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Succès pour le hub #Afrobytes

Une Afrique positive dynamique mise en avant par le team Afrobytes

À la Gaîté Lyrique, les participants ont pu apprécier le dynamisme des écosystèmes digitaux du Kenya (iHub), du Rwanda (kLab), du Sénégal (CTIC) et de l’Ethiopie (XHub et IceAddis). Les intervenants de la Silicon Valley, du Royaume-Uni et de Africa Internet Group, 1ère « Licorne » africaine, ont permis de souligner de nouveau tout le potentiel du marché digital africain pour les investisseurs à la recherche de retour sur investissement.

Démonstration a été faite de la pertinence du « Mobile First Continent » pour les startups européennes et les grandes entreprises à la recherche de nouveaux relais de croissance, annonce Ammin Youssouf fondateur d’Afrobytes

La tenue de la seconde conférence au Medef a permis de mettre en avant les usages liés à la téléphonie mobile largement diffusés en Afrique et peu adoptés en Europe que ce soit dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, des fintechs ou encore de l’emploi. Il s’agissait pour Afrobytes de montrer que les nouvelles pistes d’atterrissage du business en Afrique sont résolument technologiques.

hub-afrobytes

En présence d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’État chargée du numérique, de Marc Rennard, Directeur Général Adjoint Expérience client et services financiers sur mobile d’Orange, Afrobytes a annoncé le lancement de son Lab dont les premiers membres sont IDVIU-VR et VRCorp. Il s’agira de rendre accessibles les technologies de réalité virtuelle aux développeurs hébergés chez les hubs et incubateurs africains partenaires.

La rencontre a réuni la presse internationale et surtout panafricaine et a eu un fort écho sur les réseaux sociaux. Ainsi, le Hashtag #Afrobytes a été « Trend Topic » dans l’après-midi du 10 juin avant le match d’ouverture de la coupe d’Europe et a potentiellement atteint plus de 18 millions d’utilisateurs (« reach twitter »). Chiffres qui soulignent qu’aujourd’hui l’Afrique et son potentiel de croissance lié au digital sont loin d’être un sujet de niche mais un véritable enjeu sociétal et économique.

Bill Gates privilégie l’élevage à l’informatique pour éradiquer la pauvreté

Mandatory Credit: Photo by REX/Shutterstock (4881053e) Bill Gates Facebook for The Global Citizen event, London, Britain - 23 Jun 2015

Il est préférable d’élever des poules que d’apprendre à utiliser un ordinateur pour sortir de la pauvreté indique Bill Gates, et il a raison

L’information et le post de Bill Gates est bien sur à remettre dans son contexte mais c’est une évidence, en Afrique il faut gérer les priorités, et se nourrir passe avant l’informatique.

Un axe majeur est bien sur de générer rapidement des activités génératrices de revenus et c’est la aussi plus facile avec un élevage qu’avec un ordinateur !

Mieux vaut élever des poules qu’avoir un ordinateur pour sortir de l’extrême pauvreté, conseille Bill Gates, l’homme le plus riche du monde et fondateur de l’empire Microsoft.

«Il me semble assez évident que n’importe qui vivant dans l’extrême pauvreté, se trouve mieux loti s’il a des poules», a écrit le milliardaire philanthrope cette semaine sur son site internet GatesNotes.com.

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Bill Gates, à la tête d’une fortune de 75 milliards de dollars, a expliqué que sa fondation Bill et Melinda Gates s’était associée à l’ONG Heifer International pour donner 100 000 poules à des familles d’Afrique sub-saharienne vivant avec moins de 2 dollars par jour.

L’objectif, a expliqué M. Gates, est que 30% des familles rurales de cette région élèvent des poules vaccinées, contre 5% actuellement.

L’investissement est efficace, estime-t-il, car l’élevage de poule est peu coûteux, elles se reproduisent rapidement et les oeufs et la viande de poulet représentent des apports nutritifs importants.

Enfin, estime Bill Gates, l’élevage de poules est un moyen de renforcer le rôle des femmes

«Parce que ce sont de petits animaux qui restent près de la maison, dans de nombreuses cultures ils sont associés aux femmes, contrairement au bétail plus imposant comme les chèvres ou les bovins. Les femmes qui vendent du poulet sont enclines à réinvestir leurs profits auprès de leur famille», analyse ainsi le milliardaire.

AFD : 10 millions d’euros pour l’agriculture au Sénégal

Une bouffée d’oxygène pour le développement du secteur agricole au Sénégal avec la somme de 10 millions d’euros accordé par l’Agence Française de Développement à l’état sénégalais

Monsieur Amadou BA, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal et Monsieur Rémy RIOUX, Directeur Général de l’Agence Française de Développement, en présence de Monsieur Papa Abdoulaye SECK, Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural et de Monsieur Malick NDIAYE, Directeur Général de la Caisse Nationale du Crédit Agricole du Sénégal, signent ce lundi 13 juin 2016 la convention de financement relative à une ligne de crédit dédiée au financement de l’investissement agricole au Sénégal.

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Ce prêt concessionnel d’un montant global de 15 millions d’euros – soit environ 10 milliards de FCFA -, accordé par l’Agence Française de Développement à l’Etat du Sénégal, sera intégralement rétrocédé à la Caisse Nationale du Crédit Agricole (CNCAS) et affecté au financement de l’investissement agricole, en particulier dans les exploitations familiales. Il est complété par une subvention de 300.000 € pour appuyer la CNCAS notamment sur les aspects environnementaux et sociaux du projet.

Le projet a pour finalité de contribuer à lever deux des principaux freins au développement de l’agriculture sénégalaise : l’accès au financement long-terme et l’insuffisance des équipements. Il appuiera la réalisation d’investissements permettant la modernisation, la diversification et l’extension des activités des exploitations agricoles et des organisations professionnelles, dans des filières agricoles à fort potentiel. Plus spécifiquement, il visera à :

• Augmenter les superficies aménagées et la production, notamment céréalière.

• Améliorer la compétitivité des filières agricoles.

• Faciliter l’insertion des jeunes et des femmes dans l’agriculture, notamment dans la commercialisation et la transformation des produits agricoles.

Linkedin racheté par Microsoft pour 26 milliards

Linkedin racheté par Microsoft
Linkedin racheté par Microsoft

Le réseau social géan LinkedIn sera dans le giron de Microsoft fin 2016

Un rachat pour 26,2 milliards de dollars, c’est le prix à payer pour disposer de plusieurs millions de profils professionnels, la preuve que ce sont bien les datas que les géants des nouvelles technologies recherchent !

Microsoft déploie sa stratégie pour accroître son offre à destination des professionnels. Lundi, le groupe informatique a annoncé le rachat de LinkedIn, le réseau social professionnel américain. L’opération, annoncée sur le site officiel du groupe LKD est clair : 26,2 milliards de dollars pour la transaction.

«L’équipe de LinkedIn a construit une entreprise solide, capable de mettre en contact les professionnels du monde entier», a expliqué Satya Nadella

Le PDG de Microsoft, précise «Ensemble, nous pouvons accélérer cette croissance.» Il précise que LinkedIn gardera son PDG, Jeff Weiner.

Créé en 2003, LinkedIn est un réseau social dédié à la recherche d’emploi et à la construction d’un réseau professionnel. Il revendique aujourd’hui plus de 433 millions de membres dans le monde, dont 11 millions en France. Plus de 105 millions se connectent tous les mois au site ou à l’application. Au fil des ans, le site a étoffé son offre. On peut aujourd’hui utiliser LinkedIn pour s’envoyer des messages privés ou publier des articles de blog. Le site a également beaucoup investi dans les technologies mobile. Plus de 60% de ses utilisateurs utilisent ses services sur smartphone ou tablette. Son chiffre d’affaires annuel est de plus de 3 milliards de dollars, dont les deux tiers venant des offres payantes à destination des recruteurs et des entreprises.

Des services à destination des professionnels

Microsoft, de son côté, renforce son offre à destination du monde professionnel. Le groupe informatique a beaucoup investi dans ce secteur récemment. Il mise notamment sur la version dématérialisée de sa suite de logiciels bureautique, Office 365, afin de séduire les entreprises. Cette dernière compte aujourd’hui 22,2 millions d’abonnés dans le monde.
C’est la branche mobile avec les piètres performances de Windows Mobile qui pénalise le plus le groupe.

Succession présidentielle en Algérie : le peuple bâillonné ?

President Abdelaziz bouteflika, le président de l'Algérie
President Abdelaziz bouteflika, le président de l'Algérie

L’Algérie va de mal en pis

Le pouvoir en place qui a, littéralement dilapidé l’embellie financière du pétrole, au lieu de sortir le pays de son marasme socioéconomique, ne veut pas lâcher prise. Voyant l’état de santé du Président de la République s’affaiblir de jour en jour, il s’obstine à chercher un successeur pour l’imposer.

Le citoyen aura-t-il son mot à dire ?

Pas sûr ! D’abord, parce que, si l’on regarde l’histoire politique de l’Algérie, la souveraineté du peuple n’a jamais été le souci du Régime Algérien depuis 1962, que ce soit pour élire les dirigeants, ou pour adopter les textes fondamentaux engageant l’avenir du pays sur les plans politique, économique, social et culturel. Dans le choix de ses dirigeants, le peuple algérien a, depuis l’indépendance et jusqu’à ce jour, été mis à l’écart. Il est consulté lors d’une mascarade d’élections, sous l’égide du parti unique, après que le Président ait reçu la caution de l’armée ou des clans faisant office de famille révolutionnaire.

President Abdelaziz bouteflika, le président de l'Algérie
President Abdelaziz bouteflika, le président de l’Algérie

 

La Constitution quant à elle, a été élaboré sur mesure par tous les Présidents de la République qui se sont succédés. Elle est d’ailleurs constamment source de discorde.

On a pu noter un semblant d’ouverture démocratique à l’issue des évènements du 5 octobre 1988 mais, rapidement, les consultations populaires ont été détournées et le bourrage des urnes a occulté la voix du peuple.

Sous le règne de Bouteflika, la Constitution a été révisée à trois reprises sans avoir recours au référendum populaire. Bouteflika a préféré la voix parlementaire : l’Assemblée et le Sénat. Lors de la révision de 2008, le Président a déverrouillé un article limitant à deux le nombre de mandats du Président. Bouteflika a ainsi brigué un troisième et un quatrième mandat d’une manière controversée. La révision constitutionnelle de 2016 est truffée de renvois aux lois organiques ce qui rend la lecture compliquée et floue.

Ajoutons à cela que Bouteflika a su réduire voire anéantir l’action de l’armée en déstructurant le DRS (département du renseignement et de la sécurité), ce qui lui a permis de régner en maitre et sans partage en affaiblissant les institutions de l’Etat. Outre la généralisation de la corruption à tous les niveaux (l’affaire Khallifa, l’affaire Sonatrach I et II…), l’Algérie, en dépit de ses importantes richesses, connaît une précarisation de tout un pan de sa société. Quant au parlement et au Sénat qui devraient porter la voix du peuple algérien, ils se sont transformés en simples chambres d’enregistrement.

Ensuite, notons que les richesses générées par la rente pétrolière profitent essentiellement à une oligarchie constituée des proches du président, de chefs de partis politiques et de syndicat asservis, de patrons d’entreprises privées amis du pouvoir, de responsables de journaux et de chaines de télévision, et bien sûr de la caste militaire et d’autres corps constitués. Pour justement préserver ces avantages, cette oligarchie fait tout pour bloquer la voix du peuple et étouffer toutes les réformes démocratiques allant contre ses intérêts.

Pour garder sa rente, cette oligarchie veille à ce que le successeur soit issu du sérail. Le but étant de continuer à contrôler l’économie et de profiter de la manne pétrolière. Les mégaprojets d’infrastructures, en apparence d’intérêt général (comme la réalisation de l’autoroute est-ouest, de l’extension du réseau ferroviaire, la grande mosquée de la capitale ou encore l’achèvement des travaux du métro d’Alger), ont permis des détournements colossaux. Cela explique d’ailleurs la médiocre qualité des ouvrages.

Enfin, le successeur au pouvoir devra veiller à sauvegarder les intérêts des partenaires économiques occidentaux notamment les États Unis et la France. Ces derniers détiennent en effet une part substantielle des marchés en Algérie dans différents secteurs économiques (entre autres :hydrocarbure, automobile, industrie pharmaceutique).

Ainsi les dirigeants de ces pays occidentaux, anciennes puissances coloniales, pour maintenir leurs positionnement économique, soutiennent ces régimes despotiques et totalitaires qui pour se maintenir au pouvoir entretiennent l’abrutissement de leurs administrés et usent de la tyrannie et de l’arbitraire contre les intellectuels pour mieux les mâter.

Somme toute, la conjugaison de tous ces facteurs laisse peu de chance pour que le peuple algérien exprime sa véritable volonté, à moins d’une révolution miraculeuse. Certes, le peuple algérien est peut-être rendu sceptique ou frileux  face au changement, notamment en raison de la décennie noire (années 90), mais cela ne veut pas dire qu’il doit se résigner. Le changement ne pourrait venir que de la base populaire, car ceux qui sont au sommet n’ont aucun intérêt à le faire.

