Accueil Blog Page 29

La BEI finance 1 milliard d’euros aux énergies renouvelables

énergies renouvelables au Sénégal
énergies renouvelables au Sénégal - La centrale

La Banque européenne d’investissement (BEI) a approuvé un financement de 1 milliard € dans le secteur des énergies renouvelables, lors de sa dernière assemblée générale.

Cette enveloppe financière ira au profit de plusieurs projets dont deux projets de centrales solaires de 500 MW au Maroc, une centrale hydroélectrique de 420 MW au Cameroun, un projet d’interconnexion électrique entre le Mali et la Guinée, entre autres. Une centrale solaire de 42 MW en Pologne et la rénovation d’un réseau de distribution en Grèce figurent également parmi les bénéficiaires de ce financement.

L’ensemble de ces projets permettra un accès plus grand aux sources d’énergies propres et, par ricochet, une réduction de la dépendance aux énergies fossiles. Ce milliard d’euros consacré au secteur énergétique fait partie d’une enveloppe de 6,6 milliards €, consacrée au transport durable, au développement urbain et à la promotion de l’investissement privé en Europe et en Afrique.

« Hier, le GIEC a réitéré le caractère impératif de l’accélération des investissements afin de réduire les émissions de carbone et de nous adapter au changement climatique. La Banque européenne a une expérience unique en ce qui concerne l’accompagnement des projets d’actions climatiques. Les projets que nous venons d’approuver, en tant qu’institution financière, viennent attester de notre engagement en faveur d’une finance climat accélérée, essentielle pour le futur de notre planète », a affirmé Werner Hoyer, le président de la BEI.

énergies renouvelables au Sénégal
énergies renouvelables au Sénégal

Stream

Le ‘Maboneng’ de Joburg s’appelle ‘SoPi’ à Paris, une évasion urbaine chaud-bobo, un caravansérail de tendanceurs bottinés. Et c’est là, au bout de 120 concerts, que s’achèvent trois nuits Made in Pigalle, avec un week-end pour mettre les tympans sur un transat.

En marge de ce festival MaMA valeureusement programmé en semaine pour les fêtards salariés, on suivra en Replay sur le web les conférences de la « Convention », mix du gratin international de l’industrie de la musique, et encore je fais un effort pour placer quelques mots de français (le programme décline des termes anglobish bien velus), du speed-meeting au cashless, ça streame dosé-dosé.

Autour de belles thémas comme « L’Afrique, un nouvel eldorado Music Tech », avec Alain Bidjeck, Anicet Nemani et Bimstr, Alizée Dallemagne et l’excellent Digital Lab Africa d’initiative française en Afrique du Sud – remarqué au dernier festival de Cannes – ou encore le génial DEEDO, à découvrir d’urgence pour envisager les musiques africaines hors de la galaxie du piratage, idée fixe à succès, et multilingue d’Awa GIRARD.

Classement Choiseul 100 Africa 2018

Choiseul 100 Africa 2018 – Les leaders économiques africains de demain
Choiseul 100 Africa 2018 – Les leaders économiques africains de demain

Choiseul 100 Africa 2018

Les leaders économiques africains de demain

Le Choiseul 100 Africa est une étude annuelle inédite réalisée par l’Institut Choiseul.

Il identifie et classe les 200 jeunes dirigeants africains de 40 ans et moins appelés à jouer un rôle important dans le développement de l’Afrique dans un avenir proche. Dirigeants d’entreprises florissantes, entrepreneurs à succès, investisseurs et porteurs de projets innovants, etc., ils incarnent le dynamisme et le renouveau de tout un continent et portent les espoirs de toute une génération.

Découvrez le classement complet sur le site de Choiseul

Choiseul 100 Africa 2018 – Les leaders économiques africains de demain
Choiseul 100 Africa 2018 – Les leaders économiques africains de demain

Jean-Yves Le Drian en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso

Jean-Yves Le Drian
Jean-Yves Le Drian

Arrivé mercredi soir à Abidjan, le programme du ministre de l’Europe et des affaires étrangères comprenait un entretien avec le président Alassane Ouattara et la première présentation, en compagnie du ministre de la défense, ministre d’État, Hamed Bakayoko, de l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme, projet à vocation régionale et internationale, annoncé par les Présidents Macron et Ouattara en novembre 2017.

M. Le Drian « lancera » aussi, officiellement avec le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, « l’Institut National Polytechnique Houphouët Boigny de Yamoussoukro, le hub éducatif franco-ivoirien ». Selon la diplomatie française, ce « hub » permettra aux étudiants ivoiriens d’obtenir des diplômes universitaires français en Côte d’Ivoire.

Jean-Yves Le Drian se rendra ensuite à Ouagadougou du 18 au 19 octobre. Il y sera reçu par le Président Roch Kaboré, avec qui il évoquera la consolidation de la coopération antiterroriste, mais aussi le partenariat de développement. Dans cette perspective, il inaugurera, en présence de son homologue burkinabè Alpha Barry, la Maison de l’innovation et de la jeunesse, nommée « la Ruche », qui doit catalyser l’interaction entre les jeunes talents, les start-ups du numérique, ainsi que l’offre française d’enseignement supérieur. Ce site innovant, qui concrétise un des engagements du Président de la République dans son discours de Ouagadougou en novembre 2017, est le premier du genre dans le réseau français et bénéficie de l’appui de la société Orange pour l’accès au haut débit et l’équipement.

Le Ministre rencontrera également des représentants de la communauté française et fera le point sur les mesures de sécurité prises après les attentats qui ont frappé les intérêts français et l’état-major burkinabè le 2 mars dernier.

Jean-Yves Le Drian
Jean-Yves Le Drian

Mèche lente

Bientôt la bonne saison pour grimper le mont Cameroun, le ‘Char des dieux’ des Bakweri, les gars qui mirent une taloche aux Allemands en 1891.

A Buéa, là justement d’où nous écrit l’envoyé spécial du Monde, auprès d’habitants terrorisés par le conflit entre les Ambazoniens – dont les chefs biberonnent peinards aux USA ou en Norvège – et l’Etat central.

Mais plus question d’aller randonner sur le volcan, exit la course dite de l’Espoir un temps sponsorisée (hips) par une bière brune irlandaise, et le souvenir de mon plat de camarons – avalé un jour d’orage joliment scénarisé par ma Juliette – paraît si loin.

Des centaines de milliers de Camerounais ont fui, des centaines sont morts sous les balles des deux camps, des enfants que les Amba Boys privent d’école, voici la «situation».

A l’heure de l’infox rapide et du buzz jetable, soudain on tient un récit forgé par le vrai voyage d’un vrai reporteur, des lettres qui sentent la braise, le sang, la peur.

Aller au contact, bouffer des moustiques, rencontrer «Sylvia, la petite marchande de fripes qui vend désormais sa nudité, Julius, le tailleur, qui survit en changeant des pneus». Mèche lente d’une guerre hors des radars, entr’aperçue par un homme qui fait son métier.

Google en Made in Africa

Google pour le Kenya : Contribuer à développer l’économie kényane

Il y a 11 ans aujourd’hui, nous ouvrions nos bureaux à Nairobi, nos premiers en Afrique. Depuis, nous nous sommes concentrés sur notre mission visant à rendre l’information accessible et utile à tous, et nous avons lancé des programmes pour connecter les gens entre eux, former les jeunes Kényans aux outils numériques, aider les entreprises locales à tirer le meilleur parti du Web et faire connaître le Kenya aux touristes du monde entier.

Aujourd’hui, nous présentons d’autres produits et programmes qui vont dynamiser l’économie kényane.

Former 100 000 petits exploitants agricoles aux outils numériques
Nous annonçons aujourd’hui une initiative Google.org de 1 million d’euros, dont l’objectif est de former plus de 100 000 petits exploitants agricoles aux outils numériques l’année prochaine. Pour ce faire, nous travaillerons avec One Acre Fund, une organisation à but non lucratif dont le siège est situé à Kakamega, au Kenya, et qui finance à crédit des formations, des produits et des services pour les paysans à faible revenu.

Le but est d’aider ces fermiers à exploiter au mieux le Web dans leurs activités agricoles pour augmenter les rendements et la productivité. Ces fonds leur permettront de numériser leurs opérations et leurs tâches (formation, paiements, santé des cultures, etc.).

Street View sur Google Maps
Durant la dernière décennie, nous avons amélioré Google Maps en permanence pour vous aider à trouver les plus beaux sites à visiter, le meilleur moment pour le faire et le moyen idéal pour vous y rendre.

