Les quatre fondateurs de HOJA, Ursula Ndombele, Valentin
Fontaine, Magalie Bueyasadila et Geoffrey Da Encarnacao, souhaitent sécuriser
les voyages en taxi dans les pays en voie de développement. Le projet a été
lancé à Kinshasa.
UN PROJET QUI MISE SUR LA SECURITÉ
« J’ai vécu deux ans en République démocratique du Congo, je me suis retrouvée une fois en situation délicate au moment de prendre un taxi dont le chauffeur ne m’inspirait pas vraiment confiance c’est pourquoi j’ai imaginé une application permettant de trouver un taxi sécurisé et fiable », explique Ursula Ndombele, l’une des fondatrices du projet.
Une situation que de nombreuses femmes ont connues ici en RDC. Récemment, la recrudescence des actes d’enlèvements ou agressions via taxis clandestins ou difficilement identifiés (car le propriétaire du véhicule est souvent différent du chauffeur), montre que la population doit pouvoir autovérifier la fiabilité d’un taxis et de son chauffeur sans pour autant multiplier le prix de la course habituelle par 5 ou 10.
HOJA
réponds à cette problématique avec un système qui permet une auto-vérification
de la fiabilité de son taxi et de son chauffeur par un sms (sans smartphone) ou
via le scan d’un QR code (avec smartphone). Le boitier GPS placé dans chaque véhicule homologué HOJA permet également
une traçabilité de ce véhicule et d’assurer un trajet en toute sécurité.
Le
projet HOJA vise donc à renforcer la
sécurité et la fiabilité des transports en commun grâce à un système
d’auto-vérification des taxis par les usagers. Ce projet a gagné le prix de la
meilleure start up de la région de Haut de France (Amiens).
Les quatre fondateurs de HOJA, Ursula Ndombele, Valentin Fontaine, Magalie Bueyasadila et Geoffrey Da Encarnacao, souhaitent sécuriser les voyages en taxi dans les pays en voie de développement. Le projet a été lancé à Kinshasa.
Les ambitions de Djibouti ne se limitent pas au port de Doraleh. Le terminal à conteneurs constitue l'une des pièces maîtresses d'un ambitieux projet de développement national : faire de Djibouti un hub commercial et logistique de premier plan entre l'Asie, l'Afrique et le reste du monde
Il
y a un an, le 22 février 2018, l’État djiboutien mettait fin de manière
anticipée à la concession du terminal à conteneurs de Doraleh,
attribuée en 2006 à la société Doraleh Container Terminal (DCT),
entreprise contrôlée de facto par l’actionnaire minoritaire DP World.
Un
an après la rupture de la concession, motivée par les impératifs de
développement du pays et le contrôle de ses infrastructures
stratégiques, le terminal à conteneurs de Doraleh s’est imposé comme une
structure portuaire performante, opérée par une entreprise djiboutienne
à capitaux 100% public, la SGTD, qui œuvre pour l’intérêt commun. Et
cela malgré les campagnes de « fake news », la multiplication des
procédures légales, les tentatives d’intimidations de l’État djiboutien
et de ses partenaires stratégiques par DP World.
Situé
à l’embouchure du détroit de Bab el Mandeb, aux carrefours des
principales routes commerciales du monde, le terminal portuaire a
clairement de multiples vocations : servir sa région, et en premier lieu
la nation éthiopienne sœur, mais aussi se positionner comme une grande
plateforme de transbordement, en ligne direct avec l’Asie.
Début
février, devant les membres de la commission des forces armées du Sénat
américain, le général Thomas Waldhauser, commandant en chef d’Africom
(United States Africa Command) soulignait lui-même que le port à
container de Doraleh fournissait de meilleures prestations depuis le
départ de DP World. Et que la République de Djibouti était un partenaire
stratégique important des États-Unis grâce aux plateformes logistiques
et stratégiques que le pays offre aux forces américaines dans la région
et en Afrique.
Les
ambitions de Djibouti ne se limitent pas au port de Doraleh. Le
terminal à conteneurs constitue l’une des pièces maîtresses d’un
ambitieux projet de développement national : faire de Djibouti un hub
commercial et logistique de premier plan entre l’Asie, l’Afrique et le
reste du monde. Au développement de Doraleh s’ajoute la mise en place du
nouveau port multi-purpose sur le même site (DMP, mai 2017) et
l’ouverture des ports de Goubet et de Tadjourah (juin 2017). À cette
montée en puissance, il faut ajouter le développement de la nouvelle
zone franche, qui a vocation à être la plus grande d’Afrique (inaugurée
en juillet 2018), et le démarrage effectif de la nouvelle liaison
ferroviaire entre Djibouti et Addis-Abeba (janvier 2018).
Plus
récemment encore, un accord aux répercussions globales a été conclu le
17 février dernier dans le domaine de l’énergie entre l’Éthiopie et
Djibouti. Il prévoit la mise en service d’un gazoduc entre les gisements
de gaz naturel du bassin d’Ogaden en Éthiopie et la côte djiboutienne.
Puis, dans une deuxième étape, la construction et l’exploitation d’une
usine de liquéfaction de gaz naturel et d’un terminal gazier dans la
zone de Damerjog, le tout avec un financement privé global de l’ordre de
4 milliards de dollars américains de POLY-GCL Petroleum Group Holdings
Limited (Chine), le promoteur de ce méga projet.
L’économie
éthiopienne est sur une perspective ascendante à long terme. Les liens
entre les deux nations, stratégiques, commerciaux et culturels sont
profonds, anciens. La spectaculaire « détente » régionale accentue les
opportunités pour tous. De son coté, Djibouti a massivement investi,
depuis des années, dans la mise en place d’infrastructures porteuses et
dans un cadre légal fortement favorable au secteur privé et aux
entreprises de services. Progression soulignée par le bond de 55 places
dans le classement 2018 de Doing Business.
Le
projet de développement de Djibouti est donc clairement en marche. Les
investissements majeurs, les montants engagés, témoignent de la
confiance des partenaires internationaux dans la vision à long terme de
Djibouti.
La
république de Chine a participé activement à cet effort, soit en termes
d’investissements directs soit par le biais de financements de projets
djiboutiens. Et dans le cadre des nouvelles routes de la soie et de sa
stratégie africaine, la Chine s’est imposée comme un partenaire
essentiel.
Cette
« grande ambition Djibouti » s’appuie sur un équilibre géostratégique
constant. Situé sur une route maritime vitale pour le commerce mondial,
Djibouti assume pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité dans
le golfe d’Aden et dans la lutte contre le terrorisme. Djibouti s’est
également affirmé comme un hub humanitaire primordial, en particulier
pour venir en aide aux populations civiles victimes du conflit au
Yémen.
La République de Djibouti, soucieuse de ses responsabilités et de ses alliances, tient en tout état de cause à assurer les grandes nations amies de son engagement d’ouverture, de sa volonté de défendre les intérêts de chacun dans le respect du droit djiboutien et de l’équité.
Les ambitions de Djibouti ne se limitent pas au port de Doraleh. Le terminal à conteneurs constitue l’une des pièces maîtresses d’un ambitieux projet de développement national : faire de Djibouti un hub commercial et logistique de premier plan entre l’Asie, l’Afrique et le reste du monde
Crapahuteur patenté, il a creusé dans les endroits les plus improbables, déserts et forêts…
Et puis un jour, il a trouvé près de Franceville les plus vieux fossiles d’organismes pluricellulaires. La date d’apparition de cette vie sur Terre a ainsi reculé d’environ 1,5 milliard d’années, passant de -600 millions à -2,1 milliards d’années.
Et voici que son équipe publie aujourd’hui dans la revue américaine PNAS de National Academy of Sciences une autre découverte : les ‘bestioles’ du Gabon se déplaçaient dans la vase de l’écosystème marin alors dominant à cet endroit-là. Les plus vieilles traces de mobilité, jusqu’à présent datées à 570 millions d’années, reculent à 2,1 milliards.
La micro-tomographie aux rayons X a parlé et propulse une nouvelle fois le professeur Abderrazak El Albani (Université de Poitiers – CNRS – Centre national de la recherche scientifique) sous les projecteurs internationaux.
Poitevin d’origine marocaine, le géologue sait mieux que personne où se trouve le « vieux continent ».
