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Little Africa

En un mot comme en septante, y a ceux qui profitent du week-end pour aller déguster un ‘bourgmestre’,

y a les sapés-comme-jamais en souliers surpiqués,

y a les adeptes de la roue de secours jamais décevante ou les voyoutes à coco-chéri (s),

mille aérations, chacun cherche ce qu’il n’a pas ou ce qu’il aime déjà.

Ces vendanges ludiques méritent une boussole, qui a la forme d’un livre, un bouquin à l’indigo frappé de jaune – il est beau n’empêche le p’tit de Little Africa Paris -,

on est bien dedans, chic partout, tête haute, tchao-MaCo-tiens-ton-cadeau, merci Jacqueline NGO MPII.

http://littleafrica.fr/la-home/

déploiement de fonds pour l’emploi par l’entrepreneuriat et la formation professionnelle

Le Conseil d’administration du Groupe la Banque africaine de développement a approuvé, ce jour, un prêt de 96,6 millions de dollars américains pour la mise en œuvre du Programme axé sur les résultats pour l’amélioration de l’accès à l’emploi au Maroc (PARAAE). Le Royaume fait ainsi partie des premiers pays africains à utiliser cet instrument de financement novateur, qui conditionne le cycle des décaissements à l’obtention de résultats, tout en réduisant les coûts de transaction.

« Favoriser la création d’emplois par le soutien à l’entrepreneuriat et à la formation est,pour nous, une priorité majeure qui contribue à une croissance durable, plus forte et plus inclusive », a déclaré Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement pour la région Afrique du Nord.

En plus de faciliter l’accès des jeunes et des femmes au marché du travail et d’améliorer la qualité de l’emploi dans les régions, cette opération contribuera à valoriser le capital humain en améliorant les compétences et l’employabilité de la main d’œuvre.

Pour la première fois au Maroc, un centre de formation des formateurs de la formation professionnelle qualifiante sera mis en place, et le Programme prévoit en outre la création d’un second établissement de formation dédié à la formation en entrepreneuriat.

En adéquation avec sa stratégie de l’emploi des jeunes en Afrique 2016-2025, ce Programmes’inscrit  dans trois des cinq grandes priorités de développement de la Banque entérinées dans ses High5 à savoir « Nourrir l’Afrique »,« Industrialiser l’Afrique » et « Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique ».

Le PARAAE vise également à accompagner le Maroc dans la déclinaison de ses stratégies en matière de promotion d’emploi et de formation professionnelle.

Ainsi, le programme devrait permettre, chaque année, à plus de 90 000 demandeurs d’emploi d’accéder au programme national de soutien à l’employabilité Taehil, et à 180 000 demandeurs d’emploi de bénéficier de services d’accompagnement. Dans cette même perspective,plus de 110 000 jeunes, dont 50 % de femmes, pourront accéder à des formations qualifiantes.

« C’est un programme ambitieux, avec de nouvelles exigences en matière de résultats », a souligné pour sa part la responsable-pays de la Banque pour le Maroc, Leila Farah Mokaddem. Avant de préciser : « À terme, ce sont notamment 2 000 personnes porteuses d’un projet d’activité qui pourront, chaque année, créer leur propre entreprise.»

Le partenariat entre le Royaume du Maroc et le Groupe de la Banque africaine de développement, qui date de près d’un demi-siècle, compte plus de 160 projets et programmes totalisant, pour la Banque, un engagement financier de plus de 10 milliards de dollars.

Ces financements, dont plus de 80 % sont dédiés aux infrastructures de base,couvrent différents secteurs, notamment l’énergie, l’eau, les transports,l’agriculture, ainsi que le développement social.

Intelligence

Accès d’espionnite économique? S’ouvrent à Dakar les Assises africaines de l’intelligence économique (AAIE) sur le thème L’IE au coeur de la transformation digitale

Un événement organisé par François JEANNE-BEYLOT (Portail Africain de l’Intelligence Economique) avec l’Ecole panafricaine d’intelligence économique, le Bureau de prospective de la Primature, l’Académie de l’Intelligence Economique, Rawbank, KB Crawl SAS, le CEDS – Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques, l’Université Senghor, des spécialistes galonnés comme Mbaye Chimère NDIAYE, Mickaël Réault, Denis DESCHAMPS, Arsène Emvahou, Cyr Clovis Ngbanda, Benoît Maille, TALAL Mohammed

www.assises-africaines-ie.org

Rwanda, des motos taxis électriques

Taxi moto électrique au Rwanda avec l'entreprise Ampersand
Taxi moto électrique au Rwanda avec l'entreprise Ampersand

En mars de l’année prochaine, des taxis de motos électriques pourraient commencer à sillonner les rues rwandaises en réduisant les émissions de gaz que le pays subit à cause des motos brûlant de l’essence.

Après trois années de recherche et d’essais sur route, Ampersand, une entreprise allemande de véhicules électriques, a annoncé le lancement commercial de taxis pour motos électriques baptisés E-Moto – les premiers du genre en Afrique.

Une fois en service, le tout premier E-Moto au Rwanda permettra une réduction nette de 75% des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux vélos à essence, et permettra aux conducteurs de réaliser des économies de carburant pouvant atteindre 900 dollars par an, selon les propriétaires de l’entreprise.

«Les recherches et les résultats des essais sur route indiquent qu’e-Moto est efficace, solide et permet de réaliser des économies considérables par rapport aux motos à essence, notamment; Les vélos Bajaj Boxers fabriqués en Inde et autres », a déclaré à KT Press Josh Whale, fondateur d’Ampersand, lors d’un entretien téléphonique entre Berlin et l’Allemagne.

Des essais sur route ont également indiqué que le moteur électrique serait capable de parcourir une distance moyenne de 65 km par charge avec une vitesse de pointe de plus de 80 km/h avec charge de transport importantes.

Une étude menée par Ampersand montre que les chauffeurs de taxi moto à Kigali parcourent environ 188 km par jour, tandis qu’en Afrique de l’Est, plus de 3 millions de personnes gagnent leur vie en tant que conducteurs et que des millions de personnes en dépendent (chauffeurs de taxi moto).

«Il s’agit peut-être du premier véhicule électrique vraiment grand public au monde, meilleur marché et meilleur que son équivalent essence», a-t-il déclaré.

Taxi moto électrique au Rwanda avec l'entreprise Ampersand
Taxi moto électrique au Rwanda avec l’entreprise Ampersand

Selon Whale, la plus grande opportunité pour lancer une révolution mondiale du véhicule électrique grand public n’est pas les automobiles pour les classes moyennes de l’Europe ou du Japon, « mais les taxis motos bon marché en Afrique et sur les autres marchés émergents ».

Selon Whales, le moteur électrique sera vendu à environ 1,1 million de Frw. Il a toutefois ajouté: « Nous n’avons pas fixé les prix, mais cela coûtera moins cher que d’acheter des motos ordinaires », a-t-il déclaré.

Parallèlement, la société travaille à la mise en place de stations de charge de batteries, à l’installation de batteries et aux travaux de tarification.

Les moteurs électriques viennent également défier les vélos à essence contre la pollution de l’air à Kigali et dans l’ensemble de l’Afrique de l’Est.

Coletha Ruhamya, directrice générale de l’Autorité de gestion de l’environnement du Rwanda, a déclaré: «Le Rwanda se félicite des efforts déployés par Ampersand pour développer des motos propres et à faibles émissions de carbone pour nos citoyens. Les motocyclettes électriques émettant moins de carbone que les motocyclettes à essence, elles constituent la meilleure solution à la pollution de l’air qui affecte notre environnement », a-t-elle déclaré.

L’AfDB et Entreprenarium lancent des master class pour 200 femmes entrepreneures en Côte d’Ivoire

Dans le cadre de son Initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique (dite « AFAWA » par acronyme anglais), et en partenariat avec Entreprenarium, la Banque africaine de développement lance aujourd’hui des sessions de formation pour 200 femmes entrepreneures en Côte d’Ivoire. Des master class en gestion d’entreprise et planification financière seront conduites toute la semaine par Entreprenarium dans les locaux de la Banque, au profit de 100 femmes entrepreneures. Une deuxième semaine de master class est prévue en mars 2019 à Abidjan, pour former un total de 200 femmes en Côte d’Ivoire.

Cette activité concrétise une initiative pilote à l’échelle panafricaine entre la Banque et Entreprenarium qui vise à soutenir 1 000 femmes entrepreneures dans cinq pays africains. Au cours des prochains mois, des sessions de formation seront conduites non seulement en Côte d’Ivoire (à Abidjan), mais aussi au Gabon (Libreville) au Kenya (Nairobi), en Afrique du Sud (Johannesburg) et en Tunisie (Tunis).

Selon un rapport du cabinet d’audit KPMG de 2014, 15 % de femmes seulement sont cheffes d’entreprise en Côte d’Ivoire, dont 36 % dans l’agriculture, 34 % dans le commerce et 14 % dans l’élevage. Les femmes entrepreneures ivoiriennes font face à de nombreux défis, notamment en termes d’accès au financement et à la formation.