Aujourd’hui, dans l’outil Street View de Google Maps, nous mettons en ligne 9 500 km de routes kényanes cartographiées et accessibles dans le monde entier. Avec Street View, les Kényans comme les touristes peuvent découvrir les villes et les destinations du pays comme s’ils y étaient. 

 

Mode Moto de Google Maps
Chaque jour, nous devons décider où aller, par quel chemin et quand partir. Google Maps nous aide dans ces choix. La moto, ou « bodaboda », est un moyen de transport très prisé au Kenya. Plus d’un million de Kényans en ont fait leur mode de transport favori. Aujourd’hui et c’est une première en Afrique, nous sommes heureux de présenter un mode de déplacement dédié aux motos, qui propose des itinéraires et une navigation vocale. Nous espérons qu’il aidera les Kényans dans leurs déplacements et nous allons continuer à en améliorer le fonctionnement dans les prochains mois.

Compétences numériques en Afrique
L’année dernière, nous avons présenté des initiatives visant à fournir aux Africains les compétences et les outils dont ils ont besoin pour qu’eux-mêmes, et à travers eux leurs activités et leurs communautés, puissent profiter des avantages du monde numérique.

À ce jour, notre programme de compétences numériques nous a permis de former plus de 2,5 millions d’Africains sur les 10 millions prévus. Au Kenya, ce sont plus de 200 000 demandeurs d’emploi et plus de 400 000 entreprises qui ont acquis des compétences numériques utiles pour leurs objectifs professionnels et leurs besoins commerciaux.

Nous avons également formé plus de 9000 développeurs africains qui sont en passe d’obtenir une certification Google. En outre, en partenariat avec Udacity et Andela, nous avons octroyé 15 000 bourses pour une formation spécifique de 2 mois et 500 bourses pour suivre un Nanodegree d’une durée de 6 mois, à des développeurs débutants ou professionnels de plusieurs pays africains. Nos programmes visent à former aujourd’hui les développeurs africains aux emplois de demain. De fait, un grand nombre de diplômés de notre programme ont déjà un emploi. Allan Juma, membre d’une communauté rurale au Kenya, a trouvé du travail après avoir bénéficié du programme de bourse Google Africa.
Avant la fin du mois, nous allons annoncer 10 000 bourses de développeur, avec Pluralsight et Andela, pour continuer de soutenir les développeurs en Afrique

 

Launchpad Accelerator Africa
En mars, nous avons lancé la première session du programme Launchpad Accelerator Africa destiné à apporter une aide financière de plus de 3 millions de dollars à des start-ups technologiques basées en Afrique. Ce programme prévoit de l’accompagnement, la mise à disposition d’espaces de travail et un accès à la technologie. Au Kenya, quatre start-ups ont déjà bénéficié de ce programme :

  • Pezesha – Classe 1 : plateforme de microcrédit évolutive en « peer-to-peer » qui permet aux Kényans de prêter de l’argent à leurs concitoyens via un service de paiement mobile basé sur le Big Data et l’analyse de crédit.
  • Flexpay – Classe 1 : système d’achat en ligne avec mise en dépôt (« layaway ») automatisé et sécurisé.
  • Cloud9xp – Classe 2 : plateforme de réservation en ligne permettant aux utilisateurs d’acheter et de vendre des expériences dans différents lieux d’Afrique et du Moyen-Orient.
  • PayGo Energy – Classe 2 : compteur intelligent et service logiciel connecté permettant aux acteurs de la chaîne de valeur du GPL (gaz de pétrole liquéfié) de mieux servir leurs clients et de généraliser l’utilisation de combustibles plus propres en cuisine.

Google Impact Challenge
Plus de 5 500 candidatures ont été déposées pour le Google Impact Challenge au Kenya, au Nigeria et en Afrique du Sud. C’est la première fois que nous lançons un Google Impact Challenge en Afrique. Cette initiative fait partie d’un plan d’investissement de 20 millions de dollars de Google sur ce continent pendant les cinq prochaines années.

De nombreux innovateurs africains font un travail remarquable dont l’impact est réel sur les communautés. C’est pourquoi nous souhaitons donner un coup de projecteur sur ces associations en leur apportant une aide pour financer leurs projets et leurs idées. Le processus de sélection des 12 finalistes a commencé et les lauréats seront désignés le 28 novembre à Lagos, à Nairobi et en Afrique du Sud.

Nous sommes convaincus que les outils technologiques peuvent aider les organisations locales et nationales à atteindre leurs objectifs et à résoudre une partie des problèmes parmi les plus urgents auxquels ce continent est confronté. Nous voulons également soutenir les personnes qui utilisent ces outils de manière innovante afin d’améliorer la vie de leurs communautés.

Prix YouTube Silver Button
L’année dernière, l’utilisation mobile de YouTube a bondi de 80 % : les vidéos YouTube sont de plus en plus consultées et les internautes consacrent de plus en plus de temps à cette activité. Cette hausse s’explique par la qualité incroyable des contenus que les créateurs chargent sur YouTube. À travers le monde, ce sont plus de 400 heures de vidéo qui sont chargées sur YouTube chaque minute.

Aujourd’hui, nous avons remis le prix Silver Play Button, qui récompense les chaînes YouTube ayant dépassé les 100 000 abonnés, à cinq YouTubeurs kényans :

Ce prix vient récompenser le travail et le dévouement dont ces créateurs ont fait preuve pour développer leur chaîne à ce niveau de professionnalisme. Le dynamisme de cette communauté de créateurs nous incite à créer des fonctionnalités qui facilitent le visionnage des vidéos et renforcent l’attrait des vidéos pour les spectateurs.

Autant d’initiatives qui s’inscrivent dans notre projet d’aider les Kényans à tirer le meilleur partir d’Internet et à développer l’économie.

Vieux coco

Espoir caressé de voir les mânes d’Alberto Moravia veiller sur l’ouverture, chez lui à Rome ce matin, de l’Italia Africa Business Week/IABW.

Fatigué comme son communisme latin, rayonnant de sagesse à l’Italienne –un des rares peuples du monde qui sait bien manger, bien chanter et bien s’habiller en même temps-, l’octogénaire nous laisse ses Promenades africaines (Arléa), manière de déclaration d’éblouissement déguisée en testament vaguement panthéiste.

A 80 piges, il traverse le continent façon routard, et laisse au pied du Colisée le journal d’un voyage dans un monde aujourd’hui disparu, pareil à celui des Racines du ciel de Gary.

De ce fracas, l’Italie et ses masques actuels aux grimaces pas très vénitiennes émerge et se projette, avec un commerce extérieur vivace qui ne doit plus grand-chose aux nostalgies d’empire, avec un épais tissu de PME exportatrices et une culture commerciale élevée au rang d’art combinatoire.

L’organisateur

«Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur», s’amusait Jean Cocteau au pied de la Tour Eiffel. Ainsi de l’énigmatique futur de l’Afrique, que chacun veut décrypter.

Ce matin à la University of the Witwatersrand, le Africa-China Reporting Project (Bongiwe Tutu, Yu-Shan Wu) piste les ‘pouvoirs globaux face à l’Afrique’ dans le miroir de la présente Assemblée générale de l’ONU.

Avec l’appui de la Ford Foundation, l’Afrique du Sud, qui bientôt siégera au Conseil de sécurité, observe la tectonique géopolitique.

Ses chercheurs ( Prof. Tawana Kupe, Gilbert Khadiagala, Sithembile Mbete, Bob Job Wekesa) ont du pain sur la planche.

Avec le Rwanda musclé à l’Union africaine et à la Francophonie, avec les Algériens aux commandes d’Afripol, avec le Nigéria appelé à abriter la 3e population mondiale, avec le Maroc en mode ‘conquistador’, les mystères se transforment en rébus.

Regain d’énergie en Afrique subsaharienne

Réunis à Lomé le mardi 11 septembre dernier, le Bénin, le Burkina Faso, le Gabon, le Mali, le Niger et le Togo ont lancé une initiative mondiale visant à mobiliser des investissements pour le compte de l’Alliance Solaire Internationale (ASI).

Inaugurée par l’Inde et la France à l’occasion de la COP 21, cette Alliance a pour objectif de rassembler 121 pays de la zone intertropicale – 68 pays en font partie aujourd’hui – afin d’y déployer massivement l’énergie solaire. L’occasion pour Ludovic Morinière, rapporteur du groupe de travail de l’Institut Montaigne Prêts pour l’Afrique d’aujourd’hui ?, et directeur Afrique et développement international au sein du cabinet BearingPoint, de nous livrer son analyse de l’état actuel de l’énergie renouvelable sur le continent africain.

Lire la suite sur le site de l’Institut Montaigne

42 : Sophie Vigier remplace Nicolas Sadirac

Place au changement au sein de la direction de 42, l’école atypique de codage fondée en 2013 par Xavier Niel.

