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Merck développe une puissante stratégie pour l’Afrique

Le Conseil d’Administration de Merck achève une semaine de visites dans dix pays africains

L’objectif est de multiplier par plus de 2 les ventes en Afrique pour atteindre environ 500 millions d’€ en 2020

Merck, une entreprise leader en sciences et technologie, a annoncé aujourd’hui qu’elle envisage de renforcer considérablement sa présence sur le continent africain au cours des cinq prochaines années, et compte sur l’esprit d’entreprise de la région et sa capacité d’innovation pour se développer.

“Merck est déterminée à soutenir la bonne santé des familles, des communautés et des économies en Afrique” déclare Karl-Ludwig Kley, Président du Conseil d’Administration et Président-Directeur Général de Merck, lors d’une conférence de presse qu’il a tenue aujourd’hui à Johannesbourg. “Nous avons l’intention de multiplier nos effectifs en Afrique par plus de 2 et nous cherchons aussi à doubler au minimum nos ventes sur le continent en 2020.”

L’entreprise compte actuellement environ 400 employés dans dix pays africains et a pour objectif de porter ce chiffre à environ 1 000 en 2020.

Le plus grand site de Merck est en Afrique du Sud, d’où la société gère aussi ses activités dans le Sud-Est de l’Afrique, y compris au Kenya, en Angola et au Mozambique.

Le chiffre d’affaires de Merck en Afrique grimpera à environ 200 millions d’€ en 2015 et on s’attend à ce qu’il atteigne 500 millions d’€ en 2020

Merck fournit depuis 1897 des services liés à la santé en Afrique. Avec une population qui croît plus vite que sur n’importe quel autre marché mondial et une classe moyenne qui s’accroît, l’entreprise profite de plus en plus de l’esprit d’innovation du continent pour sensibiliser davantage à la santé et aider à répondre aux besoins médicaux non satisfaits.

Le Conseil d’Administration du groupe a visité cette semaine dix pays africains pour souligner son engagement en faveur de ce continent et l’importance croissante qu’il revêt pour lui.

Entre autres, Merck a annoncé des plans visant à lancer la production locale du traitement contre le diabète Glucophage en Algérie, a ouvert un bureau au Nigeria, et lancé la vente de son analyseur de cellules Muse® utilisé pour détecter le VIH. “L’Afrique compte actuellement environ 1,1 milliard d’habitants,” indique Kley. “On s’attend à ce que ce chiffre augmente considérablement, atteignant au moins 2 milliards d’habitants en 2050. L’Afrique a non seulement la population qui croît le plus vite au monde, mais aussi une classe moyenne qui augmente. Avec notre portefeuille de produits de santé et de sciences de la vie, nous sommes parfaitement positionnés pour contribuer à répondre aux besoin des populations d’Afrique.”

En plus de vendre des produits en Afrique, Merck cherche aussi à exploiter le potentiel du continent en matière d’innovation de pointe qui peut façonner l’avenir de l’Afrique et inspirer des solutions pour relever les défis mondiaux.

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Entre autres, Merck a lancé une plateforme en ligne et mobile pour l’évaluation du risque de diabète, des applis pour les patients souffrant du diabète et de problèmes de fertilité, et une plateforme mobile pour les médecins, tout cela ayant été développé en Afrique.

“L’esprit d’entreprise en Afrique et la créativité permettant de proposer des solutions prêtes à l’emploi sont tout simplement stupéfiants,” déclare Stefan Oschmann, PDG élu qui deviendra officiellement PDG en avril 2016. “Dans un monde qui est de plus en plus façonné par des solutions numériques, cet esprit novateur permet à l’Afrique d’être le fer de lance des solutions technologiques dans des domaines tels que la e-health, les services bancaires mobiles ou l’information communautaire.” Healthcare et Life Science La stratégie de croissance de Merck pour l’Afrique inclut principalement ses branches Healthcare et Life Science.

En Healthcare, 2016 sera une année d’investissements dans des pays africains sélectionnés pour le département Consumer Health (Médication Familiale) de Merck, qui comprend les produits pharmaceutiques vendus sans ordonnance.

L’entreprise prévoit entre autres de commercialiser en Afrique des marques bien connues telles que Seven Seas, Femibion et Neurobion. Chez Biopharma – qui fait aussi partie de Healthcare – Merck compte sur son expérience sur des marchés à fort potentiel de croissance autour du globe et a l’intention de répondre avec les produits adéquats aux besoins de santé sur des marchés sélectionnés.

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Un exemple à citer est un accord signé au début de cette semaine pour la fabrication locale du Glucophage, le traitement de référence de Merck du diabète de type 2, par la compagnie pharmaceutique algérienne Novapharm.

Les médicaments produits chez Novapharm sont conçus pour répondre aux besoins des marchés locaux. En Life Science, Merck a l’intention de renforcer sa présence au Nigeria, au Kenya, en Algérie et en Angola. Cette société propose une gamme de plus de 300 000 produits dans le monde entier qui contribuent à faciliter la recherche en sciences de la vie et la production pharmaceutique par les clients du monde universitaire et de l’industrie.

Cette semaine, Merck a commencé à vendre son système Muse Auto CD4/CD4% dans plusieurs pays africains. Ce produit surveille le comptage spécifique de cellules T ou lymphocytes T des patients, qui sont les indicateurs standard signalant à quel moment il faut commencer le traitement des infections opportunistes, lancer une thérapie antirétrovirale et surveiller la progression de maladies telles que le VIH.

Ce système précis fonctionne pour un faible coût par le biais de tests et peut servir à surveiller à la fois des adultes et des enfants. Merck adopte aussi des innovations locales pour aider les populations africaines. Un exemple est sa campagne conjointe DORA (Diabetes Online Risk Assessment) avec des pharmaciens et des partenaires externes de gestion du diabète pour la détection précoce du diabète.

Cette campagne permettra aux personnes, par exemple en Afrique du Sud, pays dans lequel elle a été lancée cette semaine, de participer à un test en ligne en utilisant soit des smartphones, soit des ordinateurs, et de déterminer en quelques clics s’ils courent un risque de diabète ou pas.

D’après la Fédération Internationale du Diabète (FID), le nombre de personnes souffrant du diabète en Afrique va probablement doubler en 2035. La proportion de décès imputable au diabète chez les personnes de moins de 60 ans en Afrique est de 76%, et 46% des personnes vivant avec le diabète ne sont toujours pas diagnostiquées. Lorsque le diabète n’est pas diagnostiqué, il peut provoquer d’autres complications. Dans le cadre de ses activités de responsabilité d’entreprise, Merck s’est engagée à éliminer la bilharziose ou schistosomiase, une maladie infectieuse dévastatrice. Plus de 200 000 personnes meurent chaque année de la schistosomiase.

Chez les enfants, cette maladie provoquée par un ver parasite, ralentit aussi la croissance et réduit leur capacité à apprendre. Conjointement avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), nous nous sommes engagés dans le combat contre cette maladie tropicale négligée. Grâce à nos comprimés de praziquantel, 64 millions de patients ont déjà bénéficié d’un traitement.

Mireille Modoi

 

Un diamant énorme découvert au Botswana

C’est une découverte incroyable et rarissime, un diamant énorme à été trouvé au Botswana

C’est donc au Botswana que le plus gros diamant jamais découvert depuis un siècle, d’un poids de 1 111 carats, a été découvert.

La pièce est incolore, plus grosse qu’une balle de tennis, les mesures exactes sont « 65 millimètres X 56 mm X 40 mm », a indiqué la compagnie canadienne Lucara qui gère la mine de Karowe au centre du Botswana où elle a été découverte.

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C’est effectivement le « deuxième plus gros diamant jamais découvert » et le « plus gros diamant découvert depuis plus d’un siècle », indique la société d’extraction

« Tant que le diamant (découvert au Botswana) n’a pas été entièrement analysé, il est impossible de déterminer sa valeur, a déclaré Kieron Hodgson, un expert minier. Mais ce qui est sûr est qu’il a le potentiel pour être un diamant extrêmement cher. Sa valeur dépendra des possibles inclusions, de sa réaction quand il est taillé, de sa forme optimale et de sa couleur finale. »

Mireille Modoi

L’entrepreneur spécialisé dans la technologie de placement professionnel nigérian a remporté le Grand Prix Anzisha 2015 récompensant les jeunes entrepreneurs africains

Les organisateurs du prix Anzisha ont l’honneur d’annoncer le lauréat du Grand prix de 25 000 USD à l’occasion de la remise, pour la cinquième année consécutive, du prix du jeune entrepreneur africain

Chris Kwekowe, fondateur de Slatecube, une société donnant accès à une plateforme d’acquisitions de compétences en rapport à l’emploi ainsi que des services de placement professionnel, a impressionné les juges. Slatecube a rencontré à ce jour un vif succès avec un fort potentiel de développement futur et servira de source d’inspiration à d’autres jeunes intéressés par l’entrepreneuriat.

Le choix final n’aura pas été simple au regard du talent de l’ensemble des finalistes. L’entrepreneur opérant dans les technologies financières Fabrice Alomo (22 ans, Cameroun) est arrivé deuxième (15 000 USD) et Mabel Suglo, entrepreneur dans le monde de la mode (22 ans Ghana) s’est hissée à la troisième place du podium (12 500USD).

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Chris Kwekowe a fondé Slatecube dans le but de renforcer l’accès à l’emploi des jeunes à travers la création d’une plateforme sur laquelle ces derniers peuvent acquérir des compétences en rapport à l’emploi et accéder virtuellement à des offres de stage leur permettant d’étoffer leur expérience. Sa vision de l’entreprise est de la faire croître afin qu’elle devienne un pourvoyeur à grande échelle d’offres d’emploi correspondant au marché, à même d’ouvrir de nouvelles portes aux demandeurs d’emploi.

« Je ne croyais pas pouvoir remporter le prix lorsque la compétition a débuté. Mais je suis confiant en ce que je peux réaliser maintenant compte tenu des fonds et de la formation qui m’ont été offerts grâce au Prix Anzisha. Je tiens à féliciter tous les autres finalistes car je crois qu’ils étaient tous très impressionnants et j’ai hâte de collaborer avec eux car nous nous soutenons mutuellement dans la croissance future de nos entreprises » dit Chris.

Second au classement : Fabrice Alomo (Cameroun), fondateur de My AConnect. L’entreprise vise à accroître la facilité avec laquelle la population non bancarisée camerounaise réalise des transactions et a accès aux services financiers. My AConnect fournit AMoney, une monnaie électronique avec laquelle les particuliers non bancarisés peuvent effectuer des achats auprès de plus de 500 entreprises en créditant de l’argent sur des cartes de paiement. Fabrice ambitionne d’élargir l’accès aux services financiers des 17 millions de personnes non bancarisées du Cameroun.

Mabel Suglo (Ghana), fondatrice d’Eco Shoes, une entrepreneur non moins impressionnante, a terminé sur la troisième marche du podium. Mabel propose une gamme de chaussures et d’accessoires à la mode sur le thème afro produits à partir de déchets recyclés. Ses employés sont majoritairement des personnes handicapées. Elle cherche à accroître leur participation à l’économie par le biais d’opportunités professionnelles. Mabel estime que le handicap n’est pas synonyme d’incapacité et emploie des personnes présentant divers handicaps pour créer des produits qu’elle vend auprès de distributeurs ou de détaillants.

Le Prix Anzisha récompensant le secteur agricole a été décerné à Chantal Butare, fondatrice de la Coopérative laitière de Kinazi. La coopérative de Chantal recueille le lait provenant de plus de 3 000 familles de sa communauté et le conditionne pour la vente. Elle génère des revenus pour ces familles, de même qu’aux dix collecteurs de lait qu’elle salarie. Son ambition est de lever suffisamment de capitaux pour mécaniser son processus et augmenter les volumes afin de générer des revenus pour davantage de familles encore au sein de sa communauté. Chantal est un illustre exemple de jeunes modèles que le Prix Anzisha cherche à célébrer : des jeunes qui rencontrent le succès dans des secteurs qui sont considérés comme non traditionnels pour les jeunes, mais qui recèlent un immense potentiel pour catalyser la croissance économique en Afrique.

« Au cours des cinq dernières années, nous avons vu le Prix Anzisha évoluer d’un prix unique célébrant l’entrepreneuriat social, à toute une communauté de jeunes leaders innovants à travers toute l’Afrique qui ont accès à une offre d’assistance complète et à des opportunités de réseautage » déclare Koffi Assouan, Responsable de programme, Moyens de subsistance des jeunes, de la Fondation MasterCard. « Je continue d’être impressionné par le niveau des jeunes entrepreneurs que l’Afrique a à offrir et je les félicite pour leur capacité tant à nous inspirer nous que le reste du continent. »

Les finalistes du Prix Anzisha 2015 ont été mis à l’honneur lors d’une prestigieuse cérémonie à laquelle on ne pouvait assister que sur invitation, qui s’est tenue le mardi 17 novembre 2015, au Room Five Venue de Rivonia, à Johannesburg. Le conférencier principal était Alex Okosi, pionnier des MTV Networks en Afrique, un ardent promoteur d’une voix véritablement africaine pour la jeunesse.

