Accueil Blog Page 86

Retour sur le pagne: Histoire, traditions et coutumes

Pour ceux qui ne le savent pas, le pagne africain est une étoffe rectangulaire qui peut servir aussi bien de vêtement que de couverture. Concernant le vêtement, il se caractérise par la diversité des techniques de fabrication et des matériaux. Et très important, notez que le pagne africain a d’autres utilités, nous y reviendront !

 

Commençons par le commencement et intéressons nous à la manière dont on fabrique les pagnes africains.

La technique de fabrication du tapa vient des pygmées d’Afrique centrale ou les Mangbetu de la République Démocratique du Congo.

Toutefois, de nos jours, ladite technique s’est modernisée et on la voit un peu partout en Afrique. Lors de la fabrication proprement dite, ce sont les hommes qui sont chargés de battre les fibres au moyen de battoirs en bois ou en ivoire, une tâche qui s’accomplit souvent en groupe au bord de la route et les femmes sont quant à elles chargées du décor de l’étoffe.

Croyez-moi, aucune de ces tâches n’est facile et heureusement que la plupart des pagnes sont tissés.

Et pour ce, il existe quatre types de fibre textile. Nous avons le coton qui est filé par les femmes et dont l’usage est le plus courant, la soie, la laine et le raphia.

Le pagne africain n’est pas qu’un vulgaire ornement. Aucunement !

Il possède une quintessence et a une histoire. Il y a des pagnes qui sont portés rien que par des hommes, d’autres par des jeunes filles, ainsi de suite.

Et, les pagnes africains ont des noms, mais, mettez ça aussi de côté nous y reviendrons. Avec tout ceci, vous conviendrez avec moi que le tissage du pagne africain ne peut se faire par monsieur tout le monde. Ça non !

C’est une activité quasi exclusivement masculine d’une part, et de l’autre elle est réservée à une certaine catégorie de personnes qui maitrisent des connaissances ancestrales. Elle est pratiquée sur des métiers verticaux ou horizontaux et là aussi c’est un travail d’équipe qui se fait en chantant des fois. C’est un beau spectacle. Alors, la pièce d’étoffe une fois tissée fait l’objet d’une teinture réalisée par application ou immersion. Et, il existe différentes couleurs. Le jaune qui provient de la racine de gingembre sauvage, le noir qui est obtenu à partir du charbon de bois, le bleu grâce aux feuilles d’indigo transformées en boule,  et cetera.

Une fois fabriqué, le pagne a plusieurs utilités. Il peut être porté enroulé autour de la taille ou de la poitrine par les femmes qui s’en servent pour se couvrir le corps à la maison, pour aller au champ ou pour porter leur bébé. Comme je le disais tout à l’heure, les qualités et les modalités de port rendent compte d’un statut. Ainsi, les chefs de village portent un certain type de pagne dans une certaine circonstance, les reines également. Prenons l’exemple des pagnes en raphia rouge nommés « ntango » en Afrique centrale et qui sont portés autour de la taille par les chefs à l’occasion des funérailles, et le « lembe lembe », qui est un petit pagne féminin en raphia court servant lors de danses funéraires.

Toujours dans les exemples, chez les Kuba de la République Démocratique du Congo, les « ntshak » qui sont de longues étoffes en raphia tissé et à décor appliqué servaient de pagnes à la famille royale et à l’aristocratie lors des cérémonies. Il existe aussi des motifs symbolisant des contes, des proverbes ou des évènements historiques ou religieux. Ainsi, on peut fabriquer un pagne rien que pour un décès ou un mariage et mettre comme motif la photo du défunt ou des mariés !

Vous devez noter qu’en Afrique, le pagne apparait comme un moyen d’expression culturelle réunissant us et coutumes, croyances et traditions. Ce ne sont pas seulement les motifs ou le port qui sont porteurs de sens. Les couleurs jouent aussi leurs rôles. Le blanc par exemple est signe de paix, le bleu de pouvoir, le jaune de fertilité et le rouge d’honnêteté. Le pagne en Afrique est symbolique. A tel point qu’Anne Grosfilley y a consacré un livre intitulé « l’Afrique des Textiles ».

Un écrit très riche qui lève un grand voile sur les secrets du pagne africain. Secret entre griffe puisque c’est celui de polichinelle. Ainsi, en parlant toujours de sens des pagnes, dans les tissages de type ashanti au Ghana, le motif « nsoroma » traduit l’essence féminine de la vie et celui appelé « apremuo » est associé à la résistance des ashanti dans les guerres coloniales européennes. Restant dans cette logique d’utilité du pagne africain, j’avais susmentionnée que j’y reviendrais. Eh bien j’y suis !

Mais, vous ne devez le raconter à personne disons que ce sera un secret entre vous et moi. Voilà ! En Afrique, il existe un petit pagne que l’on appelle « le bethio » et qui est un élément indispensable de la séduction chez les femmes africaines plus particulièrement sénégalaises. Il est fait de subtiles matières, de différentes couleurs qui ont leur importance au cours de la danse nuptiale. Il y a aussi le pagne blanc de la mariée qui doit être taché de sang le lendemain de la nuit de noce pour prouver la virginité de la mariée ! Sans commentaire.

Le pagne en Afrique ne permet pas seulement aux femmes de valoriser leur beauté. Elles en tirent aussi du bénéfice. Les « Nana Benz » du Togo en savent quelque chose. Il fut un temps, ces dames détenaient le monopole de la commercialisation des pagnes et imposaient leur loi au grand marché de Lomé. Nous devons reconnaitre quand même que ce sont des femmes qui possèdent un sens aigu alors là très aigu des affaires.

Elles ont inventé le métier de grossiste et c’étaient autour d’elles que ghanéennes, ivoiriennes, béninoises se pressaient pour l’achat des pagnes. Pour un peu d’histoire, retenons que ce qui a vraiment fait la fortune des « Nana Benz » ce sont les Wax hollandais qui à l’origine étaient destinés à l’Indonésie. Du coup, avec leur fortune, elles ont eu envie d’avoir une voiture confortable et solide. Alors, elles achetaient des Benz d’où leur nom « Nana Benz ». Très difficile à croire mais quand même vrai. Si vous avez l’occasion de faire un tour à Lomé renseignez-vous !

Pour en revenir au pagne africain proprement dit, notez qu’il en existe différents types. Ici, nous allons parler de trois types très reconnus à savoir le bogolan, le wax hollandais et le woodin sans publicité aucune !

Commençons par le bogolan qui a suivi un effet de mode. Son utilisation de nos jours est courante et il est porté aussi bien par les hommes que par les femmes. Si on remonte à ses débuts, on rend hommage au créateur malien Chris Seydou qui fut le premier à l’intégrer dans ses collections de haute couture. Nous noterons aussi que le bogolan est une technique de teinture traditionnelle d’Afrique de l’Ouest. On reconnait que l’origine même du bogolan est inconnue mais il existe une légende qui tourne autour. Je la partage volontiers avec vous. C’est l’histoire toute simple et banale d’une femme qui avait revêtu un pagne teint au n’galama et qui l’aurait malencontreusement tâché avec de la boue provenant d’un fleuve du Niger. Lorsqu’elle tenta de le nettoyer, la boue avait teint le tissu du vêtement et les taches étaient devenues indélébiles.

Plusieurs ethnies pratiquent le bogolan et chacun développent un style singulier. Retenez que le bogolan est un terme Damanan qui signifie littéralement « le résultat que donne l’argile », car la teinture du tissu s’obtient par réaction chimique lors de l’application de la boue sur le support textile. Les nuances colorées sont obtenues à partir de matériaux minéraux et végétaux. Le travail artisanal du bogolan est réservé généralement aux femmes âgées. Dans le temps, chaque signe reproduit sur un bogolan traduisait une signification symbolique mais de nos jours ces motifs sont remplacés par de signes purement graphiques vidés de sens. Bonjour la mondialisation et le marketing ! Le métier avec lequel on tisse les bandes étoilées du bogolan est spécifique à toute l’Afrique de l’Ouest et est appelé « tiagnirgal ». Il est horizontal et a deux rangs de lisses et de pédales. Après plusieurs stades pour en arriver enfin au bogolan, ce dernier protège la femme qui la revêt. Et nous continuons avec les différents types de pagne.

Après le bogolan cap sur le wax hollandais qui a un certain prestige et il habille des millions d’africains et pour être plus précise des millions d’africaines. C’est quelque chose pour une femme en Afrique d’être parer en wax hollandais. Entre elles et le wax c’est une histoire d’amour qui croyez le ou non dure depuis plus d’un siècle. C’est d’abord la couleur et la qualité de ce pagne qui assurent sa cote.

Les origines de ce tissu sont indonésiennes. Les colonisateurs anglais et hollandais se sont inspirés du batik javanais. Ici, vous devez tout simplement noté que le wax est un pagne africain made in Europe. Comme dirait Anne Grosfilley «  comprendre le wax, c’est aussi voir comment l’histoire des relations entre l’Europe et l’Afrique depuis la période coloniale s’écrit  à travers le tissu ». Nous l’avions bien dit, le page africain est symbole.

Venons en au pagne que l’on appelle le « Woodin » et dont le slogan est le créateur et pour cause. Les produits de cette marque ne se limitent pas seulement à l’habillement, non. On la retrouve aussi dans l’ameublement et la décoration. Et, si vous allez au Togo, au Bénin et en Côte d’Ivoire, le woodin ce sont les miss qui s’y connaissent ! La marque toutefois doit son nom à un britannique monsieur WOODIN qui en 1890 faisait du commerce de pagnes à travers la Côte d’Ivoire. Mais, c’est la compagnie française de Côte d’Ivoire qui a décidé de lancer de nouveaux produits sous l’appellation Woodin destinés à une clientèle jeune, urbaine et active. Avec le woodin vous pouvez tout faire. Des tailleurs, et surtout de jolies robes de soirée. Avec toute cette panoplie de pagne nous n’oublions pas bien le GTP qui nous vient du Ghana.

Ce petit cours pour vous permettre de reconnaitre les pagnes africains et être à même de comprendre qu’il existe une différence absolument notoire dans la fabrication des pagnes africains. A côté des pagnes dits modernes, nous avons des pagnes traditionnels qui ne sont portés qu’en des circonstances bien précises. La mode en Afrique ne peut se passer des pagnes. Des peux pièces propres aux togolaises, béninoises, ivoiriennes aux boubous propres aux sénégalaises, maliennes, guinéennes on sent toujours cette chère Afrique. Claire Kane, styliste de renom l’a très bien comprise et pour elle, la mode est un moyen de communication, une façon de raconter des histoires.

Thierry Barbaut
www.info-afrique.com

 

Football: Qui sera le meilleur joueur Africain de l’année 2012

La Confédération africaine de football a dévoilé une liste de 10 joueurs pour le titre de meilleur joueur africain de l’année 2012.

Tenant du titre, le Citizen Yaya Touré (photo) en fait partie tout comme Didier Drogba.

Trois joueurs évoluant en Ligue 1 sont nominés : Pierre-Emerick Aubameyang, André Ayew et Younès Belhanda. Cette distinction sera remise le 20 décembre prochain à Accra, au Ghana, lors de la cérémonie des trophées de la CAF.

Les 10 nominés : Yaya Touré (Manchester City/Angleterre), Didier Drogba (Shanghai Shenhua/Chine), Gervinho (Arsenal/Angleterre), Alexandre Song (FC Barcelone/Espagne), Demba Ba (Newcastle/Angleterre), John Obi Mikel (Chelsea/Angleterre), Christopher Katongo (Henan Construction/Chine), Pierre-Emerick Aubameyang (Saint-Etienne), Younès Belhanda (Montpellier), André Ayew (Marseille).

Thierry Barbaut

Quatre Africains parmi les 200 plus grandes fortunes mondiales

L’agence Bloomberg a publié sa liste des 200 personnalités les plus riches du monde.

 

Le premier Africain, l’industriel nigérian Aliko Dangote (photo), est 62eme avec une fortune estimée à 13,5 milliards de dollars. Le second est le patron d’Arascom Constructions, l’Egyptien Nassef Sawiris, riche de 7,8 milliards, à la 141eme place.

Les deux autres, Sud-Africains, sont 147eme et 187eme. Nicky Oppenheimer, du groupe diamantaire De Beers, détient 7,6 milliard de dollars et Johann Rupert, de la Compagnie financière Richemond, 6,2 milliards de dollars.

Au niveau mondial, Carlos Slim, leader mexicain des télécoms, garde la première place avec une fortune estimée à 77 milliards de dollars.

Bill Gates, second, possède encore 64 milliards, en dépit de ses nombreuses donations.

La troisième fortune mondiale et première européenne, revient à l’Espagnol Amancio Ortega, patron de la marque Zara dont le revenu courant est évalué à près de 60 millions de dollars par jour…

Warren Buffet, malgré tous ses efforts pour se délester de ses richesses, conserve encore près de 50 milliards de dollars.

La liste des 200 plus grandes fortunes mondiales selon Bloomberg

 

1. Carlos Slim

Net worth: $77.5 billion

YTD change: + $15.6 billion / + 25.3%

Source of wealth: America Movil

Industry: Telecommunications

Citizenship: Mexico

Age: 72

 

2. Bill Gates

Net worth: $64.4 billion

YTD change: + $8.7 billion / + 15.7%

Source of wealth: Microsoft

Industry: Technology

Citizenship: U.S.

Age: 57

 

3. Amancio Ortega

Net worth: $53.6 billion

YTD change: + $18.4 billion / + 52.1%

Source of wealth: Inditex

Industry: Retail

Citizenship: Spain

Age: 76

 

4. Warren Buffett

Net worth: $48.4 billion

YTD change: + $5.7 billion / + 13.2%

Source of wealth: Berkshire Hathaway

Industry: Finance

Citizenship: U.S.

Age: 82

 

5. Ingvar Kamprad

Net worth: $41.8 billion

YTD change: + $5.0 billion / + 13.7%

Source of wealth: IKEA

Industry: Retail

Citizenship: Sweden

Age: 86

 

6. Charles Koch  

Net worth: $38.6 billion

YTD change: + $4.8 billion / + 14.1%

Source of wealth: Koch Industries

Industry: Diversified

Citizenship: U.S.

Age: 77

 

7. David Koch

Net worth: $38.6 billion

YTD change: + $4.8 billion / + 14.1%

Source of wealth: Koch Industries

Industry: Diversified

Citizenship: U.S.

Age: 72

 

8. Larry Ellison

Net worth: $37.2 billion

YTD change: $4.2 billion / + 12.8%

Source of wealth: Oracle

Industry: Technology

Citizenship: U.S.

Age: 68

 

9. Christy Walton

Net worth: $30.5 billion

YTD change: + $5.4 billion / + 21.4%

Source of wealth: Wal-Mart Stores

Industry: Retail

Citizenship: U.S.

Age: 57

 

10. Jim Walton

Net worth: $29.3 billion

YTD change: + $5.8 billion / + 24.7%

Source of wealth: Wal-Mart Stores

Industry: Retail

Citizenship: U.S.

Age: 64

 

11. Rob Walton

Net worth: $28.7 billion

YTD change: + $5.7 billion / + 24.7%

Source of wealth: Wal-Mart Stores

Industry: Retail

Citizenship: U.S.

Age: 68

 

12. Alice Walton

Net worth: $28.2 billion

YTD change: + $5.6 billion / + 25.0%

Source of wealth: Wal-Mart Stores

Industry: Retail

Citizenship: U.S.

Age: 63

 

13. Li Ka-shing  

Net worth: $27.0 billion

YTD change: + $4.8 billion / + 21.8%

Source of wealth: Cheung Kong Holdings

Industry: Diversified

Citizenship: Hong Kong

Age: 84

 

14. Mukesh Ambani

Net worth: $26.0 billion

YTD change: + $4.7 billion / + 21.8%

Source of wealth: Reliance Industries

Industry: Energy

Citizenship: India

Age: 55

 

15. Liliane Bettencourt

Net worth: $24.7 billion

YTD change: + $4.5 billion / + 22.1%

Source of wealth: L’Oreal

Industry: Manufacturing

Citizenship: France

Age: 90

 

16. Stefan Persson

Net worth: $24.7 billion

YTD change: + $2.9 billion / + 13.1%

Source of wealth: Hennes & Mauritz

Industry: Retail

Citizenship: Sweden

Age: 65

 

17. Jeff Bezos

Net worth: $24.2 billion

YTD change: + $7.6 / + 45.5%

Source of wealth: Amazon.com

Industry: Technology

Citizenship: U.S.

Age: 48

 

18. Bernard Arnault

Net worth: $24.1 billion

YTD change: + $3.4 billion / + 16.4%

Source of wealth: LVMH Moet Hennessy Louis Vuitton

Industry: Retail

Citizenship: France

Age: 63

 

19. Larry Page

Net worth: $23.0 billion

YTD change: + $3.1 billion / + 15.9%

Source of wealth: Google

Industry: Technology

Citizenship: U.S.

Age: 39

 

20. Alwaleed bin Talal Al Saud

Net worth: $22.9 billion

YTD change: + $5.6 billion / + 32.0%

Source of wealth: Kingdom Holding

Industry: Diversified

Citizenship: Saudi Arabia

Age: 57

 

21. David Thomson

Net worth: $22.9 billion

YTD change: + $1.3 billion / + 5.8%

Source of wealth: Thomson Reuters

Industry: Media

Citizenship: Canada

Age: 55

 

22. Sergey Brin

Net worth: $22.8 billion

YTD change: + $3.1 / + 15.7%

Source of wealth: Google

Industry: Technology

Citizenship: U.S.

Age: 39

 

23. Lee Shau Kee

Net worth: $22.7 billion

YTD change: + $6.1 billion / + 36.7%

Source of wealth: Henderson Land Development

Industry: Real Estate

Citizenship: Hong Kong

Age: 84

 

24. Karl Albrecht

Net worth: $22.7 billion

YTD change: – $0.20 billion / – 0.9%

Source of wealth: Aldi

Industry: Retail

Citizenship: Germany

Age: 92

 

25. Michele Ferrero

Net worth: $22.5 billion

YTD change: + $1.4 billion / + 6.4%

Source of wealth: Ferrero

Industry: Food and Beverage

Citizenship: Italy

Age: 87

 

26. George Soros

Net worth: $21.9 billion

YTD change: + $0.64 billion / + 3.0%

Source of wealth: Soros Fund Management

Industry: Finance

Citizenship: U.S.

Age: 82

 

27. Sheldon Adelson

Net worth: $21.3 billion

YTD change: + $1.4 billion / + 6.9%

Source of wealth: Las Vegas Sands

Industry: Service

Citizenship: U.S.

Age: 79

 

28. Eike Batista

Net worth: $20.4 billion

YTD change: – $2.1 billion / – 9.3%

Source of wealth: OGX Petroleo & Gas Participacoes

Industry: Energy

Citizenship: Brazil

Age: 56

 

29. Iris Fontbona

Net worth: $20.2 billion

YTD change: + $2.7 billion / + 15.8%

Source of wealth: Antofagasta

Industry: Metals and Mining

Citizenship: Chile

Age: n/a

 

30. Zong Qinghou

Net worth: $20.1 billion

YTD change: + $0.90 billion / + 4.7%

Source of wealth: Hangzhou Wahaha Group

Industry: Food and Beverage

Citizenship: China

Age: 67

 

31. John Mars

Net worth: $19.8 billion

YTD change: + $0.90 billion / + 4.8%

Source of wealth: Mars

Industry: Food and Beverage

Citizenship: U.S.

Age: 77

 

32. Forrest Mars Jr.

Net worth: $19.8 billion

YTD change: + $0.90 billion / + 4.8%

Source of wealth: Mars

Industry: Food and Beverage

Citizenship: U.S.

