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Les services financiers sur mobile au bénéfice de l’inclusion financière

L'excellent livre blanc de BearingPoint "Les services financiers sur mobile au bénéfice de l'inclusion financière"
L'excellent livre blanc de BearingPoint "Les services financiers sur mobile au bénéfice de l'inclusion financière"

Les services financiers sur mobile au bénéfice de l’inclusion financière

C’est le titre du livre blanc de BearingPoint, Services, mobile et bancarisation, le cabinet de conseil étudie avec L’OID les perspectives qu’offre le mobile en synergie avec la bancarisation et particulièrement en Afrique.

Le mobile devient la carte d’identité des Africains : Paiements, données mais aussi e-commerce, application de santé et d’éducation, quasiment tout est disponible.

30% de la population de l’Afrique de l’est utilise MPesa (Mobile Monnaie), Safaricom et MTN associés révolutionnent la bancarisation en Afrique. De son côté Orange Money le système de Mbanking d’Orange est en marche depuis 2008 ce qui ne l’empêche pas de réaliser un chiffre de 2 milliards d’euros annuels pour 12 millions de clients !

Les chiffres du secteur donnent le vertige : 2% des Africains disposaient d’un compte en banque en 2004 et aujourd’hui ils sont jusqu’à 58% en Ouganda ou 60% en Tanzanie avec une moyenne sur le continent de 26% en 2014.

Le paiement par mobile ouvre les possibilités de connecter la population avec la banque et donc de généraliser l’accès au crédit et à l’investissement qui est un frein majeur au développement de l’Afrique. Tant que la bancarisation ne sera pas démocratisé les taux resteront trop haut pour permettre aux populations d’épargner ou d’investir.Le mobile est en train de permettre ce basculement, espérons que les banques suivront en baissant les taux.

 

Le Livre blanc de BearingPoint:

Les services financiers sur mobile au bénéfice de l’inclusion financière

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BearingPoint: Les services financiers sur mobile proposés par les opérateurs télécoms ont constitué une étape décisive en faveur de l’inclusion financière en Afrique.
Le nombre d’individus ayant accès à un téléphone mobile ne cessant de croître, 1,7 milliard à ce jour, les SFM apparaissent donc comme une solution idéale.

Toutefois, le taux d’adoption réel du service reste faible, seulement un tiers des comptes crées sont actifs et les usages relativement basiques.

Un des principaux enjeux du développement économique de l’Afrique est d’assurer une croissance soutenue de l’usage de ces services tout en proposant une gamme de fonctionnalités de plus en plus étendue.

BearingPoint s’est concentré sur ce phénomène de croissance en déployant les tendances du marché et les opportunités à saisir pour les années futures :

  • Comment cette transformation en profondeur a-t-elle pu avoir lieu ?
  • Quelles sont les offres de services financiers proposées aujourd’hui ?
  • Quels sont les facteurs clés pour l’inclusion financière ?
  • Quelles sont les dernières tendances du secteur, notamment du côté de la micro-épargne, de la micro-assurance et du micro-crédit ?

Le lien pour télécharger le livre blanc de BearingPoint

Thierry Barbaut

Hourghada, des terroristes attaquent d’un hôtel

 

Hourghada attaqué par un groupe d’hommes armés

C’est dans la station touristique de Hourghada qu’à eu lieu l’attaque. Une prise d’assaut par des hommes dans l’hôtel Bella Vista.

Les terroristes sont arrivés par la mer à bord de deux hors bord et ont ensuite pris d’assaut l’hôtel Bella Vista qui est fréquenté toute l’année par de nombreux touristes. Hourghada est une station balnéaire de la mer rouge réputée dans le monde.

Bella Vista Hurghada Hotel

Bella-Vista

Le bilan de l’attaque n’est pas communiqué par les autorités. Mais des sources indiquent que les assaillants auraient été abattus et que un des deux touristes est décédé.

Béatrice Stockly enlevée à Tombouctou

Stockly Béatrice à nouveau enlevée au mali

Un groupe de terroristes est entré en action au Mali, et a enlevée Béatrice Stockly chez elle.
Les hommes armés ont été vu par plusieurs passants qui témoignent de l’enlèvement. Tombouctou est sous le choc de la disparition de la ressortissante Suisse.

Beatrice-STOCKLY

« Des hommes sont venus chez Béatrice à Tombouctou. Ils étaient armés. Ils ont tapé, elle a ouvert et ils sont partis avec elle » confirment les autorités malienne.

Ce qui est stupéfiant c’est que Béatrice Stockly avait déja été enlevée en 2012 pendant neuf jours, les islamistes l’avaient relaché suite au paiement d’une rançon ce qui avait crée une affaire couverte par l’état…

Ce qui avait été évoqué sur Béatrice Stockly en 2012:

A »près neuf jours de captivité, l’otage suisse Béatrice Stockly a été libérée le mardi 24 avril. Enlevée le 15 avril à Tombouctou, ville du Nord-Mali où elle habitait depuis 15 ans, la Suissesse se trouvait aux mains du groupe islamiste Ansar Eddine, qui l’avait lui-même repris à ses ravisseurs, des membres d’Al-Qaïda au Maghreb islamique ».

Magathe Ngokana

RSF contre le “religieusement correct”

Reporters sans frontières (RSF) met en garde contre l’instauration insidieuse d’un “religieusement correct” qui met à mal la liberté d’informer et de rire

Un danger majeur pour le journalisme

A la veille de l’anniversaire de la tragédie de Charlie Hebdo à Paris, et alors que la nouvelle Une de l’hebdomadaire suscite des polémiques, Reporters sans frontières (RSF) dénonce l’instauration d’une chape de plomb qui pèse de plus en plus sur la presse et incite les journalistes à se plier à un prétendu “religieusement correct”.

Au nom du respect de Dieu et de notions telles que le blasphème, ses partisans entendent créer une exception à la liberté d’expression en général, et de l’information en particulier, qui n’est nullement prévue par le droit international. Selon le Pacte relatif aux droits civils et politiques, les interdictions des manifestations de manque de respect à l’égard d’une religion ou d’un autre système de croyance, y compris les lois sur le blasphème, sont prohibées, sauf en cas d’appel à la haine constituant “une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence”.

C’est au nom du “religieusement correct” que le groupe djihadiste Shebab perpètre des exactions contre les médias en Somalie

Contrairement au “politiquement correct”, concept désignant une restriction de l’expression sans réelle contrainte, le “religieusement correct” est imposé dans de nombreux pays du monde avec une force et une violence débridées. Il ne s’agit pas d’un simple conformisme, mais d’une atteinte grave au droit à l’information, à l’origine de faits parfois sanglants. Certains peuvent se sentir offensés ou blessés par la critique de leurs croyances, notamment sous la forme satirique. Mais la liberté d’information et d’expression, celle des journalistes comme des citoyens, ne saurait être contrainte ou limitée par les convictions ou les sensibilités des uns ou des autres, sauf à instaurer, sans qu’on y prenne garde, une forme de totalitarisme.

Dans le monde, 47% des États (soit 94 des 198 pays), étaient dotés en 2013 d’une loi punissant plus ou moins sévèrement le blasphème, dont 8 pays de l’Union européenne. En Arabie saoudite, le blogueur Raïf Badawi, emprisonné depuis 2012 pour “insulte à l’Islam”, a été condamné à dix ans de prison et 1000 coups de fouets. C’est au nom du “religieusement correct” que le groupe djihadiste Shebab perpètre des exactions contre les médias en Somalie. En Turquie, deux journalistes du quotidien Cumhuriyet demeurent poursuivis pour avoir publié des caricatures publiées après le 7 janvier dans Charlie Hebdo, pourtant en format timbre poste.

RSF regrette l’autocensure et la frilosité qui se sont emparées des médias de pays pourtant démocratiques. Même aux États-Unis, où la liberté d’expression est protégée par le 1er amendement, les journaux et des chaînes de télévision succombent trop souvent au religieusement correct. En mai, deux cents romanciers anglo-saxons dénonçaient l’attribution du prix Courage et liberté d’expression au journal satirique français par la fondation littéraire PEN America.

“Tous celles et ceux qui manifestent leur courage éditorial et refusent de participer à la sanctuarisation des systèmes de pensée quels qu’ils soient doivent être protégés y compris par ceux qui ne partagent pas leurs convictions, observe Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. Car les bras armés du religieusement correct ne se contentent pas d’empêcher la critique des religions, ils empêchent tout reportage ou toute enquête journalistique sur des pans entiers des réalités politiques, économiques, sociales et culturelles”.

Télécharger le rapport de RSF : Le Djihad contre les journalistes

Mireille Modoi

Africanews la chaine Afrique d’Euronews

AFRICANEWS
AFRICANEWS

Africanews est enfin lancé, le projet prenait forme depuis deux ans, porté par Euronews.

Africanews active sa communauté simultanément via son site, sa chaîne YouTube, ses comptes Facebook et Twitter et son application communautaire innovante et interactive ‘Story Hunters’.

Africanews est la réponse aux défis et opportunités d’une Afrique Digitale : à partir de 18:00 (heure de la République du Congo et CET – 17:00 TUC/GMT), le premier média News panafricain sera disponible en français et en anglais sur l’ensemble des supports numériques dédiés à Africanews.

Le nouveau site Internet Africanews
Le nouveau site Internet Africanews

Africanews fournit des informations sur l’Afrique mais également sur le monde d’une perspective purement africaine. Dans les locaux à Pointe-Noire,  85 professionnels des médias de 15 nationalités en provenance de toute l’Afrique subsaharienne, entourent Mame Campbell Touré, Chef du bureau, Isaac Khaguli Esipisu, Rédacteur en Chef et François Chignac, Directeur du développement éditorial. Un réseau important de correspondants dans tous les pays africains s’y ajoute

Michael Peters, Président du Directoire d’Euronews et Président d’Africanews a déclaré

« C’est un jour clé dans l’histoire de notre groupe. Tout a débuté par le constat évident que la croissance africaine est une source inestimable d’information et que le continent regorge de talents qui ne bénéficient pas de l’espace médiatique auquel ils peuvent prétendre. Aujourd’hui je remercie les équipes d’Africanews et d’Euronews qui travaillent depuis des mois de concert pour lancer ce nouveau média dans le monde de l’information dont la mission est de servir l’objectif d’indépendance et la promotion de la diversité, notion constitutive d’Africanews. Africanews est la première organisation qui fournira l’information d’une perspective panafricaine et qui sera le lieu dédié à tous les talents africains. »

A travers ses journaux, rubriques et magazines, Africanews relaiera la grande diversité créative, les idées et les perspectives de l’Afrique subsaharienne en croissance. Cette couverture, immédiatement disponible en digital sur africanews.com, le sera également sur les plus grands réseaux de distribution TV dans les prochaines semaines.

africanews.com

L’ensemble des Africains, ainsi que les utilisateurs du  monde entier, peuvent désormais accéder au site africanews.com.

Présenté en quatre domaines, Information / Economie / Sport / Culture, l’essentiel de l’actualité africaine et internationale sera disponible en français et anglais sur le site responsive africanews.com.

Thierry Barbaut Info Afrique
Thierry Barbaut Info Afrique

Les entreprises de la défense militaire parlent des «avantages» de l’escalade des conflits au Moyen-Orient

Business, armes et conflits au programme

Les principales entreprises de la défense, Raytheon, Oshkosh, et Lockheed Martin ont assuré les investisseurs lors d’une conférence de Credit Suisse à West Palm Beach qu’ils vont gagner dans l’escalade des conflits au Moyen-Orient.

Le Vice-président exécutif de Lockheed Martin, Bruce Tanner, a dit lors de la conférence que son entreprise va voir ses «avantages indirects» de la guerre en Syrie, citant la récente décision de l’armée turque d’abattre un avion de guerre russe.

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L’incident, a déclaré Tanner, augmente le risque d’opérations militaires américaines dans la région, en fournissant «un ascenseur immatériel en raison de la dynamique de cet environnement et de nos produits dans le théâtre. » Il a également souligné que l’intervention russe mettrait en évidence le besoin de F-22 et de nouveaux chasseurs F-35 faits par Lockheed Martin.

Et pour les produits « consommables », comme des roquettes, Tanner a ajouté qu’il y a une demande accrue, y compris de la part des Émirats arabes unis et de l’Arabie saoudite en raison de la guerre au Yémen.