Lors de l’ouverture de la formation à Abidjan, Basil Jones, coordonnateur des programmes et politiques de genre à la Banque, s’est réjoui « d’accueillir des entrepreneures qui témoignent d’ambition et d’idées pour transformer l’économie du pays », déclarant : « Nous espérons que cette initiative permettra de les accompagner dans la réalisation et l’expansion de leurs projets d’entreprise, afin qu’elles puissent pleinement jouer leur rôle pour créer une croissance inclusive et durable en Côte d’Ivoire. » Et d’ajouter : « Au-delà des individus, nous souhaitons avoir un véritable impact sur l’écosystème de l’entrepreneuriat féminin en Afrique. En ce sens, nous avons pour ambition de construire plus de partenariats avec des organisations comme Entreprenarium, qui apportent leur expertise et leurs ressources et partagent notre volonté de soutenir les femmes entrepreneures du continent. »

En Côte d’Ivoire, la Banque et Entreprenarium ont travaillé avec l’appui de la Chambre de commerce et d’industrie pour organiser l’appel à candidatures. Les projets d’entreprise les plus prometteurs bénéficieront d’un financement sous forme de prêt octroyé par les banques commerciales partenaires.

À propos d’AFAWA

L’Initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique, dite AFAWA par acronyme anglais (pour Affirmative Finance Action for Women in Africa), a été lancée en mai 2016, lors des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement à Lusaka, en Zambie. Il s’agit d’une initiative panafricaine qui a pour objectifs de combler le déficit de financement dont souffrent les femmes en Afrique et de libérer leur capacité à entreprendre. AFAWA adopte une approche holistique reposant sur trois piliers : renforcer l’accès au financement pour les entreprises détenues et dirigées par des femmes ; renforcer les capacités des femmes entrepreneures et des institutions financières ; et mobiliser et soutenir les gouvernements africains afin qu’ils adoptent les réformes juridiques, politiques et réglementaires nécessaires pour développer l’entrepreneuriat féminin.

À propos d’Entreprenarium

Entreprenarium est la première fondation panafricaine qui investit du capital philanthropique dans la formation et le financement des femmes et des jeunes entrepreneurs. Entreprenarium conçoit et exécute des programmes dont le but est de doter les entrepreneurs africains des compétences, connaissances et ressources nécessaires pour réussir dans la création et le développement de leurs petites et moyennes entreprises. Depuis 2014, plus de 2 000 entrepreneurs ont ainsi été formés et un capital initial de 2,1 millions de dollars a été investi dans l’assistance technique et le financement de 52 projets. Une attention particulière est accordée aux femmes entrepreneures, notamment à travers des programmes dédiés.

BelCongo

La pétulante Cécile Djunga, star belge mais pas que, reine cathodique de la pluie passée au stand-up, salue l’œuvre d’ Aimé Mpane au cœur du nouveau Royal Museum for Central Africa rebaptisé Africa Museum.

Audace bruxelloise, l’ouverture de cette institution rénovée, surface doublée, design greffé, par Guido Gryseels dirigée, qui devient le premier grand musée ex-colonial du monde à faire son coming-out moderne.

Dans le somptueux bâtiment de Charles Girault et les annexes, au fil d’une scénographie inédite, les trésors du Congo apparaissent dans toute la densité de leur histoire et de leurs origines sans rien cacher de la chronique longtemps masquée de l’oppression, des rapts, du pillage et du détournement d’identité.

Les Belges ont osé, et de nombreux musées d’Occident ne pourront plus faire comme avant.

http://www.africamuseum.be/fr

Bab Bitoubi

De l’Atlantique au Golfe, de la Méditerranée à Bab-el-Mandeb, le monde arabe, diversité des enjeux, opportunités de marchés, carrefour Asie-Afrique-Europe : voilà qui nous appelle au Forum France-Pays arabe organisé chaque année à Paris.

Climat des affaires, projets concrets à trois ans, partenariats, les meilleurs sont au Pavillon Kléber autour de Vincent Reina, président de la Chambre de commerce franco-arabe (CCFA) et de Mohamed Abdo Saeed, président de Union of Arab Chambers, et de leurs secrétaires généraux Dr. Saleh Al-Tayar et Dr. Khaled Hanafy.

Dès l’ouverture, éclairages d’Adnan Kassar ( Fransabank SAL~Dania Kassar), de Sahar Nasr de Ministry of Investment and International Coorperation, réflexions de Patrick Couzinet de Veolia Water Technologies, le partenaire stratégique de la CCFA, dirigée par Neirouz FAHED avec Dominique Brunin.

Au fil des échanges, voici encore Ghassan Ejjeh, Philippe Girard, Jean-Luc Chapoton, Anne LE GUENNEC, Erik LINQUIER, Agnes Levallois, Hassan BEHNAM, BENOIT JUSTER, Myriam ISPA, Nabiha Dakkak, Jean-Daniel LE GALL, Thierry Girard, Caroline LEBOUCHER, Baulard Eric, Philippe Gautier, Houssam NASRAWIN, Philippe Leduc, Karim ZINE-EDDINE, Yarub Aldaghither, Martin Juillard et Gérard Mestrallet.

http://www.ccfranco-arabe.org

La Russie et le Rwanda signent un partenariat dans l’énergie atomique

Le 5 décembre 2018 à Moscou, lors de la visite de Claver Gatete, le Ministre des Infrastructures du Rwanda, la Russie et la République de Rwanda ont signé
l’accord intergouvernemental
dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’énergie atomique.

De la part de la Russie le document est signé par Alexeï Likhachev, le directeur général de l’Agence fédérale russe de l’énergie atomique ROSATOM, et de la part de la République du Rwanda par Claver Gateté, le Ministre des Infrastructure du Rwanda.

L’accord intergouvernemental servira de point de départ pour un dialogue actif entre les deux pays dans le domaine nucléaire et permettra de commencer la mise en œuvre de projets de coopération spécifiques.

Le document crée le cadre juridique pour la coopération bilatérale dans toute une gamme d’activités, telles que le développement de projets de construction du Centre pour la science et la technologie nucléaires et de centrales nucléaires, l’assistance à la construction et à l’amélioration de l’infrastructure nucléaire de la République de Rwanda selon les normes internationales; la réglementation dans le domaine de la radioprotection et de la sûreté nucléaire, la supervision de la protection des matériaux nucléaires, des sources de rayonnement, du stockage de matériaux nucléaires et d’agents radioactifs, ainsi que des systèmes d’inventaire et de contrôle des matériaux nucléaires, des substances radioactives et des déchets radioactifs; les recherches fondamentales et appliquées dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’énergie atomique; production des radionucléides et des technologies radiatives pour l’industrie, l’agriculture et la médecine; application des technologies radiatives , médecine nucléaire; l’enseignement et la formation continue du personnel pour l’industrie nucléaire.

Pour mettre en œuvre les projets spécifiques et les recherches scientifiques l’accord intergouvernemental prévoit la création des groupes de travail spécialisés, l’échange d’experts, l’organisation des séminaires et des conférences scientifiques, ainsi que la formation de chercheurs et du personnel d’exploitation, la fourniture du matériel, de matériaux et de composants.

Dans son discours Alexeï Likhachev a déclaré : « Nous sommes heureux de partager avec nos partenaires rwandais plus de 70 ans d’expérience dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’énergie atomique et nous espérons que notre coopération contribuera à la croissance économique du Rwanda et à l’amélioration de la qualité de vie de sa population ».

A titre informatif :

Le 22 juin 2018 à Moscou, la Corporation d’Etat de l’Energie Atomique  ROSATOM  et le Ministère des Infrastructures de la République du Rwanda ont signé le Mémorandum d’accord et de coopération dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’énergie atomique.

Libre circulation ? Visas et intégration

Pour de milliers d’Africains, la libre circulation d’un pays à l’autre ressemble trop souvent à un cauchemar

Qu’il s’agisse de tracasseries aux frontières, de l’absence de réseaux routiers et de voies aériennes reliant des villes importantes, ou encore de la frustration née d’un refus d’entrée dans un pays pour cause de visa, il en résulte au final une restriction à la libre circulation des personnes, considérée par la Banque africaine de développement comme l’un des piliers de l’intégration régionale.

La libre circulation des personnes et des biens est intimement liée à la vision de la Banque de créer en Afrique le prochain grand marché mondial. Alors que la Conférence économique africaine (AEC) 2018 s’ouvre dans la capitale rwandaise, Kigali, le thème de cette année, « L’intégration régionale et continentale au service du développement de l’Afrique », s’aligne également sur une autre grande priorité de la Banque : placer le développement des infrastructures au centre des efforts d’intégration régionale de l’Afrique.

Le Rwanda, pays hôte de la Conférence ‒qui se déroule du 3 au 5 décembre 2018, à l’hôtel Marriott de Kigali ‒, a pris le premier des mesures audacieuses pour défendre l’intégration régionale, en annonçant au début de cette année la délivrance de visas d’entrée à l’arrivée sur son territoire pour les voyageurs en provenance de tous les pays d’Afrique.