Age: 81

 

33. Jacqueline Mars

Net worth:    $19.8 billion

YTD change: + $0.90 billion / + 4.8%

Source of wealth: Mars

Industry: Food and Beverage

Citizenship: U.S.

Age: 72

 

34. Alberto Bailleres Gonzalez

Net worth: $19.5 billion

YTD change: + $2.4 billion / + 14.0%

Source of wealth: Industrias Peñoles

Industry: Metals and Mining

Citizenship: Mexico

Age: 81

 

35. Dieter Schwarz

Net worth: $19.3 billion

YTD change: – $0.72 billion / –3.6%

Source of wealth: Lidl

Industry: Retail

Citizenship: Germany

Age: 73

 

36. Gina Rinehart

Net worth: $19.1 billion

YTD change: – $1.1 billion / –5.4%

Source of wealth: Hancock Prospecting

Industry: Metals and Mining

Citizenship: Australia

Age: 58

 

37. Jorge Paulo Lemann

Net worth: $19.1 billion

YTD change: + $6.8 billion / + 54.9%

Source of wealth: Anheuser-Busch InBev

Industry: Finance

Citizenship: Brazil

Age: 73

 

38. Rinat Akhmetov

Net worth: $18.9 billion

YTD change: + $4.5 billion / + 31.5%

Source of wealth: Metinvest

Industry: Diversified

Citizenship: Ukraine

Age: 46

 

39. Cheng Yu-tung

Net worth: $18.7 billion

YTD change: – $1.5 billion / – 7.3%

Source of wealth: Chow Tai Fook Jewellery Group

Industry: Retail

Citizenship: Hong Kong

Age: 87

 

40. Alisher Usmanov

Net worth: $18.0 billion

YTD change: + $0.66 billion / + 3.8%

Source of wealth: Metalloinvest

Industry: Diversified

Citizenship: Russia

Age: 59

 

41. Lakshmi Mittal

Net worth: $17.4 billion

YTD change: – $0.88 billion / – 4.8%

Source of wealth: ArcelorMittal

Industry: Metals and Mining

Citizenship: India

Age: 62

 

42. Leonid Mikhelson

Net worth: $16.9 billion

YTD change: + $0.11 billion / + 0.7%

Source of wealth: Novatek

Industry: Diversified

Citizenship: Russia

Age: 57

 

43. Viktor Vekselberg

Net worth: $16.8 billion

YTD change: + $2.8 billion / + 19.8%

Source of wealth: TNK-BP International

Industry: Energy

Citizenship: Russia

Age: 55

 

44. Vladimir Lisin

Net worth: $16.7 billion

YTD change: + $2.6 billion / + 18.5%

Source of wealth: Novolipetsk Steel

Industry: Metals and Mining

Citizenship: Russia

Age: 56

 

45. Luis Carlos Sarmiento

Net worth: $16.5 billion

YTD change: + $1.3 billion / + 8.8%

Source of wealth: Grupo Aval Acciones y Valores

Industry: Finance

Citizenship: Colombia

Age: 79

 

46. Carl Icahn

Net worth: $15.8 billion

YTD change: – $0.36 billion / – 2.2%

Source of wealth: Icahn Enterprises

Industry: Finance

Citizenship: U.S.

Age: 76

 

47. Azim Premji

Net worth: $15.5 billion

YTD change: – $0.52 billion / –3.2%

Source of wealth: Wipro

Industry: Technology

Citizenship: India

Age: 67

 

48. Alexey Mordashov

Net worth: $15.0 billion

YTD change: + $4.0 billion / 36.6%

Source of wealth: Severstal

Industry: Metals and Mining

Citizenship: Russia

Age: 47

 

49. Steve Ballmer

Net worth: $15.0 billion

YTD change: + $1.6 billion / 11.6%

Source of wealth: Microsoft

Industry: Technology

Citizenship: U.S.

Age: 56

 

50. Ernesto Bertarelli

Net worth: $14.8 billion

YTD change: + $2.5 billion / + 20.7%

Source of wealth: Serono

Industry: Medical

Citizenship: Switzerland

Age: 47

 

51. Roman Abramovich  

Net worth: $14.7 billion

YTD change: + $0.43 billion / + 3.0%

Source of wealth: Sibneft

Industry: Metals and Mining

Citizenship: Russia

Age: 46

 

52. Paul Allen

Net worth: $14.6 billion

YTD change: + $0.40 billion / + 2.8%

Source of wealth: Microsoft

Industry: Technology

Citizenship: U.S.

Age: 59

 

53. Mikhail Fridman

Net worth: $14.4 billion

YTD change: + $1.5 billion / + 11.7%

Source of wealth: TNK-BP International

Industry: Diversified

Citizenship: Russia

Age: 48

 

54. Michael Otto

Net worth: $14.3 billion

YTD change: + $1.3 billion / + 9.8%

Source of wealth: Otto Group

Industry: Retail

Citizenship: Germany

Age: 69

 

55. Mikhail Prokhorov

Net worth: $13.9 billion

YTD change: + $0.81 billion / + 6.2%

Source of wealth: MMC Norilsk Nickel

Industry: Metals and Mining

Citizenship: Russia

Age: 47

 

56. Ray Dalio

Net worth: $13.9 billion

YTD change: – $0.38 billion / – 2.7%

Source of wealth: Bridgewater Associates

Industry: Finance

Citizenship: U.S.

Age: 63

 

57. Phil Knight

Net worth: $13.9 billion

YTD change: + $0.41 billion / + 3.0%

Source of wealth: Nike

Industry: Manufacturing

Citizenship: U.S.

Age: 74

 

58. Vladimir Potanin

Net worth: $13.8 billion

YTD change: + $0.67 billion / + 5.1%

Source of wealth: MMC Norilsk Nickel

Industry: Metals and Mining

Citizenship: Russia

Age: 51

 

59. Len Blavatnik

Net worth: $13.6 billion

YTD change: + $2.6 billion / + 23.8%

Source of wealth: Access Industries Holdings

Industry: Energy

Citizenship: U.S.

Age: 55

 

60. Robert Kuok

Net worth: $13.5 billion

YTD change: + $1.5 billion / + 12.1%

Source of wealth: Kerry Properties

Industry: Diversified

Citizenship: Malaysia

Age: 89

 

61. Hans Rausing

Net worth: $13.5 billion

YTD change: + $0.24 billion / + 1.8%

Source of wealth: Tetra Laval

Industry: Manufacturing

Citizenship: Sweden

Age: 86

 

62. Aliko Dangote

Net worth: $13.5 billion

YTD change: + $3.5 billion / + 34.5%

Source of wealth: Dangote Cement

Industry: Diversified

Citizenship: Nigeria

Age: 55

 

63. Jack Taylor

Net worth: $13.4 billion

YTD change: + $4.0 billion / + 42.6%

Source of wealth: Enterprise Holdings

Industry: Service

Citizenship: U.S.

Age: 90

 

64. Dirce Navarro de Camargo

Net worth: $13.4 billion

YTD change: + $1.8 billion / + 15.3%

Source of wealth: Camargo Correa

Industry: Diversified

Citizenship: Brazil

Age: n/a

 

65. John Fredriksen

Net worth: $13.3 billion

YTD change: + $2.2 billion / + 19.7%

Source of wealth: Seadrill

Industry: Service

Citizenship: Cyprus

Age: 68

 

66. Elaine Marshall

Net worth: $13.2 billion

YTD change: + $1.6 billion / + 14.1%

Source of wealth: Koch Industries

Industry: Diversified

Citizenship: U.S.

Age: 70

 

67. George Kaiser

Net worth: $13.1 billion

YTD change: – $0.02 billion / – 0.1%

Source of wealth: Kaiser-Francis Oil

Industry: Energy

Citizenship: U.S.

Age: 69

 

68. Ronald Perelman

Net worth: $13.1 billion

YTD change: + $0.57 billion / + 4.5%

Source of wealth: MacAndrews & Forbes Holdings

Industry: Diversified

Citizenship: U.S.

Age: 69

 

69. Leonardo Del Vecchio

Net worth: $13.1 billion

YTD change: + $3.5 billion / + 36.5%

Source of wealth: Luxottica Group

Industry: Retail

Citizenship: Italy

Age: 77

 

70. Michael Dell

Net worth: $12.9 billion

YTD change: – $0.38 billion / – 2.9%

Source of wealth: Dell

Industry: Technology

Citizenship: U.S.

Age: 47

 

71. Donald Bren

Net worth: $12.8 billion

YTD change: – $0.19 billion / – 1.5%

Source of wealth: Irvine Co.

Industry: Real Estate

Citizenship: U.S.

Age: 80

 

72. Vagit Alekperov

Net worth: $12.4 billion

YTD change: + $1.7 billion / + 16.3%

Source of wealth: Lukoil

Industry: Energy

Citizenship: Russia

Age: 62

 

73. Gerald Cavendish Grosvenor

Net worth: $12.3 billion

YTD change: – $1.3 billion / – 9.4%

Source of wealth: Grosvenor Group

Industry: Real Estate

Citizenship: U.K.

Age: 60

 

74. Jim Simons

Net worth: $12.0 billion

YTD change: + $0.50 billion / + 4.3%

Source of wealth: Renaissance Technologies

Industry: Finance

Citizenship: U.S.

Age: 74

 

75. Andrey Melnichenko

Net worth: $12.0 billion

YTD change: + $0.12 billion / + 1.0%

Source of wealth: SUEK

Industry: Diversified

Citizenship: Russia

Age: 40

 

76. Susanne Klatten

Net worth: $11.9 billion

YTD change: + $1.3 billion / + 12.1%

Source of wealth: Bayerische Motoren Werke

Industry: Manufacturing

Citizenship: Germany

Age: 50

 

77. John Paulson

Net worth: $11.8 billion

YTD change: – $6.5 billion / – 35.5%

Source of wealth: Paulson & Co.

Industry: Finance

Citizenship: U.S.

Age: 56

 

78. Tadashi Yanai

Net worth: $11.8 billion

YTD change: + $2.6 billion / + 28.4%

Source of wealth: Fast Retailing

Industry: Retail

Citizenship: Japan

Age: 63

 

79. Alejandro Santo Domingo

Net worth: $11.7 billion

YTD change: + $2.3 billion / + 24.1%

Source of wealth: SABMiller

Industry: Food and Beverage

Citizenship: Colombia

Age: 35

 

80. Ricardo Salinas Pliego

Net worth: $11.7 billion

YTD change: – $9.1 billion / – 43.7%

Source of wealth: Grupo Elektra

Industry: Diversified

Citizenship: Mexico

Age: 57

 

81. Jim Goodnight

Net worth: $11.6 billion

YTD change: + $2.3 billion / + 24.1%

Source of wealth: SAS Institute

Industry: Technology

Citizenship: U.S.

Age: 69

 

82. Pallonji Mistry

Net worth: $11.5 billion

YTD change: + $2.0 billion / + 20.8%

Source of wealth: Tata Sons

Industry: Service

Citizenship: Ireland

Age: 83

 

83. Henry Sy

Net worth: $11.2 billion

YTD change: + $3.1 billion / + 37.6%

Source of wealth: SM Investments

Industry: Diversified

Citizenship: Philippines

Age: 88

 

84. Harold Hamm

Net worth: $11.2 billion

YTD change: + $1.3 billion / + 12.8%

Source of wealth: Continental Resources

Industry: Energy

Citizenship: U.S.

Age: 66

 

85. Laurene Powell Jobs

Net worth: $11.2 billion

YTD change: + $3.6 billion / + 47.2%

Source of wealth: Walt Disney

Industry: Media

Citizenship: U.S.

Age: 49

 

86. Francois Pinault

Net worth: $11.0 billion

YTD change: + $0.28 billion / + 2.6%

Source of wealth: PPR

Industry: Retail

Citizenship: France

Age: 76

 

87. Sara Mota de Larrea

Net worth: $10.9 billion

YTD change: + $2.3 billion / + 27.5%

Source of wealth: Grupo Mexico

Industry: Metals and Mining

Citizenship: Mexico

Age: n/a

 

88. Mark Zuckerberg

Net worth: $10.7 billion

YTD change: – $6.8 billion / – 39.0%

Source of wealth: Facebook

Industry: Technology

Citizenship: U.S.

Age: 28

 

89. Serge Dassault

Net worth: $10.7 billion

YTD change: + $2.7 billion / + 33.1%

Source of wealth: Dassault Systemes

Industry: Manufacturing

Citizenship: France

Age: 87

 

90. Oleg Deripaska

Net worth: $10.5 billion

YTD change: – $0.14 billion / – 1.3%

Source of wealth: United Co. Rusal

Industry: Diversified

Citizenship: Russia

Age: 44

 

91. Joseph Safra

Net worth: $10.4 billion

YTD change: – $0.77 billion / – 6.9%

Source of wealth: Banco Safra

Industry: Finance

Citizenship: Brazil

Age: 74

 

92. Rupert Murdoch

Net worth: $10.4 billion

YTD change: + $2.6 billion / + 33.6%

Source of wealth: News Corp.

Industry: Media

Citizenship: U.S.

Age: 81

 

93. Lui Che Woo

Net worth: $10.3 billion

YTD change: + $4.5 billion / + 76.3%

Source of wealth: Galaxy Entertainment Group

Industry: Service

Citizenship: Hong Kong

Age: 83

 

94. Hansjoerg Wyss

Net worth: $10.3 billion

YTD change: + $0.23 billion / + 2.2%

Source of wealth: Synthes

Industry: Medical

Citizenship: Switzerland

Age: 77

 

95. Lee Kun Hee

Net worth: $10.3 billion

YTD change: + $2.3 billion / + 29.1%

Source of wealth: Samsung Electronics

Industry: Technology

Citizenship: South Korea

Age: 70

 

96. Abigail Johnson

Net worth: $10.2 billion

YTD change: + $1.1 billion / + 11.8%

Source of wealth: Fidelity Investments

Industry: Finance

Citizenship: U.S.

Age: 50

 

97. Paolo Rocca

Net worth: $10.2 billion

YTD change: + $0.94 billion / + 10.2%

Source of wealth: Tenaris

Industry: Metals and Mining

Citizenship: Italy

Age: 60

 

98. Theo Albrecht Jr.

Net worth: $10.2 billion

YTD change: – $0.20 billion / – 2.3%

Source of wealth: Aldi Einkauf/Essen

Industry: Retail

Citizenship: Germany

Age: n/a

 

99. Berthold Albrecht

Net worth: $10.2 billion

YTD change: – $0.20 billion / – 2.3%

Source of wealth: Aldi Einkauf/Essen

Industry: Retail

Citizenship: Germany

Age: n/a

 

100. Mohammed al-Amoudi

Net worth: $10.1 billion

YTD change: + $0.97 billion / + 10.7%

Source of wealth: Svenska Petroleum Exploration

Industry: Energy

Citizenship: Saudi Arabia

Age: 61

 

101. Petr Kellner

Net worth: $10.0 billion

YTD change: + $1.4 billion / + 15.8%

Source of wealth: PPF Group

Industry: Finance

Citizenship: Czech Republic

Age: 48

 

102. Charles Ergen

Net worth: $9.9 billion

YTD change: + $1.2 billion / + 14.0%

Source of wealth: DISH Network

Industry: Media

Citizenship: U.S.

Age: 59

 

103. German Khan

Net worth: $9.8 billion

YTD change: $0.77 billion / 8.5

Source of wealth: TNK-BP International

Industry: Diversified

Citizenship: Russia

Age: 51

 

104. Stefan Quandt

Net worth: $9.8 billion

YTD change: + $1.4 billion / + 16.4%

Source of wealth: Bayerische Motoren Werke

Industry: Manufacturing

Citizenship: Germany

Age: 46

 

105. Philip Anschutz

Net worth: $9.8 billion

YTD change: + $1.6 billion / + 19.5%

Source of wealth: Anschutz Corp.

Industry: Diversified

Citizenship: U.S.

Age: 72

 

106. Richard Kinder

Net worth: $9.7 billion

YTD change: + $1.4 billion / + 16.8%

Source of wealth: Kinder Morgan

Industry: Energy

Citizenship: U.S.

Age: 68

 

107. Johanna Quandt

Net worth: $9.7 billion

YTD change: + $1.8 billion / + 22.3%

Source of wealth: Bayerische Motoren Werke

Industry: Manufacturing

Citizenship: Germany

Age: 86

 

108. Gennady Timchenko

Net worth: $9.7 billion

YTD change: – $1.1 billion / – 10.0%

Source of wealth: Novatek

Industry: Energy

Citizenship: Finland

Age: 60

 

109. Hasso Plattner

Net worth: $9.6 billion

YTD change: + $2.0 billion / + 25.5%

Source of wealth: SAP

Industry: Technology

Citizenship: Germany

Age: 68

 

110. Masayoshi Son

Net worth: $9.6 billion

YTD change: + $2.2 billion / + 29.6%

Source of wealth: Softbank

Industry: Technology

Citizenship: Japan

Age: 55

 

111. Galen Weston

Net worth: $9.6 billion

YTD change: + $0.78 billion / + 8.9%

Source of wealth: George Weston

Industry: Retail

Citizenship: Canada

Age: 72

 

112. Charlene De Carvalho-Heineken

Net worth: $9.5 billion

YTD change: + $2.5 billion / + 34.8%

Source of wealth: Heineken Holding

Industry: Food and Beverage

Citizenship: Netherlands

Age: 58

 

113. Steven A. Cohen

Net worth: $9.5 billion

YTD change: + $0.50 billion / + 5.6%

Source of wealth: SAC Capital Advisors

Industry: Finance

Citizenship: U.S.

Age: 56

 

114. Si Newhouse

Net worth: $9.5 billion

YTD change: + $2.0 billion / + 27.3%

Source of wealth: Advance Publications

Industry: Media

Citizenship: U.S.

Age: 85

 

115. Dmitry Rybolovlev

Net worth: $9.3 billion

YTD change: + $0.46 billion / + 5.1%

Source of wealth: Uralkali

Industry: Diversified

Citizenship: Russia

Age: 46

 

116. Klaus-Michael Kuehne

Net worth: $9.2 billion

YTD change: – $0.19 billion / – 2.0%

Source of wealth: Kuehne & Nagel International

Industry: Service

Citizenship: Germany

Age: 75

 

117. Wang Jianlin

Net worth: $9.1 billion

YTD change: + 0.81 billion / + 9.7%

Source of wealth: Dalian Wanda Group

Industry: Real Estate

Citizenship: China

Age: 58

 

118. Kumar Birla

Net worth: $9.1 billion

YTD change: + $0.85 billion / + 10.4%

Source of wealth: Essel Mining & Industries

Industry: Metals and Mining

Citizenship: India

Age: 45

 

119. Dilip Shanghvi

Net worth: $9.0 billion

YTD change: + $2.4 billion / + 35.8%

Source of wealth: Sun Pharmaceutical Industries

Industry: Medical

Citizenship: India

Age: 57

 

120. August Von Finck

Net worth: $8.9 billion

YTD change: + $1.2 billion / + 15.0%

Source of wealth: Merck Finck

Industry: Diversified

Citizenship: Germany

Age: 82

 

121. Anil Ambani

Net worth: $8.9 billion

YTD change: + $2.3 billion / + 35.8%

Source of wealth: Reliance Power

Industry: Energy

Citizenship: India

Age: 53

 

122. Savitri Jindal

Net worth: $8.8 billion

YTD change: + $0.70 billion / + 8.6%

Source of wealth: Jindal Steel & Power

Industry: Metals and Mining

Citizenship: India

Age: 62

 

123. Eka Tjipta Widjaja

Net worth: $8.7 billion

YTD change: + $3.5 billion / + 67.5%

Source of wealth: Golden Agri-Resources

Industry: Diversified

Citizenship: Indonesia

Age: 89

 

124. Marcel Herrmann Telles

Net worth: $8.7 billion

YTD change: + $2.5 billion / + 41.1%

Source of wealth: Anheuser-Busch InBev

Industry: Finance

Citizenship: Brazil

Age: 62

 

125. Charoen Sirivadhanabhakdi

Net worth: $8.7 billion

YTD change: + $3.8 billion / + 76.3%

Source of wealth: Thai Beverage

Industry: Food and Beverage

Citizenship: Thailand

Age: 68

 

126. Tsai Eng-Meng

Net worth: $8.7 billion

YTD change: + $2.3 billion / + 36.9%

Source of wealth: Want Want China Holdings

Industry: Food and Beverage

Citizenship: Taiwan

Age: 55

 

127. Donald Newhouse

Net worth: $8.5 billion

YTD change: + $2.0 billion / + 31.5%

Source of wealth: Advance Publications

Industry: Media

Citizenship: U.S.