Ecouter les remarques de Tanner à la 3ème conférence annuelle des industriels ci-dessous:
https://soundcloud.com/firstlookmedia/lockheed-martin-3rd-annual-industrial-conference-dec-2-2015

Lire la suite: https://theintercept.com/2015/12/04/defense-contractors-cite-benefits-of-escalating-conflicts-in-the-middle-east/

France 2 fait des erreurs sur l’Afrique dans le JT

Erreur lors du JT de France 2 sur l'Afrique ui inverse les pays
Erreur lors du JT de France 2 sur l'Afrique ui inverse les pays

Ghana et Bénin inversés

Mercredi, pendant le journal de 20 heures de France 2, présenté par David Pujadas, le journaliste Etienne Leenhardt est intervenu en direct.

Erreur lors du JT de France 2 sur l'Afrique ui inverse les pays
Erreur lors du JT de France 2 sur l’Afrique ui inverse les pays

Mais l’illustration graphique de son exposé comprenait de nombreuses erreurs. « L’année qui vient s’annonce chargée en Afrique, avec seize élections présidentielles en 2016, dont certaines  au Bénin, au Niger, au Ghana devraient se dérouler dans de bonnes conditions », disait-il devant un écran qui avait inversé le Ghana et le Bénin…

Juste après, alors qu’il évoquait les élections à venir au Congo et en Guinée équatoriale, le dernier pays se retrouvait affublé du territoire du Gabon voisin.

Europe, Afrique et crise migratoire

Selon l’agence pour la sécurisation des frontières européenne Frontex, des centaines de milliers de réfugiés, en provenance des pays d’Afrique et du Moyen– Orient, ont foulé le sol européen depuis le début de l’année.

Ces populations ont atteint les cotes européennes à bord de plusieurs bateaux de fortune via la Turquie puis la Grèce au risque de leurs vies. Plusieurs d’entre eux ont malheureusement perdu la vie, noyés durant la traversée de la mer Méditerranée. Dès lors n’est-il pas impérieux de situer les responsabilités de l’Afrique et de l’Europe au cours cette tragédie humaine ?

L’Afrique ne peut se dédouaner de ses responsabilités dans la crise qui sévit en Europe. Notre continent est en partie responsable de ce drame humanitaire. Les raisons qui engagent sa responsabilité sont multiples à la fois politiques et socio économiques.

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Sur le plan politique, notre continent, depuis plusieurs décennies, est le théâtre d’une instabilité politique chronique qui met à mal la sécurité et le bien-être de sa population la poussant à immigrer. En effet, les coups d’Etat militaires et constitutionnels nourrissent régulièrement des crises politiques sur le continent.

La très faible maturité démocratique de dirigeants africains ainsi que leur opportunisme les poussent à user de la violence ou du tripatouillage électoral et/ou constitutionnel pour régler les différends de l’exercice du pouvoir politique. L’on dénote par exemple pour l’unique l’année 2015, un coup d’Etat sur la transition au Burkina Faso, des élections bâclées et anti-démocratique au Burundi, des modifications ou tentatives de modifications constitutionnelles en RDC, au Congo Brazzaville et au Rwanda. L’ensemble de ces actions crée des climats d’incertitude, de hautes tensions et des crises nationales qui favorisent le déplacement des populations vers d’autres pays d’Afrique puis vers l’Europe. Aussi, l’échec du « Printemps arabe », notamment en Libye et en Syrie a déclenché des guerres civiles provoquant l’exode massif de civils vers les cotes de la Grèce et de la Turquie.

Sur le plan socio-économique, l’Afrique, en dépit de l’abondance des ressources naturelles, demeure le continent le plus pauvre de la planète. La misère sur le continent domine encore le quotidien de nombreux africains. Selon la Banque Mondiale, encore un africain sur deux vit sous le seuil de pauvreté. Le chômage frappe tous les pays africains, surtout les jeunes dont les perspectives d’avenir sont obstruées dans leurs pays. Ainsi, sur 75 millions de jeunes chômeurs dans le monde, 38 millions se trouvent en Afrique.

Et quand bien-même ils ont un emploi, il ne correspond pas à leurs attentes puisque, sur 200 millions de jeunes africains, 53 millions sont en situation d’emploi précaire. Des lors, il n’est pas étonnant que ces jeunes soient prêts à risquer leurs vies pour aller de l’autre coté, puisqu’ils n’ont pas grand chose à perdre dans leurs pays respectifs. Ceci est d’autant plus vrai que l’Afrique ne fournit pas les conditions appropriées pour retenir ses talents. Cette situation oblige des milliers d’intellectuels africains à quitter le continent pour se former en Europe.

L’Afrique se vide ainsi de  »ses cerveaux » indispensables à son développement. De plus, notre Afrique demeure au delà de la pauvreté, le continent où les inégalités sont les plus élevées. Ainsi, l’Afrique subsaharienne compte six des dix pays les plus inégalitaires du monde.Cette misère et ces inégalités sociales constituent la première source de motivation du départ des jeunes africains vers le vieux continent.

Toutefois, à l’opposé d’une certaine opinion qui estime que l’Europe n’est pas responsable de la crise migratoire mais une partie de la solution, l’Europe a également sa part de responsabilité. En effet, certains dirigeants ont soutenu de nombreux dictateurs d’Afrique et du Moyen-Orient au nom de la stabilité de ces pays pour sauvegarder leurs intérêts économiques et géopolitiques au détriment de la démocratie et de la prospérité des peuples de ces régions. Par exemple,  les interventions militaires en Irak, en Syrie, en Libye et en Afghanistan ont quasiment augmenté le flux migratoire  de réfugiés vers l’Europe. Le vieux continent crée ainsi son propre envahissement par l’interventionnisme et l’ingérence de ses dirigeants. A cela il faudrait ajouter, la réaction tardive des Européens face à l’avancée spectaculaire de Daech. En effet, les victimes de Daech sont les plus nombreuses parmi les réfugiés. Ils sont contraints de quitter les zones dominées par cette organisation et de rejoindre les capitales européennes fuyant ainsi la barbarie infligée par ces terroristes.

De même, les difficultés d’obtention de visa dans les ambassades occidentales à l’égard des ressortissants des pays d’Afrique et du Moyen-Orient entrainent de nombreuses personnes à se tourner vers les réseaux mafieux d’immigrations clandestines. L’Europe gagnerait à alléger les conditions d’entrée sur son sol et à faciliter les conditions d’obtention de l’asile. Cela les dirigeants européens l’ont bien compris. En effet lors du dernier sommet Europe/Afrique su l’immigration à Malte, les dirigeants ont promis d’améliorer et de faciliter les conditions d’obtentions de visa aux étudiants et chercheurs africains. C’est déjà une avancée même si elle reste encore insuffisante.

Enfin, rappelons aussi les politiques protectionnistes (quotas, subventions, normes sanitaires et phytosanitaires, règles d’origine, etc.) suivies par les occidentaux, notamment dans le domaine agricole et qui font obstacle à l’intégration des économies africaines dans l’économie mondiale et les empêchent de profiter  de leur avantage comparatif.

La fermeture de certains marchés aux africains friene leur développement, ce qui les maintient toujours dans des systèmes rentiers incapables de créer de la richesse et des emplois pour tous. Cela empêche l’Afrique de sortir de l’impasse et assombrit davantage l’avenir aux yeux des africains les poussant ainsi au grand départ.

Crash d’hélicoptère, Lionel ZINSOU indemne

 

ZINSOU indemne d’un crash à Djougou au Bénin

L’accident d’hélicoptère à bord duquel était Lionel Zinsou n’a finalement fait aucune victime

L’hélicoptère est celui de la présidence de la république, le président Thomas Boni Yayi le met à la disposition du premier ministre. C’est Marie-Cécile Zinsou, sa fille,  qui communique premièrement sur les réseaux sociaux dont Facebook avec ce post: « Tout va bien ! L’hélicoptère s’est écrasé mais il n’y a aucune victime. »

l’accident a eu lieu aux environs de 17h30, heure locale au Bénin, sur le stade municipal Atchoukouma située dans le département de la Donga.

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Lionel Zinsou était bien à bord avec 5 personnes, nous ignorons à ce stade s’il y a des blessés grave ou non. Sur les photos le premier ministre est visible en ne semble pas blessé. L’hélicoptère est lui détruit.

L'hélicoptère s'est écrasé à Djougou au nord du Né,in avec Lionel Zinsou à bord
L’hélicoptère s’est écrasé à Djougou au nord du Né,in avec Lionel Zinsou à bord

Nous reviendrons rapidement sur cet éventement.

« Une Afrique des Afriques » l’étude de BearingPoint

BearingPoint publie « Une Afrique, des Afriques »

l’étude présente l’impressionnant potentiel d’investissement que représente l’Afrique pour les entreprises

La démographie, l’essor économique, les matières premières mais aussi et surtout les nouvelles technologies: BearingPoint, la soiété de conseil implanté dans 20 pays dresse un état des lieux mettant en exerge les différentes perspectives qu’offre le continent Africain en potentialité pour les entreprises françaises.

Les pays les plus attractifs pour les entreprises Françaises en Afrique
Les pays les plus attractifs pour les entreprises Françaises en Afrique

C’est Jean-michel Huet qui en est l’auteur avec l’ODI (Observatoire du Développement International), HEC et le CIAN (Conseil Français des Investisseurs en Afrique).

Et si le plus fort risque était de ne pas y aller, évoque M. Huet pour les entreprises françaises vers l’Afrique

L’étude « Une Afrique, des Afriques » permet non seulement de mieux comprendre ce continent et une partie des 54 pays en terme de business, mais elle ne fait pas l’impasse sur les facteurs importants et rarement évoqués comme la concurrence locale, les spécificités culturelles, l’importance du terrain et bien sur les freins.

La carte des risques en Afrique selon Bearing point dans l'étude "une Afrique, des Afriques"
La carte des risques en Afrique selon Bearing point dans l’étude « une Afrique, des Afriques »

Enfin BearingPoint dresse un portrait des entreprises française en Afrique afin de mieux comprendre la réalité du business local.

BearingPoint : Pour la première fois, les entreprises françaises considèrent le marché africain comme un relais de croissance qu’il faudra prioriser dans les dix prochaines années. Elles prévoient que la part de chiffre d’affaires relatif à leurs activités en Afrique va augmenter de 75% au cours des 10 prochaines années.

  • Le marché africain représentera 1,9 milliard d’habitants en 2040 dont 900 millions appartenant à la classe moyenne
  • Pour 57% des entreprises françaises, l’Afrique représentait moins de 5% du CA il y a dix ans ; elles ne seront plus que 14% dans ce cas en 2020
  • 45% des entreprises françaises avec une activité en Afrique optent pour une stratégie de déploiement pays par pays
  • 95% des entreprises interrogées estiment que la qualité est un avantage compétitif décisif sur ce marché
  • 86% estiment ne pas être assez compétitives d’un point de vue « coût » sur le marché africain.

Le lien pour télécharger l’étude « une Afrique, des Afriques »

400 000 euros pour Ngame, migrant Sénégalais

M. Ngame, Sénégalais à remporté 400 000 euros à la loterie Espagnole
M. Ngame, Sénégalais à remporté 400 000 euros à la loterie Espagnole

Le jackpot de la loterie de 400 000 euros est pour M. Ngame, migrant Sénégalais, arrivé avec sa famille sans un euro en poche en Espagne…

L’homme travaillait dans des serres en Espagne

C’est le conte de Noël… !
Un Sénégalais arrivé en Espagne à bord d’une embarcation de fortune a gagné 400 000 euros à la loterie de Noël espagnole, en Andalousie où il a travaillé dans des serres, a annoncé mercredi un journal local.

« Je n’arrive pas à y croire, si je vous disais que je n’avais même pas cinq euros » en poche, s’est exclamé mardi ce Sénégalais de 35 ans, Ngame, temporairement sans travail, interviewé par le journal La voz de Almeria, dans la ville touristique et agricole de Roquetas de Mar.

Une pluie de 140 millions d’euros est tombée sur cette ville de 92.000 habitants de la province d’Almeria: le premier prix de la Loterie de Noël doit être réparti entre la multitude d’acheteurs des tickets de la série gagnante.

M. Ngame, Sénégalais à remporté 400 000 euros à la loterie Espagnole
M. Ngame, Sénégalais à remporté 400 000 euros à la loterie Espagnole

« J’ai rencontré ce Sénégalais à la boutique de la loterie, avec sa femme, il avait dans les mains son ticket gagnant » pour 400.000 euros, a raconté à l’AFP la journaliste de La voz de Almeria, Noelia qui relate les faits.

Ngame lui a alors expliqué qu’il était arrivé il y a huit ans sur l’île espagnole de Tenerife, dans l’archipel des Canaries, à bord d’une embarcation de fortune, avec sa femme, pour gagner ensuite Almeria. « Nous étions 65 personnes à bord et c’est grâce aux Espagnols que nous sommes ici, ils nous avaient sauvé quand nous étions déjà dans l’eau » après avoir fait naufrage, a-t-il assuré.