La Fintech sera une des thématiques centrales de la deuxième édition de Kinshasa Digital Week qui aura lieu le 12 et 13 avril 2019 au Pullman.
En effet, les Fintech sont un moteur de croissance qui permettent le développement de nouveaux métiers et de ce fait, favorisent l’inclusion financière des populations défavorisées en RDC. Nous avons interviewé Flash POS, la première Fintech de la RDC en 2019.
Flash POS en quelques mots et quelques chiffres?
C’est la première plateforme mobile d’agrégation de
services financiers et de services à valeur ajoutée conçue pour la distribution
digitale avec 5000 agents actifs sur toute la RDC.
Ils ont plusieurs produits et services disponibles:
messagerie financière « Flash Cash », recharge d’unités sur les 4
opérateurs mobiles, recharges de forfaits internet sur 3 opérateurs, recharge
de bouquets TV des 3 opérateurs.
La 1ère Fintech de la RDC en 2019? Quelles sont
vos ambitions pour cette année?
Cette année nous espérons
agrandir encore notre réseau d’agents, intégrer encore 5 nouveaux services.
Nous lancerons très bientôt une application de payement destiné au grand
public. Nous voulons également publier au deuxième trimestre des API
d’agrégation de services de payement destinés aux e-marchands de la RDC. Grâce
à celui-ci nous allons permettre la monétisation de masse au travers des
plateformes de e-Commerce et sur le marché naissant des applications mobiles.
Les
Fintech affectent-elles les relations que vous entretenez avec vos clients
(publics ou privés) en matière de développement du secteur financier dans les
marchés émergents ?
Les Fintech sont au contraire un moteur de croissance qui
permettent le développement de nouveaux métiers et de ce fait,
favorisent l’inclusion financière de nos populations.
Quel est l’état des lieux de
l’interopérabilité des acteurs financiers en RDC?
Malheureusement aujourd’hui
les différents acteurs de mobile money ne sont toujours intégrés. Concernant
les banques, les compensations entre comptes peuvent prendre jusqu’à une
semaine. Avec notre plateforme d’agrégation, nous espérons faciliter
l’interopérabilité et réduire les délais liés aux compensations des différents
acteurs financiers de la RDC.
Quels sont vos plus gros défis auxquels vous êtes confrontés?
Un des plus gros défis est celui d’arriver à mettre en
place un modèle de négoce qui permette à des jeunes qui disposent de très peu
de moyens (-100$ ) de devenir indépendants. Le coût de la ressource internet
peut être un frein pour l’accès à la connectivite et pour l’innovation en
général.
Le faible accès à l’énergie électrique peut
constituer un goulot d’étranglement quant à au développement de ce secteur.
House Of Nü Bantu et L’Auguste Théâtre présentent Miriam Makeba : My Story, d’après l’autobiographie de l’artiste Miriam Makeba : Une voix pour l’Afrique.
Après le succès de sa représentation à Paris en 2018 (à guichet fermé), le spectacle revient pour trois dates, les 1er, 2 et 3 mars 2019 à l’Auguste Théâtre, où la vie de Miriam Makeba est interprétée sur scène sous la forme d’un récit théâtral et musical.P
Les 1er, 2 et 3 mars, se tiendra la représentation du spectacle Miriam Makeba : My Story, à l’Auguste Théâtre (Paris).
Le spectacle – adapté de la traduction française du livre Makeba : My Story de Miriam Makeba et James Hall par Monique Navelet et Ranzie Casu (ed. Les nouvelles éditions africaines) – retrace les moments forts de la vie de l’artiste, rythmée d’innombrables épreuves qu’elle a su surmonter avec une résilience hors du commun. Le spectacle met en lumière cette personnalité contrastée peu connu du grand public.
Celle que l’on nomme Mama Africa est interprétée sur scène par la chanteuse Patricia Essong. Accompagnée par le comédien Emil-Abossolo Mbo et le musicien Indy Dibong, Patricia Essong a à cœur de traduire avec grâce et simplicité l’existence de cette légende de la musique qui avant, pendant et après son exil de trente ans (de son pays l’Afrique du Sud) a utilisé sa voix comme vecteur de paix et d’unité.
La musique de Miriam Makeba, sans jamais être teintée d’amerture ou de rancoeur, incite les peuples africains à lutter pour leur identité tout en prônant la tolérance. Patricia Essong déclare, « Ce projet s’inscrit dans cette quête perpétuelle de connaitre l’histoire de nos anciens, de ceux qui sont partis, afin d’entretenir leurs mémoires.
J’ai toujours été fascinée par Miriam Makeba et son parcours ; celui d’une femme résiliente ». Emil Abossolo-Mbo ajoute, « Ce que nous vous proposons Patricia, Indy, et moi, c’est une esquisse, un genre de délicieux apéritif ; sous forme de mise en espace, en lumière, en musique, en images et en sons, de quelques moments choisis de la très riche existence de Miriam Makeba ; de son énergie, de sa parole, de ses engagements, et surtout de son chant ».
Kinshasa Digital Week 2019, le rendez-vous annuel des innovations
technologiques et des décideurs, vous réserve la plus grande surprise Tech de
l’année. Une surprise placée sous la thématique de l’ambition panafricaine.
Pour mieux vous l’annoncer, nous avons décidé de déplacer ce rendez-vous annuel des innovations technologiques et des décideurs le 12 & 13 avril au lieu du 15 & 16 mars
Quelles nouveautéspourcettedeuxièmeédition ?
#1 Un tout nouveau programme
Pour cette nouvelle édition, c’est une toute autre dimension que proposera le salon aux décideurs, tech leader et amoureux de la tech! Les 2 journées B2B de 2018 donneront désormais naissance à une journéeB2B et une journéeGrandPublic.
JournéeB2B
Le 12 Avril sera une journée B2B avec les plus grand décideurs du pays sur les thématiques telles que l’Administration 2.0, l’inclusions financière numérique et le Big Data. Cette journée sera l’occasion de rencontrer les top leaders.
JournéeGrandePublicbyCMCT
La journée du 13 Avrilsera consacrée au grand public (universitaires, start-up, incubateurs,…) avec 2000 personnes attendus. Cette journée mettra à l’honneur l’ensemble des métiers du digitales avec des sessions de job dating & les solutions concrètes pour monter une start-up à succès. Cette nouveauté est en co-production avec Congolea & CMCT.
# 2 De nouveaux espaces
Cette année plus de confort et de services aux décideurs, exposants et visiteurs, pour une qualité d’accueil digne de standards des grands événements internationaux. Le salon s’étendra désormais sur deux pavillons dont le chapiteau qui intégrera un business center, des lounges, un food court, des animations tech et des espaces dédiés au recrutement.
#3 Une résonancePanafricaine:
Pour cette 2ème édition, nous voulons donner une toute autre résonance à ce rendez-vous annuel. L’objectif est de faire rayonner les acteurs tech de Kinshasa au niveau Panafricain. Nous sommes accompagnée par les meilleures partenaires médias internationaux pour y arriver:
Kinshasa Digital Week, c’est le rendez-vous unique pour capter les nouvelles
tendances, enrichir votre carnet d’adresse, et profiter de conseils d’experts. Pour plus d informations ,rendez vous sur: www.kinshasadigitalweek.com
La startup Schoolap représentera la République Démocratique du Congo au Seedstars Summit qui se tiendra en avril 2019 en Suisse. La jeune pousse congolaise a été retenue face à 11 autres startups devant un jury local lors du Seedstars Kinshasa. Mais avant de les suivre dans cette nouvelle aventure, un petit retour en arrière s’impose…
Schoolap , c’est quoi ?
Schoolap est une solution innovante issue du groupe Labes Key fondée en 2015 qui a pour objectif d’améliorer la qualité de l’enseignement via internet en donnant accès à des leçons numériques. A ce jour, schoolap réalise plutôt une croissance importante partant de 0 élèves en 2018, aux 65.000 recensé en Février 2019) soit une moyenne mensuelle de 16,000 élèves ajoutés tous les mois.
Le parcours de Schoolap
Schoolap a remporté le concours de la première édition de la Kinshasa Digital week en 2018. Cette victoire fut un véritable tremplin pour faire connaître schoolap dans l’écosystème startup. Schoolap a ensuite remporté, la plus importante compétition de startups en phase de démarrage dans les pays émergent, Seedstars World.