La troisième édition de l’Indice d’ouverture sur les visas de la Banque, publiée au deuxième jour de la Conférence, permettra opportunément de recenser les pays africains qui améliorent les procédures favorisant la libre circulation des personnes sur le continent.

« L’Indice a contribué à mieux sensibiliser l’opinion et à conduire les réformes de la politique des visas à travers le continent dans le but de faciliter la circulation des personnes, ce qui ouvrira de nouvelles perspectives pour le tourisme, le commerce et les investissements intra-africains. Ainsi, la Banque participe directement à la réalisation des objectifs de l’initiative de l’Union africaine (UA) en faveur d’un passeport africain unique », a déclaré lors la séance plénière d’ouverture, Gabriel Negatu, directeur général de la Banque au Bureau régional de développement et de prestation de services pour l’Afrique de l’Est.

S’exprimant au nom du président rwandais Paul Kagame, Claudine Uwera, ministre d’État chargée de la Planification économique, a déclaré que la conférence portait sur un thème « qui nous tient à cœur ». « Cette conférence est importante pour tracer la voie à une intégration inclusive… qui bénéficiera à tous », a-t-elle affirmé.

« La gouvernance déterminera la voie du développement pour nos pays », a-t-elle ajouté, soulignant le rôle tout aussi important de la volonté politique et de l’engagement des dirigeants africains.

La Conférence économique africaine, qui se déroule chaque année, est le principal forum du continent favorisant le dialogue et l’échange de connaissances, dans la recherche de solutions face au défi du développement de l’Afrique. Elle réunit des universitaires de haut niveau, de hauts représentants gouvernementaux et des praticiens du développement venus du monde entier.

L’AEC 2018 mettra en avant « les initiatives novatrices favorisant l’accélération des progrès dans l’intégration d’infrastructures inclusives et encourageant l’équité, notamment à travers la suppression des obstacles à la circulation des personnes, des biens et des services à travers les frontières. »

Les autres partenaires à l’organisation de la conférence, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (UNECA), se sont félicités du rôle de précurseur joué par le Rwanda dans les efforts d’intégration de l’Afrique et ont souligné le besoin urgent de poursuivre cette dynamique au service d’une intégration inclusive et équitable.

« Le gouvernement rwandais passe de la parole aux actes et continue de donner le ton », a souligné Ahunna Eziakonwa, administratrice adjointe du PNUD et directrice du Bureau régional pour l’Afrique.

S’exprimant également lors de la séance plénière, Giovanie Biha, secrétaire exécutive adjointe de l’UNECA a noté que, même s’il restait des progrès importants à accomplir, « nous allons dans la bonne direction ».

Pour la 13e édition de l’AEC, la participation de la Banque est organisée sous la direction du Département de la recherche et celui de l’Intégration régionale, ce qui montre l’importance qu’accorde l’institution à la recherche et à la gestion du savoir, en tant que facteurs importants du dialogue politique, de la planification et de la mise en œuvre de politiques efficaces.

Pendant trois jours, les différentes sessions examineront les cadres sociaux, culturels et politiques d’une intégration réussie, en s’appuyant sur la signature, historique, de l’Accord de libre-échange pour le continent africain (AfCFTA), signé par 44 pays africains en mars 2018 – potentiellement le plus important accord de libre-échange au monde. Cet accord vise à créer un marché continental unique pour les biens et les services, auquel s’ajoutera un volet sur la libre circulation des hommes et femmes d’affaires et des investissements en Afrique.

Les participants se pencheront également sur le rôle du secteur privé et des organisations de la société civile.

Étant donné l’urgence de l’intégration régionale – qui n’est plus un choix ‒, la conférence 2018 est un rendez-vous incontournable pour ceux qui s’intéressent au programme de développement de l’Afrique.

« Des pages importantes de l’histoire du développement de notre continent s’écrivent aujourd’hui », a souligné Claudine Uwera. « Profitons de cette occasion pour faire progresser le continent. »

L’UNESCO valorise l’intelligence artificielle (IA)

Intelligence Artificielle en Afrique
Intelligence Artificielle en Afrique

Soutien scolaire dispensé via des smartphones, applications permettant de surveiller la respiration des nouveaux nés dans les maternités, incubateurs d’innovation technologique : l’intelligence artificielle (IA) est déjà une réalité en Afrique. Un Forum sur l’intelligence artificielle en Afrique, organisé par l’UNESCO et l’Université Mohamed VI Polytechnique du 12 au 13 décembre à Benguérir (Maroc) explorera les opportunités et les défis que représentent ces innovations technologiques dans le contexte africain.

Malgré des disparités importantes entre les pays, la majorité du continent africain est désormais couverte par le réseau de téléphonie mobile. La généralisation du smartphone s’est accompagnée du développement de nombreuses applications qui permettent de résoudre des problèmes au quotidien que ce soit dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la culture ou de l’environnement.

Un Forum sur l’intelligence artificielle en Afrique, organisé par l’UNESCO et l’Université Mohamed VI Polytechnique du 12 au 13 décembre à Benguérir

Mais ces initiatives sont encore limitées. De plus, comme partout ailleurs, elles soulèvent une série de questions éthiques liées à l’utilisation des données privées, à la liberté d’expression ou encore à la notion de responsabilité. L’impact social de technologies qui peuvent suppléer à des tâches jusque-là effectuées par l’homme, est aussi en question.

Toutes ces problématiques seront au cœur du Forum organisé avec le soutien de Microsoft. Ouvert par différentes personnalités parmi lesquelles le ministre marocain de l’Education nationale, Saïd Amzazi ; la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay ; la Présidente de la Conférence générale de l’UNESCO, Zohour Alaoui ; cet événement réunira pendant deux jours des ministres, des représentants du secteur privé, des experts, des chercheurs et des représentants d’organisations internationales et régionales, d’ONG et des acteurs de la société civile issus de différentes régions du monde.

Le programme prévoit une série de tables rondes et de sessions thématiques qui s’intéresseront notamment à l’intelligence artificielle comme levier de développement, à l’avenir de l’IA en Afrique ou encore aux enjeux éthiques pour le continent.

Cette réunion s’inscrit dans la réflexion que mène actuellement l’UNESCO sur l’IA. Le Forum de Benguérir contribuera à nourrir les discussions en amont de la conférence internationale sur l’intelligence artificielle organisée par l’Organisation en mars 2019.

Intelligence Artificielle en Afrique
Intelligence Artificielle en Afrique

Effrontée

Et hop les tacos de Luciana et Alex, tauliers en chef de La Pollita, 4 dollars ! A deux pas, en plein Miami Design District, de latino le trip devient caraïbe pour entrer au Haïti Heritage Museum.

Et découvrir le vif talent d’un des plus grands photographes de la scène modeuse et mondiale. Marc Baptiste, né à Port-au-Prince, installé à Brooklyn, capte la puissance et la grâce, l’irradiante effrontée, dans la juste distance que seul un fils du pays peut jauger.

Si loin des cantiques humanitaires et autres boites à misère, soleil au mitan, il semble convoquer Toussaint Louverture.

http://www.marcbaptistephoto.com

MIAM

Chasse aux fantômes généralisée…

A Bruxelles, le Musée royal de l’Afrique centrale rouvre samedi, quid de l’homme-léopard ? A Paris, les regalia du palais du roi Béhanzin sont sur le départ.

Et c’est donc en lisant « Restituer le patrimoine africain » de Pr Felwine Sarr et Bénédicte Savoy que se ranime le débat lancé dès 1953 par Resnais et Marker avec leur film longtemps interdit ‘Les statues meurent aussi’.

Quel regard sur la beauté chargée ? Comment s’extirper des sociétés de l’inimitié ? Aller du délit au déni, passer du déni au défi.

Peut-être en s’aérant les idées chez Paul Valéry, oracle d’une Europe mortelle, via le Musée international des arts modestes (MIAM) de Sète et ses ‘Kinshasa Chroniques’, en coprod avec la Cite de l’architecture et du patrimoine

Déambulation auprès de 70 jeunes artistes d’une mégapole auto-construite de 13 millions d’âmes, furieuse expérience d’écoute inventive, là même où s’invente ce qui se lève, sûrement, vivement, partout sur le continent.

http://www.miam.org

Pili

Pente douce vers l’austral, piste du rift pour un verre by the pool au Pili-Pili de Kigali.

Le temps d’arriver dimanche à Joburg au concert GlobalCitizen du centenaire Mandela, avec Beyoncé, Jay-Z, Ed Sheeran, Pharrell Williams, Usher, Wizkid, Tiwa Savage et les Sudafs Sho Madjozi et Cassper Nyovest.

Une affiche platinum offerte par le roi mondial du même métal, Patrice Motsepe.

http://pilipili.rw/

http://www.globalcitizen.org/en/festival/south-africa/

Mauritanie : le gouvernement gagne la guerre de l’énergie

Si aujourd’hui les contre-performances de l’économie mauritanienne sont pointés du doigt par les opposants du régime, le président Mohamed Ould Abdel Aziz qui s’apprête à rendre le tablier après deux mandats successifs, a réussi à donner un coup de fouet au secteur de l’énergie en parvenant non seulement à assurer l’autosuffisance énergétique mais à exporter le surplus de la production vers le Sénégal et le Mali.