Ensuite, sa vie ne fut pas facile, à enchaîner les emplois temporaires sous les serres des exploitations agricoles, jusqu’à se retrouver sans travail.

« Roquetas est connue, tout comme El Ejido, comme le garde-manger de l’Europe, car d’ici sortent l’essentiel des légumes consommés par les Européens », a expliqué à la télévision publique un adjoint au maire, José Juan Rodriguez.

Le gros lot sera « une vraie bénédiction » pour la ville, a dit l’élu, car « le taux de chômage a énormément augmenté ces dernières années avec la crise, et atteint les 30% ».

Roquetas de Mar fait partie de l’une des vastes zones maraîchères d’Europe, surnommée « la mer de plastique », parce que des dizaines de milliers d’hectares de serres s’y agglomèrent à perte de vue.

Main-d’oeuvre à bon marché, les immigrés font tourner cette agriculture intensive, à des coûts de production extrêmement faibles, leur salaire étant encore plus bas s’ils sont clandestins.

Le Bal Nègre bientôt à Paris

L'affiche d'époque du Bal Nègre
L'affiche d'époque du Bal Nègre

Le Bal Nègre va rouvrir en 2017 !

Le haut lieu de la culture Afro et des Antillais des années folles va ouvrir en 2017 à Paris dans le 15ème arrondissement.

Le Bal Nègre était entre 1920 et 1930 l’endroit à la mode des folles nuits parisiennes et il à fermé ses portes il y a plus de 10 ans. Il est depuis entre le mains de Guillaume Cornut. l’homme vient de la finance et souhaite aujourd’hui refaire de ce site un must à Paris ou les fêtes reprendrons avec le tempo de la belle époque. Guillaume Cornut affirme souhaiter garder les axes culturels qui ont fait de ce lieu un site emblématique de la capitale Française.

L'affiche d'époque du Bal Nègre
L’affiche d’époque du Bal Nègre

Guillaume Cornut : «Une fois par mois, un pianiste viendra jouer sur les images d’un film muet, histoire de recréer une ambiance du début du XXe siècle».

Afin d’éviter toute mésentente liée au nom de la salle, Guillaume Cornut a demandé leur avis à des responsables de la communauté antillaise.«Des amis, comme l’écrivain guadeloupéen Claude Ribbe, m’ont dit que c’était un hommage à la communauté que de conserver ce nom». «C’est un nom qui appartient à la salle, à son histoire. Il fait honneur à la communauté antillaise, qui est très fière de ce lieu associé à une période heureuse»,.

Le Bal Nègre dans l’histoire

Le Bal Nègre est un célèbre ancien cabaret dansant antillais et club de jazz du Paris des Années folles, créé en 1924 par Jean Rézard des Wouves, au 33, rue Blomet dans le quartier Necker du 15e arrondissement de Paris, à l’ouest de Montparnasse.

Le bâtiment qui l’abrite et qui a connu d’autres utilisations avant et après le Bal Nègre est, début 2015, en cours de rénovation et reconstruction partielle, en vue de sa réouverture en tant que salle de concert de près de trois cent places ambitionnant de renouer avec l’esprit du Bal Nègre de la grande époque.

L’Afrique porte la croissance mondiale

Croissance en Afrique et impact dans le monde ?
Ce n’est plus une hypothèse mais une réalité.

La question est désormais plutôt de savoir comment, avec quelles entreprises, quels financements et quels pays ?

Les plus grands cabinets de conseils internationaux mettent en avant les pays Africains. C’est un eldorado pour les grands groupes industriels mais aussi pour les acteurs des nouvelles technologies comme SAP, Google, Facebook, Microsoft et Huawei. Ces derniers mettent en place des « stratégies Afrique » pour le long terme.

 

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Pourquoi l’Afrique ?
Les retours sur investissements sont excellents, mais c’est surtout l’innovation, le dynamisme et la réalité du contexte local qui portent la croissance.

Hélas en France nous sommes trop axés sur l’Afrique de l’Ouest, francophone, et c’est celle qui peine le plus dans l’échiquier du développement Africain.

Sortons de ce contexte avec quelques chiffres:

  • Les perspectives de croissance avec 4,6 points de croissance en PIB annuel sur la moyenne des 54 pays donnent une vision du potentiel économique.
  • Le développement des infrastructures est en cours et va avoir un effet levier pour les sous-régions et sur l’ensemble des pays: deux centrales nucléaires en construction au Nigeria et plus de 1 000 kilomètres de voies ferrées à haute vitesse.
  • Le numérique va connecter les deux milliards d’Africain en 2030 et développer des marchés internationaux puissants, connectant la diaspora partout dans le monde.
  • Les matières premières restent abondantes et inexploités, avec une variété d’offres unique au monde et ce sur l’ensemble du continent.

 

Quelques données pour comprendre l’Afrique d’aujourd’hui:

  • 1/4 de la population mondiale vivra en Afrique en 2050
  • 50% des francophones vivent en Afrique, ils seront 85% en 2050
  • 65% des députés au Rwanda sont des femmes… 27% en France
  • 2,5 millions de transaction par mobile banking au Kenya par jours ! Record du monde
  • Le Nigeria sera en 2050 le troisième pays le plus peuplé au monde derrière la Chine et l’inde avec 470 millions d’habitants

Le nouveau métro électrique d’Addis-Abeba est un des plus moderne et luxueux au monde

tramway

Quels sont les freins au développement ?

  • La mauvaise gouvernance de certains pays…
  • La mauvaise communication qui est faite sur l’Afrique. Par exemple les guerres… 4 pays sont en « guerre » sur 54 en 2015.
  • La monnaie non unifiée
  • La corruption
  • L’économie informelle

Le potentiel du continent avec la valorisation du capital humain et la jeunesse de la population donnent aujourd’hui une vision claire de ce que l’Afrique peut apporter au monde en terme de croissance.

Thierry Barbaut – www.strategie-afrique.com

Cameroun, des réfugiées centrafricaines violées

Témoignage: des réfugiées centrafricaines violées à l’Est-Cameroun

Elles ont fui le conflit armé dans leur pays d’origine pour se réfugier dans un camp des Nations Unies aménagé à l’Est-Cameroun où certaines, mineures comme adultes, sont violées par d’autres réfugiés centrafricains sous influence des drogues que leur fournissent des camerounais.

viols-fille-kivu

Vu de son entourage, elle incarnait la réussite sociale dans un pays pauvre et instable: un boulot bien rémunéré, un mariage fécond et une motocyclette neuve. Un maudit jour d’Avril 2013, le destin de Fatou Sally bascule à cause d’une guerre qui va remettre le compteur de sa vie à zéro. «Ce matin, se rappelle-t-elle, j’ai emmené ma moto à la laverie. Mon frère et moi avons vu les gens courir dans tous les sens. Nous ne savions pas ce qui se passait. Les anti-Balaka m’ont frappé avant de m’attacher avec une corde sous un manguier. J’avais des blessures partout».

Une balafre noirâtre sur sa joue gauche révèle le poids de l’agression. Après soixante kilomètres de marche forcée et quatre jours passés en captivité, Fatou réussit à s’enfuir avec un visage tuméfié et ses deux enfants. Depuis un an et demi, elle vit dans une case de fortune couverte de bâches du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés(Hcr). En cet après-midi ensoleillé d’octobre 2015, assise sous une cabane en paille, elle ressasse les images d’un passé qu’elle ne connaitra peut-être plus. «S’il y a la paix en Centrafrique, je rentre», lache-t-elle, les paupières inondées de larmes.

Une fille handicapée a été violée

Comme Fatou, des milliers de refugiées centrafricaines ayant échappé in extremis à la mort connaissent par cœur les atrocités du conflit armé et les circonstances de leur fuite.  Elles rêvent maintenant de paix et de sécurité. Mais, tout ne dépend pas de ces  femmes et filles qui doivent désormais faire avec les viols fréquents au camp des réfugiés de Gado-Badzere, une localité située à environ 250 km au nord de Bertoua, capitale de la région de l’Est-Cameroun.

Une des victimes a accepté de parler à condition de rester anonyme. Elle a trente ans : «ce jour-là, je suis allée en brousse pour chercher du bois. Un homme me suivait à mon insu. Il a bondi sur moi et m’a bloqué au sol jusqu’à ce que je perde mes forces avant de me violer. J’avais très mal», se souvient-elle, le regard dans le vide. Pendant plusieurs jours, elle confie avoir souffert dans sa chair surtout chaque fois qu’il fallait passer à la toilette intime. Ce témoignage n’est pas isolé.

Imam à la mosquée centrale du camp, Abdou Rahim Issa en a vu pire sous sa casquette de vice- président du comité de vigilance. «Nous avons attrapé un refugié entrain de violer une fille handicapée. Les gens ont secouru la fille quand ils ont entendu ses cris. Actuellement, cet homme est gardé à vue à la brigade de gendarmerie de Gado. Nous avons déjà pris beaucoup de violeurs dans le site », indique-t-il.

Encore sous le choc, la fille violée a été conduite au centre de santé du camp puis plus tard auprès du bureau local de l’Onu-Femmes. Cette agence des Nations Unies encadre les victimes des abus sexuels et sensibilise les communautés sur les violences basées sur le genre(Vbg) en s’appuyant sur une dizaine de relais communautaires. Abagana Malloum en fait partie.

«Quand nous sommes arrivés, il y avait tellement de viols de mineures et toutes sortes de barbaries. Quand il y a viol, on réfère les victimes au centre de santé pour les soins. On sensibilise ensuite la personne affectée», explique ce refugié qui a voyagé avec son épouse portant une grossesse à terme et une soixantaine de rescapés, tous enfermés dans un conteneur jusqu’à Gado-Badzere.

Au quotidien, l’ONG « International Emergency and Development Aid (Ieda Relief) manage les réfugiés et supervise les activités des autres partenaires du Hcr. Mohamadou Babba, un de ses dynamiques employés, assiste le gestionnaire du camp. Il a reçu plusieurs plaintes de viols qui indexent une certaine catégorie de réfugiés. “Nous avons des soucis avec des jeunes sans emplois », dit-il. «Ils consomment abondamment des stupéfiants et sont cités dans les cas de viols, de vols et de bagarres».

Ancienne étudiante en anthropologie, Eliane Moussa a perdu toute trace de ses parents depuis le déclenchement de la guerre. Elle sait d’où vient le problème. «Les viols se passent entre nous centrafricains ; ça ne vient pas du dehors. Avec ce qui s’est passé dans notre pays, certains gardent encore rancune ». Elle poursuit : «dans certains foyers, on utilise les filles comme des machines ou une source de revenus. On m’a harcelé mais je n’ai pas dénoncé parce que la personne s’est excusée plus tard».

La dénonciation est la chose la moins partagée à Gado-Badzere. Quand elles ne sont pas prises sous le feu de l’action, les victimes de viol hésitent ou refusent carrément de livrer leur bourreau. «Les bénéficiaires hésitent à nous donner l’information quand il y a un cas de vol, de viol, de bagarre ou d’autres cas d’insécurité», dit Mohamadou Babba. «Cela limite notre connaissance et notre maitrise du site».

5000 stupéfiants saisis

Heureusement, la loi du silence ne règne pas partout. Mohamadou Babba et ses collègues détiennent des preuves que les violeurs comme les voleurs et les bagarreurs agissent sous l’influence des drogues. Ces derniers mois, ils ont mis la main sur des stocks importants de marijuana, de tramol et autres comprimés dangereux. «Ce sont des camerounais qui viennent vendre ces produits aux réfugiés», affirme Mohamadou Babba. «Nous avons saisi plus de 5000 stupéfiants, le plus gros stock, dans le sac à dos d’un camerounais. Il s’apprêtait à écouler ces produits».

Les gestionnaires du camp prennent toutes ces menaces au sérieux. Ils ont mis sur pied dare-dare un comité de vigilance constitué d’une soixantaine de réfugiés bénévoles. Mais, la volonté seule ne suffit pas. Sous équipés, les membres du comité sont eux-mêmes victimes d’agressions. «Il y a deux semaines, un refugié a planté un clou sur le front d’un membre qui empêchait qu’il rentre par le passage interdit au cours d’une distribution de nourriture », narre Abdou Rahim. «Un autre refugié a volé du riz que le vigile a voulu récupérer. C’est alors que le refugié l’a poignardé».

Quelques semaines auparavant, un gendarme, a-t-on appris, a été poignardé par un refugié, comme pour en rajouter au climat d’insécurité ambiant. Le comité de vigilance réclame plus d’équipements pour sévir. Il dit avoir demandé des matraques à Ieda Relief qui tarde à réagir.

En attendant, «nous marchons les mains vides ou avec des bâtons”, dit Abdou Rahim. Trop peu pour sécuriser 23.000 réfugiés qui peuplent ce camp.  