Par BOUHASSOUNE Lahouari, journaliste algérien
Avec Libre Afrique

Liberté de la presse, classement des pays d’Afrique

Carte de la liberté de la presse en Afrique
Carte de la liberté de la presse en Afrique

L’édition 2016 du Classement mondial de la liberté de la presse, que Reporters sans frontières (RSF) a publiée le 20 avril 2016, met en évidence une dégradation profonde et préoccupante de la liberté de la presse dans le monde.

L’indice global décline de 13,6% par rapport à 2013

A l’occasion de la parution du Classement, l’organisation établit depuis 2013 un indice mondial et des indices par continents, qui permettent d’évaluer la performance générale des pays en matière de liberté de la presse. Plus l’indice est élevé, pire est la situation. Or l’indice mondial, à 3719 points l’an dernier, s’inscrit cette année à 3857 points, soit une détérioration de 3,71% et de 13,6% par rapport à la situation de 2013.

La Tunisie gagne 30 places et s’affiche au 96ème rang sur 180 pays au Classement de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières (RSF) en 2016.

Classement mondial de la liberté de la presse 2016 : la paranoïa des dirigeants contre les journalistes

Reporters sans frontières (RSF) dévoile l’édition 2016 du Classement mondial de la liberté de la presse. L’évolution générale témoigne d’un climat de peur généralisée et de tensions qui s’ajoute à une emprise des Etats et des intérêts privés de plus en plus grande sur les rédactions.

Les journalistes d’Afrique harcelés, entre terrorisme, conflits armés et crises électorales

Sur le continent africain, les journalistes semblent souffrir de plus en plus des violations de la liberté de la presse. C’est au Soudan du Sud (140ème) que l’on observe l’évolution la pire, avec une perte de 15 places au Classement. Dans ce pays miné par une guerre civile depuis 2013, les journalistes sont victimes des violences du conflit et de la campagne d’intimidation mise en place par les autorités.

Moyen-Orient Afrique du nord : les reporters victimes des stratégies de la terreur

La région Afrique du nord/Moyen-Orient demeure l’une des plus difficiles et dangereuses du monde pour les journalistes. Ces derniers y sont en de nombreux endroits pris en étau entre factions, belligérants, groupes radicaux et Etats aux comportements extrêmes, souvent adeptes de stratégies de la terreur. Entre terrorisme et abus de la lutte anti-terroriste, où trouver une place pour le journalisme indépendant ? La liste des entraves à la liberté de la presse, qui comprend les lignes traditionnelles à ne pas franchir – liées à la politique (familles dirigeantes) ou à la religion (blasphème, apostasie), ne cesse de s’allonger.

Aux Amériques, le journalisme au bout du flingue et de la matraque

La situation de la liberté de la presse s’est dégradée en 2015 sur le continent américain. La raison ? Des tensions politiques grandissantes dans de nombreux pays, alimentées par la récession économique, les incertitudes sur l’avenir et les replis communautaires.

Une belle carte postale pour les journalistes du Pacifique, mais pas pour l’Asie

La grande majorité des pays d’Asie enregistrent une dégradation significative ou une relative stagnation de leur situation en matière de liberté de la presse. Auparavant considérés comme des modèles régionaux, les démocraties d’Asie orientale déclinent.

Le “tour de vis” sur la presse dans l’ancien espace soviétique

Dans l’ancien espace soviétique, la situation de la liberté de la presse est toujours plus catastrophique. Près des deux tiers des pays de la région pointent autour ou derrière la 150ème place du Classement, et leurs scores ne cessent de se dégrader.

L’Europe menacée par ses démons et ceux du monde

La tendance amorcée en Europe lors du Classement 2015, à savoir une érosion du modèle, tend à se confirmer en 2016 : détournement du contre-espionnage et de la lutte contre le terrorisme, adoption de lois permettant une surveillance à grande échelle, augmentation des conflits d’intérêts, mainmise de plus en plus grande des autorités sur les médias publics et parfois privés, le continent où la liberté de la presse est en moyenne la plus grande ne s’illustre pas par une trajectoire positive.
Place 2016PaysScore sans exaction2015décalage 2015 / 2016
1Finlande8,59-1,070
2Pays-Bas8,760,462
3Norvège8,79-1,04-1
4Danemark8,89-0,65-1
5Nouvelle-Zélande10,010,051
6Costa Rica11,11,1610
7Suisse11,762,0913
8Suède12,33-2,86-3
9Irlande12,4-1,22
10Jamaïque12,45-1,27-1
11Autriche13,18-2,33-4
12Slovaquie13,26-1,62
13Belgique14,18-2,22
14Estonie14,31-3,12-4
15Luxembourg14,43-0,824
16Allemagne14,8-3,33-4
17Namibie15,15-2,650
18Canada15,26-4,27-10
19Islande15,3-1,432
20Uruguay15,880,063
21République Tchèque16,66-5,04-8
22Surinam16,71,57
23Portugal17,27-0,163
24Lettonie17,380,744
25Australie17,84-0,810
26Ghana17,95-2,45-4
27Chypre18,26-1,74-3
28Liechtenstein18,36-0,69-1
29Samoa18,83,5211
30OECO18,912,117
31Chili19,233,7712
32Cap-Vert19,820,874
33Andorre19,870-1
34Espagne19,920,03-1
35Lituanie19,95-1,15-4
36Bélize20,61-2,07-6
37Tonga21,242,137
38Royaume-Uni21,7-1,7-4
39Afrique du Sud21,920,140
40Slovénie22,26-1,71-5
41États-Unis22,491,928
42Burkina Faso22,661,134
43Botswana22,910-1
44Trinité-et-Tobago23,29-0,9-3
45France23,83-2,68-7
46Malte23,840,322
47Pologne23,89-11,2-29
48Mauritanie24,031,247
49Roumanie24,290,613
50Comores24,330,190
51Taïwan24,370,460
52Niger24,62-0,77-5
53Haïti24,660,420
54Argentine25,091,023
55Papouasie-Nouvelle-Guinée25,810,061
56Madagascar27,040,398
57Guyana27,070,145
58Salvador27,2-3,54-13
59Serbie27,60,068
60Mongolie27,61-2,36-6
61Maurice27,6907
62République Dominicaine27,9-0,591
63Croatie27,91-1,79-5
64Géorgie27,96-0,265
65Sénégal27,99-0,226
66Malawi28,12-1,71-7
67Hongrie28,17-0,73-2
68Bosnie-Herzégovine28,45-0,94-2
69Hong Kong28,5-0,741
70Corée du Sud28,58-2,03-10
71Tanzanie28,65-0,564
72Japon28,67-1,72-11
73Lesotho28,78-0,424
74Arménie28,79-0,364
75Nicaragua28,82-0,88-1
76Moldavie28,83-0,98-4
77Italie28,93-0,99-4
78Bénin28,970,276
79Guinée-Bissau29,03-0,332
80Îles Fidji29,371,9113
81Chypre du nord29,54-1,21-5
82Albanie29,92-1,150
83Sierra Leone29,94-1,47-4
84Pérou29,991,228
85Kirghizistan30,160,533
86Côte d’Ivoire30,170,280
87Mozambique30,25-0,27-2
88Togo30,31-1,81-8
89Grèce30,350,662
90Kosovo30,50,13-3
91Panama30,59-1,61-8
92Seychelles30,60,954
93Liberia30,710,07-4
94Bhoutan30,731,9210
95Kenya31,160,915
96Tunisie31,67,0830
97Bolivie31,78-0,49-3
98Liban31,95-0,140
99Timor oriental32,020,614
100Gabon32,2-0,82-5
101Israël32,58-0,490
102Ouganda32,58-0,93-5
103Koweït32,59-1,75-13
104Brésil32,62-0,69-5
105Népal32,620,090
106Monténégro32,791,848
107Ukraine32,936,1722
108Guinée33,08-0,52-6
109Équateur33,210,44-1
110République Centrafricaine33,60,240
111Paraguay33,630,11-2
112Maldives34,170,150
113Bulgarie34,46-1,55-7
114Zambie35,08-0,73-1
115Congo-Brazzaville35,84-2,84-8
116Nigeria35,9-1,81-5
117Qatar35,97-0,62-2
118Macédoine36,090,17-1
119Emirats Arabes Unis36,7301
120Afghanistan37,75-0,312
121Guatemala38,03-0,113
122Mali39,83-3,5-4
123Angola39,89-2,050
124Zimbabwe40,41-1,227
125Oman40,43-1,62
126Cameroun40,53-0,97
127Tchad40,59-0,428
128Cambodge40,70,2911
129Algérie41,69-5,06-10
130Indonésie41,72-0,978
131Maroc42,64-3,45-1
132Palestine42,93-1,928
133Inde43,17-2,683
134Colombie44,11-5,03-6
135Jordanie44,49-2,428
136Thaïlande44,53-4,46-2
137Honduras44,62-5,35-5
138Philippines44,66-3,473
139Venezuela44,77-4,16-2
140Soudan du Sud44,87-6,83-15
141Sri Lanka44,9615,3224
142Ethiopie45,13-3,30
143Birmanie45,48-3,41
144Bangladesh45,94-2,992
145Gambie46,53-2,036
146Malaisie46,57-3,281
147Pakistan48,521,9412
148Russie49,03-4,064
149Mexique49,33-5,64-1
150Tadjikistan50,34-14,2-34
151Turquie50,76-6,6-2
152RD Congo50,97-6,66-2
153Swaziland52,37-5,092
154Singapour52,96-7,09-1
155Brunei53,85-17,1-34
156Burundi54,1-11,2-11
157Bélarus54,32-6,340
158Irak54,35-6,59-2
159Egypte54,45-4,28-1
160Kazakhstan54,55-1,090
161Rwanda54,611,960
162Bahreïn54,863,831
163Azerbaïdjan57,890,52-1
164Libye57,89-11,9-10
165Arabie Saoudite59,72-0,31-1
166Ouzbékistan61,15-0,010
167Somalie65,356,965
168Guinée Équatoriale66,47-0,24-1
169Iran66,525,84
170Yémen67,07-0,71-2
171Cuba70,23-0,02-2
172Djibouti70,90,14-2
173Laos71,58-0,33-2
174Soudan72,53-0,190
175Vietnam74,27-1,640
176Chine80,96-7,410
177Syrie81,35-4,060
178Turkménistan83,44-2,610
179Corée du Nord83,76-0,510
180Erythrée83,920,940

Les entrepreneurs marocains trop peureux ?

Au Maroc, on a coutume de dire que les Marocains n’aiment pas trop prendre de risques, donc, ils ne seraient pas faits pour être entrepreneurs

Cette vison pessimiste est d’autant plus facilement adoptée que la préférence des entrepreneurs marocains va vers les projets de petite envergure, à rentabilité garantie ou à retour surinvestissement rapide (Les domaines des services, du commerce, du BTP, concentrent près de 90% des créations d’entreprises).

Certes, la peur du risque existe, mais il y a, d’une part, le risque naturel dans sa raison d’être, celuiconsistant à accepter de passer à l’acte même si l’on n’est pas sûr de ce que l’on va gagner plus tard.Selon l’économiste français, Richard Cantillon, c’est l’essence même de l’acte d’entreprendre. Et d’autrepart, il y a le risque qui est artificiellement créé par des lois, des réglementations, des politiques aussi bieninstables qu’inadéquates.

Le risque est mieux accepté si la peur de l’échec est faible et cette peur est réduite si le coût de l’échecn’est pas trop important. Or, quand vous regardez, par exemple, la complexité de la procédure de liquidation (en cas de faillite d’une entreprise) au Maroc, tout est réuni pour que l’échec d’une entreprisesoit un véritable drame économique et social. En effet, dans le Doing Business 2016, le Maroc est très malclassé puisqu’il occupe la 130ème place sur 189 pays. Cela reflète l’indigence de cette procédure. Ainsi, ilfaudrait 3 ans et demi de délai en moyenne contre 1 an et 7 mois dans les pays d’OCDE. Quant au coût de la procédure, il reste exorbitant puisque il s’élève à 18% du patrimoine contre 9% seulement dans les pays de l’OCDE. Avec une telle lenteur et un tel coût, il n’est pas étonnant que n’importe quel entrepreneurpotentiel appréhende la possibilité d’échec. A titre d’image, si l’on exige de tous les futurs mariés de payerune indemnité élevée en cas de divorce, il y aura peu de nouveaux mariés. On en déduira que les jeunesn’ont plus le goût du mariage, alors que le problème est ailleurs. Quand le coût de sortie est élevé, onappréhende tout simplement l’entrée.

Toujours dans le même ordre d’idées, les entrepreneurs marocains potentiels payent souvent le prix cher àcause des mauvais choix de politiques macroéconomiques. A titre d’exemple, si vous prenez tous lesgouvernements depuis l’indépendance, ils ont suivi une politique budgétaire expansionniste pour stimulerla croissance: subventions à la consommation des ménagesinvestissements publics. Sauf, que cettepolitique s’est traduite par un excès des dépenses publiques qui a conduit à l’explosion de l’endettement. La crise des années 80 est toujours pour en témoigner. Cet endettement excessif de l’Etat fait peser ungros risque sur l’investissement privé car cela dévalorise la monnaie nationale, soit en raison de ladégradation de la note souveraine, soit via l’inflation. Une dévalorisation qui décourage les entrepreneursà investir à long terme, puisque la valeur de leur patrimoine, de leurs bénéfices dans 3 ou 5 ans pourraitêtre érodée, ce qui représente un risque majeur.