Le Prix Anzisha est un partenariat entre l’African Leadership Academy et la Fondation MasterCard. Les 12 finalistes du Prix Anzisha 2015 ont été sélectionnés à partir d’une impressionnante liste initiale de 494 jeunes entrepreneurs, contre 339 candidatures en 2014. Les organisateurs du Prix Anzisha sont fiers d’avoir su attirer des candidats issus de 33 pays africains et de compter pour la première fois cette année des finalistes du Zimbabwe et d’Éthiopie. Les candidatures émanaient également de nombre de secteurs différents, l’agriculture recensant le plus grand nombre de candidats. Pour sa cinquième édition désormais, le Prix Anzisha a célébré ces remarquables jeunes pousses au cours de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat, s’associant aux festivités mondiales. Après s’être vus décerner une dotation de75 000 USD, les finalistes du Prix Anzisha rejoignent un cercle grandissant, comptant à présent 54 membres, ayant accès à une assistance continue leur permettant de faire grandir leurs entreprises et de développer leur impact.

Le dépôt des candidatures pour la prochaine édition du Prix Anzisha sera possible à compter du 15 février 2016. Toutefois, les nominations pour les jeunes entrepreneurs prometteurs sont ouvertes tout au long de l’année.

Câble sous-marin ACE : construction de la liaison Sao Tomé & Principe et Cape Town

Orange et les membres du consortium ACE ont annoncé le lancement de la seconde phase de déploiement du câble sous-marin ACE, qui permet à l’Afrique de bénéficier d’une connectivité haut-débit et de services numériques

Seconde phase du déploiement du câble ACE

Pour cette seconde phase, le câble sous-marin ACE (Africa Coast to Europe) sera prolongé jusqu’en Afrique du Sud. Il s’agit d’une extension de 5 000 km, reliant l’île de Sao Tomé & Principe, dans le golfe de Guinée, et l’Afrique du Sud. La mise en service de ce câble renforcera encore le rôle stratégique de l’ACE dans dans le développement des infrastructures critiques du continent.

À ce jour, près de 12 000 km de câble optique ont déjà été déployés et permettent de relier 18 pays : la France, le Portugal, les Îles Canaries (Espagne), la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée, la Sierra Leone, le Libéria, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Ghana, le Nigéria, la Guinée Équatoriale, le Gabon et Sao Tomé & Principe. Deux pays sans façade maritime, le Mali et le Niger, sont connectés grâce à un prolongement terrestre.

Une fois la phase II complétée, ACE couvrira une distance totale de 17 000 km et permettra à 25 pays d’accéder à l’internet haut-débit.

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Une technologie et une sécurisation de pointe

ACE bénéficie de la technologie de fibre optique la plus performante dans le domaine des câbles sous-marins. Cette technologie, le multiplexage de longueur d’onde (WDM), permet d’augmenter la capacité en fonction des besoins sans nouvelle intervention sous-marine. La capacité totale s’élèvera à 12,8 Tbps grâce à la technologie 100 Gbps qui supporte les réseaux très haut-débit.

Un actif essentiel du réseau haut-débit du Groupe en Afrique

Le consortium a investi près de 700 millions de dollars américains dans la construction du câble, dont 250 millions de dollars sont pris en charge par le Groupe Orange et ses filiales.

Par ces investissements majeurs, Orange concrétise son engagement à démocratiser l’accès à Internet dans près d’une vingtaine de pays dans laquelle il est présent en Afrique, tout en continuant à améliorer la qualité de son réseau.

Les décideurs africains font le point à l’occasion du meeting inaugural sur les infrastructures à Abidjan

À l’issue d’une semaine de rencontres officielles à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les décideurs africains se sont réengagés à accélérer le développement des infrastructures afin de renforcer l’intégration régionale et de doper la croissance économique

Plus de 150 participants, parmi lesquels des hauts fonctionnaires du gouvernement et des représentants des organisations panafricaines et du secteur privé, se sont réunis dans la capitale ivoirienne pour la première édition de la Semaine du PIDA (Programme de développement des infrastructures en Afrique), organisée par l’Union africaine, le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et la Banque africaine de développement (BAD).

Ces rencontres de haut niveau avaient pour objectif d’évaluer les progrès réalisés en vue de la mise en œuvre des 16 projets d’intégration prioritaires sous l’égide du PIDA. Sélectionnés à l’occasion du Sommet de Dakar sur le Financement, organisé à Dakar en juin 2014, ces 16 projets revêtent une importance stratégique, politique et économique, notamment pour leur potentiel de développement régional.

Depuis 2012, des progrès ont été enregistrés, même si nombre de défis restent à relever. Cinq projets sont déjà en train de sortir de terre : le corridor Abidjan Lagos, la ligne de chemin de fer Dakar Bamako, les barrages hydroélectriques
 de Sambangalou, en Guinée, et de Ruzizi III, au Rwanda, la route de Serenje à Nakonde en Zambie. Les autres sont prévus pour arriver à leur terme d’ici à 2025.

« Une fois mis en œuvre, ces projets sont appelés à considérablement doper la compétitivité et le climat des affaires en Afrique, explique Ibrahim Assane Mayaki, secrétaire exécutif du NEPAD. Les échanges commerciaux entre les pays et l’intégration régionale sont essentiels à la construction d’une économie africaine forte et durable. En encourageant la coopération régionale, le NEPAD aide les pays à mieux échanger, à mieux partager leurs ressources et à bâtir des infrastructures qui formeront le socle d’une diversification économique vitale pour le développement ».

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Après l’adoption du PIDA par l’Assemblée de l’Union africaine en 2012, le NEPAD a travaillé avec la Commission de l’Union africaine, la BAD, les communautés économiques régionales et les partenaires stratégiques clés afin d’entreprendre un suivi et une évaluation complets des 400 projets du Plan d’action prioritaire du PIDA. En juin 2014, le Président de la République du Sénégal Macky Sall a lancé le Sommet de Dakar sur le Financement, premier sommet africain de financement des infrastructures à l’occasion duquel 16 des 400 projets ont ensuite été présentés et approuvés pour une mise en œuvre immédiate.

Documentés dans une carte éditée à l’occasion de la Semaine du PIDA, ces 16 méga projets incluent notamment des corridors de transport, des projets d’électrification, des connexions vers l’hinterland au moyen de la fibre optique et des complexes portuaires.

« Un nouveau consensus a pris forme à Abidjan. Les différents groupes de travail avec des participants de tout le continent nous ont permis de valider les étapes clés du développement de nos 16 projets. Les États africains, la communauté des bailleurs et les investisseurs internationaux sont en train de définir un nouveau paradigme qui annonce une nouvelle ère dans le développement de l’Afrique, basée sur le financement et la construction des infrastructures qui déverrouilleront son décollage économique », se félicite Ibrahim Assane Mayaki.

Il a ajouté que les délégués ont exprimé leur intérêt à ce que la Semaine du PIDA devienne un événement annuel majeur sur le calendrier de développement de l’Afrique afin d’assurer une surveillance et une évaluation étroites des progrès accomplis.

Thierry Barbaut

YouTube hors ligne fait son entrée au Nigeria, au Kenya et au Ghana

Imaginez que vous êtes en train de regarder du clip vidéo Dorobucci de Mavin Records mais que la vidéo se met en attente toutes les 5 secondes

Ou imaginez seulement que vous avez pu regarder la première minute de la vidéo mais que vous venez de sortir de la zone Wi-Fi du centre commercial et que vous ne captez plus.

La plupart des pays d’Afrique sub-saharienne font partie de ceux qui sont passés massivement à la téléphonie mobile avec l’adoption des smartphones, sans pour autant pouvoir offrir un accès à des données abordables en haut débit. Pour y répondre, nous avons cherché des solutions pour réduire les besoins en débit et en données des utilisateurs de nos produits qui ne disposent pas d’un accès fiable et suffisant.

Aujourd’hui, nous étendons la fonction de lecture hors ligne à d’autres pays dont le Nigeria, le Kenya et le Ghana. Cette fonction vous permet de sauvegarder des vidéos hors ligne dans l’appli mobile YouTube et de les regarder plus tard lorsque vous n’avez pas ou peu de connexion à Internet. Vous pouvez ainsi choisir de sauvegarder une vidéo, si la fonction est disponible pour la vidéo en question, et de la regarder ensuite hors ligne en appuyant sur l’icône hors ligne. Une fois sauvegardées hors ligne, les vidéos peuvent être visionnées sans connexion Internet pendant 48H. Vous pouvez donc en profiter sans vous soucier de la qualité de la connexion (sauf vidéos de musique).

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A partir d’aujourd’hui, la plupart des vidéos YouTube seront disponibles dans ces pays en lecture hors ligne, qu’il s’agisse de films, de comédies locales ou de vidéos de déballage (« unboxings »). Ainsi, les utilisateurs disposeront d’un moyen de passer outre les problèmes de connexion, de débit et de coût pour profiter pleinement de leur contenu préféré.

La lecture hors ligne n’est qu’un début. Nous travaillons sur d’autres moyens de rendre les contenus vidéo plus abordables et accessibles à la communauté grandissante des utilisateurs mobiles dans la région.

Mireille Modoi

Bujumbura subit une série d’attaques armées

La nuit de dimanche 15 novembre a été obscure à Bujumbura.

A 23h30, une explosion de grenade a été entendue à Kinanira près d’une position de police basée chez Vyisi. Tout à coup une vague de tirs a suivi pendant plusieurs minutes. Au total, 7 explosions de grenades dans cette attaque alternativement avec des tirs à l’arme automatique. La police parle d’un mort dans cette attaque.

En même temps, des coups de feu s’entendaient à Kanyosha , un quartier qui était relativement épargné par ce genre d’attaques depuis plusieurs jours. Des sources sur place indiquent qu’il y aurait eu des pertes humaines et matérielles.

Sécurisation d’un convoi d’une autorité au passage dans un quartier à Bujumbura

Dans la zone Bwiza au moins 5 personnes ont trouvé la mort dans ces attaques où les assaillants tiraient sur n’importe quelle personne rencontrée. Au niveau de la 5ème avenue, 2 personnes ont été blessées. « Ces tirs ont duré au moins 2 heures. Nous avions tellement peur », a raconté un habitant rencontré.

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Au quartier Mutakura, la police indique qu’une grenade a été lancée dans un groupe de police blessant un policier.

A Musaga, très tôt le matin ce lundi, des explosions de grenades ont été entendues non loin du marché. Vers 10h10, d’autres explosions ont été entendues à la Gare du nord dans la zone Kamenge, près du bureau zonal de Kamenge, où la police fait état de 3 blessés parmi les policiers, ainsi qu’au quartier 6 de la zone Ngagara.

Il en a été de même dans la zone Buyenzi où une grenade a explosé en pleine journée. Des tirs à la mitrailleuse ont également été entendus vers 11h30 et d’autres entendus à 13h à Musaga.

Gaspard Maheburwa

Qui sont les terroristes des attentats de Paris ?

Qui sont les terroristes responsables des attentats du 13 Novembre à paris ?

Abdelhamid Abaaoud, photo ci-dessous, est le commanditaire.

Fabien Clain est un des terroristes d’origine française et il est le revendicateur de Daesh

Abdelhamid-Abaaoud

Foued Mohamed-Aggad

Foued Mohamed-Aggad, membre du commando qui a attaqué la salle de concert le 13 novembre à Paris, faisait partie d’un groupe de jeunes originaires du quartier populaire de La Meinau, à Strasbourg, partis en Syrie fin 2013.

Il s’appelle Foued Mohamed-Aggad. Les enquêteurs ont finalement réussi à identifier le troisième membre du commando qui a semé la mort dans le Bataclan le soir du 13 novembre. L’intéressé est un jeune djihadiste originaire de Strasbourg.

Omar Ismaïl Mostefaï

Français de 29 ans (d’origine algérienne)
C’est le premier à avoir été identifié samedi.

Son empreinte a été relevée sur l’un de ses doigts retrouvés au Bataclan. Né à le 21 novembre 1985 à Courcouronnes dans l’Essonne, il était connu comme délinquant. Entre 2004 et 2010, il a été condamné à huit reprises pour des délits de droit commun mais n’a jamais été incarcéré. Il s’agissait «de contentieux routiers, de faits d’outrage, de violence et de vol».

En 2005, il est parti s’installer à Chartres. C’est là, à la mosquée de Lucé, qu’il a fini par tomber dans le fondamentalisme. Père d’une fille de 5 ans, il faisait l’objet d’une «fiche S» pour radicalisation mais a disparu des écrans radar en 2012. L’année suivante, il est parti pour la Turquie dans le but de rejoindre la Syrie.

Il faut attendre avril 2014 pour qu’il soit de nouveau vu en France. Par la suite, les autorités turques ont par deux fois alerter la France sur sa présence en Turquie, en décembre 2014 et juin 2015. En vain. Ce n’est qu’après les attentats que les autorités françaises ont demandé des informations à la Turquie. Les enquêteurs tentent de confirmer qu’il a bien séjourné en Syrie en 2014, selon des sources policières, interrogées par l’AFP.

