’Ivoire

Pour rappel, les RPS circonscrivent les risques pour la santé physique, mentale et sociale des collaborateurs, au regard de conditions de travail aversives, non adaptées et donc stressantes (le stress dans sa dimension pathologique représente un facteur de vulnérabilité et de morbidité).

Fléaux des sociétés industrialisées, les RPS existent en Côte d’Ivoire mais avec une particularité : ils influent sur une fragilité génétique artérielle des populations d’Afrique de l’Ouest, augmentant de manière significative le risque d’AVC.

Aujourd’hui je vous propose de visiter la prévention primaire des RPS : le point névralgique de la gestion des ressources humaines : le management.

Je pars de constats issus de situations observées dans mon travail (mais qui ne sont pas à généraliser à l’ensemble de la Côte d’Ivoire) : de nombreux managers Ivoiriens se réfèrent à un management par le stress, paternaliste voir autoritaire.

Cet article s’appuie sur des expériences vécues, donc sur de la subjectivité, il se nourrit néanmoins d’indicateurs objectifs collectés lors d’audits sociaux (l’absenteisme, le turn-over, l’engagement, la performance économique, congés maladie de longues durées ).

Problématique :

confusionLors d’interventions en entreprise, j’ai été confronté et touché (je ne peux pas me permettre de parler de constante, mais ces faits se sont avérés récurrents en Côte d’Ivoire) par la souffrance et la détresse de salariés « victimes » d’un management paternaliste, voir autoritaire, allant même jusqu’au harcèlement.

Plus fréquent dans des grosses entreprises à posture étatique voir semi étatique, certains managers y règnent en « chef », possédant le pouvoir de la fonction, quasi sacralisée, au détriment de la mission professionnelle à accomplir. Les collaborateurs cherchent leurs bonnes grâces afin d’éviter l’exclusion. Quant aux exclus, ils subissent un univers ultra stressant et épuisant moralement.

Ce clivage dominant/dominé inhibe la force, la performance et la richesse du groupe. On y observe (chiffres à l’appui) un fort taux d’absenteisme, un nombre de turn-over et de congés maladie plus consistant.

Ces pratiques managériales induisent stress, souffrance, démotivation, tensions, non-dits, conflits, elles altèrent l’outil de travail. En effet, les exclus ne possèdent qu’une arme (mais quelle arme !) : la rétention d’informations. Résultat : baisse de la performance, de la productivité et de la rentabilité : mauvaise performance économique et mal-être au travail.

Mais ces managers ne sont forcément la cause de cet échec : Ont-ils été formés au périlleux métier de manager ? quelle est la culture managériale de ces entreprises ?

Car rappelons que sans savoir-faire spécifique l’être humain est souvent condamné à se s’imposer par la force ou à fuir !!

Il fait ce qu’il peut….

 

J’ai rencontré et accompagné au sein de ces mêmes entreprises des managers dotés d’une rare intelligence émotionnelle, manageant les collaborateurs avec humanité, précisions et sagesse et ce malgrè un environnement et un contexte économique stressant. Les caractéristiques (souvent innées et parfois acquises par l’expérience et/ou les formations) de ces managers reposent sur une grande résistance au stress, une confiance en eux et un fort sentiment d’appartenance culturel et identitaire : point d’ancrage dans leur pratique professionnelle.

Ces derniers mixaient habilement « standards et comportements d’entreprise » avec des composantes culturelles propres à leurs insertions d’origine.

Au sein de leurs unités de travail les scores d’engagement et de performance économique étaient sans conteste supérieurs et les taux d’absenteisme et de turn-over beaucoup plus bas.

Tout en étant reconnu pour leur empathie, ils n’en demeuraient pas moins respectés pour leur expertise professionnelle et leur capacité à sanctionner si nécessaire : ils incarnaient l’alliance de la force et de la chaleur humaine.

Le guerrier bienheureux…

Un article de Amy J.C Cuddy (professeur à Harvard), Matthew Kohut et John Neffinger (consultants) dans le dernier numéro de l’édition française de Harvard Business Review apporte un nouvel éclairage sur la question :

« En gros, pour être le plus influent, il vaut mieux être un peu des deux (fort/compétent, chaleureux) ; et ce qui compte le plus et en premier c’est la chaleur que l’on démontre. Les « guerriers bienheureux » sont détendus émotionnellement, et ils ont un effet sur leur entourage : ils rassurent en convainquant que, quels que soient les défis, les choses finiront par se résoudre. Ce sont ces leaders qui donnent cette sensation d’assurance, tout en arborant un sourire radieux. C’est le genre de leader qui rassure quand on se sent dans l’incertitude, incapable de décider ou de choisir, et qui inspirent le calme et le courage, et l’envie de les suivre »…..

J’ai pu observer ces caractéristiques chez les managers Ivoiriens performants….

 

Repenser le management en Côte d’Ivoire…

Le modèle du guerrier bienheureux me semble pertinent au regard de la culture ivoirienne dans ce qu’elle compte de positif. (Un exemple, ce qui me touche en Côte d’Ivoire, c’est la chaleur humaine et la capacité naturelle des Ivoiriens à instaurer des relations agréables et chaleureuses).

S’il n’y a pas selon moi, de vérités intangibles en matière de management, je milite fortement pour l’intégration et la valorisation des éléments positifs et régulateurs issus de la (multi)culture Ivoirienne dans l’élaboration de stratégies de management.

Ces repères comportementaux favorisent un enracinement à l’identité intrinsèque du manager en lui donnant des repères quant au savoir-être en entreprise. Ils favorisent un redéploiement dans l’univers complexe et mondialisé de l’entreprise : les pieds sur terre ancré dans la tradition la tête vers le ciel, prêt à accueillir la modernité et le changement.

Il me semble donc essentiel, afin de prévenir les RPS et la souffrance au travail de repenser le management et l’exercice du pouvoir dans certaines entreprises Ivoiriennes en implémentant un style adapté à la culture Ivoirienne et à la culture d’entreprise. En effet, il me semble que les managements paternalistes, par le stress et l’autoritarisme naviguent à contre-courant des valeurs identitaires traditionnelles Ivoiriennes, ils produisent mal-être et incertitudes relationnelles.

Syncrétiser savoir-être culturel traditionnel, standards d’entreprise et valeurs fonctionnelles propre à l’entreprise (érigé au travers de la culture d’entreprise) permettrait d’accoucher d’une ligne managériale spécifique et adaptée à la réalité propre de l’entreprise (services, clients, productions, type de collaborateurs…).

Conclusion :

Afin de prévenir les RPS (particulièrement les risques d’AVC en Côte d’Ivoire) et assoir la profitabilité des entreprises, les stratégies managériales doivent s’insérer dans la prévention primaire au sein d’un rapport écologique entre contrainte économique de production et nature humaine.

La matière grise et les neurones des collaborateurs représentent « l’or gris » des entreprises. L’extraire, la sublimer afin de la transformer en profitabilité demande expertise et savoir-faire spécifique relevant d’un apprentissage et d’une stratégie globale: tirer le meilleur des collaborateurs, valoriser leur potentiel par un management adapté. Mais n’est pas manager qui veut !

On ne nait pas forcement manager mais on peut le devenir par une éducation et une formation appropriée.

Olivier Cavernes
Olivier-Cavernes

 

Côte d’Ivoire et élections, l’état frein au développement ?

A quelques mois des élections présidentielles en Côte d’Ivoire, les différentes forces politiques se mobilisent

Le parti au pouvoir comme les partis d’oppositions, promettent un avenir radieux pour les cinq années à venir avec à la clé (pour  certains) une émergence à l’horizon 2020. Mais, force est de constater que les discours abordent de nombreux sujets (emploi, réconciliation, développement etc.) sans toucher à l’essentiel : le terreau institutionnel base du changement : le régime politique.

Peu importe qui sera le prochain président, si le système présidentialiste actuel est maintenu, la Côte d’Ivoire est condamnée à rester à la traine.

Les effets  pervers du système présidentiel en Côte d’Ivoire

Depuis les indépendances, les populations ivoiriennes ont tendance à idéaliser ou à accuser le détenteur du pouvoir exécutif : le président de la République. Pourtant le problème ivoirien va au-delà des hommes qui se sont succédés à la tête de l’État depuis 1960 et réside plutôt dans la faiblesse de ses institutions.

Avec la constitution du 1er  août 2000, le paysage socio-politique n’est pas vraiment différent de l’ère du parti unique car  elle consacre un régime présidentialiste qui fait du président de la République un « monarque ». En tant que «  détenteur exclusif du pouvoir exécutif » ; il a  l’initiative des lois concurremment avec les députés, il est le chef de l’administration, le chef suprême des armées et même président du conseil supérieur de la magistrature.

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Pour Jean-Philippe Feldman, « le Président de la République ivoirien cumule les pouvoirs tirés de la Constitution française de 1958 et de sa pratique, tout en y ajoutant un certain nombre d’attributions dont se trouvent dotés les présidents américain et tunisien. »   La conséquence direct est le déséquilibre des pouvoirs marqué par l’hégémonie du pouvoir exécutif qui échappe à tout contrôle de la part du pouvoir législatif qui n’est en réalité qu’une caisse de résonance au service de l’exécutif. Notons que le président peut outrepasser cette institution en gouvernant par ordonnances.

Ce déséquilibre s’étend aussi au pouvoir judiciaire. En effet, le président de la République préside le conseil supérieur de la magistrature rendant ainsi l’appareil judiciaire dépendant de l’exécutif.  Il devient légitime alors de douter de l’efficacité de la justice.

Dans un tel système, la majorité instrumentalise l’État à sa guise. Les medias d’État monopolisés par les gouvernants font la propagande du président de la République  qui est considéré comme un démiurge. Petit à petit la pluralité se transforme en pensée unique ne laissant aucune lucarne aux contrepouvoirs.

Le système actuel en Côte d’Ivoire a un effet néfaste sur le plan socio-économique

Malgré les  efforts consentis par le gouvernement depuis quelques années, la Côte d’Ivoire reste parmi les mauvais élèves dans les différents indices de libertés économiques car l’état perturbe le fonctionnement de l’économie en s’immisçant dans ce domaine qui n’est pourtant pas de son ressort.

Dans une démocratie libérale, le rôle de l’État n’est pas d’être transporteur, banquier où encore boulanger, mais plutôt de créer les conditions pour inciter les populations à créer la richesse elles-mêmes. L’absence de liberté économique est la résultante d’un régime trop fort car  les lourdeurs administratives, la corruption, l’absence de justice crédible, freinent les populations dans leur volonté de créer de la valeur ajoutée. Différents indices nous en donnent la preuve : l’indice Mo Ibrahim de la gouvernance africaine 2013 classe la Côte d’Ivoire au 44ème rang sur les 52 pays africains classés.

L’indice de la liberté économique publié par l’institut Fraser quant à lui classe la Côte d’Ivoire  à la 134ème place mondiale sur les 154 pays classés.  Au-delà de la Côte d’Ivoire, il faut noter qu’en termes d’instabilité, la quasi-totalité des coups d’État ou changements anticonstitutionnels en Afrique se sont opérés dans les pays à régime présidentiel.

« Que l’autorité se borne à être juste, nous nous chargerons d’être Heureux » Benjamin Constant

Le bonheur des populations ivoiriennes est certes la chose la plus souhaitée par tous mais pour y parvenir il y a des préalables et conditions.

Le passage d’un régime fort à un régime qui donne le pouvoir aux populations à travers des institutions fortes et responsables apparaît impératif. La piste proposée est un régime parlementaire avec un système majoritaire à un tour (le type de scrutin est important pour éviter les blocages).

En effet, la réussite ou l’échec des pays est étroitement lié aux types de régimes. La quasi-totalité des régimes présidentiels en Afrique ont échoué sur tous  les plans. Le  régime parlementaire n’est pas parfait mais il  implique une notion très importante dans la gouvernance à savoir la responsabilité du gouvernement devant les représentants du peuple. Certes, dans une démocratie la majorité gouverne, mais celle-ci est soumise à des contrepouvoirs. Dans un régime parlementaire, l’opposition a un statut clair et se fait entendre. La  protection la société civile est grande et celle-ci apparait comme une puissante force de proposition. Les populations ont plus de liberté donc peuvent créer de la richesse.

Le régime parlementaire est le catalyseur du développement  et de la stabilité des pays.

’Ile Maurice et le Botswana, deux pays à régime parlementaire illustrent le cercle vertueux créé par le régime parlementaire. L’Ile Maurice est le 1er pays Africain le plus libre économiquement et 1er plus pacifique d’Afrique.

Le Botswana, quant à lui, est  2ème pays Africain le plus libre économiquement et le 2ème plus pacifique d’Afrique. Les  pays africains à régime parlementaire sont ceux qui offrent plus de liberté, de bonheur et de stabilité. Les droits de propriété y sont mieux protégés. La rationalisation des interventions étatiques a des conséquences positives sur la bonne gouvernance et le respect de l’état de droit. Pour preuve, L’Ile Maurice, le Cap Vert et le Botswana occupent le trio de tête des États ayant les meilleurs principes de gouvernance (http://www.moibrahimfoundation.org)

En Côte d’Ivoire, ce ne sont pas les institutions qui manquent. Au contraire, elle connait ce qu’il convient d’appeler une  « inflation institutionnelle » mais le problème réside dans leur qualité et leur efficacité. Le défi qui attend les Ivoiriens ne réside pas dans la personne qui dirigera le pays, mais plutôt dans les institutions fortes dont ils doivent se doter.  Les hommes passent mais les institutions demeurent.