Nicolas Sadirac va développer le peer-learning dans les pays émergents

Ex-directrice de la Web@cadémie, du Samsung Campus de la Coding Academy by Epitech ou encore à l’origine de la première formation au développement informatique « ambition féminine » en 2016, Sophie Viger a été nommée hier à la direction générale de 42 à Paris et dans la Silicon Valley. Sa mission sera entre autres de poursuivre le développement de l’école de codage dans la capitale en menant à bien un projet existant, celui de doubler la taille de la structure.

Cette ancienne développeuse indépendante remplace ainsi Nicolas Sadirac qui de son côté s’en va développer le peer-learning dans les pays émergents.

Et je suis extrêmement fière et heureuse de vous rejoindre pour poursuivre le développement de cette merveilleuse école qu’est 42 ! Ping merci à @Xavier75 pour sa confiance et merci à toute l’équipe @42born2code pour votre accueil ! Ça va être de la bombe !!! :)) https://t.co/XdWQIgX5ys

— sophieviger (@sophieviger) 9 octobre 2018

Miser sur l’éducation

Crédits photos: © Thierry Barbaut - Info Afrique

Dans tous les pays, on trouve des enseignants dédiés et enthousiastes, capables d’enrichir et de transformer la vie de millions d’enfants. Ce sont des héros discrets qui, souvent, n’ont pas reçu une formation adaptée, manquent de matériel pédagogique et dont le travail n’est pas reconnu. Des héros qui contrarient le destin et transmettent les savoirs avec passion, créativité et détermination.

Avec La Banque mondiale

À l’école Oued Eddahab, à Kenitra, au Maroc, j’ai rencontré l’un de ces professeurs. Dans la salle de classe aux couleurs vives dont elle a elle-même peint les murs, cette enseignante exploite YouTube pour créer des outils pédagogiques grâce auxquels tous ses élèves apprennent et participent en s’amusant. Ici, chaque lettre de l’alphabet est associée au bruit d’un animal et à un mouvement. Le « s » est ainsi apparenté à « monsieur le serpent » et à une ondulation de la main. Quand elle prononce un mot et l’épelle à voix haute en l’accompagnant du geste qui va avec, les élèves écrivent le mot puis le luimontrent. Elle peut ainsi facilement repérer les enfants en difficulté et ralentir le rythme de la leçon pour leur permettre de rattraper les autres. Sans aucune exception, ils sont tous attentivement impliqués dans le cours et participent, sans craindre de se tromper. Car, dans cette classe, la maîtresse adapte son enseignement au niveau de chaque élève afin d’être comprise de tous. Cette enseignante a manifestement compris que sa mission consiste à permettre l’apprentissage de chacun des élèves.

Il ne serait cependant pas raisonnable de reposer sur ces seuls héros pour mettre fin à la crise générale de l’apprentissage. L’avenir de nos enfants — et de nos pays — suppose que chacun des professeurs, où qu’il se trouve, soit en mesure de garantir des apprentissages à la fois rigoureux, ciblés et joyeux. Pour y contribuer, la Banque mondiale lancera prochainement une nouvelle stratégie baptisée « Enseignants performants, élèves performants ». Cette approche, qui s’inscrit dans la continuité du Rapport sur le développement dans le monde 2018, propose d’accompagner autrement les pays dans leur soutien au corps enseignant. Il s’articule autour de cinq grands axes:

  • rendre performant chaque enseignant;
  • conférer au métier d’enseignant un statut respectable et attractif;
  • mettre en œuvre des politiques de gestion du personnel efficaces;
  • fournir aux enseignants, avant leur prise de fonction, les savoir-faire et les connaissances adéquats;
  • mettre en place des programmes permettant de les accompagner au mieux tout au long de leur carrière.

Cette nouvelle approche a pour objectif de réduire l’écart existant entre les pratiques qui fonctionnent véritablement et celles appliquées aujourd’hui par la plupart des enseignants et décideurs (a). Ainsi, il est nécessaire d’abandonner la formation uniformisée et excessivement théorique que reçoivent l’ensemble des professeurs, quel que soit leur niveau de compétence, pour adopter des programmes de soutien définis au sein même des écoles. Ces formations doivent répondre aux besoins individuels de chaque enseignant, tout en accordant aux directeurs d’école un rôle essentiel dans le choix des formations à mettre en œuvre dans leur établissement. Par ailleurs, nous affirmons au travers de cette approche que pour constituer un corps enseignant performant, il est indispensable de rendre la profession socialement prestigieuse. Enfin, nous y reconnaissons que sont nécessaires des interventions ayant un impact direct sur l’efficacité de l’enseignant sur le terrain et, notamment, dans ses interactions avec les élèves.

Contrairement aux pays aux systèmes éducatifs performants, la majorité des pays à revenu faible ou intermédiaire ne procèdent pas à une évaluation régulière de la prestation de leurs enseignants, laquelle pourrait pourtant aider ceux-ci à améliorer leur performance. Selon les cas, c’est parce que ces pays ne sont pas convaincus de l’importance de l’évaluation ou parce qu’ils ne disposent pas des outils ou des savoir-faire nécessaires. Cependant, même lorsque les méthodes d’enseignement sont effectivement évaluées, les indicateurs utilisés sont peu pertinents et ce, pour diverses raisons. Tout d’abord, ils mesurent sans distinguo le recours à des méthodes données et la qualité de leur application. Ensuite, les indicateurs ne prennent pas suffisamment en compte le travail de l’enseignant pour développer les compétences socio-émotionnelles des élèves. Ailleurs, les outils utilisés ont été conçus pour d’autres environnements et peuvent se révéler culturellement inadaptés, coûteux et difficiles à employer. Ou, enfin, ils ne reposent pas sur des données probantes et ne sont pas rigoureux. Pourtant, sans un instrument fiable, même les professionnels de l’éducation les plus aguerris peineront à différencier les enseignants non performants des autres.

Dans ce contexte, comment avancer ?

Pour surmonter ces obstacles, la Banque mondiale lance aussi un nouvel outil d’observation baptisé Teach.Destiné à la salle de classe et facilement accessible, l’instrument d’observation proprement dit fait partie d’un kit proposant du matériel de formation, avec notamment un guide et des exemples de mises en situation pour familiariser les utilisateurs avec l’outil.

Teach comprend également un manuel pratique et une application de collecte des données ainsi que des outils d’analyse et de présentation de ces données. Par ailleurs, un tableau de bord faisant apparaître de manière synthétique les chiffres clés est généré automatiquement, de même qu’une série de graphiques et de grilles en vue d’analyses plus approfondies. L’outil propose en outre un modèle de compte rendu et des diaporamas pour faciliter la communication autour des résultats compilés.

Teach a plus d’un atout. En effet, il s’agit du premier outil capable d’évaluer une leçon dans son ensemble en allant au-delà du simple temps passé sur un apprentissage pour prendre en compte l’efficacité des méthodes de l’enseignant. En outre, Teach porte sur les démarches pédagogiques à visée cognitive, mais aussi, ce qui est inédit, sur l’acquisition des compétences socio-émotionnelles. Par ailleurs, cet outil a été conçu pour être utilisé tant par les pays à revenu faible ou intermédiaire que par ceux dont les écoles présentent des niveaux de performance très divergents.

Teach est issu d’un rigoureux processus de développement et de validation qui s’est étalé sur deux ans. Sa conception a reposé sur les nombreux commentaires et suggestions émanant d’un comité consultatif technique. L’outil a été expérimenté dans plus de 1 000 salles de classe au Mozambique, au Pakistan, aux Philippines ou encore en Uruguay. Puis, il a fait l’objet de tests contrôlés par vidéo dans 12 pays à revenu faible ou intermédiaire.

Il s’agit d’un outil à la fois de développement professionnel individuel et de diagnostic général. Sur le plan collectif, Teach permet aux pouvoirs publics de mesurer l’efficacité de leurs mesures d’amélioration de la performance des enseignants. Parallèlement, en tant qu’outil de développement individuel, il pourra être utilisé pour identifier les points forts et les compétences à améliorer chez les professeurs.

Avec ces deux initiatives, la Banque mondiale s’emploie à aider les pays à mettre en place dans leurs écoles des enseignants à la fois qualifiés, accompagnés et motivés. Pour que chaque enfant puisse recevoir un enseignement rigoureux, adapté et plaisant.

Crédits photos: © Thierry Barbaut – Info Afrique

Louise Mushikiwabo secrétaire de la francophonie

Louise Mushikiwabo
Louise Mushikiwabo

Louise Mushikiwabo désignée secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

Louise Mushikiwabo est officiellement nommée à la tête de la francophonie. Le nom de Mme Mushikiwabo était déjà sur toutes les lèvres et dans les esprits de tous c’était chose faite.