Age: 83

 

128. Robin Li

Net worth: $8.4 billion

YTD change: – $0.16 billion / – 1.9%

Source of wealth: Baidu

Industry: Technology

Citizenship: China

Age: 44

 

129. Leonard Lauder

Net worth: $8.4 billion

YTD change: + $0.88 billion / + 11.7%

Source of wealth: Estee Lauder

Industry: Manufacturing

Citizenship: U.S.

Age: 79

 

130. Reinhold Wuerth

Net worth: $8.3 billion

YTD change: + $1.8 billion / + 27.7%

Source of wealth: Wuerth Group

Industry: Manufacturing

Citizenship: Austria

Age: 77

 

131. Eric Schmidt

Net worth: $8.3 billion

YTD change: + $1.1 billion / + 15.6%

Source of wealth: Google

Industry: Technology

Citizenship: U.S.

Age: 57

 

132. Raymond Kwok

Net worth: $8.2 billion

YTD change: + $0.73 billion / + 9.8%

Source of wealth: Sun Hung Kai Properties

Industry: Real Estate

Citizenship: Hong Kong

Age: 59

 

133. Thomas Kwok

Net worth: $8.2 billion

YTD change: + $0.72 billion / + 9.6%

Source of wealth: Sun Hung Kai Properties

Industry: Real Estate

Citizenship: Hong Kong

Age: 61

 

134. Budi Hartono

Net worth: $8.2 billion

YTD change: – $1.6 billion / – 15.9%

Source of wealth: Bank Central Asia TBK

Industry: Diversified

Citizenship: Indonesia

Age: 71

 

135. Anne Cox Chambers

Net worth: $8.2 billion

YTD change: + $0.87 billion / + 11.8%

Source of wealth: Cox Enterprises

Industry: Media

Citizenship: U.S.

Age: 93

 

136. Michael Hartono

Net worth: $8.2 billion

YTD change: – $1.6 billion / – 16.0%

Source of wealth: Bank Central Asia TBK

Industry: Diversified

Citizenship: Indonesia

Age: 73

 

137. Beny Steinmetz

Net worth: $8.1 billion

YTD change: + $0.22 billion / + 2.8%

Source of wealth: Steinmetz Diamond Group

Industry: Metals and Mining

Citizenship: Israel

Age: 56

 

138. Pierre Omidyar

Net worth: $8.0 billion

YTD change: + $2.7 billion / + 51.9%

Source of wealth: eBay

Industry: Technology

Citizenship: U.S.

Age: 45

 

139. John Menard Jr.

Net worth: $7.9 billion

YTD change: + $1.6 billion / + 26.4%

Source of wealth: Menards

Industry: Retail

Citizenship: U.S.

Age: 72

 

140. Sulaiman Bin Abdul Aziz Al Rajhi

Net worth: $7.9 billion

YTD change: + $0.39 billion / + 5.2%

Source of wealth: Al Rajhi Bank

Industry: Finance

Citizenship: Saudi Arabia

Age: 92

 

141. Nassef Sawiris

Net worth: $7.8 billion

YTD change: + $1.6 billion / + 24.7%

Source of wealth: Orascom Construction Industries

Industry: Diversified

Citizenship: Egypt

Age: 51

 

142. Mohamed bin Issa Al Jaber

Net worth: $7.8 billion

YTD change: + $0.09 billion / + 1.1%

Source of wealth: MBI International

Industry: Real Estate

Citizenship: Saudi Arabia

Age: 53

 

143. Giorgio Armani

Net worth: $7.8 billion

YTD change: + $1.6 billion / + 26.7%

Source of wealth: Giorgio Armani

Industry: Retail

Citizenship: Italy

Age: 78

 

144. Klaus Tschira

Net worth: $7.8 billion

YTD change: + $2.1 billion / + 36.3%

Source of wealth: SAP

Industry: Technology

Citizenship: Germany

Age: 71

 

145. Carlos Ardila Lulle

Net worth: $7.7 billion

YTD change: + $2.1 billion / + 36.1%

Source of wealth: Postobon

Industry: Food and Beverage

Citizenship: Colombia

Age: 82

 

146. Thomas Peterffy

Net worth: $7.6 billion

YTD change: + $0.01 billion / + 0.1%

Source of wealth: Interactive Brokers Group

Industry: Finance

Citizenship: U.S.

Age: 68

 

147. Nicky Oppenheimer

Net worth: $7.6 billion

YTD change: – $1.1 billion / – 13.1%

Source of wealth: De Beers

Industry: Metals and Mining

Citizenship: South Africa

Age: 67

 

148. Alexey Kuzmichev

Net worth: $7.6 billion

YTD change: + $0.71 billion / + 10.2%

Source of wealth: TNK-BP International

Industry: Diversified

Citizenship: Russia

Age: 50

 

149. Charles Butt

Net worth: $7.5 billion

YTD change: + 0.64 billion / + 9.3%

Source of wealth: HEB Grocery

Industry: Retail

Citizenship: U.S.

Age: 74

 

150. Sergey Galitskiy

Net worth: $7.5 billion

YTD change: + $2.9 billion / + 62.4%

Source of wealth: Magnit

Industry: Retail

Citizenship: Russia

Age: 45

 

151. Michael Kadoorie

Net worth: $7.4 billion

YTD change: + $0.28 billion / + 4.0%

Source of wealth: CLP Holdings

Industry: Diversified

Citizenship: Hong Kong

Age: 71

 

152. Kjeld Kirk Kristiansen

Net worth: $7.4 billion

YTD change: + $0.85 billion / + 13.0%

Source of wealth: Lego

Industry: Manufacturing

Citizenship: Denmark

Age: 64

 

153. Ray Lee Hunt

Net worth: $7.3 billion

YTD change: – $0.25 billion / –3.3

Source of wealth: Hunt Consolidated

Industry: Energy

Citizenship: U.S.

Age: 69

 

154. Iskander Makhmudov

Net worth: $7.2 billion

YTD change: – $0.20 billion / – 2.6%

Source of wealth: Ural Mining & Metallurgical

Industry: Metals and Mining

Citizenship: Russia

Age: 48

 

155. Carlos Alberto Sicupira

Net worth: $7.2 billion

YTD change: + $2.1 billion / + 41.6%

Source of wealth: Anheuser-Busch InBev

Industry: Finance

Citizenship: Brazil

Age: 64

 

156. Ananda Krishnan

Net worth: $7.1 billion

YTD change: + $0.32 billion / + 4.7%

Source of wealth: Maxis

Industry: Diversified

Citizenship: Malaysia

Age: 74

 

157. Kushal Pal Singh

Net worth: $7.1 billion

YTD change: + $1.7 billion / + 31.7%

Source of wealth: DLF

Industry: Real Estate

Citizenship: India

Age: 81

 

158. Patrick Soon-Shiong

Net worth: $7.1 billion

YTD change: + $0.60 billion / + 9.3%

Source of wealth: APP Pharmaceuticals and Abraxis BioScience

Industry: Medical

Citizenship: U.S.

Age: 60

 

159. Dietrich Mateschitz

Net worth: $7.1 billion

YTD change: + $0.98 billion / 16.0%

Source of wealth: Red Bull

Industry: Food and Beverage

Citizenship: Austria

Age: 68

 

160. Antonia Johnson  

Net worth: $7.1 billion

YTD change: – $0.96 billion / – 11.9%

Source of wealth: Axel Johnson

Industry: Diversified

Citizenship: Sweden

Age: 69

 

161. Ma Huateng

Net worth: $7.0 billion

YTD change: + $2.7 billion / + 61.6%

Source of wealth: Tencent Holdings

Industry: Technology

Citizenship: China

Age: 41

 

162. Ralph Lauren

Net worth: $6.9 billion

YTD change: + $0.78 billion / + 12.7%

Source of wealth: Ralph Lauren

Industry: Retail

Citizenship: U.S.

Age: 73

 

163. Jorn Rausing

Net worth: $6.9 billion

YTD change: + $0.52 billion / + 8.2%

Source of wealth: Tetra Laval

Industry: Manufacturing

Citizenship: Sweden

Age: 52

 

164. Ned Johnson III

Net worth: $6.9 billion

YTD change: + $0.53 billion / + 8.3%

Source of wealth: Fidelity Investments

Industry: Finance

Citizenship: U.S.

Age: 82

 

165. Kirsten Rausing

Net worth: $6.9 billion

YTD change: + $0.53 billion / + 8.4%

Source of wealth: Tetra Laval

Industry: Manufacturing

Citizenship: Sweden

Age: 60

 

166. Finn Rausing

Net worth: $6.9 billion

YTD change: + $0.53 billion / + 8.4%

Source of wealth: Tetra Laval

Industry: Manufacturing

Citizenship: Sweden

Age: 57

 

167. Roberto Irineu Marinho

Net worth: $6.9 billion

YTD change: + $0.06 billion / + 0.8%

Source of wealth: Globo Comunicacao & Participacoes

Industry: Media

Citizenship: Brazil

Age: 65

 

168. Joao Roberto Marinho  

Net worth: $6.9 billion

YTD change: + $0.06 billion / + 0.8%

Source of wealth: Globo Comunicacao & Participacoes

Industry: Media

Citizenship: Brazil

Age: 59

 

169. Harold Simmons

Net worth: $6.9 billion

YTD change: – $2.8 billion / – 29.0%

Source of wealth: Valhi

Industry: Diversified

Citizenship: U.S.

Age: 81

 

170. Jose Roberto Marinho

Net worth: $6.8 billion

YTD change: + $0.07 billion / + 1.0%

Source of wealth: Globo Comunicacao & Participacoes

Industry: Media

Citizenship: Brazil

Age: 56

 

171. Graeme Hart

Net worth: $6.8 billion

YTD change: + $1.6 billion / + 31.1%

Source of wealth: Reynolds Group Holdings

Industry: Diversified

Citizenship: New Zealand

Age: 57

 

172. Chung Mong-Koo

Net worth: $6.8 billion

YTD change: + $0.86 billion / + 14.6%

Source of wealth: Hyundai Motor

Industry: Manufacturing

Citizenship: South Korea

Age: 74

 

173. Tsai Wan-Tsai

Net worth: $6.7 billion

YTD change: + $0.71 billion / + 11.9%

Source of wealth: Fubon Financial Holding

Industry: Finance

Citizenship: Taiwan

Age: 83

 

174. Vladimir Evtushenkov  

Net worth: $6.7 billion

YTD change: + $1.5 billion / + 28.2%

Source of wealth: Sistema JSFC

Industry: Diversified

Citizenship: Russia

Age: 64

 

175. Suleiman Kerimov

Net worth: $6.6 billion

YTD change: + $1.6 billion / + 32.8%

Source of wealth: Uralkali

Industry: Diversified

Citizenship: Russia

Age: 46

 

176. Eli Broad

Net worth: $6.6 billion

YTD change: + $0.55 billion / + 9.1%

Source of wealth: Kaufman & Broad Home

Industry: Finance

Citizenship: U.S.

Age: 79

 

177. Wee Cho Yaw

Net worth: $6.5 billion

YTD change: + $1.8 billion / + 39.1%

Source of wealth: United Overseas Bank

Industry: Finance

Citizenship: Singapore

Age: 83

 

178. Lim Kok Thay

Net worth: $6.4 billion

YTD change: – $0.62 billion / – 8.8%

Source of wealth: Genting

Industry: Diversified

Citizenship: Malaysia

Age: 61

 

179. Wu Yajun

Net worth: $6.4 billion

YTD change: + $1.9 billion / + 42.3%

Source of wealth: Longfor Properties

Industry: Real Estate

Citizenship: China

Age: 48

 

180. Bidzina Ivanishvili

Net worth: $6.3 billion

YTD change: + $1.5 billion / + 31.8%

Source of wealth: Investments

Industry: Diversified

Citizenship: Georgia

Age: 56

 

181. Micky Arison

Net worth: $6.2 billion

YTD change: + $0.56 billion / + 9.9%

Source of wealth: Carnival

Industry: Service

Citizenship: U.S.

Age: 63

 

182. Sunil Mittal

Net worth: $6.2 billion

YTD change: – $1.4 billion / – 18.1%

Source of wealth: Bharti Airtel

Industry: Telecommunications

Citizenship: India

Age: 55

 

183. Antonio Ermirio de Moraes

Net worth: $6.2 billion

YTD change: – $0.47 billion / – 7.1%

Source of wealth: Votorantim Participacoes

Industry: Diversified

Citizenship: Brazil

Age: 84

 

184. Ermirio Pereira de Moraes

Net worth: $6.2 billion

YTD change: – $0.47 billion / – 7.1%

Source of wealth: Votorantim Participacoes

Industry: Diversified

Citizenship: Brazil

Age: 80

 

185. Maria Helena Moraes Scripilliti

Net worth: $6.2 billion

YTD change: – $0.47 billion / – 7.1%

Source of wealth: Votorantim Participacoes

Industry: Diversified

Citizenship: Brazil

Age: 82

 

186. Dhanin Chearavanont

Net worth: $6.2 billion

YTD change: + $0.56 billion / + 10.0%

Source of wealth: Investments

Industry: Diversified

Citizenship: Thailand

Age: 73

 

187. Johann Rupert

Net worth: $6.2 billion

YTD change: + $1.2 billion / + 24.1%

Source of wealth: Cie. Financiere Richemont

Industry: Retail

Citizenship: South Africa

Age: 62

 

188. Curt Engelhorn

Net worth: $6.1 billion

YTD change: + $0.50 billion / + 8.8%

Source of wealth: Boehringer Mannheim Group and DePuy

Industry: Medical

Citizenship: Germany

Age: 86

 

189. Patrizio Bertelli

Net worth: $6.1 billion

YTD change: + $2.4 billion / + 64.1%

Source of wealth: Prada

Industry: Retail

Citizenship: Italy

Age: 66

 

190. Walter Faria

Net worth: $6.1 billion

YTD change: + $0.89 billion / + 17.4%

Source of wealth: Cervejaria Petropolis

Industry: Food and Beverage

Citizenship: Brazil

Age: 57

 

191. Leonid Fedun

Net worth: $6.0 billion

YTD change: + $0.88 billion / + 17.2%

Source of wealth: Lukoil

Industry: Energy

Citizenship: Russia

Age: 56

 

192. Terry Gou

Net worth: $6.0 billion

YTD change: + $1.3 billion / + 27.5%

Source of wealth: Hon Hai Precision Industry

Industry: Technology

Citizenship: Taiwan

Age: 62

 

193. Richard LeFrak

Net worth: $6.0 billion

YTD change: + $0.40 billion / + 7.1%

Source of wealth: LeFrak Organization

Industry: Real Estate

Citizenship: U.S.

Age: 67

 

194. Miuccia Prada Bianchi

Net worth: $6.0 billion

YTD change: + $2.3 billion / + 61.4%

Source of wealth: Prada

Industry: Retail

Citizenship: Italy

Age: 64

 

195. Ivan Glasenberg

Net worth: $6.0 billion

YTD change: – $0.63 billion / – 9.6%

Source of wealth: Glencore International

Industry: Metals and Mining

Citizenship: Australia

Age: 55

 

196. Silvio Berlusconi

Net worth: $6.0 billion

YTD change: + $0.18 billion / + 3.1%

Source of wealth: Fininvest

Industry: Media

Citizenship: Italy

Age: 76

 

197. Jeffery Hildebrand

Net worth: $6.0 billion

YTD change: + $1.0 billion / + 21.2%

Source of wealth: Hilcorp Energy

Industry: Energy

Citizenship: U.S.

Age: 53

 

198. Shiv Nadar

Net worth: $5.9 billion

YTD change: + $1.8 billion / + 43.0%

Source of wealth: HCL Technologies

Industry: Technology

Citizenship: India

Age: 67

199. Steve Schwarzman

Net worth: $5.8 billion

YTD change: + $0.02 billion / + 0.2%

Source of wealth: Blackstone Group

Industry: Finance

Citizenship: U.S.

Age: 65

 

200. John Sall

Net worth: $5.8 billion

YTD change: + $1.1 billion / + 24.1%

Source of wealth: SAS Institute

Industry: Technology

Citizenship: U.S.

Age: 64

Cameroun : Aprés Orange, MTN lance le Mobile Money

Après Orange, c’est au tour de MTN d’offrir le service de mobile-banking à ses abonnés. L’opérateur de téléphonie mobile l’a annoncé le 1er novembre dernier à Douala au cours d’une conférence de presse.

Il sera désormais possible pour les clients MTN de payer leurs factures, faire des transferts d’argent, acheter du crédit de communication à partir de leurs téléphones portables, en un temps très court et en toute sécurité.

D’après Joël Awono Ndjodo, le responsable du service Mobile Money de Mtn, la société s’est décidé à offrir ce service parce que le nombre de personne détentrice de téléphone portable est très grand alors que le taux de bancarisation au Cameroun est très faible (10% de la population).

Le MTN Mobile Money va se faire avec la collaboration d’Afriland First Bank, et sous le contrôle de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) et de l’Agence nationale d’investigations financières (ANIF).

Joël Awono Ndjodo espère que, d’ici quelques années, l’entreprise MTN réalise la performance de l’Ouganda « où le taux d’adoption du m-banking est phénoménal ».

Thierry Barbaut

La CFFC et le Pasteur Livane NGoua s’érigent en Ange Protecteur des Veuves et Orphelins

 La Commission des femmes du centre missionnaire les conquérants qui a pour objectif et missions de défendre les intérêts de cette catégorie de personnes aux moyens de l’évangile et des a organisé ce week-end un forum pour attirer l’attention des autorités sur la recrudescence de ce fléau des temps modernes.   

Témoignages des veuves, pièce théâtrale et des dons (remise des vêtements et denrées alimentaires aux veuves), ont marqué cette rencontre initiée par le pasteur Livane Ngoua aidée par son époux, le Prophète, Max Alexandre Ngoua par ailleurs Président du Centre Missionnaire les Conquérants.

Organisé sur le thème : « Quelle défense pour les veuves spoliées », le but étant d’apporter des réponses scripturaires aux veuves sur la base de leurs propres témoignages. Cette rencontre d’échange et de partage a enregistré la participation de membres du ministère des affaires sociales.

« Le forum que nous organisons permet de donner la parole aux veuves et orphelins et aller jusqu’au bout de leurs problèmes », a expliqué le pasteur, Livane Ngoua  qui s’est insurgée contre des gens qui se sert de cette catégorie de personnes comme instrument de tremplin pour se faire voir alors qu’elles ont besoin d’aide.

Au Gabon, plusieurs activités sont menées en collaboration avec la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la Famille. Des nouveaux textes pour la protection des droits de la veuves et de l’orphelin permettront d’améliorer l’environnement économique et social des veuves au Gabon, d’harmoniser les mécanismes de prise en charge des personnes cibles et d’alléger les procédures relatives à la liquidation des droits du conjoint survivant.

Les associations, les ONG et les autres membres de la Société Civile sont également invités à sauvegarder et protéger l’institution « famille » en s’engageant véritablement dans la lutte contre ce fléau des temps modernes qui est la spoliation des veuves et des orphelins.