Yao Aquilas, analyste pour Libre Afrique. 20 mai 2015

Burkina, apaisement mais pas de désarmement à Ouagadougou

C’est donc grâce à la plus grande autorité, Mogho Naba, roi des Mossis, que les putschistes et les militaires sont parvenus à un accord cette nuit à Ouagadougou

Dans le compromis trouvé les putschistes du RSP prévoient des rester avec le général Diendéré dans la caserne actuelle et les forces loyalistes seront eux placés dans une autre caserne située elle à 50 kilomètres de la capitale Ouagadougou. Concretement cela implique la levé des barrages en villes tenus justement par les putschistes et créant une énorme tension vis-à-vis de la population Burkinabé.

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Pas de désarmement mais un espoir sous trois jours d’avoir au moins un inventaires des armes détenues… L’objectif est bien sur d’éviter l’assaut et la bain de sang.
C’est donc Mogho Naba, roi des Mossis et autorité morale au Burkina Faso qui a réussi à formaliser cet accord à Ouagadougou. C’est un geste fort qui va effectivement en direction d’une probable rédition et donc de la paix avec le rétablissement du calme à Ouagadougou.

Thierry Barbaut

Burundi, malgré les tension la paix est célébrée

Les chrétiens ont fait preuve qu’ils ont besoin de la paix en participant massivement à la cérémonie, ce 20 septembre 2015.

L’Eglise Catholique était représentée par le poids lourd de l’Archidiocèse de Bujumbura.

Le gouvernement y a participé par le biais du premier Vice-président de la République, Gaston Sindimwo. Une délégation du système des Nations-Unies était aussi signalée.

Il est 8h35, des centaines de personnes se rassemblent autour des prêtres et sœurs tout près de « La Tulipe Hotel ». Sous les commandes d’un jeune homme, la foule interprète des chants de louange du Seigneur.

Début de la marche pour la paix tout près de « La Tulipe Hotel » non loin de l’Hôpital Militaire de Kamenge

A 9h03, la marche commence. Au premier rang, des religieux, le premier Vice-président, le Maire de la ville de Bujumbura et les diplomates des agences des Nations-Unies accréditées à Bujumbura. Tous font la marche vers Mont Sion sous le rythme des chansons religieuses.

A 9h20, la marche se profile à la porte du Sanctuaire Marial du Mont Sion. L’Archevêque de Bujumbura, Evariste Ngoyagoye réserve un accueil chaleureux à une marée de fidèles. A 9h30, la cloche sonne. C’est juste pour marquer le début de la messe. La journée internationale de la paix se célèbre normalement le 21 septembre. Mais comme l’Eglise Catholique s’implique dans la recherche de la paix et qu’elle était le point central de son organisation, elle a choisi une occasion dominicale pour encadrer les chrétiens dans une ambiance de recherche de la paix.

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Au juste début de la messe, pendant l’accueil des participants, l’Archevêque Evariste Ngoyagoye annonce que la paix est possible au Burundi. Il part des relations diplomatiques entre les Etats-Unis d’Amérique et le Cuba rompues pendant 50 ans mais qui viennent d’être rétablies. Il rappelle la contribution du Souverain Pontife dans le rétablissement de ces relations .A lui d’ajouter qu’il peut aussi aider pour le cas burundais.

Les passages bibliques, l’un tiré du Livre de la Sagesse, Chapitre 2 à partir du verset 12, l’autre tiré de l‘Epitre de Jacques, Chapitre 3, sont les principales références à cette occasion. «  La vie est courte sur cette terre. Personne ne peut se croire plus important que les autres. Celui qui prétend l’être oublie la force et la miséricorde de Dieu », fait remarquer l’Archevêque de Bujumbura.

En même temps, il remercie les Pères du Mont Sion qui «  ont répondu favorablement à l’appel des Nations-Unies en faveur de la paix ». Le thème étant : «  Ensemble pour la paix », il en profite pour demander aux Burundais de militer pour la paix, d’éviter de s’entre-déchirer afin de traduire dans la réalité le thème de cette année qui est : « Partenariats pour la paix-Dignité pour tous ».

L’Archevêque de Bujumbura serre la main du premier Vice-président de la République

Le journalisme citoyen parle de lui-même au Burundi et l’éthique et la déontologie sont totalement absentes. Ainsi, les messages sur les réseaux sociaux   n’ont pas oublié l’Archevêque Ngoyagoye ces derniers jours.

En réalité, des rumeurs disaient qu’il était en fuite à cause de la situation politique qui prévaut au Burundi. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le démenti de ce dignitaire religieux est clair et vibrant : « Je voudrais démentir les rumeurs qui tournaient ces derniers jours autour de ma personnalité. En janvier, je totalise 50 ans de sacerdoce. J’avais pris un très long congé pour aller saluer les missionnaires en Europe. J’en ai profité pour me faire soigner. Il fallait aussi profiter de l’occasion pour aller saluer l’Evêque de Bubanza, Jean Ntarwarara, hospitalisé en Italie depuis 4 ans. Je me suis également rendu en Espagne pour saluer un prêtre œuvrant là-bas. Puis, me suis-je rendu à Lourdes pour une retraite. Laissez donc les gens parler mais quand on monte des affirmations gratuites, sachez que c’est la première étape du mensonge »

paix-burundi

Les différents intervenants dans les discours, les exposés, la danse, la poésie, les sketches, les jeux,… sont tous revenus sur l’importance de la paix dans le pays et dans le monde entier.

Dans son allocution, le premier Vice-président, Gaston Sindimwo, est direct sur la position du gouvernement burundais à propos de la crise politique agite le pays : «  Nous sommes prêts pour le dialogue et la participation politique inclusive mais nous ne pouvons pas accepter des gens ou des organisations qui nous dictent la manière dont cela doit se faire ». Ce message est clair pour celui qui veut entendre. Cependant, l’organisation de cette journée avait pour but de contribuer à redonner espoir à la population et de montrer qu’il est possible de vivre en paix. Cette journée, en plus de donner l’espoir, devrait être le point de départ d’un projet de formation à la culture de la paix.

La journée était tellement importante que les participants ont suivi les cérémonies jusqu’à la fin, tard dans l’après-midi.

Gaspard Maheburwa, pour Info Afrique en direct du Burundi

Burkina, les militaires à Ouagadougou et le premier ministre Isaac Zida libéré

situation tendue avec le putsch au Burkina

Les militaires sont arrivés dans la nuit à Ouagadougou la capitale du Burkina Faso.

« Si nous sommes attaqués, il n’y a pas d’autre solution que de se défendre » INDIQUE LE GÉNÉRAL DIENDÉRÉ

 

Le premier ministre Isaac Zida à été libéré ce matin. La situation est confuse car les militaires annoncent qu’ils sont prêt a prendre d’assaut les putschistes à 10h…

Tension maximale donc avec en plus des énormes manifestations citoyennes dans toutes les villes du Burkina. Le peuple est unanime sur le fait que le pouvoir doit être remis aux autorités compétentes et non aux militaires, malgré quelques divisions dans l’opposition c’est Kafando qui reste plébiscité par le peuple.

Personne ne contrôle le Burkina Faso en ce moment. L’armée semble avoir un certain contrôle mais personne ne comprend la situation.
L’opinion internationale dans l’incompréhension envoie des messages fort pour tenter de faire en sorte que la médiation reprenne.

Thierry Barbaut

Burundi : le diabète toujours en augmentation

Le diabète est en expansion au Burundi, le taux actuel serait de 15 sur 1 000 mais que sur les personnes ayant fait un test…

A l’approche de la célébration de la Journée Internationale des Diabétiques, le 14 novembre, les moyens de la lutte contre le diabète restent insuffisants au Burundi. Des sources du Centre de Lutte contre le Diabète au Burundi (CELUCODIA) indiquent que

« chaque jour un nouveau cas du diabète est enregistré » Cela veut dire que la maladie est en pleine expansion au Burundi même si on n’a pas de données au niveau national.

« Il y a une bonne volonté politique de lutter contre cette maladie. Mais avec le seul budget national, on ne peut pas du tout dire qu’on pourra la vaincre. Le Burundi devrait donc continuer le plaidoyer, à chercher les partenaires », alertent les diabétologues.

Selon des données issues des enquêtes fragmentaires qui ont été menées dans le cadre de recherche dans certains coins du pays depuis 1995, le taux de prévalence était de 3%, tandis qu’une autre qui a été menée en 2008 par l’université du Burundi dans la commune urbaine de Buyenzi en mairie de Bujumbura a révélé un taux de prévalence de 14,5% sur 1.000 personnes qui se sont fait dépister.

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Un dépistage de masse mené très récemment dans la ville de Ngozi au nord du pays a montré quant à lui un taux de prévalence de 12,5% au moment où un autre qui a été mené dans les provinces de Cibitoke et de Bujumbura à l’ouest du pays a montré que sur 15.000 personnes dépistées, près du tiers ( soit environ 5.000 personnes) avaient le diabète. Ces taux sont alarmants pour un pays dont la population est menacée par d’autres maladies comme le Sida, la malaria, la fièvre typhoïde,…

Face à cela, il est nécessaire d’inviter la population à se faire dépister massivement pour savoir si on est en bonne santé ou si on a un problème de diabète.

Ainsi, la population doit prendre conscience que nous sommes face à un fléau du siècle, que nous sommes face à un tueur silencieux ; elle est invitée à répondre massivement, chacun en ce qui le concerne, pour aller se faire dépister cette maladie qui occupe la troisième cause d’hospitalisation au Centre Hospitalo- universitaire de Kamenge, l’un des hôpitaux de référence au Burundi.

Pour accompagner le processus de sensibilisation au de dépistage volontaire du diabète, nous aurons l’occasion d’y revenir très longuement en vous fournissant des données chiffrées actualisées de nouveaux cas.

Burkina, tentative de médiation de Macky Sall et Boni Yayi

Macky Sall et Boni Yayi sont désormais à Ouagadougou et à la manœuvre pour éviter l’embrasement du Burkina Faso.

Déjà 10 morts et plus de 80 blessés.

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Les présidents sénégalais et béninois, sont depuis vendredi à Ouagadougou afin de tenter de trouver une solution au  coup d’État contre le régime de la transition burkinabè. A Ouagadougou, les putschistes tirent à balles réelles pour disperser les manifestants.

Accueillis par le général Gilbert Diendéré, chef des putschistes du régiment de sécurité présidentielle (RSP) et ex-bras droit de Blaise Compaoré, Boni Yayi et Macky Sall ont ensuite gagné l’hôtel Laico, afin de débuter les négociations pour tenter de trouver une solution à situation conflictuelle. Ils ont rejoint sur place Kadré Désiré Ouédraogo, président de la commission de la Cedeao, et Mohamed Ibn Chambas, envoyé spécial des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest.

Pour l’Union Africaine les meneurs sont des « terroristes »

Le peuple Burkinabé est dépité par cette situation qui intervient 1 mois avant les élections tant espérés…
Les rondes d’intimidation de la garde présidentielle ont portés leurs fruits à Ouagadougou. Des accrochages ont eu lieu dans certains quartiers, mais les tentatives de regroupement des manifestants ont été stoppés par les militaires du RSP, n’hésitant pas une seconde à faire usage de leurs AK47.

Actuellement il y a une dizaine de morts à l’hôpital de Yalgado et plus de 90 blessés.

Burkina Faso, le général Diendéré à pris le pouvoir à Ouagadougou

Le général Diendéré
Le général Diendéré

C’est donc le général Gilbert Diendéré qui est désormais au pouvoir au Burkina Faso

Le président de la transition Michel Kafando à été libéré.

Après les différentes annonces et les premiers troubles apparus dans la nuit de Mercredi c’est désormais le général Diendéré qui prend les commande à Ouagadougou. L’homme n’est rien de moins que l’ancien bras droit du président déchut Blaise Compaoré.

Déjà trois morts et plus de 70 blessés à Ouagadougou

Les Burkinabés sont descendus en masse dans la rue afin de manifester et les tirs de Kalachnikov se sont immédiatement fait entendre dans différents quartiers. Le mouvement de contestation à donc vainement tenté de faire entendre la voie du peuple sans résultats. Trois morts parmis les manifestant, quelques blessés parmi les militaires et plus de 70 personnes blessés dans les affrontements.

« empêcher la déstabilisation du pays » affirme le général Diendéré

Le Général explique avoir d’abord pour mission une concertation avec le pouvoir de transition et ensuite une mission de protection du Burkina faso.

Le général Diendéré
Le général Diendéré

Deux présidents ? Le général Diendéré et Chérif Sy, président du Conseil national de transition

Le Burkina est donc aujourd’hui dans la confusion avec le général Diendéré au commande du pays mais avec Chérif Sy, président du Conseil national de transition, une situation délicate et assez incompréhensible pour l’opinion Burkinabé.

Ce coup d’état est décrié non seulement par la communauté internationale mais aussi par l’opposition et le peuple, ces évènements interviennent à un mois des élections et donnent un signe défavorable à une possible démocratie pour un pays qui révait pourtant d’élections libres et démocratiques.

Thierry Barbaut

VIDEO : Burkina Faso, démission du président Kafando et coup d’état ?

Le président Michel Kafando et le Premier ministre Isaac Zida sont toujours retenus par des hommes armés à Ouagadougou

Un homme armé et en uniforme à annoncé Jeudi 17 Septembre la démission du président Kafando en direct à la télévision

Ce Jeudi à Ouagadougou la situation est toujours confuse, le premier ministre est toujours retenu en otage et un homme en tenue militaire à annoncé la démission du président Kafando.