Des
pratiques innovantes pour l’éducation
Schoolap se veut comme une plateforme de l’éducation, proposant différents services à tous les acteurs du système éducatif avec plusieurs fonctionnalités telles que :
L’accès à une banque des données statistiques
aux décideurs à tous les niveaux
L’accès aux leçons pour enseignants
spécialement pour les enseignants des écoles ne possédant pas de bibliothèques
ou manuels pédagogiques
Un centre de messagerie pour communication
entre école et parents d’élèves (via sms instantané aux parents)
Notifications sms aux parents en cas de
paiement des frais scolaires, et autres services à valeur ajoutée (informations
scolaires pour chaque école, accès aux items pour élèves et étudiants, blogs
scolaires, paiements des frais scolaires, publication des résultats, etc.)
La vision derrière Schoolap L’ambition de Schoolap, est de proposer au monde un « Google » de l’éducation. Que dans le futur, de n’importe où dans le monde, on soit à mesure d’utiliser schoolap pour accéder à des contenus pédagogiques diversifiés, à des statistiques scolaires fiables et authentiques, et à interagir avec l’école de ses enfants sans aucune difficulté et en toute sécurité.
Il a suffi d’une épidémie, Ebola, pour montrer la fragilité des systèmes de santé en RDC. Mais si la solution était le numérique ?
C’est le pari que s’est lancé le Ministre de la santé, Dr Oly Ilunga Kalenga, en créant une cellule d’appui technique à l’accélération de la transformation digitale du secteur de la santé qui contribue à améliorer la gestion de l’information sanitaire et épidémiologique durant la riposte contre Ebola.
Des applications
concrètes
En décembre 2018, l’ANICiiS (l’Agence Nationale de l’Ingénierie Clinique, de l’Information et Informatique de Santé) a vu le jour. La mission de l’ANICiiS est d’encadrer et d’accélérer l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine de la santé pour améliorer le bien-être de la population congolaise.
oznor
Des Impacts positifs
La digitalisation du secteur de la
santé en RDC va contribuer à améliorer la gestion du système de santé, la
qualité des soins de santé et l’accessibilité aux services de santé appropriés.
Ces trois éléments sont essentiels pour atteindre la couverture sanitaire
universelle qui est l’objectif de notre Plan National de Développement
Sanitaire.
Les Défis
Les défis que nous
connaissons en RDC, à savoir l’accessibilité géographique, la faible couverture
en réseau internet et la sécurité, mais, en ce qui concerne la
digitalisation du secteur de la santé, le plus grand défi reste le changement
de comportement et l’éducation numérique des différents acteurs dans le domaine
de la santé, aussi bien les prestataires de soins que les patients eux-mêmes.
Une vision orientée vers le futur
La vision du Ministère de la santé est d’arriver à la couverture sanitaire universelle pour que tous les Congolais, même ceux vivant dans les zones les plus reculées, aient accès à des soins de santé de qualité à un prix abordable.
645 millions, c’est le nombre d’Africains qui n’ont pas d’accès à une source d’électricité. Et ce chiffre continuera mécaniquement d’augmenter du fait d’une croissance démographique supérieure aux nouvelles capacités de production d’électricité. Pomper de l’eau douce, faire fonctionner des dispensaires médicaux, permettre aux écoliers de faire leurs devoirs le soir ou d’avoir accès à internet : aucun développement économique ou humain n’est possible sans énergie. Afin de répondre aux besoins futurs de ces habitants, le développement rapide de la production d’électricité est indispensable.
3 propositions concrètes pour faciliter le déploiement de l’énergie solaire sur le continent africain
Un travail de groupe réalisé par l’Institut Montaigne
L’énergie solaire photovoltaïque
(ou l’électricité produite à partir d’énergie solaire) représente une
solution prometteuse car elle permet un déploiement rapide, à très
grande échelle, d’une énergie décarbonée et économiquement
accessible. Les atouts du photovoltaïque sont connus. Pourtant, à ce
jour, un nombre insignifiant de centrales solaires ont été concrétisées
en Afrique.
L’objectif de cette note est d’identifier les freins au déploiement de l’énergie solaire en Afrique et de proposer des solutions concrètes permettant à cette dernière de se déployer et ainsi de répondre aux défis démographique et climatique du continent africain. S’il est important de réduire les émissions de CO2 de pays comme la France – qui représentent 1,2 % des émissions mondiales -, ou l’Allemagne – 2,7 % -, l’une des priorités de la politique climatique globale doit également viser à contenir les émissions futures des habitants du continent africain, sans pour autant freiner son développement économique.
Déjà un milliard de cartes SIM en Afrique ; et un milliard de surfeurs sur le web en 2021.
Dans dix ans, « l’Afrique sera le continent le plus numérique, le plus peuplé et le plus jeune du monde » (Booming Africa, éd. Débats Publics, Bruno Mettling).
Puissant stream vers la capitale rwandaise pour l’Africa Tech Summit Kigali.
C’est lors du 20ème colloque du Syndicat des Energies Renouvelables (SER) à la Maison de l’UNSECO que j’ai pu défendre le numérique comme levier des thématiques du développement.
Au delà d’évoquer comment le numérique agit en véritable liant sur les projets d’eau, de santé, d’éducation, d’agriculture ou d’entrepreneuriat, j’ai pu présenter de manière pragmatique quelques exemples de projets comme le moulin à moudre le mil solaire que j’ai visité au Sénégal ou la livraison de sang avec des drones à Kigali ou je m’étais rendu en 2017. J’avais alors écrit cet article sur Zipline.
Lors du colloque du SER j’ai préféré détailler le projet du moulin à moudre le mil solaire, pourquoi ?
Parce qu’il représente pour moi un véritable modèle pérenne et adapté tout en étant innovant et multi-thématique. Après les nombreuses tables rondes du colloque qui évoquaient des dispositifs de plusieurs centaines de millions d’euros voire de milliards il était temps de revenir à taille humaine. Non pas que les grands projets ne sont pas passionnants ou essentiels mais il faut parfois revenir à des écosystèmes humains de plus petites taille ou la rapidité, la productivité et l’adéquation avec le besoin est plus palpable.
Le moulin à moudre le mil à été soutenu par l’Agence des Micro Projets en 2018 avec un financement de 15 000 euros. Ce projet est porté par l’association Village Samaane et le groupement de femme bénéficiaire du village Samaane qui se situe dans la région de Fatick. L’objectif était de permettre aux femmes qui pillent le mil d’optimiser cette tâche longue et fastidieuse tout en préservant la ressource alimentaire avec l’objectif d’améliorer le rendement et les revenus.
Notre farine de mil et nos galettes avaient le goût du gazoil…Marie, agricultrice et productrice de mil du village Samaane au Sénégal
Il y a quelques années les femmes s’étaient regroupées en tontine pour acheter un moulin motorisé. Ce fut un échec cuisant… La moteur au delà d’être bruyant, polluant et très gourmand en carburant ne donnait pas satisfaction. Le gazoil arrivait à se répandre à un tel point que le mil avait un goût de carburant… Le coût du gazoil pour alimenter le moteur était astronomique, le moulin a été abandonné.
Un moulin à moudre le mil écologique ?
Avec le financement de l’Agence des Micro Projet les femmes furent équipés de téléphones mobile et formé à la gestion d’un compte en banque sur mobile, le “mobile banking” est très répandu surtout en Afrique de l’Est ou le Kenya fait figure de modèle avec Mpesa la solution de Vodacom. Le groupement du village Samaane relance donc une tontine mais cette fois-ci en ligne avec la mobile monnaie, le système collecte les fonds qui se rajoutent au financement de l’Agence des Micro Projets.
Mais cette fois il faut un moulin à moudre le mil qui ne soit pas bruyant pollueurs et gourmand en énergie, un moulin écologique ? C’est l’entreprise NadjiBi, avec à sa tête Julien Poltron qui va s’emparer du projet tout en analysant le besoin. Des jeunes élèves sénégalais vont modéliser sur ordinateur un moulin à moudre le mil fonctionnant à l’énergie solaire avec un système de pay as you go (paiement à la consommation) ou de crédit d’achat par smartphone.
Quelques mois après le fameux moulin à moudre est installé dans un batiment en “du” au coeur du village, les panneaux solaires sur le toit lui donne un aspect moderne et impressionne. Le moteur électrique fonctionne parfaitement, le rendement est assuré et le mil est… délicieux !