De notre correspondant au Gabon, Fabrice MIKOMBA

Kim Dot Com ouvrira au Gabon en Janvier 2013

C’est depuis un nom de domaine au Gabon que Mega, le nouveau site de téléchargement né des cendres de MegaUpload, va être opéré.

 

Le site sera proposé à l’adresse Me.ga. Kim Dotcom, le propriétaire du service, a pris quelques précautions cette fois pour éviter une nouvelle saisie par les autorités américaines.

Elles le poursuivent d’ailleurs encore pour violation abondante du droit d’auteurs. Mega sera lancé dès le mois de janvier 2013.

La société en charge de la gestion des noms de domaine .ga est Gabon Telecom, détenue en majorité (51 %) par Maroc Telecom qui appartient elle-même à Vivendi, la maison-mère d’Universal.

Kim Dotcom est encore en quête d’investisseurs et de partenaires. Il a pour cela mis en ligne une page internet où les intéressés peuvent faire des propositions. Une seule condition, ils ne doivent pas être basés aux États-Unis.

Thierry Barbaut

L’impact sur la société de la téléphonie Mobile en Afrique

Dans le système de boucle retour, les téléphones mobiles en Afrique ont contribué à développer de nouveaux usages. Certains sont directement liés aux contacts téléphoniques (les « bip » d’appels) ou à l’éco-système.

Le succès, incomparable notamment en Europe, du m-paiement avec des offres comme m-pesa ou Orange Money illustre ce phénomène. D’autres modèles de partage du téléphone ou de prêts de minute renvoient à des usages séculaires en Afrique comme les tontines. Au-delà, les utilisateurs ont développé de vrais usages nouveaux qui utilisent les télécoms comme moyen de répondre à des usages précis. Un cas typique est celui de la mise en place de systèmes d’enchères pour la vente de poissons (phénomène constaté au Sénégal, au Kenya et au-delà de l’Afrique en Asie du Sud Est). Un double phénomène s’est produit.

D’une part, ce sont les pêcheurs qui ont commencé dès 2005 à négocier le prix de leur cargaison par SMS auprès des différents marchés s’évitant ainsi le transport fastidieux (et risqué) d’un marché à l’autre. Cet usage du téléphone de négociation des prix entre pécheur et marchand s’est ensuite déplacé, notamment depuis 2010, vers le consommateur final. Il est de plus en plus fréquent qu’un chef de famille (ou de tribu ou de village) récolte l’ensemble des besoins d’un groupe de personnes en poisson (X kilos de Capitaine, Y kilos de Daurade, Z kilos de sole), puis envoie un SMS à une liste de 5 à 10 marchands de poissons ambulant en leur indiquant la composition du « panier », date et lieu de livraison de la cargaison et demande en retour un prix.

Celui qui proposera le meilleur prix par SMS recevra en retour un message de confirmation. Le marché du poisson en amont et en aval (notamment dans certaines zones éloignées de la mer) est donc devenu un marché d’enchère par SMS ! Un usage structurant pour la profession et pas forcément imaginé il y a 15 ans !

Il existe également un grand potentiel de développement lié à l’usage du mobile dans certains secteurs qui contribuent au développement sociétal des pays africains. L’éducation et la santé s’inscrivent dans cette logique.

Prenons tout d’abord le cas de l’enseignement. Compte tenu de la faible densité de professeurs et d’établissements scolaires dans la majeure partie des pays d’Afrique, la formation à distance constitue un levier important pour le développement de l’éducation. Les enjeux sont de taille puisque l’Afrique subsaharienne connaît des taux d’alphabétisation particulièrement faibles. En effet, ce ratio est de 23% au Mali contre 88% en Afrique du Sud d’après l’UNESCO. Le téléenseignement permettrait de combler ces besoins en redéfinissant les contraintes géographiques, humaines ou budgétaires. Ce système augmente les chances d’accès à la formation des étudiants défavorisés.

Grâce au réseau de téléenseignement mis en place à l’université du Natal en Afrique du Sud, le nombre d’étudiants inscrits en sciences de l’éducation est passé de 491 à 3 810 en cinq ans, selon la Banque Mondiale. L’Université Virtuelle Africaine (UVA) constitue un autre exemple réussi du téléenseignement.

L’université virtuelle africaine forme des scientifiques, des ingénieurs, des techniciens, des hommes d’affaires et des professionnels capables de contribuer au développement de leur pays. Ces formations scientifiques et techniques, transmises par satellite, permettent de combler le déficit de matériel et de professeurs. Plus de 9000 étudiants dans toutes les régions de l’Afrique subsaharienne ont pu bénéficier de ces nouvelles méthodes éducatives. Grâce à ce succès, l’UVA a pu établir près de 22 partenariats avec d’autres universités de l’Afrique subsaharienne.

La définition du contenu de l’enseignement découle des attentes en éducation des pays. Compte tenu des disparités fortes entre les régions, le téléenseignement peut avoir soit un contenu de niveau supérieur via des formations universitaires ou une formation continue, soit des formations plus élémentaires avec un enseignement de base (lecture et écriture). Les besoins en formation seront donc à déterminer en fonction des caractéristiques locales reflétées à travers certaines données sociodémographiques : le taux d’alphabétisation, l’indice de développement humain, l’espérance de vie et le taux d’urbanisation. Ainsi, les contenus oraux seront privilégiés dans les zones où le taux d’alphabétisation est trop bas.

Concernant le support technologique, il devra être le plus simple d’accès, le moins coûteux et le plus adapté au contexte socioéconomique. Les supports de formation les plus appropriés à la population seront déterminés en fonction de leur accessibilité via les moyens technologiques envisageables à court terme. A titre d’illustration, une formation via Internet est difficile à concevoir dans les régions où les technologies du haut débit ne sont pas encore déployées.

Le prix de l’accès à la technologie choisie est également un point critique dans l’adoption du système mis en place. Le téléenseignement présente un certain nombre de bénéfices dans le contexte africain. D’abord, il permet de toucher aussi bien des étudiants dans les villes que dans les zones difficilement accessibles. Cette méthode de formation permet de pallier les problèmes de transport souvent lent et pénible. Les participants peuvent garder leur emploi à mi-temps pour subvenir à leurs besoins.

Ensuite, les formations en ligne facilitent les échanges entre les étudiants de diverses régions voire de différents pays ce qui favorise le réseautage. Enfin, les étudiants se familiarisent avec les outils informatiques mis à leur disposition ce qui va leur servir par la suite dans le monde professionnel.[1]

Le domaine de la santé

Le cas de la santé est aussi intéressant à étudier. Le secteur de la Santé a également été touché par l’utilisation des télécoms. De manière générale, ces nouvelles technologies peuvent subvenir à de nombreux besoins dans ce secteur, en améliorant l’échange de données et la communication à distance. C’est ici la valeur clé des télécoms et qui peut permettre des gains de productivité significatifs en améliorant sensiblement l’échange d’information.

Ainsi, les patients peuvent, avant de se déplacer, se renseigner sur le lieu / l’horaire du dispensaire ou la disponibilité des médicaments ou encore demander des conseils au médecin. De manière plus générale, à chaque maillon de la chaîne du soin, la communication à distance joue un rôle important. Le soin ne s’arrêtant pas au diagnostic, toute la chaîne doit être considérée, depuis la prévention jusqu’au traitement et à l’amélioration continue (médicaments, formation, etc.).

Autre service mis en place au Kenya permet aux patients et au personnel médical de vérifier si les médicaments sont authentiques. Il suffit d’envoyer par SMS le code à 12 chiffres, caché sur une vignette à gratter apposée sur la boite du médicament. En retour, l’utilisateur reçoit la réponse « OK, genuine medecine », ou « NO, code is not avalid code », accompagnée du numéro de téléphone du laboratoire pour dénoncer la supercherie. Une solution simple et ingénieuse pour repérer les contrefaçons qui peuvent représenter un réel danger. Entièrement gratuite pour l’utilisateur final, c’est Orange qui fournit l’infrastructure tandis que le coût du SMS est pris en charge par les laboratoires pharmaceutiques.

Autre exemple intéressant à citer, la solution de « mobile-learning » comprenant un module dédié à la santé (WapEduc[2]). Ce système s’adresse aussi bien aux étudiants en leur donnant accès à des contenus à caractère éducatif et informatif sur des questions de santé (l’échange d’information peut être éventuellement interactif), qu’aux professionnels de santé qui bénéficient de la possibilité de faire passer des messages de prévention et d’alerte.

Ce projet émane d’un besoin de capitaliser sur l’utilisation des TIC par les étudiants pour diffuser des contenus liés à la santé. Pour accéder à cette solution, l’utilisateur a besoin de se munir d’un téléphone portable. Les contenus éducatifs mis à disposition sont spécialement construits pour les mobiles. Un partenariat avec une association de professionnels de la santé permet d’assurer la pertinence du contenu. Néanmoins, pour la pérennité de ce service, le soutien du gouvernement local et plus particulièrement du ministère de la santé est nécessaire afin de légitimer le contenu pour des raisons déontologiques et parfois légales[3].

1 Pour plus de détails sur les impacts des télécoms en Afrique subsharienne lire : Henri Tcheng, Jean-Michel Huet et Mouna Romdhane, Les enjeux financiers de l’explosion des télécoms en Afrique subsaharienne, note de l’IFRI , février 2010

2 WapEduc a été lancé en France d’abord comme système éducatif par mobile. Son créateur, Philippe Steger, a décidé en 2009, de développer son service sur les pays africains. Le premier pays pilote est le Sénégal.

3 Pour plus de détails sur les options de technologies liées à l’éducation en Afrique lire Tcheng, H., Huet, J-M., Romdhane, M., Roubaud, J., « Le télé-enseignement, un espoir pour l’Afrique ?», Journal des télécoms, , n° 200, p. 55, octobre 2009. En particulier, pour l’aspect sensibilisation des populations, les enjeux de formation et diffusion des « bonnes pratiques ou gestes simples de santé » promus par l’OMS et l’UNICEF, il est montré que les TICs peuvent apporter un soutien et en particulier la radio et le téléphone mobile qui sont les deux « terminaux » les plus répandus en Afrique (la radio en zone rurale, le téléphone mobile en zone urbaine, les autres moyens comme la télévision ou le PC étant loin derrière).

Cameroun, Ghana, Côte d’Ivoire et Gabon à l’honneur au salon du chocolat de Paris

L’édition 2012 du Salon du Chocolat Paris a ouvert ses portes aux initiés sur un défilé de mode qui a fait la réputation du Salon au fil de ses 18 années d’existence, et c’est aujourd’hui que le grand public pourra, à son tour, découvrir les différents produits et saveurs. Cette année, comme l’année dernière, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cameroun et le Gabon sont présents tant sur le salon grand public que sur le salon professionnel.

Objectif ? Faire découvrir « le chocolat sous toutes ses formes et dans tous ses états » à travers des animations mais aussi des stands dans le cadre d’un salon qui a un double visage, grand public et professionnel.

La première manifestation hors France a eu lieu il y a 11 ans au Japon et s’y tient chaque année depuis lors. Aujourd’hui, on dénombre 22 manifestations au plan mondial dont New York, Bahia, Bologne, Le Caire, Séoul, Shanghai, Zurich.

L’année dernière, le Salon à Paris a enregistré 130 000 visiteurs sur 5 jours, 150 animations et 400 exposants.

Rappelons qu’au niveau mondial, le secteur du chocolat a représenté un chiffre d’affaires de € 2,721 milliards, selon le Syndicat français du chocolat, un secteur qui visiblement ne connaît pas la crise en accusant une hausse de 8,8% par rapport à 2010.

Peut-on déguster des douceurs gratuitement? Comme dans tous les salons, les exposants viennent vendre leur marchandise. Mais en bons commerçants, il savent qu’avant d’acheter on préfère goûter. Et pour ceux qui n’oseraient pas jouer les piques-assiettes, il y a les « conférences-dégustations ». Au menu, « Accords Chocolat et Champagne » et « Alliance vin et chocolat » notamment. Il est donc possible de grignoter quelques carrées à l’oeil.

A part saliver devant les stands, que peut-on faire? Le salon propose aussi quelques activités. Le « Cacao Show » réchauffera l’ambiance avec des danses et chants traditionnels des pays producteurs de cacao, en particulier la Côte d’Ivoire. Un peu plus loin, 40 chefs exécuteront sous vos yeux ébahis des recettes fortes en chocolat. Et en plus des conférences-dégustations, il y aura aussi des ateliers pour enfants.

Y’aura-t-il des stars du chocolat? Le Salon compte 200 exposants chocolatiers et pâtissiers, de quoi se lécher les babines. Et il y aura bien quelques vedettes comme les marques De Neuville, Jean-Paul Hévin et Bernachon.

Et le défilé complètement kitsch? Rassurez-vous le fameux défilé des mannequins en robes de chocolat aura bien lieu. L’occasion de vérifier de visu la durée de vie de ces créations sous la chaleur des projecteurs.

L’événement sera organisé autour de 6 régions : Asie, Mexique, Brésil, Afrique, Inde et… Espace. Un dernier thème qui laisse présager des robes aux formes peu orthodoxes…

 

C’est vrai que le Petit Ourson Guimauve® fête ses 50 ans? C’est bien vrai. L’ourson de la marque Cemoi se fait vieux et son cinquantenaire sera fête au Salon du Chocolat, avec notamment une expo d’oursons géants. Un film d’1minute 30 a même été réalisé en son honneur. Philippe Urraca, Meilleur Ouvrier de France, préparera le gâteau d’anniversaire le 2 novembre à 17h. Rien que ça…

Et le travail des enfants dans les pays exportateurs de cacao, on en fait quoi? Justement, le stand de l’association Max Havelaar France propose à tous les gens intéressés de découvrir les enjeux économiques qui se cachent derrière le cacao : travail des enfants sur les plantations, les producteurs vivant sous le seuil de pauvreté etc.

Le Salon du Chocolat – Du 31 octobre au 4 novembre, 10h-19h 1, place de la Porte de Versailles, 15e. M° Portes de Versailles Adultes : 13 euros, enfants (de 3 à 12 ans) : 6,50 euros, gratuit pour les moins de 3 ans

Thierry Barbaut

Initiative & Développement durable: Des kiosques solaires pour les villages sans électricité en Afrique

Le concept du kiosque à énergie solaire a été imaginé par l’entreprise Solarkiosk GmbH, basée à Berlin, en Allemagne. Le premier prototype a été construit en novembre 2011 et un programme pilote a été lancé en mars 2012 à Addis Abeba, capitale de l’Éthiopie.

D’après le fabricant, le kiosque solaire est destiné à des zones où, « pour charger leur téléphone, les habitants peuvent avoir à voyager pendant plusieurs jours ». Le principe : un toit en panneaux solaires qui permet de produire de l’électricité, soit « assez d’énergie pour que le kiosque produise son propre éclairage, charge un téléphone portable, une batterie de voiture, un ordinateur et un réfrigérateur. »

Le premier kiosque solaire a été monté le 5 juillet 2011 à proximité du lac Langano, en Éthiopie.

 

Tous les kiosques sont présentés sous forme de kit et assemblés à leur arrivée. La compagnie précise que les paquets sont légers et facilement transportables « même sur le dos d’un âne ».

Par ailleurs, certaines composantes du kiosque peuvent être trouvées localement comme le bambou, le bois ou le métal.

Thierry Barbaut
Avec Romarick Atoke d’AfrikArchi
www.afrikarchi.com

 

Rwanda: Il faut 350 000 logements supplémentaires a Kigali et 2,5 milliards de Dollars

Pour répondre aux besoins de sa population qui croit rapidement les autorités  rwandaises doivent construire près 350 000 nouveaux logements dans les 10  prochaines années.

Confronté à une crise du logement à Kigali, la capitale du pays, le Rwanda  tire la sonnette d’alarme.
Les autorités de Kigali ont annoncé que la ville a un  besoin urgent de 2,5 milliards de dollars d’ici à fin 2014, pour construire au  moins 350 000 logements sociaux et répondre de fait aux besoins des populations  dans ce domaine pendant les dix prochaines années. Ces chiffres proviennent  d’une étude réalisée au cours des six derniers mois par des experts de l’Union  européenne.

Selon Albert Nsengiyumva, le ministre des infrastructures, cité par  l’hebdomadaire The Rwanda Focus, « le montant de 2,5 milliards de  dollars pourrait même doubler. Au problème de logements s’ajoutent les questions  de l’eau, de l’électricité et d’autres services sociaux qui devront être  résolues ».

35 000 habitations chaque année

Il s’agit là des conséquences de la forte croissance démographique du pays  (environ 3% par an).

Et avec quelque 11,7 millions d’habitants, le Rwanda  possède l’une des plus importantes densités de population en Afrique, avec 444  habitants au km2. Tout type confondu (formel et informel), la ville construit  aujourd’hui entre 800 et 1000 nouvelles habitations par an alors que pour  satisfaire la demande, elle devrait construire environ 35000 nouvelles  habitations chaque année pendant la prochaine décennie.

Et pour ne rien  arranger, l’étude réalisée par les experts de l’Union européenne, estime qu’à  Kigali, seul 4% de la population peut accéder à un crédit immobilier.

Thierry Barbaut

Monde: Les grands avocats conseillent l’investissement en Afrique

IDE Investissements Directs Etrangers entrant en Afrique

Projets miniers et pétroliers,  financements d’infrastructures, fusions-acquisitions et contentieux… De  Paris à Toronto, les cabinets internationaux scrutent le continent à la  recherche des bonnes affaires. Enquête sur un milieu de plus en plus coté.

 

Les cabinets Herbert Smith Freehills et Norton Rose refusent de commenter  l’information, mais ils vont annoncer dans les prochaines semaines l’ouverture  de nouveaux bureaux en Afrique francophone, les premiers au sud du Sahara. Après  l’inauguration, en 2011, des implantations de Clifford Chance, Allen & Overy  et Norton Rose à Casablanca, c’est une nouvelle preuve de l’attractivité du  continent aux yeux des grands avocats d’affaires internationaux. Plus un seul  d’entre eux n’omet désormais de mettre en avant sa stratégie Afrique.

« Notre objectif est de concentrer des efforts qui auparavant étaient  plus diffus, comme nous l’avons fait sur d’autres marchés émergents en Asie ou  en Amérique latine », souligne Patrick Tardivy, associé chez Freshfields, à  Paris. Une compétition dans laquelle les cabinets français comme CMS Bureau  Francis Lefebvre, Jeantet ou Gide Loyrette Nouel, souvent pionniers en Afrique  francophone, peinent désormais à rivaliser, faute de moyens. Et où les avocats  locaux servent généralement de relais, plus ou moins valorisés.

Les spécialistes de l’Afrique francophone sont  surtout en France. Christophe Asselineau, Shearman & Sterling

Grosses écuries

Si le continent attire les grosses écuries, c’est encore souvent pour des  projets qui touchent à l’exceptionnelle richesse de son sous-sol. « La  demande la plus importante vient des projets miniers intégrés, puis du  pétrole », reconnaît Stéphane Brabant, associé chez Herbert Smith. Au-delà  du contrat d’exploitation du gisement, ces dossiers, extrêmement complexes,  incluent très souvent la construction de routes, de chemins de fer, de centrales  électriques, ainsi que les relations avec les communautés villageoises…

IDE Investissements Directs Etrangers entrant en Afrique

Depuis  le milieu des années 2000, les avocats d’affaires interviennent aussi de plus en  plus sur le financement de projets, notamment d’infrastructures. « Les  financements de projets vont être encore plus nombreux quand les États africains  auront adopté, comme au Sénégal et bientôt au Maroc, un cadre réglementaire  régissant les partenariats public-privé », estime Paule Biensan, associée  chez White & Case.