                                                                                                                                                              Christian Locka

Abdou Rahim Issa

«L’insécurité a baissé»

Après une escale au Tchad, ce ressortissant de Bambari en Rca a finalement trouvé refuge au Cameroun. Vice-président du comité de vigilance  et imam de la mosquée centrale, il indique  une chute de l’insécurité dans le camp.  

Quel est l’état de la sécurité dans ce camp de réfugiés?

Nous sommes soixante-deux membres mais il y en a qui ne travaillent pas. En réalité, il y a une vingtaine de personnes pour sécuriser tout ce monde, c’est un peu difficile. Quand nous prenons un suspect, il est conduit chez le camp Manager qui décide s’il faut l’amener à la gendarmerie. Nous avons des problèmes parce que les voleurs et les receleurs sont contre le comité de vigilance. Quand on attrape un voleur, sa famille nous insulte, parfois on menace de nous tabasser.

Les menaces sont-elles uniquement verbales ?

Non. Certains membres ont été blessés. Il y a deux semaines, un membre a été blessé au front. Il a empêché à un refugié de rentrer par le passage interdit au cours d’une distribution de nourriture. Ce dernier a insisté et a planté un clou sur le front du vigile. Toujours lors d’une distribution, un refugié a volé du riz et le vigile ayant vu l’action a voulu récupérer ce riz. C’est alors que le refugié l’a poignardé.

Mais, nous continuons à travailler de jour comme de nuit. Nous avons attrapé des gens venant de Garoua-Boulai avec du tramol, des comprimés dangereux, des couteaux, des épées et des bâtons.

Qu’en est-il des cas de viols ?

Nous avons déjà pris beaucoup de violeurs dans le site. Nous avons attrapé un refugié entrain de violer une fille handicapée. Les gens ont volé au secours de la fille quand ils ont entendu ses cris. Actuellement, cet homme est gardé à vue à la brigade de gendarmerie de Gado. Cette fille a été conduite auprès d’Onu-femmes.

Comment vous organisez-vous et quels matériels utilisez-vous ?

Nous avons divisé le camp en huit secteurs où nous faisons des tours. Nous avons demandé des matraques au camp manager mais rien n’est encore arrivé. Nous marchons les mains vides ou avec des bâtons ; nous n’avons rien pour sécuriser les gens. Si nous avons même trente ou quarante matraques, c’est bon parce que certains travaillent dans les bureaux et d’autres dans les quartiers.

Depuis quand existe ce comité de vigilance ?

Il existe depuis un an et demi. Depuis le début de l’année, l’insécurité a baissé. Auparavant, on enregistrait beaucoup de manifestations et des blessures. Les gens volaient des bâches. Il y a toujours des vols mais ils sont devenus rares.

Propos recueillis par Christian Locka

E-commerce en Afrique

Le e-commerce s’affirme de plus en plus en Afrique

Il est probable que les différentes formes du e-commerce révolutionne non seulement la gestion du commerce dans sa globalité mais aussi le reste de l’ensemble des modes de consommation.

Les variantes du e-business sont diverses comme le « click and collect » les API mobile banking ou les systèmes de collectes

En tant que consultant digital en Afrique j’évoque souvent les mutations des 54 pays du continent Africain et il faut avouer que l’explosion du e-commerce est un exemple frappant. Avec la démocratisation de l’accès à la fibre la consommation va être bouleversée…

jumiaCI

Le e-commerce en Afrique favorise même la bancarisation, avec par exemple le passage de 8% à 58% en 10 ans au Kenya et ce particulièrement grâce au mobile banking et au e-commerce. M-pesa, la solution de mobile banking de Vodafone a été la plus innovante et la première à se démocratiser.

Le Kenya est le pays le plus performant au monde avec 30% du PIB réalisé en transaction sur mobile, soit 2,5 millions de transactions par jours !

L’exemple qui me frappe le plus est celui du Nigeria

Au Nigeria le e-commerce à dépassé le commerce traditionnel !

Jumia, du groupe AIG (Africa Internet Group) réalise 40 milliards d’euros de chiffre d’affaire

Ce chiffre incroyable est du au fait que les commerces traditionnels ne sont quasiment jamais passés au stade des supermarchés et qu’aujourd’hui tout se fait sur mobile. C’est du HTTPS (serveur sécurisé) ou du « click and collect » c’est à dire du paiement à réception à la commande.

Les chiffres du e-commerce dans le monde ou en France donnent le vertige…

J’ai par exemple échangé avec Nick Leeder, le PDG de Google France qui m’expliquait que 70% des entreprises françaises qui pourraient vendre sur Internet n’apparaissent toujours pas en ligne…

57 milliards en e-commerce sur 2014 en France et 63 milliards pour 2015 !

  • 700 millions de transactions ont été enregistrées sur le web en 2014
  • 56,8 milliards d’euros dépensés sur la toile, principalement dans le secteur du tourisme et des transports (32% des achats en ligne) et de l’habillement (10%).
  • 2015 devrait se solder sur un montant encore plus élevé : sur le troisième trimestre, près de 200 millions de paiements ont eu lieu en ligne, pour un chiffre d’affaires de 15,5 milliards d’euros.
    Chiffres FEVAD
Thierry Barbaut Info Afrique
Thierry Barbaut Info Afrique

Thierry Barbaut – www.strategie-afrique.com

Coûts compétitifs des énergies renouvelables et les marchés énergétiques africains

Le plus grand site photovoltaïque d'Afrique au Maroc à Noor
Le plus grand site photovoltaïque d'Afrique au Maroc à Noor

Selon une nouvelle étude publiée par Linklaters, en Afrique, notamment subsaharienne, des sources de plus en plus abordables d’énergie renouvelable pourraient devancer les combustibles fossiles et contribuer à l’essor économique du continent

De nouvelles informations publiées dans le dernier rapport de Linklaters Renewable Energy in Africa: Trending rapidly towards cost competitiveness with fossil fuels suggèrent que le coût actualisé de l’électricité (« Levelised cost of electricity », LCOE en anglais) de certaines énergies renouvelables devrait diminuer de moitié au cours des dix prochaines années. Des facteurs tels que les économies d’échelle, les progrès technologiques, l’amélioration de l’expérience opérationnelle et de projet, et un meilleur accès aux sources de financement seraient à l’origine de cette diminution.

L’étude, qui s’appuie en particulier sur des analyses de l’Overseas Development Institute (ODI), montre que, compte tenu des coûts actuels et des baisses à prévoir, l’éolien, les panneaux photovoltaïques, la biomasse, l’hydroélectricité et la géothermie sont tous à même de concurrencer les énergies fossiles.

Le plus grand site photovoltaïque d'Afrique au Maroc à Noor
Le plus grand site photovoltaïque d’Afrique au Maroc à Noor

Les données chiffrées du rapport indiquent une baisse très significative, entre 2014 et 2025, des coûts de production d’énergie éolienne et solaire. Cette dernière ayant vu ses coûts déjà fortement diminuer avec, par exemple, une chute de 75% du prix des panneaux photovoltaïques entre 2009 et 2014, tandis que celui de l’électricité issue de producteurs industriels d’énergie solaire a diminué de 50% entre 2010 et 2014.

Le remarquable gain de compétitivité des technologies solaires, au moins en termes de coût, devrait encourager nombre d’investisseurs à saisir ces opportunités, sous différentes formes.

François April, associé au sein du département Financement de projets chez Linklaters, commente : « L’un des points marquants de cette analyse est la vitesse à laquelle le coût des énergies renouvelables se rapproche de celui des combustibles fossiles. Cela signifie que développement économique et objectifs environnementaux n’entrent pas nécessairement en conflit mais peuvent en fait, aller de pair. »

Selon les données issues des recherches de Linklaters, les coûts actualisés de l’énergie pour certaines technologies propres en Afrique sont déjà en mesure de concurrencer les prix des combustibles fossiles. Par ailleurs, les coûts en Afrique sont généralement inférieurs à la moyenne mondiale, pour chacune de ces technologies, notamment en raison de l’abondance des sources d’énergie renouvelable.

En Afrique du Sud, par exemple, le programme Renewable Energy Independent Power Producer Procurement (REIPPP), permet la production d’énergie renouvelable connectée au réseau à des prix très compétitifs. L’année dernière d’ailleurs, à travers le REIPPP, l’énergéticien sud-africain Eskom a conclu des contrats avec des producteurs indépendants d’énergie éolienne à des prix inférieurs de 17% à ceux annoncés pour l’énergie fossile issue des deux nouvelles centrales à charbon du pays : Medupi et Kiseli.

Cependant, en dépit des prévisions tablant sur une baisse des coûts du renouvelable, l’étude publiée par Linklaters met également en évidence les risques et obstacles qui subsistent et auxquels il convient de s’intéresser afin de bénéficier pleinement des opportunités d’investissement dans de tels projets en Afrique.

Paul Lignières, associé en charge du département Droit public et co-responsable du groupe Afrique francophone chez Linklaters conclut : « Le marché africain des énergies renouvelables reste relativement jeune : historiquement, les coûts de financement et les taux d’intérêt minimums (ou « hurdle » en anglais) sont plus élevés en Afrique que dans les pays développés, en raison des risques (réels ou perçus d’ailleurs) politiques, réglementaires, financiers et administratifs. La mise en place de politiques gouvernementales permettant de réduire les coûts du développement d’énergies renouvelables représente un outil politique essentiel pour faire avancer les choses et pour encourager les investissements à court et moyen terme. »

Le rapport de Linklaters répertorie également les mesures qui peuvent être adoptées par les gouvernements pour encourager les investissements dans ce secteur. On pointera notamment les politiques de réduction des risques visant à éliminer les barrières sous-jacentes telles que le soutien à la conception de politiques gouvernementales dans ce secteur, le renforcement des capacités institutionnelles, le développement des compétences au niveau local ainsi que la maintenance et les outils d’évaluations.

Le « coût actualisé de l’énergie » correspond au coût du système (investissement actualisé + coûts opérationnels) divisé par la production électrique (le nombre de kWh) qu’il produira sur toute sa durée d’utilisation.

Selon le rapport Renewable Power Generation Costs in 2014 publié par l’IRENA (International Renewable Energy Agency)

Selon l’Africa Progress Panel, 2015

FarmConnecta lauréat du Challenge Développeurs AMEA Orange

FarmConnecta, la startup qui remporte le prix « Challenge Développeurs AMEA Orange 2015 »

Orange a remis le prix « Challenge Développeurs AMEA Orange 2015 » à la startup FarmConnecta hier soir à l’occasion de l’événement Cairo ICT. FarmConnecta, qui a développé un système de partage d’informations et de facturation dans le domaine de l’agriculture au Botswana, a reçu un prix d’une valeur de 10 000 euros.

Le Challenge Développeurs Orange AMEA 2015 a été lancé en août en France et dans 11 pays d’Afrique et du Moyen-Orient : Botswana, Cameroun, Côte d’Ivoire, Egypte, Guinée Conakry, Jordanie, Kenya, Mali, Niger, République Démocratique du Congo et Sénégal.

Ce challenge a pour objectif de contribuer à stimuler l’innovation en Afrique en offrant à des startups la possibilité d’utiliser les interfaces de programmation (APIs) (orangepartner.com) d’Orange pour enrichir leurs applications de fonctionnalités parfois indispensables telles que la facturation (orangepartner.com/content/direct-billing-api) ou l’envoi de SMS (orangepartner.com/content/getting-started-sms).

Orange Partner offre une API permettant de connecter les paiement entre Orange Money et les partenaires
Orange Partner offre une API permettant de connecter les paiement entre Orange Money et les partenaires

L’appel à candidatures a récolté 1 200 projets innovants sur www.entrepreneurclub.orange.com. Les projets proposés illustraient le potentiel des télécommunications dans le développement de la zone, dans des domaines aussi variés que la santé, l’agriculture, l’éducation ou encore l’énergie.

Dans un premier temps, dix projets par pays ont été présélectionnés. Douze projets finalistes ont ensuite été retenus par un jury composé d’experts d’Orange et de l’industrie des Technologies de l’Information et de la Communication internationale.

Le classement final est le suivant :

  • 1er : FarmConnecta (Botswana) a réalisé une place de marché mobile dédiée au commerce du bétail. Les exploitants peuvent accéder aux données du marché et localiser le bétail égaré via un simple téléphone mobile. FarmConnecta exploite au mieux les APIs SMS et Facturation pour révolutionner la m-agri, au Botswana et potentiellement partout en Afrique.
  • 2ème : La startup Nilebot (Egypte) déploie une solution matérielle et logicielle qui mesure la qualité de l’eau de l’aquaculture en temps réel. Toutes les données recueillies sont transmises par SMS en temps réel. Ce qui aide les professionnels de l’aquaculture à être plus proactifs et à améliorer leur productivité.
  • 3ème : La startup Cycle M (République Démocratique du Congo) a mis au point un système de planning familial sur mobile (application et SMS). Elle propose un outil permettant le calcul du cycle féminin et la maîtrise des dates importantes notamment pour mieux éviter des grossesses précoces et les naissances indésirables.