Le président Michel Kafando et le Premier ministre Isaac Zida sont toujours retenus par des hommes armés à Ouagadougou
Le président Michel Kafando et le Premier ministre Isaac Zida sont toujours retenus par des hommes armés à Ouagadougou

Les informations confirme que le Premier ministre Isaac Zida est bien retenu en otage avec le président Michel Kafando. Dans Ouagadougou quelques coups de feu retentissaient à l’aube. A ‘heure actuelle personne ne sait exactement ce qu’il se passe.

La situation semble donc critique à seulement un mois des élections au Burkina, c’est bien la garde présidentielle RSP qui est auteur de ce coup de force.

Nous sommes à un an de la prise de pouvoir par le peuple Burkinabé et de la destitution de Blaise Compaoré, il semble donc que les Burkinabés souhaitent que la révolution populaire ne leurs échappent pas, y à-t ‘il un accord avec les militaires et l’opposition ? Rien n’est encore officiellement annoncé mais des rumeurs en faisaient état à Ouagadougou.

Un témoin de la présidence annonçait des « négociations tendues » entre les militaires du RSP et les membres du pouvoir exécutif, sans qu’aucune information supplémentaire ne filtre sur leurs revendications des mutins. Pendant ce temps, la haute hiérarchie militaire tentait une réunion de médiation pour essayer de trouver une solution à cette grave crise politico-militaire.

Enfin des manifestants, une centaine selon notre correspondant Mary Ango se sont retrouvés hier soir dans le centre ville de Ouagadougou, ils ont été immédiatement chargés par les forces de l’ordre et dispersés dans les quartiers.

Thierry Barbaut

 

La tuberculose et le Sida, parmi les principales causes de mortalité au Burundi

La tuberculose est un problème de santé publique car elle est la cinquième cause de mortalité

selon les données EPISTAT de 2010. La tranche d’âge la plus touchée est celle de 15-54 ans (86,6%) avec une prédominance masculine (64,4%).

Certains indicateurs relatifs à la lutte contre la tuberculose restent faibles. Selon le rapport 2010 du PNLT, les taux de notification des cas contagieux (TPM+) et de toutes les formes de tuberculose (TTF) sont respectivement de 54 et 91 cas pour 100 000 habitants en 2010 contre 47 et 87 cas pour 100 000 habitants en 2009. Le nombre de TPM+ nouveaux cas déclarés et mis sous traitement a évolué de 2004 à 2010 en passant de 3087 à 4590 TPM+NC.

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Les résultats de traitement des nouveaux cas TPM+ dépistés est très satisfaisant et le PNLT enregistre des progrès très remarquables avec un taux de guérison de 83.5% pour la cohorte des TPM+NC de 2009. Le taux de succès thérapeutique des NC TPM+ est de 90%. Le taux d’abandon des NC TPM+ a diminué, passant de 11% en 2006 à 8% en2007 à 6% en2008 puis 5% en 2009.

Un enfant burundais souffrant de tuberculose

Selon le rapport annuel 2010 du PNLT, le test VIH a été proposé à 5790 malades parmi les 6941 soit un taux de proposition du test de 83%. Parmi 1260 malades co-infectés, 1196 reçoivent du Cotrimoxazole, soit une couverture de 95%. Ceux qui sont sous ARV sont au nombre de 509 soit une couverture de 40%. Ces chiffres, bien que montrant une nette évolution comparativement aux années précédentes, restent faibles par rapport aux normes internationales (traitement antirétroviral hautement actif) qui est une multi thérapie destinée à obtenir une diminution maximale de la charge virale).

D’après des rapports du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida , la lutte contre la coïnfection TB/VIH dans son ensemble continue d’être un défi pour le PNLT (Programme National de Lutte contre la Lèpre et la Tuberculose) et le programme de lutte contre le sida.

Les activités de lutte contre la TB sont intégrées dans les soins de santé de base au niveau des centres de santé et des hôpitaux. L’accès au dépistage par la microscopie de qualité se fait dans les centres de santé Il existe 165 centres de dépistage et de traitement soit 2 centres de dépistage/100.000 habitants. Ce taux dépasse la norme de l’OMS qui est de 01 CDT/100 000 habitants.

La recherche opérationnelle pour accompagner le programme national de lutte contre la Tuberculose en vue d’optimiser l’observance au traitement au niveau communautaire est peu développée. Des efforts allant dans ce sens aideraient à mieux adapter les stratégies de dépistage et de prise en charge au cours des prochaines années.

Gaspard Maheburwa

 

JUMIA lance la boutique « Designers Ivoiriens » plateforme 100% fashion made in Côte d’Ivoire

JUMIA lance la plateforme « Designers Ivoiriens » ; la nouvelle boutique aux couleurs de la mode Ivoirienne. Purement dédiée à la vente des plus belles collections des créateurs locaux et de quelques-uns de leurs homologues africains, « Designers Ivoiriens » deviendra la vitrine privilégiée et le moteur de promotion exceptionnel du savoir-faire local en matière de mode. 

Quand JUMIA décide de soutenir les créateurs locaux, ça donne « Designers Ivoiriens ». Une boutique en ligne spécifiquement aménagée, pour faire paraître les plus belles pièces de la mode ivoirienne sous leur meilleur jour dans un sublime concept Shop in Shop. Dorénavant, l’adresse https://www.jumia.ci/jumia-designers-ivoiriens/ mènera tous les amateurs de mode dans l’univers détonnant des créateurs ivoiriens les plus prolifiques.

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Pour son Lancement, « Designers Ivoiriens » démarre avec les collections homme de huit marques: Pathe’O, Ciss St Moise, Kente Kita, Fredy N, James Wale, Lookman, Le Richelieu et la marque britannique Ohema Ohene du designer ghanéen Abenaa Pokuaa. Chaque collection est une interprétation moderne des racines Africaines ; une histoire racontée au travers de matières soigneusement sélectionnées et de motifs symboliques.

Les collections reflètent la diversité de l’Afrique et mettent idéalement en scène des chemises, t-shirts, chaussures et accessoires mêlant harmonieusement pagnes Africains, tissus et cuir. La plupart des collections offertes se distinguent outre par leur qualité et leur capital tendance, par l’accessibilité de leurs prix. « Designers Ivoiriens » entend devenir la destination favorite des e-shoppers pour dénicher des looks et accessoires néo-ethniques  leur permettant d’exprimer leur style et leur personnalité.

Déjà utilisé pour lancer plusieurs marques internationales, le concept du shop in shop permettra cette fois-ci de rassembler des designers locaux triés sur le volet, des plus connus aux étoiles montantes. Ainsi, JUMIA crée une synergie révolutionnaire pour la promotion de la mode ivoirienne. Les marques locales accroitront leur zone de chalandise à l’échelle national et bénéficieront entre autres, de l’expertise logistique, la gestion clientèle, et  des moyens de paiement flexibles, offerts par l’e-commerçant. Une synergie qui fera également de JUMIA la destination absolue pour la mode en Côte d’Ivoire.

Mireille Modoi

Cameroun: détournements des taxes communales et corruption

Taxes communales : Comment des millions sont volés au peuple

Pourtant interdits par la loi, les concessionnaires recrutés par des élus locaux émettent des taxes même illégales, séquestrent des contribuables et distraient annuellement des centaines de millions de francs qui ne financent pas le développement.

En octobre 2014, une femme enceinte, son époux et ses cinq enfants endormis ont été nuitamment séquestrés dans leur boutique à Bata-Congo.

Ils faisaient partie des personnes que les agents de recouvrement des taxes communales ont identifié comme des insolvables. Au cours d’une descente punitive, ces agents ont, entre deux et cinq heures du matin, cadenassé une dizaine de commerces.

Une femme enceinte séquestrée

Elle souhaite rester anonyme. Celle que nous appellerons Cécile n’a rien oublié de cette folle nuit. Son époux voulant se rendre à son job constate que la porte de la boutique est fermée de l’extérieur par un cadenas. « Il était quatre heures et demi, nous avons commencé à appeler au secours», raconte-t-elle, les cheveux au vent.

Une heure plus tard, la famille est libérée par des fidèles musulmans qui s’apprêtent à faire la première prière de la journée. Cécile portait une grossesse à terme à l’époque et craignait le pire. Elle a donné naissance à une petite fille qui découvre les coins de cette boutique bourrée de produits spirituels.

Quartier de la capitale économique réputé pour son cosmopolitisme, les affaires mais aussi la promiscuité, Bata-congo vend de tout et partout au point qu’une boutique et une maison d’habitation, comme chez Cécile, signifient souvent la même chose.

Le 14 aout dernier, quatre agents de recouvrement vêtus de chasubles orange sont revenus dans ce quartier. Cette fois, le jour et deux gendarmes en renfort. Ils disaient appartenir à la mairie de Douala 2eme et ont exigé, séance tenante, aux tenanciers de boutiques des sommes allant de 36.000 à 144.000 f CFA.

Ces montants, d’après eux, représentent la pénalité et le montant principal du droit d’Occupation Temporaire de la Voie Publique(Otvp) pour 2014 et 2015. «Ils sortaient de force les gens de leurs boutiques et répétaient qu’ils sont venus faire le recouvrement des recettes fiscales» me dit, Teme Bama, un couturier.

Certains tenanciers ont versé une avance contre reçu, d’autres comme Gabriel Fosso, vendeur de vêtements, ont assisté impuissants à la pose des scellés sur les portes de leurs boutiques. «Je ne peux accepter que des bandits me prennent de l’argent aussi facilement», dit Gabriel qui, courroucé, a brisé les scellées sur sa porte.

En deux ans, il fait ce geste passible d’au moins six mois de prison pour la deuxième fois. Les individus que ce trentenaire appelle bandits ne sont pas des agents communaux mais des employés d’un concessionnaire recruté par le maire de son arrondissement pour recouvrer l’Otvp.

Les maires de la capitale économique ont passé des accords de concession avec des opérateurs privés pour l’émission et le recouvrement des taxes communales. En contradiction avec l’article 121 de la loi 2009/19 du 15 décembre 2009 portant fiscalité locale.

«Les opérations d’émission et de recouvrement des taxes communales ne peuvent faire l’objet de concessions sous peine de nullité», dit la loi. La circulaire conjointe Minadt/Minfidu 20 octobre 2010 clarifie les modalités d’application de cette loi.

«Les prérogatives de recouvrement ne peuvent en aucun cas être cédées à des personnes autres que les agents régulièrement autorisés par la loi à recouvrer les dits impôts et taxes».

Léopold Ngaska, expert en fiscalité locale et droits d’auteurs, constate que «toutes les mairies n’ont pas des délibérations à jour ; elles ont le sentiment que percevoir signifie venir avec des gros bras, des hommes en tenue et menacer de sceller». Pourtant, la loi a prévu des sanctions pour toutes les taxes. L’Otvp par exemple, dit-il, est sanctionnée par la mise en fourrière et non les scellées. «C’est un droit d’occupation et non une taxe. Or, nous assistons aux souscriptions annuelles de l’otvp sur le terrain. Vous verrez 365.000 f CFA c’est-à-dire 1000 f par jour».

C’est ce qui est arrivé au complexe «Manou et Eva», un snack-bar qui a été sommé en juillet dernier par un certain Ndjock, de la concession de l’Otvpà la mairie de Douala 5eme, de payer 720.000 f CFA ; soit un taux principal de 365.000 f CFA et une pénalité de 365.000 FCFA.

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Selon la loi, le service assiette de la mairie émet des taxes et le receveur municipal recouvre les recettes contre des quittances. A Bata-congo, les boutiques pourtant non assujetties ont payé l’Otvp ; elles ont été scellées au lieu de la mise en fourrière. Les agents ont perçu l’argent cash contre des reçus avec une délibération de 2004 et un procès-verbal, qui porte la signature d’un certain Ngoujom.

Malgré ces entorses à la loi, Me Denise Fampou, maire de Douala 2eme, salue la progression des recettes au premier semestre 2015 notamment par « le recouvrement plus assidu des droits d’occupation temporaire de la voie publique». Grace aux concessionnaires dont Jean robert Wafo, adjoint au maire, nie l’existence dans cette mairie.

Collectivités, des vaches à lait !

Pourtant, Mongwat Amadou Ahidjo, rapporteur de la commission des finances est formel : «Nous avons concédé le recouvrement de l’Otvp à un partenaire qui reverse une somme d’argent trimestriellement car nous voulons réaliser des chiffres. Les partenaires sont plus performants que les agents communaux».

Ce conseiller municipal du parti d’opposition Udc affirme que le maire de Douala 2eme, ayant constaté la complaisance du personnel communal, a décidé de faire recouvrer l’Otvp, l’impôt libératoire sur le matériel roulant, la taxe sur le bétail et le droit de places par des concessionnaires.

Les maires justifient les concessions par le souci d’accroître les recettes fiscales. Ils jugent insuffisante la dotation spéciale annuelle de 150 millions de f CFA que la communauté urbaine verse à chaque mairie et accusent certains agents communaux de recouvrement parallèle des recettes et de falsification des quittances.

En fait, la complaisance du personnel communal est un faux prétexte, dit Abel Elimbi Lobe, conseiller municipal de l’opposition à la mairie de Douala 5eme. «Les maires perçoivent les collectivités comme des vaches à lait ; ils n’hésitent pas à violer toute législation contraignante pour se faire rembourser l’argent dépensé pour arriver à ce poste».