Mais dans les prochaines années, ce sont surtout les opérations dites « corporate » (fusions-acquisitions, prises de participation…) qui  devraient se multiplier, « notamment en raison de l’arrivée de fonds  d’investissement du monde entier », note Pierre Marly, de CMS Bureau  Francis Lefebvre. « Ils ne s’intéressent plus seulement aux projets miniers  ou aux infrastructures, mais aussi au marché des biens de consommation », ajoute Boris Martor, chez Eversheds.

Nouvelle donne

Des dossiers qui, à l’image des créations de fonds d’investissement ou des  financements d’opérations sur le marché des capitaux, gagnent en complexité, au  point que certains cabinets préfèrent composer des équipes projet par projet  plutôt que de créer un réel département Afrique. « L’intervention de  l’ensemble de nos associés démontre d’une part l’ampleur de ce marché, et  d’autre part sa maturation, puisque la spécialité technique prime sur la  spécialité géographique », confirme Paul Lignières, associé parisien de  Linklaters.

Dans leur stratégie, les firmes doivent aussi prendre en  considération la diversification des investisseurs. Conscients de cette nouvelle  donne, les grands réseaux renforcent leurs équipes aux quatre coins du monde.  Conseiller du chinois Minmetals Resources lors de l’acquisition, pour  1 milliard d’euros, du minier Anvil Mining (présent en RD Congo) en  février, John Tivey vient par exemple d’être débauché par White & Case à  Hong Kong.

La plus grosse demande vient des projets miniers et  pétroliers. Stéphane Brabant, Herbert  Smith Freehills

Pour l’heure, les cabinets installés à Paris concentrent encore la majorité  des dossiers destinés à l’Afrique francophone. Un leadership hérité de  l’Histoire et renforcé par l’adoption par dix-sept États d’un droit unifié  inspiré des textes français. « Il y a bien à Londres quelques connaisseurs  de l’Ohada [Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires,  NDLR], mais la plupart des spécialistes sont en France », constate  Christophe Asselineau, de Shearman & Sterling. Ce n’est d’ailleurs pas un  hasard si des cabinets cherchant à travailler sur le continent, comme le  canadien Heenan Blaikie, se sont récemment installés à Paris.

Pourtant, certains, comme Alain Malek, patron Afrique francophone de Norton  Rose (lire interview p. 81), jugent que Casablanca pourrait bientôt mettre  à mal cette domination, notamment en raison des liens développés par le Maroc  avec les pays subsahariens et de l’évolution favorable de l’environnement  réglementaire. « Je me pose régulièrement la question d’une ouverture au  Maroc », avoue d’ailleurs Paule Biensan.

Un mercato permanent

Reste que, plus que des firmes, le portefeuille de clients reste souvent la  propriété des associés eux-mêmes. Alors, depuis quelques années, on assiste à un  mercato permanent où les « Africains » de la profession passent d’un  cabinet à l’autre en fonction des opportunités. « Pendant longtemps, nous  étions considérés comme des nuls. Maintenant, il ne se passe pas un jour sans  qu’on tente de nous débaucher », souligne Stéphane Brabant, de Herbert  Smith, qui travaille sur l’Afrique depuis plusieurs décennies. En 2010,  l’américain Latham & Watkins a ainsi renforcé son équipe en recrutant  Clément Fondufe chez White & Case.

Depuis cinq ans, on constate l’émergence de clients  locaux. Barthélemy Faye, Cleary Gottlieb  Steen & Hamilton

Mais les deux plus beaux transferts de ces dernières années sont à mettre à  l’actif d’Allen & Overy et Shearman & Sterling, qui ont  respectivement intégré Hicham Naciri (ex-Gide Loyrette) à Casablanca et  Christophe Asselineau (ex-Simons & Simons) à Paris. L’arrivée de ces  associés expérimentés au sein de ces cabinets relativement peu actifs sur le  continent (en dehors de l’arbitrage pour Shearman) leur permet dorénavant de  nourrir de réelles ambitions. Dans les « petits » cabinets, certains,  comme Thierry Lauriol (Jeantet) ou Pierre Marly (CMS Bureau Francis Lefebvre),  tirent encore leur épingle du jeu. Ce dernier a part exemple travaillé plusieurs  mois sur l’acquisition du spécialiste de la distribution CFAO par le japonais  Toyota Tsusho Corporation, à la demande du géant américain Baker &  McKenzie.

Enveloppes

À Paris, les honoraires de ces avocats dépassent les 600 euros de  l’heure, selon la lettre spécialisée Juristes associés. Mais le plus souvent,  les cabinets s’engagent à respecter une enveloppe, réévaluée en fonction des  évolutions du dossier.

Les rémunérations atteignent en bout de course plusieurs  centaines de milliers d’euros, voire, sur les plus gros dossiers, plusieurs  millions. Et ces sommes n’effraient plus les entreprises africaines. « Depuis cinq ans, on constate l’émergence de clients locaux comme les  nigérians Dangote ou United Bank of Africa », indique Barthélemy Faye, chez  Cleary Gottlieb Steen & Hamilton.

Une évolution déjà rencontrée depuis plusieurs années du côté des États,  désireux de profiter, à l’instar de la Guinée ou de la Côte d’Ivoire, de  conseils avisés quand il s’agit par exemple de renégocier des contrats miniers  ou des dettes publiques. La présence des avocats les aide à mieux défendre leurs  intérêts, tout en améliorant la gouvernance et la transparence.

Thierry Barbaut
Jeuneafrique.com

Ouragan Sandy: Aprés avoir frappé New York, Haïti dévasté en poie à la famine et au choléra

Les dégâts causés par l’ouragan Sandy laissent un grand nombre d’agriculteurs dans la plus grande insécurité alimentaire. Les ONG craignent aussi une recrudescence de l’épidémie de choléra.

Alors qu’Haïti peine à se relever des dégâts occasionnés par le passage de la tempête Isaac en août dernier et du terrible tremblement de terre de janvier 2010, l’ouragan Sandy laisse lui aussi un lourd bilan pour l’île.
Sandy s’est abattu sur Haïti la nuit du 24 octobre et a déversé en moins de 24 heures plus de 50 cm d’eau de pluie.
L’ouest du pays a été le plus touché, dont Port-au-Prince.L’ouragan a causé inondations et glissements de terrain. Un bilan non définitif fait état de 51 morts, 18 blessés et 15 personnes portées disparues. 200.000 personnes ont dû être relogées.

Derrière ces chiffres se cachent aussi les lourdes conséquences humaines des dégâts matériels.

 

120 millions de dollars de pertes agricoles

L’ouragan Sandy a en effet détruit 70% des récoltes dans le sud d’Haïti et causé de lourdes pertes de bétail, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. «Les pertes agricoles sont estimées à 120 millions de dollars», affirme Robenson Geffrard, journaliste au Nouvelliste, seul quotidien haïtien francophone. Des destructions qui viennent aggraver une situation alimentaire déjà explosive.

«Les prix des biens de première nécessité continuent d’augmenter et de nombreuses manifestations contre la vie chère ont déjà eu lieu», poursuit Robenson Geffrard.
Les manifestants ont défilé régulièrement ce mois-ci, dénonçant la flambée des prix.

Selon le ministère de l’Agriculture, de nombreux agriculteurs pauvres, faute d’aide, n’auront tout simplement «rien à manger» à cause des dommages causés par la tempête.

Les dégâts concernent notamment des cultures d’avocats, de fruits de l’arbre à pain, de maïs et de vétiver, une plante utilisée en parfumerie.

Les inondations, polluant les réserves d’eau potable, viennent aussi favoriser le développement du choléra, épidémie qui sévit déjà sur l’île depuis deux ans. Depuis 2010, le choléra a touché 600.000 habitants dans le pays et fait plus de 7.400 morts, rapporte Le Monde . «Dans certains quartiers de Grand’Anse, les puits et les latrines ont été inondés par la pluie, ce qui facilite le développement de la maladie», assure Jean-Michel Vigreux, directeur de Care Haïti.

Plus de 200 personnes ont déjà du être hospitalisées durant le week-end car infectées, selon Le Nouvelliste . Un chiffre probablement en deçà de la réalité: une grande partie du réseau routier ayant été endommagée par Sandy, plusieurs villes sont coupées du pays. «Nos premières évaluations sanitaires sous-estiment sûrement la gravité de la situation», indique ainsi le responsable humanitaire.


Toutes les rivières de l’ouest du pays sont encore en crue.

6 millions d’euros débloqués

Pour faire face à ces dommages, le gouvernement a annoncé l’octroi de 350 millions de gourdes (6,3 millions d’euros) pour aider les régions affectées. Le président de la République, Michel Martelly, et le premier ministre, Laurent Lamothe, ont procédé, vendredi, à la distribution de kits alimentaires, rapporte encore Le Nouvelliste.

Le gouvernement en a également appelé à l’aide internationale. Le Venezuela a déjà annoncé l’envoi de 240 tonnes de nourriture et de 530 tonnes de denrées non périssables. L’Union européenne a présenté dimanche ses condoléances aux populations touchées dans les Caraïbes par l’ouragan et s’est aussi dite prête à «soutenir les efforts de reconstruction» dans ces régions.

Thierry Barbaut
Avec AFP

PLUS ET MIEUX POUR LE MEDICAMENT AU GABON

2,7 milliards ont été octroyés cette année  à l’Office  pharmaceutique national pour l’achat de médicaments. Ce budget en nette augmentation par rapport aux années précédentes participe de l’ambition  du Président de la République de doter les structures sanitaires publiques  de médicaments en nombre suffisant afin de couvrir les besoins et assurer la prise en charge des malades.

Pour palier les dysfonctionnements à l’origine de la pénurie des médicaments dans les services publics de santé, l’Office pharmaceutique national, principale centrale d’achat de médicaments et de matériel médical essentiels au Gabon, a vu sa dotation budgétaire pour l’achat des médicaments passer de 1,3 milliard en 2011 à 2,7 milliards de franc CFA en 2012.

Ce renforcement des dotations en médicaments de l’Office  vise d’une part à répondre efficacement aux besoins des 650  structures sanitaires publiques, et d’autre part, à  pérenniser   la politique de distribution gratuite du médicament sur l’ensemble du territoire.

L’Office réformé pour une plus grande efficacité

Le décret  de novembre 2011 portant réorganisation de l’Office pharmaceutique national renforce  désormais  son rôle de centrale d’achat des médicaments, tout en lui accordant  la personnalité juridique ainsi que l’autonomie de gestion administrative et financière.

Dans le même temps, la structure de l’OPN est passée d’une simple direction à une direction générale, donc plus étoffée, pour satisfaire aux exigences  des nouvelles missions qui lui sont assignées. Une nouvelle équipe, constituée de jeunes cadres compétents, a été désignée pour accompagner cette entité  stratégique dans la mise en œuvre de la politique sanitaire du pays.

L’Office garantira la disponibilité des médicaments et des dispositifs médicaux essentiels dans les structures sanitaires, veillera au respect des normes de qualité, contrôlera étroitement  le suivi de la qualité des médicaments et assurera la formation continue du personnel gestionnaire des médicaments.

L’office Pharmaceutique National a pour objectif final une meilleure distribution des médicaments sur l’ensemble du territoire gabonais afin d’assurer l’accès aux médicaments à bas prix pour tous. L’intention est que l’Office puisse à terme alimenter à hauteur de  80% les structures de santé publiques.

L’office pharmaceutique national  est aussi chargé de la gestion des stocks liés aux programmes de distribution d’antirétroviraux et de traitement de la tuberculose. En fonction des budgets, ressources et recommandations qui lui sont donnés, l’office achète et distribue les traitements dans les centres.

Afin de créer une structure viable et pour améliorer l’approvisionnement, l’Office souhaite que la gratuité des médicaments devienne une exception. Le prix des médicaments restera faible et inférieur à celui pratiqué par les centrales d’achat privées mais permettra de créer un fonds de roulement pour assurer les commandes et la distribution. Il s’agit pour l’Office de dépendre moins des budgets de l’Etat et de gagner en autonomie et en efficacité.

Politique sanitaire et sociale  du Chef de l’Etat

L’accès aux soins de qualité pour tous, la bonne gestion des prestations sociales et l’amélioration du niveau de vie sont autant de projets portés par la politique de développement du Président de la République.

Les principaux hôpitaux du pays ont été rénovés ou sont en cours de rénovation, des centres hospitaliers spécialisés ont été construits, des réformes pharmaceutiques sont en cours et l’assurance maladie s’est élargie  à 600 000 bénéficiaires.

Le « Plan Santé et protection sociale » consiste à restructurer les services hospitaliers publics, améliorer la qualité des soins, renforcer  l’accès aux soins spécialisés, garantir la bonne distribution des médicaments et  assurer la prise en charge des malades.L’Office, instrument stratégique dans la réalisation de ce plan, devrait ainsi  voir son budget d’achat de médicaments pour l’année 2013 porté à 3 milliards de franc CFA.

Source : COCOM

De notre correspondant au Gabon, Fabrice MIKOMBA

Les dirigeants africains exhortés à investir dans l’emploi, les infrastructures et la protection des acquis du développement

Inaugurant une réunion d’experts sans précédent, des chefs d’État ou anciens chefs d’État africains ont exhorté les dirigeants d’entreprises, politiques et communautaires à contribuer à transformer la croissance impressionnante du continent en opportunités économiques pour les citoyens.  

Le président rwandais Paul Kagamé, inaugurant la première Conférence économique africaine organisée dans son pays, a déclaré : « Au Rwanda, nous savons que la politique et l’économie vont de concert et nous avons fait le choix conscient et délibéré du développement inclusif basé sur notre réalité politique. Dans les grandes lignes, les résultats se sont avérés positifs. La croissance est constante et les niveaux de pauvreté ont été considérablement réduits, passant de 56,9 à 44 pour cent en cinq ans, soit une diminution de 12 pour cent. »

Organisée chaque année par la Commission économique pour l’Afrique (ECA), la Banque africaine de développement (BAD) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Conférence économique africaine a, cette année, pour thème « Le développement durable et inclusif en période d’incertitude économique ».

L’Afrique a bien résisté à la crise économique et a réalisé des avancées considérables dans le développement humain et la lutte contre la pauvreté. La région est cependant toujours en proie à des taux élevée de pauvreté, de famine, de chômage et d’inégalités dans l’expression politique et dans l’accès aux ressources.

« À l’exception de 2008, l’Afrique a connu une performance économique et une croissance du PIB par habitant exceptionnelles au cours de la première décennie de ce siècle », a déclaré Helen Clark, l’Administrateur du PNUD. « Mais il reste du chemin à parcourir dans bien des pays pour traduire cette croissance en un meilleur développement humain. Des mesures politiques volontaristes et des investissements ciblés sont nécessaires pour que la croissance soit non seulement rapide, mais également inclusive et durable. »

Les participants à cette journée d’ouverture ont déclaré que la question fondamentale pour le continent est de passer d’une économie fondée sur les matières premières de base à une économie diversifiée et innovante alors que les aides financières, les transferts de fonds et les investissements étrangers se font rares.

Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement, a souligné la nécessité de solutions à long terme. Il a suggéré que la croissance africaine inclue la recherche de solutions au financement interne du développement des pays africains et tienne compte de ce qui n’a globalement pas bien fonctionné pour redéfinir leurs politiques.

« L’Afrique doit investir dans un enseignement de qualité afin d’empêcher les enfants d’hériter de la pauvreté de génération en génération », a déclaré M.Kaberuka.

« C’est ainsi que vous mettez fin au fait que les enfants doivent supporter l’héritage de la dette et, ce faisant, vous brisez la transmission de la pauvreté », a-t-il dit lors d’une séance d’ouverture.

« Le développement inclusif doit être synonyme d’équité, d’égalité, de participation populaire, non seulement à la vie politique, mais également à l’économie même. Et, bien sûr, il faut de la transparence et tout ce qui fait que les administrés croient et ont confiance en ceux qui les gouvernent, » a ajouté l’ancien Président du Nigeria, Olusegun Obasanjo.

Les participants à la conférence ont également affirmé que la protection des communautés face à la volatilité des prix de la nourriture et du carburant, aux changements climatiques et à l’instabilité politique nécessite l’adoption de mesures audacieuses en faveur de la protection sociale, y compris dans les circuits de l’assurance, du crédit et de l’emploi.

La Conférence économique africaine est organisée en séries de débats thématiques combinés à des séances d’analyse de la recherche politique provenant de l’ensemble du continent. La conférence offre un espace d’échange unique en matière d’ouverture pour permettre aux leaders politiques, aux universitaires et aux nouveaux talents du continent de discuter des solutions aux questions pressantes du développement africain.  

Source: African Development Bank

 De notre correspondant au Gabon, Fabrice MIKOMBA

L’afrique est un continent jeune qui ne sera pourtant pas épargné par la vieillesse de sa population

Paradoxe. L’Afrique est un continent jeune, avec seulement 5,5 % de sa population âgée de plus de 60 ans, contre 9,9 % en Asie, 10 % en Amérique latine et 21,7 % en Europe.

« S’intéresser au vieillissement de la population en Afrique peut donc paraître prématuré. En réalité, le processus a déjà débuté et devrait progresser rapidement », affirme une étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined) publié dans Population et Sociétés.

« Dans les quarante prochaines années, la proportion des 60 ans et plus devrait doubler dans de nombreux pays africains si la fécondité continue de baisser au rythme actuel », expliquent les auteurs. D’ici 2050, le nombre des personnes âgées de plus de 60 ans quadruplera en Afrique, passant de 56 à 215 millions, soit presque autant qu’en Europe (241 millions).

Le continent africain compterait alors 22,5 millions de personnes de 80 ans et plus, soit cinq fois plus qu’aujourd’hui. Ce vieillissement de la population, à un rythme beaucoup plus rapide que dans les pays développés, posera un certain nombre de défis.

Prise en charge

Traditionnellement, la prise en charge des personnes âgées en Afrique repose en grande partie sur la solidarité. Dans le futur, les familles auront de plus en plus de mal à répondre convenablement aux besoins spécifiques des aînés, de plus en plus nombreux, si elles ne sont pas soutenues et relayées par des politiques publiques adaptées.


Clickez pour visualiser en détail

Quasi-absence de système de retraite

« Pour la grande majorité des Africains, il n’y a pour l’instant pas de retraite au sens où on l’entend pour les pays du Nord », constate l’étude.

Dans nombre de pays, seuls les fonctionnaires et les employés des grandes entreprises touchent une retraite, soit moins de 10 % des personnes âgées. Évidemment, les situations sont très variables d’un pays à l’autre et au sein d’un pays. Au Maroc, par exemple, si 16 % des plus de 60 ans perçoivent une pension de retraite, seules 3 % des femmes de cet âge sont pensionnées contre 30 % des hommes. Et en Afrique australe et à Maurice, la couverture des systèmes de pension est bien plus développée.

Le travail après la retraite

Même lorsque des pensions sont versées, elles sont souvent très modestes. Bien souvent, tant que leur santé le leur permet, les hommes comme les femmes continuent à exercer une activité. Plus d’un tiers des personnes âgées continue à occuper un emploi au Sénégal et plus de la moitié d’entre elles déclare exercer une activité professionnelle au Congo.

Lorsqu’une personne âgée, qui ne touche pas de pension, ne peut plus travailler, elle ne peut compter que sur son réseau familial. L’Ined s’en inquiète :

« Or, on peut s’interroger sur la capacité future des familles à accompagner la vieillesse et l’éventuelle dépendance des aînés, sans le soutien de politiques publiques adaptées, en particulier pour l’accès aux soins. »

L’étude note que « des changements sociaux et économiques majeurs s’observent à l’échelle du continent et ont des répercussions sur les organisations familiales ». Les jeunes générations cherchent partout à s’émanciper de « la tutelle des aînés » et « le statut social » des personnes âgées est « moins valorisé qu’auparavant ».