Sept de ses proches (ses parents, ses deux frères, ses deux sœurs et une belle-sœur) étaient encore en garde à vue dimanche soir. Avant son interpellation, l’un de ses frères, qui se trouvait à Paris le soir des attentats, s’est dit stupéfait: «C’est un truc de fou…» a-t-il déclaré tout en assurant qu’il avait coupé les ponts avec lui.

Samy Amimour

Français de 28 ans (né à Paris, originaire de Drancy)

«Il est connu de la justice anti-terroriste pour avoir été mis en examen le 19 octobre 2012 pour association de malfaiteurs terroristes (pour un projet de départ avorté vers le Yémen) et placé sous contrôle judiciaire», précise le parquet.

Amimour est apparu en violation de son contrôle judiciaire à l’automne 2013 et un mandat d’arrêt international a été délivré. Il serait parti en Syrie en juin 2013 pour rejoindre les rangs de l’Etat islamique.

Bilal Hadfi

Français de 20 ans (résidant en Belgique)

Il s’est tué vendredi soir au Stade de France. Il serait l’auteur d’une des deux dernières explosions: soit celle de 21h30, soit celle de 21h53. Lui aussi se serait rendu en Syrie entre 2013 et 2014.

Ahmad Al-Mohammad

Syrien de 20 ans

Un passeport syrien a été retrouvé à côté d’un des trois kamikazes du Stade de France. Sur ce document figurent un nom, celui d’Ahmad Al-Mohammad et un âge (25 ans).

Il n’est pas confirmé que ce passeport soit authentique et qu’il ait appartenu à l’un des kamikazes. Cependant, le parquet de Paris révèle qu’il existe une concordance entre les empreintes papillaires du kamikaze et celles relevées lors d’un contrôle en Grèce en octobre 2015.

Selon la police, ce nom est inconnu des services anti-terroristes français.

Brahim Abdeslam

Français de 25 ans (né à Bruxelles et résidant à Molenbeek-Saint-Jean en Belgique. Cette commune est réputée pour être une plaque tournante du djihadisme en Europe)

C’est un des assaillants qui a participé aux fusillades dans les Xe et XI arrondissements. Muni d’une ceinture d’explosifs, il a déclenché le dispositif alors qu’il passait une commande dans un bar du boulevard Voltaire, provoquant une grosse explosion, sans faire de mort. Seule une personne a été grièvement blessée.

Les enquêteurs ont découvert que c’était lui qui avait loué la Seat noire qui a transporté les auteurs des trois fusillades dans Paris. D’après le quotidien La Libre Belgique, il aurait séjourné en Syrie.
Entourage: Il est le frère de Salah Abdeslam (voir ci-dessous). Son autre frère, Mohammed, a lui été interpellé en Belgique, avec six autres personnes.

A la mi-journée, il a été relâché avec quatre autres personnes. Les trois frères étaient connus pour trafic de stupéfiants. Selon France Info, la famille Abdeslam est composée de cinq enfants: quatre hommes et une femme. Tous habitent un logement social. Le père est retraité, la mère est femme au foyer. Mohamed, en garde à vue, serait fonctionnaire de la mairie de Molenbeek-Saint-Jean.

Salah Abdelslam, en fuite

Français de 26 ans (né à Bruxelles et résidant à Molenbeek, en Belgique)

Un avis de recherche et un mandat d’arrêt international ont été émis dimanche soir pour retrouver cet homme, soupçonné d’être impliqué dans les attentats. Il serait le seul rescapé des huits assaillants ayant semé la terreur vendredi soir dans Paris.

Après les attaques, il serait reparti en Belgique où les autorités auraient perdu sa trace. Ironie du sort, des gendarmes l’auraient contrôlé à hauteur de Cambrai alors qu’il était avec deux amis, rapporte RTL. Mais aucun d’eux n’a été interpellé.

Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir conduit une des voitures qui a emmené les kamikazes jusqu’à Paris. Selon RMC, il pourrait être le conducteur de la Seat noire, qui a été repérée sur les lieux des fusillades dans les Xe et XIe arrondissements avant d’être abandonnée à Montreuil. Par ailleurs, on sait que c’est lui qui a loué la Polo noire qui a été retrouvée devant le Bataclan.

Les documents de location étaient à son nom. De 2009 à 2011, il a travaillé comme technicien à la Stib, la Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles, rapporte encore le quotidien La Libre Belgique. Lui aussi serait parti en Syrie.

Il est le petit frère de Brahim Abdeslam (voir plus haut) et le frère de Mohammed, interpellé en Belgique.

Lire ici les revendication de DAESH Etat Islamique sur les attentats de Paris

La France en Guerre ? Terroristes et nouvelles technologies

L’utilisation massive des NTIC permet au monde moderne l’accès aux technologies de l’information et sa démocratisation.

Les terroristes les utilisent massivement…

Tout le monde utilise le téléphone et la communication s’en trouve exacerbé. Hélas celle-ci est aussi utilisée par les groupes terroristes.

J’évoquais l’utilisation de la communication et des systèmes comme Tor permettant de communiquer anonymement sur le net dans mon article sur AfriqueTechnologie.com en 2014 ou je mettais en avant comment les cellules terroristes utilisent incroyablement bien les nouvelles technologies.

Aujourd’hui les conflits sont tous de type « terroriste », pourquoi ?

– Ce type de combat est le plus efficace et le moins couteux. Envoyer des personnes quasi anonymes se faire exploser ou tirer dans la foule ne coute que de l’explosif artisanal et un fusil d’assaut Kalachnikov, soit moins de 2 000 euros. L’effet est donc énorme avec une organisation éloignée et des combattants isolés qui sont managés à distance par un réseau solide et puissant. La aussi Internet joue un rôle considérable.

– Le mot terrorisme provient de « terreur » et cette terreur est bien plus efficace qu’une attaque de front d’une région par une armée. Celle-ci est souvent moins médiatique et disparait ensuite des mémoires.

– Un simple attentat, même manqué comme celui du TGV en France, attise la peur, et le développement d’infrastructures de sécurité. Cela met donc la cible dans une situation complexe qui l’oblige à se remettre en question afin de protéger une population qui ne comprend pas ce qu’il se passe. Il est donc possible en touchant 50 personnes de semer la terreur à des millions…

– Les actes terroristes en synergie avec l’affaiblissement économique: magasins fermés, déploiement de l’armée, sécurisation des bâtiments, les couts sont colossaux et les plans vigipirate coutent des milliards. C’est ainsi que les groupes terroristes détruisent des pans entiers de l’économie d’un pays.

Le plus grand drame est que c’est une guerre impossible à gagner.

J’avais vu la Somalie s’enfoncer dans ce système en 1990 et le pays est aujourd’hui 25 ans plus tard, en lambeaux. Ni les pays voisins, ni la force Africaine, ni les USA n’ont permis de rétablir la paix et aujourd’hui c’est le nord du Kenya qui est touché. Il est donc possible de parler de propagation internationale.

N’oublions pas les 147 jeunes étudiants de l’université de Garissa massacrés en 2014 par les Shebabs. Ou les 1 500 enfants détenus par Boko Haram au Nigeria…

Aucun pays n’a réussi à endiguer le fléau du terrorisme actuellement. Beaucoup le combatte mais souvent dans l’isolement et la discrétion ce qui ne favorise pas l’expertise de lutte contre ces réseaux…

Des nouvelles armes : les réseaux sociaux remplacent les combats

La puissance de communication sur Internet, sur les réseaux sociaux et en télévision est impressionnante. Que ce soit Daesh ou Jund Al Kalifat force est de constater qu’ils disposent de relais Internet puissants, de moyens satellitaires importants et d’un véritable armée de followers qui permettent de toucher une cible estimé aujourd’hui à 1 milliards d’internaute dans le monde. Un impact jamais vu dans des décennies de conflits mondiaux.

« Plus de post sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter ou Snapshat sont publiés sur un conflit terroriste que de balles sont tirés. Nous sommes dans un nouveau type de conflit terroriste qui allie communication, Internet et économie » Thierry Barbaut – Info Afrique

Régulièrement les consoles de jeux sont évoqués dans l’utilisation des planifications des attentats. En fait ce sont plus les jeux en réseaux que les terroristes utilisent afin de communiquer avec des profils de joueurs qui se confondent avec des millions d’autres sur la toile. Worl Of Warcraft est un des jeux le plus utilisé au monde avec plus de 25 millions d’utilisateurs.

Comment lutter contre ces conflits ?

Comme l’indique M. De Villepin dans cette vidéo il est quasiment impossible de battre le terrorisme… Néanmoins il est possible de contrecarrer la communication qui est faite avec par exemple le clip de l’état Français contre le recrutement de combattants en Syrie.

Il faut aussi soutenir les populations qui sont prises en étau dans les régions ou sévissent les groupes terroristes: Soudan, nord du Nigeria avec Boko Haram, Lybie avec une véritable guerre civile, nord Mali, sud Algérie, Kivu en RDC ou le viol comme arme de guerre est massivement utilisé depuis plus de 15 ans, Syrie avec les réfugiés et les populations des villes assiégés et Somalie ou le mot « Somalisation » est même devenue une triste référence.

A noter dans ce dernier cas que deux type de conflits terroristes prédominent: les actes s’apparentant à une guerre civile à Mogadiscio et dans le reste du pays avec une destruction des institutions étatiques et des actes de piraterie maritime désormais célèbre avec une force tentant d’enrayer la propagation de la zone vers le canal de Suez qui à été élargi récemment.

« Le terrorisme est l’emploi de la terreur à des fins politiques, religieuses, idéologiques ou crapuleuses ». Indique Wikipédia

Guerre terroriste et économique

L’objectif des terroristes et de déstabiliser les pays Européens ou les états « cible »: Nigeria, Somalie, Kenya etc…

En effet ces états Africains par exemple représente des pays affichant des croissance de plus de 10 point de PIB, exemple avec le Kenya nouveau HUB des nouvelles technologies en Afrique et le Nigeria qui construit plus de 1 000 kilomètres de voies ferrés à haute vitesse et deux centrales nucléaires.

Les pays en croissance en Afrique vont devoir se fournir en énergie pour assurer la croissance, le développement et les 2 milliards d’habitants de 2050. Ce ne sera donc peut-être pas la France qui exploitera l’uranium du Niger mais le Nigeria ! C’est dans ce cadre que les groupes terroristes souhaitent bloquer les accès comme le fait Boko Haram dans le passage Tchad – Niger – Cameroun – Nigeria.

État d’urgence au Tchad…

En bloquant ces accès le groupe terroriste rackette des millions de transactions et s’impose comme un réseau puissant véhiculant des millions d’euros. Chaque état comme le Niger ou récemment le Tchad qui intervient militairement est immédiatement frappé par des attentats de kamikazes. Le Tchad à aussi décrété l’état d’urgence.

Quelles solutions pour combattre le terrorisme ?

Des états se « surprotègent » comme Israël, mais avec les résultats que nous connaissons, et donc mitigés.

Un cas à part me semble être le Maroc. Ce pays à été durement frappé en 2006 par les attaques de Casablanca puis de la célèbre places Djema El Fna avec des attaques à la bombe.
Le Maroc à mis en place un système de surveillance populaire qui permet à tous les citoyens d’observer et de rendre compte des faits suspects. Cela porte clairement ses fruits avec une baisse constante des attentats et surtout un démantèlement efficace et récurent des cellules terroristes.
Une piste à suivre mais qui semble difficile à mettre en place en France ou ce procédé est compris comme de la délation.

Un contrôle des réseau Internet semble inefficace tant la toile semble aujourd’hui incontrôlable et les terroristes disposent d’expert répartis mondialement et donc insaisissables…

C’est donc dans et avec les pays et au cœur des populations qu’il faut communiquer pour éclairer sur les réseaux mais aussi permettre à l’aide au développement d’aider ces communautés, ces pays, à se structurer afin de vivre mieux.

C’est un travail que font actuellement des milliers d’ONG avec lesquelles il faudrait peut-être envisager un partenariat avec des structures fédérant des pays et communiquant ainsi de manière plus puissante et ensemble. L’ONU la MONUSCO ? L’EUFOR ?

Il semble hélas clair que nous sommes menacés depuis longtemps. Nous en avons juste une terrible preuve avec les attentats du 13 Novembre à Paris. Mais nous avions eu à de nombreuses reprises des attaques et systématiquement des menaces précises.

Nous allons devoir nous habituer à vivre ainsi tout en tentant de combattre ce fléau avec l’aide de tous et surtout en restant unis.

Abdeslam Salah est un des terroristes en fuite des attentats de Paris

Abdelsam Salah est un des terroristes des attentats de Paris
Abdelsam Salah est un des terroristes des attentats de Paris

Dans l’enquête sur les attentats de Paris un deuxième nom vient de tomber et l’homme Abdeslam Salah est vivement recherché

Voici l’avis de recherche d’Abdeslam Salah

Abdelsam Salah est un des terroristes des attentats de Paris
Abdeslam Salah est un des terroristes des attentats de Paris

Abdeslam Salah est né le 15 Septembre 1989 à Bruxelles, le terroriste mesure 1,75 mètre, il est activement recherché par les polices Françaises et Belges.