4 thématiques du développement et du numérique en levier !Village Samaane et NadjiBi au Sénagal
Lors du 20ème colloque du Syndicat des énergies renouvelables des centaines de personnes à l’UNESCO on ainsi découvert un projet de santé, d’agriculture, d’énergies renouvelables et d’entrepreneuriat qui à pu voir le jour grâce au numérique !
La Semaine
malienne des énergies renouvelables (SemR)
est organisée par l’Agence des énergies renouvelables du Mali (AER-Mali) et le
ministère de l’Énergie et de l’Eau, au nom du gouvernement malien, dans le
cadre du Projet d’appui à la promotion des énergies renouvelables au Mali (PAPERM), en partenariat avec la Banque africaine de
développement, les Fonds d’investissements
climatiques à travers
leur programme de valorisation à
grande échelle des énergies renouvelables dans les pays à faible revenu (CIF-SREP) et le Fonds des énergies durables pour
l’Afrique (SEFA). Objectif : promouvoir les
investissements dans le secteur des énergies renouvelables au Mali.
La SemR s’adresse aux investisseurs et industriels au Mali, dans
le but de répondre aux besoins en énergies renouvelables de la population et du
secteur industriel, nécessaires pour développer l’économie, favoriser la
création d’emplois et préserver l’environnement tout en réduisant les impacts
négatifs du changement climatique.
Ouverte au grand public, la SemR accueillera des représentants du secteur privé comme d’institutions locales, nationales, régionales et internationales, des industriels, des investisseurs et autres décideurs, pour les sensibiliser aux avantages nombreux qu’offrent les énergies renouvelables, leurs usages et les technologies y afférant, et ainsi mettre en lumière les impacts socio-économiques qu’elles entraînent.
Au programme de cette SemR, les investissements dans le solaire,
la biomasse, les biocarburants, l’éolien, l’efficience énergétique et la
micro-hydroélectricité figurent en bonne place, avec une quarantaine de stands
d’entreprises (nationales et internationales) à la pointe du développement
énergétique durable, la présence d’organismes nationaux, bilatéraux et
multilatéraux actifs dans la facilitation et la promotion de ces domaines ou
dans le déploiement à plus grande échelle des énergies renouvelables.
Au fil de la Semaine, cinq conférences thématiques réuniront
différents experts en énergies renouvelables présents au Mali et dans la
région, qui détailleront les opportunités qu’offre le gouvernement aux
investisseurs et aux industriels désireux de profiter de la croissance
exponentielle du secteur énergétique au Mali et en Afrique.
Le Mali jouit d’un énorme potentiel de production d’énergies
renouvelables, l’un des marchés les plus prometteurs en Afrique de l’Ouest.
Avec le soutien actif des plus hautes autorités du Mali et de
ses partenaires techniques et financiers qui veulent faire des énergies renouvelables
la première source énergétique du pays à moyen et long termes, en vue
d’impulser une croissance durable, de réduire la pauvreté, de créer des
emplois et de générer des revenus, le chemin est tout tracé pour les investisseurs
et les industriels qui savent saisir les meilleures options au meilleur moment.
Plus de 1 500 participants de haut niveau venus de plus de 70 pays dont 40 africains se donnent rendez-vous à Kigali afin d’aborder les enjeux stratégiques pour la croissance du continent.
Lieu de partage d’expériences, d’échanges et de décryptage des tendances affectant le monde économique et la société, l’AFRICA CEO FORUM réunira dirigeants et actionnaires d’entreprises, investisseurs, Chefs d’Etat et ministres pour débattre sur le thème « Intégration économique : l’indispensable mobilisation du secteur privé« . En savoir plus
En marge de l’évènement le Africa CEO Awards sera présenté. Il est encore possible de candidater !
Chaque année, les AFRICA CEO FORUM AWARDS récompensent les entreprises et investisseurs qui ont fortement contribué à la croissance africaine.
Depuis six ans, ce sont plus de 160 entreprises et fonds d’investissements africains et internationaux et plus de 50 CEOs, figures emblématiques de la vitalité économique africaine représentants l’ensemble du continent, qui ont été nominés.
La remise des prix aura lieu lors du dîner gala du AFRICA CEO FORUM le 25 MARS 2019 à Kigali.
Le sang des Luo venus du Haut-Nil, le premier jour vu à Mexico, et Lupita Nyong’o campe en Balmain à la une du Marie-Claire USA.
Hasards et talents mêlés, une ‘Juliette’ de 14 ans pour un Shakespeare de collège kenyan, une envie folle de scène, quelques clips et des études à Yale, la fille du Comté de Kisumu double 1000 concurrentes au casting de Esclave pendant douze ans et voit ses débuts au cinéma salués par un Oscar.
Depuis, Black Panther est passé par là, ascenseur vers la légende. Pour tester le vestiaire inspiré d’Olivier Rousteing, la belle s’offre ici devant l’objectif de Daria Kobayashi Ritch. En mars au cinéma, elle portera le film du prodige du frisson noir Jordan Peele, Us.
Sur la côte swahilie, branchez les amplis ! La 16e édition de Sauti za Busara (‘les sons de la sagesse’) se tient à Zanzibar jusqu’à dimanche.
Autour du député Simai Mohammed, de la Britannique Julia Bishop et de la Tanzanienne Maria Sarungi – Tsehai, un groupe de passionnés enchante Stone Town en live chaque année.
Belle sarabande de talents locaux et internationaux, parmi lesquels la slameuse camerounaise Lydol, la Soudanaise Asia Madani, les Zimbabwéens de Mokoomba, et des Français de l’océan Indien comme le maître mahorais M’toro Chamou et le Réunionnais Dago Roots. Plus de 400 musiciens pour quatre jours de fête à conclure en after au Chaza.
Le Portail Solidaire, un projet de l'ONG La Guilde avec son programme l'Agence des Micro Projets
L’ONG La Guilde avec son programme Agence des Micro projets, qui finance depuis 37 ans des microprojets en majorité en Afrique, lance le Portail Solidaire
Le nouveau portail collaboratif qui met en lien les porteurs de projets de solidarité internationale avec des bailleurs de fonds
ONG La Guilde
Après avoir innové dès 2014 en lançant une plateforme de dépôt de demandes de financement en ligne avec dématérialisation du cycle de vie des projets l’ONG La Guilde inaugure début 2019 le Portail Solidaire qui permet de mieux fédérer les porteurs de projets de solidarité internationale et les bailleurs de fonds.
Proposer
une plateforme intuitive qui permet de piloter jusqu’à 600 projets par an était
le défi de 2014. Les objectifs de l’époque étaient nombreux :
Proposer aux porteurs de
projets un formulaire simple à remplir pour leurs demandes de financement
Proposer de joindre du
contenu numérique aux dossiers, tels que des photos, des vidéos, des annexes,
la géolocalisation des projets.
Permettre aux experts
internes et externes à l’Agence des Micro Projets d’instruire les demandes de
financement et de compléter leur avis personnalisés sur les dossiers, quelque
soit l’endroit du monde dans lequel ils se trouvent
Proposer différents statuts
pour le dossier qui est déposé en ligne : brouillon, en cours d’étude, doté ou
non doté, bilan validé, évaluation.
Suite
à la consultation de porteurs de projets, de partenaires locaux et de bailleurs
de fonds en 2018, La Guilde a souhaité faire évoluer cette plateforme, victime
de son succès, pour répondre aux besoins croissants.
Une seule demande de financement permet désormais de solliciter plusieurs bailleurs de fonds et d’obtenir des avis personnalisés d’experts
Le Portail Solidaire avec un accès pour les porteurs de projets et un autre pour les bailleurs de fonds
Les
porteurs de projets peuvent choisir les dates des appels à projets ainsi que
les thématiques et zones géographiques éligibles auprès des bailleurs. Si une
demande de financement est refusée, elle peut être « dupliquée » et
retravaillée en prenant en compte les avis personnalisés pour être soumise à un
nouvel appel à projets.
5
bailleurs de fonds ont déjà rejoint le Portail Solidaire
Ils permettent de co-financer une centaine de microprojets de solidarité internationale par an.