L’exode rural a aussi bouleversé les structures familiales. Dans les villes, les logements sont plus petits et plus chers. Urbanisation, diplômes, études, et travail des femmes changent les modes de vie et contribuent à affaiblir le soutien aux aînés.

Il est donc nécessaire pour les pays africains de mener « des politiques publiques adaptées », selon l’Ined, afin de relever les défis futurs liés au vieillissement de la population :

« Des politiques ont déjà été engagées dans ce sens. Par exemple, dans le domaine de la santé, le Régime d’assistance médicale en cours de mise en place au Maroc, ou le Plan sésame lancé en 2006 au Sénégal, devraient tous deux alléger la charge financière de la santé pour les personnes âgées. Dans le domaine des revenus de remplacement, on peut citer les initiatives est-africaines de pensions universelles. Ces dispositifs ne devraient pas affaiblir les solidarités familiales, mais au contraire leur permettre de perdurer.  »

Désormais, la protection sociale et la retraite doivent entrer dans le champ du politique en Afrique ; préparer l’adaptation des sociétés africaines au fort vieillissement à venir nécessite par conséquent d’agir dès à présent pour améliorer l’accès de chacun à l’éducation, l’emploi et la santé. « Les efforts à fournir en matière de développement des systèmes de protection sociale doivent ainsi être considérés comme un investissement social et pas seulement comme un coût », conclut l’Ined.
Thierry Barbaut

 

Focus sur le tabac en Afrique, interdiction de fumer dans les lieux publics en Côte d’Ivoire

Pour la première fois, la fondation mondiale du poumon publie  son Atlas du tabac en français. Car les industriels du secteur ont trouvé une  nouvelle proie : l’Afrique.

L’Africain fume plus aujourd’hui qu’il y a dix ans. Selon la World Lung  Foundation (WLF), « la consommation de cigarettes a augmenté de  57 % » sur le continent en une décennie.

Une avancée du tabagisme qui  a poussé l’ONG internationale basée à New York à publier pour la première fois  une édition française de son Atlas du tabac, le 1er octobre. Objectif :  plaider en faveur de la lutte antitabac face aux interférences croissantes des  fabricants, qui profitent de l’absence ou de l’inefficacité des législations en  la matière dans nombre de pays africains.

Illustration éloquente à Dakar même, où un projet de loi antitabac on ne peut  plus stricte traîne dans les tiroirs du ministère de la Santé depuis 2008.  L’implantation sur le territoire sénégalais de trois grands fabricants de  cigarettes – le géant américain Philip Morris, British American Tobacco et  la MTOA, filiale sénégalaise d’Imperial Tobacco – ne serait pas étrangère à  ce blocage. Il s’agirait « de préserver un environnement propice à leurs  affaires », selon les associations locales antitabac.

Interdiction en Côte d’Ivoire

L’Atlas a quant à lui été présenté début octobre dans le pays. Massamba  Diouf, de la Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab), espère qu’une  législation conforme à la convention-cadre de l’Organisation mondiale de la  santé (OMS) pour la lutte antitabac sera votée « d’ici la fin de  l’année », ainsi que l’a annoncé le gouvernement. « Cela permettrait  au pays d’augmenter les taxes sur le tabac, d’interdire les publicités incitant  les jeunes à fumer, et de créer des espaces pour fumeurs », explique le  militant. En Côte d’Ivoire, le gouvernement a franchi le pas le  10 octobre en interdisant la cigarette dans les lieux publics.

Une stratégie qui a fait ses preuves dans la plupart des pays occidentaux où,  en dix ans, la consommation a baissé de 26 %. Pour compenser ce manque à  gagner, l’industrie du tabac s’est tournée vers des pays moins bien armés pour  se défendre, expédiant des cigarettes à des prix dérisoires tout en renflouant  ses caisses.

Mais l’Afrique n’en sort pas encore tout à fait noircie avec ses quelque  3 % de fumeurs à l’échelle mondiale, loin derrière les 24 % de  l’Europe et les 38 % d’une Chine bien enfumée. Pour autant, les militants  africains antitabac ne baissent pas leur garde.

Thierry Barbaut

Madagascar: Depuis la crise politique de 2009 le pays a perdu 6,4 milliards de dollars…

Le président de transition Andry Rajeolina

Embourbée depuis 2009 dans une crise politique et institutionnelle, Madagascar n’a pas pu réaliser le taux de croissance de 5 à 7% observé dans la plupart des pays africains.

Le président de transition Andry RajeolinaSelon la Banque mondiale, l’impact de la crise politique sur la croissance économique est de 6,3 milliards $.

La croissance économique a été limitée en raison de la réduction des dépenses budgétaires d’investissement, du gel de l’aide publique au développement et des exportations vers les Etats-Unis.

Avec la fin de la transition politique, prévue en 2014, le taux de croissance pourrait dépasser 4,3% porté par le bon potentiel agricole (vanille, cacao, café, girofle), touristique et minier (terres rares, rutile, ilménite, sillimanite, zircon, nickel, cobalt…) : « La croissance pourrait s’accélérer à partir de 2014, après la transition politique, même si les perspectives restent marquées par les incertitudes entourant les politiques d’un nouveau gouvernement et sur le climat économique international à partir de 2013 » indique la Banque mondiale.

Les taxes et redevances issues de la mine de nickel d’Ambatovy, qui a nécessité un investissement de 5,5 milliards $, conforteront dans quelques mois les recettes publiques.

agenceecofin.com
Thierry Barbaut

Doing Business 2013 : l’Afrique subsaharienne place 17 pays dans le top 50 des réformateurs

Le groupe de la Banque mondiale et la SFI ont publié ce 23 octobre 2012 leur rapport Doing Business 2013.
Cette étude analyse, compare et classe les réformes réglementaires engagées dans 185 pays ayant un impact sur les entreprises. Les principaux critères évalués sont les dispositifs de création et développement d’entreprises, le système fiscal, le régime de protection des investisseurs et les facilités de commerce transfrontalier.

 

Le rapport 2013, qui marque la 10ème édition de Doing Business, est intitulé « Des réglementations intelligentes pour les petites et moyennes entreprises ». Il indique que 17 des 50 économies qui ont le plus amélioré leurs réglementations des affaires applicables aux entreprises locales depuis 2005 se trouvent en Afrique subsaharienne.

Le Rwanda s’est particulièrement distingué pour avoir constamment amélioré son climat des affaires depuis 2005, car le pays a effectué 26 réformes réglementaires depuis 2005. L’étude mentionne que le pays a facilité l’exécution des contrats avec la mise en place d’un système d’assignation par voie électronique de dépôt de plainte.

Il a aussi facilité le raccordement à l’électricité en réduisant les coûts pour obtenir un nouveau raccordement électrique.

Un communiqué de la BM indique que parmi les économies africaines qui se sont le plus améliorées depuis 2005 se trouvent le Rwanda, le Burkina Faso, le Mali, la Sierra Leone, le Ghana, le Burundi, la Guinée-Bissau, le Sénégal, l’Angola, Maurice, Madagascar, le Mozambique, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Niger, le Nigeria, Sao Tomé-et-Principe.

« Nous trouvons très encourageant que tant d’économies en Afrique figurent parmi les 50 qui se sont le plus améliorées depuis 2005, selon les indicateurs Doing Business », commente Augusto Lopez-Claros, le directeur de l’unité de recherche sur les indicateurs et analyse du groupe de la Banque mondiale, Global Indicators and Analysis.

De juin 2011 à juin 2012, 28 des 46 gouvernements d’Afrique subsaharienne ont entrepris au moins une réforme pour améliorer l’environnement des affaires. Ce qui représente d’après la BM un total de 44 réformes.

Au classement mondial, Singapour arrive en tête sur la facilité de faire des affaires pour la septième année consécutive. Il est suivi par Chine (la RAS de Hong Kong), la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, le Danemark, la Norvège,la Grande Bretagne, La République de Corée, la Géorgie et l’Australie.

A la queue vient la République centrafricaine, précédée du Tchad et de la République du Congo.

Il est né au Sénégal et est originaire du Bénin: Ce patron français est classé 3ème au monde derrière Jobs et Zuckerberg

Bertin Nahum, patron de Medtech, une TPE montpelliéraine, vient d’être classé quatrième entrepreneur le plus plus révolutionnaire au monde.

«Je l’ai appris il y a une dizaine de jours, ce fut une belle surprise», confie Bertin Nahum, un entrepreneur de 42 ans, classé par le magazine scientifique Discovery Seriesen septembre 2012, juste derrière les Américains Steve Jobs, Mark Zuckerberg et James Cameron.
Contrairement aux autres lauréats, Bertin Nahum n’est ni spécialisé dans les réseaux sociaux, ni dans l’informatique, mais dans l’assistance robotique à la neurochirurgie.
En 2007, il met au point Rosa, un robot capable d’assister un chirurgien lors d’une intervention sur le cerveau. «C’est une sorte de GPS si vous voulez. Grâce à cette machine, l’opérateur va pouvoir atteindre avec précision une zone du cerveau et au lieu d’effectuer l’opération à main levée, c’est le bras du robot qui va agir, explique le PDG. Cela peut s’avérer très utile pour poser une électrode ou réaliser la ponction d’une tumeur», ajoute t-il.
Parmi les critères de sélection établis par Discovery Series, l’entrepreneur devait amener une innovation révolutionnaire et améliorer la vie des gens.
«C’est sûrement pour ces raisons qu’ils nous ont retenus, suppose-t-il. D’ailleurs, je pense qu’ils ont vu le témoignage d’une patiente atteinte d’une tumeur au cerveau et opérée grâce à notre machine l’année dernière».
D’origine béninoise, Bertin Nahum est né au Sénégal et a grandi en France. C’est lors de ses études à l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA Lyon, France) que son projet mûrit: «En fin de cursus, j’ai participé à la conception d’un logiciel capable de détecter automatiquement des lésions crâniennes à partir de scanners.
Ce sentiment d’utilité m’a donné envie de consacrer ma carrière aux patients, mais du côté des techniciens, à travers la création de robots susceptibles d’accompagner les chirurgiens dans leurs opérations».

Une quinzaine d’hôpitaux équipés

En 2002, il crée Medtech et se lance dans le développement d’un robot de la chirurgie du genou. Repéré par une grosse société américaine de chirurgie orthopédique, il revend son portefeuille de brevets à Zimmer, ce qui lui permet d’investir dans le projet Rosa.

La première machine est commercialisée en 2009. Depuis une quinzaine d’hôpitaux dans le monde en sont équipés. «On a des machines en Italie, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Canada mais aussi en Chine et bientôt au Japon et au Moyen Orient», détaille ce chef d’entreprise qui emploie une vingtaine de salariés et qui enregistrait un chiffre d’affaire de deux millions d’euros en mars 2012.

Des difficultés à être reconnu en France

«Ce classement est important car c’est enfin une forme de reconnaissance, réalise-t-il. Comme beaucoup d’entreprises innovantes, nous avons eu beaucoup de mal à être reconnus en France et à être pris au sérieux. Bien souvent, il faut passer par l’étranger pour convaincre la France». Grenoble, Nantes, Strasbourg, Paris…
Au total, sept CHU français utilisent le robot Rosa, qui coûte 300.000 euros. Si le marché français n’a pas été facile à pénétrer, Bertin Nahum ne se décourage pas, au contraire, il compte développer le même type de robot pour la chirurgie de la colonne vertébrale, toujours dans une «optique internationale».

Thierry Barbaut
AFP

Un Incident de tuyau de la SEEG Prive Libreville d’Eau

La principale conduite d’eau de Ntoum de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG), endommagé depuis quatre jours (mardi 23 octobre) à la suite d’une suite des pluies diluviennes qui s’abattent depuis une certains temps au Gabon prive Libreville du précieux liquide.

Selon un communiqué du ministère des ressources hydrauliques, cette situation pourrait durer jusqu’à lundi prochain.

D’après le ministère, la cassure de la principale conduite d’eau vers la capitale a réduit de 2/3 la capacité de production d’eau. Quelques petits quartiers privilégiés de la capitale bénéficient encore de la desserte en eau potable.

Dans un autre communiqué officiel, la SEEG informe sa clientèle que suite à « l’incident ayant affecté et mis hors service la principale conduite de transport de l’eau potable desservant la capitale et ses environs, elle est contrainte de mettre en place un programme rotatif de l’alimentation en eau selon un programme bien concocté ».

Ce casse tête dérange énormément les populations qui ne savent plus à quel saint se vouer, tant la situation est grave. Plusieurs ménages aujourd’hui manquent d’eau. Certaines familles recourent désormais aux eaux des puits tandis que d’autres ayant assez des moyens s’abreuvent avec des bouteilles d’eau minérale achetées en gros.

Cette situation, indique le ministère de des ressources hydrauliques pourrait encore perdurer jusqu’à la semaine prochaine.

De notre correspondant au Gabon, Fabrice MIKOMBA

Macky Sall confronté aux manifestations religieuses…

Le président sénégalais Macky Sall a admis aujourd’hui des « erreurs » dans l’encadrement d’une violente manifestation contre la détention d’un chef religieux musulman dont les disciples avaient saccagé lundi des dizaines de véhicules à Dakar.

« Il y a eu des erreurs de gestion dans nos dispositifs qui ont permis à ces manifestants de pouvoir faire ce qu’ils ont fait. Mais je tiens à vous assurer que toutes les mesures sont désormais prises pour que force reste à la loi », a assuré le président, cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS). Le président s’exprimait à l’issue des prières de la « fête du mouton », célébration musulmane du sacrifice de l’Aïd El-Kebir, connue sous le nom de Tabaski au Sénégal.

« L’Etat traquera et arrêtera tous ceux qui se sont adonnés à cette destruction (de biens) et les traduira en justice », a ajouté M. Sall. Une forte présence policière était maintenue dans le centre de Dakar vendredi, au moment de la fête religieuse.

Lundi, trois personnes avaient été blessées et 127 véhicules sérieusement endommagés après que des dizaines de disciples du religieux mouride Cheick Bethio Thioune eurent envahi la capitale, fracassant les vitres des voitures, incendiant des bus, saccageant des feux tricolores et semant la panique dans les rues. La police avait arrêté 33 personnes dans le cadre de cette manifestation.

Cheick Thioune, un chef religieux de la confrérie musulmane des mourides – sous-groupe de la confrérie soufie, dans ce pays composé à 95 % de musulmans – avait été arrêté le 23 avril, après la mort de deux de ses disciples, tués lors d’une rixe près de Thiès. Il a été inculpé de complicité d’homicide et écroué le 26 avril, avec plusieurs de ses disciples.

Macky Sall a rappelé qu’il avait été élu le 25 mars dernier pour être « le garant de l’unité nationale et de la sécurité des personnes et des biens ».  « Je ne permettrai à personne ni à quelque groupe que ce soit, de perturber l’ordre public et la quiétude des citoyens et de s’adonner à des destructions de biens », a-t-il dit.

Thierry Barbaut
AFP

Togo: la justice exige 9 millions de dollars pour libérer Le Floch-Prigent

La justice togolaise exige une caution de neuf millions de dollars pour la libération de Loïk Le Floch-Prigent, détenu à Lomé dans une affaire d’escroquerie, selon son avocat français qui assimile cette demande à une « rançon ».

L’ex-PDG d’Elf a été arrêté le 14 septembre à Abidjan puis transféré à Lomé, où il a été inculpé pour complicité d’escroquerie.

Ses avocats ont plusieurs fois demandé sa remise en liberté, mettant en avant la détérioration de son état de santé qui commande selon eux son rapatriement d’urgence.

Cette analyse a été étayée par une expertise judiciaire togolaise notifiée vendredi dernier qui confirme que M. Le Floch-Prigent doit être soigné sans délai, a indiqué jeudi à l’AFP Me Patrick Klugman.

Or selon l’avocat, le juge d’instruction togolais en charge du dossier a rendu jeudi une ordonnance fixant la remise en liberté de M. Le Floch-Prigent au versement préalable d’une caution de neuf millions de dollars.

« Il s’agit d’une décision qui, sous les apparences d’une mise en liberté, équivaut à une mise à mort par la fixation d’une caution qui s’apparente davantage à une rançon », a estimé Me Klugman, jugeant le montant de la caution « totalement extravagant ».

« Il est acquis au débat que l’infraction alléguée n’a jamais causé un préjudice d’une telle importance et que M. Le Floch-Prigent n’a jamais bénéficié du moindre euro de cette pseudo escroquerie », a-t-il poursuivi, ajoutant que son client n’avait « pas de patrimoine ».

La justice togolaise soupçonne l’ancien patron d’Elf d’être impliqué dans une affaire d’escroquerie internationale qui porterait sur plusieurs millions de dollars.

Exigence humanitaire

Un homme d’affaires émirati, Abbas El Youssef a porté plainte contre un homme d’affaires togolais, Bertin Sow Agba, l’accusant d’avoir organisé un réseau pour lui soutirer plusieurs millions de dollars, ses membres lui faisant croire qu’ils détenaient la fortune du défunt président ivoirien Robert Gueï, estimée à 275 millions de dollars et bloquée sur un compte en banque au Togo.

Abbas El Youssef estime que M. Le Floch-Prigent « serait le chef d’orchestre dans cette affaire d’escroquerie », selon une source judiciaire togolaise.

Détenu à la gendarmerie de Lomé, ce dernier a de nouveau été entendu deux fois la semaine dernière, pendant 15 heures, selon Me Klugman, qui assistait à cette audition.

L’avocat a annoncé son intention de demander à la chambre d’accusation de Lomé d’infirmer l’ordonnance du juge « afin d’éviter un scandale sanitaire ».

M. Le Floch-Prigent souffre en particulier de psoriasis et devait subir fin septembre une intervention chirurgicale en France. Selon son avocat, l’expertise judiciaire a confirmé la dégradation de son état de santé et la nécessité de traiter M. Le Floch-Prigent, « au risque d’une évolution cancéreuse métastatique ».

« Son rapatriement est pour nous une question d’heures et une exigence humanitaire », a estimé l’avocat. « On ne peut mettre en balance la santé et la justice car la santé d’une personne mise en cause est la condition pour que la justice soit rendue. »

Début octobre, le Quai d’Orsay avait également demandé au Togo d’envisager l’évacuation sanitaire de son ressortissant.

M. Le Floch-Prigent avait été condamné en 2003 à 5 ans de prison dans l’affaire Elf et a passé environ deux ans derrière les barreaux pour des malversations financières.

Thierry Barbaut

 

Conférence économique africaine 2012 : Transformation économique et croissance inclusive à l’ordre du jour le 30 octobre à Kigali

Des centaines de dirigeants et de chercheurs d’Afrique et du monde entier se réuniront à Kigali (Rwanda) du 30 octobre au 2 novembre pour débattre des perspectives de croissance durable et inclusive sur le continent dans le contexte de la crise économique mondiale. 

Organisée chaque année par la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Conférence économique africaine, qui en est à sa septième édition, se tiendra à Kigali et aura pour thème « Le développement inclusif et durable à l’ère de l’incertitude économique ».

La conférence est la manifestation annuelle la plus complète sur l’économie et le développement de l’Afrique, ses perspectives macro-économiques ainsi que le commerce, la finance et les politiques de développement dans un contexte mondial.

L’Afrique a connu une forte croissance au cours des dix dernières années. Ayant bien surmonté la crise économique, elle peut s’attendre à une croissance moyenne de 4,8 pour cent en 2013.

Le défi pour la région est de traduire cette croissance en une réelle réduction de la pauvreté et un développement humain durable par la création d’emplois, la mise en place de services sociaux de qualité et davantage d’opportunités de participation économique et politique.

La conférence étudiera les possibilités de poursuivre ces objectifs dans un contexte de dégradation de l’environnement économique international, de volatilité accrue des marchés des denrées alimentaires et des carburants et de baisse des exportations, des transferts d’argent et de l’aide publique.