Cette prouesse est d’autant plus remarquable qu’à son arrivée au pouvoir en 2008, le pays faisait face à une grave crise énergétique caractérisée par des délestages chroniques à Nouakchott la capitale du pays où vivent près du tiers des mauritaniens.

La production n’excédait guère quelques dizaines de mégawatts dont une partie fournit par l’OMVS depuis le barrage hydroélectrique de Manantali au Mali.

Mais grâce à d’importants investissements avec une priorité donnée aux énergies renouvelables, le solaire notamment, des résultats probants ont été enregistrés, faisant de la Mauritanie un exemple à suivre.

Un bilan nettement positif

Dans sa déclaration de politique générale présentée le 22 novembre dernier devant le parlement, le premier ministre, monsieur Mohamed Salem Ould El Béchir a énuméré les principales réalisations dans ce domaine énumérant entre autres la construction de la centrale éolienne de Nouakchott de 30 MW en 2015, de la centrale duale de Nouakchott Nord de 180 MW en 2016, et d’une centrale solaire à Nouakchott de 50 MW en 2017.

En plus de cela il y a eu hors réseau, huit localités desservies par des centrales thermiques qui ont été hybridées grâce à des unités solaires pour un total de 16,6 MW. Les localités concernées sont :Atar, Aioun, Aleg, Boutilimit, Akjoujt, Chami Boulanouar et Benichab.

Par ailleurs, sept nouvelles centrales hybrides thermiques/solaires ont été construites dans les villes suivantes : Kiffa, Néma, Adel Bagrou, Birette, Ndiago, Boustaila, et Tendakmadjek. Ce sont ainsi près de 290 MW de capacités additionnelles qui ont été installées au cours de cette période.

La Mauritanie, un des leaders en Afrique en matière de pénétration des énergies propres

Dans le domaine du Transport et de la Distribution, des programmes d’extension et de renforcement de réseaux ont été réalisés à Nouakchott, Nouadhibou, ainsi que dans les principales villes du pays. De plus, des projets de développement des réseaux de répartition et de distribution ont été mis en œuvre à l’intérieur du pays (lignes moyenne tension Aleg-Boghé, Boghé-Kaédi, Echram-Kamour, Guerrou-Kiffa, Timberdra-Néma-NbeiketLahwache, Néma-Adel Bagrou) ainsi qu’à Nouakchott, avec la densification du réseau, le renforcement du système d’évacuation par cinq nouveaux postes sources et de 12 nouvelles liaisons 33 KV entre lesdits postes sources pour une longueur totale de près de 120 km.

Et, à en croire le premier ministre mauritanien : « Le Centre National de Conduite, en cours d’essai, permettra d’offrir une gestion moderne, optimale et efficace du système électrique et d’améliorer significativement la qualité du service public. Par ailleurs, la part des énergies renouvelables dans la production de la SOMELEC (Société Mauritanienne d’électricité) est estimée à environ 50% en 2018, ce qui fait de notre pays un des leaders en Afrique en matière de pénétration des énergies propres. »

D’autres progrès sont à signaler dans le cadre de la production du réseau interconnecté, avec les travaux de construction du parc éolien de Boulanouar de 100 MW et de la centrale hydroélectrique de Gouina de 144 MW (quote-part 48 MW) qui sont en cours de réalisation.

Le gouvernement du président Aziz poursuit ainsi un ambitieux plan d’investissement comprenant l’étude d’un ensemble de projets de lignes moyenne et basse tensions réparties sur l’ensemble du pays.

Bakari Guèye à Nouakchott

Ifrane

Moyen-Atlas et Val d’Oise, la noblesse des idées, d’IFRANE FORUM à ROYAUMONT – abbaye & fondation.

Du côté du Maroc, à 1700 m, en attendant les neiges, Khadija Idrissi Janati organise la 3e édition du Sommet africain du commerce et de l’Investissement.

Avec Ministry of Industry, Investment, Trade and Digital Economy – Morocco et Al Akhawayn University (Marwa Tellal), on planche ‘croissance durable’ autour de Khaled Igue, Regina Mbodj, Louise Mushikiwabo, Mohamed Soual, Monia Jeguirim Essaidi et Diene Marcel DIAGNE.

A la même heure, dans l’ancien monastère cistercien apprécié de saint Louis, les 15e Entretiens de Royaumont, présidés par Patrick Pouyanné et placés sous le haut patronage d’Emmanuel Macron, invitent à se ‘laisser bousculer par la pensée’.

Pour 48h, une cinquantaine de délégations étrangères et leurs hôtes français infusent sur le thème ‘Etre une femme’.

Conviées par Carole VEZILIER, elles sont les voix du monde, et donc de l’Afrique avec Dinah Louda, Sonia Rolland, Aaliyah Sekatawa ou encore Meggy Pyaneeandee.

https://entretiensroyaumont.org/

http://www.ifraneforum.com/

Highway Africa

Pas si loin du village natal de Mandela, au Cap oriental, Grahamstown, ses 40 églises et la plus célèbre école de journalisme d’Afrique anglophone accueillent Highway Africa, un ‘sommet’ annuel pour les stars des médias et de la communication.

L’équipe du camarade Chris Kabwato, longtemps appuyée par Guy Berger, fédère les énergies de Rhodes University (Jane Duncan) et les ondes agiles de la radio-tv publique SABC pour propulser le débat, autour de belles pointures comme Thando Gwinji, Sibusiso Mtshali, Jovial Rantao, Luzuko Jacobs, Steven Lang.

Les délégués francophones qui nous rejoignaient là-bas s’effacent aujourd’hui devant les ‘speakers’, ce sont les mouvements tectoniques de amitiés influentes. Highway Africa, pendant trois jours, est un phare qui porte toujours loin.

http://www.highwayafrica.ru.ac.za/

 

Conférence économique africaine 2018 à Kigali

Le masterplan de Kigali
Le masterplan de Kigali

Celles et ceux qui se sont déjà rendus au Rwanda, ont forcément entendu parler de l’Umuganda, cette vaste opération de nettoyage qui a lieu le dernier samedi de chaque mois. Le pays a gagné une reconnaissance mondiale avec cette initiative civique transformatrice. Le terme Umuganda signifie « poursuivre ensemble un objectif commun pour engranger des résultats».

C’est précisément ce qu’entend faire la 13e Conférence économique africaine (AEC), qui se déroulera à Kigali du 3 au 5 décembre 2018. Réunissant des groupes de réflexion (think tanks), chercheurs, décideurs et dirigeants des secteurs public et privé d’Afrique ainsi que des représentants des organisations économiques régionales, cette rencontre vise résolument à propulser le programme d’intégration de l’Afrique vers de nouveaux sommets.

La Conférence se tient, neuf mois seulement après que les dirigeants africains aient signé l’accord établissant la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), la plus importante depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce, une étape tout aussi marquante.

La ZLECA rassemble les 55 États membres de l’Union africaine, soit tous les pays du continent. Il s’agit d’un marché global de plus de 1,2 milliard de personnes, susceptible de provoquer à terme une gigantesque transformation du commerce intracontinental.

La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) estime que la ZLECA pourrait stimuler le commerce intra-africain en supprimant les droits à l’importation et pourrait même le doubler, dans l’hypothèse où les obstacles non tarifaires sont également réduits. Cela permettrait de porter le taux actuel du commerce intra-africain de 15 % à 52,3 % – comparativement à 54 % dans la Zone de libre-échange nord-américaine, 70 % au sein de l’Union européenne et 60 % en Asie.

Le thème de l’AEC 2018 – « L’intégration régionale et continentale au service du développement de l’Afrique » – est bien en conformité avec la stratégie du Groupe de la Banque africaine de développement, qui vise à promouvoir une croissance forte, partagée et durable en Afrique. Les partenaires organisateurs expliquent que la conférence de cette année sera pragmatique dans sa recherche de solutions pratiques pour faire progresser le programme d’intégration régionale du continent, en particulier la mise en œuvre de la ZLECA.

Les défis qui se posent à l’Afrique sont bien connus, raison pour laquelle le Groupe de la Banque africaine de développement a fait de l’Intégration de l’Afrique l’une des cinq priorités (High 5) de son programme de développement.

«Notre vision porte sur la construction d’un continent stable, intégré et prospère regroupant des pays compétitifs, diversifiés, dotés d’une économie durable et participant pleinement aux échanges et aux investissements mondiaux,» a souligné le président de la Banque, Akinwumi Adesina.

Ces trois dernières années, la Banque a financé des projets estimés à 1,3 milliard de dollars EU et des biens publics régionaux d’une valeur de 187,6 millions de dollars EU. La politique de la Banque vise à s’assurer que 10 % du budget de tous les projets régionaux soient alloués à des interventions en faveur d’infrastructures immatérielles.