Toutes les thématiques de l’aide au développement sont éligibles : santé, éducation, sport, agriculture, entrepreneuriat, droits de l’homme, eau et assainissement… Découvrir les critères d’éligibilité et les thématiques sur le Portail Solidaire. Les projets doivent impérativement être en partenariat avec une association française.
Mais au-delà de l’outil numérique, La Guilde propose un accompagnement humainnécessaire par téléphone, lors d’entretiens individuels ou de rencontres collectives dans toute la France.
En ce matin frais et brumeux, une trentaine d’hommes sont rassemblés dans une salle de classe du Centre de démobilisation de Mutobo, dans la Province du Nord. Tous d’anciens combattants, ils viennent de rentrer volontairement de la République démocratique du Congo voisine, dans le but de rejoindre la vie civile au Rwanda. À l’écoute de leur instructeur, ils prennent des notes sur une leçon d’histoire.
En 1994, le génocide qu’a connu le Rwanda a coûté la vie à plus d’un million de Tutsi et de Hutu modérés, en 100 jours seulement. Le pays a été dévasté. Avec l’arrivée au pouvoir du Front patriotique rwandais, conduit par l’actuel président, Paul Kagame, les militaires et miliciens de l’ancien gouvernement ont fui vers la RDC où nombre de combattants ont dû lutter pendant des décennies pour survivre.
Suite au génocide, le gouvernement rwandais a mis en place des mesures pour faire face aux conséquences de la guerre et progresser vers une réconciliation nationale. Dans ce but, le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants étaient essentiels, tant pour l’ancienne armée gouvernementale que pour celle du nouveau gouvernement.
« Le Rwanda a accompli des progrès extraordinaires au cours des dernières années », constate Yasser El Gammal, le responsable des opérations du Groupe de la Banque mondiale au Rwanda. « Pour le pays, il est vital de consolider la paix et la stabilité régionale afin de maintenir une croissance économique forte et de permettre une amélioration substantielle du niveau de vie de tous les Rwandais. »
Première étape : la démobilisation
Après bien des années passées hors du Rwanda, les anciens membres de groupes armés hésitent parfois à se rapatrier, de peur d’être poursuivis pour les crimes qu’ils auraient pu commettre lors du génocide. D’autres, ayant rejoint les forces armées alors qu’ils vivaient en RDC, sont maintenus en otage par leurs commandants, qui gardent un étroit contrôle sur les mouvements et l’état d’esprit de leurs troupes et de leurs familles.
La première étape du processus de démobilisation et de réintégration consiste à convaincre les membres des groupes armés qu’ils peuvent déposer les armes et rentrer à la maison sans danger.
Elie Mutarambirwa, un commandant, est rentré au Rwanda en 2010. Il travaille désormais pour la RDRC et parle régulièrement aux combattants encore à l’étranger pour les encourager à rentrer à la maison.
« On leur téléphone souvent, dit-il. On essaie de leur expliquer ce qui se passe ici au Rwanda. Avec la plupart de ces gens, nous avons vécu ensemble. Comme ils nous connaissent, quelquefois si on leur donne le message, ils comprennent facilement et ils ont confiance en nous. »
Au Centre de démobilisation de Mutobo, à environ deux heures de la capitale, Kigali, les anciens combattants commencent leur transition vers la vie civile. « Ici, nous leur offrons divers services : hébergement, nourriture, soins médicaux, une formation civique et pratique pour développer leurs compétences, ainsi qu’une formation de base à l’entrepreneuriat, » explique Francis Musoni, secrétaire général de la RDRC.
Les familles d’anciens combattants sont également démobilisées grâce à un programme d’orientation similaire, plus court, afin de faciliter leur réintégration au sein de la communauté.
Parmi les arrivants, on compte plusieurs enfants combattants, âgés de 11 ans à 17 ans. Ces enfants sont nés et ont grandi hors du Rwanda, soit dans des colonies civiles soit dans des camps associés à des groupes armés. Lorsque les garçons atteignent un certain âge – habituellement entre 9 ans et 12 ans – ont les oblige souvent à rejoindre les groupes armés.
En décembre 2017, 293 enfants combattants avaient suivi le programme et passé au moins un an au Centre de réhabilitation pour enfants de Muhoza. Là, des personnels qualifiés tentent de combler les manques liés à une enfance que ces jeunes n’ont pas connue. À la fin de leur séjour, les anciens enfants soldats retournent auprès de leur famille ou se trouvent placés en famille d’accueil.
Priorité à la santé mentale
Une enquête de 2012, conduite par le Centre de démobilisation de Mutobo a révélé la prévalence de troubles de stress post-traumatique (TSTP) ainsi que d’autres problèmes de santé mentale chez les combattants. Un tiers des personnes interrogées présentaient des résultats élevés pour les indicateurs de problèmes de santé mentale graves.
C’est la raison pour laquelle la RDRC, avec l’appui de partenaires du développement, ont mis en place une méthodologie incluant un dépistage systématique des risques liés à la santé mentale pour tous les ex-combattants et leurs dépendants. En cas de besoin, ils peuvent être traités immédiatement à leur arrivée au centre.
« Un aspect important de cette activité est que les services de santé mentale ont été mis en place dès le début du processus, au sein du centre de démobilisation, rappelle Natacha Lemasle, chef d’équipe pour le Deuxième projet d’urgence pour la démobilisation et la réintégration (SEDRP). De cette manière, les personnes les plus touchées ont pu être diagnostiquées et traitées le plus tôt possible. »
À la clôture du SEDRP en 2017, l’ensemble des adultes ex-combattants ont rapporté avoir passé un dépistage des troubles de santé mentale au cours de leur séjour au centre de Mutobo. Cette étape a permis d’adresser plus de 3 500 ex-combattants à des institutions spécialisées pour un suivi psychiatrique ou en psychothérapie.
Réintégration sociale et économique
Au terme des programmes d’orientation de Mutobo et Muhoza, les anciens combattants doivent vaincre leur peur et la défiance des communautés dans leur effort pour réintégrer la vie civile. Leur réintégration sociale est facilitée par des événements organisés par les communautés locales, les traitements et le suivi psychologiques, le dépistage volontaire du VIH/SIDA et le conseil. Les ex-combattants les plus vulnérables ainsi que l’ensemble des femmes et des enfants anciens combattants se voient offrir un soutien supplémentaire par le biais d’un accès à l’éducation formelle de 2 ans, pour des formations professionnelles ou un apprentissage.
Jean-Felix Hategekimana est rentré au Rwanda après avoir passé 23 ans dans les forêts de RDC. N’ayant pas fait d’études, il espère que la formation de 6 mois en soudure et fabrication qu’il a choisie dans le cadre de son programme de réintégration, lui permettra de rentrer dans le marché de l’emploi. « J’ai tellement d’idées pour mon avenir, quand je partirai d’ici », explique Hategekimana, non seulement en matière de recherche d’emploi mais aussi pour créer ma propre activité, afin de pouvoir subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille. »
Nombre d’anciens combattants choisissent de rejoindre des coopératives, dans lesquelles ils travaillent aux côtés de membres ordinaires de la communauté, dans des domaines aussi variés que l’agriculture, la construction, le taxi-moto ou la couture.
Inclusion : appui aux ex-combattants en situation de handicap
En 2008, la RDRC a lancé un programme de construction de maisons adaptées aux besoins des ex-combattants en situation de handicap, afin de leur permettre d’y vivre en autonomie. Dix ans plus tard, ce sont quelques 832 maisons et 10 ateliers intégrés de réhabilitation et de production qui ont été construits à travers le pays. Ces centres offrent des opportunités de formation et d’emploi pour les ex-combattants invalides et leurs dépendants, à proximité immédiate de leur habitation. Ils abritent également des équipements de loisir et des parties communes pour encourager les échanges entre les ex-combattants en situation de handicap et les autres membres de la communauté.
Celine Mukabagema était membre de l’ancienne armée gouvernementale. Elle est retournée à la vie civile en 2003 mais avec un handicap physique permanent qui limitait sa mobilité. Elle a été l’une des bénéficiaires du programme et vie aujourd’hui dans une maison spécialement construite pour elle et sa famille. Elle a également suivi une formation de couturière et a reçu une machine à coudre qu’elle utilise pour compléter l’allocation mensuelle qu’elle perçoit du gouvernement. Ainsi, elle peut subvenir aux besoins de sa famille et envoyer ses deux enfants à l’école.