« Les décideurs politiques africains continuent, dans l’ensemble, à poursuivre leur quête de croissance et d’amélioration du bien-être dans leurs pays respectifs, affirme Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement. Mais dans un contexte international difficile, la question est de savoir comment obtenir les investissements nécessaires pour aller de l’avant. »

Les participants examineront les principaux moteurs de croissance en Afrique. Alors que de plus en plus de pays du continent exploitent ou prospectent des gisements de pétrole, ils étudieront la possibilité d’utiliser les profits des industries extractives pour encourager la diversification économique et les investissements dans le développement du capital social et humain.

« Les vastes richesses naturelles de l’Afrique peuvent créer des opportunités pour accélérer le développement humain, estime Helen Clark, Administrateur du PNUD. Elles peuvent servir de base pour le développement des infrastructures, la diversification économique et la création d’emplois et d’entreprises et fournir les ressources nationales nécessaires pour financer des services et une protection sociale de qualité. »

Les échanges commerciaux avec des économies développées ou émergentes offrent également des opportunités de croissance, de même que l’intégration régionale, qui peut libérer le plein potentiel des investissements et de l’environnement commercial de l’Afrique. C’est pourquoi les participants étudieront comment éliminer des barrières et améliorer les réglementations pour permettre aux populations de bénéficier du commerce.

Le nombre de jeunes Africains devant doubler d’ici 2045, alors que 27 pour cent d’entre eux sont déjà sans emploi, la conférence examinera aussi le potentiel que cache la main d’œuvre actuelle et future de l’Afrique.

« La création d’emplois pour les jeunes est cruciale, non seulement pour la cohésion et la stabilité sociales, mais aussi parce qu’elle crée un cycle vertueux de productivité, d’innovation, de croissance économique et d’épanouissement », dit le Secrétaire exécutif de la CEA Carlos Lopes.

La Conférence économique africaine consiste en une série de sessions plénières thématiques, en plus de séances parallèles où seront passées en revue les recherches sur les politiques menées à travers tout le continent. Elle offre un forum unique pour les dirigeants politiques, les universitaires et les jeunes talents du continent pour discuter des solutions à apporter aux problèmes les plus pressants de l’Afrique.

La cérémonie d’ouverture aura lieu le mardi 30 octobre à 14h30 et sera présidée par S.E. Paul Kagame, président du Rwanda, en présence de l’Administrateur du PNUD Helen Clark, et du président de la Banque africaine de développement Donald Kaberuka.

À propos de la Conférence économique africaine : Le principal objectif de la conférence est de fournir aux spécialistes de l’Afrique, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du continent, une plateforme qui leur permette de débattre et de réfléchir à de nouvelles directions pour une politique de croissance dans la région, afin de déterminer les meilleures approches pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, réaliser les objectifs du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et accélérer le développement durable. Pour de plus amples informations :

Source: BAD 

De notre correspondant au Gabon, Fabrice MIKOMBA

SABMiller dans le peloton de tète des ventes en Afrique au premier semestre

Juste après l’Europe, c’est en Afrique que SABMiller enregistre sa meilleure performance de ventes de bières sur le premier semestre de son exercice, à fin septembre.

Alors que son résultat global des volumes de bières vendues n’est que de 4%, l’Europe affiche une très belle santé avec une croissance de 9% s’expliquant, selon le groupe, par des baisses de prix ciblées sur certains produits, la coupe de football 2012 qui a littéralement boosté la consommation polonaise et la bonne demande au Royaume Uni pour sa marque Peroni.

Numéro 2 sur le podium, l’Afrique subsaharienne. Le continent, hors Afrique du Sud, affiche des volumes en hausse de 6% contre 5% pour l’Asie-Pacifique et seulement 4% pour l’Amérique latine alors qu’à pareille époque l’année dernière, cette dernière avait été le driver avec une progression de 8%. L’Afrique du Sud, quant à elle, affiche une performance médiocre de l’ordre de 1%.

SABMiller réalise 70% de ses bénéfices sur les marchés émergents à forte croissance. Aux Etats-Unis, les ventes au détail ont baissé de 1,9% et de 1,2% aux grossistes.

L’Afrique mérite le coup d’œil ! Le 10 octobre, SABMiller avait annoncé étendre sa marque africaine de bière Chibuku a 10 autres pays du continent. Début 2011, elle avait été lancée dans 4 pays : le Botswana, le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe. Rappelons que la Chibuku est fabriquée à partir de maïs ou de sorgho, en fonction du goût du marché local.
L’investissement a été de l’ordre de $ 16 millions ces 18 derniers mois et le groupe espère étendre encore sa marque sur de nouveaux marchés du continent d’ici la fin de l’exercice.

La Chibuku est vendue dans des emballages cartonnées d’un litre et a peu de durée de vie en rayon; elle doit donc être brassée sur place.

En septembre, une nouvelle gamme a été lance en Zambie, « Chikubu Super » qui est conditionnée autrement, avec un niveau d’alcool plus élevé et a une durée de vie en rayon plus longue. Une brasserie plus importante a été commissionnée à Kitwe, toujours en Zambie mais au nord du pays, ces dernières semaines.

D’ici la fin de l’année, des lignes de production devraient s’ouvrir au Mozambique et au Zimbabwe.

En Zambie, les volumes ont progressé de 14% grâce à une meilleure distribution notamment dans les zones rurales et une bonne conjoncture économique.

Au Mozambique, le taux est de 10% grâce aux bonnes performances de la bière Manica mais aussi la poursuite de la bonne croissance de l’Impala à base de manioc.

En revanche, en Ouganda, les volumes ont baissé de 3% dans une conjoncture économique morose mais aussi parce que les performances passées du groupe avaient été particulièrement bonnes.

Au Soudan du Sud, la croissance est à deux chiffres malgré les récents défis politiques et économiques et au Zimbabwe, une meilleure disponibilité et un nouvel emballage ont provoqué une croissance de 9%.

Quant au marché tanzanien, il a été très fortement touché par une hausse de 25% de la fiscalité à compter du mois de juillet et qui a été reportée sur le consommateur, d’où une chute de 8% de ses volumes.

A noter que le segment non alcoolisé du groupe a progressé de 8% en Afrique et ses autres boissons alcoolisées de 12%.

Castel, associé de SABMiller, a affiché une croissance de 5% pro forma dont son activité en Angola et son acquisition à Madagascar.

Agenceecofin.com

Piraterie maritime : un Sommet des Chefs d’Etat au Cameroun et une réunion ministérielle au Benin en 2013

La première réunion du Comité de pilotage chargé de la préparation du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement sur la piraterie maritime et les vols à main armée dans le Golfe de Guinée a eu lieu à Libreville (Gabon) du 22 au 23 octobre 2012. A l’issue des travaux, les membres dudit Comité ont recommandé que ce Sommet se tienne au Cameroun en avril 2013. Il permettra d’adopter une stratégie régionale sur les mesures durables à prendre pour garantir la sécurité et la sûreté dans le Golfe de Guinée, conformément à la résolution 2039 du Conseil de sécurité de l’ONU en date du 29 février 2012.

« La sécurité maritime dans le Golfe de Guinée est telle que nous devons agir vite », a noté M. Nassour Guélengdouksia Ouaidou, Secrétaire général de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). Les participants ont du reste exprimé leur « vive préoccupation  face aux menaces que représentent les actes récents de piraterie, de vols à main armée et autres actes illicites commis en mer au large des côtes des Etats du Golfe de Guinée et leurs conséquences  économiques, sociales et environnementales sur le développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest  et de l’Afrique Centrale ».

« Le rapport que vient de publier le Bureau maritime international montre que les défis sont importants et que nous devons effectivement conjuguer nos efforts pour y faire face. Nous apprenons en effet que 34 attaques ont été signalées dans le Golfe de Guinée entre janvier et septembre 2012, contre 30 l’an dernier », a expliqué plus tard M. Abou Moussa, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), lors d’une séance de travail avec ses collègues en charge du dossier Golfe de Guinée.   M. Abou Moussa indique que les Nations Unies restent mobilisées pour accompagner les organisations régionales dans l’organisation du Sommet envisagé au Cameroun ainsi que la réunion ministérielle prévue au Benin en mars 2013. Celle-ci devrait travailler sur les documents à soumettre à l’appréciation des Chefs d’Etat et de Gouvernement. Un chronogramme des activités a été adopté pour faciliter l’organisation effective de ces rencontres de haut niveau.

Le document ayant sanctionné les travaux de Libreville précise que le Sommet sur la piraterie maritime et les vols à main armée dans le Golfe de Guinée sera organisé avec l’appui de la CEEAC, de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO), de la Commission du Golfe de Guinée (CGG), de l’Union africaine (UA), du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’ouest (UNOWA), de l’UNOCA), de l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (OMAOC), de l’Organisation maritime internationale (OMI) et d’autres partenaires stratégiques internationaux.

En dehors de M. Nassour Guélengdouksia Ouaidou, Secrétaire général de la CEEAC et de M. Abou Moussa, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale et chef de l’UNOCA ; MM. Miguel Trovoada, Secrétaire exécutif de la CGG ; Isaac Chima ARMSTRONG, Chargé de Programme Sécurité régionale à la CEDEAO et Said Djinnit, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’ouest et chef de l’UNOWA, ont pris part à la réunion du Comité de pilotage.

La prochaine rencontre de cette instance est prévue en décembre 2012 à Abidjan (Côte d’Ivoire) ou à Abuja (Nigeria).

Source : UNOCA

De notre correspondant au Gabon, Fabrice MIKOMBA

Drogba, Eto’o et Pienaar s’Unissent contre le Paludisme

En amont du lancement de la Coupe d’Afrique des Nations Orange 2013, des stars du football et des Chefs d’Etats se sont regroupés autour de la campagne Unis contre le Paludisme, pour diffuser des messages de prévention et de traitement de la maladie pendant le tournoi. Des personnalités du football, dont Didier Drogba, Samuel Eto’o et Steven Pienaar ainsi que plusieurs Chefs d’Etats de l’African Leaders Malaria Alliance (ALMA).

La Présidente du Libéria Ellen Johnson Sirleaf, le Président de la Tanzanie Jakaya Kikwete, le Président du Burkina Faso Blaise Compaoré, le Président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara et le Président Yoweri Museveni de Ouganda vont élever leur voix pour la lutte contre le paludisme au travers de spots télévisés, d’affiches ou de programmes éducatifs qui seront diffusés à travers l’Afrique.

« Sur tout le continent africain, les enfants comme les parents portent le football dans leur cœur et dans leur esprit tout comme le paludisme qui tue près de 600,000 personnes, et provoque 174 millions de cas de maladie par an », dit Samuel Eto’o, le Capitaine de l’Equipe Nationale du Cameroun et Champion d’Unis contre le Paludisme qui ajoute que « nous nous sommes unis pour utiliser la force du football pour combattre le paludisme et nous espérons que nos fans nous rejoignent dans cette lutte ».

Bien qu’il soit possible de prévenir et de traiter le paludisme, la maladie tue un enfant toutes les 60 secondes en Afrique et coûte au continent un montant minimum estimé à 12 milliards de dollars US, en tenant compte de la perte de productivité et des soins de santé administrés aux malades.

« J’ai moi-même été victime du paludisme et j’ai pu observer de mes propres yeux les effets dévastateurs que cette maladie peut avoir sur les individus et leurs familles », dit Didier Drogba, Capitaine de l’Equipe Nationale de Côte d’Ivoire et Champion d’Unis contre le Paludisme soulignant que « nous devons faire sortir le paludisme du jeu. Utiliser la popularité du football pour permettre aux populations d’acquérir une plus grande connaissance des méthodes de prévention et de traitement nous permettra à terme de donner un carton rouge au paludisme ».

En s’appuyant sur l’effet de levier que représentent la popularité et la ferveur qui tournent autour de la CAN Orange, la Confédération Africaine du Football (CAF) et Unis contre le Paludisme s’associent pour diffuser des messages de sensibilisation sur le paludisme via des spots radios et télévisions, des panneaux de sensibilisation dans les stades et des activités locales, avec pour objectif d’atteindre directement les dirigeants et les millions de fans de football du continent.

«  Le paludisme affecte presque tout le monde sur le continent africain, y compris les joueurs de football et les Chefs d’Etats. Tous les yeux sont rivés sur la CAN Orange et ses participants. La CAF et Unis contre le Paludisme s’engagent à utiliser cette plateforme pour communiquer des messages importants qui permettront de venir à bout des décès causés par cette maladie », dit Mr. Hicham El Amrani, Secrétaire Général de la CAF.

Les activités se sont multipliées pendant les matchs de qualification et la Présidente du Libéria Ellen Johnson Sirleaf a surpris les fans de football lors du match amical Libéria-Ghana, puisqu’elle est venue supporter son équipe et la remercier pour ses efforts dans la lutte contre le paludisme. «  Quand nous nous battons tous ensemble, nous construisons des nations plus fortes et nous sauvons des vies » a dit la Présidente du Libéria Ellen Johnson Sirleaf. «  En tant que fan de football moi-même, je comprends la popularité et le pouvoir de ce sport. Nous avons les outils pour vaincre le paludisme et j’invite tout le monde à nous rejoindre dans cette lutte ».

Au Nigeria, Malawi, Benin, Ghana, Ouganda, Tanzanie et d’autres pays, des messages de sensibilisation sur le paludisme seront transmis par le biais de joueurs de football, d’équipes favories et de programmes sportifs. Des études démontrent bien que le public retient mieux et réagit davantage aux messages lorsqu’ils sont diffusés par ses stars de football préférées. Dans les différents pays, des panneaux, des journaux sportifs et des programmes sur le tournoi vont renforcer les spots diffusés sur la radio et la télévision pour assurer que les messages de la campagne Unis contre le Paludisme atteindront tous les familles.  En Cote d’Ivoire, des images de Drogba et de ces coéquipiers Kolo Touré, Gervinho et Salomon Kalou attirent les lecteurs à des messages éducatifs sur le paludisme et crée un mouvement autour de la réduction de l’impact du Paludisme en Afrique de l’Ouest.  La campagne Unis contre le Paludisme détruit les barrières de la langue puisque les annonces de sensibilisation ont été enregistrées par les stars du football dans 18 langues africaines depuis que la campagne fut lancée en 2009.

« Je me sens honoré de porter le titre de Champion dans la lutte contre le paludisme », dit Steven Pienaar (ancien capitaine de l’équipe nationale d’Afrique du Sud) qui estime que « c’est inacceptable que le paludisme tue un enfant chaque minute. Nous pouvons tous faire de petits efforts pour prévenir et guérir cette maladie. Unis nous pouvons vaincre le paludisme».

Le paludisme est une maladie causée par des parasites qui se transmettent à l’être humain par piqûre d’un moustique infecté. Si elle n’est pas soignée, l’infection dans sa forme la plus sévère peut mener au coma et à la mort. Bien qu’il soit possible de prévenir et de guérir du paludisme, la maladie continue à tuer un enfant toutes les 60 secondes et 655,000 personnes dans le monde chaque année. Plus de 90 pourcents de ces décès sont en Afrique, et la majorité d’entre eux sont des enfants de moins de 5 ans.  De plus, le paludisme accentue la pauvreté et représente une entrave au développement économique.

Source : Unis contre le Paludisme

De notre correspondant au Gabon, Fabrice MIKOMBA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bientôt un nouveau Maire à Omboué 

C’est à l’issue de l’élection partielle du 20 octobre dernier que les 15 nouveaux conseillers municipaux de la commune d’Omboué ont été connus. Ces derniers vont bientôt passer à l’étape suivante liée à l’élection du Maire de la petite commune d’Omboué qui est très attendue par les populations autochtones.  

La localité d’Omboué  dans la région de l’Ogooué-maritime avait vu l’équipe de son conseil municipal dissoute le 4 juin dernier après de nombreuses plaintes de plusieurs conseillers qui reprochaient à Huguette Ossinga (Maire sortant) son non respect vis-à-vis des autres élus. De ce fait, certains conseillers proches de l’opposition avaient décidé de démissionner et ceux de la même formation politique qu’elle, à savoir le Parti Démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir), qui leur avaient emboité le pas.

La Cour constitutionnelle et le ministère de tutelle avaient été amenés à démettre tous les conseillers municipaux d’Omboué. Une élection partielle à laquelle les partis de l’opposition ont refusé de participer au motif que le ministère de l’Intérieur a rejeté la liste commune qu’ils avaient proposée. Un fait remarquable, le scrutin s’est tenu avec une seule liste, celle du PDG. Le renouvellement du conseil municipal d’Omboué n’a pas connu un engouement à en juger le taux de participation, 30,5%. Un réel désintérêt des populations au processus électoral.

Pendant environ cinq mois, le préfet d’Etimbwé, Raymond Bimboundza, a eu la charge de conduire les affaires courantes. Les populations d’Omboué connaitront bientôt l’identité de leur nouvel édile.

 

 

Explosion de la démographie en Afrique, de 1 milliard à 2 milliards d’habitants en 2050: Défis et enjeux

Près de 200 millions d’Africains sont âgés de 15 à 24, et ce nombre aura doublé d’ici à 2045. La bombe à retardement est bien là.

« L’Afrique est la jeunesse du monde. Une terre d’avenir pour l’économie mondiale », a dit François Hollande à Dakar, le 12 octobre devant l’Assemblée nationale sénégalaise.

Certains, comme Lionel Zinsou, un ancien de chez Rothschild, qui a exposé sa vision au président de la République avant sa tournée au Sénégal et en RD Congo, font même un parallèle entre l’Afrique de demain et la Chine d’aujourd’hui.

Avec 2 milliards d’habitants à l’horizon 2050, le quart de la population active comme en Chine aujourd’hui, disait-il récemment à « Jeune Afrique », « la région deviendra forcément l’atelier et le grenier du monde ».

Face à une Europe en panne, une Chine en plein freinage économique comme l’Inde ou encore le Brésil, les prévisions pour l’Afrique sont, sur le papier, impressionnantes. Non seulement le continent a plutôt bien résisté pendant la crise financière mondiale – à l’exception notable de l’Afrique du Sud -, mais il devrait poursuivre sur sa lancée avec un taux de croissance pour l’Afrique subsaharienne, selon le Fonds monétaire international, de 5,3 % en 2013 après 5 % en 2012. Au Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie), après le redressement spectaculaire de 19 % cette année au lendemain de la récession qui avait suivi les « printemps arabes », une croissance de 6 % est attendue en 2013.

D’autres signes ne trompent pas. L’Afrique est le marché dans le monde affichant la plus forte progression des téléphones mobiles. A la fin 2012, six Africains sur dix avaient un appareil contre quatre sur 10 il y a trois ans. Un autre signal positif : le volume des investissements directs étrangers a très fortement progressé au cours des dernières années et reste élevé en dépit du ralentissement des derniers mois.

Et l’on peut poursuivre la liste des exemples, comme l’apparition de nouveaux dirigeants politiques décidés à lutter contre la corruption et prêts à respecter le verdict des urnes, ou l’émergence d’une nouvelle classe d’entrepreneurs. Comme en Europe de l’Est et centrale, en Amérique latine, la démocratisation est aussi en marche dans nombre de pays africains. Après la dépression post-indépendance des années 1960, après la « renaissance africaine » du milieu des années 1990, l’Afrique est-elle en train de devenir une « nouvelle frontière » pour l’économie mondiale ?
Vraisemblablement pas. Le continent ressemble plus à un « Eldorado » où rivalisent les grands du XXIe siècle, Chine, Etats-Unis, Inde. Un nouveau « grand jeu » qui relègue peu à peu les anciennes puissances coloniales comme la France à un rôle économique plus secondaire. Mais à la différence de ce pays mythique d’Amérique du Sud du XVIe siècle qui aurait regorgé d’or, attirant les conquistadors, l’Afrique est – déjà -assise sur une poudrière.