De même, avec cet excès de dépenses publiques, la pression fiscale étouffe les contribuables, réduisantainsi leur capacité d’épargne. Et quand vous ajoutez à cela, la faible protection juridique des investisseursminoritaires, l’atonie du marché financier n’est une surprise pour personne. Une atonie qui explique ladifficulté de canaliser l’épargne vers un entrepreneuriat productif et de long terme. Pire, l’Etat, en raison de son déficit public, exerce souvent une ponction sur le crédit disponible évinçant automatiquement les entrepreneurs privés.

Un autre facteur de risque artificiel est la volatilité des lois, des réglementations et des politiquesmacroéconomiques. L’exemple typique est la loi de finances qui, chaque année, introduit de nouvellesdispositions, notamment fiscales, réduisant la visibilité pour les entrepreneurs à long terme, les conduisantà verser dans l’attentisme. Quand les règles du jeu économique changent tout le temps, il devient difficilepour les entrepreneurs potentiels de faire de bonnes prédictions sur l’évolution de leurs profits, de leurscoûts, de leurs parts de marché, etc. Ils ne peuvent pas non plus se projeter dans l’avenir, car ils ne sontpas sûrs que leurs projets resteront aussi rentables que prévu. Demain ou après-demain, une nouvelle loi,circulaire, ou réglementation, sans préavis, risquerait de remettre en cause la rentabilité attendue de leursprojets. Résultat des courses, ils s’abstiennent de s’engager dans des projets de long terme pour leurpréférer ceux de court terme car moins risqués.

Somme toute, les entrepreneurs marocains ne sont pas tous par nature frileux ou du moins pas plus queles autres. Ils le seraient seulement s’ils gardaient la même attitude après avoir éliminé le risque artificielcrée par l’Etat. Nos responsables doivent comprendre cette nuance, faute de quoi ils continueront à fairefausse route en concoctant des programmes de soutien aux résultats douteux comme le fameuxprogramme Mokawalati.  Or, il suffit que l’Etat réforme sérieusement la justice pour assurer une meilleureprotection juridique pour les entrepreneurs, redéfinisse et stabilise  intelligemment ses politiquesmacroéconomiques et ses réglementations, pour réduire l’incertitude et donner plus de visibilité aux entrepreneurs potentiels. Malheureusement pour l’instant, on préfère la facilité en taxant l’entrepreneurmarocain de frileux, alors que la vérité est ailleurs. Comme on a coutume de dire : les apparences sontsouvent trompeuses.

Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane
Avec Libre Afrique

L’africapitalisme : un tremplin pour une agriculture prospère

Arachides en Afrique
Arachides en Afrique

Le paradoxe mondial de la sécurité alimentaire est triste car d’un coté, il y a plus de nourriture que nécessaire pour nourrir les sept milliards d’habitants de la planète

De l’autre, un trop grand nombre de personnes vit dans une grande fragilité alimentaire. L’autre ambivalence est quel’Afrique dispose de 60% des terres arables non cultivées dans le monde tout en abritant la plus grande population de personnes souffrant de faim chronique et de malnutrition.

En Afrique, la migration des zones rurales vers les villes se fait à un rythme très rapide. Pour lutterefficacement contre ce problème, il faut le comprendre. La réponse est simple. Les gens recherchent avant tout des opportunités d’emplois. La migration urbaine en Afrique, en particulier chez les jeunes, s’expliquepar la stagnation de l’économie rurale. Il est important de comprendre que ces jeunes gens ne fuient pas lemonde agricole mais fuient plutôt la pauvreté.

L’agriculture semble avoir échoué à enrichir une génération entière. Trop de jeunes Africains ont grandi en voyant leurs parents travailler toute leur vie pour assurer difficilement leur subsistance! Ainsi, les agriculteurs africains ne récoltent qu’un cinquième de ce que les agriculteurs américains pourraient récolter sur le même hectare de terre.

Il est donc urgent de s’occuper de ce secteur. La bonne nouvelle est que c’est possible grâce à l’africapitalisme, concept selon lequel le secteur privé s’implique dans la promotion du développement. L’africapitalisme encourage les investissements à long terme dans des secteurs stratégiques qui offrent des dividendes économiques et sociaux. L’agriculture est sans doute le secteur le plus stratégique, parce qu’il permet un retour sur investissement de l’ordre de 2 à 3. Elle représente 32% du PIB de l’Afrique, et emploie 65% de la population active. Plus important encore, elle est le secteur qui permet aux plus pauvres de se nourrir dignement. Ainsi, tout programme ou initiative visant à éliminer ou atténuer la pauvreté , à stimuler la création d’emplois ou à faciliter l’autonomisation des femmes, doit s’attaquer au secteur de l’agriculture.

Arachides en Afrique
Arachides en Afrique

Fondamentalement, toute transformation du secteur agricole peut conduire à un progrès radical du continent africain. Cependant l’agriculture est intimement aux autres  secteurs stratégiques du transport et de l’énergie. Les secteurs économiques sont en effet interdépendants les uns des autres. Pour stimuler le secteur de l’agriculture, il faut investir dans les routes pour faciliter le transport de la récolte et des produits finis des zones rurales vers les marchés. Il faut également investir dans l’énergie pour le traitement et la conservation des denrées, en particulier pour respecter la chaîne du froid nécessaire pour répondre aux nouvelles exigences alimentaires des consommateurs urbains. Des financements seront nécessaires pour répondre à l’ensemble de ces besoins en infrastructures.

Les gouvernements africains ne disposent pas du capital nécessaire pour satisfaire tous ces besoins en infrastructures. Toutefois, le secteur privé a et peut accéder au capital, dispose de l’expertise nécessaire pour aider à relever ces défis. L’africapitalisme offre la solution, puisqu’il exige que les gouvernements et le secteur privé travaillent ensemble pour atteindre un «objectif commun», celui de la « prospérité partagée », où tous les acteurs et secteurs économiques participent et en même temps profitent des fruits de la croissance économique.

Les gouvernements africains commencent à comprendre cela et mettent en place des partenariats public-privé (PPP) pour construire des routes qui désenclavent les zones rurales de manière à faciliter l’acheminement des produits agricoles vers  les marchés. Ces voies permettent aussi d’accroître les échanges avec les pays voisins.

Par exemple, entre 2010-2014, la Banque africaine de développement, en partenariat avec les gouvernements africains et le secteur privé, ont financé la construction et la réhabilitation de 230.000 kilomètres d’échangeurs permettant à 563 000 personnes de bénéficier d’un meilleur accès au transport. Dans le secteur de l’énergie, en collaboration avec les gouvernements africains et les dirigeants du secteur privé, l’Initiative Africa Power, lancée par le président Obama, est en train de relever  audacieusement le défi d’améliorer l’accès à l’électricité, ce qui favorisera la croissance dans d’innombrables autres secteurs. A travers Africa Power, le gouvernement américain a réuni 120 partenaires des secteurs public et privé, et mobilisé 43 milliards de dollars pour créer 60 millions de nouvelles connexions électriques.

Ainsi dans le domaine agricole, des PPP permettraient de mobiliser les connaissances et la main-d’œuvre nécessaires à l’essor du secteur, réduisant ainsi l’exode rurale. Les jeunes pourraient alors gagner leur vie et faire prospérer leurs entreprises là où ils sont nés et ont grandi.

Transformer en priorité l’agriculture en Afrique est un impératif moral et une stratégie intelligente pouvant sauver des vies, créer les emplois, et booster la croissance des économies. Investir dans l’agriculture permettrait d’atteindre le second des Objectifs de Développement Durable (SGD), à savoir la «lutte contre la faim». En découle la réalisation d’autres objectifs tels que la bonne santé, la croissance économique et l’amélioration des infrastructures, transformant ainsi le continent. Tout le monde – secteurs public et privé, scientifiques, universitaires, médias, secteurs à but non lucratif – a un rôle à jouer. Et nous devons travailler à réaliser cet « l’objectif partagé » et terriblement stimulant compte tenu de son fort impact.

Tony O. Elumelu, Président du Heirs Holdings et de la United Bank for Africa, et fondateur de la Fondation Tony Elumelu

Afrobytes le hub de la tech africaine se réunit cette semaine à Paris

Afrobytes, l’événement important à Paris cette semaine, le nouveau rendez-vous incontournable de la Tech Africaine à Paris !

Le premier rendez-vous de la conférence #Afrobytes dédiée à la Tech Africaine se tiendra le 9 juin à La Gaîté Lyrique de 14h30 à 16h45

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Une première partie sera dédiée aux écosystèmes numériques africains avec un focus sur
l’Ethiopie, le Rwanda, le Kenya, le Sénégal et Afrobytes, le premier Hub dédié à la Tech
Africaine à Paris.
Dans la seconde partie, la parole sera donnée aux investisseurs de la Silicon Valley qui
s’intéressent de plus en plus aux économies les plus dynamiques du continent. L’approche
anglo-saxonne sera complétée par un spécialiste du Private Equity anglais. Africa Internet
Group, plus grande valorisation locale, illustrera les potentialités des marchés africains à
forte croissance.

#Afrobytes, 10 juin 2016 au Medef !

Le meilleur de la Tech Africaine vous donne rendez-vous le 10 juin au Medef de 8h30 à
18h00 lors de la conférence #Afrobytes

AFROBYTES-hashtag
L’ambition de la conférence est d’une part de redéfinir la relation entre l’Afrique et l’Europe
via la technologie et l’innovation, et d’autre part de contribuer à attribuer de nouveaux mots clés à la « Marque Afrique » : technologies mobile, innovation inversée, Fintech…
Sur scène, les innovations et les usages déjà largement diffusés sur le « Mobile First
Continent » et qui ne sont pas encore adoptés sur le vieux Continent.

La séance de networking permettra à tous ceux qui envisagent l’Afrique non pas comme une
option mais comme une stratégie d’avenir, de rencontrer les acteurs de la transformation
digitale du continent.

Nous reviendrons en détail sur l’événement avec une interview Info Afrique d’Haweya Mohammed co-fondatrice d’Afrobytes avec Ammin Youssouf

Le programme en détail sur Afrobytes.com

« Si notre système d’impôts fonctionnait, l’Afrique n’aurait besoin d’aucune aide »

L’évasion fiscale des grandes multinationales coûte jusqu’à l’équivalent de 60 % des revenus de certains pays africains, dénonce l’activiste Stella Agara, qui estime que l’UE n’en fait pas assez pour lutter contre le phénomène.

Stella Agara s’est impliquée dans les questions d’évasion fiscale à un jeune âge, en devenant bénévole de la campagne Cancel Debts for Children (Supprimons la dette des enfants). Elle est à présent une des dirigeantes de l’African Youth Trust. Originaire du Kenya, elle travaille aujourd’hui au Malawi et était à Bruxelles lors d’une campagne de sensibilisation européenne.

Le nouveau projet européen de rapport pays par pays a pour objectif de montrer où les multinationales payent leurs taxes et engrangent leurs bénéfices. Qu’en pensez-vous? 

La Commission européenne a bien déclaré qu’il y aurait un rapport pays par pays. Je ne l’appelle pas un rapport « public » pays par pays, parce qu’il est limité aux États membres.

Quid des pays non européens ? Si ces informations ont pour but de combatte l’évasion fiscale, c’est dans les pays qui en souffrent le plus que ces données seraient le plus utiles. Je ne l’appellerai un rapport public pays par pays que s’il couvrait réellement tous les pays et si tout le monde y avait accès. L’UE fait des efforts, mais ce n’est pas suffisant.

Que pensez-vous de l’idée d’une liste noire des paradis fiscaux ? Les entreprises devraient publier les informations relatives à leurs activités dans ces pays-là.

Il est peu probable que la Suisse ou les Pays-Bas se retrouvent sur cette liste. Nous avons réalisé qu’un très grand nombre d’Européens ne considèraient même pas les Pays-Bas comme un paradis fiscal. J’imagine que les pays qui ne font pas partie de l’UE seront sur la liste et que les États membres seront pris avec des pincettes.

Certaines parties empêcheraient en effet que tous les paradis figurent sur la liste. Au final, il ne s’agit pas de paradis fiscaux, mais de la mise à disposition d’informations utiles au public. C’est pourquoi je défends un vrai rapport public pays par pays, et non cette espèce de club exclusif qui sera utilisé pour maintenir le status quo et désavantager des millions de personnes.

L’UE verse de l’aide au développement aux pays comme le Kenya…

C’est vrai, un grand volume d’aide au développement est versé aux pays comme le Kenya. Je voudrais cependant rappeler un certain nombre de faits établis par un rapport de l’Union africaine (UA) sous la commission Mbeki.

Le rapport se penche sur les flux financiers illicites au départ de l’Afrique et conclut que le continent perd l’équivalent de trois fois l’aide au développement qu’il reçoit.

Le principal problème est l’évasion fiscale des multinationales, puisque ce phénomène représente 60 % de l’argent que l’on perd. La corruption représente entre 12 et 15 %. Le reste est avant tout engendré par les mauvaises pratiques commerciales.

C’est pourquoi je pense que nous devons attirer l’attention du monde sur l’évasion fiscale. Certaines pratiques ne sont parfois pas illégales, mais elles sont toujours immorales. Surtout quand des économies qui ont désespérément besoin de ces ressources en sont privées.