Ce Challenge marque l’accélération de la démarche d’Open Innovation d’Orange sur la région d’Afrique et du Moyen-Orient, à travers l’ouverture technique de nos plateformes et l’animation des écosystèmes locaux de développeurs grâce à son programme Orange Partner (orangepartner.com).

Orange donne accès en libre-service à l’API SMS au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Egypte, en Guinée, au Niger, en République Démocratique du Congo et au Sénégal, et aux API USSD et Facturation en Egypte.

Les terroristes misent sur les jeunes victimes de l’exclusion économique

Un enfant téléphone dans le centre de la Guinée près de Dalaba - crédit photo Thierry BARBAUT - www.barbaut.com
Un enfant téléphone dans le centre de la Guinée près de Dalaba - crédit photo Thierry BARBAUT - www.barbaut.com

Les jeunes premières victimes

Si la multiplication des attaques violentes contre des innocents ces derniers temps partout dans le monde (Liban, France, Mali, Tunisie, etc.) inquiète, l’implication de plus en plus croissante des jeunes dans leur planification et leur exécution est encore plus angoissante

Comment expliquer un tel phénomène ?

De prime abord, notons qu’un tel phénomène aussi pluridimensionnel que l’extrémisme violent appelle plusieurs explications. Mais notre objectif, via cette analyse, est de mettre en avant la dimension économique qui constitue à notre sens le terreau sur lequel viennent se greffer d’autres facteurs alimentant ce phénomène.

L’explication souvent invoquée lors des enquêtes d’opinion est le chômage des jeunes. Ainsi, selon une étude de la Banque Mondiale en 2013, 40% des jeunes recrutés par ces groupes avancent le manque d’emploi comme étant leur principale motivation.

Mais peut-on, sur la base de ce constat, en déduire que tout chômeur deviendra un extrémiste violent ?

Une question d’autant plus légitime que certaines études empiriques ont montré que leurs membres étaient souvent issus de familles aisées, du moins de la classe moyenne, avec souvent un niveau d’instruction élevé (Krueger et Malikova, 2003).

Pour dissiper la contradiction apparente, il est opportun de rappeler la théorie de privation relative de Robert Gurr (1970) selon laquelle la violence ne prend pas racine dans la frustration absolue, mais provient plutôt d’un sentiment de frustration relative qui génère de la colère laquelle conduit à l’agression. Ainsi, la violence est générée quand il y a un écart entre ce que les individus pensent mériter (emploi, salaire, niveau de vie, etc.) et ce qu’ils obtiennent réellement dans leur société.

Ils versent dans la violence politique non pas parce qu’ils vivent dans la misère, mais parce qu’ils estiment qu’ils ne sont pas à leur juste place, que leur situation socioéconomique est injuste. En conséquence, les jeunes ne rejoignent pas les groupes d’extrémisme violent uniquement parce qu’ils sont chômeurs ou parce qu’ils sont ignorants. Ils le font parce qu’étant donné leur niveau élevé d’instruction, ils s’attendent à un meilleur niveau de vie. Mais quand ils sont frappés par le chômage ou s’ils n’arrivent à décrocher qu’un emploi précaire, leur frustration n’en est que plus grande, ce qui les rend plus sensibles aux sirènes des réseaux violents en tous genres.

Un enfant téléphone dans le centre de la Guinée près de Dalaba - crédit photo Thierry BARBAUT - www.barbaut.com
Un enfant téléphone dans le centre de la Guinée près de Dalaba – crédit photo Thierry BARBAUT – www.barbaut.com

En d’autres termes, les jeunes diplômés peuvent sentir plus le mécontentement du chômage que ceux qui sont moins instruits car leur niveau d’attentes est plus élevé. Dès lors, pour une meilleure intelligence de l’extrémisme violent il faudrait prendre en compte que c’est la combinaison d’un niveau d’éducation élevé et le manque d’opportunités économiques qui exacerbent l’écart entre les attentes et la réalité.

La réponse à cette frustration relative, sous forme de violence, n’est pas perçue comme tel chez les jeunes car pour eux il s’agit de réparer une injustice, de prendre leur revanche sur la société ou le « système » corrompu et rentier qui les a exclu et marginalisé. Cela permet en effet de comprendre pourquoi des jeunes européens d’origine arabo-musulmane rejoignent massivement les groupes terroristes.

Dans un certains nombre de cas, ces jeunes, issus de banlieues sensibles, relient explicitement leur attrait pour le « Djihad » à une frustration sociale, un ressentiment et un besoin de reconnaissance, déclarant que l’ « Islam » leur a rendu leur dignité parce que la France les a humiliés. D’ailleurs, c’est la réparation de cette injustice qui constitue l’argument de vente des groupes extrémistes violents. Ainsi, le jeune chômeur marginalisé du jour au lendemain, en fonction de son profil, pourra avoir un salaire correct et régulier, accéder facilement aux postes de commandement, devenir parfois Émir (gouverneur) d’une localité ou d’une ville. En quelque sorte, les groupes extrémistes violents proposent à ces jeunes désorientés une nouvelle vocation grâce à laquelle, après avoir été la victime de leur société, ils en deviennent le bourru.

Ici, il est important de souligner que l’extrémisme violent ne vient pas principalement de la radicalisation de l’Islam en tant que religion, mais de l’islamisation de la radicalisation. Autrement dit, ces jeunes ne se sont pas radicalisés à l’origine en raison du discours religieux, mais ils étaient déjà radicalisés en raison de l’exclusion économique et sociale et la religion ne leur sert que d’ultime refuge.

Ces jeunes exclus et marginalisés ont également besoin d’une idéologie qui va donner un sens ou une mission à leur revanche. Ainsi, quand ils vont rejoindre ces groupes extrémistes violents, ce n’est pas par affinité ou par piété religieuse, mais parce qu’ils sont attirés par la symbolique de l’Islam en tant que religion luttant contre l’injustice. La preuve en est que les jeunes recrues ont peu ou pas de connaissance de l’Islam, et dès leur arrivée dans les camps ils reçoivent systématiquement une formation religieuse. D’ailleurs, moins ils connaissent la religion, plus ils sont faciles à manipuler par les gourous. Sans oublier qu’une bonne partie des recrues ne sont musulmans que par hérédité, certains d’entre eux sont même des anciens voyous et criminels. La religion devient ici une sorte de couvert ou d’alibi pour mobiliser et inciter à la violence. Elle n’est que le soupir de la frustration relative de ces jeunes exclus économiquement.

terrorisme-tunisie

C’est la raison pour laquelle, la lutte contre l’extrémisme violent passe par la lutte contre l’exclusion économique des jeunes, surtout qu’ils sont de plus en plus diplômés, donc plus exigeants avec des attentes plus élevées. Ceci accroît le risque de leur frustration relative et in fine leur embrigadement par les groupes terroristes surtout que leur profil, de biens instruits, les intéresse pour confectionner les bombes, manier le matériel militaire sophistiqué, s’occuper de la gestion logistique, de la communication et la guerre médiatique, et du management des troupes, etc. Dans leur propagande, tous supports confondus, Daech par exemple lance systématiquement des appels aux jeunes médecins, ingénieurs, scientifiques pour les rejoindre.

Sur 75 millions de jeunes chômeurs dans le monde, 38 millions sont en Afrique. Autant dire un véritable gisement pour les groupes extrémistes violents dont la continuité repose essentiellement sur le recrutement de jeunes pour se pérenniser et se développer. Dès lors, le salut passe forcément par l’asséchement de la source de recrutement, à savoir l’exclusion économique des jeunes. Un jeune qui n’est pas recruté par une entreprise, le sera par un terroriste.

Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane (Maroc).

RiskMap2016, cartographie des risques en Afrique

RiskMap2016 : L’enthousiasme qu’avait déclenché la « prise de pouvoir du peuple » en Afrique ne se poursuivra pas en 2016

La « prise de pouvoir par le peuple » constatée en 2014 et 2015, notamment lors des changements de gouvernement au Burkina Faso et au Nigeria, connaîtra ses limites en 2016.

Les effets conjugués d’élections, de pressions constitutionnelles et de difficultés économiques mettront les gouvernements de la région à l’épreuve, notamment le Tchad, l’Ouganda, le Congo (Brazzaville), l’Angola et l’Afrique du Sud. Cependant, ceux qui se sont emparés du pouvoir ne le lâcheront pas. Vous trouverez ci-dessous certains des messages clés de RiskMap2016, publiés par le cabinet de gestion des risques mondiaux, Control Risks (www.ControlRisks.com).

RiskMap souligne les tendances sous-jacentes les plus importantes au niveau des risques mondiaux et de la sécurité internationale, et fournit une vue détaillée des marchés essentiels en 2016.

carte-risque-afrique
Cliquez sur la carte pour accéder aux données

Selon RiskMap 2016, des élites retranchées continuent à tenir les rênes du pouvoir sur de nombreux marchés frontaliers en Afrique et peu de pays créent les conditions préalables au changement induit par la population, que ce soit par le vote ou par la mobilisation générale.

Malgré la faiblesse généralisée des devises et le faible prix des produits de base, les perspectives pour 2016 ne sont pas aussi lugubres qu’on aurait pu le penser. Avec un ralentissement économique sur leur propre marché, les entreprises chinoises continueront à se tourner vers les marchés étrangers pour trouver des opportunités de soutien de leur croissance.

George Nicholls, directeur général senior, Control Risks Afrique du Sud, explique :

George Nicholls
George Nicholls

« Les changements auxquels nous avons assisté au Burkina Faso et au Nigeria reflètent des circonstances uniques à chacun de ces pays. Dans les deux cas, l’inter-connectivité croissante des sociétés et l’accès aux communications, deux des thèmes de RiskMap 2015, ont contribué à des reconfigurations politiques de premier ordre. Mais ces facteurs seuls n’ont pas été suffisants pour générer les changements. Et il est peu probable qu’ils conduisent à des changements ailleurs en Afrique.

« Même si nous pensons qu’en 2016 les gouvernements du continent tout entier survivront aux pressions qu’ils subissent, la tension et l’instabilité pourraient s’accroître pendant les périodes sensibles comme les élections et pendant que les environnements politiques qu’ils mettent en place évoluent. Cela nécessitera que les investisseurs saisissent pleinement les moteurs du changement et leur potentiel d’impact sur l’environnement commercial et qu’ils soient préparés aux changements de position et de stratégie. »

Les changements auxquels nous avons assisté au Burkina Faso et au Nigeria reflètent des circonstances uniques à chacun de ces pays

Perspectives sur l’Afrique

Afrique australe :

  • Le système politique de l’Angola subit les pressions de conditions socio-économiques qui se détériorent et d’une tension croissante relative à la succession du président Eduardo José dos Santos. Ces éléments influenceront certainement le bras de fer qui se joue au sein du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) en place sur la succession présidentielle. Mais la population semble peu encline et peu capable de défier la suprématie du MPLA.
  • Au Zimbabwe, la faiblesse perçue de l’Union nationale africaine du Zimbabwe, le Front patriotique (ZANU-PF), engendrera certainement une opposition croissante au gouvernement. Les combats politiques auront des conséquences inquiétantes sur le commerce.
  • Afrique du Sud : La domination politique de l’ANC sera mise à rude épreuve lors des élections municipales sud-africaines avec une réelle possibilité de perte de sa majorité dans un grand nombre de centres urbains clés.
    Le centre d’influence du parti a déjà été poussé vers ses extrêmes les plus populistes alors qu’il essayait de contrer la montée des mouvements militants tels que les Economic Freedom Fighters (EFF). Des résultats élevés aux élections municipales de ce genre de groupes auront des implications inquiétantes sur la façon dont l’ANC répondra aux défis économiques, en particulier concernant les politiques fiscales et du travail.

Afrique orientale :

  • Éthiopie – pays clé à surveiller : l’Éthiopie a enregistré une croissance à deux chiffres pendant la dernière décennie. Des opportunités existent au niveau de l’infrastructure, de l’industrie, de l’agriculture commerciale ainsi que de l’exploitation minière, pétrolière et gazière.
  • Ouganda : On s’attend à la victoire du président Yoweri Museveni aux élections générales de février 2016, avec des divergences au sein l’opposition qui sapent la menace qu’elle pourrait poser. Il existe des risques de contestations politiques durables et violentes en amont des élections.