Dans le cadre de sa mission, le Groupe de la Banque africaine de développement continue de piloter plusieurs initiatives continentales ciblant les infrastructures tant matérielles qu’immatérielles (A titre d’exemple, des politiques et instruments de facilitation du commerce et des services). Ces initiatives comprennent le Programme intégré de développement de l’agriculture en Afrique (CAADP), le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) et le plan d’action pour stimuler le commerce intra-africain.

Le Groupe de la Banque africaine de développement continuera de soutenir et d’intensifier les initiatives transformatrices visant à stimuler l’intégration régionale. Dans cette dynamique, l’institution s’engage également à travailler avec les différentes parties prenantes. Les Communautés économiques régionales (CER) ont besoin de soutien pour mettre en place des infrastructures immatérielles, harmoniser les investissements et les codes en matière d’ingénierie et garantir des normes de qualité et de certification.

«Il est impératif de saisir l’opportunité pour appeler toutes les parties prenantes à l’AEC qui se tient à Kigali, à creuser en profondeur et à trouver des solutions pertinentes et efficaces qui dirigeront et orienteront nos futures actions,» a affirmé, pour sa part, Moono Mupotola, directrice de l’Intégration régionale à la Banque africaine de développement.

L’un des moments forts de la conférence sera la présentation du rapport phare de la Banque, intitulé : Indice d’ouverture sur les visas 2018. L’Afrique, et avec elle l’ensemble de la communauté internationale, attend d’importants résultats démontrant le chemin parcouru dans le cadre de ce processus.

Les attentes de la Banque sont grandes : que les experts régionaux identifient les meilleurs moyens d’accélérer l’intégration de l’Afrique. Pour y arriver, il est essentiel d’avancer rapidement avec efficacité, et juguler les questions de volonté politique et de l’harmonisation des législations et des barrières non tarifaires.

Dans cette optique, la Banque demeure convaincue que la coopération avec les CER représente la voie la plus directe pour réunir les 55 marchés africains fragmentés.

Et, tout comme pour l’Umuganda, la tâche peut s’avérer exigeante et difficile, mais si la communauté tout entière s’unit autour d’un objectif commun, la réalisation d’une plus grande intégration n’est plus très loin.

Comme le dit le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina : « Nous sommes à la tâche pour relever le défi et nous sommes sur la bonne voie ! »

Afrinic

Le Net en Afrique, y-a-t-il un pilote dans l’avion ? Oui, il est à Ebène CyberCity – Maurice et s’appelle AFRINIC-The Internet Numbers Registry for Africa ( christian Bope, Susan M.A. Otieno).

Jusqu’à la fin de la semaine, l’African Network Information Centre tient sa 29e session – hashtag#Afrinic29 – à Hammamet en Tunisie, suite logique du Sommet de l’internet africain organisé à Dakar fin avril.

Remue-méninges avec ICANN et Internet Society sur la neutralité de la toile, les droits digitaux, les DNS, les mesures de débit et sur le protocole IPv6, pour lequel le pays le plus avancé serait… le Zimbabwe. Bonne étape en Tunisie, pays où les nouvelles technologies génèrent plus de 7% du PIB et font travailler 80.000 personnes. Taux de pénétration moyen du Net sur le continent, 20%, encore de la grosse marge. 

https://meeting.afrinic.net/afrinic-29/

E-commerce : CFAO Retail et Carrefour en partenariat avec Jumia

La joint-venture Adialea, entre CFAO et Carrefour, annonce la signature d’un protocole d’accord avec Jumia, leader du e-commerce en Afrique, pour la distribution des produits Carrefour sur sa plateforme de vente en ligne.

Cette approche multi-canal s’inscrit dans la stratégie de CFAO Retail et de Carrefour en donnant accès à l’ensemble des consommateurs à des produits de qualité à des prix accessibles.

Cet accord concerne les pays dans lesquels CFAO Retail se déploie : Côte d’Ivoire, Cameroun et Sénégal.

Jean-Christophe Brindeau, Directeur Général de CFAO Retail, explique : « Les produits de marque Carrefour sont très appréciés par les consommateurs dans nos différents points de ventes Carrefour ou Carrefour Market à Abidjan et à Douala. Aujourd’hui, nous sommes heureux de proposer un nouveau canal de distribution à nos clients et de profiter de l’essor du e-commerce en Afrique. Il est très important de diversifier les circuits pour répondre à leurs attentes. »

La vente en ligne des produits Carrefour sur la plateforme Jumia commencera début 2019.

Cet accord intervient alors que le groupe Majid Al Futtaim, partenaire historique du groupe Carrefour au Moyen Orient et en Afrique de l’Est, annonce lui aussi la signature d’un partenariat avec Jumia au Kenya.

Adialea, la coentreprise CFAO – Carrefour, porte ce nouveau projet alimentaire.

Avec 35° Nord

Le fonds Synergie Solaire présente un film sur les énergies renouvelables

Le grand rendez-vous de la filière des entreprises œuvrant dans les énergies renouvelables se tenait ce mardi 20 novembre au Ministère de la Transition Écologique et Solidaire.

Plus de 300 participants, 120 entreprises, des ONG et associations présents avec le fonds Synergie Solaire

L'ensemble des partenaires de Synergie Solaire pour ce diner caritatif

L’ensemble des partenaires de Synergie Solaire pour ce diner caritatif

C’est dans ce cadre que le fonds de dotation Synergie Solaire, partenaire de l’Agence des Micro Projets, réunissait plus de 300 personnes et 120 entreprises qui travaillent dans le déploiement des énergies renouvelables en France et à l’international.

Les trois grands syndicats des énergies renouvelables étaient présents : Le SER : Syndicat des Énergies RenouvelablesEnerplan : Syndicat des Professionnels de l’énergie Solaire, et la FEE : Filière des Éolienne en France.

Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’État après du Ministre d’État, Ministre de la Transition Écologique et Solidaire à introduit la soirée avec un point important sur l’importance de fédérer ce réseau des entreprises de la filière EnR et également l’enjeu écologique et économique des actions à mener.

Emmanuelle Wargon Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire

Emmanuelle Wargon
Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire

Un film sur les acteurs des énergies renouvelables au Sénégal

Le film : « Impact des énergies renouvelables en Afrique de l’Ouest, une révolution énergétique en mouvement » a ensuite été diffusé. Ce film est une version courte en partenariat entre l’ONG La Guilde et son programme l’Agence des Micro Projets, le fonds Synergie Solaire et la société Finergreen. Il présente différents microprojets de solidarité internationale au Sénégal du nano projet au macro en passant par le micro et le méso. Trois projets sont présentés.

Film sur les énergies renouvelables au Sénégal

Film sur les énergies renouvelables au Sénégal

Thierry Barbaut de l’ONG La Guilde a pu remercier l’ensemble des partenaires présent et donner rendez-vous en décembre pour la diffusion de la version longue et sa mise en ligne pour le grand public.

Des projets qui fédèrent un réseaux important d’acteurs du développement

La fondatrice du fonds Synergie Solaire Hélène Demaegdt est intervenue pour développer à quel point il est primordial de s’engager à la fois sur le financement des projets mais aussi sur l’importance du mécénat de compétences que proposent les entreprises du fonds.

Les énergies renouvelables sont de plus en plus connectées, de plus en plus intelligentes et elles développent une filière importante et créatrice d’emplois ici en France comme en Afrique, ce qu’illustre aussi le film.
Enfin elle appelle les autres entreprises à rejoindre le fonds afin d’être plus nombreux à soutenir le déploiement des projets qui impliquent les énergies renouvelables à travers le monde.

Hélène Demaegdt - Synergie Solaire

Hélène Demaegdt – Synergie Solaire

Stop Harcèlement

L’Union africaine-African Union tourne la page des pince-fesses ?

Sonnette d’alarme entendue, à la sortie du rapport du comité de haut niveau institué par le boss de la Commission de l’UA Moussa Faki Mahamat : le harcèlement sexuel est « très répandu » dans l’organisation, en particulier, « par des responsables à l’encontre d’employées de sexe féminin placées sous leurs ordres lors de missions à caractère officiel à l’extérieur du lieu de travail ».

Exit les afters collés-serrés des symposiums/ateliers-de-formation/conférences à per diem au cours desquels les manitous tentent d’exploiter « les employés à contrat déterminé, les bénévoles et les stagiaires », en faisant aux jeunes femmes « des promesses crédibles de contrats ».

L’UA fait part de son intention de « renforcer sa politique de tolérance zéro ». Un signal #BalanceTonGrosLourd qui devrait avoir des échos dans les administrations ici, là et aussi là.

https://bit.ly/2OYN9M9

HEC Paris ouvre en Afrique de l’Ouest et Centrale, à Abidjan

Ce Bureau HEC, qui a bénéficié d’un soutien sans faille de la CGECI, a pour objectif de former chaque année une centaine de cadres aux métiers de la finance et de la stratégie d’entreprise et de promouvoir et développer les activités de l’école dans la sous-région.