Par le passé, la presse a rapporté des cas de candidats à la mairie, surtout du parti au pouvoir, qui a versé des pots de vin pour être élus. Selon l’Ong SOS corruption, le Cameroun perd chaque année environ 400 milliards de fcfa à cause de la corruption dans les services publics. En politique, la corruption se ressent plus à l’approche des élections.

Sous pression, les concessionnaires utilisent toutes les astuces pour satisfaire le recruteur. «Ils émettent des taxes illégales et font des perceptions abusives en demandant par exemple à un débit de boissons de payer les droits de parking-pour les véhicules des clients souvent garés- ou la taxe sur les spectacles», explique Léopold Ngaska.

Sachant qu’ils exercent une activité illégale, les concessionnaires évitent les medias comme la peste. Le reporter a rencontré l’un d’eux dans un glacier chic de Douala, officiellement pour parler de sa casquette de fonctionnaire.

Receveur municipal à la commune rurale de Mouanko, située à une centaine de kilomètres de la capitale économique, David Doualla Doualla est le propriétaire de la société Sorec qui partage le recouvrement de la taxe d’hygiène et de salubrité à la mairie de Douala 5eme avec une autre société, The King’s.

Ce fonctionnaire est supposé s’assurer de l’application de la loi qu’il viole pour, dit-il, préparer sa retraite. Auparavant, il a recouvré la taxe d’hygiène à la mairie de Douala 1er avant de se brouiller avec le maire. En plus de son expérience, il a, dit-il, répondu à un appel d’offres et versé une caution pour obtenir la concession à Douala 5eme.

«Si tu trouves le gars sale, tu dis merci Dieu»

En 2014, David Doualla Doualla dit avoir versé à la mairie contre reçu 129 des 130 millions de f CFA attendus. Il bénit les pénalités collées aux contribuables. «C’est à travers les amendes qu’on supporte nos charges. Ces enfants [employés] essaient de pousser fort pour qu’on puisse payer le montant de la mairie et régler nos charges. Dans certains magasins, si tu trouves que le gars est sale, tu dis merci Dieu», dévoile-t-il.

Outre l’hygiène et la salubrité, la mairie de Douala 5eme a cédé le recouvrement de la taxe sur les spectacles et l’otvp aux opérateurs privés. Interrogé sur l’avenir de ces concessions, Gustave Ebanda, nouveau maire, a répondu au reporter. «Si c’est interdit [par la loi], ça veut dire que je vais y mettre fin».

Ancien préfet du département du Wouri, Laurent Minja, avaient taxé les concessionnaires d’individus ne maitrisant ni la loi, ni les procédures, n’ayant aucune formation, aucune expertise en matière de recouvrement de créances publiques. «Les victimes de tels actes sont fondés à saisir les magistrats pour obtenir réparation des préjudices subis, nul n’étant au-dessus de la loi », avait-il conseillé.

L’autorité administrative doit veiller sur l’application de la loi sur la fiscalité locale par les mairies. Joint au téléphone par le reporter pour avoir son avis sur les concessions, Paul Naseri Béa, actuel préfet du département du Wouri, déclare: «nous travaillons sur ce dossier et allons communiquer plus tard».

Les concessionnaires extorquent annuellement des centaines de millions de FCFA qui ne bénéficient ni aux populations ni aux mairies. La mairie de Douala 5eme n’a ni un véhicule de fonction pour le maire, ni un engin lourd. Elle n’a pas construit d’écoles, de centres de santé ou de bornes fontaines.

En début d’année, certains habitants de Logbessou quartier de cet arrondissement, excédés par des routes en piteux état, avaient menacé d’arrêter de payer les taxes communales avant d’abandonner l’initiative quelques jours plus tard.

Gabriel et Cécile paient des taxes exorbitantes dans un quartier insalubre, avec des routes défoncées et sans le moindre point d’eau potable. « On ne voit pas ce que fait tout cet argent, ça fait mal», dit Cécile, le regard indigné. Dans trois ans, elle ira aux urnes.

Christian Locka

Une enquête financée par Fund for Investigative Journalism (Fij)

 

 

Le modèle du Rwanda et l’échec du Congo RDC, entre miracle et tragédie

Publié chez L’Harmattan par l’universitaire K.Katshingu, cet ouvrage est une mine intarissable d’informations sur la situation socioéconomique de la République Démocratique du Congo et du Rwanda

Il y dévoile le paradoxe entre le miracle rwandais et la tragédie du  grand Congo et projette leur émergence d’ici 2030 pour la RD Congo et 2020 pour le Rwanda.

La RD Congo et le Rwanda, deux pays limitrophes qui ont connu l’impérialisme occidental, plus particulièrement la colonisation belge. Pourquoi la RD Congo, un scandale géologique, végète-t-il dans la pauvreté pendant que le Rwanda devient un miracle économique malgré le manque de ressources naturelles ?

On ne peut pas parler de la situation socioéconomique de ces deux pays sans se référer à leur colonisateur et à leur capital humain. Avec environ 12 millions d’habitants, le Rwanda fait face au grand Congo avec 77 millions d’habitants. Malgré sa faible démographie, le Rwanda est classé parmi les pays les plus prospères d’Afrique par rapport au malade économique qu’est la RD Congo.

Ce sont deux pays à faible revenu avec 975 dollars par habitant selon la classification de la Banque mondiale. La prospérité du Rwanda est due à sa convoitise militaire des richesses du voisin« il s’agit foncièrement d’une guerre interétatique, une guerre d’agression dont le supposé motif premier avancé par l’agresseur (le Rwanda veut sécuriser ses frontières) aurait été transformé en guerre de prédation » (p.27). Cette rente générée par cette guerre et l’exploitation de son café, font du Rwanda un pays dont le taux de croissance de la productivité est supérieur à celui du voisin.

Vue de Kigali - Crédits photo Thierry Barbaut www.barbaut.com
Vue de Kigali – Crédits photo Thierry Barbaut www.barbaut.com

Sur les 42 pays présentant le plus bas indice de développement humain, le Rwanda occupe la 151è position et la RD Congo la 186è sur les 187 pays. La gouvernance des institutions sociopolitiques de chaque pays a une part de responsabilité dans leur position économique.

Pour l’auteur, « [le Rwanda] de 1974 à 1995, s’est servi de la rente caféière et d’une part importante de l’aide internationale » (p.37) pour générer de la croissanceCe qui n’a pas été le cas de la RD Congo : pas de mécanismes de contrôle des frontières et inexistence des sanctions contre les crimes économiques favorisant la fuite de capitaux qui privent l’Etat d’une part substantielle de ses ressources. Cela dit, au Rwanda, « l’autoritarisme affiché par [leurs] gouvernants relève d’un patrimonialisme de développement qui promeut activement le développement du secteur privé tout en éloignant les formes les plus nuisibles de recherche de rentes en les orientant vers le financement des projets susceptibles de soutenir une croissance à long terme » (pp. 39-40).

Ayant bénéficié d’un allègement substantiel de leurs dettes dans le cadre de l’Initiative Pays pauvres très endettés et de l’Initiative d’Annulation de la dette multilatérale, classés parmi les 20 économies avec des taux de croissance du PIB les plus rapides au monde en moyenne annuel entre 2008 et 2013, ces deux pays ont connu une croissance exponentielle de leur PIB. De 2008 à 2013, le Rwanda était à 8,4% et la RD Congo à 6,41%.

La guerre de 1994 a marqué le Rwanda qui a réussi à maintenir son taux d’inflation en bas de la barre de 6% (il était à 7,9% en 1997 et à 5,7% en 2000). K.Katshingu en déduit  que, de tous les pays africains, aucun n’a réussi ce miracle après une période de conflit, excepté le Rwanda ; deux raisons expliqueraient cette exception : le Rwanda a bénéficié de beaucoup d’aides qu’il a bien géré, en plus des transferts financiers du pillage des richesses du voisin. De 2008 à 2013, le revenu national annuel brut du Rwanda était de 1280 dollars internationaux en parité du pouvoir d’achat, soit deux fois plus grand que celui de la RD Congo (661,6 dollars PPA).

La pauvreté des Congolais serait liée à leur gouvernance aléatoire et au non-contrôle de leurs ressources naturelles que le Rwanda pille pour son économie. L’économie rwandaise a connu deux chocs : la crise internationale des cours du café en 1986 et la guerre civile de 1990-1994 ; la congolaise a été fragilisée par la « zaïrianisation-radicalisation » des années 1974-1975. Considérant leur situation économique, l’auteur projette l’émergence de la RD Congo pour 2030 et celle du Rwanda pour 2020.

L’émergence en RD Congo se fonderait essentiellement sur l’agro-industrie avec ses grandes étendues arables et la mise en valeur de ses richesses naturelles. Malheureusement, l’agriculture déclarée priorité des priorités ne rapporte que 0,20% de recette à l’Etat qui n’allouerait que 2,7%  des dépenses totales à cette activité.

Cette émergence serait concrétisée si on luttait contre certaines antivaleurs (corruption, détournements des fonds publics…). Une bonne gouvernance éviterait le risque d’instabilité socioéconomique permanent. Ces mêmes remarques conviendraient aussi au Rwanda dont l’émergence serait fondée sur les TIC, domaine dans lequel il a une grande avance sur le continent.

Selon K.Katshingu, le Rwanda devrait se  transformer en un centre dynamique pour les affaires, les investissements et l’innovation. Calquant le modèle de Singapour, le miracle économique rwandais a fonctionné comme un guichet unique, facilitant les démarches pour l’obtention des certificats nécessaires au déploiement rapide des activités productives. Pour cette vision-2020, le Rwanda compte sur son intelligentsia, sur son économie qui tirerait 65% de son PIB des services des TIC et de l’industrie dotée d’une classe moyenne d’entrepreneurs dynamiques.

Au Rwanda, certaines pesanteurs comme la persistance de la dualité Tutsis-Hutus, le non respect de la démocratie pluraliste et l’enclavement du pays pourraient freiner cette émergence en 2020. L’auteur termine sa réflexion par le rappel historique des enjeux stratégiques et géoéconomiques qui ont emmené l’Occident, en particulier la Belgique, à s’intéresser à ces deux pays, rappel adressé implicitement aux élites congolaises et rwandaises pour éviter les erreurs du passé.

Noël Kodia essayiste congolais et critique littéraire

Afrique du Sud: découverte d’une nouvelle espèce humaine l’Homo Naledi

L’Afrique berceau de l’humanité ? C’est en tout cas en Afrique du Sud qu’une découverte bouleverse les chercheurs du monde entier.

Après Lucy en Ethiopie c’est ici une nouvelle espèce humaine qui apparait… L’Homo Naledi

Une espèce du genre humain inconnue vient d’être été mise au jour dans une grotte en Afrique du Sud où ont été exhumés les ossements de 15 hominidés, ont annoncé jeudi des chercheurs internationaux.

« une nouvelle espèce du genre humain qui était jusque-là inconnue est découverte, l’Homo Naledi » indiquent les chercheurs

C’est à partir de 2013 et en 2014 que des experts découvrent plus de 1.550 os appartenant à au moins 15 individus, parmi lesquels des bébés, de jeunes adultes et des personnes plus âgées.

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Tous présentent une morphologie homogène et appartiennent à une « nouvelle espèce du genre humain qui était jusque-là inconnue », ont annoncé conjointement l’université sud-africaine du Witwatersrand à Johannesburg, la National Geographic Society et le ministère sud-africain des Sciences lors d’une conférence de presse à Maropeng, près de Johannesburg, où a eu lieu la découverte.

A quoi ressemblait l’Homo naledi ? « Il avait un cerveau minuscule de la taille d’une orange et un corps très élancé », selon John Hawks, chercheur à l’université de Wisconsin-Madison. Il mesurait en moyenne 1,5 mètre et pesait 45 kilos. Ses mains « laissent supposer qu’il avait la capacité de manier des outils », ses doigts étaient extrêmement incurvés, tandis qu' »il est pratiquement impossible de distinguer ses pieds de ceux d’un homme moderne », précise un communiqué conjoint de l’université du Wits, la National Geographic Society et du ministère sud-africains des Sciences publié en Afrique du Sud.  « Ses pieds et ses longues jambes laissent penser qu’il était fait pour marcher longtemps ».

L'Homo Naledi découvert en Afrique du Sud
L’Homo Naledi découvert en Afrique du Sud

Les ossements exhumés en Afrique du Sud représentent un défi pour les chercheurs. Ils compliquent un peu plus le tableau des hominidés, car l’espèce découverte présente à la fois des caractéristiques propres aux hominidés modernes et anciens.

« Certains aspects de l’Homo naledi, comme ses mains, ses poignets et ses pieds, sont très proches de celles de l’homme moderne. Dans le même temps, son petit cerveau et la forme de la partie supérieure de son corps sont plus proches du groupe pré-humain des australopithèques », explique le professeur Chris Stringer du Musée d’histoire naturelle de Londres.

Mireille Modoi

La restauration en ligne en Côte d’Ivoire Hellofood en 10 chiffres clés

Quand Hellofood arrivait fin 2013, le site de commande en ligne révolutionnait le paysage gourmet Ivoirien.

Assis chez soi ou à son bureau il était devenu possible de se faire livrer les repas des meilleurs restaurants abidjanais en quelques clics.

L’année 2015 marque un tournant particulièrement important dans l’aventure de l’e-gastronome, qui réussit à se positionner comme le leader de la commande de repas en ligne en Côte d’Ivoire. Nous avons sélectionné pour vous 10 raisons d’adhérer à la « gourmandise électronique » et de devenir un « hellofoodie » !