Mukabagema fait aussi remarquer que, bien qu’elle ait servi dans l’armée du précédent gouvernement, elle n’a pas subi de discrimination et a reçu tout le soutien disponible à son retour à la vie civile. « Je ne vois aucune différence, même si l’on a servi dans l’ancienne armée, nous sommes tous traités de la même manière lors du processus de réintégration, dit-elle. Il n’y a pas de différences et je pense que c’est une bonne chose. »
Le programme de démobilisation et de réintégration a permis de dépasser les cibles fixées et, plus largement, d’influencer les objectifs de développement au Rwanda. Ainsi, la catégorisation établie par la RDRC afin d’évaluer le degré de handicap des ex-combattants a été érigée en loi nationale et étendue à l’ensemble de la population rwandaise. Le gouvernement a également demandé à l’unité de réadaptation médicale du programme de former des docteurs à travers tout le pays.
Le Groupe de la Banque mondiale a accordé son appui au projet sur plus d’une décennie, jusqu’à la clôture du Deuxième projet d’urgence pour la démobilisation et la réintégration en 2017. S’appuyant sur les leçons tirées de cette expérience et les approches innovantes qu’elle a permis de piloter, le gouvernement rwandais maintient ce programme en place pour offrir son appui à la démobilisation et la réintégration des membres des groupes armés et à leurs dépendants.
En compétition, une œuvre sud-africaine, venue du Cap. ‘The Number’, de Manuela Gray, la grande artiste du tatouage, au plus près des peaux ouvragées des gangsters emprisonnés.
Le Prix des Jeunes Talents est une initiative de l’Union francophone soutenue par le Ministère de la Culture dans le cadre de la semaine de la Francophonie. Il vise à révéler des jeunes créatifs d’Afrique francophone à travers un concours publicitaire sur le thème « Stop aux Infox », soit la lutte contre la manipulation de l’information.
Comment participer
Le concours est ouvert à tous les jeunes créatifs et créatives du secteur de la publicité (concepteur(rice) – rédacteur(rice), directeur(trice) artistique, graphiste…), de moins de trente ans et issus des pays francophones d’Afrique. Pour participer, il faut s’inscrire en ligne sur ce lien et fournir une lettre d’intention, une biographie et une lettre de recommandation :
Les 20 meilleurs profils sélectionnés seront invités à Paris du 17 au 20 mars 2019, et pris en charge gratuitement. Les candidats réaliseront une campagne de sensibilisation contre les infox durant deux jours d’atelier animés par des publicitaires francophones de renom avant une journée spéciale de remise des prix le 20 mars. La meilleure campagne sera récompensée par un jury composé de personnalités des principaux médias francophones et publiée chez les partenaires de l’opération.
Les dates clés • 10 février : clôture des inscriptions pour les participants • Du 11 février au 17 février : comité de sélection des candidatures • 18 février : annonce des 20 candidats retenus • 17 mars : arrivée à Paris des candidats sélectionnés et dîner de briefing • 18 et 19 mars : atelier d’élaboration des campagnes • 20 mars : délibération du jury, remise des prix, présentation des campagnes, rencontres et débats « Stop aux Infox »
Le laboratoire pharmaceutique français Biogaran, filiale du groupe Servier, spécialisée dans les médicaments génériques, annonce le démarrage de ses activités en Côte d’Ivoire. Biogaran commercialise en effet depuis début janvier, 14 médicaments issus de sa gamme de plus de 800 spécialités. La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de la Première Conseillère de l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Madame Annick Diener et de Monsieur le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique de Côte d’Ivoire, Docteur Aka Aouélé Eugène.
La gamme proposée par Biogaran couvre un large éventail de pathologies de plus en plus présentes sur le continent africain telles que le diabète, l’hypertension et les infections bactériennes. 11 des 14 médicaments proposés par Biogaran sont déclarés essentiels et répondent à des enjeux de santé publique, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
En Côte d’Ivoire, Biogaran propose aux patients des médicaments importés de France, aux standards européens et à des prix accessibles. Tous les médicaments Biogaran sont bio-équivalents aux médicaments d’origine, garantissant ainsi la même efficacité. Biogaran s’engage, par ailleurs, à recueillir tous les cas de pharmacovigilance détectés chez les patients en Côte d’Ivoire.
« Biogaran souhaite œuvrer en faveur de l’accès aux soins de qualité en Afrique de l’Ouest et Centrale. Nous voulons y proposer des produits aux standards européens, à un prix accessible. Grâce à un climat des affaires favorable et aux facilités logistiques qu’elle offre, la Côte d’Ivoire nous semble être la base idéale pour le développement de nos activités dans la région. Nous souhaitons faire de la Côte d’Ivoire la tête de pont de notre déploiement en Afrique de l’Ouest et Centrale francophone », déclare Emmanuel Le Dœuff, Directeur Général et Directeur des Affaires internationales de Biogaran.
La santé des populations est une des priorités auxquelles il est nécessaire de s’attaquer pour accompagner et accélérer le développement du continent africain. Au-delà des besoins importants de médicaments efficaces, de bonne qualité et accessibles, le taux de pénétration des produits contrefaits est aujourd’hui très élevé. En effet, l’OMS estime à 100 000 le nombre de décès chaque année en Afrique liés à la consommation de faux médicaments. Par ailleurs, en Côte d’Ivoire, en 2005, 5,7 % de la population souffrait de diabète et 21,7 % d’hypertension artérielle selon la même étude. La prévalence des maladies cardiovasculaires est en forte augmentation dans les pays africains où la prise en charge des patients s’avère parfois insuffisante.
L’engagement de Biogaran se traduit également par la mise à disposition, en Côte d’Ivoire dans un premier temps, d’échantillons médicaux gratuits dans le cadre de campagnes de dépistage et de sensibilisation à la prise en charge de pathologies cardiovasculaires, organisées par le programme Santé en Entreprise du CIAN (Conseil Français des Investisseurs en Afrique).
Biogaran est déjà présent en Afrique, au Nigeria, depuis 2017, à travers Swipha, une société de production et de distribution de médicaments.
Le fonds I&P Afrique Entrepreneurs 1 (IPAE 1), lancé par Investisseurs & Partenaires en 2012, complète aujourd’hui deux nouvelles sorties: le groupe CONERGIES, basé en Côte d’Ivoire et au Mali, et la société Sénégalaise Delta Irrigation. Toutes deux se font auprès de partenaires stratégiques qui pourront conduire ces entreprises à un nouveau stade de développement tout en respectant la vision et les valeurs d’I&P et des entrepreneurs.
Des partenariats stratégiques pour poursuivre le développement de PME africaines prometteuses
Fondée en 2003 au Sénégal, Delta Irrigation est spécialisée dans la conception et la réalisation de systèmes hydrauliques, plus particulièrement dans le domaine agricole et le traitement de l’eau. I&P a notamment accompagné la stratégie de diversification de l’entreprise, qui exerce désormais ses activités au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Le fonds IPAE 1 a signé un accord pour revendre la majorité de ses parts à deux acteurs stratégiques pour l’entreprise : le fournisseur de matériel d’irrigation français Kulker et l’entreprise sénégalaise Bernegal, appartenant au groupe Agrifos et opérant dans le secteur agricole. Une partie des parts a également été revendue au directeur de Delta Irrigation en Côte d’Ivoire. CONERGIES est un groupe leader dans le génie climatique, la réfrigération, et les solutions solaires, disposant d’une filiale au Mali et d’une filiale en Côte d’Ivoire. Conformément à son engagement initial, I&P s’est retiré de la société au terme de six années durant lesquelles l’équipe a accompagné la structuration de l’entreprise, sa refonte marketing et le démarrage de ses activités en Côte d’Ivoire. La sortie se fait sur le groupe EDF, qui devient partenaire de CONERGIES pour déployer des solutions d’efficacité énergétiques innovantes en Afrique de l’Ouest. « Nous sommes fiers de céder nos actions à ces acteurs stratégiques, qui pourront amener ces deux entreprises vers de nouvelles étapes de croissance » explique Sébastien Boyé, Directeur Général Adjoint Investissement de I&P. « Nous sommes convaincus de la valeur stratégique et industrielle de ces nouveaux partenariats, mais aussi de leur alignement en termes de valeurs et de vision environnementale et société, qui sont au cœur de nos investissements. »
Des sorties performantes et à fort impact pour le fonds IPAE 1
Doté à 54 millions d’euros, le fonds I&P Afrique Entrepreneurs 1 (IPAE 1) a soutenu entre 2012 et 2017 un total de 29 PME africaines, opérant dans douze pays d’Afrique Subsaharienne et une dizaine de secteurs (agro-industrie, santé, microfinance…). Alors que le fonds successeurs IPAE 2 réalise aujourd’hui ses premiers investissements, le processus de sortie est très avancé pour les entreprises du fonds IPAE 1 et démontre l’intérêt stratégique que peuvent présenter des PMEafricaines structurées et à fort potentiel de croissance et d’impact. Ces deux nouvelles sorties représentent pour IPAE 1 de très bonnes performances financières, en ligne avec les objectifs du fonds. Entre 2012 et 2018, les chiffres d’affaires de ces entreprises ont été multipliés par cinq et le nombre d’employés par trois, passant respectivement de 5 à 15 employés pour Delta et de 35 à 100 employés pour CONERGIES. En tant qu’investisseur d’impact minoritaire, Investisseurs & Partenaires cible avant tout des options de sortie alignées avec la vision de l’entrepreneur et avec la démarche d’impact mise en œuvre auprès de chaque entreprise. Un plan d’action sur les enjeux ESG (Environnement, Sociaux et de Gouvernance) est défini pour chaque entreprise du portefeuille IPAE, ainsi qu’une série d’indicateurs d’impact, mis à jour annuellement. Pour CONERGIES et Delta Irrigation, l’accent a ainsi notamment été mis sur l’environnement (mesures d’efficacité énergétique) et les employés (assurance maladie, sécurité au travail…). Avec l’agence 35° Nord.