La cérémonie d’inauguration, sous le haut patronage de la Première Dame de Côte d’Ivoire, Madame Dominique Folloroux Ouattara, s’est tenue en présence de Nathalie Lugagne, Directrice Déléguée d’HEC Paris pour l’Executive Education,d’Armelle Dufour, Directrice des projets Global Initiativeset d’Alexis John-Ahyee, Directeur du Bureau Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale, ainsi que de hauts responsables ivoiriens dont Pierre Magne, Vice-président de permanence de la CGECI, Tiémoko Yadé Coulibaly (H62), Président d’honneur d’HEC Paris en Côte d’Ivoire et de Daouda Coulibaly (H96), Président du Chapter Alumni Côte d’Ivoire.

Le Bureau est dirigé, depuis juillet dernier, par Alexis John-Ahyee, dirigeant africain expérimenté dans les ressources humaines et le développement des talents avec une expérience professionnelle dans plusieurs pays de la sous-région. Celui-ci déclare : «Abidjan est une des capitales africaines les plus dynamiques sur le plan économique avec un taux de croissance de 7,8 %. Forte de son brassage culturel et de son ouverture sur le monde, elle attire investisseurs, multinationales et entrepreneurs, un écosystème idéal qui favorise l’innovation et la création de valeur. HEC Paris ambitionne de drainer les talents de Ouagadougou à Douala en passant par Lagos et Dakar en leur offrant des formations professionnelles aux standards internationaux ».

François Collin, Directeur International d’HEC Paris, affirme quant à lui : «L’engagement d’HEC Paris en Afrique s’inscrit sur le long terme. Nous sommes un partenaire des économies et des réussites africaines, en mettant à leur disposition notre expertise et en contribuant à la formation des étudiants et des dirigeants. Le Bureau pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale constitue ainsi une étape cruciale. Il est le signe que l’Afrique et ses dirigeants sont totalement intégrés aux chaînes de valeurs mondiales».

«Dans sa mission éducative tournée vers l’international, HEC Paris veut être un acteur de la formation des futurs managers africains, contribuer au développement des compétences de ses chefs d’entreprises et dirigeants et accompagner les talents du continent, qui feront l’Afrique de demain. Aussi, je me réjouis que la République de Côte d’Ivoire ait fait confiance à HEC Paris pour former et accompagner le renforcement managérial et entrepreneurial de ses fonctionnaires plus de 5000 cadres de l’administration seront formés d’ici 2020», confirme Nathalie Lugagne, Directrice Déléguée d’HEC Paris pour l’Executive Education.

L’Afrique et HEC Paris : 

  • Nombre d’étudiants d’origine africaine inscrits dans les formations : 276
  • Communauté alumni sur le continent : 1 700
  • Nombre d’universités partenaires : 6

Le programme MUST conçu pour les dirigeants en charge du développement de leur Business Unit, permet d’acquérir les fondamentaux de la direction de centre de profits dans ses dimensions stratégique,financière, humaine et opérationnelle. L’Executive Certificate Finance en blending learninga pour objectifs, quant à lui, l’acquisition des principaux concepts de la finance d’entreprise, l’élaboration d’une politique financière, la maîtrise des enjeux financiers d’une opération de croissance externe entre autres.

Deux formations complémentaires qui permettront aux cadres africains de monter en compétences.

La première promotion de participants débutera sa formation en janvier 2019.
Avec l’agence 35° Nord.

Alphadi

Une nuit glacée à Dakhla, qui avait englouti le soleil acide du jour, et ce roulement furieux de l’océan, apercevoir presque New York de l’autre côté, je me souviens…

Tempo atlantique avec le Festival international de la mode en Afrique (FIMA) en session froufrou à Dakhla, la Villa Cisneros où Mermoz et St-Ex posaient le zinc du courrier, vertige de lenteur et de papier aujourd’hui remplacé par un clic au clavier.

Ténacité remarquable de l’ami alphadi seidnaly, une 11e édition du sommet des élégances loin de son Niger natal, et dire que les étoiles nous virent au siècle dernier boire des théières de vodka au flanc tiède des dunes d’Agadez.

On verra donc défiler les grands et les aspirants, Colle Sow Ardo, Ade Bakare , Juliette OMBANG, Gilles Touré, Jean Doucet, JEDDA-KHAN LLC, Bazem’se, Peter Akosah Yeboah, Hisham Oumlil, Pathé’O, Pepita D, Salima Abdelwahab, Karim Tassi, lamine diasse, Hamza Guelmouss, et le duo dakaro-avignonnais de Bull Doff S.A.S., Laure TAROT et Baay Sooley.

https://fima-africa.com

KAF

Quelque 7000 km les séparent. Avant l’Afro-Nordic d’Helsinki, zoom avant sur le Forum audiovisuel de Kigali (KAF) qui bouscule les ‘termes de l’échange’ en invitant les cadors de la tv et du cinéma en mix sud-nord.

Heureux d’y retrouver deux camarades sudafs au top de leur art, le producteur Steven Markovitz – gros coup à Cannes cette année – et le puissant Ramadan Suleman, père du nouveau cinéma austral.

Le Rwanda Development Board de Clare Akamanzi et Emmanuel Hategeka convie encore Ardiouma Soma du Fespaco, Hervé MICHEL de TVFI, Julien Ezanno du CNC et les spécialistes du droit d’auteur Leonardo de Terlizzi et Warrick Percy.

En lever de rideau, deux courts métrages primés, Imfura, du Rwandais Samuel Ishimwe, et Une place dans l’avion de la Sénégalaise Khadidiatou Sow.

Quelques heures plus tard, au pays du Nokia, Kingsley J Ify ose Springboard, la plateforme des affaires afro-nordiques avec Lance Mambondiani, Ndeye Diarra Diobaye, Obi Ejimofo, Simbarashe Mhuriro et Sam Ajadi.

http://kaf.rw/

http://www.springboard.fi

Sardine

Μασσαλία regarde le monde depuis 2600 ans. Elle a gardé l’accent et même planté une gare chez les Sotho d’Afrique du sud (29.1811°S 27.2947°E) avec un s final.

Un de ses fils, Samir Abdelkrim de StartupBRICS, pilote l’événement Emerging Valley, dans la langue que Marseille fait semblant de parler.

Objectif : que les leaders de l’innovation africaine entrent en émulsion avec les petits génies phocéens. Que du lourd, autour de boss français Mounir MAHJOUBI, des Papa Amadou SARR, Gregory Clemente, jimmy ADJOVI-BOCO, Cedric ATANGANA, Yves Delafon, Karim SY, sihle Tshabalala, Kenza Lahlou, Rémy Rioux

Suite à thecamp chez Lionel Minassian en poussant vers chez les bourgeois d’Aix.

https://thecamp.fr

http://www.emergingvalley.co

Chiffon

Kigali, Helsinki, Dakar, Dakhla, Marseille, Londres quelle semaine !

Et d’abord Le Caire pour la 3e édition de Destination Africa, la monumentale foire du textile africain organisée par le Textile Export Council of Egypt piloté par Dalia Rady.

Très engagés en faveur de la Zone de libre échange continentale, les Egyptiens savent ce qu’ils doivent à Méhémet-Ali, premier planteur de l’or blanc du delta du Nil aux longues fibres soyeuses et extra-fines (ceux qui n’ont jamais dormi dans des draps en coton égyptien premium ne peuvent pas comprendre).

Au même moment débute l’atelier de formation en ligne de la prêtresse londonienne de Africa Fashion Guide. Belle obsession de Jacqueline Shaw – African Fashion Sourcing Consultant : que l’on arrête de coudre des pagnes dans l’arrière-cuisine pour comprendre que le vêtement est un business mondial.

Le combat de l’ami alphadi seidnaly, qui s’apprête à lancer le 11e Festival international de la mode en Afrique à Dakhla.

http://destination-africa.org/

Améliorer les systèmes éducatifs pour les réfugiés

Enfant en Afrique sur un avion abandonné. Crédit photo Thierry Barbaut
Enfant en Afrique sur un avion abandonné. Crédit photo Thierry Barbaut

Un nouveau rapport de l’UNESCO rend compte de la pression exercée par les réfugiés sur les systèmes éducatifs en Afrique subsaharienne

Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2019 met en lumière de nombreuses initiatives innovantes prises par le Tchad, l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda et l’Ouganda pour l’éducation des réfugiés.

Le nouveau Rapport mondial de suivi de l’éducation (GEM) 2019 de l’UNESCO sur les migrations et les déplacements de personnes décrit les progrès et les défis en matière d’éducation rencontrés par les réfugiés dans le monde. L’Afrique subsaharienne abrite près d’un tiers des réfugiés dans le monde, ainsi que des millions de personnes déplacées, ce qui, selon le Rapport, met à rude épreuve les systèmes éducatifs en difficulté.

Le Rapport GEM, intitulé Bâtir des ponts, pas des murs, souligne la volonté politique de changement telle que définie dans la Déclaration de Djibouti (de la Corne de l’Afrique) et met en lumière de nombreuses initiatives novatrices dans certains pays. L’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda, le Tchad, l’Ouganda et le Tchad qui accueillent plus de la moitié des réfugiés de la région et 12 % des réfugiés dans le monde, sont particulièrement reconnus pour leur approche positive en faveur de l’éducation des enfants et des jeunes qui sont déplacés de force. Ils partagent l’ambition de pays comme la Turquie, le Liban et la Jordanie de réunir les réfugiés et les nationaux dans les systèmes éducatifs.