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  1. Les livreurs de Hellofood réitèrent chaque mois l’exploit de Masahito Yoshida en parcourant une distance égale à une fois le tour de la terre ; soit près de 40 000 kilomètres.
  1. Dans le pays de l’attiéké la pizza est reine ! La pizza arrive largement en tête des commandes reçues par Hellofood.
  1. De Novembre 2013 à septembre 2015, Hellofood a également livré pas moins de 30.000 nems et 20.000 hamburgers. Il n’y a que dans les ventres que les américains et les chinois s’entendent si bien.
  1. Pour la seule année 2014, ce sont 2 000 poulets braisés qui ont été servis.
  1. Pour satisfaire les papilles de leurs clients, les livreurs de Hellofood parcourent en moyenne 1400 Kilomètres par jour. Soit deux allers-retours Abidjan – Bouaké tous les jours.
  1. La commande des repas via l’application mobile est en forte hausse ; 49% des commandes sont effectués à partir de l’application Hellofood, contre 51% en provenance du site internet.
  1. Plus de 400, c’est le nombre record de commandes traitées en un jour par les équipes de Hellofood.
  1. 49, c’est le nombre de minutes qu’il faut en moyenne pour recevoir une commande passée sur le site/l’application.
  1. 20 nouveaux restaurants ont rejoint le répertoire de Hellofood depuis la rentrée. L’année scolaire 2015-2016 s’annonce gourmande.
  1. Avec plus de 150 restaurants listés, Hellofood offre chaque jour un tour du monde culinaire en proposant des menus variés de la cuisine ivoirienne, camerounaise, togolaise, congolaise, sénégalaise, marocaine, libanaise, indienne, française, italienne, américaine, japonaise, coréenne, vietnamienne, mexicaine, turque, etc.

 

À propos de Hellofood

Hellofood est une marketplace en ligne permettant de commander rapidement et facilement des repas auprès des meilleurs restaurants de la ville. Hellofood donne ainsi de la visibilité en ligne et sur mobile à ses restaurants partenaires. Le service est disponible en ligne et sur application mobile pour mieux répondre à l’essor de l’Internet mobile en Afrique. Hellofood est présent en Côte d’Ivoire, au Nigeria, au Maroc, au Kenya, au Ghana, au Sénégal, au Rwanda, en Tanzanie en Ouganda et en Algérie.

A propos de Africa Internet Group

Africa Internet Group (AIG) favorise une croissance en ligne durable et profitable tant aux entreprises qu’aux consommateurs. Solidement ancré dans l’écosystème des startups africaines, le groupe propose des solutions intelligentes et des services simples d’utilisation dans le secteur de l’internet en Afrique. AIG s’engage à soutenir l’entrepreneuriat et l’innovation régionale à travers une passion pour l’Afrique et sa culture. AIG est engagé dans la réussite de 10 entreprises en constante progression, actives dans 30 pays d’Afrique : Carmudi, Easy Taxi, Everjobs, hellofood, Jovago, Jumia, Kaymu, Lamudi, Vendito et Zando.

Lancement du programme Google pour les associations en Afrique du Sud, au Kenya et au Botswana: Sawubona

Pour la majorité des associations à but non lucratif à travers le monde, Internet constitue une plateforme indispensable pour accroître leur visibilité, sensibiliser le public et communiquer avec leurs partenaires, les donateurs et les bénévoles. Le plus souvent, les décisions importantes sont liées à la nécessité d’engager des dépenses pour acquérir des outils technologiques alors que les associations font face à des demandes de financement et de ressources multiples et variées.

Prenons l’exemple de l’Afrique du Sud. Un rapport publié en 2009 montrait que la plupart des ONG sud-africaines disposaient de ressources insuffisantes. Ces dernières n’ont qu’un accès limité à Internet et aux outils technologiques – qui s’explique en grande partie par le manque de moyens. De plus, le manque de connaissances dans l’utilisation des technologies Internet se traduit souvent par le fait qu’elles consacrent des sommes élevées à l’achat de logiciels propriétaires dont elles n’ont parfois même pas l’utilité. De nombreuses associations à but non lucratif ont des difficultés à intégrer Internet dans les tâches et les opérations au quotidien.

Nous sommes donc très heureux d’annoncer notre collaboration avec TechSoup Global afin de mettre en place Google pour les associations (G4NP) en Afrique du Sud ! À partir d’aujourd’hui, les ONG sud-africaines qui sont enregistrées auprès du Department of Social Development peuvent déposer une demande afin de participer à ce programme qui va leur permettre d’accéder à une gamme de produits et d’outils gratuits, notamment :

  • Google Ad Grants : Des annonces AdWords gratuites (dans la limite de 10 000 $ par mois) pour promouvoir leurs sites Web sur Google en utilisant le ciblage par mots clés.
  • Google Apps pour les associations : La version gratuite de la suite Business Productivity Google Apps (Gmail, Docs, Forms, Calendar and more), qui permet de gérer le courrier électronique et les documents importants dans le cloud et de travailler sur des documents et ainsi de réduire considérablement les coûts des TI.
  • YouTube pour les associations : Cet outil offre des possibilités de branding sur les canaux YouTube et une capacité de téléchargement accrue.

Nous savons que de nombreuses associations ont besoin d’une assistance pratique pour optimiser l’utilisation du web et des outils Google. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé cette année en Afrique du Sud la Google Academy for NGOs ce qui a permis d’organiser plusieurs ateliers dans ce pays et de former les associations afin qu’elle puisse exploiter la puissance d’Internet pour travailler plus intelligemment et plus efficacement. Nous avons rencontré les ONG dans le Gauteng, la province du Cap-Oriental, le KwaZulu-Natal et la province du Cap-Occidental.

Les ONG basées en Afrique du Sud utilisent déjà les outils Google pour les associations et les résultats sont exceptionnels. La Smile Foundation, qui collecte des fonds afin de financer des opérations de chirurgie reconstructive pour des enfants atteints de fente labiale ou palatine, a utilisé les outils Google pour les associations pour intensifier le trafic vers son site Internet, augmenter les dons en ligne et promouvoir sa association auprès de marques et d’entreprises en vue de conclure des partenariats de financement.

Les témoignages montrant comment les associations à but non lucratif peuvent changer le monde grâce à nos outils sont une source d’inspiration et nous donne un sentiment de grande humilité. Si vous travaillez pour une association à but non lucratif, inscrivez-vous dès aujourd’hui pour voir comment nous pouvons vous aider à développer votre association en renforçant son impact.

Lors de l’inscription, trois langues vous sont proposées : l’anglais, l’isZulu et l’afrikaans.

En dehors de l’Afrique du Sud, le programme Google pour les associations est également disponible au Kenya et au Botswana.

le Gabon, le Botswana et l’Angola sont les pays les plus favorable pour la grande distribution selon l’ARDI

A.T. Kearney publie la deuxième édition de son baromètre des pays subsahariens les plus propices à l’investissement direct des acteurs de la grande distribution

A.T. Kearney, cabinet de conseil en stratégie, publie aujourd’hui l’African Retail Development Index (ARDI), baromètre annuel des 15 pays subsahariens les plus propices à l’investissement direct des acteurs de la grande distribution.

L’objectif de ce baromètre n’est donc pas d’identifier les marchés les plus matures mais plutôt de guider les détaillants vers les marchés les plus prometteurs du continent. Le Gabon (+4), le Botswana (+6), l’Angola (+9), le Nigeria (-1) et la Tanzanie (-2) occupent les cinq premières places de cette deuxième édition.

D’ici 2020, presque la moitié de l’ensemble de la population subsaharienne vivra en milieu urbain. Leur revenu disponible augmentant, les dépenses des consommateurs atteindront bientôt près de mille milliards de dollars. Même en tenant compte des défis à relever pour s’implanter et réussir sur les marchés africains, il est impossible d’ignorer cette opportunité.

A noter que la Fnac est en train de se placer sur le marché en Côte d’Ivoire.

La vente de détail dite traditionnelle, qui a lieu dans les centres commerciaux, grands magasins et autres zones commerciales, en est encore à ses balbutiements dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Tous ces facteurs réunis – démographie, urbanisation et croissance – couplés à une stabilité politique en progrès constant permettent d’envisager le potentiel de croissance des marchés de la distribution.

grande distribution Afrique

Eric Sauvage, Associé d’A.T. Kearney spécialiste de la distribution et de la zone Afrique, commente : « Il est important de penser le continent africain comme un ensemble hétérogène de marchés et non comme une grande et unique zone. Réfléchir en groupe de pays, penser long terme, innover et s’inscrire dans le tissu local sont nos recommandations majeures auprès des distributeurs internationaux ».

« L’analyse et la compréhension des différentes situations ainsi que la flexibilité pour personnaliser son offre sont clés pour la réussite sur ce continent, et pour ceux qui sont prêts à prendre le risque, le retour sur investissement sera fort à moyen terme », précise Bart van Dijk, associé chez A.T. Kearney à Johannesburg et co-auteur de l’ARDI

Baromètre 2015

RangPaysEvolution par rapport à 2014Etat du marché
1Gabon+4En développement
2Botswana+6Mature
3Angola+9Emergent
4Nigéria-2En développement
5Tanzanie-1Emergent
6Afrique du Sud+1Mature
7Rwanda-6Emergent
8Namibie-5Mature
9Ghana-3En développement
10Sénégal+4Emergent
11GambieNREmergent
12Zambie+1Emergent
13Cote d’IvoireNREmergent
14Ethiopie-4Emergent
15Mozambique-6En développement

 

L’ARDI est basé sur quatre axes : la taille du marché, sa saturation, le risque pays et enfin le potentiel de développement. Vous pouvez consulter l’intégralité de l’étude en anglais en suivant ce lien : ARDI 2015

Des situations très hétérogènes

Le Gabon, le Nigéria, le Ghana et le Mozambique offrent des dynamiques comparables en termes de démographie et d’urbanisation ce qui a eu pour conséquence une maturation plus rapide du secteur avec des distributeurs locaux déjà implantés et d’autres grands acteurs qui ont entamé la conquête de ces marchés. Il faut donc adresser ces marchés sans perdre de temps, avant que les « pionniers » prennent un avantage décisif, en installant leur marque et en s’assurant une clientèle fidèle.

Pour l’Angola, la Tanzanie, le Rwanda et le Sénégal, le marché offre encore une faible maturité. Bien que ces pays soient prometteurs en raison de l’évolution démographique favorable et des tendances récentes de croissance, le secteur de la distribution reste limité, fragmenté et encore peu structuré. Les meilleures opportunités dans ces marchés tournent autour de l’offre de produits de grande consommation de base à bas prix.

Le Botswana, la Namibie et surtout l’Afrique du Sud disposent des secteurs de la vente de détail les plus structurés et de la présence déjà existante de distributeurs internationaux. Ces marchés offrent des opportunités aux détaillants qui peuvent à leur tour offrir des produits et des formats différenciés qui plaisent à la classe moyenne croissante et à des citoyens déjà sensibilisés.

« Si, à l’instar de la Fnac qui vient de l’annoncer, les grands distributeurs français prennent la mesure des marchés africains francophones, ils demeurent pour la plupart attentistes sur les marchés anglophones et lusophones, pourtant plus prometteurs à court terme comme le montre ce baromètre, conclut Eric Sauvage. Les raisons sont multiples, mais aucune n’est indépassable.»

 

Un film qui donne envie de découvrir le Congo

C’est une initiative rare et qui doit être soulignée !

Un film est en train d’être produit sur le Congo afin de mettre en avant ce merveilleux pays, mais aussi et surtout les Congolais, la nature et la culture de cette partie de l’Afrique

A découvrir ici pour la première partie…

Thierry Barbaut

Le pape François ira en Afrique, précisément au Kenya, Ouganda et Centrafrique

C’est un évènement majeur pour des millions d’Africains qui suivent avec attention le pape François qui est de plus en plus proche de ses fidèles à travers le monde.

La première date sera au mois de Novembre, les pays seront certainement Le Kenya, l’Ouganda et la Centrafrique, pays qui vient d’annoncer justement un probable report des élections…

Le pape François devrait se rendre pour la première fois de son pontificat en Afrique au mois de novembre prochain.

Selon le nonce apostolique au Kenya et au Sud Soudan, Mgr Charles Daniel Balvo, qui s’est confié à une agence de presse catholique africaine, le pape devrait visiter le Kenya, l’Ouganda et la République Centrafricaine du 25 au 30 novembre mais le Vatican n’a pas encore officiellement confirmé ce déplacement. Par ailleurs François est attendu à Cuba et aux Etats-Unis du 19 au 28 septembre.

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Ces trois pays sont touchés par des crises graves comme l’Ouganda avec la LRA e Joseph Kony, la Centrafrique avec les rebelles Sélékas et le Kenya dont les attaques des Shebabs et les différents attentats ensanglantent le pays…

Mireille Modoi

Les filiales d’Orange Afrique changent de directeurs

Orange Afrique
Orange Afrique

Orange a procédé, en accord avec ses partenaires locaux, à la nomination des Directeurs Généraux suivants de quatre de ses filiales en Afrique et au Moyen-Orient :

  • Eric Bouquillon est nommé Directeur Général d’Orange Guinée. Il succède à Alassane Diene,
  • Alassane Diene est nommé Directeur Général d’Orange Mali. Il succède à Jean-Luc Bohé,
  • Jérôme Hénique est nommé Directeur Général de Jordan Telecom. Il succède à Jean-François Thomas,
  • Thierry Marigny est nommé Directeur Général Adjoint de Sonatel au Sénégal. Il succède à Jérôme Hénique.