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a enfin nommé à sa tête la Rwandaise Louise Mushikiwabo face à la sortante canadienne Michaëlle Jean, indiquent les délégations rwandaise et française. Mme Mushikiwabo a été nommée secrétaire générale de l’OIF par consensus lors d’une réunion à huis clos au dernier jour du sommet de Erevan.

La ministre rwandaise des Affaires étrangères Louis Mushikiwabo va donc désormais occuper ce poste clef de la francophonie à travers le monde, un signal fort sur l’entente de la France et du Rwanda sur lequel nous reviendrons bientôt.
Le Rwanda fait figure de miracle en terme de développement dans différents domaines tel que l’innovation, les services publics ou l’éducation et nous l’évoquons régulièrement dans les colonnes de Info Afrique.

Louise Mushikiwabo
Louise Mushikiwabo

Longs crayons

Foin du startupisme ambiant, costumes de trader au vestiaire, perruques lisses au placard…

voici les Universités de la rentrée (URPA) – PRESENCE AFRICAINE EDITIONS

chez Kader Attia, en sa Colonie de Paris.

Le gratin cérébral dans la place tout le week-end autour de quelques vraies problématiques pas toc, un sommet de longs crayons pour se demander :

  • Peut-on encore, à l’ère de toutes les afro-déclinaisons, être décemment, et simplement, panafricain ?
  • Le droit existant, premier ennemi ou principale entrave ?
  • Existe-t-il en chacun quelque chose qui résiste à toute traduction, quelque chose qui ne pourrait passer d’une langue l’autre ?
  • Comment être d’ici et de là-bas sans que ces deux identités entrent en conflit ?
  • Que disent les chefs, les couturiers, des identités à réinventer ?

Et dimanche, les fashionistes d’Afrikanista au micro pour des lectures en freestyle + DJ set de Martin Costa.

*Grand témoin, l’écrivain et essayiste américain Ta-Nehisi Coates.

 

www.presenceafricaine.com/agenda/evenements/universites-de-la-rentree-presence-africaine-urpa-2018-

Atalaku

Connaissez-vous l’atalaku? Incomparable scansion en mode ‘dédicace’ chez la déesse Rumba.

Fille de Mutare au Zimbabwe, Nora Chipaumire, «The Rock Star of Dance» de The New Yorker, donne # PUNK 100% POP *NIGGA en 1ère mondiale au Kitchen de NYC.

Performance dansée en triptyque, pour honorer Patti Smith, Grace Jones et Kin-la-liesse personnifiée par l’atalaku Ruth Nzele.

Mix vintage et afro-futuriste, esthétique exploratoire des marges et de la mémoire programmée par le festival Crossing the Line de FIAF – French Institute Alliance Francaise (Marie Monique Steckel, Courtney Geraghty, Eva Chien).

Un ovni franco-ricain en bonne correspondance avec le disruptant cycle New Settings de la fondation d’entreprise Hermès ( Frédéric Hubin, Quentin Guisgand), l’Institut des arts créatifs de University of Cape Town et Lincoln Center for the Performing Arts.

©Antoine Tempé

www.companychipaumire.com

 


Each year, Crossing The Line brings the most compelling French and international artists to New York City in works that transcend nationality, language, and discipline. The twelfth edition of the festival will feature sixteen trailblazing artists and ensembles presenting new works and performances—including a dozen world, US, and NY premieres—in seven venues across the city. 

« From sharing the influence of female visionaries from France to a play that asks us what is art, » says Marie-Monique Steckel, President of FIAF, « this year’s Crossing The Line Festival engages with pertinent questions facing our society and allows us to build a deeper understanding across perceived boundaries. »

At FIAF, the festival will present performances by artists employing spoken and written language in creative, provocative, and poignant ways: French film star Jeanne Balibar; French artist David Geselson; French theater maker Mohamed El Khatib; Paris-based Claudia Huidobro; and Belgian and Dutch theater collectives, tg STAN and Dood Paard.

Around town, the festival will present several major new works by leading artists including Algerian-born dancer and choreographer Nacera Belaza at Danspace Project; Tunisian-French choreographer and activist Syhem Belkhodja at Gibney and FIAF; New York-based French composer Leila Bordreuil at ISSUE Project Room; French choreographer Boris Charmatz at NYU Skirball; Zimbabwe-born, New York–based nora chipaumire and New Yorker Trajal Harrell at The Kitchen; Danish choreographer and dancer Mette Ingvartsen at Performance Space New York; and American artists, choreographer Will Rawls and poet Claudia Rankine, at Danspace Project.

Welcome

 

Africa Investment Forum en Afrique du Sud

Lancée sous l’égide de la Banque africaine de développement, la première édition de l’Africa Investment Forum (AIF), vital pour financer le développement des infrastructures en Afrique, se déroulera du 7 au 9 novembre 2018, au Sandton Convention Centre de Johannesburg, en Afrique du Sud.

Si les opportunités d’investissements sont riches, il est toutefois urgent de combler le fossé entre le capital disponible en Afrique et les projets bancables. Financer les besoins en développement du continent exigerait de 600 à 700 milliards de dollars par an, d’après les estimations. Et d’après l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique de la Banque africaine de développement, 130 à 170 milliards de dollars environ sont nécessaires, chaque année, pour les infrastructures.

La Banque collabore avec d’autres partenaires au développement multilatéraux et parties prenantes, pour faire en sorte que l’Africa Investment Forum devienne un tremplin essentiel pour les investissements en Afrique et ainsi satisfaire les énormes besoins en infrastructures et en développement du continent.

Ce premier marché novateur de l’investissement réunira des promoteurs de projets, des fonds de pension, des fonds souverains, des investisseurs privés, des décideurs, des sociétés de capitaux et des chefs de gouvernement, afin de mobiliser des capitaux à même de transformer les secteurs économique, agricole et industriel de l’Afrique.

Le forum sera 100 % transactionnel. L’accent est mis la conclusion et la signature d’accords, la sélection et l’amélioration de projets. Il s’agit également d’une plateforme pour attirer les co-investisseurs et faciliter les transactions, afin de libérer des opportunités d’investissements de plusieurs milliards de dollars en Afrique.

Pitch-moi en lèr

Les Réunionnais ont un beau volcan et d’éruptives ambitions.

Ancrés entre l’Afrique du Sud et Maurice, au large de la côte swahilie, en route vers l’Inde, la diversité personnifiée, ils font boucan cette semaine à Paris avec le NxSE, le tech-forum ‘au carrefour de l’Europe, de l’Afrique australe et du grand océan Indien’.

Pas une minute à perdre, séance de ‘pitch en lèr’ sur le vol aller d’AIR AUSTRAL, ateliers, conférence mercredi avec (Philippe Arnaud et Laura Deleersnyder) DIGITAL REUNION, La French Tech (Ministère de l’Economie et des Finances), Luc Laventure d’Outremers 360°, Région Réunion, CCI RéunionUnion des Chambres de Commerce et d’Industrie de l’Océan Indien (UCCIOI), la Maison de l’Export de La Réunion.

#NxSEParis, c’est aussi une fenêtre ouverte sur les talents continentaux avec les Nigérianes Ezinne Anyanwu et Tomilola Adejana, la Sud-africaine Dr Noluxolo Gcaza du Council for Scientific and Industrial Research (CSIR) et encore Isabelle Albert, Aude de Thuin.

En guise d’after premium, la tribu du Capricorne prolonge jeudi au Bpifrance Inno Generation à la rencontre de 40.000 autres entrepreneurs.

Accueil – NxSE2018 Tech Forum

Denis Mukwege prix Nobel de la paix

Denis Mukwege
Denis Mukwege

C’est le gynécologue Congolais Denis Mukwege et à la militante Yazidie Nadia Murad qui reçoivent le Prix Nobel de la paix «pour leurs efforts pour mettre fin à l’emploi des violences sexuelles en tant qu’arme de guerre»

Pour 2018 ils étaient 331 personnes et organisations ont été proposés pour la prestigieuse récompense décernée chaque année à Oslo. Et c’est ce vendredi que le Dr Denis Mukwege et la militante Yazidie Murad ont été lauréats du prix après avoir été désignés par les cinq membres du comité norvégien. «Denis Mukwege et Nadia Murad ont tous les deux risqué personnellement leur vie en luttant courageusement contre les crimes de guerre et en demandant justice pour les victimes», a déclaré la présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen.