Le Rapport identifie également les pays dans lesquels des efforts plus importants sont nécessaires afin d’intégrer les enfants réfugiés dans les systèmes éducatifs nationaux, comme la République-Unie de Tanzanie. Il est nécessaire que les pays de la CAE (Communauté de l’Afrique de l’Est) partagent des enseignements pour faire en sorte que les réfugiés ne soient pas privés de leur droit à l’éducation.

À leur arrivée dans les pays d’accueil, les réfugiés ont souvent un faible niveau d’instruction et des ressources limitées. Au Tchad, parmi les réfugiés âgés de 6 à 14 ans originaires de la République centrafricaine, du Nigéria et du Soudan, 30 % sont analphabètes. Les réfugiés du Soudan du Sud en Ouganda s’installent dans la sous-région pauvre du Nil occidental, où le taux de fréquentation net du secondaire était de 9 % en 2016, soit moins de la moitié du taux national.

Les déplacements ont un impact important sur la qualité de l’éducation. Dans les camps de réfugiés au Kenya, les écoles doivent respecter les normes et directives minimales du ministère de l’Éducation, mais le ratio élèves / enseignant à Dadaab est en moyenne de 120:1 au préscolaire et de 56:1 au primaire. En moyenne, six élèves partagent un même bureau et quatre élèves partagent un même manuel en anglais, en mathématiques, en sciences et en sciences sociales.

Beaucoup d’enseignants en situation de déplacement manquent de formation formelle. Dans le camp de réfugiés de Dadaab au Kenya, seulement 8 % des enseignants du primaire étaient des enseignants nationaux certifiés et 6 enseignants réfugiés sur 10 n’étaient pas formés. Alors que le Tchad propose des parcours professionnels aux enseignants réfugiés dans ses écoles publiques, les qualifications de ces enseignants restent souvent méconnues, comme chez les Sud-Soudanais en Ouganda. La formation est également cruciale pour aider les enseignants à gérer des classes multilingues. En Ouganda, le contenu pédagogique est traduit en classe, ce qui ralentit le processus d’enseignement.

Les pays doivent améliorer la formation des réfugiés en matière de langue ; sans cette formation, les élèves peuvent être placés dans des niveaux inférieurs, ce qui accentue la pression sur les enseignants et crée un surpeuplement dans les classes, comme c’est le cas pour les réfugiés burundais au Rwanda. Les différences linguistiques rendent également les relations sociales plus difficiles et peuvent conduire à la discrimination, entraînant l’abandon scolaire et le rattachement d’enfants à des gangs, ce qui est constaté chez les adolescents réfugiés congolais et somaliens en Ouganda.

Des enseignants supplémentaires sont requis, vu les flux de réfugiés. En Ouganda, 7 000 enseignants supplémentaires sont nécessaires au primaire pour l’éducation des réfugiés ; le coût des salaires des enseignants au primaire dans les zones d’installation de réfugiés est estimé à 15 millions de dollars américains pour les trois prochaines années.

« Les grands mouvements de population ont des conséquences énormes sur les systèmes éducatifs », a déclaré Manos Antoninis, directeur du Rapport GEM. « De nombreux pays d’Afrique subsaharienne sont des chefs de file dans le domaine. D’autres pays ont toutefois encore besoin de l’aide internationale pour faire face à ces défis. Des initiatives régionales en vue de favoriser le partage d’exemples positifs sont également nécessaires pour aider les pays qui ont du retard à rattraper en la matière. »

À l’échelle mondiale, seulement un tiers du déficit de financement pour l’éducation des réfugiés a été comblé. Au niveau national, seuls 4 % de l’appel humanitaire nécessaire en faveur de l’éducation sont actuellement financés au Burundi, 3 % au Tchad, 6 % au Cameroun et 10 % en République centrafricaine et en Éthiopie. Le Rapport souligne que l’aide humanitaire ne suffira jamais à combler l’écart et cite l’Ouganda comme un exemple à suivre ; ce pays a rassemblé divers partenaires humanitaires et de développement pour financer son plan d’éducation, qui porte notamment sur l’éducation des réfugiés.

Les plans d’aide humanitaire et d’aide aux réfugiés ne reflètent pas avec précision certaines priorités fondamentales en matière d’éducation. Bien qu’une personne déplacée sur six ait moins de cinq ans, les programmes au Burkina Faso, au Sénégal, en Somalie et en Éthiopie ne font pas mention de l’éducation de la petite enfance.

Recommandations:

  • Protéger le droit à l’éducation des migrants et des personnes déplacées
  • Inclure les migrants et les personnes déplacées dans le système éducatif national
  • Comprendre les besoins en éducation des migrants et des personnes déplacées et axer la planification sur ces besoins
  • Représenter avec précision les antécédents de migration et de déplacement des migrants et des personnes déplacées afin de combattre les préjugés
  • Préparer les enseignants qui interviennent auprès de migrants et de réfugiés à faire face à la diversité et aux difficultés
  • Mettre à contribution le potentiel des migrants et des personnes déplacées grâce à la reconnaissance des compétences et des qualifications
  • Répondre aux besoins des migrants et des personnes déplacées en matière d’aide humanitaire et de développement.

Visitez la page de la campagne #EducationOnTheMove pour voir en temps réel les histoires de migrants et de réfugiés. Cette campagne rend compte des défis et des succès de ces derniers en matière d’accès à une éducation inclusive.

Consultez le dossier de presse électronique du Rapport ; il contient le Rapport et du matériel multimédia.

Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2019 étudie l’impact des migrations et des déplacements de populations (qu’il s’agisse de mouvements de population volontaires ou forcés, à l’intérieur ou au-delà des frontières) sur l’emploi et l’éducation. Il passe également en revue les progrès réalisés en matière d’éducation dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Compte tenu de la diversité croissante, le Rapport analyse comment l’éducation contribue à la fois à construire des sociétés inclusives, à aider les gens à dépasser la tolérance, et à apprendre à ces derniers à mieux vivre ensemble. L’éducation contribue également à bâtir des ponts ; un accès inégal à l’éducation élève quant à lui des murs entre les migrants et les réfugiés par rapport à leurs communautés d’accueil.

Deux nouveaux Pactes mondiaux sur les migrants et les réfugiés reconnaissent le rôle de l’éducation et fixent des objectifs conformes à l’engagement mondial pris de ne laisser personne pour compte. Dans cette optique, ce Rapport constitue une boîte à outils incontournable pour ces deux pactes. Il couvre les questions politiques concernant les migrants saisonniers, la fusion des écoles rurales, les programmes interculturels, l’inclusion des réfugiés dans les systèmes éducatifs nationaux et l’élimination de la ségrégation, la reconnaissance des qualifications, le financement des écoles, l’aide à l’éducation humanitaire et la formation des enseignants pour l’enseignement interculturel et en contexte d’urgence prolongée.

Le Rapport appelle les pays à considérer l’éducation comme un outil de gestion de la migration et des déplacements et comme une opportunité pour aider les migrants et les réfugiés.

EXEMPLES DE PAYS :

L’Ouganda, qui compte le plus grand nombre de réfugiés dans la région, est considéré comme un modèle en matière de bonnes pratiques ; le pays est parvenu à réunir des partenaires du développement et de l’aide humanitaire autour d’une même table en vue de la réalisation de son plan d’éducation en 2018. Ce plan vise à rejoindre 675 000 étudiants réfugiés et de la société d’accueil de 12 districts par année. Alors que près de la moitié des 26 plans d’action en faveur des réfugiés et de l’aide humanitaire dans le monde ne font aucune mention des besoins en éducation de la petite enfance, l’Ouganda a augmenté le nombre d’assistants et de centres agréés.

Le Rapport GEM 2019 félicite le Tchad d’avoir été le premier pays à inclure les réfugiés dans un plan d’éducation temporaire, tout en mettant à jour son plan d’éducation principal pour l’inclure dans le système éducatif national. Ce pays a effectué une évaluation approfondie dans 12 camps pour alimenter son plan d’éducation ; cela a permis d’accéder à un financement et de convertir 108 écoles situées dans 19 camps et sites de réfugiés en des écoles publiques ordinaires en 2018. Le Tchad veille à ce que les écoles de réfugiés suivent un programme d’enseignement tchadien ; il s’assure également que davantage d’enseignants tchadiens soient affectés dans les camps de réfugiés pour enseigner le français, l’éducation civique et la géographie, afin d’aider les élèves à intégrer le système national.

Le Rapport souligne l’approche exemplaire adoptée par le Tchad pour collecter des données sur l’éducation des réfugiés, collecter ces informations dans chaque camp et couvrir les programmes d’enseignement et les programmes d’alphabétisation non formels. Alors que la plupart des pays du monde ne recrutent pas d’enseignants réfugiés, le Tchad met en place des parcours professionnels pour les enseignants réfugiés, ce qui améliore leurs qualifications afin qu’ils aient la possibilité de travailler dans les écoles publiques tchadiennes.