African Media Agency (AMA) société de relations média et de
communication panafricaine leader, lance un concours média afin de récompenser
le meilleur journaliste africain en lui offrant un voyage tous frais payés pour
couvrir la 7e édition de l’Africa CEO Forum qui se tiendra à Kigali, au Rwanda,
les 25 et 26 mars 2019.
L’Africa CEO Forum (ACF) est la
principale conférence internationale dédiée au secteur privé africain. Elle
accueille chaque année les PDG, les investisseurs internationaux, les
spécialistes les plus prestigieux et des décideurs politiques d’envergure.
Depuis ses débuts en 2012, l’ACF a attiré plus de 120 chefs d’État et ministres
et accueilli plus de 3 000 entreprises africaines et internationales de premier
plan.
En 2018, plus de 1 500 personnes ont participé au forum, qui avait lieu en Côte
d’Ivoire. 70 pays y étaient représentés et 150 journalistes y ont assisté,
parmi lesquels des rédacteurs, des reporters et des blogueurs d’élaboration de
programmes. Ils ont eu la rare opportunité de pouvoir interagir avec les
dirigeants, les PDG et les décideurs politiques africains les plus influents.
Pour sa septième édition, les 25 et 26 mars 2019, l’AFRICA CEO FORUM a décidé
de réunir ses 1 500 participants autour d’un programme de transformation…
Quelles priorités doivent être identifiées pour stimuler le degré de commerce
et d’investissement intra-africain ? Que doit faire une Afrique unie pour mieux
protéger ses intérêts et ses industries ? Comment pouvons-nous mobiliser le
secteur privé par rapport à des projets logistiques et d’infrastructure
transfrontaliers ? L’objectif est d’utiliser l’intégration régionale pour
stimuler la croissance du secteur privé et générer plus d’acteurs en Afrique.
Ayant souligné le rôle que le concours va jouer dans le paysage médiatique de
l’Afrique, la PDG d’AMA, Eloïne Barry, a encouragé les journalistes à profiter
de cette occasion pour montrer leur créativité et leur contribution en posant
leur candidature pour cette invitation. « Nous sommes ravis de lancer cette
initiative, reconnaissance du travail acharné de nos collègues journalistes
mais également une preuve que sans eux, l’histoire africaine serait toujours la
même que quelques années auparavant. »
Le concours est ouvert aux journalistes qui travaillent en Afrique. Tous les
pays africains peuvent donc y participer.
Les journalistes et blogueurs des médias écrit, radio et en ligne sont
admissibles pour participer au concours. Les journalistes doivent soumettre un
article d’information ayant été publié par un organe de presse africain au plus
tard le 30 décembre 2018 et dont le thème est lié à l’Afrique.
Les travaux en anglais, swahili, français, arabe et portugais sont acceptés.
Le concours est ouvert
à tous les secteurs.
La date limite de soumission des travaux est le 28 février 2019 à 23h59 GMT
C’est à l’occasion du congrès annuel de
l’association européenne des femmes juristes (EWLA) de mars 2015, que Madame
Tessy KAYITANA a présenté le modèle rwandais de la parité.
Au classement du Global Gender Gap Report,
le Rwanda est à la 5ème place des pays les plus avancés au monde en termes
d’égalité femme/homme. Il n’en fallait pas plus pour convaincre l’Association
Française des Femmes Juristes (AFFJ) de se rendre sur place pour un voyage
d’étude afin de comprendre comment ce Petit Pays d’Afrique (cf Gaël
Faye) a pu se hisser à ce niveau, loin devant certaines « grandes
puissances internationales » ou « pays (soi-disant)
développés ».
Ce sont donc 9 juristes françaises de l’AFFJ
(avocates, magistrate, professeure de droit, juriste d’entreprise), 5 juristes
Ivoiriennes de l’Association Ivoirienne des Femmes Juristes et une écrivaine,
qui se sont rendues au Rwanda en janvier 2018 à la rencontre des acteurs du
monde juridique et économique de ce pays.
Ministres, parlementaires, juges, avocats,
ambassadeurs, fondations, incubateur, institution e-government, médecins,
arbitres, citoyens…ont accepté de nous rencontrer pour nous raconter comment
l’égalité femme/homme fait désormais partie de l’ADN de chacun.
L’AFFJ est heureuse de pouvoir vous faire
partager les résultats de son voyage d’étude lors d’un débat citoyen sur
l’égalité entre les femmes et les hommes au Rwanda et en France organisé avec
les représentants du département du Val d’Oise.
Cet évènement aura lieu le 31 janvier 2019
à 20h à la salle Maurice Berteaux, 1 Avenue Maurice
Berteaux, 95240 Cormeilles en Parisis
(20mn en train depuis gare Saint Lazare).
Nous comptons sur votre présence !
Ce débat citoyen
est organisé par la LaREM Val d’Oise et le Comité Cormeilles En Marche.
L’AFFJ est une
association de femmes juristes exerçant leur métier en France, créée en 2000, à
l’initiative de Madame Dominique de la Garanderie, première femme Bâtonnier du
Barreau de Paris et dont les cofondatrices sont Caroline Bommart Forster, Marie
Jeanne Campana, Christiane Letulle Joly, Carole Xueref. Tous les métiers du
droit y sont représentés (avocates, huissières, juristes d’entreprise,
magistrates, notaires, professeures de droit, chercheures…).
L’association
entend participer à tous les grands débats de société et jouer un rôle actif
dans les transformations qu’ils impliquent, notamment dans la perspective de la
construction européenne. A caractère apolitique, notre association a pour but
de veiller à l’effectivité du droit des femmes, promouvoir les femmes dans les
organisations et instances, tant nationales qu’européenne et internationales,
ainsi que dans leurs activités professionnelles respectives, renforcer les
liens et les échanges avec les femmes juristes européennes et internationales,
contribuer aux actions et aux politiques menées dans l’Union européenne de la
reconnaissance, la promotion et le respect du droit des femmes.
» Pourquoi les Blancs pensent-ils ne pas avoir d’identité raciale? Pourquoi la simple idée d’un James Bond noir fait-elle scandale? Comment une fillette noire en vient-elle à se persuader qu’en grandissant, elle deviendra blanche? Le racisme n’est pas une question de valeur morale, mais d’exercice du pouvoir. Entretenir la légende d’une égalité universelle n’aide en rien. Au contraire. Car, pour déconstruire le racisme, il faut commencer par reconnaître l’étendue du privilège blanc. »
Un essai sorti très discrètement en France. Lecture coup de poing et surtout pas d’auto-flagellation. A relire dans 10 ans.