Denis Mukwege
Denis Mukwege

Le premier avait déjà été pressenti par le passé pour obtenir la récompense. Dr Denis Mukwege, 63 ans, est un gynécologue qui soigne les victimes de violences sexuelles en République Démocratique Du Congo. Expert reconnu au niveau mondial de la réparation des dommages physiques causés par le viol et les violences sexuelles, il milite pour faire reconnaître le viol comme une arme de guerre.

Pour son combat, il devient une cible et échappe à une tentative d’attentat qui le force un temps à l’exil en Europe avant de revenir reprendre son travail avec les victimes de ce qu’il considère comme «une guerre sur le corps des femmes». En 2014, l’Union européenne lui avait remis le prix Sakharov, récompense honorant les personnes ou organisations qui ont consacré leur vie à la défense des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

We Africans…

Un saut à Londres pour la foire d’art contemporain africain 1 : 54 à Somerset House jusqu’à dimanche.

Tour du monde des plus grands, découverte de ceux qui montent. Grâce à Touria El Glaoui, on rencontre des œuvres saisissantes, tantôt nées au fil d’aventures diasporiques, tantôt enchâssées dans un récit personnel au contact.

Différentes focales pour composer un manifeste vivant, comme le trait radical d’une exigence de liberté, une manière de banquet d’insurgés.

Voyez le Bissau-guinéen de Paris Nu Barreto et ses Etats Désunis d’Afrique!/Criblés défendus par la GALERIE NATHALIE OBADIA.

Et encore cet échange public promis avec la Franco-ivoirienne Anna-Alix KOFFI, éditrice de Something We Africans Got, topissime revue d’art, et d’Off The Wall, regard inédit sur les cultures ‘photo’.

www.somethingweafricansgot.com

http://1-54.com/london/

Google, la recherche simplifiée en swahili

Le swahili étant l’une des langues africaines les plus utilisées, nous offrons désormais la possibilité à plus de 100 millions de Swahilis de faire des recherches bien plus facilement sur les sujets qui les intéressent.
Et parce que nous voulons tous avoir le plus rapidement possible les résultats de nos recherches Internet, nous proposons désormais le Knowledge Graph en swahili, pour que les personnes qui parlent swahili puissent découvrir de nouveaux contenus plus facilement.
Ainsi, lorsqu’un internaute fera une recherche en swahili sur Wangari Maathai, Prix Nobel de la paix, il obtiendra instantanément des informations pertinentes associées telles que sa date de naissance, les prix qui lui ont été décernés, les ouvrages qui lui ont été consacrés : la recherche ne se limitera pas à retrouver les mots-clés identiques, elle sera élargie aux concepts (ou entités) associés.
Le Knowledge Graph permet de chercher des informations pertinentes sur des concepts, des personnes ou des lieux que Google connait : des monuments, des célébrités, des villes, des équipes de sport, des bâtiments, des éléments géographiques, des films, des objets célestes, des œuvres d’art et bien plus.
La recherche ne se limite pas aux sources d’information publique telles que Freebase, Wikipedia ou le World Factbook de la CIA. Le Knowledge Graph porte sur une échelle beaucoup plus large, pour apporter toujours plus d’ampleur et de profondeur à la recherche. Le Knowledge Graph, actuellement disponible en 59 langues, recense plus d’un milliard d’entités du monde réel et les relations qui les lient les unes aux autres, et plus de 70 milliards de faits les concernant. Il est configuré à partir des recherches des internautes et du contenu disponible sur la toile. Tout cela permet d’améliorer les résultats au cours du temps.
Dès à présent, nous lançons le Knowledge Graph en swahili pour les internautes du monde entier. Nous espérons que cette nouvelle version améliorera l’expérience de recherche pour les millions de personnes parlant swahili en Afrique de l’Est.

Publié par : Ankita Goel, Senior Product Manager

Antoine et la mer

La Méditerranée, ce lac occidental qui rencontre l’Islam du désert, ce ‘système’ au cœur de l’histoire, ce récit enchanté, est le beau tombeau d’Antoine Sfeir qui créa LES CAHIERS DE L’ORIENT.

Il savait tant de choses vouées au secret, puisées au filet de la confidence. Avec Braudel, se souvenir « qu’avoir été est une condition pour être ».

Alger, Alexandrie, Jérusalem, Tartous, Palmyre, il était là, un homme debout, et dans ses pas chaque paysage prenait l’étoffe de la légende.

Au Krak des Chevaliers, en Syrie, nous l’écoutions sous les voûtes. Et cette voix levantine que certains miliciens voulurent faire taire, je ne l’oublierai jamais.

Basquiat radieux

Explorer la légende, redonner vie au météore : Basquiat, qui voulait «reprendre l’histoire de la peinture par la main » embrase la Fondation d’entreprise Louis Vuitton.

Qui mieux qu’Ernest Pépin (Le griot de la peinture, CaraïbEditions) pouvait prendre parole pour le ‘Radiant Child’ haïtiano-portoricain revenu des savanes de Korhogo ?

« Et pour de bon, je naquis ce jour-là issu d’une terre harcelée par les dieux et de Porto Rico la belle catholique aux yeux (chastes) de mulâtresse.

A vrai dire, ni le mot noir, ni le mot mulâtresse, ni le mot Afrique, ni le mot Amérique ne voulaient rien dire pour moi. On ne naît pas noir, on le devient, ainsi que j’allais l’apprendre plus tard.

J’étais au confluent de tout cela sans le savoir vraiment, décidé à tracer dans le chaos du monde le graffiti obscur d’un éclat d’existence dans une ville impossible. »

 

Fondation Louis Vuitton – Paris – 3 octobre 2018 / 14 janvier 2019

www.fondationlouisvuitton.fr/fr/expositions/exposition/jean-michel-basquiat.html

L’œuvre de Jean-Michel Basquiat, l’un des peintres les plus marquants du XXe siècle, se déploie dans quatre niveaux du bâtiment de Frank Gehry. L’exposition parcourt, de 1980 à 1988, l’ensemble de la carrière du peintre en se concentrant sur plus de 120 œuvres décisives. À l’image des Heads  de 1981-1982, pour la première fois réunies ici, ou de la présentation de plusieurs collaborations entre Basquiat et Warhol, l’exposition compte des ensembles inédits en Europe, des travaux essentiels tels que Obnoxious Liberals (1982),  In Italian (1983) ou encore Riding with Death (1988), et des toiles rarement vues depuis leurs premières présentations du vivant de l’artiste, telles que  Offensive Orange  (1982), Untitled (Boxer)  (1982), et Untitled (Yellow Tar and Feathers)  (1982).

4 milliards pour stocker les énergies renouvelables

  • Le Groupe de la Banque mondiale lance un programme pionnier d’un milliard de dollars afin d’accélérer les investissements dans le stockage de l’électricité sur batterie. L’objectif est de soutenir le déploiement à un coût abordable de cette technologie dans les pays à revenu intermédiaire et en développement, et accompagner ainsi la croissance de certaines des économies les plus dynamiques du monde.
  • Les énergies éolienne et solaire pourront être exploitées à plus grande échelle grâce à la possibilité de stocker l’électricité puis de la restituer en temps utile.
  • Le programme, qui devrait mobiliser quatre milliards de dollars supplémentaires, contribuera à propulser les pays vers une nouvelle ère technologique et à améliorer leur sécurité énergétique et la stabilité de leurs réseaux électriques, tout en appuyant les efforts de la communauté internationale en faveur de la transition vers des énergies propres.

Le système énergétique mondial subit une transformation majeure. Le coût attractif de l’éolien et du solaire et les dernières innovations en la matière, du solaire flottant aux toits photovoltaïques, constituent pour de nombreux pays une offre convaincante, qui a le mérite en outre de contribuer aux efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique.

En 2016, les sources d’énergie renouvelable ont représenté près des deux tiers des nouvelles capacités électriques installées dans le monde (a), frisant les 165 gigawatts. Et les prévisions tablent sur une capacité supplémentaire de 920 GW sur la période 2017-2022.

Si l’adoption des énergies solaire et éolienne progresse, il n’existe guère de solution largement répandue pour stocker l’électricité produite et la restituer en temps utile. Le stockage de l’électricité, sur batterie notamment, permettrait de lever cet obstacle.

Ces technologies coûtent cher et leur application à une échelle industrielle demeure très limitée. Le manque de financements est particulièrement criant dans les pays en développement, où le potentiel éolien et solaire est pourtant important, où la demande en énergie va croissant et où de larges pans de la population sont privés d’une source d’électricité fiable et abordable.

C’est pour remédier à ce manque que le Groupe de la Banque mondiale a mis en place le « Programme d’accélération du stockage de l’électricité sur batterie au service du développement ». Cette initiative sans précédent aidera les pays en développement et à revenu intermédiaire à exploiter davantage les énergies renouvelables, accroître la stabilité des réseaux et passer directement aux technologies énergétiques du futur.