 

En premier lieu, la croissance économique a été insuffisante pour créer des emplois, surtout pour les jeunes qui, même si les niveaux d’éducation ont progressé partout, restent souvent à l’écart de la croissance et de la mondialisation.

La bombe à retardement est bien là : aujourd’hui, près de 200 millions d’Africains sont âgés de 15 à 24 ans et ce nombre aura doublé d’ici à 2045. L’Afrique deviendra bien le continent le plus jeune au monde. Ce qui, comme le soulignait récemment l’ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, lors du 12e Forum international sur l’Afrique à l’OCDE, est « à la fois un bien et un mal ». Un bien pour la croissance, un mal si rien n’est fait pour leur assurer des emplois et une éducation professionnelle. Car aujourd’hui, 60 % de ces jeunes sont au chômage, selon les estimations de l’Organisation internationale du travail (OIT). « Les jeunes peuvent aussi se révolter », prévenait Obasanjo.

 

La densité des villes d’Afrique, clikez sur l’image pour Agrandir

Mais cette menace n’est pas la seule.
La croissance économique n’est pas uniforme pour tous les 54 pays du continent, avec une différence entre les pays producteurs de pétrole et de matière première et les pays importateurs, où la progression du PIB est à peine supérieure à 1 % par an.
Les investissements, surtout ceux en provenance de l’Asie, sont très largement dirigés vers la recherche et l’extraction de matières premières.

Ce qui est loin de se traduire en nouvelles perspectives économiques pour la majeure partie de la population, note une étude conjointe des institutions internationales « African Economic Outlook 2012 ».
Sans parler de la « malédiction du pétrole » en cas de retournement violent des cours internationaux du brut. Comme l’Amérique latine, l’Afrique connaît une véritable ruée sur ses terres agricoles d’investisseurs étrangers non seulement indiens, chinois ou malais mais aussi de fonds d’investissement du Moyen Orient ou de banquiers de Wall Street.

Une ruée qui crée des tensions avec les populations locales et menacent d’aggraver la crise alimentaire. D’après un exemple cité par l’ONG Grain, au Mali, 6 % des terres cultivables sont détenues par des intérêts étrangers dans un pays qui fait non seulement face à une sécession au nord mais où, selon la FAO, 1,5 million de personnes sont sous-alimentées, soit 12 % de la population malienne.

 

Facteur aggravant : nombre de pays connaissent toujours des conflits graves comme au Sahel, au nord du Mali, dans  la région des Kivus en RD Congo menacée par une rébellion soutenue par le Rwanda, ou encore le conflit à peine éteint entre les deux Soudan ou les flam bées de violence dans le delta du Tana au Kenya…
Dans ce contexte, le salut passera-t-il par les classes moyennes ? Pour l’heure elles demeurent fragiles, avec des revenus pour une grande fraction très modestes (de 2 à 20 dollars par jour par habitant), mais leur masse pourrait atteindre les 300 millions de personnes.

Certes, comme l’affirme Hélène Quénot-Suarez dans le dernier rapport annuel de l’IFRI, il n’y a pas forcément de lien avec la montée de cette classe moyenne et la démocratisation.
Mais elle pourrait constituer néanmoins l’un des vecteurs de la transformation du continent. Pour cela, il faudra non seulement des réformes de structure mais aussi investir dans la jeunesse et la formation professionnelle. Ce qui coûtera cher. Selon le proverbe africain cité par Obasanjo, « il faut quatre yeux pour faire venir au monde un enfant, mais 200 pour qu’il réussisse ».

Jacques HUBERT-RODIER
Les Echos

 

Aviation: L’incroyable envolée des compagnies aérienne en Afrique, chiffres et prévisions.

Les pompiers de l’aéroport accueillent le premier Boeing 787 Dreamliner d’Ethiopian Airlines à Bruxelles, le 10 septembre. Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Les flottes africaines décollent | Jeune Afrique Economie | L'actualité économique et financière de l'Afrique

Selon les analystes, le nombre d’avions de ligne bondira de 600 à plus de 1  400 dans les vingt années à venir sur le continent. Un nouvel eldorado pour les  géants Boeing et Airbus et leurs concurrents ATR, Embraer et Bombardier.

 

Les pompiers de l’aéroport accueillent le premier Boeing 787 Dreamliner d’Ethiopian Airlines à Bruxelles, le 10 septembre.
Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Les flottes africaines décollent | Jeune Afrique Economie | L’actualité économique et financière de l’Afrique

Le 10 septembre, le premier Boeing 787 Dreamliner d’Ethiopian  Airlines atterrissait sur le tarmac de l’aéroport de Bruxelles, à l’occasion  d’une tournée internationale de présentation. Pour Tewolde Gebremariam,  directeur général de la compagnie, l’acquisition du dernier-né de Boeing – le premier opéré par un groupe africain – marque le passage à une  nouvelle ère.

« Nous disposons aujourd’hui d’une flotte de 52 avions. 
En 2027, notre plan stratégique prévoit d’en compter 120 », affirme-t-il.  Ethiopian Airlines, qui a depuis réceptionné un autre Dreamliner et en attend  huit autres (de 220 passagers), a aussi signé pour douze Airbus A350XW  (330 passagers) – ces deux modèles sont les long-courriers conçus pour  consommer moins de carburant.

Ainsi, les Dreamliner coûteront à eux seuls « plus de 1 milliard de dollars [770 millions d’euros,  NDLR] » à la compagnie, mais « leurs coûts d’exploitation seront  inférieurs de 20 % à ceux des appareils précédents », annonce  Gebremariam.

 

Sur le continent,  Ethiopian Airlines n’est pas le seul transporteur à faire des emplettes. « Les grandes compagnies africaines renouvellent et agrandissent leur  flotte, note Cheick Tidiane Camara, du cabinet Ectar, spécialisé dans  l’aéronautique en Afrique. Actuellement, Kenya Airways, Royal Air Maroc et même  Air Algérie consultent activement les avionneurs. » Les plus petites  compagnies ne sont pas en reste : le 4 octobre, l’État camerounais  annonçait son intention d’acheter, pour 332 millions d’euros, deux  Boeing 787 Dreamliner destinés à Camair-Co (livraison prévue en 2015).

 

Stratégique

Pour tous les avionneurs, le continent est désormais une cible stratégique. « L’Afrique est le deuxième marché le plus attractif, juste derrière  l’Asie, avec une croissance de plus de 7,3 % du trafic passager au sud du  Sahara prévue en 2012, explique Cheick Tidiane Camara. Signe qui ne trompe pas,  les constructeurs multiplient les études, de plus en plus précises – donc  coûteuses -, pour mieux cerner le marché continental. » Le  13 septembre, Airbus estimait à 957 le nombre d’appareils de plus de  100 places qui seront achetés en vingt ans en Afrique (pour renouveler ou  grossir la flotte), soit plus que les quelque 600 avions de ligne  actuellement en service.

D’après l’entreprise, le taux de croissance annuel du  trafic passager y sera en moyenne de 5,7 % jusqu’en 2031, soit un point de  plus qu’au niveau mondial. Boeing annonce les mêmes perspectives : le  24 juillet, à Johannesburg, le directeur de l’analyse, Mike Warner, a  relevé de 12 % ses prévisions de 2011.

Les deux géants évaluent désormais  le « gâteau » africain à plus de 90 milliards d’euros sur vingt  ans.

Chez Airbus, Hadi Akoum, vice-président chargé des ventes pour l’Afrique  subsaharienne et l’océan Indien, est à la manoeuvre. En 2012, il compte écouler  25 appareils neufs. Le parc volant africain d’Airbus est de  185 appareils (dont une partie en leasing), soit 53 % des  gros-porteurs du continent. « Boeing a bénéficié du rachat de McDonnell  Douglas [en 1997], dont les modèles, souvent âgés, volent encore sur le  continent.

Mais nous mettons tout en oeuvre pour rester en tête, précise Akoum.  Nous travaillons sur une commande d’A330 pour South African Airways, notre  premier client du continent [avec 38 Airbus].

Et douze nouvelles compagnies  aériennes africaines sont devenues nos clientes en un an », se félicite ce  Français d’origine libanaise qui ne cesse de sillonner le continent.

« Parmi elles, des compagnies déjà établies comme Air Madagascar [qui opère  deux A340], Air Namibia [deux A319] ou le nigérian FirstNation [trois A320],  mais aussi des transporteurs plus jeunes comme Senegal Airlines [trois A320] ou  le tunisien Syphax Airlines [deux A319] », détaille-t-il.

Les loueurs en  embuscade
Conscientes des belles perspectives du ciel africain,  les sociétés de leasing, propriétaires de 30 % des appareils du globe, sont  elles aussi aux aguets. Et travaillent en partenariat avec les constructeurs : « Nous préférons qu’une compagnie s’habitue à nos avions en les louant,  indique Hadi Akoum, vice-président d’Airbus pour l’Afrique subsaharienne et  l’océan Indien.

Ainsi, le jour où sa structure financière est suffisamment  solide, elle passe commande. » Le leader mondial, l’américain General  Electric Capital Aviation Services (Gecas, qui compte plus de 1  800 avions), a ouvert un premier bureau en Afrique du Sud en 2010, puis un  au Ghana en 2011.

Ses avions volent notamment pour Senegal Airlines et South  African Airways. Autres sociétés qui cherchent à percer sur le continent : Air  Lease Corporation (ALC, qui possédait 137 avions au 30 juin, et en a  près de 300 en commande), fondé par le milliardaire américain Steven Udvar-Hazy,  et l’affréteur français Avico, qui a ouvert une agence à  Dakar.

En Afrique du Nord, en revanche, Boeing vole en tête, à la faveur du plan de  restructuration de Royal Air Maroc. Le PDG de la compagnie, Driss Benhima, a  décidé, pour réduire ses coûts d’exploitation, de se séparer de ses Airbus et de  commander cinq Boeing 787 Dreamliner (dont un en option).

Airbus espère se  rattraper avec ses deux principaux clients dans la région, Egyptair et Tunisair  (tous deux ébranlés par le Printemps arabe), mais aussi avec des transporteurs  low cost comme Air Arabia, qui opère des Airbus A320 vers quatorze destinations  à partir du Maroc.

Au Nord comme au Sud, les avionneurs comptent en effet sur le décollage de  compagnies à bas prix. Le lancement de FastJet, présentée comme la première  vraie low-cost subsaharienne par son promoteur Stelios Haji-Ioannou, le  fondateur d’easyJet, est perçu comme un signe. « J’attends beaucoup de  cette compagnie, fondée par de vrais professionnels avec l’appui de  gouvernements africains qui en ont compris l’intérêt », indique Hadi Akoum,  satisfait que FastJet commence ses opérations (en novembre) avec un Airbus A319.

La compagnie installera sa première base à Dar es-Salaam (Tanzanie), avant de  s’implanter à Nairobi (Kenya) puis à Accra (Ghana) et à Luanda (Angola). Elle  doit se doter d’une flotte de quinze appareils dans un délai de un an. À terme,  Airbus estime que les compagnies low cost représenteront 30 % du trafic  aérien du continent (contre 6 % actuellement), et pas seulement en Afrique  du Nord et en Afrique du Sud, où Air Arabia, Kulula et Mango tentent de mettre  en oeuvre ce modèle.

Autonomes et fiables

Airbus et Boeing ne sont pas les seuls à courtiser les compagnies du  continent, classiques ou low cost. « Le franco-italien ATR, le canadien  Bombardier et le brésilien Embraer ont bien compris qu’ils pouvaient faire des  affaires en Afrique. Leurs produits correspondent souvent mieux aux besoins des  compagnies locales », indique Cheick Tidiane Camara.

Thierry Barbaut
jeuneafrique.com

Forum mondial de l’énergie 2012 : Ali Bongo Ondimba sur l’énergie durable et la responsabilité climatique

Le président de la République gabonaise, chef de l’État, Ali Bongo Ondimba a pris la parole lundi 22 octobre 2012 à la tribune du Forum mondial de l’énergie, qui s’est ouvert à Dubaï sous le haut patronage de Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, le Vice-président et Premier ministre des Émirats arabes unis, pays siège de l’Agence internationale des énergies renouvelables.

Devant un aréopage de chefs d’État et de gouvernement, de chercheurs de renommée internationale, de leaders d’opinion et de grands patrons, le président gabonais a prononcé un plaidoyer mobilisateur et engagé pour la sécurité énergétique africaine, dans l’objectif d’atteindre – comme le souhaitent les Nations Unies – l’accès universel à l’énergie en 2030. L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé l’année 2012, Année internationale de l’énergie durable pour tous. Prenant la pleine mesure des défis du temps, au diapason des exigences énergétiques, Ali Bongo Ondimba a tenu à souligner à quel point « l’investissement dans le secteur de l’énergie est un point-clé de la vision du Gabon émergent ». Mieux encore, « l’accès facilité au réseau a un impact direct et immédiat sur la qualité de l’éducation, grâce aux apports des nouvelles technologies du web, mais aussi sur l’industrie, effaçant le cliché d’une Afrique source de matières premières vouées à être transformées en d’autres endroits de la planète ». « Nous nous battons pour parvenir à assurer un accès électrique à 100% des Gabonais en 2016 ; et ce sera une énergie 100% propre, renouvelable à 80 % ».

Mix énergétique gabonais 2020 :100% propre, dont 80% renouvelable

Au Gabon, la production d’électricité par les énergies renouvelables passera donc de 40% en 2010 à 80% en 2016, ceci grâce au développement de l’hydroélectricité, un secteur porté par 2,4 milliards de dollars d’investissements. A cette échéance, l’ensemble de la production d’électricité au Gabon reposera sur 100% d’« énergie propre », produite uniquement par l’hydroélectricité et le gaz, en substitution complète aux centrales thermiques utilisant des combustibles pétroliers.« Nous nous inscrivons pleinement dans les objectifs dessinés par les Nations Unies d’une énergie durable pour tous », souligne Ali Bongo Ondimba.

D’après une étude qu’a fait mener le Programme des Nations Unies pour l’environnement, les investissements effectués à l’échelle mondiale dans les énergies renouvelables ont atteint le chiffre record de 211 milliards en 2010, et, pour la première fois, la moitié de ces investissements ont été réalisés dans des pays en développement.

Trois objectifs mondiaux 2030

Invité à prononcer le discours inaugural au nom du Secrétaire général de l’ONU, Wu Hongbo, Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires économiques et sociales a rappelé les trois objectifs principaux de l’agenda mondial de l’énergie 2030: l’accès universel aux services énergétiques modernes; le doublement du taux d’amélioration de l’efficacité énergétique; une augmentation de 50 % de l’utilisation des énergies renouvelables dans le monde.« Pour vaincre la pauvreté et sauver la planète, indiquait Ban Ki-moon dans la Déclaration de principes sur l’énergie pour tous présentée en novembre 2011, nous pouvons et devons assurer une énergie durable pour tous à l’horizon 2030. Pour y parvenir, tous les pays et tous les secteurs devront s’employer à donner forme aux politiques et aux investissements requis pour dessiner de meilleures perspectives énergétiques. Les pays en développement qui, pour la plupart, connaissent une croissance rapide et à grande échelle, peuvent faire l’impasse sur les solutions énergétiques classiques et passer directement à des solutions plus propres capables de favoriser la croissance et le développement économique et social. »

Une personne sur cinq privée d’électricité

Dans les pays en développement, plus de trois milliards de personnes sont tributaires de la biomasse traditionnelle et du charbon pour cuisiner et se chauffer (95% vivent en Afrique ou en Asie). Un milliard et demi (un Terrien sur cinq) ne disposent pas de l’électricité et, même lorsque des services énergétiques modernes sont disponibles, ils sont trop coûteux pour des millions de personnes connaissant des difficultés économiques. Les « pauvres de l’énergie », selon l’expression de l’ONU, subissent les conséquences sanitaires de la combustion inefficace de combustibles solides dans des bâtiments mal ventilés (2 millions de décès par an), ainsi que les conséquences économiques de la productivité insuffisante des activités lucratives. En l’absence d’un accès adéquat à l’énergie, ni les hôpitaux, ni les écoles ne peuvent fonctionner correctement. De même, l’accès à l’eau potable et l’assainissement sont dépendants d’une capacité de pompage efficace.

Un appel à la responsabilité climatique

Les modes actuels de production et de consommation d’énergie non durable menacent l’environnement à l’échelle locale et mondiale. Les émissions de la combustion fossile sont la cause principale du changement climatique, de la pollution de l’air urbain et de l’acidification des sols et de l’eau. La réduction des émissions de carbone liées à la consommation d’énergie est une priorité. L’économie mondiale devant doubler de taille au cours des vingt prochaines années, la consommation mondiale de l’énergie augmentera également de manière significative si l’approvisionnement énergétique, la conversion et l’utilisation continuent d’être inefficaces. Pour le président gabonais, « la réduction des gaz à effet de serre est inévitable pour assurer un futur aux générations qui viennent ». Et d’inviter à la mobilisation générale : « Parce que l’avenir de la planète est en jeu, la prochaine conférence de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (ndlr – Doha, novembre 2012) doit conduire à un nouvel engagement ».  Kyoto est dans tous les esprits à Dubaï.

Passage obligé

Devant la vingtaine de chefs d’État présents au Forum mondial, le président Bongo Ondimba a martelé : « Les énergies durables ne constituent ni un luxe, ni même une option, tant elles représentent le passage obligé vers l’avenir, pour espérer construire un futur viable pour l’ensemble de l’humanité ». Rappelant les trois grands piliers de son action, le Gabon vert, le Gabon industriel et le Gabon des services, le chef de l’État, qui s’exprimait en anglais, a apporté son plein soutien aux efforts de la communauté internationale en faveur de l’universalisation des bénéfices de l’énergie, sans manquer de souligner la détermination environnementale qui est celle du peuple gabonais.

Source : Presse présidentielle

De notre correspondant au Gabon, Fabrice MIKOMBA

 

Togo : la lutte contre le VIH/Sida bénéficie d’un don de 7,5 milliards de francs CFA

Le gouvernement togolais a bénéficié d’un don de 7,5 milliards de francs CFA de l’USAID pour conforter ses efforts en matière de planification familiale et de lutte contre le VIH/Sida, a appris lundi l’agence Xinhua du portail officiel d’information du gouvernement.

Cette assistance intervient pendant que le Togo présente, en 2011, un taux de prévalence du VIH/Sida en baisse de 3,2%, près de 137.137 personnes vivant avec le VIH.

Le pays a entrepris une politique de gratuité de traitement et quelques 25.703 cas sont déclarés sous traitement antirétroviraux gratuitement.

Selon l’ONUSIDA, le Togo a une forte dépendance de l’aide extérieure dans sa lutte contre le VIH/SIDA avec notamment les dépenses de lutte contre le VIH financées à 80% par le Fonds mondial.

Ceci, alors que le pays enregistre chaque année 13.010 nouvelles infections à VIH et compte 22.901 personnes touchées par le VIH/SIDA et qui ne sont pas traitées.

L’ONUSIDA indique, par ailleurs que, jusqu’en 2009, le Togo enregistrait 1.600 nouvelles infections chez les enfants.

Les mêmes sources soulignent que le Togo a mis en place un Programme de prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant (PTME) qui affiche une couverture à 44%.

Xinhua

 

Petites IA et grand impact : quand l’intelligence artificielle est mise au...

À l'évocation de l’intelligence artificielle (IA), on pense souvent aux grands modèles de langage qui font les gros titres des médias — des systèmes massifs,...
Perspectives économiques régionales

Quelles sont les perspectives économiques régionales ?

La Banque mondiale publie des projections économiques semestrielles pour chacune des régions du monde en développement : Afrique subsaharienne, Asie de l’Est et Pacifique, Europe...