Il ne s’agit pas d’un luxe, mais de première nécessité. Certains achètent des yachts, alors que d’autres ne parviennent pas à se nourrir. C’est un niveau d’inégalité qui est inacceptable à notre époque, quel que soit le continent. C’est aussi une question de dignité.

Si l’évasion fiscale était efficacement combattue, il n’y aurait pas besoin d’autant d’aide au développement ?

En réalité, si notre système d’impôts fonctionnait correctement, l’Afrique n’aurait besoin d’aucune aide. Nous pouvons responsabiliser nos gouvernements en ce qui concerne la corruption, c’est déjà ce qui se passe. Après tout, c’est un problème qui existe partout.

L’aide est en outre souvent conditionnelle. Les pays africains sont souvent tenus de dépenser cet argent d’une manière qui plaise au donateur. Les taxes sont le revenu le plus fiable d’un pays, et c’est le seul revenu qui permette aux citoyens de forcer leurs gouvernants à prendre leurs responsabilités.

Pour mettre en place une réaction mondiale, il faut s’en prendre aux multinationales. Il y a-t-il un consensus panafricain sur cette question ?

Non, mais une discussion a été lancée après la publication du rapport de l’UA dont je vous ai parlé. Il faut colmater les nombreuses failles des systèmes africains.

Quelle est votre réaction aux scandales des LuxLeaks et des Panama papers ?

Les Panama papers ne sont qu’une autre manifestation du problème. C’est une démonstration de ce que les égoïstes font quand ils en ont l’occasion. Il est inquiétant de voir un groupe d’avocats conseiller à une entreprise de s’installer dans un autre pays.

L’Ouganda, par exemple, a perdu plus de 350 millions de la société Heritage Oil parce que Mossack Fonseca a convaincu l’entreprise de s’enregistrer à île Maurice. Ce chiffre est plus élevé que le budget santé du pays. Des gens meurent en Ouganda parce qu’il n’y a pas assez de ressources. Je refuse de croire que les gens sont aussi mauvais, qu’ils veulent garder toutes ces ressources pour eux-mêmes et laisser les autres souffrir.

Ce scandale a dévoilé une maladie dont nous devons nous débarrasser. Il est important de souligner que tout le monde ne bénéficie pas de l’évasion fiscale [dans les pays abritant les multinationales], elle ne profite qu’aux très riches.

Nous ne parlons vraiment pas de petites sommes. Ce sont des montants qui auraient un impact colossal sur l’économie kényane, par exemple, qui pourrait accorder des prêts et investir dans son développement. À l’heure actuelle, l’argent jalousement entassé aux Îles Cayman ne bénéficie qu’aux propriétaires des comptes.

Les Panama papers et les LuxLeaks illustrent bien le fait qu’il ne s’agit pas seulement d’un problème africain. Après tout, même le Premier ministre islandais et le président de la Commission européenne ont été impliqués.

Tout à fait. Le fait que le Premier ministre britannique bénéficie des avantages des paradis fiscaux montre bien que nos problèmes ne sont pas spécifiques à l’Afrique. Si l’on regarde les chiffres absolus, cette partie du monde perd plus d’argent que l’Afrique. Il est facile de nous montrer du doigt et de dire que nous sommes corrompus et que nous perdons l’argent de l’aide au développement, alors que le vrai problème est l’évasion fiscale, et que cela ne concerne pas que nous.

Que pensez-vous du procès des lanceurs d’alerte, qui doit commencer aujourd’hui ? En parle-t-on en Afrique ?

Je défends un système qui protège les lanceurs d’alerte, parce qu’une grande partie des actes dangereux dans nos sociétés se déroulent en secret. Si nous ne fournissons pas un système de protection des personnes qui exposent ces actes, ces dernières continueront d’exister et de se développer.

Si vous pouviez faire passer un message à l’UE à ce sujet, quel serait-il ?

Les injustices fiscales ne bénéficient jamais aux paradis fiscaux ou aux pays que l’on prive de ces ressources.

J’ajouterai qu’ils doivent vraiment réfléchir aux souffrances qui perdurent dans les pays pauvres et en développement à cause de l’évasion fiscale.

Je voudrais qu’ils imaginent à quoi ressemblerait la situation si elle était renversée. Seraient-ils satisfaits de voir certains vivre une vie de luxe pendant qu’ils souffrent ? Je parle de la pauvreté abjecte que l’on voit au Malawi, par exemple. Je voudrais implorer l’UE, et notamment le Conseil des ministres, de s’imaginer dans cette situation et de se demander s’ils veulent réellement continuer comme ça.

Appel à projet pour le Young African Innovators Program

Le Young African Innovators Program est lancé pour la première édition d’Africa4Tech

Vous avez un projet innovant qui peut change les modes de vies en Afrique sur une de ces thématiques : santé, éducation, énergies, agriculture ?
Alors à vos dossiers !

YOUNG AFRICAN INNOVATORS PROGRAM

L’objectif du Young African Innovators Program est faire participer au bootcamp qui aura lieu au Maroc en Novembre entre 40 et 50 jeunes innovateurs africains.

innovation

Pendant le bootcamp les jeunes innovateurs:

  • participeront aux workshops thématiques selon leur spécialité, pour aider les équipes à résoudre un challenge préidentifié par nos consultants. Ils seront amenés à travailler dans une équipe composée d’entrepreneurs, experts tech et chercheurs.
  • auront la possibilité de se créer un réseau et faire passer leurs innovations à une plus grande échelle grâce aux rencontres et sessions de networking avec les patrons d’entreprises et les décideurs politiques présents sur place.
  • lors du quatrième et dernier jour du bootcamp, les jeunes innovateurs présenteront leurs projets respectifs ou leur vision de l’innovation en Afrique devant un jury composé de membres du Board Stratégique et du Comité Scientifique. Un Digital Champion sera élu pour chaque thématique (éducation, santé, énergie, agriculture). Néanmoins, cette compétition permettra aux jeunes innovateurs de faire connaître leurs projets devant notre communauté et notre Board stratégique et de bénéficier d’une couverture médiatique (Jeune Afrique, Le Monde Afrique, True Africa…).

Mois de septembre

Les membres du Board Stratégique identifient les jeunes innovateurs qui participeront au bootcamp.
Les invitations officielles seront envoyées à la fin de la procédure de sélection.

Critères d’éligibilité pour les jeunes innovateurs

  • être citoyen d’un pays Africain ;
  • avoir entre 18 et 40 ans ;
  • être porteur d’un projet/ idée qui appartient à l’une des catégories suivantes : éducation, santé, énergie, agriculture et qui inclus un élément technologique (numérique, machinerie, ordinateurs, TIC, processus automatisés, etc.) Ou avoir un savoir faire / expertise reconnue dans le secteur du numérique ;
  • Avoir déjà eu une expérience, même personnelle ou isolée, dans un pays autre que son pays d’origine
  • Dans la mesure du possible, être capable de communiquer, même sommairement, en anglais
  • Être porteur d’un projet/ idée réalisable en Afrique et ayant un potentiel de réplication au delà d’une seule région en Afrique, afin d’avoir un impact panafricain.

Pour postuler contactez-nous:

Le potentiel des drones en Afrique

Quel sont les domaines dans lesquels les drones pourraient bien participer au développement du continent Africain ?

Hélas et injustement les drones sont souvent associés aux armes, c’est justement dans de nombreux autres domaines que ces nouveaux appareils vont révolutionner les usages. Une entreprise : DroneVolt ambitionne de devenir leader dans le domaine et regarde de près les applications possible sur le marché Africain.

Quel usages dans quels contextes pour les drones en Afrique ?

Mais la ou les drones semblent rencontrer un succès unanime c’est sur des terrains plus basiques comme le bâtiment, avec des drones capables de peindre des zones complexes ! Ils sont équipés de buses de peintures…

Les prises de vues ou de contrôles d’infrastructures ou les accès sont complexes comme les barrages hydrauliques, et nous pensons à Inga III en RDC mais aussi sur le Nil en Ethiopie, en Guinée, au Zimbabwe, Mozambique, Botswana, Ghana, Sénégal, Gambie, Ouganda, Congo, Kenya, Tanzanie…

Le "Drone Spray" de la société DroneVolt peut peindre dans des zones complexes
Le « Drone Spray » de la société DroneVolt peut peindre dans des zones complexes

Quelles entreprises sont aujourd’hui capables d’apporter une expertise tant en matériel qu’en formation et innovation technologique ?

Dimitri Batsis
Dimitri Batsis

Justement Dimitri Batsis président de DroneVolt indiquait qu’il était en développement sur le marché émergents dont l’Afrique dans la revue Drone Multirotors.

Dans un récent entretien Dimitri Batsis confirmait que le marché du drone était dans croissance qu’il n’avait jamais vu auparavant. Le marché explose, les usages se démocratisent et les entreprisent suivent !

Ce continent est en pleine croissance et réunit justement les thématiques d’applications qui sont en synergies avec les applications possibles des drones :

  • Santé, nous l’avons vu avec les possibilité d’intervention rapide en zone complexe.
  • Agriculture, surveillance bien sur des récoltes mais aussi épandage et traitement, les capacités sont impressionnantes.
  • Énergies, le contrôle des infrastructure dans les thématique phares du développement : barrages hydroélectrique bien sur, mais aussi éolien, solaire, des zones complexes d’accès ou les drones fournissent des informations précieuses évitant de déplacer un hélicoptère, parfois impossible en Afrique.
    Nous alons l’évoquer en détail dans notre média Énergies renouvelables Afrique.
  • Sécurité, avec des possibilités aussi sur les plateforme in ou off shore. Le Nigeria serait un des pays avec le Gabon, le Congo, l’Angola et la Côte d’Ivoire un des plus gros client.
La société roneVolt propose de nombreuses applications, de la formation jusqu’à la fourniture de drones maison et le développement d'application de gestion de vol
La société roneVolt propose de nombreuses applications, de la formation jusqu’à la fourniture de drones maison et le développement d’application de gestion de vol

Tarifs, utilisation, formation ?

les couts varient selon les usages et les besoins finaux, mais comme indice de budget, compter environ 2 000 euros pour un drone grand public du type Phantom 4 de DJI, 8 000 euros pour un modèle professionnel comme le Z18x De DroneVot, et vers les 40 000 euros pour des appareils plus complexes.
Les formations sont plus abordables et apportent un professionnalisme indispensable aux usagers.

Pour en savoir plus, tarifs, formations, livraison et les thématiques que les drones permettent de mettre en avant, rendez-vous sur www.droneafrique.com

Ce qu’il faut retenir ? Dans tous les cas des économies importantes par rapport à l’utilisation d’un hélicoptère ou d’autres usages du même type.

L’Afrique sera à coup sur un marché énorme pour qui saura s’y développer tant les besoins sont importants.

Présentez votre projet lors de «Startup en un week-end»

Vous avez une idée de projet en lien avec l’Afrique mais ne savez pas par où commencer ? Vous avez un projet et souhaitez être accompagnés par des professionnels qui peuvent répondre à vos questions et vous aider à faire face aux difficultés que vous rencontre dans le lancement de votre Startup ?

Initiative For Africa (IFA), association dynamique, résolument tournée vers l’avenir de la jeunesse africaine et qui œuvre en faveur de l’entrepreneuriat de la diaspora, organise un évènement inédit à Paris : un « Startup en un week-end ».

Start-up

A destination des porteurs de projets ayant un lien avec le continent africaine, le « Startup en un week-end » aura lieu les 24, 25 et 26 juin 2016, dans des locaux situés au 37 rue Marbeuf  – Paris 8e. L’évènement débutera vendredi 24 juin à 18h par une session de Pitch de 3 minutes devant un Comité de sélection composé de mentors d’Initiative For Africa, de consultants de son pôle Entrepreneuriat, d’experts de divers domaines liés à l’entrepreneuriat.

Le comité désignera les 8 meilleurs porteurs de projets. Les autres candidats poursuivront le challenge et en même temps l’assimilation des étapes clés pour réaliser une Start-up, en rejoignant l’un des 8 porteurs de projets sélectionnés pour constituer des équipes pluridisciplinaires de 6 personnes maximum.

Chaque équipe, assistée de professionnels du droit, du marketing, de la finance et de la communication, travaillera alors sur le projet concerné pendant les deux autres jours de l’événement, pour donner vie aux projets et tenter de remporter l’un des prix d’une valeur totale de 5000 euros en compétition, proposés par les partenaires de l’association comme le Cabinet LABS-NS, la structure de crowdfunding Afineety, l’agence LVnexcentury, etc.

Le Start-up Week-end s’achèvera le dimanche 26 juin par un IFA’TALK réunissant 5 à 10 entrepreneurs de la diaspora, avec la présence du Chef Dieuveil Malonga (TOP 30 des jeunes africains les plus influents en 2016 selon Forbes Afrique), parrain 2016 d’Initiative For Arica.

Les inscriptions sont ouvertes et se poursuivent à travers ce lien d’inscription : http://bit.ly/24Xr4R4.

Bifasor, la startup qui ambitionne de transformer le transport

Récompensée pour son innovation lors de la première édition de la compétition internationale French Tech Ticket, la startup Bifasor entend digitaliser le secteur du transport et de la logistique en Afrique dans un contexte où les relations commerciales sur le continent s’intègrent de plus en plus à l’essor du numérique.