Omar Ismaël Mostefaï le tueur du Bataclan identifié

Omar Ismaël Mostefaï
Omar Ismaël Mostefaï

Omar Ismaël Mostefaï le tueur du Bataclan à été identifié grâce à un doigt

Il y a donc un nom sur ce premier tueur, qui est certainement un des pires car il était dans le groupe des trois terroristes qui ont pris d’assaut le Bataclan faisant plus de 89 morts en deux heures le 13 Novembre 2015.

Omar Ismaël Mostefaï était part en Algérie avec sa fille…

Algérien, Omar Ismaël Mostefaï, était un délinquant de droit commun originaire de l’Essonne. Omar Ismaël Mostefaï était suivi par une fiche « S » depuis 2010.

Omar Ismaël Mostefaï – Le tueur du Bataclan a désormais un nom –

Omar Ismaël Mostefaï à 29 ans, l’identité de l’homme a été confirmée par le procureur de Paris M. Molins. Omar Ismaël Mostefaï a déjà huit condamnations entre 2003 et 2011. Il n’a apparemment jamais été incarcéré. L’homme fréquentait la mosquée de Lucé qui se situe en Eure-et-Loir.

Omar Ismaël Mostefaï aurait bien séjourné en Lybie et y aurait probablement été entrainé.

infographie-attentats-paris-13-novembre

Ses deux frères sont actuellement en garde à vue.

« C’est un truc de fou, c’est du délire… Moi, hier, j’y étais sur Paris et j’ai vu comment c’était la merde! » indique le frère de Omar Ismaël Mostefaï.

Le frère de Omar Ismaël Mostefaï affirme aussi que le terroriste était parti en Algérie avec sa petite fille. L’homme était injoignable et ne donnait plus de nouvelle à sa famille.

L’attentat a été revendiqué par l’état islamique DAESH et le communiqué est disponible ICI

Vidéo de la fuite des victimes des attentats terroristes à Paris

Une des attaques la plus meurtrière à été celle du célèbre Bataclan

A cette heure plus de 127 victimes dont 82 dans le night club de Paris

Une terrible vidéo montre la fuite désespérée des clients par une ruelle ou se trouve la sortie de secours. On découvre des clients victimes de l’attaque terroriste trainant au sol les personnes les plus gravement touchées par les tirs de Kalachnikov. Certaines victimes gisent au sol…

Attention vidéo pouvant heurter la sensibilité de certaines personnes.

Attaques terroristes en plein paris plus de 130 morts et 350 blessés

ATTENTATS PARIS – INFO AFRIQUE
#bataclan #fightforparis #attentatparis

Le Vendredi 13 Novembre restera à jamais marqué en France par ces attaques terroristes simultanées.

Un des tueurs identifié, il s’agit de Omar Ismaël Mostefaï
– Lire l’article sur Omar Ismaël Mostefaï en cliquant ici

Au moins 8 lieux pris pour cibles, plus de 130 morts et 350 blessés c’est un massacre et hélas un abominable succès pour les terroristes. La France est touchée de plein fouet par une attaque importante et simultanée.

Revendication par l’état islamique
des attentats commis en France –

L’état islamique à officiellement revendiqué les attentats de Paris…

Le président François Hollande assistait à un match de football quand une explosion a eu lieu, le président est évacué et deux autres explosions suivent… Heureusement seulement 1 mort dans les spectateurs et trois parmi les porteurs de bombes.

L'horreur en plein Paris - Photo des attaques terroristes
L’horreur en plein Paris – Photo des attaques terroristes

Il s’ensuit des séries d’attaques dans Paris dont celle de la célèbre boite de nuit du Bataclan. Dans cette salle qui accueillait un concert c’est plus de 82 personnes qui sont attaqués simultanément par des hommes armés de AK47 Kalachnikov. C’est un véritable massacre avec des scènes de panique.

Une VIDEO à été posté de l’attaque au Bataclan

C’est aussi dans le XI et Xème arrondissement de Paris que se concentrent des actions similaires faisant heureusement moins de morts.

Systématiquement des attaques avec les mêmes mots prononcés « Allah Akbar »

Thierry Barbaut – Info Afrique

Les coulisses du « Vendredi fou » Le concept de Jumia Côte d’Ivoire pour nationaliser le Black Friday

Jumia-Vendredi-FouJumia Côte d’Ivoire prépare l’un des plus gros événements e-commerce de l’année: le « vendredi fou ». Une journée épique de promotions et d’offres sur l’ensemble de son assortiment.

Le  « vendredi fou » est le concept tout trouvé de Jumia, pour répliquer le Black-Friday Américain. Une avalanche de réductions sur l’électronique, l’électroménager et la mode, allant jusqu’à 55%, déferlera sur le site et l’application mobile Jumia le Vendredi 27 novembre.

 

Né aux Etats Unis et popularisé dans les pays anglophones, Black-Friday rime avec grosses réductions, et des millions de personnes frénétiques, à l’assaut des boutiques et des sites de commerce en ligne. Le Black-Friday marque traditionnellement le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année, au lendemain du repas de Thanksgiving. L’an dernier, ce sont 370 millions de consommateurs à travers le monde qui ont dépensé plus de 70 milliards de dollars pendant le Black Friday.

Avec son « Vendredi Fou », Jumia crée le Black Friday à l’ivoirienne. Le supermarché en ligne promet un déferlante d’offres exclusives sur son site internet et son application mobile, en collaboration avec ses partenaires MTN, Binatone, Mediatek, Infinix, Innjoo et tous ses fournisseurs. Le vendredi 27 novembre, des centaines de promotions inédites sur la mode, l’électronique,  l’électroménager et des prix défalqués de jusqu’à 55% permettront aux ivoiriens d’expérimenter la folie de ce jour.

« Le « vendredi fou » de Jumia sera le meilleur moment pour s’équiper à prix cassés en téléphones, électronique, électroménager et produits de Mode. C’est un évènement qui n’a lieu qu’une fois par an, nous promettons des bonnes affaires, imbattables à nos clients », a indiqué Francis Dufay, Directeur Général de Jumia Côte d’Ivoire.

Pour assurer le succès de son second Black-Friday made in Côte d’Ivoire. Jumia travaille depuis Août sur des offres incontournables et les prix déjà concurrentiels subiront une nouvelle cure amincissante. Tout est finement orchestré pour faire vivre une expérience inédite et mémorable aux e-shoppers. Attentionné dans les moindres détails, le parcours client apportera un supplément d’âme, grâce à la récente actualisation du site internet et de l’application mobile.La flotte de livraison, le service client et le service après vente de Jumia,  affinent également les derniers réglages pour faire face efficacement aux pics de commandes attendus.  L’an dernier, les ventes cumulées de Jumia en Afrique avaient été multipliées par 10 pour la seule journée.

Dans un contexte économique sensible, le « vendredi fou » représente la solution idéale pour préparer ses achats de Noël, renouveler sa garde-robe ou simplement se faire plaisir aux meilleurs prix.

Ethiopian reçoit le prix AFRAA de la compagnie aérienne de l’année pour la quatrième année consécutive

Ethiopian Airlines, la plus grande compagnie aérienne africaine, à la plus forte croissance et rentabilité, est heureuse d’annoncer qu’elle a été reconnue compagnie aérienne de l’année, pour la quatrième année consécutive, par l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA) lors de sa 47e Assemblée Générale Annuelle qui s’est tenue du 8 au 12 novembre 2015, à Brazzaville en République du Congo.

Ethiopian Airlines a reçu le prix de la compagnie aérienne de l’année pour ses performances économiques en 2014, l’expansion constante de son réseau intra-africain et son plan de croissance solide, réitérant ainsi sa rentabilité constante et sa stratégie solide, qui lui ont permis de renforcer des partenariats avec des compagnies aériennes africaines soeurs, et démontrant le succès pour le continent des opérateurs à hub multiples ASKY et Malawian Airline.

ethiopian

Le P-dg du groupe Ethiopian Airlines TewoldeGebreMariam a souligné : « Tout d’abord, je tiens à remercier l’AFRAA, notre Association continentale, pour la reconnaissance continue de notre excellente performance. Je tiens également à remercier les employés, plus de 9 000, qui ont travaillé 24/7 partout dans le monde, pour faire de la compagnie aérienne une étoile brillante dans le ciel. En tant que compagnie aérienne panafricaine vraiment indigène qui se bat pour relier les Africains et pour connecter l’Afrique avec le reste du monde de manière continue durant les sept dernières décennies, nous sommes honorés de recevoir ce prix prestigieux pour la quatrième année consécutive, et cela va nous dynamiser encore pour faire davantage pour le continent, dans notre vision 2025 relativement à notre feuille de route stratégique ».

« Aujourd’hui, l’Afrique est en croissance, regroupant des économies les plus dynamiques avec les populations les plus jeunes qui pourraient servir de tremplin pour un
meilleur avenir de la région. Nous nous engageons à maintenir notre engagement à étendre notre portée dans notre marché d’origine, l’Afrique, en vue de soutenir l’intégration et le développement socio-économique du continent, et également à réaliser la renaissance de notre continent bien-aimé ».

Ethiopian Airlines est une compagnie aérienne récompensée par de nombreux prix, notamment « l’APEX Passenger Choice Award », la plus vaste enquête des passagers dans l’industrie, le prix CAPA de la compagnie aérienne de l’année, le Prix Régional de la meilleure compagnie de la l’année, décerné par Air Transport World, parmi d’autres distinctions.
A propos d’Ethiopian
Ethiopian Airlines (« Ethiopian ») est la compagnie aérienne ayant la plus forte croissance en Afrique. Depuis près de 70 ans qu’elle mène ses opérations, Ethiopian est devenue l’un des principaux transporteurs aériens du continent, inégalée dans l’efficacité et la réussite opérationnelle.

Ethiopian se taille la part du lion du réseau de passagers et de fret panafricain, exploitant la flotte la plus jeune et la plus moderne avec plus de 91 destinations internationales à travers les cinq continents.

La flotte d’Ethiopian comprend des avions ultra-modernes et respectueux de l’environnement tels que le Boeing 787, le Boeing 777-300ER, le Boeing 777-200LR, le Boeing 777-200 Freighter et le Bombardier Q-400 à double cabine.

En fait, Ethiopian est la première compagnie aérienne en Afrique à posséder et exploiter ces avions
Ethiopian est en train de dérouler actuellement un plan stratégique sur 15 ans appelé Vision 2025, qui la verra devenir le premier groupe d’aviation en Afrique avec sept centres d’affaires : Ethiopian national et régional ; Ethiopian Passagers internationaux ; Ethiopian Fret ; EthiopianMRO ; le Centre de Formation Ethiopian ; le Service Traiteur Aérien d’Ethiopian; Ethiopian Services au Sol. Ethiopian est une compagnie aérienne maintes fois primée et qui a enregistré une croissance moyenne de 25 % au cours des sept dernières années.

Thomas Perriello a animé une Conférence de Presse à Bujumbura

Ambassadeur Thomas Perriello animant une conférence de presse à l’Ambassade américaine à Bujumbura

Thomas Perriello a animé  une Conférence de Presse à Bujumbura. Par Gaspard  Maheburwa en direct de l’Ambassade des Etats-Unis

Mardi 10 novembre, l’ambassadeur Thomas Perriello, l’Envoyé spécial des États -Unis pour les Grands Lacs,  a participé à une table ronde avec la presse à 15 heures à l’Ambassade américaine à Bujumbura.

L’Ambassadeur Perriello était venu au Burundi pour exprimer les préoccupations urgentes des États-Unis sur la crise politique et sécuritaire actuelle. Il a évoqué l’inquiétude du gouvernement américain par rapport à la violence de tous les côtés, la récente rhétorique « dangereuse » par le gouvernement burundais  et un appui solide pour la reprise immédiate du dialogue.

«  Le gouvernement américain se joint à l’effort régional de relancer le dialogue inter burundais sous la médiation du président Museveni. Notre position consiste donc à soutenir le  dialogue entre les deux parties, c’est-à-dire le gouvernement et l’opposition. Nous condamnons la violence et les propos incendiaires car ce qui menace le Burundi menace aussi toute la région», a précisé Perriello.

Ambassadeur Thomas Perriello animant une conférence de presse à l’Ambassade américaine à Bujumbura

Ambassadeur Thomas Perriello animant une conférence de presse à l’Ambassade américaine à Bujumbura
Ambassadeur Thomas Perriello animant une conférence de presse à l’Ambassade américaine à Bujumbura

Au cours de ce voyage il a rencontré le premier vice-président de la république, le ministre de la défense, le ministre des affaires étrangères ainsi que les représentants des confessions religieuses.  A toutes ces personnalités, il avait un seul message : œuvrer pour paix en évitant les actes de violences.

Il a martelé : «  Si le président Nkurunziza continue de résister dans cette atmosphère, nous allons continuer la diplomatie. Nous ne croyons pas que les protagonistes vont continuer à trainer les pieds. C’est le moment d’aller au dialogue le plus rapidement possible. Je viens de parler au téléphone avec un délégué de l’opposition. Il m’a rassuré que son camp est prêt à aller au dialogue sans conditions. Les Etats-Unis sont prêts à soutenir ce dialogue ».