Ces prises de fonctions seront toutes effectives d’ici le 13 septembre 2015.

A cette occasion, Marc Rennard, Directeur Exécutif International d’Orange pour la zone Afrique, Moyen-Orient et Asie, a déclaré : « Les nouveaux Directeurs Généraux sont tous des managers expérimentés du secteur des télécoms. Ils vont poursuivre et amplifier le développement de leur filiale respective dans un monde plein d’innovation. Leur contribution sera très importante pour le Groupe Orange au moment où celui-ci-accélère son développement en Afrique et au Moyen-Orient ».

Eric Bouquillon, nouveau Directeur Général d’Orange Guinée, est diplômé de l’Université des Sciences et Techniques de Lille. Il a une expérience de 30 ans au sein du Groupe Orange. Après une carrière commerciale, essentiellement au service des centres d’appels en France et en Pologne, il a été nommé Directeur d’une Unité d’Assistance Technique. Il était, depuis 2010, Directeur Général et Directeur Orange Réunion et Mayotte, poste qu’il a occupé jusqu’à présent.

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Alassane DIENE, nouveau Directeur Général d’Orange Mali, est diplômé de l’Institut des Techniques Economiques et Comptables de Toulouse et titulaire du Diplôme d’Etudes Comptables Supérieures. Il a une expérience professionnelle de 29 ans dans le secteur des télécoms. Il a évolué notamment dans le domaine de l’Audit interne, du Contrôle de Gestion, de la Stratégie et des RH. Il a été Directeur de l’Audit et du Contrôle de Gestion, puis Directeur des Ressources Humaines de Sonatel. Il a ensuite dirigé la filiale Orange Guinée depuis son lancement en Novembre 2007 pour en faire l’opérateur leader sur son marché.

Jérôme Hénique, nouveau Directeur général de Jordan Telecom, est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’Ecole Nationale Supérieure des Postes et Télécommunications. Il a une expérience professionnelle de plus de 20 ans au sein du Groupe Orange. Après une carrière de consultant en Stratégie, il a occupé des postes de direction dans plusieurs pays (Espagne, France et Sénégal) et a eu des responsabilités dans les activités du fixe et du mobile, auprès d’opérateurs historiques ou challengers, notamment comme Directeur Marketing de filiales puis Directeur Marketing Groupe Orange. Depuis 2010, il était Directeur Général Adjoint du Groupe Sonatel.

Thierry Marigny, nouveau Directeur général adjoint de Sonatel, est diplômé de Telecom Management et titulaire d’une Maitrise et d’un DESS de Gestion des Télécommunications de l’Université Paris Dauphine. Après des expériences dans le Conseil, il a occupé plusieurs fonctions opérationnelles en particulier de Directeur Marketing et Ventes de Mobistar, Directeur Général Adjoint de l’opérateur mobile Cellis (Liban), fondateur et Directeur Général de la start-up Cityneo et  Directeur Général d’Orange Tunisie. Dernièrement il était le Directeur de la Marque, et a lancé la nouvelle évolution de la Marque Orange sur tout le périmètre international du Groupe.

Début du procès Ntaganda à la Cour pénale Internationale

General Bosco Ntaganda

Bosco Ntaganda, ancien chef d’état-major général adjoint des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), est accusé de 13 chefs de crimes de guerre et de 5 chefs de crimes contre l’humanité

Le 2 septembre 2015, le procès dans l’affaire Le Procureur c. Bosco Ntaganda s’est ouvert devant la Chambre de première instance VI de la Cour pénale internationale à La Haye, Pays-Bas. Bosco Ntaganda est accusé de 13 chefs de crimes de guerre et de 5 chefs de crimes contre l’humanité qui auraient été commis en 2002-2003 en Ituri, en RDC. Le procès se tient devant la Chambre de première instance VI, qui est composée de M. le juge Robert Fremr, juge président, de Mme la juge Kuniko Ozaki et de M. le juge Chang-ho Chung.

General Bosco Ntaganda
General Bosco Ntaganda

L’ouverture du procès a débuté par la lecture des charges retenues à l’encontre de M. Ntaganda. M. le juge président Robert Fremr s’est assuré que l’accusé a compris la nature des charges à son encontre. L’accusé a plaidé non coupable. Le Procureur de la Cour, Mme Fatou Bensouda, et le premier substitut du Procureur, Maître Nicole Samson, ont ensuite pris la parole pour une déclaration liminaire.

Les audiences reprendront demain, 3 septembre 2015, avec les déclarations liminaires des Représentants légaux des victimes, Maîtres Sarah Pellet et Dmytro Suprun, puis du Conseil de la Défense de M. Bosco Ntaganda, Maître Stéphane Bourgon. M. Ntaganda pourrait également faire une déclaration orale sans prêter serment. Après une courte interruption, la présentation des preuves de l’Accusation débutera le 15 septembre 2015 avec la comparution du premier témoin.

Contexte : Bosco Ntaganda, ancien chef d’état-major général adjoint des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC) est accusé de 13 chefs de crimes de guerre (meurtre et tentative de meurtre ; attaque contre des civils ; viol ; esclavage sexuel de civils ; pillage ; déplacement de civils; attaques contre des biens protégés ; destruction de biens de l’ennemi ; et le viol, esclavage sexuel, enrôlement, et conscription d’enfants soldats âgés de moins de quinze ans et leur utilisation pour les faire participer activement à des hostilités) et de 5 chefs de crimes contre l’humanité (meurtre et tentative de meurtre de civils ; viol ; esclavage sexuel ; persécution ; et transfert forcé de populations) qui auraient été commis en 2002-2003 en Ituri, en RDC. M. Ntaganda est actuellement détenu par la Cour.

Somalie: une cinquantaine de soldats Ougandais de l’Amisom tués par les Shebabs

Les soldats Ougandais victimes de l’attaque des Shebabs sont membres de l’AMISOM qui est la Force de L’Union Africaine en Somalie.

soldats-ougandais-amisom

Une attaque terrible à eu lieu en Somalie dans la région du Sud appelée Basse Shabelle, les soldats Ougandais de l’AMISOM visés.

Il y aurait plus de 50 disparus ou tués sur les 150 soldats Ougandais de l’AMISOM présents sur place. Au vu de la gravité de l’attaque et de l’intensité des affrontements il est néanmoins possible que des soldats se soit cachés et ne puissent être comptabilisés à l’heure actuelle.

Les Shebabs seraient en train de faire régner un régime de terreur à la fois sur les populations mais aussi médiatiquement en attaquant régulièrement différentes bases armées. Leurs stratégie est de faire régner le chaos afin de détruire administration et état et ainsi de pouvoir mettre la main sur le pays sans compter les incursions à répétition au Kenya.

La mission de l’Union africaine en Somalie, généralement appelée AMISOM (acronyme de l’anglais African Union Mission in Somalia), est une mission régionale de maintien de la paix menée par l’Union africaine avec l’aval des Nations unies. Elle compte actuellement 5 250 soldats, dont 2 550 fournis par le Burundi et 2 700 par l’Ouganda.

Elle a été créée par le Conseil pour la paix et la sécurité de l’Union africaine le 19 janvier 2007 avec un mandat de six mois et autorisé par le Conseil de sécurité des Nations unies le 21 février 2007, dans sa résolution 1744. Dans sa résolution 1772 du 20 août 2007, le Conseil de sécurité des Nations unies encourage l’AMISOM à soutenir le gouvernement fédéral de transition, mettre en œuvre une stratégie de sécurité nationale, former les forces de sécurité somaliennes, et contribuer à créer un environnement sûr pour la distribution de l’aide humanitaire.

Des informations sur les faits seront publiés rapidement.

Thierry Barbaut

Les itinéraires Nairobi Transit désormais disponibles sur Google Maps

Google Maps passe un cap important en permettant la navigation et les itinéraires en Afrique de l’Est

À partir d’aujourd’hui, grâce à Google Maps, les habitants de Nairobi et les personnes de passage dans la capitale pourront planifier leurs itinéraires en transport en commun.

En collaboration avec Digital Matatus, les informations concernant les itinéraires des bus et des matabus (minibus/ minivans utilisés pour les transports en commun) sont désormais accessibles gratuitement sur maps.google.co.ke.

Cette nouvelle fonctionnalité proposée sur Google Maps permettra à toute personne résidant à Nairobi de trouver rapidement et facilement le meilleur itinéraire, que ce soit pour se rendre dans le parc le plus proche ou pour traverser l’agglomération de Komarock à Kawangare.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de notre mission visant à faire de Google Maps un outil plus complet, plus précis et plus utile pour des millions d’usagers à travers le monde qui empruntent les bus et les matatus pour se déplacer. Résultat de la coopération étroite entre Digital Matatus et Google, Nairobi a rejoint les quelque 2 800 villes qui bénéficient déjà de cette fonctionnalité utile et pratique, notamment Lagos, Johannesburg, Tokyo et Sydney.

Google Transit est une fonctionnalité gratuite pour tous, disponible sur Google Maps à partir de votre navigateur web, ainsi que sur Google Maps pour mobile sur plateformes Android et iOS. Pour planifier un itinéraire, il suffit de cliquer sur le bouton « Itinéraire » dans Google Maps, puis de cliquer sur l’icône « Transport public » avant d’entrer votre lieu de départ et de destination. Le logiciel calcule l’itinéraire le plus rapide pour vous rendre du point A au point B et propose le moyen de transport le mieux adapté à votre temps de parcours.

Evans Arabu, Directeur du programme

Burundi : nouveau gouvernement, persistance de la controverse

Alain Aimé Nyamitwe, ministre des Affaires étrangères.

Le président Nkurunziza vient de nommer le gouvernement pour son nouveau mandat.

Cependant, l’opposition élève le ton et promet de tout faire pour bloquer ce mandat

Un gouvernement pour un nouveau mandat est déjà en exercice depuis ce mardi 25 août 2015. Le constat est que la composition de cette équipe est renouvelée à grande majorité. Alain-Guillaume Bunyoni est à la tète de la sécurité publique et Nestor Bankumukunzi, qui était jusqu’alors directeur de la Télévision nationale, passe aux commandes du ministère des Télécommunications et Communication.

On remarque aussi la présence de ministres en provenance des rangs d’Agathon Rwasa. Ceux-ci héritent de cinq portefeuilles : Bonne gouvernance, Fonction Publique et Emploi, Transports et Travaux publics, Jeunesse et Sports ainsi que le ministère du Développement communal.

Aimée-Laurentine Kanyana, jusqu’à ce 25 août magistrate à la Cour constitutionnelle, remplace Pascal Barandagiye qui occupe le portefeuille de l’Intérieur en remplacement d’Edouard Nduwimana élu 2ème vice-président de l’Assemblée nationale.

Dans ce gouvernement, cinq ministres conservent leurs postes. Alain Aimé Nyamitwe reste aux Affaires étrangères, Côme Manirakiza garde l’Energie et Mines, Emmanuel Ntahomvukiye reste à la Défense, Léontine Nzeyimana reste ministre à la présidence chargée des Affaires de la Communauté est-africaine (EAC) et Tabu Abdallah Manirakiza garde le portefeuille des Finances et du Budget.

Alain Aimé Nyamitwe, ministre des Affaires étrangères.
Alain Aimé Nyamitwe, ministre des Affaires étrangères.

 

Certaines voix estiment que les quotas ethniques imposés par la Constitution ont été respectés. Ce gouvernement comporte, en effet, 12 ministres hutu (60%), huit tutsi (40%) ainsi que 6 ministres femmes (30%).

Le gouvernement est formé mais l’opposition réunie au sein du CNARED (Conseil National pour le Respect de l’Accord d’Arusha pour la paix et la Réconciliation au Burundi et la Restauration de l’Etat de Droit) exige le départ immédiat de Nkurunziza car, selon elle, « il est nommé par un président qui a violé la Constitution et les Accords d’Arusha ». Le CNARED veut négocier le départ du président Nkurunziza. En cas de résistance, cette formation politique d’opposition promet de recourir à la force.

Gaspard Maheburwa

Boko Haram, enjeux, impacts et déstabilisation économique

Première puissance  économique et démographique d’Afrique, le Nigéria est perturbé dans son élan vers l’émergence par le mouvement djihadiste Boko Haram qui signifie littéralement « l’éducation occidentale est un pêché ». Une nébuleuse qui, depuis qu’elle a fait  allégeance à Deach, se fait appeler « Etat islamique en Afrique de L’Ouest ».

En une dizaine d’années, Boko Haram a fait plus de 15000 morts, d’une simple secte extrémiste qui prônait l’application rigoureuse de la charia,  elle est devenue un véritable groupe armé qui effectue des opérations terroristes faites d’attentats et d’enlèvements, et même des actes de guerre de grandes envergures.

Elle a réussi à conquérir un vaste territoire dans le nord-est du Nigeria, en mettant au passage en déroute la première armée de l’Afrique de l’Ouest. Comme si cela ne suffisait pas, il y deux ans, la secte djihadiste a commencé à s’attaquer aux pays voisins du Nigeria que sont le Cameroun, le Tchad et le Niger, bien qu’ayant commis pas mal dégâts, elle a rencontré une résistante farouche opposée par les armées de ces pays qui, non seulement ne lui ont pas cédé un centimètre de territoire, mais lui ont infligé de lourdes pertes en matériel et en homme. Mieux, les chefs d’Etat des pays concernés viennent de mettre sur pied une force multinationale avec une mission claire : mettre hors d’état de nuire la secte islamiste Boko Haram.