Afrique centrale :

  • Burundi : Le climat politique restera certainement extrêmement instable en 2016. Le président Pierre Nkurunziza et son entourage sont peu désireux de faire des concessions politiques et de reprendre le dialogue avec l’opposition malgré la pression internationale. Le pays connaît des assassinats politiques fréquents, des attentats à la grenade, des troubles ainsi qu’une intensification graduelle d’une rébellion au nord. Les tentatives visant à renverser Nkurunziza se multiplieront certainement.
  • RDC : Une élection présidentielle programmée en 2016 sera certainement retardée car le président Joseph Kabila cherche à prolonger la durée de son mandat. On pense qu’une série d’initiatives politiques, notamment la décentralisation, ont été mises en place pour faire avorter les élections.
    Ces initiatives auraient modifié la constitution qui permettrait désormais à Kabila de régner. Les tentatives de Kabila de former un gouvernement d’unité nationale pour la période de transition jusqu’en 2018 sont dénoncées par l’opposition. Une incertitude politique croissante, la montée des tensions et des troubles grandissants seront caractéristiques de l’année à venir.

Afrique occidentale :

  • Nigeria : Les orientations gouvernementales et politiques du président Muhammadu Buhari continueront à prendre forme après sa victoire aux élections de mars 2015. Lui et son cabinet, reconnaissant l’urgence d’adopter des réformes qui aideront le Nigeria à faire face à une baisse des revenus des ventes de pétrole, donneront la priorité aux actions de renouvellement de la compagnie pétrolière nationale et à un meilleur contrôle de la façon dont celle-ci utilise ses revenus.
    On attend de son administration, qui cherche à éviter une récession en mettant en place un plan budgétaire, qu’elle consacre d’importantes dépenses à la création d’infrastructures indispensables. Cependant, les réformes seront ralenties et rendues plus difficiles par une situation fiscale agitée.
  • Burkina Faso : Après une période de transition contestée en 2015, l’élection du président Roch Marc Christian Kaboré au cours d’élections ayant eu lieu dans le calme ouvrira des perspectives nouvelles pour la stabilité et la croissance économique. Cependant, différents défis attendent le nouveau président en 2016 : de la réforme d’un système politique gangréné par la corruption depuis près de 30 ans à la restauration de la confiance des investisseurs dans le secteur minier, sans oublier la réduction de la menace du militantisme islamiste le long des frontières nord du Burkina Faso.

Pour obtenir le rapport complet, avec les essais et les rapports régionaux, veuillez cliquer ici (controlrisks.com/webcasts/studio/2015-GENERAL/Riskmap-2016/media/2015-12-08-RM-REPORT-2016-EMBARGO.pdf) .

Pour afficher la carte, veuillez suivre ce lien (controlrisks.com/webcasts/studio/2015-GENERAL/Riskmap-2016/RM-2016-maps-PDFs/RiskMap_Map_2016_UK_WEB-LR.pdf).

Stromae a épousé Caroline Barbier

Stromae est marié depuis le Samedi 12 Décembre !

Le chanteur d’origine Rwandaise Stromae a épousé discrètement sa compagne Caroline Barbier. La cérémonie s’est déroulée à Namur et plus de 150 invités étaient présents.

Stromae et sa femme Caroline Barbier
Stromae et sa femme Caroline Barbier

Une fête discrète avec des invités prévenus sur le fait de ne rien faire circuler sur les réseaux sociaux !

Une fête donc organisée dans un hôtel de luxe le Martin’s Patershof. Tous les invités du mariage y dormaient.

Des photos à suivre.

Thierry Barbaut

Karma le nouveau drone de GoPro VIDEO

Le Drone Karma de GoPro
Le Drone Karma de GoPro

Karma sera le modèle haut de gamme des drones professionels

Karma c’est le nom du drone que va lancer la marque GoPro

GoPro est déjà leader dans les caméras embarqués et sa renommée est mondiale. Aujourd’hui le marché des drones est énorme et souvent les caméras GoPro sont l’accessoire indispensable de ces nouveaux engins.

Les drones sont désormais massivement utilisés en Afrique et nous l’évoquons régulièrement, comme les caméras GoPro. Les drones sont utiles dans les réserves d’animaux, pour les camps de réfugiés et sur des site inaccessibles comme les montagnes ou les grands fleuves. ils aident au développements des infrastructures.

Le Drone Karma de GoPro
Le Drone Karma de GoPro

Le nouveau drone de GoPro devrait disposer de son propre système de stabilisation et se placer sur le marché haut de gamme

Le nouveau drone sera donc dés 2016 le modèle phare de la marque et l’indispensable outils pour tous ceux qui souhaitent réaliser des superbes prises de vues sans utiliser une nacelle ou… un hélicoptère.

Un aéroport de drone sera construit au Rwanda le premier du continent Africain découvrez le projet en cliquant ici

Nous reviendrons très vite sur le prix, les revendeurs et
les disponibilités du drone de Gopro

C’est une révolution sur un marché en plein développement et nous avons hâte de l’essayer, en attendant découvrez la vidéo des premières prises de vues du nouveau drone.

Les drones sont utilisés en Afrique pour de nombreuses ONG et donnent d’incroyables résultats

Plus d’informations sur le premier modèle, le nom « Karma » est confirmé

La date de lancement serait de mars 2016. La vidéo de GoPro sur sa chaine youtube confirme le nom « Karma is coming » Si les images sont bien filmées par le drone la qualité semble au rendez-vous.
Certains médias spécialisés sur les caméras embarqués et les outils de nouvelles technologies le drone disposerait de plusieurs axes de stabilisations développés par la marque.

Il serait capable de filmer en plus de 2,5K

Thierry Barbaut

Facebook étend son concours Internet.org à l’Afrique

Ime Archibong - Internet.org
Ime Archibong - Internet.org

Internet.org

Reconnaissance des développeurs africains mettant au point des applications, des sites Internet et des services pour l’autonomisation au niveau éducatif/de l’apprentissage et au niveau économique 137 000 euros attribués aux lauréats de deux catégories

Facebook lance le défi pour l’innovation Internet.org en Afrique afin de mettre à l’honneur les développeurs et entrepreneurs utilisant Internet pour améliorer le niveau d’instruction et la santé économique de leurs communautés. Les développeurs issus de toute l’Afrique sont conviés à prendre part à ce défi.

À l’occasion de son défi pour l’innovation, Facebook attribuera une récompense de 150 000 dollars américains (environ 137 000 euros) à l’application, au site Internet ou au service considéré(e) comme le/la meilleur(e) d’une des deux catégories suivantes : autonomisation au niveau éducatif/de l’apprentissage et au niveau économique.

Chacun des lauréats de ce défi pour l’innovation recevra également un ensemble d’outils et de services d’une valeur de 60 000 dollars (environ 55 000 euros) par l’entremise du programme FbStart de Facebook. Deux applications, sites Internet ou services de chaque catégorie recevront une récompense pour le prix Impact d’un montant de 50 000 dollars (environ 46 000 euros).

Mettre en relation des personnes au sein des économies émergentes

Nous sommes impatients de voir la façon dont les développeurs africains apportent une réelle valeur ajoutée à leurs communautés

Ce concours fait suite au succès remporté par le défi pour l’innovation Internet.org en Inde (https:/info.internet.org/en/2015/10/20/innovationchallengeindia), un prix destiné à faire reconnaitre ceux qui œuvrent à améliorer la pertinence d’Internet pour les femmes, les étudiants, les paysans et les travailleurs migrants en Inde. Facebook a attribué des prix aux services dédiés à ces défis en Inde. Il a été impressionnant de constater la diversité des entrepreneurs dévoués à améliorer la vie des gens.

Ime Archibong - Internet.org
Ime Archibong – Internet.org

« Le défi pour l’innovation Internet.org en Afrique soutient la vision d’un monde connecté en reconnaissant ceux qui mettent au point des solutions dont le but est d’améliorer la santé économique et l’éducation au sein des communautés africaines » a déclaré Ime Archibong, directeur des partenariats stratégiques au sein de Facebook. « Nous sommes impatients de voir la façon dont les développeurs africains apportent une réelle valeur ajoutée à leurs communautés. En mettant les gens en relation et en améliorant leur accès aux services et à l’information, nous pouvons les aider à réaliser des choses extraordinaires et à améliorer leurs conditions de vie.  »

Le concours en détails

Le concours est ouvert aux développeurs d’applications, de sites Internet et de services en ligne apportant une réelle valeur ajoutée aux communautés africaines dans chacun des axes suivants :

  1. Apprentissage/éducation (applications, sites Internet ou services en ligne mettant à profit la technologie pour stimuler l’apprentissage et diffuser le savoir)
  2. Autonomisation économique (applications, sites Internet et services en ligne destinés à développer la force et les capacités économiques des communautés)

Dernier délai pour les inscriptions : 1 mai 2016. Les lauréats seront annoncés en août/septembre 2016.

Huawei va construire une usine en Egypte

Le géant des télécoms Huawei
Le géant des télécoms Huawei

Huawei, le géant Chinois des nouvelles technologies va construire une usine en Afrique, c’est donc l’Égypte qui sera le premier pays équipé

L’usine devrait principalement assembler les Smartphones de la marque Chinoise, dont le Ascend P7 et P8. C’est la région du canal de Suez.

Le géant des télécoms Huawei
Le géant des télécoms Huawei

Il est clair que cette zone est géo stratégiquement primordiale car elle permettrait de diffuser sur l’Afrique mais aussi sur le Moyen-orient. Un emplacement clef pour aussi se développer vers l’Afrique Sub-sharienne et conquérir de nouveaux marchés.

Un marché de 150 milliards d’euros, c’est ce que représente les télécoms en Afrique avec l’explosion de la téléphonie mobile et des services annexes comme le Mobile Banking, indique Thierry BARBAUT

Huawei à vendu plus de 130 millions de Smartphones en 2015

ll faut en effet savoir que Huawei n’est pas uniquement un constructeur de smartphones. Ainsi, si en 2014 Huawei a réalisé un CA de 288,197 milliards de yuans (46,5 milliards d’euros), l’essentiel de son chiffre d’affaires a été réalisé sur la branche opérateur, c’est-à-dire dans le déploiement d’infrastructures de réseaux pour les opérateurs. Les deux autres branches, entreprises et grand public (comprenant les smartphones), représentent respectivement 6,7 % et 26 % du CA.

Les bénéfices de Huawei ont augmenté de 32,7 % en 2014 par rapport à 2013 pour s’établir à 4,5 milliards de dollars. Seule ombre au tableau de ce rapport financier qui ferait rêver n’importe quelle autre entreprise, sa marge nette a légèrement baissé pour passer de 12,2 % en 2013 à 11,9 % en 2014…

L’Afrique LE marché télécoms pour 2016

L’Afrique sera le premier marché télécom au monde en 2016. En effet les usagers sont pour 86% utilisateur de mobiles et non de Smartphones, le marché de renouvellement pourrait toucher plus de 600 millions d’utilisateurs…

Le Huawei Ascend P7, un modèle qui séduit en Afrique
Le Huawei Ascend P7, un modèle qui séduit en Afrique

Selon Hala Aranda, directeur des relations publiques et du département des affaires gouvernementales chez Huawei Egypte, l’objectif de la construction de cette usine dans cette zone est de faire de l’Egypte un centre de production et de diffusion de Smartphones pour le continent Africain.

Mireille Modoi

 

 

Ouganda : Wi-Fi à Kampala avec Project Link

Project Link avait au départ une simple mission : offrir à plus de monde un accès haut débit de qualité à Internet.

La première tâche a consisté à installer la fibre à haut débit à Kampala, utilisable par tous les opérateurs mobiles et fournisseurs de services Internet pour améliorer la qualité d’accès et offrir de nouveaux services, tels que la 4G.

En raccordant la ville à un réseau de grande capacité, qu’une dizaine de fournisseurs locaux utilisent aujourd’hui, le réseau fibre de Project Link a posé les fondations d’une meilleure connectivité dans la capitale ougandaise

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Aujourd’hui, Project Link s’appuie sur cette capacité pour lancer un réseau de bornes Wi-Fi destiné à offrir un accès sans fil qui soit de meilleure qualité et plus abordable, condition indispensable pour répondre à la demande en bande passante de plus en plus d’utilisateurs de téléphones portables à Kampala.

Comme pour notre réseau fibre, notre réseau de bornes Wi-Fi dotera les opérateurs de réseaux mobiles et les fournisseurs de service Internet de l’infrastructure dont ils ont besoin pour offrir aux utilisateurs des services améliorés. Nous apportons à ces fournisseurs locaux un accès à l’infrastructure sans fil avec des bornes Wi-Fi et l’équipement nécessaire afin qu’ils puissent proposer des services Wi-Fi sans investir de leur côté dans des infrastructures onéreuses qui feraient doublons.