Le Groupe de la Banque mondiale s’engage à investir un milliard de dollars dans ce programme, comme l’a annoncé son président Jim Yong Kim, lors du One Planet Summit à New York. Il ambitionne de lever un milliard de dollars sous la forme de financements concessionnels pour l’action climatique des Fonds d’investissement climatique, par le biais notamment de structures telles que le Fonds pour les technologies propres (FCT), et de mobiliser au moins trois milliards de dollars supplémentaires auprès des secteurs public et privé. L’objectif est de financer 17,5 gigawattheures de capacités de stockage d’ici 2025, ce qui viendrait tripler les 4-5 GWh actuellement disponibles dans l’ensemble des pays en développement.

« Alors que les prix des énergies solaire et éolienne atteignent à l’heure actuelle des niveaux historiquement bas, les pays veulent exploiter ces technologies aussi largement que possible pour répondre à leurs besoins énergétiques. Cependant, pour tirer pleinement parti de ces énergies, nous avons besoin d’un stockage sur batterie massif et à un coût abordable. Notre objectif est de créer de nouveaux marchés qui permettront de réduire les coûts et de faire de ces accumulateurs électriques une solution de stockage viable dans les pays en développement. »

Image
Riccardo Puliti
directeur principal du pôle Énergie et industries extractives à la Banque mondiale

La Banque mondiale, qui a déjà pris les devants pour relever ce défi, a financé à ce jour plus de 15 % de la capacité de stockage sur batterie déjà opérationnelle ou en cours d’installation dans les pays en développement. Ces opérations comprennent notamment un projet solaire en Haïti, une centrale solaire pour les situations d’urgence en Gambie, sans oublier le développement de nombreux mini-réseaux dans le monde.

Au cours des dernières années, la Banque a également travaillé avec d’autres pays pour soutenir le déploiement de batteries couplées à une production d’électricité d’origine solaire et éolienne, et des projets sont en préparation en Afrique, en Asie du Sud, en Amérique latine, dans les Caraïbes et le Pacifique.

Avec son nouveau programme, le Groupe de la Banque mondiale s’attachera à appuyer des investissements dans des projets d’énergie renouvelable (centrales solaires hybrides, mini-réseaux) qui permettront de réduire le coût et les risques associés aux composants entrant dans les installations de stockage de l’électricité sur batterie.

Mais le programme a aussi pour objectif d’accompagner l’élaboration des politiques nécessaires à l’intégration de ces installations et à l’instauration de modalités de passation des marchés publics qui favorisent les technologies respectueuses de l’environnement et les programmes de recyclage.

Enfin, il donnera lieu à la constitution d’un groupe de réflexion mondial dédié au stockage de l’électricité sur batterie. Celui-ci regroupera des laboratoires nationaux, des instituts de recherche, des organismes de développement et des organisations philanthropiques dans le but de favoriser la coopération technologique internationale nécessaire pour promouvoir et adapter de nouvelles solutions de stockage aux besoins et au contexte des pays en développement.

Le fantôme dans l’île

Venus de Madagascar et du continent, ‘libérés’ sur un éperon planté dans l’Atlantique, quelques Africains, rejoints par des Chinois et des Européens forment le peuple le plus rare du monde (4700 personnes), les bien-nommés Saints.

Sainte-Hélène, à 2000 km de la Namibie et à 3200 du Brésil, abrite une parcelle de France. Ratifiée par le Conseil privé de la reine Victoria en 1858, une ordonnance a confirmé le transfert des terrains parcourus par Napoléon à ses héritiers, contre un paiement de 178.000 francs.

C’est donc le 1er anniversaire de l’ouverture d’une ligne aérienne, et, comme vient de l’annoncer sur son blog le conservateur des Domaines français de Ste-Hélène, Michel Dancoisne-Martineau, l’ambassadeur Christophe Farnaud devrait se rendre sur le caillou bientôt.

Il y retrouvera sans doute les Saints qui, la semaine dernière à Paris, animaient un stand au salon du tourisme Top Resa. Il séjournera sans doute au Mantis de Jamestown, l’auberge historique de la micro-capitale, membre des collections de AccorHotels.

Comme Jean-Paul Kauffmann (« La chambre noire… ») et moi-même, voyageurs héléniens arrivés en leur temps par le bateau du courrier, sans doute éprouvera-t-il l’étrangeté vertigineuse de cette île peuplée d’un fantôme immense.

 

Sommet Annuel WIA Initiative

Une première journée forte en émotions Une soirée dédiée aux lauréates du Programme 54

Jeudi 27 septembre 2018, à Marrakech (Maroc), au Beldi Country Club, s’est tenue la première journée du deuxième Sommet Mondial de Women In Africa (WIA) Initiative, première plateforme internationale de développement économique et d’accompagnement des femmes africaines leaders et à haut potentiel.

Les deux principales ambitions de WIA Initiative : révéler le potentiel de la nouvelle génération de femmes leaders africaines et mettre en réseau des femmes leaders africaines et internationales au service d’une Afrique innovante et inclusive.
Le thème transversal 2018 de ce 2
e Sommet annuel mondial incarne cette double ambition et la transformation actuelle du continent : « Regarder l’Afrique avec confiance, croire en ses talents ».

LES TEMPS FORTS DU SOMMET WIA INITIATIVE

Au cours de ce premier jour, les 480 femmes et hommes, issus de 70 pays dont 52 africains, ont assisté et participé à des programmes variés et complémentaires destinés à nourrir leurs réflexions, enrichir leurs réseaux et leurs connaissances sur les sujets clés et porteurs de l’Afrique.

Hafsat Abiola, la présidente de WIA Initiative, a affirmé : « Nous croyons quelorsquelesfemmesseconnectententreelles,unemagieuniques’opère. Vouset es encore plus nombreux.se.s que l’an dernier et venez d’une grande diversité́de pays afri- cains. Cette année, l’un de nos deux thèmes majeurs est la confiance. Nous devons avoir confiance en nous-mêmes et en les autres, avec la conviction que nous avons le pouvoir de transformer nos rêves et nos visions en réalité. (…) Avons-nous besoin des femmes et de WIA Initiative ? Oui car nous savons que nous sommes la clé pour développer l’entre- prenariat et le leadership féminin en Afrique. A travers votre dynamisme vous êtes un modèle pour nos filles. Partout où les femmes entreprennent sur le continent, elles permettent aux économies de leurs pays de se développer ».

« L’Afrique, aujourd’hui plus que jamais, avance résolument dans sa quête du statut de puissance émergente et a besoin d’initiatives novatrices et ciblées. L’Afrique a besoin de femmes dirigeantes et de l’ensemble de ses compétences féminines, dont des chefs d’entre- prise, des actrices associatives, et bien d’autres protagonistes pour concourir à changer la donne dans leurs pays respectifs et investir leur grand potentiel au service d’une Afrique forte, et unie et confiante en constante évolution et fermement déterminée à embrasser des lendemains meilleurs. Et c’est là tout le sens de la mission, noble et louable, de l’Initiative Women In Africa ».

Le Conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI

Aude de Thuin, la fondatrice de WIA Initiative

« Avec WIA Initiative, partout où les femmes iront, elles auront quelqu’un avec qui se
connecter. Avec sa plateforme, WIA Initiative a l’ambition de contribuer au développement économique des femmes du continent africain ».

Akinwande Oluwole Babatunde Soyinka, dramaturge, poète et essayiste Nigérien,
Prix Nobel de Littérature
,
« Nous sommes ici à Marrakech des personnes privilégiées mais l’Initiative Women In Africa parle aussi des millions de femmes dans l’ombre ». Dans son discours, à la fois poétique et politique, il a appelé « à ne rien lâcher face aux opposants à l’éducation des filles ».

CONFERENCES PLENIERES :

Sur le thème « La confiance, prérequis àun développement inclusif ? », la première plénière a décliné un sujet crucial pour l’empowerment des femmes africaines : Confiance dans l’Afrique et en les femmes.

L’après-midi, ce sont 6 femmes africaines leaders, issues de la diaspora qui ont partagé leur expérience et ont témoigné des circons- tances personnelles ou professionnelles qui les ont décidées de revenir en Afrique plutôt qu’ailleurs et leur ont permis de réussir.

PLAIDOYER POUR L’ENTREPENEURIAT DES FEMMES EN AFRIQUE :

Solange Rockhaya, ambassadrice de WIA Initiative au Sénégal a présenté les résultats du brainstorming organisépar Kaos Consulting lors du Sommet Régional Afrique de l’Ouest organisé à Dakar le 12 avril 2018 et porté par la Fondation WIA Philanthropy.