Les propos incendiaires lancées par certaines personnalités étant au centre du débat ces derniers jours, l’Ambassadeur  Perriello  met en garde ceux qui jouent avec les mots : « Nous condamnons fermement ceux qui lancent des propos incendiaires. Qu’ils sachent bien qu’ils auront à répondre  devant les juridictions compétentes. Si l’Union Européenne a pris des sanctions,  elle n’est pas la seule à réagir ainsi. D’autres nations ne sont pas loin de l’accompagner».

Il a également déploré les persécutions faites aux journalistes des médias indépendants. Le cas le plus récent est celui de notre confrère Blaise Célestin Ndihokubwayo de la Radio Isanganiro dans la geôle du service national de renseignement depuis la fin de la semaine dernière.

Par Gaspard  Maheburwa en direct de l’Ambassade des Etats-Unis de Bujumbura pour Info Afrique

 

 

La Conférence de l’Association des Bourses Africaines (ASEA) reflète les points forts des marchés de capitaux du continent africain

La Conférence annuelle de l’Association des Bourses Africaines se tiendra à Johannesbourg du 15 au 17 novembre

La Conférence annuelle de l’Association des bourses africaines (African Securities Exchanges Association, ASEA) se tiendra à Johannesbourg du 15 au 17 novembre. ASEA est une association d’envergure continentale, regroupant 25 bourses africaines.

Le Président de l’ASEA Oscar Onyema a déclaré que le thème du congrès Africa Evermore: Growth for sustainability, incarne le potentiel, la croissance et la stabilité des marchés africains. La Bourse de Johannesbourg (JSE), la bourse la plus importante du continent, membre de la Fédération mondiale des bourses (WFE), accueillera ce congrès.

« Ce congrès est essentiel du fait des interventions de haut niveau sur des thèmes pertinents pour nos marchés et des possibilités de nouer des liens avec les principaux acteurs industriels à travers le continent », a déclaré Onyema.

La Directrice exécutive de la Bourse de Johannesbourg, Nicky Newton-King, a déclaré que ce programme intense de deux jours permettra aux délégués de comprendre en profondeur la force résultant de l’intégration des bourses africaines.

« Ceux qui opèrent sur les marchés régulés doivent savoir que nous faisons partie des marchés financiers mondiaux », a-t-elle déclaré. « Les résultats sont déjà visibles, par exemple en Afrique de l’Est, où ils promeuvent une connectivité régionale importante.

L’un des points de discussion concernera « le rôle des bourses en tant qu’entreprises citoyennes ». Les décisions d’investissements sont de plus en plus dictées par l’évaluation des risques, de l’impact, et de la durabilité. Ces considérations sont bien plus importantes que le rendement financier. L’ASEA aide les membres de l’association et les intervenants à comprendre l’importance de promouvoir des placements socialement responsables ainsi que la nécessité de prêter attention aux questions environnementales, sociales et de bonne gouvernance (ESG).

Les délégués auront également l’occasion de découvrir la façon d’attirer les investisseurs des fonds souverains (SWF) et de comprendre leur perception des bourses africaines. John Kamanga, le Directeur général de la Bourse du Malawi animera la discussion. « Ce congrès a joué un rôle important en attirant l’attention sur ce qui se passe sur les marchés boursiers africains », a-t-il déclaré.

Un certain nombre de pays membres de l’ASEA a déjà lancé des fonds souverains, y compris l’Angola, le Ghana et le Nigeria. Les revenus excédentaires de fonds souverains sont réinvestis et peuvent être un mécanisme de stabilisation fiscale efficace, permettant aux gouvernements d’accéder à des liquidités et de canaliser les investissements vers des projets précis comme le développement des infrastructures.

« Le Congrès de l’ASEA sert à démontrer que nous sommes réceptifs et prêts à faire des affaires », a déclaré Kamanga. « Il y a, bien sûr, des avantages inhérents à être en mesure de constituer des réseaux et de dialoguer avec nos partenaires, avec les gestionnaires de fonds internationaux et les membres des différentes bourses. Tout cela permet également un transfert de compétences et de connaissances. »

Newton-King ajoute : « Il s’agit de trouver des façons de partager la connaissances et les expériences afin d’enrichir la profondeur et la sophistication des marchés africains à travers le continent, ce qui permettra de nouer des liens au fil du temps. »

Onyema affirme que les marchés de capitaux ont été les moteurs principaux de la transformation économique de l’Afrique et qu’ils continuent à jouer un rôle central dans la croissance du continent.

L’Union Africaine préoccupée par les actes de violence au Burundi

Les forces de l'ordre soulèvent un blessé présumé membre des milices IBONERAKURE attaqué par les manifestants
Les forces de l'ordre soulèvent un blessé présumé membre des milices IBONERAKURE attaqué par les manifestants

 

La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, réitère la profonde préoccupation de l’Union Africaine face à la situation qui prévaut au Burundi.

Elle note,  à partir d’Addis-Abeba, le 4 novembre 2015 , la poursuite des actes de violence, ainsi que la multiplication de déclarations de nature à aggraver davantage la tension actuelle et à créer les conditions d’une instabilité encore plus grande, aux conséquences dévastatrices tant pour le Burundi que pour l’ensemble de la région.

Elle exprime la ferme condamnation par l’Union Africaine des actes de violence et des violations des droits de l’homme, ainsi que de toutes les déclarations susceptibles d’enflammer la situation.

Il ya quelques jours seulement, l’Union africaine (UA) a annoncé le lancement d’une enquête sur les violations des droits de l’homme au Burundi et a appelé à la mise en place de sanctions ciblées contre ceux qui contribuent à la montée continue de la violence. De leur côté, les Etats-Unis réclament la reprise de la médiation ougandaise et vont réexaminer leur coopération avec le gouvernement burundais. Ils n’excluent pas des sanctions ciblées et dénoncent, par ailleurs, les violations des droits de l’homme, les restrictions du droit d’expression mais aussi le trafic d’êtres humains.

Jusqu’ici, l’Union africaine était restée discrète sur la crise au Burundi. Le Conseil paix et sécurité a maintenant décidé de s’attaquer à ceux qui, dit-il, contribuent à la persistance de la violence. L’Union Africaine ne cite personne. Cela sera déterminé par une enquête sur les exactions contre les civils. Les conclusions seront rendues avant le mois de décembre.

L’Union Africaine veut que les responsables des violences soient frappés de sanctions : interdiction de voyager et gel des avoirs. Une mission africaine doit également être prête à se déployer au Burundi pour éviter des violences généralisées. L’Union africaine durcit donc le ton et accélère la cadence car il y a urgence, estime Smaïl Chergui, commissaire paix et sécurité de l’Union Africaine.

« C’est un discours d’abord de réalisme et de responsabilité. Je pense que la communauté internationale et la communauté africaine en particulier, a trop attendu pour que ce dialogue commence. Et qui nous semble la seule issue possible pour sortir de cette crise au Burundi », insiste Smaïl Chergui.

Ce dialogue devra se tenir hors du Burundi pour permettre à tous les acteurs, y compris ceux qui sont à l’extérieur du pays, de participer, estime le Conseil, qui réclame une relance urgente de la médiation ougandaise.

Un message de fermeté alors que l’organisation panafricaine s’alarme de la multiplication des assassinats et des exécutions au Burundi et rappelle que l’origine de la crise tient selon elle à la tenue d’élections « non inclusives et non consensuelles » remportées par Pierre Nkurunziza.

Gaspard Maheburwa

RDC: Goma, un nouvel espoir pour le Congo

Le Volcan Nyiragongo, près de Goma - crédites photos Thierry Barbaut www.barbaut.com
Le Volcan Nyiragongo, près de Goma - crédites photos Thierry Barbaut www.barbaut.com
  • À Goma, la capitale du Nord Kivu, région minée par des années de conflit, l’espoir renaît et l’activité économique reprend
  • Des travaux de modernisation de l’aéroport de Goma et de réhabilitation de la piste d’atterrissage sont en cours
  • Les avions gros porteurs pourront bientôt atterrir à Goma et désenclaver la région

GOMA,  — Pour les habitants de Goma, la capitale du Nord Kivu, à l’Est de la RDC, vivre au pied du Mont Nyiragongo, l’un des volcans les plus actifs d’Afrique, est une réalité qu’il faut prendre avec philosophie. « Nous ne sommes pas grand-chose face à la nature. Nous sommes venus de la poussière et nous retournerons un jour à la poussière», témoigne Louise Bahati, plus connue sous le nom de Mama Tcheka, tailleuse de pierres qui travaille aux abords de l’aéroport de Goma dont la piste fut ensevelie par la lave lors de la dernière éruption du volcan le 17 janvier 2002.


 » Relier Goma au reste du monde permet de consolider la paix en relançant les échanges et stimulant le développement du secteur privé  « 
 

Le Volcan Nyiragongo, près de Goma - crédites photos Thierry Barbaut www.barbaut.com
Le Volcan Nyiragongo, près de Goma – crédites photos Thierry Barbaut www.barbaut.com

La ville de Goma, la capitale du Nord Kivu, à l’Est de la RDC, est située au pied du Mont Nyiragongo, l’un des volcans les plus actifs d’Afrique.

Vincent Tremeau/World Bank


Cette funeste journée, Louise n’est pas prête de l’oublier.  « En 2002, j’ai mis au monde Amina, ma cadette. L’année de sa naissance, le volcan est entré en éruption et j’ai dû fuir avec ma petite fille sur le dos », raconte-t-elle. « L’éruption volcanique a tout emporté sur son passage. En rentrant chez nous, il n’y avait plus rien ».

Théâtre de plusieurs décennies de conflit opposant divers groupes rebelles à l’armée congolaise, Goma, ville commerciale d’un million d’habitants nichée à la frontière du Rwanda, se relève depuis la signature d’un accord de paix en décembre 2013. La tâche n’est pas facile. La paix reste fragile comme l’atteste la présence des camions de la Monusco, Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC. Il faut reconstruire les infrastructures qui sont dans un piteux état ; et pour les habitants, parfois se réinventer un métier.

Sur les traces de la coulée de lave laissée par le volcan en 2002 dans le centre-ville  les maisons à étages recolonisent l’espace urbain. Le long de la route qui borde l’aéroport, des hommes et femmes à l’aide de pioche ou à mains nues taillent la roche volcanique pour en faire du gravier ou des blocs de pierres.

« Nous nous sommes organisées entre femmes pour ramasser le sable, les cailloux et les grosses pierres pour les vendre ensuite », raconte Louise Bahati, aujourd’hui à la tête d’une association de tailleuses de pierres regroupant une quarantaine de femmes. « Le gravier et le sable qu’on récolte aident à la construction des maisons et à la réparation des routes ». Bien que précaire et éprouvante, cette activité permet à Louise de nourrir sa famille. Et de participer à la reconstruction de Goma précise-t-elle. « C’est aussi une façon de nous resservir de ce que la nature nous a donné », ajoute Louise.

Pour les habitants de Goma, les travaux de réhabilitation de l’aéroport, financés par un don de la Banque mondiale (à hauteur de 52 millions de dollars), représentent un signe d’espoir. Seul un aéroport fonctionnel permettra de désenclaver la région. Jusqu’alors une liaison aérienne peu régulière reliait Goma à Kinshasa la capitale, l’irruption du volcan en 2002 ayant gravement endommagé l’unique piste d’atterrissage (limitant son fonctionnement à quelques vols nationaux par semaine). Grâce à des travaux partiels de réhabilitation de la piste de l’aéroport de Goma financés par la coopération allemande, des vols internationaux ont pu reprendre au cours de l’été 2015. Le projet appuyé par la Banque mondiale va compléter ces réalisations  de manière pérenne.

« Ces travaux ont un double objectif : améliorer les mesures de sûreté et de sécurité afin qu’elles soient conformes aux normes internationales et remettre en état les infrastructures », explique Mohammed Dalil Essakali, chef d’équipe à la Banque mondiale du Projet d’amélioration de la sécurité de l’aéroport de Goma. « Relier Goma au reste du monde permet de consolider la paix en relançant les échanges et stimulant le développement du secteur privé », ajoute-t-il.

Le projet comportera également un volet de gestion des risques naturels afin de réduire les risques liés à l’activité volcanique ainsi qu’un volet social, l’objectif étant de faire en sorte que les communautés vivant aux abords de l’aéroport profitent également des retombées de la reprise économique.

Louise, quant à elle, exprime un souhait : celui de pouvoir, elle aussi, un jour s’envoler à la découverte d’autres contrées.

Toujours plus de personnes pauvres en Afrique malgré les progrès réalisés en matière d’éducation et de santé

Le dernier rapport du Groupe de la Banque mondiale sur la pauvreté en Afrique note des progrès mais souligne les obstacles qu’il reste à surmonter, notamment pour améliorer la qualité des données statistiques sur le continent.  