Notre réseau Wi-Fi est aujourd’hui disponible sur 120 sites dans les quartiers les plus fréquentés de la ville et nous prévoyons de l’étendre à d’autres quartiers l’année prochaine. Les fournisseurs locaux peuvent utiliser cette infrastructure Wi-Fi partagée pour offrir le Wi-Fi aux utilisateurs de passage dans des lieux fréquentés tels que le centre commercial Seroma Shoppers Stop Plaza ou au Ben Kiwanuka Old Taxi Park.

Nous lançons ce service aujourd’hui avec Roke Telkom, le premier fournisseur à proposer le Wi-Fi via les bornes Project Link. Les utilisateurs peuvent se connecter sur une borne Roke et disposer sur une plus large zone d’un accès Internet abordable sur leur appareil mobile.

Pour répondre à la demande croissante en largeur de bande sans fil, nous travaillons avec d’autres fournisseurs, au lancement d’offres Wi-Fi similaires. Les fournisseurs locaux peuvent également utiliser notre réseau de bornes Wi-Fi pour offrir des services sans fil aux particuliers, aux cafés et aux petites entreprises par le biais d’un petit émetteur/récepteur. Il appartient à Roke Telkom, comme tous nos futurs partenaires, de décider du débit et du coût qu’il souhaite proposer aux utilisateurs pour leur service.

Comme avec le réseau fibre, l’objectif de ces services est de faire en sorte qu’un accès Internet complet, abordable, haute qualité et haut débit, notamment au Wi-Fi, soit plus largement disponible dans la plus grande ville d’Ouganda. La prochaine fois que vous vous trouverez dans une rue passante de Kampala, allez voir quels sont les nouveaux services Wi-Fi disponibles.

Google

La corruption gagne du terrain

Transparency International estime que 75 millions d’Africains ont versé un pot-de-vin au cours de l’année dernière

Une majorité d’Africains déclare que la corruption a progressé au cours des 12 derniers mois et ils jugent que la plupart des gouvernements ne remplissent pas leurs obligations pour enrayer les abus de pouvoir, la corruption et les ententes secrètes, selon un nouveau sondage d’opinion réalisé par Transparency International.

Dans le cadre du rapport People and Corruption: Africa Survey 2015, un élément du Baromètre mondial de la corruption, Transparency International s’est associé à Afrobaromètre, qui a interrogé 43 143 personnes dans  28 pays d’Afrique subsaharienne entre mars 2014 et septembre 2015 sur leurs expériences et perceptions de la corruption  dans leur pays.

La majorité (58 %) des Africains au sein des pays sondés affirme que la corruption a augmenté au cours des 12 derniers mois. Sur 18 des 28 pays sondés, une grande majorité des personnes interrogées considère que le gouvernement de leur pays ne fait pas correctement son travail en matière de lutte contre la corruption.

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Malgré ces conclusions décevantes, quelques pays du continent se distinguent néanmoins, parmi lesquels le Botswana, le Burkina Faso, le Lesotho et le Sénégal. Les citoyens de ces pays sont parmi les plus positifs de la région lorsqu’il est question de la corruption.

Pour la première fois, les personnes interrogées ont déclaré qu’elles percevaient les dirigeants d’entreprises comme hautement corrompus.

Le monde des affaires est classé comme le deuxième secteur affecté par les niveaux de corruption les plus élevés dans la région, juste après la police.

La police est régulièrement évaluée comme fortement corrompue, mais l’évaluation très négative des dirigeants d’entreprises est un fait nouveau par rapport aux sondages précédents. Beaucoup d’Africains, en particulier les populations défavorisées, subissent le poids de la corruption quand ils tentent d’avoir accès aux  services publics de base dans leur pays. 22% des gens qui ont été en contact avec un service public au cours des 12 derniers mois ont versé un pot-de-vin.

Sur les six principaux services publics sur lesquels nos questions ont porté, les personnes qui ont été en contact avec les tribunaux ou la police sont les plus susceptibles d’avoir versé un pot-de-vin. Respectivement 28 % et 27% des personnes qui ont eu un contact avec ces services ont versé un pot-de-vin.

Sur tout le continent, les pauvres ayant recours aux services publics sont deux fois plus susceptibles que les riches d’avoir versé un pot-de-vin. Dans les zones urbaines, ils sont encore plus susceptibles de payer des pots-de-vin. « La corruption crée et alimente la pauvreté et l’exclusion. Alors que des individus corrompus qui jouissent d’un pouvoir politique mènent un train de vie somptueux, des millions d’Africains sont privés de la satisfaction de leurs besoins fondamentaux comme l’alimentation, la santé, l’éducation, le logement, l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires. Nous appelons les gouvernements et les juges à venir à bout de la corruption, à mettre un terme à l’impunité et à mettre en œuvre l’Objectif 16 des Objectifs de développement durable édictés par les Nations unies visant à réduire la corruption. Nous exhortons également la population à exiger honnêteté et transparence et à se mobiliser contre la corruption. Il est temps de dire que ça suffit et de démasquer les corrompus, » a déclaré José Ugaz, le président de Transparency International.

Il est de plus en plus évident que les citoyens constituent un élément clé de toute initiative de lutte contre la corruption.

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Toutefois, l’enquête indique que les mécanismes de dénonciation de la corruption sont souvent perçus comme trop dangereux, inefficaces ou peu clairs. Plus de 1 Africain sur 3 pense qu’un lanceur d’alerte s’expose à des conséquences négatives s’il dénonce des pratiques de corruption, ce qui est la raison pour laquelle la plupart des gens ne dénoncent pas la corruption. « Notre travail en tant que société civile est clair : nous devons diffuser un message d’espoir à travers le continent. Il est possible de lutter contre la corruption. On doit donner l’espace aux gens de s’élever contre elle sans crainte de représailles et les gouvernements doivent faire preuve de responsabilité pour mettre un terme à l’impunité généralisée. » Transparency International fait les recommandations suivantes : – Les gouvernements doivent renforcer et faire respecter la législation applicable aux hommes d’affaires corrompus et à la lutte contre le blanchiment d’argent, pour juguler le volume élevé des flux illicites en provenance du continent.

Si ceux qui en profitent étaient tenus de rendre des comptes, cela pourrait contribuer à remédier à la perception négative du monde des affaires. Le fléau de la corruption…

– Les gouvernements doivent établir un droit à l’information et adopter une législation visant à protéger les lanceurs d’alertes, afin de faciliter le rôle de la société civile, en rendant les institutions publiques plus transparentes, responsables et exemptes de corruption.

– Les gouvernements doivent manifester un engagement profond et durable pour agir contre la corruption à tous les niveaux de la police, en assurant la promotion de réformes qui conjuguent mesures punitives et changements structurels à court et moyen terme. Agir plus sévèrement contre la petite corruption a un impact direct sur les personnes les plus vulnérables de la société.

– L’Union africaine et ses membres doivent offrir  la volonté politique et le financement nécessaires à la mise en œuvre du mécanisme de contrôle défini au titre de sa convention de lutte contre la corruption.

Tant qu’elle ne sera pas éradiquée, la corruption ralentira le développement et la croissance économique, tout en affaiblissant la confiance des citoyens à l’égard du gouvernement et la responsabilité des institutions publiques

COP21 : Hollande annonce 2 milliards d’euros et la grande muraille verte relancée

François Hollande vient d’annoncer le financement des énergies renouvelables en Afrique à hauteur de 2 milliards d’euros

Si le montant semble énorme il faut le replacer à la hauteur du plus grand continent du monde et de ses 54 pays… C’est néanmoins une annonce forte et qu’il faut souligner positivement.

En plus des deux milliards, huit milliards complémentaires devraient être versés dans le développement des énergies renouvelables. Quels projets, quelles structures, rien de précis sur les modalités.

Quel est ce projet de grande muraille verte ?

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La grande muraille verte est en projet évoqué au début des années 1990 avec pour objectif de créer un espace végétal protégé de Dakar à Djibouti donc une barrière verte de plusieurs milliers de kilomètres en Afrique.

Une bande végétale colossale d’Ouest en Est couvrant le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie, le Mali, le Niger, le Burkina-Faso, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, le Soudan du Sud, Djibouti, l’Ethiopie, et l’Erythrée.

Un « couloir de développement durable »

Un des objectif est également de sauver le lac Tchad, en voie de disparition…
Mais c’est principalement dans le développement et la démocratisation de l’accès à l’énergie que des investissements seront mis en œuvre. La Fondation Énergies pour l’Afrique de Jean-Louis Borloo devrait en bénéficier…

Thierry Barbaut

Bosch : pionnier dans l’industrie du café en Afrique

Café en Ethiopie Bosch
Café en Ethiopie

Le Groupe multinational allemand Bosch a accueilli la première Table ronde internationale et novatrice sur l’emballage et le traitement du café à Addis-Abeba, en Éthiopie

Elle a rassemblé des représentants de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), de plusieurs institutions industrielles et agricoles, de grandes sociétés, de PME, de fermiers, de la société civile ainsi que d’organismes nationaux et internationaux d’aide dans l’objectif stratégique d’augmenter la sécurité alimentaire.

Cet échange visait à augmenter la localisation pour renforcer la sécurité alimentaire dans la région, tout en cherchant à améliorer la qualité de la vie des citoyens en stimulant la croissance économique dans un des secteurs principaux du pays.

De plus, son but était de réunir les principales parties prenantes dans le cadre d’une première étape pour accroître la valeur ajoutée et l’industrialisation locales. L’Éthiopie est considérée comme le berceau du café (voir la fiche descriptive ci-jointe) ; un citoyen sur cinq est aujourd’hui impliqué dans cette industrie.

Les emballages de Bosch pour le Café en Afrique
Les emballages de Bosch pour le Café en Afrique

Ce forum s’est tenu durant la 3e exposition agroalimentaire annuelle d’Addis-Abeba (Annual Addis Agrofood Exhibition) qui a eu lieu du 27 au 29 novembre 2015. Il était organisé par l’un des leaders du marché mondial, la division Techniques d’emballage du Groupe de Bosch.

Les sujets de discussion incluaient les manières adéquates d’accroître le traitement et l’emballage du café pour les marchés nationaux, régionaux et d’exportation de la vente au détail. Les dernières techniques de torréfaction et celles liées aux cultivateurs de café, ainsi que les solutions techniques d’emballage avancées ont également été abordées.

La division Techniques d’emballage de Bosch (http://www.BoschPackaging.com) possède environ 130 000 machines de conditionnement à haute efficacité énergétique installées et fonctionnant dans 13 000 usines à travers le monde. Elle est présente dans 170 pays et sa gamme comprend 250 types de machines différentes, correspondant à 40 secteurs d’affaires. Grâce à sa conscience sociale inscrite au sein même de la culture de la société, cette division s’est impliquée dans l’initiative mondiale de réduction des pertes et du gaspillage alimentaires « Save Food » lancée par les Nations Unies en 2011.

Café en Ethiopie Bosch
Café en Ethiopie

Ce programme a pour objet de trouver des solutions aux pertes et au gaspillage de nourriture et de s’assurer d’une perte alimentaire moindre lors de l’acheminement vers les clients et par les clients eux-mêmes.

En tant que leader du marché, la division Techniques d’emballage de Bosch permet à la nourriture d’être mieux transportée lors d’approvisionnements longue distance vers les consommateurs des marchés émergents.

Le président de Bosch Africa, Dr Markus Thill, explique que Techniques d’emballage de Bosch a reçu 77 000 commandes mondiales en 2013 : « En tant que division du Groupe de Bosch, nous offrons de meilleures « technologies pour la vie » au sens le plus strict de cette expression.

Nos machines, nos solutions et nos services fournissent un appui essentiel à la santé humaine et à la nutrition — en particulier sur les marchés émergents comme ceux du continent africain. » « Et nos machines, ajoute-t-il, sont robustes, durables, faciles à utiliser et affichent une faible consommation d’énergie. C’est pourquoi nous pensons que, en collaborant avec les principales parties prenantes, nous pouvons aider et soutenir le développement du secteur du café en Éthiopie. » L’Éthiopie est un acteur majeur du marché caféier mondial.

Ce pays est actuellement le sixième plus grand producteur au monde, exportant plus de 150 000 tonnes de café par an. Cependant, cette exportation est constituée à 90 % de produit brut ; il est donc non raffiné, non traité et non emballé. Par conséquent, une écrasante majorité des bénéfices est produite à l’extérieur du pays.