La version pilote sera lancée à Ouagadougou lors de la Journée Nationale de la Logistique qui se tiendra début juillet

Bifasor est une plateforme web de mise en relation qui permet aux professionnels du transport et de la logistique opérant en Afrique de trouver et contacter, en quelques clics, les clients et prestataires de service dont ils ont besoin.

La startup prévoit également de mettre à la disposition de ses utilisateurs une marketplace où seront disponibles en ligne tous les biens et services utilisés dans le cadre de leurs activités telles que pneus, pièces détachées, matériel etc. Mais il faut d’abord comprendre le fonctionnement du secteur sur le continent pour apprécier le caractère innovant de cette jeune entreprise.

Estimé à 157,3 milliards de dollars en 2016, le marché du transport et de la logistique en Afrique est considérable

Malgré l’importance de l’industrie, sa profession a longtemps été entravée par un manque d’organisation et d’accès à l’information qui ont pour effet d’isoler ses acteurs et de fragmenter la chaîne logistique. “La plupart des acteurs du secteur sont contraints de recourir aux intermédiaires pour leur trouver des clients et partenaires commerciaux en échange d’une commission exorbitante. Ces courtiers, qui comptent généralement sur le bouche à oreille et les appels téléphoniques, passent des jours entiers à trouver les prestataires de services pour le compte de leurs clients et se révèlent souvent peu efficaces”, confie Zakaria Dabone, le CEO.

BIFASOR

Par ailleurs, la vétusté du parc automobile et la rareté des concessionnaires de marques alimentent la difficulté à trouver des pièces de rechange et accessoires pour maintenir les flottes de camions roulant. Cette situation oblige les hommes d’affaires à immobiliser leur activité pour voyager, souvent à l’échelle internationale, afin de localiser et récupérer les éléments dont ils ont besoin pour leurs opérations. “Il est fréquent de voir des transporteurs togolais voyager pendant 2 semaines au Nigeria pour acheter des pièces de rechange, tandis que d’autres font appel aux parents et amis vivant à l’étranger pour commander les pièces nécessaires disponibles en Europe, en Chine ou aux États-Unis”, précise Steven Silverstein, COO de Bifasor.

Associés à d’autres obstacles tels que le mauvais état des routes et les longues procédures de dédouanement, le secteur souffre de prix élevés, de lenteurs et de retards, de pertes d’argent avec pour conséquence une activité économique ralentie.

Ainsi, en connectant les expéditeurs et les opérateurs de la chaîne logistique entre eux et en leur facilitant l’accès au matériel nécessaire, Bifasor a pour objectif de remédier au manque de transparence et de rapidité de la chaîne logistique.

La plateforme a la particularité de s’adresser à l’ensemble des acteurs de la chaîne logistique (chargeurs, transporteurs, commissionnaires de transport, agents de frêt, transitaires, entrepositaires, garagistes etc.) composée à 90% de TPE et PME dont la plupart ne dispose pas de site internet. Elle entend ainsi remédier à l’isolement vivement ressenti par les entreprises africaines dans un secteur où les relations B2B sont primordiales en leur offrant une visibilité au sein d’une communauté de professionnels et un accès à l’information en temps réel qui leur permettra de saisir des opportunités de mutualisation et de mener leurs activités de manière continue.

Avec un volume des échanges qui atteindra 1.18 milliards de tonnes d’ici 2030 (ce qui représente une multiplication par 4 des échanges selon Frost & Sullivan), Bifasor représente une solution rentable et efficace qui offre aux entreprises la possibilité de fournir une prestation plus rapide, de meilleure qualité et à moindre coût. “L’accessibilité de la plateforme s’inscrit dans une mouvance où les relations commerciales en Afrique s’intègrent de plus en plus à l’essor du digital”, affirme Rym Soussi, co-fondatrice de Bifasor. “Nous assistons à une explosion de l’utilisation des téléphones portables, accessibles à très bas coûts, et une démocratisation de l’accès à internet grâce à l’internet mobile (3G, 4G) et l’arrivée de la fibre optique dans tous les pays du continent”. Une innovation qui tombe à pic, donc.

La startup s’apprête à lancer la version béta à Ouagadougou lors de la Journée Nationale de la Logistique en juillet 2016 ainsi qu’au Ghana et en Côte d’Ivoire pour finaliser la version commerciale prévue pour l’automne 2016. Plus d’informations sur www.bifasor.com

Contact: Rym Soussi
Co-fondatrice et responsable de la communication de Bifasor
Email: rym@bifasor.com

La spiruline, une algue au potentiel illimité ?

Une unité de production de Spiruline en Afrique
Une unité de production de Spiruline en Afrique

La spiruline pourrait être une solution de complément alimentaire pour de nombreux pays d’Afrique tant ses valeurs nutritives sont importantes

Cette cyanobactérie, autrefois appelée « algue bleue », existe depuis 3,5 milliards d’années. Mais ce n’est que dans les années 60 qu’un botaniste, Jean Léonard, l’a redécouverte. Il ne comprenait pas pourquoi une tribu du lac Tchad était mieux portante que d’autres.

Et c’est là qu’il a découvert que ses membres mangeaient de la spiruline, qui pousse spontanément dans les eaux du lac, rappelle Emilie Rousselou, porte-parole de la filière en France

Dès 1974, l’Onu la désigne comme « aliment d’avenir ». Car la spiruline est un concentré de protéines (65%), de fer, de bêta-carotène et de vitamines (B12, B, E, K). « Un super aliment », selon le Dr Jean Dupire, un de ses propagandistes, mais dont les bienfaits sur la santé ne sont pas établis scientifiquement.

Très prisée des végétariens et des sportifs dans les pays occidentaux, elle se présente sous forme de gélules à avaler ou de petites paillettes séchées à saupoudrer sur des salades ou dans des boissons. Une cuillère à café par jour est recommandée et il faut compter une quinzaine d’euros pour une ration mensuelle.

Une unité de production de Spiruline en Afrique
Une unité de production de Spiruline en Afrique

« Ce n’est pas un médicament ni un produit magique. Mais c’est un aliment énergisant par sa teneur en protéines, antioxydant et détoxifiant avec sa chlorophylle et anti-inflammatoire avec sa phycocyanine », expliquent Nicole et Olivier Charmont sous leur chaude serre, dans la Drôme, où ils produisent cet « or vert » dans des bassins hors sol.

Des Gâteaux à la spiruline

La spiruline pousse naturellement dans des lacs légèrement salés des pays tropicaux. Il est donc facile de reproduire son milieu naturel en bassin, pourvu qu’il y ait suffisamment de chaleur et de lumière. C’est ainsi qu’une centaine de producteurs s’y sont mis en France. Ils produisent seulement 20 tonnes par an, soit à peine de quoi assouvir 15% de la consommation française.

Une ferme de Spiruline en Afrique
Une ferme de Spiruline en Afrique

Le reste de la spiruline consommée dans l’Hexagone vient essentiellement de Chine, où elle est produite de façon industrielle. En France, les spiruliniers revendiquent une approche paysanne, à petite échelle, avec un séchage doux de l' »algue » qui préserve au maximum ses spécificités.

Un modèle unique qui intéresse les pays en développement où cette cyanobactérie apparaît comme une arme de lutte contre la malnutrition chronique.

Ainsi de petites associations, comme les Suisses d’Antenna Technologies, se sont adossées au savoir-faire technique de la filière française pour créer des fermes en Afrique, en Asie.

« Nous avons monté une vingtaine de fermes. Certaines ont essaimé comme à Madagascar », explique Diane de Jouvencel, qui dirige cette ONG en France.

Mais le développement d’une production à grande échelle bute sur deux points. D’abord sur l’acceptabilité de la spiruline dans les assiettes. Car cette bactérie, d’un vert profond, qui croque sous la dent, ne plaît pas à tout le monde, notamment en raison de son odeur.

Ensuite, parce que la spiruline n’a jamais été soutenue par les grandes ONG qui lui préfèrent le Plumpy’Nut, pâte énergétique prête à l’emploi à base d’arachide produite par le groupe français Nutriset.
Une posture que regrette Antenna Technologies qui rêve d’un monde où chaque village aurait sa ferme de spiruline, et chaque ville des bassins de spiruline sur les toits. Une façon d’être à l’avenir autonome en protéines à l’heure où la consommation de viande est de plus en plus remise en question.

Des jeunes qui consomment de la Spiruline en Afrique
Des jeunes qui consomment de la Spiruline en Afrique

Pour surmonter ces blocages, de nombreuses entreprises planchent sur la création de produits agroalimentaires dans lesquels la spiruline se fonderait. Et on peut penser que la spiruline s’immiscera bientôt dans des produits de consommation courante, comme a réussi à le faire la stevia, cette plante du Paraguay au pouvoir sucrant non calorique qui s’est imposée en dépit de son arrière-goût de réglisse.

Avec Diane de Jouvencel

La deuxième édition ivoirienne de DISCOP AFRICA se tourne vers le « Neuf »

Une participation record pour ce grand rendez-vous panafricain des professionnels de la télévision

Avec plus de 1,000 participants et 450 sociétés en provenance de près de 60 pays, la société Basic Lead , organisatrice de la prochaine édition ivoirienne de DISCOP AFRICA (www.DiscopAfrica.com) qui se tiendra sous le Haut Patronage du Ministère de la Communication de la République de Côte D’Ivoire du 31 Mai au 2 Juin au SOFITEL ABIDJAN HOTE IVOIRE, annonce, à quelques heures de l’évènement, une participation record pour ce grand rendez-vous panafricain des professionnels de la télévision – et qui est en passe aussi de devenir aussi celui du web.

discop-africa-abidjan

En effet, au delà des nombreux décisionnaires internationaux de l’économie audiovisuelle présents a Abidjan pour ces 3 journées de marché, de conférences, de rencontres et de partage de savoir faire, DISCOP AFRICA Abidjan accueillera également les grands acteurs du numérique d’Afrique francophone : la plateforme de partage de vidéos DAILYMOTION qui parrainera la journée « MEET YOUR STARS » pendant laquelle les stars du petit écran rencontreront les stars des réseaux sociaux Ivoiriens; l’incubateur de talents STUDIO CO2 du groupe Côte Ouest Audiovisuel, qui animera une compétition mettant sous les projecteurs les jeunes talents de la toile et leurs futurs projets ; ou encore BABITALENTSHOW.com, une plateforme « crowdfunding », unique en son genre, d’aide a la production et au développement de projets.

« Nous assistons a une redistribution des cartes ou la toile et ses jeunes créateurs prennent une place de plus en plus importante. Avec des talents uniques et une même langue parlée par 300 millions de personnes, l’Afrique francophone a aujourd’hui de formidables atouts en main pour s’approprier le web et créer de nouveaux modèles de financement, de production et de consommation qui serviront très vite d’exemples. » indique Patrick ZUCHOWICKI, Président Fondateur de DISCOP AFRICA.

DISCOP AFRICA Abidjan accueillera également plus de 200 producteurs indépendants dans le cadre d’un programme de mise-en-relations et de partage de savoir faire destiné a aider ces créateurs a mieux naviguer les contours du développement, de la production et de la distribution de contenu audiovisuel, multi-écrans et multiplateforme.

Une journée de conférences intitulée «LE SOMMET DE LA TELEVISION» marquera l’ouverture officielle de DISCOP AFRICA Africa le 31 Mai a 9H, en la présence de Monsieur Le Premier Ministre de la République de Cote D’Ivoire, Mr. Kablan Duncan.

« L’arrimage des infrastructures télévisuelles au « tout numérique » est une exigence technologique a laquelle les pays africains comme le nôtre, ne peuvent déroger » indique Madame Affoussiata Bamba-Lamine, Ministre de la Communication de la République de Côte d’Ivoire, qui ouvrira le sommet et lancera un débat sur le thème de l’influence des industries de la création audiovisuelle dans l ‘émergence de l’Afrique.

Lancé en 2008, DISCOP AFRICA s’est rapidement imposé comme le rendez-vous incontournable et le plus attendu d’Afrique pour les industries de la création et de la vente de contenu télévisuel et multiplateforme. DISCOP AFRICA a lieu deux fois par an: à Abidjan au début de l’été, et à Johannesburg à la fin de l’automne. En 2015, l’édition ivoirienne de DISCOP AFRICA a accueilli 618 participants représentant 324 sociétés venant de 51 pays dont 23 du continent africain.

7 milliards de voisins, RFI parle des écoles de codeurs en Afrique

le code en Afrique
le code en Afrique

RFI présentait l’émission 7 milliards de voisins présenté par Emmanuelle Bastide avec un sujet passionnant : les écoles de codeurs en Afrique

Quelle sont ces écoles ?

42 « Born to code » l’école de Xavier Niel patron du groupe Iliad et de l’opérateur télécoms Free s’implante dans la Silicon Valley à San Francisco. Mais ce que les médias évoquent moins c’est que que cette école est ouverte depuis mai en Afrique du Sud, son nom est « We think Code » une ONG portée par Camille Agon qui ouvre le modèle de 42 aux jeunes africains afin de devenir les meilleurs codeurs du continent !

Simplon fondé par Frédéric Bardeau n’est pas juste implanté à Montreuil, cette école de codeurs ouvre ses portes dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest grâce à des structures partenaires. La aussi un modèle innovant qui fait ses preuves puisque des milliers d’étudiants plébiscitent ce modèle d’apprentissage. Un partenariat vient d’être annoncé avec Jokkolabs pour le Sénégal.