WOMEN IN AFRICA (WIA) PHILANTHROPY LANCE SON APPEL À CANDIDATURES POUR FAIRE PARTIE DU CLUB DES ENTREPRENEURS DU WIA.POSTULEZ À LA NOUVELLE ÉDITION DE NOTRE CHALLENGE DE JEUNES D’ENTREPRISES
Women in Africa a créé un fond de dotation pour promouvoir, soutenir et accélérer les entreprises innovantes dirigées ou gérées par des femmes africaines.Au cours de la troisième année, nous voulons renforcer le réseau et renouveler la délégation des femmes entrepreneurs du continent africain regroupant les 54 pays qui le composent.
Plusieurs avantages pour les 54 entrepreneurs sélectionnés :
– Invitation au Sommet international annuel WIA à Marrakech (27/28 juin 2019) : adhésion annuelle, remboursement des frais de voyage, hébergement.
– Visibilité unique : Visibilité unique auprès de 500 délégués, y compris des investisseurs, des cadres supérieurs et des médias du monde entier, et visibilité sur les supports imprimés et Web de Women in Africa, y compris le site Web, WIA Mag, les médias sociaux, la presse, offrant une visibilité clé.
– Mise en réseau de haut niveau : Réunions d’affaires organisées lors de la réunion annuelle du Club WIA à Marrakech et lors de tous les événements du Club (réunions régionales et locales).
– Accès privilégié à la plateforme numérique WIA Link pour échanger entre eux et avec les dirigeants internationaux. Véritable réseau social d’entrepreneurs et club exclusif, tout au long de l’année.- Mentorat : Mentorat d’un an auprès de grandes entreprises (en fonction des financements et des sponsors).
– Bootcamp : Accès à un camp d’entraînement avant le sommet.- Bourses d’études : Bourses d’études offertes en partenariat avec Honoris. Vous êtes une femme entrepreneur, vous avez créé une entreprise innovante, vous êtes citoyenne africaine, postulez pour faire partie du Club international des femmes entrepreneurs en Afrique.
Veuillez noter que, si vous êtes sélectionné pour le WIA Entrepreneurship Programme 54, ces informations seront utilisées pour vous présenter, vous et votre projet sur les médias sociaux et les supports de communication, alors appliquez-vous !
Confirmation de l’intuition de Régis Debray à propos du leurre sans-frontiériste : la question des ‘frontières’ forme le cœur thématique de SHIELDAFRICA à Abidjan.
Propulsé par l’Ivoirienne Coges Africa (Fabienne ESKIN), étoile de la constellation COGES (Daphne Lepetit, Jérémy VIGNA), le Salon international de la sécurité et de la défense a triplé de taille pour rivaliser avec le concurrent sud-africain de Waterkloof (prochain AAD en sept. 2020), propose une conférence d’amont très stimulante et dore le matricule des grands noms défense-sécurité.
Désormais en biennal les années impaires, comme Eurosatory en années paires, hashtag#ShieldAfrica (Le bouclier) constitue une plateforme unique de rencontre et d’acquisition avec le bénéfice du continuum technologique liant la défense et la sécurité intérieure & civile. L’élite est au rendez-vous, une organisation impeccable, des pavillons-pays, le club des chaussettes à clous…
Paris, le 23 janvier 2019 : À l’initiative du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), les journalistes Bénédicte Châtel et Anne Guillaume-Gentil ont enquêté pour mieux cerner la réalité économique des diasporas africaines de France, mais aussi pour évaluer leur impact sur le continent. En constante augmentation, les flux financiers envoyés en Afrique par les diasporas représentent 70 milliards d’euros par an, dont 10 milliards en provenance de France.
Alors que l’Afrique enregistre une croissance durable et bénéficie de sauts technologiques grâce au digital, les 3,5 millions de personnes que comptent les diasporas africaines de France se tournent de plus en plus vers le continent pour prendre part à cette dynamique. Beaucoup de projets, d’initiatives entrepreneuriales ou associatives voient ainsi le jour, et des fonds importants sont investis.
Longtemps négligé, le rôle économique des diasporas commence désormais à être reconnu. Les transferts de fonds sont devenus une source de financement essentielle pour de nombreuses économies africaines, dépassant les montants de l’aide publique au développement et contribuant parfois jusqu’à 20% du Produit intérieur brut des pays concernés. Multipliés par dix en trente ans, les envois de fonds de la diaspora africaine représentent aujourd’hui, selon la CNUED, 51% des apports de capitaux privés sur le continent.
Si 10% seulement de ces flux étaient dirigés vers des investissements structurants ou des créations d’entreprise en Afrique, le continent bénéficierait d’une source de financement de 7 milliards d’euros par an, équivalent à 15% des investissements directs étrangers annuels. Un levier de croissance considérable !
À quelques semaines du FORUM AFRIQUE 2019 du MOCI et du CIAN (le 8 février à Paris), ce troisième volume des Cahiers du CIAN dresse donc un panorama inédit des diasporas africaines de France à travers les témoignages d’une cinquantaine de leurs représentants. Il décrit leur mobilisation et leur montée en puissance, sans occulter les freins et obstacles à une implication encore plus forte dans les économies de leur pays d’origine.
Cet ouvrage rend compte du désir de la diaspora de bénéficier du dynamisme économique de l’Afrique, d’y réussir et d’y entreprendre, tout en contribuant à l’essor du continent. Cela passe aussi par le partage de ses compétences et son expertise. Elle jouera un rôle moteur pour développer un tissu de TPE-PME à même de créer des emplois sur le continent ; elle contribue à diffuser des pratiques professionnelles et des engagements managériaux favorables à l’essor du continent.
« Sur le rôle des diasporas, nous vivons une prise de conscience et une évolution profonde et définitive des états d’esprits, estime Etienne Giros, président délégué du CIAN. Il reste à les transformer en réalités et réalisations pratiques, en faveur du développement de l’Afrique. Le secteur privé français, et le CIAN en particulier, est prêt à y prendre sa part. Ce livre en est le témoignage. »
Sommaire du livre
Préface d’Etienne Giros, président délégué du CIAN État des lieux -Diaspora : un mot chargé d’histoire, histoire d’un mot -Les migrations en chiffres : au-delà des idées reçues -La France, terre d’immigration La manne financière des diasporas -Les envois de fonds, supérieurs à l’aide -La diaspora africaine en France, championne des transferts -La diaspora, mobilisée dans le soutien aux PME Les diasporas : nouvel interlocuteur des pouvoirs publics -L’Europe dialogue avec les diasporas -En France, les diasporas, partenaires du développement -Les collectivités locales, partenaires de toujours des diasporas Les États africains courtisent leur diaspora -Le Maroc, un modèle ? -Quatre pays, quatre approches -L’enjeu pour tous : gagner la confiance Les diasporas en France, un modèle associatif dispersé -L’organisation nationale -La coopération décentralisée : l’exemple d’Auvergne-Rhône-Alpes -L’échelon local : Montreuil, « première ville malienne après Bamako » Entrepreneuriat, start-up, incubateurs, l’émergence d’une diaspora 3.0 -L’appel du pays -Affronter des défis personnels et culturels -S’installer « là-bas » ou agir « d’ici » ? -La force du collectif : agir ensemble Conclusion de Didier Acouetey, président d’AfricSearch
Les Cahiers du CIAN Cette collection est créée par le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), qui compte plus de 160 entreprises membres investies sur le continent réalisant 80 % du volume d’affaires français en Afrique (60 milliards d’euros). Décrivant les grandes évolutions de l’Afrique, les Cahiers du CIAN visent à participer au débat public. Leur ambition est de renforcer la connaissance et la confiance en l’Afrique de demain. Deux cahiers sont déjà parus : Le digital en Afrique, les cinq sauts numériques (Jean-Michel Huet, Michel Lafon, 2017) et Le nouveau pacte africain. Les défis du dialogue public-privé (Jean-Luc Ricci et Patrick Sevaistre, Michel Lafon, 2017). Éditeur Eyrolles, 20 €, 189 pages, en librairie le 24 janvier.
À l'évocation de l’intelligence artificielle (IA), on pense souvent aux grands modèles de langage qui font les gros titres des médias — des systèmes massifs,...
La Banque mondiale publie des projections économiques semestrielles pour chacune des régions du monde en développement : Afrique subsaharienne, Asie de l’Est et Pacifique, Europe...