ACCRA, Ghana – Le Rapport sur la pauvreté en Afrique, publié par le Groupe de la Banque mondiale, constate que dans de nombreux pays, les taux élevés de croissance économique enregistrés au cours de ces vingt dernières années ont fortement contribué à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie de la population dans les domaines de la santé et de l’éducation. Cette étude exhaustive souligne toutefois que le continent compte davantage de personnes dans une situation de pauvreté extrême du fait de la croissance démographique galopante dans de nombreux pays.

En se basant sur les derniers chiffres disponibles, le rapport estime qu’en 2012, 388 millions de personnes – soit 43 % de la population totale en Afrique subsaharienne vivaient dans l’extrême pauvreté. Cela représente 5 millions de moins qu’en 2011. Début octobre, le Rapport de suivi mondial 2015/2016 publié également par la Banque mondiale évaluait le nombre actuel de personnes vivant dans une situation de pauvreté extrême en Afrique subsaharienne à 347 millions alors qu’on en recensait 284 millions en 1990. Ainsi le pourcentage d’africains vivant dans la pauvreté diminue mais leur nombre augmente du fait de l’accroissement démographique.

Le Rapport sur la pauvreté en Afrique intitulé « Évolution de la pauvreté dans une Afrique en plein essor »,  a été rendu public au cours de la visite au Ghana de Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale pour commémorer la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté en compagnie de dirigeants africains et de représentants de la société civile.

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Ce rapport préconise d’améliorer la qualité des enquêtes statistiques car le manque actuel de données statistiques ne permet pas aux politiques publiques d’identifier et de cibler précisément les pauvres. Jeudi, le Groupe de la Banque mondial s’est engagé avec ses partenaires internationaux à aider les pays en développement à réaliser tous les trois ans des enquêtes auprès des ménages des 78 pays les plus pauvres. Cette initiative sera mise en œuvre d’ici 2020 et devrait coûter tous les trois ans 300 millions de dollars américains.

« L’économie africaine est en plein essor mais nous devons améliorer la qualité des instituts de statistiques pour mieux mesurer le progrès humain. Des données plus rigoureuses nous permettront de juger l’efficacité de nos projets visant à éliminer la pauvreté extrême d’ici 2030 et de favoriser une prospérité partagée avec les plus pauvres », a déclaré Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale.

Vendredi, monsieur Kim s’est rendu au Ghana pour saluer les progrès record réalisés ces vingt dernières années par ce pays d’Afrique de l’Ouest en matière de lutte contre la pauvreté. Au Ghana, le taux de pauvreté a reculé de plus de moitié passant de 53% en 1991 à 21% en 2012.

Le rapport sur l’évolution de la pauvreté en Afrique constate que les progrès en matière de réduction de la pauvreté dans tous ses aspects varient considérablement d’un pays à l’autre et selon les catégories de population. En outre, ces résultats demeurent très faibles par rapport à ceux des autres régions en développement de la planète. Le taux global de pauvreté en Afrique a en effet baissé plus lentement que dans les autres régions et le nombre d’Africains vivant dans l’extrême pauvreté (dont la Banque mondiale a récemment fixé le seuil à 1,90 dollars par jour) a lentement fléchi passant de 56% en 1990 à 43% en 2013. Toutefois, selon les dernières estimations, il aurait reculé à 35% en 2015. Et le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté  dans le monde devrait passer sous la barre des 10% pour atteindre 9,6 % selon les dernières estimations publiées par la Banque mondiale début octobre.

Malgré ces progrès, en 2012, il y avait 100 millions d’Africains extrêmement pauvres de plus qu’en 1990 et 20% de la population est confrontée à une pauvreté chronique. Les Africains les plus pauvres habitent dans les zones rurales (où vivent entre 65 à 70% de la population totale). Les dix pays de la région où il y a le plus d’inégalités se trouvent en Afrique australe.

Plusieurs facteurs viennent aggraver ces inégalités. Les inégalités se creusent entre les Africains des zones rurales et ceux des villes ; entre ceux qui vivent dans des pays stables et ceux des États fragiles ou en conflits ; et sans doute entre les hommes et les femmes (quelques éléments des enquêtes sur la pauvreté des ménages démontrent que les femmes sont défavorisées). Bien que la mobilité sociale en termes de niveau d’éducation et d’emploi se soit améliorée d’une génération à l’autre, les perspectives d’ascension sociale restent faibles pour les générations futures et perpétuent ainsi les inégalités sociales.

Les conflits et la violence sont les principales causes du ralentissement de la croissance économique et compromettent souvent les progrès réalisés en matière de développement. Bien qu’il y ait moins de guerres civiles et de conflits de grande ampleur, la criminalité, le trafic de drogue, le terrorisme et la piraterie maritime sont en train de se développer. Les conséquences désastreuses de ces conflits se font ressentir pendant longtemps comme l’atteste l’exemple du Burundi où le nombre de ménages vivant dans l’extrême pauvreté a considérablement augmenté depuis le début de la guerre civile pour atteindre 64% en 2007 (contre 21% avant le conflit).

« Le coùt humain de la pauvreté est bien trop élevé en Afrique. Nous devons redoubler d’efforts pour atteindre les nouveaux Objectifs de développement durable et éliminer la pauvreté extrême d’ici 2030 », a insisté Makhtar Diop, vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique. « Nous devons avant tout développer la productivité agricole puisque la grande majorité des Africains pauvres travaillent dans ce secteur. Nous devons aussi augmenter les capacités du secteur de l’énergie pour rendre l’électricité plus accessible et fiable. Alors que les gouvernements mettent en œuvre de nouvelles politiques publiques en faveur de l’emploi et d’une croissance inclusive, améliorer la façon dont nous mesurons la pauvreté dans tous ses aspects sera crucial. », a-t-il ajouté.

On constate que l’investissement dans l’éducation des femmes améliore considérablement leurs conditions de vie mais aussi les perspectives d’avenir de leurs enfants. L’éducation des femmes peut donc réellement changer la donne en Afrique et il faut la promouvoir.

Le rapport remarque que la violence conjugale a baissé mais son taux demeure très élevé. Près de 40% des femmes en couple sont victimes de violences et 46% n’ont pas leur mot à dire quant à leurs propres choix de santé.

Malgré ces difficultés, les pays du continent ont accompli d’énormes progrès au cours de ces vingt dernières années grâce à une croissance économique sans précèdent. Les avancées de pays comme l’Éthiopie, le Ghana et le Rwanda sont impressionnantes. En outre, depuis 2000, le nombre d’enfants victimes du paludisme a baissé de 40% et la mortalité infantile (avant 5 ans) liée au tétanos, à la coqueluche et à la rougeole a diminué de 75%.

Le rapport relève également une augmentation rapide du taux de scolarisation. Au primaire, il est passé de 55% à 74% entre 1995 et 2012. Le rapport déplore toutefois le niveau extrêmement bas des élèves. Sur la même période, le taux d’alphabétisation chez les adultes n’a augmenté que de 4% comparé aux 17% enregistrés en Asie du Sud.

L’espérance de vie a considérablement augmenté et les nouveau-nés vivent désormais 6 ans de plus qu’en 2000. Toutefois, l’espérance de vie dans la région est de 57 ans et demeure beaucoup trop faible par rapport à la moyenne mondiale. Plus des trois-quarts des variations de l’espérance de vie sont dus à la mortalité infantile avant cinq ans et à la prévalence du VIH/SIDA

Autre constat inquiétant: les habitants des pays dits riches en ressources naturelles (en or, diamants, cuivre, pétrole etc.) sont davantage pénalisés en matière de développement humain que ceux des autres pays : ils vivent en moyenne dix ans de moins, ont plus de problèmes d’illettrisme, souffrent davantage de malnutrition et de violence conjugale.

En l’état actuel des choses, Il est extrêmement difficile de mesurer le bien-être humain en Afrique. Le rapport souligne qu’en 2012, seuls 25 sur les 48 pays que compte la région avaient réalisé un minimum de deux enquêtes auprès des ménages au cours de la dernière décennie pour suivre l’évolution de la pauvreté. Pour les auteurs du rapport, on ne peut pas mesurer correctement la pauvreté en termes de revenu et d’autres aspects du bien-être humain sans améliorer rapidement la rigueur, le rythme et la fiabilité des données statistiques sur le continent. Enfin, les instituts de sondages doivent absolument mettre en place des normes statistiques (méthodologiques et pratiques) que les États doivent soutenir et faire respecter.

Ce rapport constitue le premier tome du rapport sur la pauvreté en Afrique, tandis que le second réfléchit aux causes de la pauvreté et à la manière de la réduire plus rapidement en Afrique.

Espoir, un enfant de Kinshasa qui chante en Lingala

Lingala : Il faut écouter Espoir qui décide, dans la rue de Kinsasa, de chanter en Lingala

Espoir dit qu’il ne sait pas chanter en Français alors c’est en Lingala qu’il va faire sa prestation de maestro. L’assemblée en a la chair de poule et se délecte des parole du jeune homme de moins de 10 ans…

Espoir un jeune de Kinashassa qui mérite d’être suivi

Ecoutez Espoir

R.D. Congo : Parallèlement à la chute des cours des minerais, l’entreprenariat des jeunes dresse le portrait économique de demain

le Coltan

L’entreprenariat comme option de carrière et de création de la valeur socio-économique au sein de la région sud-est en République Démocratique du Congo devient une réalité courante

La fragilité observée par les jeunes sur le développement d’une carrière dans le secteur attirant le plus grand flux financier dans la région, à savoir : les mines, a pu démystifier le rêve de plus d’un jeune congolais qui autrefois ne juraient plus que par le souci d’être un employé dudit secteur.

En effet, la chute des cours des matières premières à l’international, associée au ralentissement de la croissance économique chinoise, a eu des effets directs sur le secteur des mines en République Démocratique du Congo ; notamment, la suspension des activités des mines appartenant au groupe GLENCORE dans la ville de Likasi, province du Lualaba, qui a conduit au licenciement direct d’une centaine des travailleurs et à la perte indirect d’emplois au sein des entreprises travaillant en sous-traitance pour le compte des entreprises Katanga Mining Ltd.

le Coltan
le Coltan

Rappelant aux habitants de la contrée, principalement ceux des provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, la faillite du géant minier du secteur publique, la GECAMINES, ainsi que les désastreuses conséquences de perte d’emplois et du ralentissement total de l’économie qu’elle a causé dans la région, la conscience collective (jeunes et vieux) rêve et envisage une nouvelle ère pour la survie et l’avenir : celle de la mise en place des fondements favorables au développement d’une économie moins dépendante du secteur minier.

A ce propos, des organisations d’appui au développement, avant-gardistes sur cette problématique, ont initié et financé des projets pour la promotion de l’entreprenariat des jeunes dans l’ex-province du Katanga.

Les différents bénéficiaires de ce type de projets et subventions ont pris l’élan pour un développement personnel et aussi communautaire au moyen de leurs initiatives entrepreneuriales, nonobstant les lacunes observées dans l’existence d’un écosystème local et national pour le développement de la micro-entreprise.

La majorité des subventions accordées aux bénéficiaires de ces projets dans les régions du sud-est de la R.D. Congo issues du démembrement de la grande région du Katanga, a été faite sur base d’un principe d’appui au développement local. Par conséquent, elles n’ont pas été en mesure de couvrir l’intégralité des fonds requis pour le lancement ou le développement des plans d’affaire dont les individus constituant la jeunesse ciblée sont porteurs.
C’est ainsi que de nombreuses jeunes entreprises ayant bénéficié de ces fonds n’ont pas su assurer aussi bien leur lancement que leur développement, exceptées certaines d’entre elles ayant su mobiliser des investissements parallèles.

La nouvelle donne : des jeunes entrepreneurs lancent leur propre crowdfunding.

La question de l’entreprenariat des jeunes ayant connu une montée fulgurante au sein de l’opinion et de la communauté locale eu égard à la crise que traverse le secteur des mines et métaux, est passée une seconde dimension : celle de lever des fonds à partir des membres de la communauté sans avoir une bourse locale des valeurs marchandes ou une banque d’investissement pour les projets des entreprises en démarrage. Autrement dit, créer un crowdfunding local.

A l’origine du concept se trouvent deux institutions – le Réseau de Solidarité des Jeunes Entrepreneurs au Congo (RESOJEC) appuyé par la firme CREABOX, une agence locale de conseil en communication et bien réputée pour sa connaissance du marché local – qui se décident de se mettre ensemble et donner mobiliser des capitaux en vue d’investir sur deux types de jeunes entreprises « startups » : celles ayant obtenu des subventions mais ne parvenant pas à financer l’intégralité de leurs plans d’affaire et celles n’ayant aucun fonds pour démarrer leurs activités.

C’est ainsi que l’initiative Startup Connect est mise en place dans la ville de Lubumbashi afin de fédérer une communauté des personnes susceptibles d’investir dans les projets des jeunes entreprises de la contrée sans recourir aux traditionnelles institutions de financement.

L’initiative a ainsi forgée sa réputation de créateur d’un nouveau modèle de financement jamais expérimenté dans la région et résolument dédié à la promotion des jeunes entrepreneurs en suscitant l’intérêt des membres de la communauté locale en vue de souscrire, comme investisseurs, sur une prise d’actions dans les nouvelles structures économiques créées.