Quel sont les besoins, quels enjeux, c’est quoi le code et quelles sont les structures en Afrique ?

– Johanna Niedzialkowski, responsable essaimage international de Simplon.co

– Camille Agon, cofondatrice de We Think Code, première franchise de l’Ecole 42, école française d’informatique privée

– Thierry Barbaut, expert du numérique et innovation entre l’Afrique et l’Europe

– Kelly Adediha, cofondateur de TechofAfrica.com, plateforme qui se donne pour mission de présenter les différentes initiatives des acteurs africains des Technologies de l’Information et de la Communication

Cliquer ici pour écouter l’émission sur le site de RFI

IPSOS met le cap sur l’Afrique

Ipsos Africap
Ipsos Africap

Le célèbre institut de sondage est déjà présent depuis longtemps sur le continent, mais depuis un an le cap est mis sur la collecte de données pour les grands comptes

Quelle est donc cette Afrique qui affiche une croissance ambitieuse et même stabilisée à 4,6% alors que le cours du pétrole ne cesse de chuter ?

Qui compose la nouvelle classe moyenne émergente sur le continent ?

Dans sa toute première étude Afrique, « Jeunesses africaines, quelles opportunités et quels défis pour les marques ?« , l’institut de sondage Ipsos Africap a ciblé les 15-24 ans dans 14 pays dont, en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria. Une jeunesse optimiste, avec peu d’argent en poche mais travailleuse, préoccupée par le chômage et le coût de la vie, très influencée par leur famille, leur religion et les marques américaines.

Ipsos Africap
Ipsos Africap

43% des jeunes africains de 15 à 24 ans ont comme premier poste de dépenses les produits alimentaires et les boissons, devant les vêtements (38%), la communication (33%), la high-tech (26%) ou encore les cosmétiques (24%) et les transports (23%), a révélé hier l’institut de sondage Ipsos Africap. Et pour 51% d’entre eux, c’est la famille qui est leur premier facteur d’influence dans leurs décisions de consommation devant la religion (44%), les amis (27%), les réseaux sociaux (22%) à égalité avec les célébrités africaines (22%) et largement devant les célébrités occidentales (17%). Les hommes politiques n’exercent, quant à eux, une influence sur le choix des jeunes que pour 12% d’entre eux.

Pour sa toute première étude sur le continent, Ipsos Africap, le bureau spécialisé Afrique sub-saharienne et Maghreb d’Ipsos France (qui compte déjà 1 000 salariés sur le continent, a précisé hier le directeur d’Ipsos, Didier Truchot), a choisi pour thème la jeunesse urbaine et plus précisément les 15-24 ans. Au total, 1 800 jeunes ont été sondés du 29 avril au 2 mai 2016 dans 7 pays : Côte d’Ivoire, Sénégal, Maroc, RD Congo, Nigeria, Kenya, Afrique du Sud.

« 60% de la population africaine a aujourd’hui moins de 25 ans« , a expliqué Florence de Bigault, directrice d’Ipsos Africap, lors du lancement des résultats de l’étude au Musée Dapper à Paris devant un parterre de près de 300 personnes. « Nous avons mis le focus sur les 15-24 ans qui jouent un rôle clé : ils sont 220 millions aujourd’hui et serons 350 millions d’ici 2030. »

« Une génération assez critique de l’Afrique de papa et maman »

Comment ces jeunes se caractérisent-ils eux-mêmes ? En tout premier lieu « travailleur » pour 31% d’entre eux, « ambitieux » (20,5%) et « débrouillard » (20%) – ce qui témoigne, selon Florence de Bigault, d’une « génération assez critique de l’Afrique de papa et maman« –  et « dynamique » (16%). Ceci dit, 14% se déclarent « respectueux de l’autorité, des traditions et des aînés« .

« Le poids de la famille élargie est structurant et important« , a confirmé hier Stéphanie Chenavier, directrice marketing Afrikom du groupe Bel, la maison de la Vache qui rit. Ce qui n’empêche pas cette jeunesse d’être « décomplexée, exigeante, très informe« , selon Lyna-Laure Amana Priso de Canal+Overseas. Des jeunes qui « ont à cœur de valoriser une image positive« , poursuit-elle.

D’ailleurs, 52% des 1 800 jeunes interrogés se déclarent comme participant à la vie active, 22% étudiant à plein temps, 14% recherchant un emploi et 11,5% étant des NEET, selon le sigle anglais consacré Not in Education, Employment or Training.

 « C’est la première génération en Afrique qui a 25% de scolarisés entre 15 et 25 ans. On ressent le besoin de s’éduquer« , décrypte Florence de Bigault.

Préoccupés mais optimistes

Et d’avoir du travail… En haut de la liste des préoccupations pour 69% d’entre eux, le chômage (11 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail en Afrique, 20 millions d’ici 2020-2030) et, tout de suite après, avec 63%, le coût de la vie (recharger un smartphone chaque jour correspond au prix d’une baguette pour ces 15-25 ans dont 54% ont moins de € 2 par jour), puis la corruption (59%), selon Ipsos Africap. Fait intéressant, 55% des jeunes s’inquiètent de la condition de la femme, un taux qui grimpe à 71% parmi les jeunes filles et femmes interrogées. L’environnement préoccupe plus de la moitié d’entre eux (54%).

Globalement, 81% des jeunes interrogés sont optimistes quant à leur avenir personnel mais seulement 63% le sont pour leur pays. A noter que 12% des Africains interrogés de 20 à 24 ans travaillent à leur compte.

« Ils sont très préoccupés mais très optimistes« , souligne Lacina Traoré, country manager d’Ipsos Côte d’Ivoire, estimant que « l’Afrique ne changera pas par le haut mais par le bas« ,  constate Florence de Bigault.

Plutôt USA ou France ?

Sur les 1 800 jeunes interrogés par l’institut de sondage, tous pays confondus, les marques américaines (ou ce qu’ils assimilent aux marques « américaines »), tous produits confondus (vêtements, cosmétiques, alimentation, boissons, …) sont les préférées de 30% d’entre eux, les marques locales venant de suite après avec 21%. Viennent ensuite, les marques « occidentales » (18%), françaises (15%), allemandes (13%), japonaises (10%), britanniques (9%) et chinoises avec un petit 6%.

Mais une analyse plus fine des résultats du sondage témoigne de la dualité entre l’Afrique anglophone et francophone. Ainsi, en Côte d’Ivoire, 48% des jeunes déclarent préférer les marques françaises, ou jugées comme telles,  30% au Sénégal, 16% au Maroc mais seulement 2% au Nigeria et 1,8% au Kenya…

Ceci dit, tous azimuts, l’anglo-saxon est à la mode. « La communication se fait en empruntant des mots anglais« , confirme Lacina Traoré d’Ipsos Côte d’Ivoire, évoquant les expressions courantes telles que « A tomorrow« ,  mais aussi l’importance de la musique.

 

Interdire l’ivoire et sauver les éléphants

interdiction de l'ivoire
interdiction de l'ivoire

Le mois denrier d’épaisses fumées s’élevaient dans le ciel du Kenya, devant le parc national de Nairobi

Dans un record historique pour l’Afrique, 105 tonnes d’or blanc étaient brûlées. L’or blanc c’est évidemment l’ivoire, provenant des défenses d’éléphants

La cérémonie s’est déroulée en présence des présidents Ali Bongo du Gabon et Yoweri Museveni d’Ouganda. Ségolène Royal, Ministre française de l’écologie avait aussi fait le déplacement. Le président kenyan Kenyatta y a prôné une interdiction totale du commerce de l’ivoire.

Il ne reste qu’un demi million d’éléphants en Afrique. Le braconnage fait son œuvre destructrice. Il est donc temps d’agir. Pourtant, depuis 1989 la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) a interdit le commerce de l’ivoire. Mais il existe des dérogations, comme en France pour certaines antiquités, et la ministre française a d’ailleurs profité de l’événement de Nairobi pour annoncer l’interdiction totale prochaine du commerce de l’ivoire en France. Certains pays en Asie sont friands d’ivoire et l’augmentation de leur niveau de vie y fait monter la demande : le marché noir est difficile à étouffer.

Et c’est bien le problème. Au-delà des bonnes intentions, l’approche traditionnelle pour la préservation de la ressource, fondée sur l’interdiction du commerce, a des effets pervers. En réduisant l’offre et en créant la rareté, elle fait mécaniquement augmenter le prix sur le marché noir. Cette augmentation de prix donne des incitations substantielles aux braconniers pour s’organiser en filières efficaces et bien armées afin de retirer de gros profits. Une véritable guerre s’instaure peu à peu entre braconniers et rangers.

interdiction de l'ivoire
interdiction de l’ivoire

En outre, l’interdiction réglementaire ne solutionne pas la question du conflit d’habitat entre l’homme et l’éléphant, et l’amplifie même. Au-delà des images sympathiques de nos mastodontes préférés, il faut rappeler que ces derniers peuvent dégrader les cultures des populations humaines vivant à proximité des troupeaux et qu’ils peuvent en outre s’avérer être très dangereux. Les populations devant cohabiter difficilement avec les troupeaux seraient logiquement les premiers braconniers « naturels », d’autant qu’elles sont très pauvres.

En réalité on assiste ici au problème bien connu en économie de l’environnement de la tragédie des biens en accès libre. Exactement comme les poissons en haute mer, les éléphants représentent une ressource en accès libre. L’incitation de ceux qui veulent retirer une valeur de cette ressource « non-appropriée » est de la piller le plus rapidement possible, et non pas de la gérer à long terme.

Or, la situation actuelle dans de nombreux pays de « ressource non-appropriée » provient d’un choix institutionnel inspiré de l’approche prohibitionniste. Peu étonnant que la « cérémonie » du 30 avril se soit déroulée au Kenya : le pays s’est engouffré dans la voie de l’interdiction et de la nationalisation de la ressource depuis les années 70. Or, du point de vue des braconniers, la « propriété publique » n’est guère différente du libre accès et pour les communautés rurales, il n’y a pas, dans ce cadre, de mécanisme d’appropriation directe des bénéfices d’une quelconque valorisation de la ressource : autant dire que les incitations des uns et des autres ne vont pas dans le sens de la conservation. D’ailleurs le Kenya a  depuis perdu plus des deux tiers de son stock d’animaux sauvages. L’interdiction du commerce entraîne de facto une impossibilité d’appropriation légale de la faune sauvage. Mais ce n’est heureusement pas la seule approche.

En effet, lorsque le cadre institutionnel permet l’appropriation de la ressource, la différence est de taille. Avoir un droit de propriété sur une ressource donne en effet à son propriétaire des incitations à gérer la ressource dans une perspective de long terme et donc durable. Les propriétaires connaissent évidemment des coûts, comme des mécanismes pour éviter la destruction de cultures, mais aussi des bénéfices venant de l’usage de la ressource à des fins commerciales : vente de cornes de rhinocéros ou d’ivoire de défense quand les animaux meurent, safari ou chasse au trophée de certains animaux sélectionnés (en fonction de leur âge par exemple). Le fait que la chasse soit ici une option peut paraître contradictoire avec le but affiché, mais c’est pourtant un moyen à la fois de gestion de la ressource et de financement du développement local.  Des quotas sont imposés, et le mécanisme d’abattage est bien encadré par des communautés qui connaissent les troupeaux et ont un intérêt à gérer la ressource de façon patrimoniale.

Evidemment pouvoir approprier la ressource nécessite l’existence d’une technologie « d’appropriation », comme l’invention du fil barbelé pour retenir le bétail sur les grands espaces. De ce point de vue les technologies de surveillance ont fortement évolué. Des ranches privés émergent. Mais l’élément clé est bien entendu surtout d’impliquer les communautés locales. En leur permettant de s’approprier la ressource, leurs incitations changent totalement. La propriété commune donne de bien meilleures incitations que la propriété publique. Comme l’ont bien montré les travaux de la Prix Nobel d’économie Elinor Ostrom, des communautés humaines de petite taille (avec des mécanismes de contrôle réciproque fort), tout autour de la planète, peuvent gérer des biens communs environnementaux, de petits lacs en passant par des forêts, des pâturages ou des systèmes d’irrigation.

Prenons le cas de la Namibie. En rendant les communautés responsables de la faune sauvage dans les années 90, les incitations ont changé : dans ce cadre braconner ne signifiait alors plus « voler l’État » mais « voler ses voisins », ce qui est socialement inacceptable. Le pays est désormais couvert de zones de préservation (« conservancies ») communautaires. On y permet la chasse dans certaines limites : un trophée d’éléphant peut représenter 25 000 dollars – dans un pays où le revenu par tête s’élève à un peu plus de 5000 dollars par an, mais bien moins dans les zones rurales. La viande des bêtes abattues revient à la communauté. Sans surprise la faune sauvage y est en augmentation. Bien sûr, avec elle les cas dégâts augmentent aussi. Mais du fait de la propriété, un système de compensation peut justement se mettre en place. Les rentrées d’argent ont permis par exemple d’investir en points d’eau pour éléphants, loin des habitations afin d’éviter les conflits homme-animal. Au final, chacun comprend que « nos animaux » sont une source de richesse nationale. Pour les communautés locales les éléphants, comme d’autres animaux, ne sont plus une menace, mais une opportunité de développement qu’il s’agit de gérer et protéger.