Au Kenya, les écoles des deux plus grands camps de réfugiés sont enregistrées auprès du ministère de l’Éducation, même si l’éloignement de ces écoles fait en sorte qu’il y a peu ou pas d’élèves sur place.

L’Éthiopie gère des écoles de réfugiés parallèles, qui suivent le programme national à partir de la 5e année, et les réfugiés légaux peuvent accéder aux écoles nationales et accueillir les enfants dans les écoles de réfugiés. Trois enfants réfugiés âgés de 3 à 6 ans sur cinq sont pris en charge dans 80 centres d’accueil et d’éducation de la petite enfance dans des camps de réfugiés et dans 150 jardins d’enfants privés et publics à Addis-Abeba.

Le Rwanda s’est également engagé en 2016 à inclure 18 000 enfants réfugiés dans ses écoles primaires et 35 000 adolescents dans ses écoles secondaires, éliminant ainsi la nécessité d’une offre parallèle dans les camps ; le taux d’inscription des réfugiés est passé de 54 % à 80 % au primaire et de 34 % à 73 % au secondaire en un an seulement.

Enfant en Afrique sur un avion abandonné. Crédit photo Thierry Barbaut
Enfant en Afrique sur un avion abandonné. Crédit photo Thierry Barbaut

Éradiquer le fléau des « enfants fantômes »

En France, la tenue « des registres des baptêmes et des sépultures » a été rendue obligatoire en France en 1539 par l’ordonnance « de Villers-Cotterêts » au cœur du château royal François 1er.

Or, dans le monde, ils sont encore 250 millions, peut-être plus ! à être privés d’identité juridique en raison d’absence d’acte de naissance et d’inscription sur des registres d’état civil fiables, gratuits et laïcs. On les appelle « les enfants fantômes »

Or, un enfant sans identité juridique n’a pas d’avenir puisqu’il n’existe pas : il est privé de scolarité, de protection sociale et sanitaire ; il est davantage exposé aux risques du mariage forcé, du travail précoce, d’assignation à résidence sans aucune possibilité d’émigration… Pire, il est une proie désignée pour tous les trafics : la prostitution, les trafics d’organes, l’enrôlement forcé des « enfants soldats » et parfois le terrorisme.

Véritable scandale humain et politique du XXIème siècle, les enfants fantômes ne sont pas la conséquence d’une catastrophe environnementale ou une crise économique. On peut l’éradiquer par volonté politique et une prise de conscience internationale.

Le député de l’Aisne, Secrétaire général parlementaire de la Francophonie (APF) se mobilise contre ce fléau.

A l’occasion de la journée internationale de l’enfant, le 20 novembre le député Jacques Krabal propose la projection du film « Les enfants fantômes : un défi pour l’Afrique »

14h30, au cinéma de Villers-Cotterêts à destination de 130 lycéens et collégiens.

18h30, au cinéma de Château-Thierry ouvert à tous publics – gratuit

Les projections seront suivies d’un débat en présence de :

Michel Welterlin, producteur du film,
Michèle Vianès, présidente de l’association Regards de femmes,

Adama Sawadogo, co-fondateur de I-civil,

Renée Paule Albaret, présidente de la section castelle de la Ligue des Droits de l’Homme,
Les associations panafricaines de Château-Thierry,

IP Investisseurs et Partenaires lancent le blog « ENTREPRENANTE AFRIQUE »

En 2016 paraissait le livre Entreprenante Afrique (Odile Jacob), co-écrit par Jean-Michel Severino et Jérémy Hajdenberg.

À travers cet ouvrage, les deux auteurs témoignaient et participaient à la promotion de l’élan entrepreneurial en Afrique subsaharienne, en faisant découvrir des histoires d’entrepreneurs et en nous aidant à mieux comprendre le contexte dans lequel ils travaillent.

Initié par Investisseurs & Partenaires (I&P), la Fondation pour les Etudes et Recherches sur le Développement International (Ferdi) et le Club Africain des Entrepreneurs, ce blog poursuit le travail initié avec le livre et permettra de saisir les dernières évolutions de cette Afrique qui entreprend.

Pour accéder au blog : www.entreprenanteafrique.com

Petit-déjeuner de lancement du blog « Entreprenante Afrique » en présence de Jean-Michel Severino (I&P), Jérémy Hajdenberg (I&P), Patrick Guillaumont (FERDI) et Sidi Khalifou (Club africain des entrepreneurs).

UN CROISEMENT ORIGINAL ENTRE PRATIQUE ET RECHERCHE POUR ENCOURAGER L’ÉLAN ENTREPRENEURIAL EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

La situation du continent africain a profondément évolué au cours des quinze dernières années, marquées par des performances macroéconomiques généralement solides, d’importants changements dans les politiques économiques, et des transformations démographiques majeures. Mais en dépit d’une amélioration de nombreux indicateurs sociaux, le bien-être des populations africaines a insuffisamment augmenté. Les inégalités ont cru notablement. Les économies se sont insuffisamment diversifiées et leur productivité ont faiblement augmenté, malgré un puissant essor entrepreneurial. L’accélération de l’essor entrepreneurial est fondamentale pour la pérennité de la croissance africaine. Servir le marché intérieur créé par l’essor démographique du continent exige de nouvelles générations d’entreprises aptes à fournir les biens et services dont les Africains ont besoin. Cet essor est également essentiel pour créer les 450 millions d’emplois requis pour absorber la croissance de la population active d’ici à 2050.

C’est au regard de tels enjeux que la Ferdi, I&P et le Club Africain des Entrepreneurs lancent en commun ce blog consacré à l’entrepreneuriat africain. Les objectifs ? « Apprendre et comprendre ce sujet en écoutant tous les acteurs, à commencer par les entrepreneurs eux-mêmes, mais aussi susciter et mettre en lumière des propositions de politique publique ou d’initiative privée pour promouvoir un entrepreneuriat africain responsable, et susciter échanges et discussions entre entrepreneurs pour améliorer la stratégie et le management de leurs entreprises » explique Jean-Michel Severino, Président d’Investisseurs & Partenaires.

Entreprenante Afrique entend répondre à ces objectifs en croisant expériences et recherches, témoignages et analyses, échanges directs et documents de réflexion. « Ce croisement original entre pratique et recherche, sur un sujet en constante évolution, permettra l’interpénétration des points de vue. Il nourrira chacun, dans les centres de recherche ou les locaux des entreprises, des contributions de l’autre » analyse Patrick Guillaumont, Président de la Ferdi.

UN OUTIL COLLABORATIF POUR S’EXPRIMER ET ÉCHANGER LES BONNES PRATIQUES
Entreprenante Afrique regroupera articles de recherches, partages d’expériences et témoignages de terrain sur l’entreprise africaine. Les articles sont classés en trois catégories principales :
• Témoignages : Partager son expérience du quotidien, son parcours
• Éclairages : des articles permettant de comprendre un enjeu particulier
• Points de vue : des articles engagés, pouvant susciter discussions et débats

Le blog Entreprenante Afrique est un espace d’expression ouvert et une ressource qui s’adresse à la fois aux entrepreneurs africains et ceux qui aspirent à le devenir, aux acteurs qui ont pour mission de soutenir l’entrepreneuriat africain (acteurs du développement, investisseurs, incubateurs, réseaux, conseillers…) et aux chercheurs qui souhaitent partager ou mieux comprendre le contexte africain dans lequel évoluent les entrepreneurs.

Il est ouvert aux contributeurs externes en vue de croiser les points de vue, et enrichir les débats à travers des expériences concrètes et ancrées sur le terrain, comme le rappelle Sidi Khalifou, dirigeant de l’entreprise mauritanienne CDS et Président du Club Africain des Entrepreneurs : « Je mesure à quel point il est important pour les entrepreneurs africains de pouvoir partager et échanger sur leurs parcours, réalisations et difficultés, non seulement dans l’optique d’améliorer les bonnes pratiques, mais également pour faire entendre leur voix auprès des institutions publiques. Le blog sera un outil de plaidoyer très utile en ce sens, et nous espérons vivement intéresser et recueillir les points de vue de tous les acteurs s’intéressant à l’écosystème entrepreneurial et à son développement ».

Awilo

Oh ! 20 ans déjà depuis Coupé Bibamba, tu te souviens ?

Mini-short et soukouss, la rumba zaïre, un revenant. Awilo Longomba enflamme Dubaï ce soir, je te dis, à Festival City, au bord de la Creek, à portée de jumelles des côtes iraniennes, quel enjaillement !

C’est le One Africa Music Festival de l’émirat, avec en tête de gondole les jeunes snipers Davido, Wizkid, Tiwa Savage, Kiss Daniel et un ancien, Sarkodie.

La fête se poursuit sur 48h, soirée blanche et tutti.

Conseil pour se défatiguer du kwassa-kwassa, la terrasse du Park Hyatt, sans doute le plus bel hôtel d’Orient.

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