Cette organisation est parvenue à utiliser des stratégies du marketing digital en lançant une campagne sur les réseaux sociaux pour l’inscription des jeunes possédant une idée d’entreprise ou une jeune entreprise en phase de démarrage à travers un formulaire publié sur son site web : www.startuprdc.com

Pour viabiliser sa méthode et rendre bancables les plans d’affaire reçus de nombreux candidats, l’organisation a scellé des alliances d’appui technique, notamment avec la firme de conseil en audit et management KPMG et quelques institutions d’enseignement supérieur locales, à qui a pu se joindre en dernier lieu l’Office de Promotion des Entreprises au Congo (OPEC).

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Comme résultat, elle a pu obtenir une sélection de 21 lauréats issus des auditions faites par un jury d’experts venant des institutions avec lesquelles les organisateurs ont établi des accords de coopération.

Des projets clés en main et une communauté d’investisseurs prêts pour la grande sortie du 26 novembre.

La sélection de 21 lauréats présente une diversité des offres à mettre sur le marché par ces jeunes entreprises compte tenu de leur répartition en 6 secteurs d’activités, notamment : les services, les nouvelles technologies, l’agriculture, l’environnement et le développement durable, l’industrie électromécanique et enfin, les services financiers. Tout en notant que les créateurs de ces jeunes entreprises viennent de 3 grandes villes de la région : Lubumbashi, Kolwezi et Likasi.

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Convaincue du modèle innovant qu’a apporté l’organisation pour le développement et la diversification de l’offre commerciale du tissu économique local, la Chambre de Commerce Belgo-Congolaise-Luxembourgeoise de Lubumbashi en a saisi la valeur jusqu’à intéresser ses membres à appuyer ce modèle d’investissement communautaire, lors d’une intervention orale du Consul du Royaume de Belgique à Lubumbashi à l’occasion d’une réunion ordinaire de cette Chambre de commerce.

Outre la participation des membres de ladite Chambre de commerce, les organisateurs de l’événement Startup Connect ont par ailleurs recouru au financement des entreprises locales pour le lancement d’une campagne de communication publicitaire sur l’événement en vue de sensibiliser la communauté à participer à son rendez-vous du 26 novembre 2015 et à investir pour l’avenir de tous, par la promotion de l’entreprenariat.

De la sorte, Startup Connect s’attend à faire sa première levée des fonds de la part de la communauté et au profit de jeunes entrepreneurs à Lubumbashi, ce 26 novembre 2015, au sein du Centre ARRUPE pour la Recherche et la Formation (CARF).

Eddy Ediame – RDC

L’AFIF 2015 organisera un dialogue Public-Privé sur l’ « Investissement d’Impact »

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) rejoint L’AFIF 2015 pour mettre en lumière l’ : « Investissement d’Impact »

Un Dialogue Public Privé (PPD) sur l’Investissement d’Impact, supervisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) sera organisé cette année lors de l’Africa Finance & Investment Forum 2015 (AFIF 2015), qui aura lieu à Cape Town, Afrique du Sud, du 24 au 26 novembre.

“Le secteur de l’Investissement d’Impact en Afrique est encore naissant, avec des investissements d’environ 9 milliards de $ faits à travers le continent. Le temps est donc venu pour les décideurs politiques africains, les investisseurs et autres acteurs clés du secteur de mettre au point des solutions pratiques qui aideront à améliorer les pratiques d’Investissement d’Impact en Afrique et à stimuler le secteur pour qu’il atteigne son plein potentiel,” explique Tomas Sales, Conseiller Spécial Secteur Privé unité AFIM PNUD, en prélude à l’AFIF 2015.

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Cette session inaugurale fournira une plate-forme à travers laquelle les secteurs publics et privés en Afrique pourront discuter, se mettre d’accord et émettre des recommandations pour renforcer le secteur de l’Investissement d’Impact  et contribuer à la réalisation de l’Agenda de l’Union Africaine 2063 et des objectifs de développement durable récemment ratifiés.

“Le Dialogue Public Privé facilitera l’échange d’informations et la collaboration entre les acteurs des secteurs publics et privés clés, et sera mis en lumière à l’aide de discours en séance plénières et d’une séance de travail et de négociations techniques pour identifier les prochaines étapes de la croissance de ce secteur « , ajoute Tomas Sales. Cela aboutira à la mise au point d’une déclaration finale : La Déclaration de Cape Town, avec un plan d’action et une feuille de route relatifs à l’Investissement d’Impact en Afrique  »

Le thème d’ « Impact Investissement », une première pour l’AFIF, fait partie du thème général du forum « Accès au Financement et à l’Entrepreneuriat », qui mettra également l’accent sur les solutions financières novatrices pour aider les entreprises africaines et qui mettra également en valeur les défis financiers et les opportunités dans l’agriculture, la santé, les infrastructures et l’énergie.

L’AFIF 2015 est organisé pour la première fois en Afrique en collaboration avec la BEI, le PNUD, DEG, Old Mutual Investments Group, Agri Academy, Pfizer, Rabobank, BlueCloud, ICD et la SFI.

Avec 300 participants attendus de toute l’Afrique, l’Europe, l’Amérique et le Moyen-Orient. Cette année, l’AFIF inclura une formation pré-conférence sur l’“Entreprenariat” (23Nov), des rencontres d’affaires B2B pré-organisées et des activités de réseautage informel. L’AFIF organisera également “Le concours de l’entreprenariat AFIF 2015”

Ericsson présente ses solutions pour une Afrique mobile à la conférence Transform Africa

  • Ericsson va présenter « M-Commerce Interconnect » et des solutions pour le transport intelligent à la conférence Transform Africa.
  • Les deux solutions illustrent le leadership d’Ericsson dans les services et technologies de communication pour bâtir une société où l’argent liquide ne circule plus, dans une économie intelligente.
  • Les démonstrations d’Ericsson à Transform Africa portent aussi sur des solutions de services publics intelligents.

Ericsson (NASDAQ : ERIC) projette une Société en Réseau dans laquelle la connectivité est le point de départ pour de nouvelles façons d’innover, de collaborer et de socialiser. Étant donné que plus de la moitié de la population mondiale vit déjà dans les villes – et près de 70 pour cent des personnes seront en milieu urbain d’ici 2050 – Ericsson est particulièrement concentrée sur ​​sa contribution à des villes intelligentes et durables.

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A la conférence Transform Africa, qui se tient à Kigali au Rwanda, du 19 au 21 octobre 2015, Ericsson va démontrer la transformation que les technologies de l’information et de la communication (TIC) ainsi qu’une vraie Société en Réseau, peuvent apporter en bâtissant au Rwanda des villes intelligentes et une société où l‘argent liquide ne circule plus, particulièrement dans les secteurs des finances et du transport.

La conférence, dont l’hôte est le président rwandais, Son Excellence Paul Kagamé, rassemble les plus grands leaders politiques et économiques du continent pour élaborer le programme de la transformation numérique de l’Afrique. Ericsson fera la démonstration de son « M-Commerce Interconnect » et de ses solutions pour le transport intelligent, entre autres. Ces solutions s’appuient sur le protocole d’accord avec le gouvernement du Rwanda, annoncé au Mobile World Congress 2015 pour démontrer le leadership technologique et l’expérience d’Ericsson dans la fourniture de solutions pertinentes et adaptées dans l’atteinte des objectifs fixés.

Le M-Commerce Interconnect d’Ericsson fournit la solution d’interconnexion totale nécessaire pour réunir tous les acteurs dans le domaine des services financiers, et permettre à l’argent de circuler entre eux de façon transparente, en ôtant l’argent liquide du système. Ce système a la capacité de connecter le secteur financier formel au semi-formel et informel. Plus particulièrement, l’inclusion des Coopératives d’épargne et les acteurs de la microfinance dans l’écosystème permettra à davantage de personnes de participer aux services financiers classiques, augmentant ainsi l’inclusion financière. Ericsson présentera le M-Commerce Interconnect Switch en partenariat avec des MNO, des prestataires de services et des banques.

Ericsson démontrera également l’efficacité de ses solutions pour le transport intelligent. Le système aidera les gouvernements à mieux gérer la collecte des recettes dans le système de transport public et apportera de l’efficacité dans l’exploitation des capacités actuelles du secteur des transports publics.

Les principales composantes de la solution sont :

·     Un système de collecte automatique des prix de tickets de transport qui utilise des cartes de bus prépayées avec système d’embarquement et de paiement sans contact ou une solution de paiement mobile sans espèces, qui retire l’argent liquide du système, permettant d’améliorer la comptabilité des recettes et le recouvrement des taxes. ·     Une Solution de Gestion de Flotte qui donne à l’opérateur une visibilité en temps réel des bus ainsi que de la localisation des passagers, permettant une meilleure gestion de l’itinéraire utilisé par les bus pour donner aux passagers la meilleure expérience de voyage.

  • Un système d’information des passagers qui fournit une interface interactive pour que les passagers reçoivent en temps réel l’information concernant les horaires de bus ainsi que la durée des trajets, permettant aux passagers de planifier leurs voyages plus efficacement.

« Les TIC créent un grand nombre de nouvelles opportunités pour les personnes, les entreprises et la société. Chez Ericsson, nous utilisons notre expertise en TIC pour fournir des solutions et des services innovants à travers une variété d’industries qui jouent un rôle important dans la transformation numérique en Afrique », a déclaré Fredrik Jejdling, Responsable de la Région Afrique subsaharienne d’Ericsson. Nous sommes très enthousiastes à l’idée de la transformation du secteur en cours au Rwanda. Constater de visu que cela peut se faire ici, dans notre région, est un message fort pour le reste de l’Afrique et nous sommes fiers d’être à cette conférence pour transmettre ce message », a-t-il ajouté.

En plus du M-Commerce Interconnect d’Ericsson et des solutions pour le transport intelligent, Ericsson fera également la démonstration de solutions de services publics intelligents.

Magathe Ngokana pour Info Afrique

Egypte : Construction d’une centrale photovoltaïque publique de 20 MW d’ici 2017

Après le traité de libre échange des 27 pays d’Afrique et les contrats impressionnants l’Egypte performe encore avec les énergies renouvelables…

La centrale sera installée Kom Obo dans le gouvernorat d’Assouan pour une capacité de  20 MW dont l’achèvement de la construction est prévu en 2017

Découvrir notre dossier « énergies renouvelables Cameroun »

La centrale photovoltaïque publique du pays est financée par l’Agence française de développement (AFD) qui a octroyé à l’Egypte un prêt de 40 millions €. Elle sera reliée au réseau électrique national.

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Le gouvernement choisira bientôt un opérateur privé qui sera chargé de la construction, de l’exploitation et de la maintenance de l’infrastructure sur une durée de 3 ans. Il assurera en outre, la formation du personnel de la New and Renewable Energy Authority (NREA).  Un don de l’Union Européenne s’élevant à 800 000 € permettra la conception du projet.

L’octroi de ce prêt entre dans le cadre de la feuille de route signée à Charm el Cheikh entre l’AFD et le ministère égyptien de la Coopération internationale.

Magathe Ngokana

VIDEO : Stromae, la star internationale donne un concert impressionnant à Kigali

Repoussé puis à nouveau prévu la prestation de Stromae a bien eu lieu à Kigali !

Le concert à attiré plus de 27 000 personnes dans la capitale Rwandaise, succès colossal pour Paul Van Haver dit « Stromae »

En marge de l’évènement, Stromae a visité le mémorial du génocide Rwandais, génocide qui à emporté son père en 1994. Stromae vit depuis avec sa mère en Belgique.
Pierre Rutare, le père de Strome vivait à Kigali sa maison appartient toujours à la famille, Stromae s’y était rendu enfant avec sa mère.

Ses tubes planétaires connaissent un succès phénoménal au Rwanda mais Papaoutai et Formidable sont les deux chansons que les Rwandais connaissent le mieux indique Lucie une jeune Rwandaise de 21 ans

Stromae à donc fini par clôturer sa tournée Africaine, après Dakar, Douala, Brazzaville et Abidjan il devait se produire à Kinshasa et Kigali, mais a du annuler pour cause de santé. Ce fut donc partie remise pour revenir enfin en ce mois d’Octobre à Kinshasa, et dans la capitale Rwandaise ou l’évènement à été un succès impressionnant.

Le stade de l’Université Libre de Kigali (ULK) bondé de monde pour entendre et voir Stromae l’enfant du pays

Stromae à salué la foule en demandant s’il devait le faire en français ou en Anglais ou justement en kinyarwanda ! Il à ensuite fêté cela en trinquant, ouvrant une bouteille de ce qui ressemble à du vin blanc et levant son verre avec la foule.