Mais l’approche prohitionniste pourrait mettre un terme à ce modèle, notamment avec l’interdiction des importations provenant de la chasse au trophée discutée actuellement en Europe. Plutôt que d’opposer les hommes et les éléphants, les braconniers et les rangers, l’approche fondée non sur la prohibition mais sur l’appropriation de la ressource par les communautés locales allie développement et préservation de la ressource. Autant de raisons qui militent en sa faveur.

Emmanuel Martin est économiste. Le 25 mai 2016.
Avec Libre Afrique

Des bus avec Wifi, 4G et paiements par mobile, bienvenue à Kigali

C’est donc encore à Kigali que l’état et le privé innovent conjointement avec les fameux bus Toyota équipés de Wifi et 4G.

Nous sommes bien loin des taxis brousse hors d’usage qui circulent toujours en Afrique.

freepass-bus-kigali

Voici les nouveaux Toyota : rapides, sur, bien entretenus et disposant du Wifi, de la 4G et du paiement par mobile ou « mobile banking »

Comment ça marche ?
Une carte prépayée vous permet en la passant devant une borne dans le bus de payer votre trajet. Patrick Buchana explique que c’est l’analyse des données (Big Data) qui permet de collecter les informations et de permettre ensuite la possibilité d’accéder aux services 4G et Wifi,

2 000 bus déjà équipés à Kigali indique Patrick Buchana…

En vidéo, le système est impressionnant d’efficacité,

Talent2Africa plateforme de recrutement par cooptation

Talent2Africa, la première plateforme de recrutement par cooptation en Afrique

Lancement officiel au Forum Expat du 31 mai au 1er juin à Paris à la Cité de la Mode et du Design

chams-diagneFondée par Chams Diagne, ex-directeur Afrique de Viadeo, le site de Networking, Talent2Africa (T2A) est une plateforme qui promeut le recrutement par la cooptation en mettant en relation les talents africains avec les entreprises qui recrutent pour l’Afrique.

Le marché du travail est toujours très complexe et opaque, malgré un essor certain du continent africain : les entreprises ont du mal à recruter alors que les talents, notamment ceux de la diaspora recherchent des opportunités sur le continent (76% selon une enquête de l’Afrique des idées en 2014). Basée à Dakar et à Paris, Talent2Africa accompagne les grands groupes internationaux présents en Afrique.

En 2016, des groupes tels que Société Générale, Accor ou TNS ont bénéficié des services de T2A pour le sourcing et la présélection de candidats. Côté candidats, T2A valorise des perspectives de carrière sur des postes de niveau middle et top management en Afrique.

Talent2Africa

Fort de cette légitimité, le réseau de cooptation a été convié à participer au Forum Expat et Chams Diagne, son fondateur, interviendra lors d’une conférence thématique « le Tour du monde de l’emploi », sur l’enjeu de l’expatriation avec un focus sur l’Afrique. Organisé par le groupe Le Monde, le Forum Expat est le plus grand évènement français dédié à la mobilité internationale. Il se tiendra du 31 mai au 1er juin 2016 à la Cité de la Mode et du Design à Paris.

Coaching, ateliers, conférences, le Forum Expat est un moment particulier pour rencontrer les entreprises, les acteurs du management, les talents de tous horizons, pour bénéficier des conseils d’experts en matière d’emploi et de mobilité. Sur son stand, T2A compte bien témoigner de l’attractivité et du dynamisme du marché du travail africain et proposer son expertise aux participants. En marge du Forum, un cocktail de Networking se tiendra pour célébrer le lancement officiel de la plateforme et permettre aux invités d’échanger autour des enjeux de l’expatriation en Afrique.

Chams DIAGNE, fondateur de Talent2Africa : « Face à l’insuffisance d’information sur le marché du travail africain et l’absence de réponses adaptées des réseaux sociaux type LinkedIn ou Viadeo, j’ai décidé de créer une plateforme qui combine un réseau social vertical et un système de cooptation, pour promouvoir les opportunités de carrière en Afrique. »

Le drone Zipline livrera des médicaments au Rwanda

Un drone Zipline au Rwanda
Un drone Zipline au Rwanda

Un drone de la marque Zipline bientôt en service au Rwanda qui possède la particularité d’utiliser le GPS et le réseau cellulaire pour livrer du sang ou des médicaments

Derrière le nom de Zipline se cachent de grands noms et de grandes ambitions. On retrouve notamment des investisseurs célèbres comme Google Ventures, Sequoia Partners et Paul Allen (co-fondateur de Microsoft). Le talent d’ingénieurs issus des meilleures sociétés de la Silicon Valley a également contribué à l’apparition du Zipline, le premier drone humanitaire.

Un drone Zipline au Rwanda
Un drone Zipline au Rwanda

A partir de cet été, le Zipline sera capable de livrer des médicaments ou du sang partout au Rwanda, en moins de 30 minutes. Une excellente façon de livrer les hôpitaux, mais surtout les petits dispensaires éparpillés dans tout le pays, qui ne disposent pas toujours du bon médicament au bon moment.

Une pochette de sang arrivée à destination par le drone Zipline au Rwanda
Une pochette de sang arrivée à destination par le drone Zipline au Rwanda

Le Rwanda reste un pays d’Afrique de l’Est où de nombreuses maladies continuent à faire des ravages comme la tuberculose, la malaria ou le Sida. Le gouvernement Rwandais a donc donné son feu vert pour que 15 drones Zipline puissent sillonner le ciel du pays, ces derniers sont perçus comme une bénédiction tombée du ciel, car ils répondent exactement aux besoins et aux contraintes du pays. L’entreprise espère réaliser entre 50 et 150 livraisons par jour, avec cette flotte de drones.

Ces drones humanitaires pourront servir à l’avenir dans d’autres pays pour lutter contre les épidémies. Le Zipline est un drone d’une dizaine de kilos, capable d’embarquer 1,3 kilo de médicaments ou de sang. Son autonomie est de 120 kilomètres, avec une excellente résistance lors de conditions météorologiques difficiles. Ce drone utilise le GPS et le réseau cellulaire du pays afin de pouvoir se déplacer précisément. Il faudra attendre cet été pour avoir les premiers retours de cette incroyable aventure qui devrait faire la « Une » de l’actualité !

Lancement du média ERA sur les énergies renouvelables en Afrique

Le site www.energies-renouvelables-afrique.com référence l'ensemble de l'actualité des énergies renouvelables en Afrique
Le site www.energies-renouvelables-afrique.com référence l'ensemble de l'actualité des énergies renouvelables en Afrique

ERA – Énergie Renouvelables Afrique

C’est le nom du nouveau média dédié aux énergies vertes en Afrique

Un nouveau portail internet référençant l’actualité dense de l’ensemble des acteurs des énergies renouvelables du continent Africain.

ERA les actualités des énergies renouvelables en Afrique
ERA les actualités des énergies renouvelables en Afrique

L’objectif est de mettre à disposition du monde entier l’ensemble des information sur les énergies renouvelables en Afrique sur un portail de référence.

Une classifications des informations par catégories: actualités et information du secteur mais aussi politiques publiques, fiches pays, dossiers thématiques, économie, entreprises, paroles d’experts et des rubriques développant l’ensembles des énergies comme le photovoltaïque, l’hydroélectrique, l’hydraulique, l’éolien, la biomasse, le biogaz et les « agro carburants ».

Un accent particulier à été mis sur l’optimisation d’affichage sur les téléphones mobiles afin de rendre les articles lisibles sur les Smartphones, supports qui représentent 70% des usages en Afrique indique Thierry Barbaut le rédacteur en chef

Un focus particulier sera mis en avant lors de la COP22 au Maroc et couvert par le média, une section est déjà ouverte pour communiquer sur cette Commission Of the Parties qui se tiendra pour la première fois en Afrique et au Maroc.

Le site www.energies-renouvelables-afrique.com référence l'ensemble de l'actualité des énergies renouvelables en Afrique
Le site www.energies-renouvelables-afrique.com référence l’ensemble de l’actualité des énergies renouvelables en Afrique

Le site Internet Energies Renouvelables Afrique
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La RDC, la Zambie, le Malawi, le Rwanda et le Burundi bientôt connectés par la voie ferrée

La Chine a va financer la réhabilitation et l’extension de la voie ferrée reliant la Tanzanie à la Zambie en y ajoutant le Burundi, la RDC et le Rwanda

Des responsables gouvernementaux zambiens, tanzaniens et chinois se sont réunis la semaine écoulée à Dar es-Salaam pour discuter les détails du plan de développement de cette ligne ferroviaire qui relie actuellement la capitale tanzanienne  à la ville de Kapiri- Mposhi en Zambie.

train-alstom-afrique

Ce plan prévoit la réhabilitation de 1860 kilomètres de voie ferrée existants ainsi que la construction de nouveaux tronçons vers le port tanzanien de Bagamoyo, le Malawi, la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi.

Le chemin de fer devrait ainsi relier à terme trois blocs économique africains: la COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa/ Marché commun de l’Afrique orientale et australe), la  SADC (Southern African Development Community/ Communauté de développement d’Afrique australe) et l’EAC (East African Community/ Communauté d’Afrique de l’Est).

«Ce plan de modernisation et d’extension du chemin de fer a été discuté lors du 6ème forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) tenu en décembre 2015 à Johannesburg », a précisé le secrétaire général du gouvernement zambien, Rowland Msiska. Le plan prévoit, par ailleurs, l’attribution de la gestion et de l’exploitation de la ligne ferroviaire à une entreprise chinoise.

Le chemin de fer Tanzanie-Zambie a été construit dans les années 1970 par la Tanzania-Zambia Railway Authority grâce à un financement chinois afin de désenclaver la Zambie, un pays sans accès à la mer, et de créer une alternative au chemin de fer passant par la Rhodésie du Sud (l’actuel Zimbabwe, NDLR) et l’Afrique du Sud, deux pays alors soumis à un régime d’apartheid et de ce fait boycottés par la plupart des pays indépendants d’Afrique.

En 2005, les gouvernements de Tanzanie et de Zambie se sont mis d’accord pour privatiser cette ligne en raison de l’importante baisse de trafic observée et des investissements nécessaires pour réparer les locomotives. La méthode de privatisation n’a pas été déterminée, mais il a été décidé de donner la priorité aux investisseurs chinois en raison de l’implication historique de ce pays dans cette ligne de chemin de fer.

Bientôt le plus grand pont à haubans d’Afrique

Le pont à haubans de Hay Ryad près de Rabat au Maroc
Le pont à haubans de Hay Ryad près de Rabat au Maroc

La construction du plus long pont à haubans du continent africain en phase finale

Lors de la démonstration d’une nouvelle technique d’auscultation de gros ouvrages sur le pont de l’oued Bouregreg, le ministre du transport, Mohamed Najib Boulif, a précisé que le pont à haubans de Rabat serait ouvert dès juin 2016.

Le pont à haubans de Hay Ryad près de Rabat au Maroc
Le pont à haubans de Hay Ryad près de Rabat au Maroc

Ce tronçon d’autoroute de 950 mètres de long dispose de 3 voies dans chaque sens. Il permettra de contourner la ville de Rabat et d’alléger ainsi le trafic à Hay Ryad. Premier pont à haubans du Maroc, il est soutenu par 160 câbles espacés de 8 mètres chacun et culmine à 200 mètres. Il devait initialement être inauguré en juin 2015.

un ouvrage de 950 m de longueur avec deux pylônes de 200 m de hauteur

le ministre délégué chargé du Transport, Mohamed Najib Boulif, qui se trouvait sur place pour une inspection avec de hauts responsables d’Autoroutes du Maroc et des représentants de la société « Hanshin Expressway » venus faire une démonstration d’une nouvelle technique baptisée « Ninja Tech » qui permet d’inspecter les gros ouvrages d’art comme le pont à haubans du Bouregreg. L’événement s’est passé sur le pont Haubans situé sur l’autoroute de contournement de Rabat, longue de 41 km. C’est un ouvrage de 950 m de longueur avec deux pylônes de 200 m de hauteur, une œuvre unique, un ouvrage d’exception, le premier d’Afrique, symbole d’un Maroc moderne, qui suit les nouvelles infrastructures internationales Le montant des coûts des travaux est à près de 2 880 millions de DH HT, soit environ 285 millions d’euros.

Le Pont de l’île Rousski, reliant Vladivostok à l’île Rousski en Russie est le pont ayant la plus grande portée du monde avec 1.104 mètres. Il sera bientôt dépassé par le pont Yavuz Sultan Selim à Istanbul, qui sera inauguré en août prochaine et aura une portée de 1.408 mètres.

Retour sur le 26ème Forum Mondial Économique au Rwanda

Aéroport de drone au Rwanda, aérodrone
Aéroport de drone au Rwanda, aérodrone

Interview Thierry Barbaut pour la chaine TV I24News

Le 26ème forum économique mondial, après Davos, se tenait à Kigali au Rwanda avec un axe majeur de développement orienté sur les nouvelles technologies pour compenser la baisse du cours des matières premières

Un forum important dans un contexte de ralentissement de l’économie Africaine, le Rwanda se place sur les nouvelles technologies ? Des prévision à la baisse mais des entrepreneurs néanmoins confiants ?