Lors de cet évènement, 200 participants ont pris part àune réflexion afin d’identifier des solutions pour encourager, soutenir et favoriser l’entreprenariat féminin en Afrique. Le brainstorming a ensuite été mis en ligne pour que les membres de la Commu- nauté WIA Initiative puissent y participer.

LE PLAIDOYER DE WIA INITIATIVE
– L’école obligatoire jusqu’à 16 ans
– Développer l’agro-finance
– Création d’un guichet unique business – Parrainage intercontinental
– Un fond d’investissement féminin

4 SESSIONS DU PROGRAMME THEY MAKE AFRICA

Au cours de la journée, ce programme original conçu par WIA Initiative avec le soutien du groupe L’Oréal, a donné la parole à des femmes exceptionnelles venues des 5 régions africaines. Véritables actrices du changement, elles ont présenté leur parcours et leur vision pour leur pays, leur région et leur continent.

Patricia Nzolantima (RDC), entrepreneure, auteure, « philanthropiste » et Country Manager de Comuni’Cart – Ambassadrice WIA Initiative : « Je crois à en les femmes africaines, et je me dis tout le temps que ces femmes vont changer l’Afrique, mais pour cela, nous devons croire en nous, et en les autres (…), c’est notre plus grande force. La réussite est un chemin et non un but en soi. Il ne faut jamais laisser quelqu’un vous dire que vous ne pourrez pas y arrivez ».

Irene e. kiwia (Tanzanie), Fondatrice et Présidente de Frontline Management – Ambassadrice WIA Initiative : « Connectez- vous avec les gens, collaborez, échangez, ouvrez des portes, lancez des programmes et des produits, car sans collaborations, nous ne pouvons pas progresser dans le processus de transformation de ce continent ».

Rama Diallo Shagaya (Sénégal), directrice générale de Orange Finances Mobiles : « Les jeunes partent car ils ne voient pas d’opportunités dans leur pays. Certes, nous avons de sérieux problèmes économiques mais il y a des opportunités partout et souvent dans son environnement proche. Le tout n’est pas d’avancer seul. Il faut créer ou se créer les opportunités pour faire avancer son projet ».

Bertha Dlamini (Afrique du Sud) – Ambassadrice WIA Initiative : « Nous devons cibler les secteurs dans lesquels nous pouvons investir dans la recherche, synthétiser les données et les rendre facilement accessibles ».

Le live de chaque session est à retrouver sur notre fil Twitter @WIAinitiative et prochainement dans notre WIA Mag (rubrique Actualités)

2 LABS (LABORATOIRES COLLABORATIFS DE REFLEXION)

Avec son programme de Labs, mené en collaboration avec le cabinet Deloitte, WIA Initiative a pour objectif de mobiliser l’intelligence collective (femmes et hommes) pour une meilleure représentation des femmes au sein de l’économie africaine.
Ces deux ateliers ont porté sur deux thèmes clés pour le développement inclusif du continent : «Smart Cities : passons à l’action » et « Industrie 4.0 : l’Afrique est-elle prête pour la transformation numérique ? ».

 

REVELATIONS NIGHT :

LA FONDATION WIA PHILANTHROPy MET à L’HONNEUR SA NOUVELLE PROMOTION DE 54 LAURÉATES

Cette première journée du 2ème Sommet an- nuel Mondial de WIA Initiative s’est achevée par la Revelations Night au cours de laquelle la pro- motion de 54 femmes du WIA Entrepreneurship Programme 54 a été révélée officiellement aux participants et media présents au Sommet, per- mettant à ces jeunes femmes de talent de béné- ficier d’une visibilité internationale.

Alexandre Maymat, Responsable de la région Afrique/Asie/ Méditerranée et Outre-mer, So- ciété générale,
« Le continent est animé par l’esprit d’entreprise. L’en- trepreneurship n’est pas une option, vous, femmes africaines, êtes l’âme, le feu, l’avenir du continent ».

Charles-Edouard Bouée, PDg de Roland Berger : « Je suis très fier, impressionné et optimiste pour l’Afrique » 8 de ces lauréates ont « pitché » leur projet entrepreunarial :

Agriculture: Ene-otse Unoogwu, FarmBiz, Nigéria
Social Innovation: Chika Madubuko, Greymate Care, Nigéria Education : Elizabeth kperrun, Lizzie’s Creations Nigéria Energy : Beth Wanjiku koigi, Majik Water, Kenya

Health : Jacqueline Mutumba, Digi Health, Ouganda Fin Tech : Favourite Driciru, Favourline, Ouganda Tech : Tarneem Saeed, Alsoug, Soudan
Gold Award : Basant Motawi, Aspire, Egypte

Lancé par WIA Philanthropy, grâce au soutien de la Société Générale et en collaboration avec le cabinet Roland Berger, le Programme 54 a sélectionné 55 projets pour 52 pays représentés (1200 candidatures). Il permet à ces jeunes entrepreneurs d’être mise en réseau, de bénéficier d’une visibilité maximale au travers des médias sociaux de la Fondation, de WIA Initiative et des partenaires.

Après avoir assisté les 25 et 26 septembre 2018 à un boot camp organisépar Honoris United Universities et hébergésur l’un des campus institutionnels du réseau àMarrakech (eMsi), ces lauréates vont chacune bénéficier d’une formation personnalisée diplô- mante (certificats, masters, formation dans l’une des 8 institutions accessibles sur l’un des 48 campus ou centres d’apprentissage.

Pays prénatal

« Je suis une Africaine de la Martinique », lance Véronique Kanor sous les lambris du Procope, le plus ancien café du monde (1686).

Récipiendaire du prix Ethiophile – Lilyan Kesteloot (merci ANSUT, Air France), l’Antillaise du Val de Loire, a publié ‘Combien de solitudes…’, chez Presence Africaine.

Emue, fière, fragile, elle slame son remerciement avec une grâce blessurée sertie dans un lumineux vertige.

Son éditrice Christiane Yandé Diop est là, et à un moment elle pleure, tant l’histoire des lettres noires dont elle est l’héritière est brûlante, et cette assemblée aimante.

Dans le salon Diderot, en ce lieu où la recette de la tête de veau en cocotte remonte à plus de 300 ans – comme la fondation de Saint-Louis du Sénégal-, nous avons fait le voyage de retour au pays prénatal, une traversée du chagrin perforée d’éblouissements.

L’aventure ambiguë.

 

15 millions d’euros de la BAD pour la transformation numérique

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a donné son feu vert, mardi 25 septembre 2018, à Abidjan, à une prise de participation de 15 millions d’euros dans le fonds FIVE (Financial inclusion vehicle), un instrument d’inclusion financière mis en place en 2017 par le groupe AfricInvest.

Fonds évolutif visant un capital de 200 millions d’euros, FIVE a vocation à prendre des participations et des quasi-participations (sous forme de financement) dans des banques de taille moyenne (institutions financières dites de deuxième catégorie) et de petite taille (institutions financières de troisième catégorie). L’objectif est de les aider à accomplir leur transformation numérique et les encourager à octroyer des prêts aux PME africaines, qui souffrent aujourd’hui d’un déficit de financement.

La Banque africaine de développement a décidé de prendre une participation de 15 millions d’euros au capital du fonds FIVE dans le but d’aider à la transformation numérique des institutions financières en Afrique et ainsi leur permettre de tirer profit des évolutions et des opportunités du secteur.

FIVE accompagnera la transformation numérique de ces banques en leur fournissant des conseils stratégiques et des capitaux, et en les aidant à optimiser leur gouvernance et leurs opérations. Le fonds les aidera également à conclure des partenariats avec, notamment, des compagnies d’assurance classiques,  les opérateurs de réseaux mobiles, les sociétés de transfert d’argent.

Concrètement, le fonds FIVE investit des capitaux propres et des titres de créance convertibles dans des institutions financières qui ont besoin d’accroitre leur bilan et d’intégrer des technologies qui leur permettent d’élargir leurs gammes de services aux populations non bancarisées.

Parmi les institutions que cible le fonds FIVE, figurent les établissements financiers classiques (banques commerciales prêtant aux PME, compagnies d’assurance offrant des produits à bas prix), ainsi que les sociétés de technologies financières (Fintech) qui exploitent la technologie pour offrir des services financiers numériques et les opérateurs de réseaux mobiles.

À propos du Fonds Africinvest

Fondé en 1994, AfricInvest est un groupe panafricain de capital-investissement doté de neuf bureaux dont sept en Afrique, qui investit dans les petites et moyennes entreprises susceptibles de se développer sur le continent africain.