Stromae en concert à Kigali VIDEO

 

Stromae déchainait déjà les réseaux sociaux ou les Rwandais l’attendaient avec enthousiasme

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Prix Women for Change : deux projets pour la cause des femmes en Méditerranée récompensés

Khedija El Madani (Tunisie) et Nora Fitzgerald Belahcen (Maroc), deux militantes pour l’égalité des chances, et l’indépendance économique des femmes ont reçu le prix Women for Change de la Fondation Orange, à Deauville

Cinq projets portés par cinq femmes étaient soumis aux votes entre le 15 septembre et le 15 octobre sur http://www.fondationorange.com/-Women-for-change-2015-#WforC. Originaires d’Egypte, d’Espagne, de Jordanie, du Maroc et de Tunisie, les cinq candidates sont à la tête d’ONG’s qui agissent pour les femmes en difficulté et favorisent leur autonomie dans leurs pays : droits des femmes, insertion professionnelle, aide aux victimes de l’exploitation sexuelle, éducation des femmes handicapées.

Près de 20 000 internautes ont voté ! Et c’est le projet de Khedija El Madani (Tunisie) qui reçoit le Prix des Internautes : une aide de 25 000 €, de la Fondation Orange, pour réaliser une veille sur les pratiques discriminantes à l’égard des femmes et intervenir avec un réseau de « sentinelles ». Khedija El Madani, est fondatrice et présidente de l’Association pour la Vigilance et l’Egalité des Chances (AVEC) qui intervient pour garantir les mêmes opportunités de développement social aux deux sexes : accès à l’éducation, aux services de santé, à l’emploi, etc.

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Le Prix du Jury est attribué à Nora Fitzgerald Belahcen (Maroc), qui reçoit également une aide de 25 000€ pour permettre à des femmes défavorisées de créer leur micro-entreprise culinaire. Nora Fitzgerald Belhacen, est Fondatrice et présidente de l’Association AMAL pour les Arts Culinaires qui forme au métier de cuisinier, au service à table et à l’entreprenariat. Il s’agit ainsi d’amener ces femmes marginalisées à trouver confiance en soi et indépendance économique.

Les trois autres candidates recevront 5 000 € chacune de la Fondation Orange pour soutenir la mise en œuvre de leur projet :

Lily Fouad Attallah, Directrice générale de la Development Association for Empowering Special Needs (DAESN) (Egypte) va former 20 enseignantes-suppléantes qui aident 20 jeunes filles déficientes visuelles à intégrer le système scolaire classique.

Rocio Nieto, Fondatrice et présidente de l’Association pour la Prévention, la Réhabilitation et le Soutien aux Prostituées (APRAMP) (Espagne) va permettre à des femmes victimes d’exploitation sexuelle et de traite à regagner leur liberté et leur dignité en formant six anciennes victimes qui vont créer un réseau de proximité et répondre à des situations d’urgence.

Nour Al Emam, membre et administratrice du Arab Women Media Center (AWMC) (Jordanie) va sensibiliser le public jordanien à la cause et aux droits des femmes en produisant un film-documentaire qui portera sur le chômage des femmes et les discriminations auxquelles elles sont confrontées sur leur lieu de travail.

L’ensemble de ces prix ont été remis par Christine Albanel, Directrice Exécutive d’Orange et Présidente Déléguée de la Fondation Orange, par Jacqueline Franjou, Présidente du Women’s Forum for the Economy and Society et par Marianne Mairesse, rédactrice en chef de Marie Claire Magazine.

Le prix Women for Change est une initiative conjointe de la Fondation Orange et du Women’s Forum for the Economy and Society en partenariat avec le magazine Marie Claire. Pour sa 3ème édition, il met en avant les actions des femmes qui s’engagent pour améliorer la situation des femmes dans des pays où le groupe Orange et sa fondation sont présents.

Mireille Modoi – Info Afrique

RDC: plus rentable, le porc remplace l’élevage traditionnel

De plus en plus, l’élevage domestique du porc se popularise dans le grand nord de la province du nord Kivu (RD Congo). Faces aux difficultés économiques, elle est plus rentable que les chèvres et poules élevées pour des valeurs traditionnelles dans la région

On remarque que le nombre des maisonnettes aux coins de parcelles s’augmente dans la plupart de quartiers. Ces derniers ne sont ni des niches pour chiens ni étables pour chèvres mais des porcheries. Elles ne prêtent même pas à confusion car elles sont plus grandes. Et surtout, ne reposent pas directement sur le sol. Elles sont surélevées car soutenues par quatre poutres dans chaque coin.

Question d’hygiène

« L’élevage de porc demande beaucoup trop d’hygiène sinon on aura trop souvent de problème avec les voisins » indique Maitre Bokasa, avocat près du tribunal de paix de Butembo, qui pratique l’élevage à domicile. En effet, le porc consomme beaucoup trop. Ce qui fait qu’il éjecte aussi trop. Si on ne prend pas soins l’odeur nauséabonde inondera tout le quartier, prévient Kakule Siviri, tenancier d’une officine vétérinaire dans le quartier Lumumba, en ville de Butembo. Ce pourquoi, Maitre Bokasa se réveille très trop le matin pour nettoyer la porcherie, recouvrir les parois de centres recueillis dès brasiers afin d’inhiber l’odeur nauséabonde dégagée par les excréments des porcs.

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L’argent n’a pas d’odeur ni de honte.

« Le port rapporte sérieusement. C’est grâce à mon élevage de porc que j’ai pu construire ma maisonnée semi-durable qui m’a couté près de 4 000$ que je ne pouvais jamais gagner avec mon salaire de vendeur » témoigne fièrement Kambale Richard, vendeur dans une boutique des divers dans le centre ville de Butembo. Pour y arriver, Kambale doit troquer ses habits contre les salopettes chaque matin et soir. En effet, les variétés de porcs souvent élevées à domicile sont sédentaires durant tout leur période de croissance. Donc il faut leurs apporter la nourriture dans leurs cages. « J’ai déjà informé la plupart de restaurants près de là où je travaille et où l’on ne prépare pas la viande de porc, qu’ils doivent garder moi les épluchures des bananes, des patates douces, colocases, tous les déchets des tubercules et plantes comestibles. », nous informe Simon Kahongya, infirmier dans un centre hospitalier de la place. Avant d’ajouter que son fils récolte ceux des voisins dans le quartier après les cours.

«  Nous n’avons presque pas le choix. Quand on réalise qu’on a à peine un salaire de 80 000 Fc (80 $) et qu’on a une famille à nourrir, dont on est sensé payer les frais médicaux, habiller et surtout payer les frais de scolarité voire d’université, il faut bien être un magicien pour y arriver avec un salaire si médiocre et irrégulier » s’indigne Katembo Kahasa, enseignant dans une école secondaire. Il renchérit qu’il suffit qu’un porc mette bas 4 à 8 petits pour être riche. Car un petit de quelques semaines revient à 40$. Et un porc d’une année ne coute pas moins de moins de 200$. Ce qui fait que même étant enseignant avec un salaire de 80 000fc, je parviens à payer les frais académiques de mon fils ainés, s’exprime-t-il fièrement.

Au début, raconte Jonas Kambere, ma femme n’arrivait pas à me comprendre. J’ai travaillais dans une micro finance. J’avais un salaire au dessus de la moyenne. Et j’avais un moyen de déplacement offert par le service. Mais la micro finance est tombée en faillite. On a mis les clés sous la porte sans aucune indemnité. Aujourd’hui, l’élevage du porc a permis que je constitue un petit capital pour ma femme. Elle vend de pagnes au marché. Et moi, je m’occupe de l’élevage et des champs. On ne vit pas mal. Car tous nos 5 enfants vont à l’école. « Je rappelle toujours à ma femme sa colère des premiers jours quand elle me voyait revenir à la maison avec un sac de tourteaux sur ma motos et ensuite demander à nos enfants de faire le tour du quartier pour récupérer les déchets des diners.  », se rappelle-t-il en souriant.

Vulnérables aux parasites

« Les porcs sont omnivores. Ce qui les rends vulnérables aux attaques des plusieurs maladies. C’est pourquoi le suivi par un vétérinaire s’avère d’une nécessité indispensable. », Explique Kakule Siviri, vétérinaire. Avant d’ajouter que la plupart des éleveurs ont au moins un vétérinaire. Mais comme ils ne sont pas nombreux, ils indiquent aux éleveurs comment administrer certaines piqures aux porcs et les doses des comprimés qu’ils doivent prendre régulièrement. Néanmoins, quand la peste porcine sévit dans la région, les éleveurs n’ont pas de choix. Ils abattent les porcs. Car un porc mort de la maladie ne peut pas être consommé. « Tout de même l’abattage de n’importe quel porc requiert l’avis d’un vétérinaire reconnu par les services de l’agriculture, pèche et élevage. Sinon l’éleveur s’expose à des pénalités », renseigne Kawa Ndaghala, chef de service urbain de d’agriculture, pèche et élevage.

Par Hervé Mukulu, RD Congo

Viettel renforce sa présence en Afrique avec pour ambition d’équiper chaque Tanzanien d’un téléphone portable

Viettel a annoncé aujourd’hui le lancement de services Internet et de téléphonie mobile en Tanzanie, sous le nom d’Halotel

Ce lancement s’inscrit dans l’élargissement des activités de Viettel dans ce qui est son dixième marché et la deuxième économie d’Afrique de l’Est.

viettel

Outre des services 2G, l’offre de Viettel sur ce marché va permettre de relier les zones les plus reculées du pays à la 3G à des prix compétitifs et ainsi d’autonomiser non seulement les communautés urbaines mais aussi les communautés rurales grâce à la connectivité et aux services de téléphonie mobile, qui devrait devenir un produit de base.

« Viettel a pour ambition d’équiper chaque Tanzanien d’un téléphone portable et d’étendre les technologies de l’information et de la communication à toutes les zones habitées du pays. Notre nouvelle présence en Tanzanie reflète notre conviction : quand les services de télécommunication sont accessibles à tous et font partie intégrante de la vie quotidienne, ils peuvent contribuer au développement socio-économique du pays dans son ensemble », explique Nguyen Manh Hung, directeur général du groupe Viettel.

Avec un investissement initial de 736 millions de dollars, après avoir construit et activé un réseau en un an seulement, Viettel a permis d’équiper les vingt-six provinces du pays, zones urbaines comme rurales, tout en créant plus de 2 000 emplois directs et 20 000 emplois indirects. Avec une infrastructure solide composée de 18 000 kilomètres de câble optique et plus de 3 000 stations de base, les services Viettel peuvent couvrir jusqu’à 81 % de la population tanzanienne. 1 500 villages sont connectés pour la première fois.

La société offrira également une connexion Internet gratuite à 450 écoles publiques au cours des trois prochaines années. Par ailleurs, Viettel a équipé de câble optique 150 comités, 150 hôpitaux publics, 150 commissariats et 65 bureaux de poste durant le premier semestre de l’année.

Ce nouvel investissement de Viettel en Afrique fait suite au déploiement de services au Burundi et au Cameroun au début de l’année et au Mozambique en 2014, avec respectivement Lumitel, Nexttel et Movitel.

(http://www.vietteltelecom.vn)

Le patrimoine culturel du Kenya désormais universellement accessible

Des héros kenyans, aux sculptures d’art Shona au Zimbabwe, Makondé en Tanzanie et Karamojong en Ouganda en passant par l’art de la calebasse en Afrique de l’Ouest, les internautes peuvent désormais découvrir la diversité et la richesse du patrimoine culturel de l’Afrique depuis leur ordinateur et leurs appareils mobiles

Nous nous sommes associés au Kenya National Archives & Documentation Centre (Centre national des archives et de la documentation du Kenya) afin de poursuivre les efforts de préservation du patrimoine culturel africain. Le projet de numérisation réalisé sous l’égide du Google Cultural Institute constitue l’une des initiatives les plus importantes lancées sur ce continent. Nous inaugurons aujourd’hui 8 expositions auxquelles s’ajoutent la présentation de plus de 1 000 objets sur notre plateforme.

google-africa-patrimoine

Mashujaa Wetu

Le Kenya a ses héros, ces hommes et ces femmes qui sont restés dans la mémoire collective, car ils ont façonné le pays que l’on connaît aujourd’hui. Image et Exhib ici.

Élément majeur de ce projet, le lancement de l’Application mobile des National Archives of Kenya (Archives nationales du Kenya) qui permet aux utilisateurs d’avoir accès à un véritable trésor comprenant des artefacts et des documents rares ainsi que des récits de grande valeur. Il s’agit là de la première application partenaire, la troisième en Afrique, réalisée au Kenya grâce aux technologies du Google Cultural Institute. Grâce au lancement de cette application, notre but est d’aider un plus grand nombre de gens à comprendre ce qui fait de l’Afrique un continent d’exception.

Sculptures africaines
Il s’agit de sculptures en bois, en pierre et en métal dont la plupart sont exposées ici :

Que ce soit pour illustrer l’histoire du Lagos, vous aider à marcher sur les pas de Nelson Mandela ou préserver la diversité éblouissante des cérémonies africaines, le Google’s Cultural Institute a pour mission de préserver et de raconter l’histoire de l’Afrique au monde entier. Nous nous réjouissons à la perspective que les internautes puissent accéder facilement à ces artefacts, à ces récits et à bien plus encore ainsi qu’à l’histoire du Kenya et de ce continent.

Publié par Charles Murito, Directeur pays, Google Kenya

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