Mais en attendant, les incompréhensions demeurent et les questions fusent de partout.

Au juste, qui est Boko Haram et qui est derrière cette nébuleuse? Comment la secte est née, quelle sont ses motivations, quelle est son organisation, comment et où recrute-elle ses adeptes? Qui sont ses dirigeants? Abubakar Shekau est-il mort ou vivant? Comment la secte se ravitaille-t-elle, d’où tire-t-elle ses ressources? Quelle sont ses connexions avec l’Etat Islamique? Quelle sont les conséquences de cette guerre sur l’économie des pays de la sous région, quel est l’impacte de cette situation sur le double plan sociale et humanitaire?

Des questions et d’autres auxquelles tente d’apporter des éléments de réponses M. Thierry BARBAUT sur le plateau de la Voix de la Diaspora, une émission de SopieProd.

thierry-barbaut-interview-nigeriaAuteur de plus de 1 500 articles sur l’Afrique et reportages « terrain »​. Rédacteur de 210 documents sur l’Afrique et les nouvelles technologies entre 2013 et 2015 dont dossiers, études et enquêtes. Thierry BARBAUT est un homme multidimensionnel.  Directeur de l’Agence Stratégie Afrique (www.strategie-afrique.com), il a déployé des activités d’audits et de conseils pour des entreprises en synergie avec l’Afrique. Fondateur de plusieurs médias Internet  dont Info Afrique www.info-afrique.com.

Fondateur de l’association Solidarité Digitale dont l’objectif est l’aide au développement par les nouvelles technologies en Afrique. Passionné du continent Africain, de géopolitique, des peuples et de leurs cultures, il dispose d’une expérience de projet terrain depuis 1989. Il est ce qu’on peut appeler aujourd’hui un spécialiste de l’Afrique.

Entre deux voyages en Afrique justement, il a accepté de répondre aux questions de notre rédaction.

 

Article publié sur le média www.camer.be

Mireille Modoi

Changement climatique : l’action de l’homme contribue énormément au Burundi

Recherche du trésor minéral sur la colline Mboza en province de Bujumbura

Si aujourd’hui le Burundi est menacé par la recrudescence de la crise politique, il est aussi menacé par des calamitées dues au changement climatique. Dans beaucoup d’endroits, nous remarquons des glissements de terrains qui, souvent, emportent sur eux des hommes et d’autres êtres vivants.

Les collines qui étaient à un certain moment habillées d’arbres sont aujourd’hui dénudées car la population se sert du bois pour la cuisson, la construction, la menuiserie,…mais celle-ci oublie d’en planter d’autres en guise de remplacement. A la recherche de minerais, les gens creusent anarchiquement et laissent des trous non bouchés. Tout ça nuit à l’environnement et contribue au changement climatique.

Recherche du trésor minéral sur la colline Mboza en province de Bujumbura
Recherche du trésor minéral sur la colline Mboza en province de Bujumbura

La construction de routes pavées surtout en mairie de Bujumbura a occasionné la naissance de chantiers de concassage manuel de pierres dans beaucoup de communes de la province de Bujumbura. Certains de ces chantiers sont gérés par des gens souvent sous-informés au niveau des conséquences du changement climatique. Si le rythme d’extraction de ces pierres reste le même, certaines collines disparaitront à tout jamais et les conséquences auront doublé d’ici quelques années si des mesures adéquates de gestion de ces carrières ne sont pas prises à temps. En plus, il appartient à tout un chacun d’évaluer les conséquences déjà enregistrées depuis un certain temps pour être conscient du danger qui menace tout le monde.

La prévention des Risques Psychosociaux en Côte d’Ivoire, un fort enjeu sanitaire et économique

Lorsque je suis arrivé en Côte d’Ivoire, il y a 4 ans, lors de mes premières interventions en entreprise (formations et conseil), à l’évocation du stress professionnel et des risques psychosociaux, les réactions furent sans équivoques : « il n’y a pas de stress ici, c’est affaire de blancs !! ».

Mais quelques années plus tard, avec l’intensification de la concurrence et de la compétition entre les entreprises, la complexification des relations professionnelles en interne et en externe mais aussi l’augmentation des accidents cardio-vasculaires notamment chez les jeunes managers, une prise de conscience émergent chez les dirigeants et managers Ivoiriens sur l’importance de prévenir les risques psychosociaux.

Au cœur de ces enjeux : la santé des collaborateurs et la profitabilité des entreprises.

Risques psychosociaux ? Mais de quoi parle-t-on au juste ?

Les risques psychosociaux correspondent aux risques pour la santé physique, psychologique et sociale engendrés par des conditions d’emploi et des facteurs organisationnels et relationnels inadaptés ou aversifs. Ils génèrent donc un stress négatif chez les salariés qui les subissent.

Les conséquences des risques psychosociaux se traduisent sur l’organisation par  une altération de l’outil de travail :

  • Augmentation du turn over et de l’absentéisme
  • Désengagement des salariés
  • Retard de production
  • Baisse de la performance
  • Rétention de l’information
  • Conflits

Au niveau individuel les conséquences de ce stress négatif peuvent être dramatiques pour la santé des collaborateurs avec l’apparition de maladies professionnelles telles que :

  • Les troubles musculo-squelettiques
  • ulcères
  • Le burn –out
  • La dépression
  • Risque de suicide (même si les collaborateurs Ivoiriens sont moins exposés car protégés par le soutien social)
  • Accident cardio-vasculaire (AVC)

Les causes sont multifactorielles :

  • Management inadapté
  • Inadéquation homme/tâche/environnement
  • Rivalité en interne
  • Surcharge de travail causée par la concurrence en externe
  • Problème de vie privée, budget familial
  • Situation d’instabilité et de crise politique…..

risques-phsycologique

Dans les pays industrialisés le coût des risques psychosociaux s’élève à 4% du PIB, 7 Milliards d’Euros pour la France en 2003. On oppose hélas souvent performance économique et bien-être au travail. Or, les recherches Anglo-Saxonnes menées depuis plus de 30 ans en médecine, psychologie de la santé et neurosciences attestent qu’un salarié épanoui est plus performant. Ces études démontrent la forte corrélation entre la santé, le bien-être et la performance économique. On ne voit pas comment la Côte d’Ivoire échapperait à ce constat scientifiquement démontré.

Risques Psychosociaux et risques d’AVC chez les cadres ….une bombe à retardement en CIV

Je souhaite attirer l’attention de tous concernant une étude menée par une jeune doctorante en médecine en 2002. Lors de sa thèse : « facteurs de risques cardiovasculaire chez les managers Ivoiriens », Joséphine Nkoy Belila démontre que 87% des managers ivoiriens souffraient de stress chronique et 18% d’ Hyper Tension Artérielle (contre 9 % en moyenne chez les populations de l’Afrique de l’ouest). Les conclusions de sa thèse sont alarmantes. En effet elle prévoit, au regard de la fragilité génétique de cette population (parois vasculaires plus fines chez les Africains de l’ouest), du haut niveau de stress généré par leurs insertions professionnelles, condition de travail (stratégies managériales non adaptées) et une mauvaise alimentation, une augmentation de 50% des AVC chez les cadres et managers d’ici 2020.

Ces prévisions dramatiques sont mises en relief par de nouvelles recherches qui soulignent que le risque d’AVC augmente de 75% chez les salariés travaillant plus de 55 heures/semaine (la morbidité pour les salariés travaillant 35 heures étant de 4,5/1000).

Outre les AVC, les accidents du travail et les maladies professionnelles sont vécus comme des traumatismes pour les victimes mais aussi leurs collaborateurs et leurs conséquences impactent négativement moralement et financièrement la société qui les emploient. Ils altèrent la cohésion et l’engagement des salariés, d’où la nécessité de développer une politique RH d’observation et de prévention des risques psychosociaux, visant à protéger la santé des salariés.

En conclusion…..

Depuis que je suis en Côte d’Ivoire, au sein de mes interventions, aucune entreprise n’a été épargnée par les AVC. Les salariés rencontrés témoignent avec stupeur de la disparition de leurs collègues, d’autant plus choquante lorsqu’il s’agit d’un trentenaire en pleine possession de ses moyens !

Face à ces risques morbides générés (entre autre) par l’industrialisation et la concurrence, repenser le travail devient une nécessité d’ordre sanitaire et économique. Une étude menée par des cabinets d’assurances Canadiens démontre que chaque Dollar investi dans la prévention des risques psychosociaux permet d’économiser 6 Dollars.

La prévention (qui mérite plusieurs articles à elle seules !)  doit commencer par la création d’indicateurs de risque permettant de dresser un état des lieux et évaluant des points de vigilance afin de proposer une réponse adaptée à la situation.

Ensuite elle peut s’opérer à différents niveaux :

  • politique RH adaptée, management, recrutement, organisation du travail et conduite du changement : La création de cellules spécialisées me parait des plus pertinentes (cellules dédiées à l’étude de la performance, de la recherche et implémentation de stratégies innovantes et adaptées).
  • Politique de formation spécifique visant à sensibiliser et éduquer les collaborateurs quant à leur capacité à gérer leur stress.
  • Prise en charge des collaborateurs en situation de détresse.

Si travailler plus peut nuire à la santé, travailler mieux représente une alternative écologique pour les collaborateurs et rentable pour les entreprises.

Pour contacter l’auteur, Olivier Cavernes,  et bénéficier de conseils d’expert envoyer un email en cliquant ici

Olivier Cavernes
Olivier-Cavernes

Startup Connect 2015 pour une économie moins dépendante de l’industrie minière en R.D.Congo

L’initiative Startup Connect voudrait œuvrer dans la promotion de jeunes entreprises dotées d’énormes potentiels pour la diversification de l’économie congolaise.

A travers ses activités de type think tank organisées tout au long du mois d’août 2015 en groupes des discussions (focus group) avec des jeunes entrepreneurs dans les villes de Lubumbashi et de Kolwezi, l’initiative Startup Connect pose la problématique d’actions à envisager afin d’opérer dans une économie moins dépendante de l’industrie minière dans les régions minières du sud-est de la République Démocratique du Congo.

Considérant à cet effet l’expérience de nombreux entrepreneurs congolais dans la ville de Kinshasa qui ont pu bâtir un environnement d’affaires où les activités s’inscrivent en majorité  dans le domaine des services, sachant bien qu’aucune exploitation des ressources naturelles n’a lieu dans cette ville et province de la République Démocratique du Congo, l’initiative Startup Connect se dote d’un modèle de travail fondé sur le principe d’intelligence collective en vue de partager l’expérience des entrepreneurs opérant déjà dans des secteurs parallèles à ceux de la chaîne d’approvisionnement dans l’industrie minière et de pousser la créativité des jeunes entrepreneurs qui rejoignent cette initiative à la création d’une économie moins dépendante de l’industrie minière.

 

70% des jeunes de la région sont enthousiasmés à travailler dans l’industrie minière

La reprise des activités d’exploitation des ressources naturelles en République Démocratique du Congo au cours de la décennie 2005 – 2015 est à juste titre considérée comme l’un des secteurs ayant activement contribué à l’augmentation graduelle du taux de croissance économique enregistrée dans les pays depuis peu.

Le gros de ces activités d’exploitation s’inscrivant principalement dans le secteur minier et essentiellement concentré dans la partie sud-est du pays se caractérise par une exploitation artisanale d’une part et par une exploitation industrielle d’autre part.

Pour les deux cas de figure, l’exploitation minière s’est imposée comme une filière créatrice du grand nombre d’emplois, au sens large du terme et sans dissociation de ceux dits « formels » et de ceux dits « informels », dans cette région du pays.

Pour les provinces du Haut-Katanga et du Haut-Lomami, où l’exploitation largement industrielle des minerais du cuivre et du cobalt cohabite avec des poches d’exploitation artisanale, exercer un emploi dans la filière minière de manière régulière en tant qu’employé d’une entreprise reconnue par la loi congolaise en la matière ou irrégulière en qualité de creuseur artisanal ou d’intermédiaire commercial de la chaîne d’exploitation artisanale, est perçu socio-culturellement comme un travail à rémunération honorant l’homme et la communauté. Ce qui explique l’enthousiasme de 70% des jeunes rencontrés lors de nos enquêtes dans les villes de Lubumbashi, Kolwezi, Likasi et dans les cités de Kipushi, Fungurume, Pweto, à travailler dans le secteur minier.

 

Au milieu de ceux qui n’ont pas pu se trouver un emploi dans la filière minière, nous avons rencontré une autre catégorie des jeunes dotés d’une imagination poussée au point qu’ils sont parvenus à entreprendre pour leur propre compte et  en qualité des fournisseurs des services, biens de consommation et d’équipement divers aux entreprises minières de la région.

Pour la plupart issue de l’industrie minière, ces jeunes entrepreneurs ont une connaissance approfondie des besoins des opérateurs miniers et font tant soit peu concurrence aux fournisseurs provenant des pays de l’Afrique australe ; quoique ces derniers sont perçus comme une menace pour les entrepreneurs locaux au regard de leur avance en matière d’accès à un système financier efficace pour les PME, aux nouvelles technologies et de la qualité des produits/services fournis.

 

Entreprendre dans la chaîne d’approvisionnement de l’industrie minière ou rien.

L’enregistrement en tant que fournisseur agréé auprès d’une société minière relève du parcours du combattant pour le jeune entrepreneur.

S’il parvient à être inscrit dans la liste des fournisseurs, son chiffre d’affaires demeure toutefois précaire vu la concurrence locale entre les fournisseurs. La chute du prix des minerais sur les marchés mondiaux se traduit par une réduction du volume d’investissement et d’achats de la part de ces multinationales, cet état de fait fragilise directement les petits entrepreneurs.