Le mobile, une arme de développement massive pour l'Afrique
Le mobile, une arme de développement massive pour l’Afrique

Accra c’est Net

Sur la plage de Labadi près d’Accra, un sable brûlant d’histoire accueille le Forum africain de l’internet libre #FIFAfrica18 pendant deux jours.

Audacieuse leçon inaugurale prononcée par Charles Onyango-Obbo d’Africapedia : « De nombreux gouvernements africains détestent l’internet libre, et c’est une très bonne nouvelle ».

On lira avec « amusement » le palmarès annuel des pays qui coupent le web à l’occasion. Nous savons déjà qu’une génération a déjà enterré tous les satrapes. Dans la tête et bientôt dans les faits.

Curieuse absence de soutien *francophonique* au Forum organisé par les Ougandais du CIPESA et les Ghanéens de Media Foundation for West Africa(MFWA), et je salue donc mon camarade Hamadou Tidiane SY qui sauve l’honneur.

Yalta ridicule des influences impulsé par des diplos pusillanimes : ici, ce sont les Allemands, les Sud-africains et les Américains à la manoeuvre donc pas un Quaid’O à l’horizon !

Barum soutenu par L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture Ford Foundation Internet Society Association for Progressive Communications German Development Cooperation(giz) Open Source Technology Improvement Fund

 

Erwiah + Dawson = 189

Ticket-chic-choc à New York pour le 65ième gala du Africa America Institute (AAI) qui offre un beau trophée à Abrima Erwiah et Rosario Dawson, créatrices de Studio 189.

L’Ivoiro-ghanéo-américaine, ex-Bottega Veneta, et la Cubano-portorico-missourienne, star de cinéma, incarnent une approche Arty-LowCal déjà saluée par le Council of Fashion Designers of America (CFDA) – Lexus Fashion Initiative.

Ce soir, elles seront honorées aux côtés des invités politiques de l’Institut, les présidents du Mozambique et d’Afrique du Sud.

Promouvoir une énergie solaire hors réseau et aux mini-réseaux

default

Près de 100 000 habitants de neuf régions du Ghana ont bénéficié du développement de solutions d’énergie solaire, dont 18 585 élèves dans des territoires isolés, tandis que des dispensaires ruraux étaient dotés de solutions énergétiques qui ont eu pour effet de diminuer le recours aux combustibles fossiles (kérosène, bois de chauffage…) et d’ouvrir la voie à une économie moins intensive en carbone. Avec la Banque mondiale.

Défi

Les zones rurales du Ghana pâtissent d’un manque d’accès à l’électricité en raison de leur éloignement géographique, des coûts élevés du raccordement au réseau, de la faible capacité des populations à payer pour ces services et d’un accès limité aux fournisseurs de solutions d’énergie renouvelable.

Démarche

Pour surmonter ces difficultés, le Projet de mise en valeur et de promotion de l’accès à l’énergie (GEDAP) a passé en revue différentes technologies durables et bon marché, comme les mini-centrales hydroélectriques et les éoliennes. Ces pistes ont par la suite été abandonnées au profit du solaire, une énergie abordable et résiliente qui offre des économies d’échelle et une simplicité d’entretien. Le projet a ensuite accompagné l’élaboration d’un nouveau cadre juridique et réglementaire pour les énergies renouvelables et s’est attaché à stimuler la création d’un marché local de prestataires de services et à élargir l’accès aux financements par le biais d’acteurs financiers locaux.

La promulgation de la loi sur les énergies renouvelables a favorisé les activités d’autres donateurs désormais activement engagés dans ce secteur. Les subventions à la production destinées aux ménages défavorisés ont fourni un capital adéquat et ciblé, et permis ainsi de régler les problèmes de capacité financière. Pour s’adapter à ces changements, la Banque mondiale a fait preuve de souplesse en restructurant à plusieurs reprises les composantes du projet financées par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et par le Partenariat mondial pour l’aide basée sur les résultats (GPOBA), afin de prendre en compte les enseignements tirés au cours de sa mise en œuvre et de répondre aux attentes/besoins des bénéficiaires. Afin d’alimenter en électricité les populations enclavées des îles créées par le lac et le fleuve Volta, le GEDAP a également financé l’installation sans précédent de cinq mini-réseaux pilotes fonctionnant à l’énergie solaire et pourvus de compteurs à prépaiement.

Image

Photo: John Deyegbe/Resolution Ltd.

Résultats

Près de 10 000 Ghanéens bénéficient aujourd’hui d’un accès continu à l’électricité grâce à l’installation des cinq mini-réseaux pilotes. Commandé en novembre 2017 par le ministère de l’Énergie, ce projet, qui a amélioré les moyens de subsistance des communautés de pêcheurs, offre également d’autres usages productifs (éclairage public, création de petites entreprises, éclairage des écoles…).

Contribution du Groupe de la Banque mondiale

À ce jour, l’appui de l’IDA au GEDAP s’élève à 220 millions de dollars, auxquels s’ajoute un financement de 5,5 millions de dollars émanant du FEM destiné à développer le marché des énergies renouvelables et à faire en sorte que les plus pauvres bénéficient plus particulièrement du programme. Le GPOBA apporte par ailleurs une subvention supplémentaire de 4,55 millions de dollars. Le GEDAP a coordonné l’ensemble des activités liées à l’exécution du projet avec la totalité des acteurs — banques rurales, collectivités rurales et revendeurs de produits d’énergie renouvelable — et l’ensemble de la structure de gouvernance pour l’adoption d’un appareil législatif adéquat.

Partenaires

Le programme a noué des liens étroits avec d’autres donateurs, en particulier avec les organimes des Nations Unies, afin profiter des enseignements tirés des activités qu’ils pilotent dans le but de concevoir des solutions durables. Le projet est par ailleurs cofinancé par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) de la Confédération suisse et la Banque africaine de développement (BAD).

Image

Des habitants d’Agyakorpe regardent la télévision grâce à l’énergie solaire. Photo : Kennedy Fosu/Banque mondiale

 

Perspectives

Le GEDAP s’est attaché à prendre des mesures supplémentaires pour veiller à ce que le nouveau cadre légal et réglementaire soit propice à l’essor du secteur des énergies renouvelables, encore naissant. Le système mis en place dans le cadre du programme est aujourd’hui utile à d’autres donateurs, comme le SECO et la BAD, qui entreprennent des programmes relatifs à l’accès à l’électricité et au développement des énergies renouvelables. À l’avenir, les enseignements que les revendeurs, le système financier et, surtout, la population tireront de cette initiative inciteront le secteur privé à renforcer et accroître sa participation dans cette filière. L’IDA prépare actuellement un nouveau prêt d’assistance technique en appui aux dispositions favorisant la viabilité financière des mini-réseaux, avec le concours du ministère de l’Énergie, de la Commission de l’énergie et de la Commission de réglementation des services publics.

Bénéficiaires

Grâce au mini-réseau, Agatha Abotchie, une couturière de l’île d’Aglakope sur le lac Volta, peut désormais travailler le soir. Aujourd’hui, elle peut exercer son activité en soirée et se servir d’un fer à repasser électrique pour offrir à ses clients un travail soigné et présentable. Elle a pour projet d’acheter un moteur d’appoint pour sa machine à coudre afin de réaliser ses travaux de couture plus rapidement.

Elles sont attendues

La semaine des femmes. On se les arrache.

A Abidjan demain, le Forum Les Héroïnes, organisé par Jeune Afrique / Into the Chic avec NSIA Banque Cote d’Ivoire, Orange, African Development Bank Group et Sofitel.

A Marrakech jeudi pour le sommet mondial Women In Africa Initiative, avec AccorHotels, DS Avocats, Orange, ENGIE, L’Oréal et Roland Berger. Stats à l’appui : 50% de la population, 62% de la richesse, moins de 10% des africaines salariées.

Entre la lagune Ebrié et la ville rouge, pas à choisir, juste à rêver du jour où nous n’aurons plus à nous rappeler du bon mot de Zadie Smith, « l’espoir, parfois, est exténuant ».

De ce moment qui verra, sans rien biffer du contrat humain qui fait des femmes et des hommes des capsules perméables au désir – soit un combat, un défi, un rituel -, enfin, exister les ambitions indifféremment humaines.

 

Petites IA et grand impact : quand l’intelligence artificielle est mise au...

À l'évocation de l’intelligence artificielle (IA), on pense souvent aux grands modèles de langage qui font les gros titres des médias — des systèmes massifs,...
Perspectives économiques régionales

Quelles sont les perspectives économiques régionales ?

La Banque mondiale publie des projections économiques semestrielles pour chacune des régions du monde en développement : Afrique subsaharienne, Asie de l’Est et Pacifique, Europe...