Aujourd’hui, la division Techniques d’emballage de Bosch est à la tête du développement de partenariats public-privé pour créer un environnement qui facilite la participation active d’entrepreneurs et de fermiers dans l’industrie grâce au traitement, à la torréfaction, à la fabrication, à l’emballage et même à la distribution de café brut. M. Vandan Rughani, Directeur de gestion de Bosch East Africa (Afrique de l’Est), affirme : « Nous pensons que la technologie est la meilleure manière pour que l’industrie du café progresse dans la chaîne de valeur en Éthiopie et qu’elle rivalise internationalement.

C’est la raison pour laquelle l’ONUDI travaille avec des sociétés telles que Bosch pour réaliser cet objectif. Bosch considère cette initiative comme cruciale pour l’avancée du continent africain en termes de développement économique et de durabilité et pour améliorer la sécurité alimentaire. Il s’agit d’un partenariat, car notre modèle d’affaires repose sur la création de solutions à long terme et durables pour les marchés émergents et en développement. » Selon lui, la Table ronde ne représente qu’une première étape pour s’assurer que l’Éthiopie maximise les ressources du café du pays en vue d’un plus grand développement socio-économique. « L’agriculture, dit-il, est à l’origine d’environ 50 % du PIB du pays.

En outre, l’Éthiopie connaît une des croissances économiques les plus rapides en Afrique et il est donc temps pour elle de stimuler ses micro et macro-économies dont bénéficient tous les individus. Pour cela, les techniques représentent un appui. » Bosch est un des principaux fournisseurs mondiaux de techniques et de services opérant dans plus de 150 pays. La société emploie plus de 360 000 personnes par le biais de ses 440 filiales et sociétés régionales. Son modèle d’affaires est unique car il repose sur le fait que 92 % des parts de la société sont détenues par un organisme de bienfaisance. Ainsi, elle se concentre sur la création de solutions mondiales durables par le biais d’investissements consciencieux, plutôt que sur la recherche de bénéfices. Dr Thill précise : « La technologie est mise à la disposition d’entrepreneurs et de fermiers locaux pour améliorer la sécurité alimentaire, pour supprimer le gaspillage et pour établir de nouvelles industries. Nous avons déjà commencé à fournir des machines de conditionnement aux entreprises, aux fermiers et aux coopératives locaux.

Ceci leur permet de traiter et de conditionner le café produit localement et d’accroître ainsi la croissance à travers toute la chaîne de valeur. » M. Vandan Rughani conclut : « Nous pensons qu’une approche holistique stimulera les PME, la création d’emplois et les d’industries complémentaires situées plus en arrière sur la chaîne de valeur et engendrera des opportunités supplémentaires. »

Mireille MODOI

Afrique Telecom et Eutelsat offrent l’accès gratuit à Wikipédia en Afrique

Michel AZIBERT - Eutelsat, Nathalie MARTIN - Wikimédia France, Philippe TINTIGNAC - Afrique Telecom
Michel AZIBERT - Eutelsat, Nathalie MARTIN - Wikimédia France, Philippe TINTIGNAC - Afrique Telecom

Afrique Telecom, Eutelsat et Wikimédia France signent un partenariat autour du projet “Accessibilité à Wikipédia en Afrique”, une action d’envergure destinée à rendre Wikipédia francophone accessible gratuitement en Afrique Subsaharienne à travers un réseau de hotspots Wi­Fi

Un accès gratuit à Wikipédia

Afrique Télécom déploie des solutions utilisant les ressources satellitaires d’Eutelsat en couverture de l’Afrique Subsaharienne.

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Sa solution “TamTam” consiste à amener Internet dans les zones rurales via un accès collectif déployé à travers un hotspot Wi­Fi. Ce service va être utilisé pour proposer gratuitement l’accès à l’encyclopédie Wikipédia à des milliers de personnes, dans un premier temps en Afrique francophone.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de la Wikimédia Foundation qui promeut l’accès gratuit aux contenus éducatifs dans le monde notamment à travers Wikipédia.

Michel AZIBERT - Eutelsat, Nathalie MARTIN - Wikimédia France, Philippe TINTIGNAC - Afrique Telecom
Michel AZIBERT – Eutelsat, Nathalie MARTIN – Wikimédia France, Philippe TINTIGNAC – Afrique Telecom

Afrique Télécom a ainsi intégré à ses hotspots “TamTam” un serveur hébergeant les contenus de Wikipedia localement, pour les rendre accessibles à tous gratuitement et sans limite. Les contenus seront mis à jour régulièrement par une liaison satellitaire fournie par Eutelsat.

Un projet pilote d’envergure

Le déploiement du “TamTam” a pour objectif d’équiper de 4000 à 8000 sites hotspot d’ici deux ans. Eutelsat finance les serveurs Wikipédia hébergés sur les 1000 premiers hotspots : un tremplin pour ce projet, qui constituera un pilote et permettra de mesurer l’impact de ce nouveau service.

Le mouvement Wikimedia a fait des pays dits du “Sud” une priorité en termes d’accessibilité et de créations de contenus sur Wikipédia.

En effet, il existe actuellement une grande disparité entre les pays du Nord et ceux du Sud en termes de nombre de lecteurs, de contributeurs aux projets Wikimédia et en termes de contenus liés à ces pays. Au sein des pays dits du “Sud”, l’Afrique francophone et les pays qu’elle recouvre sont une zone d’action prioritaire pour l’Association, dans la lignée du projet Afripédia.

Thierry Barbaut

Afrika Market, un supermarché 100% Africain à Bruxelles

Afrika MARKET Bruxelles Belgique
Afrika MARKET Bruxelles Belgique

Ouverture d’Afrika Market le 1er Supermarché 100% Africain de Bruxelles

Ce fut une journée mémorable. De nombreux curieux arpentaient les lieux à toute heure de la journée. « Félicitations pour cette belle entreprise », ne cessait-on d’entendre. Tous étaient intrigués par l’originalité de cette initiative. Pour les personnes présentes, un espace commercial de cette taille, proposant des produits africains et  dirigé par un  africain, c’est un rêve devenu réalité à Bruxelles.

AFRIKA-MARKET-Bruxelles

Diverses personnalités  ont fait le déplacement.  Mr Eric Tomas, le Bourgmestre d’Anderlecht, est venu en personne encourager ce projet novateur dans sa commune ;   Le président de SRIB, Mr Serge Vilain, n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction et son soutien au Directeur d’Afrika Market. Les différents corps diplomatiques africains présents ce jour là ne manquaient pas d’éloge face à cette belle structure.  La joie et la fierté se lisait dans leurs regards. « C’est la fierté de tout un continent » disaient-ils.

« Le projet Afrika Market est né d’une frustration, de constater que à Bruxelles, les produits typiquement Africains sont proposés aux consommateurs finaux essentiellement par des non africains. Lorsqu’il m’a été demandé, lors de mes études à L’ICHEC, de proposer un sujet de fin  d’études, je n’ai trouvé rien de mieux que de réaliser un Business Plan pour un projet de supermarché africain »  expliquait le Directeur de Afrika Market, Mr Hugues Ngankam, aux différents journalistes venus couvrir l’évènement. Afrika Market est en effet la concrétisation de ce projet de TFE défendu en 2011.

afrika-market-belgique

La coupure du ruban  par le Bourgmestre d’Anderlecht, Mr Eric Tomas,  a marqué le début des festivités. Les discours qui ont suivi, exprimés  tour à tour par le Bourgmestre, le Directeur de Afrika Market, le Président de SRIB, et  le CEO de Domchi Group, convergeaient tous autour du fait que c’est un projet merveilleux, encourageant et prometteur. Véritable  moment  d’émotion pour toute l’équipe Afrika Market.

La soirée s’est poursuivie autour d’un buffet regorgeant de spécialités culinaires africaines. Le  Ndolè, le miondo, les frites de plantains, le fumbua (Okok), la chikwangue, le pundu, l’atiéké, et bien d’autres saveurs ont ravi les papilles de tous les invités et clients venus nombreux à cette cérémonie. Tous étaient  heureux de vivre  ces moments de joie et de délectation d’une réussite africaine en Europe.

Ce fut une cérémonie d’ouverture grandiose qui a tenu toutes ses promesses. Les encouragements et félicitations de tous les participants contribuent à booster l’équipe et a garder bien en vue les valeurs de Afrika Market : la valorisation de l’Afrique par la satisfaction de sa clientèle.

La Saga Afrika Market est en marche et espère aller de l’avant. De plus, comme l’atteste son directeur, l’évolution de ce projet n’est possible que grâce à la mobilisation de la communauté Africaine présente en Belgique et en Europe. Il en va de la préservation et de la valorisation de la richesse alimentaire.

Le e-commerce pourrait représenter 10 % des ventes

le e-commerce offre d'incroyables perspectives en Afrique
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E-commerce en Afrique…

Les commerçants doivent optimiser leur chaîne d’approvisionnement afin d’assurer la satisfaction de leurs clients pendant les fêtes

Il est de plus en plus courant que les consommateurs réalisent leurs achats pour les fêtes de fin d’année en ligne.

Les commerçants doivent donc être très attentifs à leur chaîne d’approvisionnement au cours de cette période car les opérations et la livraison sont essentielles à la satisfaction du client, à la visibilité de la marque et à l’augmentation du chiffre d’affaires.

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Oliver Facey, Vice-président chargé des opérations de DHL Express Afrique subsaharienne  fait référence à la série de rapports Benchmark 2015 : Ecommerce Holiday Trends(1), qui indique que pendant les mois de novembre et décembre, les ventes en ligne sont 30 % plus importantes que les autres mois de l’année. « Cette croissance souligne l’impact de la période de fêtes sur les habitudes de consommation et montre pourquoi les commerçants doivent optimiser leur niveau de services s’ils souhaitent tirer profit de la hausse du pouvoir d’achat des consommateurs à cette époque de l’année. »

D’après Facey, bien que l’industrie du e-commerce soit encore relativement peu développée en Afrique par rapport à d’autres marchés, c’est un secteur qui continue de croître fortement chaque année, en particulier grâce à l’accès des consommateurs à Internet via la technologie mobile et à une classe moyenne en hausse.

Il faut comprendre les diversités culturelles et spécifiques de chaque pays pour se développer dans le digitale et le e-commerce. Le « click and collect » est par exemple très répandu en Afrique de l’Ouest indique Thierry Barbaut

Un rapport McKinsey & Company(2) a révélé qu’en 2025, l’e-commerce pourrait représenter 10 % des ventes au détail dans les plus grandes économies du continent, ce qui se traduirait par un chiffre d’affaires annuel de 75 milliards d’USD.

Afin de se préparer à l’afflux des consommateurs dans les magasins pendant les fêtes de fin d’année, les points de vente et les boutiques en ligne doivent s’assurer que leurs plate-formes soient gérées de manière efficace afin de pouvoir faire face à cet afflux. « Le service client est un domaine auquel il faut être attentif. Souvent, les boutiques recrutent du personnel temporaire au cours de cette période. Il est donc essentiel qu’une formation adéquate soit dispensée pour que le service offert soit d’aussi bonne qualité que d’ordinaire et pour que les employés soient en mesure de répondre à tout type de demande lorsque l’afflux de clients augmente soudainement. DHL étant une société de services, nous nous assurons d’avoir suffisamment de spécialistes internationaux certifiés en poste, non seulement dans les postes liés aux opérations et au service client, mais aussi dans les fonctions d’appui, comme la finance. Ainsi, nous veillons à pouvoir résoudre toute demande concernant un compte avant la clôture de l’année. »

Facey affirme que, pour les plate-formes de e-commerce, il s’agit d’une période marquée par une extrême concurrence. Les stratégies de gestion de la chaîne d’approvisionnement sont essentielles pour gérer de manière efficace la hausse de la demande. « De nombreuses plate-formes offrent des options de livraison gratuites ou express, des promotions et des remises.

Ces offres visent à stimuler et augmenter les ventes lorsque les dépenses des consommateurs sont au plus haut. C’est un moment crucial pour les commerçants, car le fait de vendre plus de produits ou de services que la quantité disponible et ne pas être capable de livrer ces produits peut être très préjudiciable. »

« Les commerçants doivent s’assurer que la gestion de leur chaîne d’approvisionnement soit suffisamment flexible pour gérer l’augmentation des volumes. Pour maximiser la rentabilité, les commerçants requièrent des méthodes rapides, intelligentes et peu coûteuses afin de traiter les commandes dans les délais et de manière appropriée dans tous les canaux de ventes. Une logistique des retours efficace est également cruciale pour le traitement des retours et pour que l’évolution du secteur suive son cours. »

Facey de conclure : « En fait, il est essentiel que l’activité des commerçants fonctionne de manière optimale pendant cette période de fêtes car c’est l’occasion de montrer leurs capacités à une audience plus large. À court terme, cela maximisera les profits mais à long terme, cela contribuera au retour des clients. »

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