Pour les entrepreneurs n’étant pas issus de l’industrie minière comme ex-employé et pour ceux n’ayant aucun carnet d’adresses enrichi aux contacts de ceux qui y travaillent, pénétrer ce cercle hermétiquement fermé relève d’un grand défi. La guerre pour l’obtention des marchés va au-delà de la compétitivité pour ne considérer que l’affinité entre le demandeur et le fournisseur.

Par conséquent, peu d’entrepreneurs font de « bonnes affaires » et rien ne garantit un épanouissement durable de ceux qui réalisent des opérations de type vache à lait avec les opérateurs miniers. Ce type d’opérations est précaire vu qu’il se repose souvent sur des affinités proches ou lointaines entre l’entrepreneur et certains acteurs de la filière des approvisionnements.

She always looks her best at work

Des opportunités entrepreneuriales moins dépendantes de l’industrie minière

Avec une population active estimée à près de 8 millions d’habitants, une superficie de 497 000 km², soit environ la taille de l’Espagne, le marché local de la région sud-est de la République Démocratique du Congo, et particulièrement dans celle du Haut-Katanga et du Haut-Lomami, offre d’énormes opportunités d’affaires dans lesquelles les entrepreneurs les plus innovant peuvent s’épanouir.

Le potentiel démographique présente particulièrement une opportunité de croissance rapide pour les filières de la manufacture, de la grande distribution (« retails ») et des services.

A lui seul, le secteur de l’industrie agro-alimentaire dépend largement des importations en provenance des pays  voisins. Pour un produit comme la farine de maïs, localement appelée « Bukari », une étude fournie par l’agence conseil en communication CREABOX révèle que 10 marques sur les 12 présentes sur le marché sont importées de la Zambie. Ce même constat s’applique également sur bien d’autres produits de consommation notamment dans la biscuiterie, les huiles végétales, les garnitures s’appliquant sur les pains notamment le beurre d’arachide, l’œuf de table et bien plus.

A côté de celui-ci le pays entier compte 66.8% de taux d’alphabétisation (15 ans et +), 49% Taux de pénétration de la téléphonie mobile, 6 acteurs principaux et 2,5% de taux de pénétration d’Internet. Ces facteurs représentent une part non négligeable dans l’usage du numérique pour la création des richesses en République Démocratique du Congo à travers l’entreprenariat dans le domaine de l’éducation, des services sociaux de base et du commerce.

A ce propos, nous considérons que le potentiel ci-haut présenté dans le grand secteur des services est une manne d’or aux opportunités grandissantes pour les nouvelles technologies appliquées à la finance, aux télécommunications, à la télévision payante et au commerce des détails. Tout en ajoutant à ces derniers, les services hôteliers, le transport et l’énergie pour laquelle les alternatives d’énergies renouvelables sont d’une importance capitale pour combler le déficit en eau et en courant électrique que connaissent les agglomérations urbaines et rurales de la région.

Aux prises avec ces différentes opportunités qu’offre la région, l’initiative Startup Connect tend vers la mise en commun des expériences et des innovations des jeunes entrepreneurs congolais pour la création d’un business hub destiné à diversifier l’économie nationale de la République Démocratique du Congo.

C’est dans cette optique que s’inscrit sa campagne d’enregistrement des Startups (entreprises et personnes physiques) pour le grand rendez-vous Startup Connect 2015 le 26 et 27 novembre à Lubumbashi au Centre Arrupe (Av Kilela Balanda) en vue de connecter les plans d’affaires de ces derniers aux offres des institutions et sociétés financières (banques, fonds d’investissements et investisseurs privés, fondations) invitées à cet effet.

L’inscription se fait uniquement en ligne à l’adresse ci-dessous

Formulaire en ligne : www.creaboxcom.com/startupco

Les inscriptions seront clôturée le 15 Septembre 2015 L’entreprenariat féminin est vivement encouragé

Les secteurs concernés :

  1. Les services financiers
  2. L’agro-alimentaire
  3. L’environnement et le développement durable
  4. La Construction, le bâtiment et travaux publics
  5. L’énergie « eau et électricité »
  6. Les services
  7. L’industrie (mécanique, chimique, électronique, etc.)
  8. Transport & Logistique
  9. Nouvelles Technologies
  10. Entreprenariat féminin

Hamidou Elebe jeune entrepreneur visionnaire. Directeur de l’agence Marketing & Publicité Creabox Communication

Les forces armées africaines doivent s’unir pour éviter une grave crise dans leurs capacités de réaction et une nouvelle détérioration de la sécurité en Afrique

Le dernier rapport de Think Security Africa relève neuf changements clés dans le domaine de la défense nationale en Afrique

Le dernier rapport de Think Security Africa (http://www.thinksecurityafrica.org) se concentre sur le financement des forces armées et sur les mesures requises pour prévenir une grave crise de la capacité de réaction des armées africaines.

Télécharger le rapport : http://thinksecurityafrica.org/research/financing-african-militaries

Le rapport, intitulé  « Prêt à servir : Financer les forces armées africaines et assurer leur capacité de réaction » relève neuf changements clés dans le domaine de la défense nationale en Afrique et explique comment ces changements se traduisent en nouvelles priorités budgétaires et en défis administratifs. Les résultats clés du rapport démontrent, au moyen d’infographies et de cartes, la nécessité de définir de nouvelles priorités en matière de financement des forces armées africaines ainsi que de nouvelles perspectives dans l’attribution des ressources. Il s’agit de faire en sorte que les forces armées africaines conservent et développent leur capacité à garantir la défense nationale.

think-security-africa

Plus spécifiquement, le rapport souligne le fait que 18 % des forces armées africaines souffrent de crises existentielles et que 35 % d’entre elles entreprennent des opérations qui s’inscrivent hors de leurs activités normales en temps de paix. Tout ceci se produit dans un contexte d’incertitude budgétaire croissante, précipitée par la chute brutale des prix des matières premières.

« Si l’augmentation des opérations militaires en Afrique se poursuit parallèlement à celle des incertitudes budgétaires, les forces armées et les donateurs devront probablement changer leurs priorités de financement afin de garantir le bon déroulement des opérations. En outre, les forces armées devront coopérer plus étroitement aux niveaux administratifs et opérationnels et les sous-traitants de la défense devront probablement modifier leurs méthodes de commercialisation et d’approvisionnement, » déclare Adunola Abiola, fondatrice de Think Security Africa

Avant de parvenir à ses ultimes conclusions, le rapport évalue et décrit les changements survenus dans l’environnement de la défense en Afrique ainsi que les exigences en termes de financement opérationnel. Il propose des orientations visant à aider les forces armées africaines et leurs partenaires stratégiques à relever les défis financiers et administratifs de façon à améliorer la capacité de réaction des armées Africaines. En particulier, il appelle les forces armées africaines à envisager la mise en commun (à certains niveaux) de leurs achats et à parler d’une seule voix afin de réduire les lourdeurs administratives

Le rapport peut être téléchargé sur le site : http://thinksecurityafrica.org/research/financing-african-militaries

Mireille Modoi

Livre « Coup de cœur été 2015 » : Congo, une histoire de David Van Reybrouck

Congo, une histoire un livre de David Van Reybrouck

C’est bien plus que le coup de cœur de l’été 2015, un des meilleurs ouvrage que j’ai pu lire depuis 25 ans. J’avais adoré l’année dernière, lors de mon voyage au Rwanda, Burundi et RDC, le livre « Radio Congo », mais ici c’est véritablement un chef d’œuvre logiquement issu d’un travail de recherche et de documentation impressionnant !

thiery-train-nkayi-congo« Comme je partais en mission au Congo, j’ai commandé ce livre et c’est donc dès l’aéroport que je me suis immergé dans le Congo sans plus jamais lâcher l’ouvrage.

 Tout au long de mon périple au plus profond du pays j’ai pu mesurer à quel point le récit collait parfaitement à la réalité.

Et c’est sur le vol du retour survolant le gigantesque fleuve Congo dans un ultime long virage que j’ai clôturé deux voyages : celui que j’ai vécu personnellement au cœur du pays en pleine brousse, avec la dureté et la réalité que cela comporte et celui ou le livre m’a mené, partout au cœur de l’histoire du Congo et de manière palpitante, dans ce gigantesque pays aux mille visages.

J’ai ainsi aussi pu mesurer à quel point l’ouvrage et particulièrement les portraits et les témoignages sont saisissants. Ils permettent de mieux analyser le contexte social et politique du pays. » Thierry Barbaut

Congo, une histoire de David Van Reybrouck est une véritable « bible » sur le Congo (République Démocratique du Congo) l’ouvrage de plus de 800 pages au prix de 12 euros retrace l’intégralité de l’histoire de ce pays gigantesque de l’aube de l’humanité à aujourd’hui (2011 plus exactement). Le travail de recherche et bibliographique est inestimable.

Congo-une-histoireCongo, une histoire permet au lecteur non seulement de comprendre l’incroyable destin, parfois tragique et parfois heureux de ce pays, mais aussi de prendre pleinement conscience du rôle déterminant de la RDC dans l’échiquier de l’histoire de l’Afrique et du monde, de sa naissance à la colonisation en passant par la guerre, l’indépendance, la période de dictature de « papa » Mobutu et la nouvelle gouvernance de Kabila avec la déstabilisation complexe de la région du Kivu frontalière sur une partie Nord avec le Rwanda.

Comprendre et analyser ce livre permet non seulement de mesurer la puissance historique et économique du Congo, mais aussi de l’Afrique tout entière impactée directement par l’évolution géopolitique de la RDC.

Congo, une histoire c’est aussi une vue moderne et libérée de l’histoire fascinante de ce pays.

Le travail de David Van Reybrouck est remarquable, son initiative vient justement du fait qu’il a cherché a véritablement comprendre les engrenages de l’histoire qui amènent au  destin tragique du pays sans trouver d’ouvrage à la hauteur.

Je livre ici quelques passages clefs de l’ouvrage Congo, une Histoire, qui me semblent indispensables.

  • L’incroyable histoire de Disasi Makulo qui raconte comment des villageois « virent des fantômes sur le fleuve qui se déplaçaient sur des pirogues qui avancent toute seule, dans l’une se trouvait un être ressemblant à un albinos couvert des pieds à la tête, il était accompagné d’hommes noirs »
  • Comment les premiers colons prétendent sauver de la misère les premiers esclaves, surtout les enfants, en promettant une vie meilleure, prospère et surtout avec une éducation moderne.
  • Le fait que souvent les blancs avec leurs technologies semblaient immortels et cela véhiculait de nombreuses croyances rattachés à des pouvoirs impressionnants.
  • Les incroyables partages des régions du Congo entre pays Européens, et comment des territoires de plus de deux fois la France en superficie étaient échangés plusieurs fois par an.
  • L’arrivé en 1908 de la première voiture, une Mercedes.
  • La vie de Lutunu Bumtumgu qui en 1885 fut envoyé aux Etats Unis et revint avec des récits du monde moderne et surtout avec la première bicyclette, une révolution technologique.
  • La difficulté d’adaptation des missionnaires en face des rites et pratiques tribales ancestrales du Congo. Et les actes racistes et terribles de certains colons. Mais il est aussi mis en avant les nombreux actes de bravoure des colons qui dénoncèrent les odieuses pratiques de certains avec tous les risques que cela comportait.
  • La déstructuration du pays qui fait passer de la vie d’échange à la pratique commerciale et étatique, ou comment un pygmée qui tue un éléphant ne peut plus distribuer la viande mais doit donner à l’état et en vendre une autre partie.
  • Les premières formations politiques et les villes modernes avec Kinshasa et Kisangani, les régions et sous régions et l’installation des voies terrestres, maritimes et ferroviaires, avec le bouleversement économique et social que cela provoqua.
  • Les grandes phases de l’histoire, la colonisation, mais aussi avant, et après avec les deux grandes guerres ou le Congo joua un rôle déterminant et ou les autochtones virent pour la première fois le blanc perdre et mourir. Une phase qui déclencha certainement une grande partie de la suite des évènements et entraina la décolonisation.
  • Les grandes révoltes des Congolais comme en 1941 ou Léonard Mpoyi tenu tête aux colons et fut assassiné avec plus de 60 personnes au Kivu.
  • La décolonisation mal préparée et refusée par la Belgique puis acceptée maladroitement pour enfin plonger le Congo dans le chaos tout en tentant de tenir les rênes du pays…
  • Comment en 1961 la Belgique remet les clefs du pays, un Congo moderne et complexe inadapté à la situation avec des infrastructures dépendantes des administrations implantés par les colons. Un piège qui se refermera instantanément sur les Congolais.
  • Le fameux discours de Patrice Lumumba devant le roi Léopold… Qui fut certainement son arrêt de mort pour la suite.
  • Les luttes intestines pour le pouvoir qui firent arriver au pouvoir le jeune Mobutu, qui transforma le nom du pays en Zaire, la monnaie, la nationalité et tout ce qui fut possible…
  • La folie de Mobutu, de la fusée spatiale, aux massacres de son peuple et au système de corruption qui irradie toujours aujourd’hui le Congo.
  • La géopolitique avec le conflit du Rwanda et la complexité de la région, l’arrivée de Kabila et la place du Congo dans l’échiquier stratégique et économique de l’Afrique et du monde dans les années 2000.

Bonne lecture,

En savoir plus sur l’ouvrage avec l’éditeur Actes Sud

Thierry Barbaut

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