Thierry Barbaut : Une réelle opportunité pour diversifier les modèles économiques et contrer la chute du cours des matières premières avec en priorité bien sur le cours du pétrole. Les nouvelles technologies représente un marche mondial énorme et en Afrique le potentiel attire les convoitises des grand groupes tels que Google avec son programme Loan et Facebook avec les drones solaires qui diffusent le Wifi.

Un évènement particulièrement réussi avec plus de 15 chefs d’états et 1 200 entrepreneurs. Un dynamisme impressionnant et une organisation sans faille sur un campus universitaire. Les personnes furent unanimes, une délégation impressionnante avec un investissement personnel du président Kagamé présent en permanence avec sa femme et même une excellente ambiance avec une soirée ou beaucoup de personnalités se sont lancés dans quelques pas de danse rwandaise.

Après Davos ce 26éme forum faisait donc la part belle aux nouvelles technologies mais comment concrètement intégrer et développer économiquement les solutions ?  Avec les applications liés aux thématique majeures tant en terme de développement que de business avec les 4 thématiques phares : l’énergie, l’agriculture, la santé et bien sur l’éducation et justement le Rwanda fait figure de modèle avec plus de 90% des jeunes scolarisé, c’est le champion Africain.
Les besoins sont énormes et les applications plébiscités par les utilisateurs, les MOOCS révolutionnent déjà les systèmes éducatifs de nombreux pays en Afrique.
De nouvelles écoles de codeurs ouvrent comme le modèle 42 de Xavier Niel qui s’est implanté en Afrique du Sud et qui pourrait aller ensuite sur l’Afrique de l’Ouest et Simplon avec Jokkolabs qui font déjà un travail extraordinaire. Des développeurs, des codeurs qui trouvent rapidement un emploi ayant ces écoles comme tremplin.

Le Rwanda se placerait t-il justement en modèle, voire en incubateur de projets liés aux nouvelles technologies ?

Thierry Barbaut : Le Rwanda se place comme un véritable modèle, ce petit pays moderne et dynamique, loin des clichés et classé comme un des pays les plus sure et propre au monde avec les effets bénéfiques de l’interdiction du plastique depuis maintenant 10 ans et des cabinets de conseils mondiaux qui place le Rwanda dans le top ten des pays ou investir.

C’est la “quatrième révolution industrielle mondiale”, celle du numérique, de l’essor du digital, de l’internet collaboratif et participatif. Une révolution tout sauf virtuelle au Rwanda. Thierry Barbaut

Trouver des opportunités liées au ralentissement de la croissance Africaine grâce aux nouvelles technologies mais surtout évoquer la “quatrième révolution industrielle mondiale”, celle du numérique, de l’essor du digital, de l’internet collaboratif et participatif, réseaux sociaux, application mais aussi les MOOCS, la voix sur IP, la dématérialisation dans le privé et surtout dans les administrations Africaines, avec le foncier, l’état civil, les douanes. La géolocalisation, la finance participative et le futur du mobile banking : les services qui sont : assurance, épargne, crédit et donc investissement avec en ligne de mire la démocratisation de la bancarisation, justement ce qui manque cruellement à des centaines de millions d’africains.

Au cours des cinq dernières années, la pénétration de la téléphonie mobile est passée d’à peine 8 % à 60 %, et le réseau de fibre optique dépasse aujourd’hui les 2 503 kilomètres. Les Rwandais jouissent aussi de l’un des meilleurs accès à Internet du continent.
Le Rwanda développe des hubs de nouvelles technologie et un fond de 100 millions de dollars est attribué au NTIC pour incuber les meilleurs projets.

Alors comment le Rwanda va réussir à innover au point de devenir une vitrine Africaine des technologies

Thierry Barbaut : En continuant cette stratégie essentielle et productive qui est de ne pas annoncer de vastes programmes qui ne voient jamais le jour, mais en mettant en place des projets structuré, efficace, de courts termes et qui répondent aux besoins. Comme la centrale électrique exploitant le méthane inaugurée ce mois de mai sur le lac Kivu, mais aussi en continuant à développer des nouvelles industries liés aux technologies comme les énergies renouvelables qui vont stocker, délivrer et moduler l’énergie aux populations avec une véritable démocratisation des coûts.

Notons également le Rwanda Development Board, le RDB qui avec des locaux et un site internet moderne permet aux Rwandais de bénéficier de services alliant l’administration ficale, les formalités de création d’entreprise et d’autres services d’être regroupé sur un site avec un site internet en complément. Un puissant service qui simplifie la vie des usager d’une façon moderne et intuitive.

Aéroport de drone au Rwanda, aérodrone
Aéroport de drone au Rwanda, aérodrone

Une communication savamment orchestrée sur la plan mondial avec un projet innovant : l’aéroport de drones qui utilisent les modèles ZIPLINE venant des USA. Objectif premier la livraison de sang en urgence dans 25 centres de santé à l’Ouest du pays, avec des perspectives plus larges dans un second temps.

Notons enfin que pour 2016 le Rwanda devrait afficher une croissance de 7%, le miracle Rwandais semble bien réel..

Crash du vol EgyptAir MS804 entre Paris et Le Caire

le vol Egyptair MS804 qui a disparu
le vol Egyptair MS804 qui a disparu

Le vol Airbus MS804 à disparu officiellement des systèmes de contrôle radar cette nuit a 2h45 entre Paris et Le Caire

La compagnie EgyptAir confirme que l’avion qui faisait un vol habituel entre Paris et Le Caire, la capitale Egyptienne est introuvable. Un vent de panique souffle sur l’ensemble des aéroports et déjà de nombreuses familles imaginent le pire.

le vol Egyptair MS804 qui a disparu
le vol Egyptair MS804 qui a disparu

Le vol Egyptair qui à disparu avait à son bord 59 passagers et dix membres d’équipages. 15 français se trouvaient à bord de l’appareil.
Un « appel de détresse » émis par l’appareil juste avant sa disparition.

La piste terroriste est déjà évoqué, rien d’officiel mais la compagnie à fait l’annonce de la disparition sur Twitter et ne répond actuellement à aucune sollicitation.

La disparition du vol Egyptair MS804 à été signalée très exactement à 2h45 heure du Caire

L’Airbus A320 se trouvait à 37 000 pieds d’altitude et était entré dans l’espace aérien égyptien indique le compte Twitter d’EgyptAir, il avait fait précisément 16 kilomètres dans l’espace aérien Egyptien.
Le vol MS804 est un appareil Airbus A320-232

La carte Radar de contrôle des vol indique le trajet du vol et le point de disparition de l’avion qui se serait donc abimé en mer méditerranée.

L'endroit ou le vol MS804 d'EgyptAir se serait écrasé en méditérranée
L’endroit ou le vol MS804 d’EgyptAir se serait écrasé en méditérranée

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Orange s’installe au Nigeria

Un nouveau bureau à Lagos pour Orange

Orange Business Services, l’entité B2B du groupe Orange, réaffirme son engagement auprès des entreprises implantées en Afrique et développe sa présence au Nigéria en créant un bureau commercial à Lagos, en complément des équipes de support client déjà présentes dans le pays

Cette nouvelle présence commerciale a pour objectif d’accompagner les stratégies de transformation digitale des décisionnaires IT opérant au Nigéria. Les taux de croissance que connaissent déjà les entreprises clientes d’Orange Business Services et notamment dans le secteur financier sur le marché nigérian, révèlent un potentiel de développement important.

Orange Afrique
Orange Afrique

« L’extension de la présence d’Orange Business Services à Lagos doit permettre aux nombreuses entreprises basées au Nigeria d’améliorer leur performance commerciale et leur rentabilité », explique Giorgio Heiman, vice-président de la région Afrique chez Orange Business Services. « En qualité de partenaire de confiance, notre rôle est d’aider nos clients à rivaliser sur un pied d’égalité avec leurs concurrents présents sur un marché qui se mondialise rapidement. Et ce, notamment avec des services IT compétitifs, de haute qualité fournis dans tous les pays dans lesquels ils opèrent. »

Au-delà de l’Afrique de l’Ouest, Orange Business Services est également présent en Afrique du Nord et en Afrique du Sud

Orange Business Services souhaite soutenir non seulement les entreprises nigériennes qui se développent et se transforment grâce aux nouvelles technologies digitales, mais également les multinationales implantées dans d’autres régions du continent et à l’étranger qui cherchent à développer leurs activités en Afrique. « Orange attache une grande importance à sa présence locale sur ses marchés. Il existe de nombreuses opportunités de croissance dans le secteur IT, notamment dans les pays à forte croissance tels que le Nigéria et en Afrique de l’Ouest. Mais celles-ci ne peuvent être exploitées que si les fournisseurs de services comprennent les sensibilités stratégiques, politiques et culturelles d’une région. Orange fournit depuis longtemps des services de télécommunications fiables sur le continent africain, y compris dans les zones difficiles d’accès et dans les juridictions où l’environnement réglementaire est encore en cours de développement. » ajoute Giorgio Heiman.

Au-delà de l’Afrique de l’Ouest, Orange Business Services est également présent en Afrique du Nord et en Afrique du Sud. Les clients opérant en Afrique sont accompagnés par deux centres de services clients basés au Caire et à l’île Maurice, qui font partie d’un réseau de cinq centres répartis sur le globe. En outre, Orange Business Services est le seul opérateur de télécommunications reconnu comme « fort »  pour sa couverture au Moyen-Orient et en Afrique par la société de recherche Current Analysis. En 2015, Orange Business Services a reçu le Total Telecom Award pour le Meilleur service aux entreprises en Afrique avec la solution Business VPN Hybrid (orange-business.com/en/network-our-approach), et pour le meilleur opérateur VSAT en Afrique.

Le continent africain est au cœur de la stratégie de développement d’Orange depuis plusieurs décennies. Le Groupe travaille sur sa présence dans la région avec une approche à long terme et a réalisé d’importants investissements pour soutenir le développement de son infrastructure et innover. Le Groupe contribue ainsi  à transformer le paysage social et économique africain.

Africa 2016, le rendez-vous sur l’économie en Afrique

Africa 2016
Rencontres Africa 2016

Africa 2016

Entreprendre pour la croissance 22 & 23 septembre Conseil Économique Social et Environnemental palais d’iéna – paris 16e

MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DU DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DE L’INDUSTRIE ET DU NUMÉRIQUE

800 entreprises
+ de 30 pays représentés
3 000 rendez-vous
+ de 100 personnalités
6 thématiques

La plus importante manifestation économique sur l’Afrique, organisée en France

Sous le haut parrainage conjoint du ministère français des Affaires étrangères et du Développement international et du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, en collaboration avec AfricaFrance, et le Conseil économique, social et environnemental (CESE), les Rencontres Africa 2016 contribuent à un « trait d’union économique et humain entre l’Afrique et la France, pour un avenir partagé ».
Les 22 et 23 septembre 2016 au Conseil économique, social et environnemental.

Africa 2016
Rencontres Africa 2016

Le continent africain joue, aujourd’hui, un rôle essentiel dans le monde économique

L’objectif de cette rencontre internationale est de faciliter et de diversifier les échanges.
De faire naître des coopérations industrielles, économiques et technologiques, de créer des emplois en plaçant l’homme au centre des préoccupations, de favoriser le transfert de savoir-faire, de développer des formations.

La manifestation est également soutenue par AFD / Proparco, Bpifrance, Business France, la CGPME, le CIAN, le Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France et par de nombreuses Chambres de Commerce et d’Industrie.

Les Rencontres Africa 2016 s’inscrivent dans la perspective du sommet Afrique – France qui réunira les chefs d’Etats africains et français, à Bamako, en 2017.

Des rendez-vous d’affaires, la séance inaugurale, des conférences plénières et colloques d’expression, un espace d’exposition, une WebTV, des déjeuners réseautage, 3000 rendez-vous pour 800 entreprises attendue.

En présence de nombreux ministres et personnalités africaines ou françaises.
Thématiques:
• Ville durable
• Agriculture et agrobusiness
• Énergies
• Innovation et révolution numérique
• Financements et Partenariat Public Privé
• Formation et RH

40 espaces de promotion et des espaces pays pendant toute la manifestation
100 interviews réalisées par des journalistes chaque jour sur la manifestation

Le programme Africa 2016

  • Programme du Mercredi 21 septembre 18h30  

 

    • Réception d’accueil des personnalités africaines (y compris les présidents des patronats africains partenaires du Medef – au Quai d’Orsay (à confirmer)
  • Programme du Jeudi 22 septembre

« Quelle stratégie économique française en Afrique ? »

 

  • 9h00-10h30  Séance d’ouverture 
  • Jean-Louis Bernasconi, président du CESE
  • Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du Développement international
  • Jacqueline Mugo, secrétaire générale de Business Africa
  • Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat
  • Amadou Ba, Ministre de l’Economie et des Finance du Sénégal
  • Elisabeth Guigou, ancien ministre, présidente de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale
  • Chambre de Commerce et d’industrie

Invité spécial : Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères

« Quel partenariat pour l’avenir de l’Afrique ? »

11h à 12h30                                                                                                 Conférence Plénière

« La numérisation, levier de la nouvelle économie de l’Afrique »

Animation : journaliste

  • Stéphane Richard, ‎PDG d’Orange
  • Thierry Breton, PDG d’Atos
  • Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du Numérique

14h00 – 15h30                                                                                             Conférence Plénière

« Développer les compétences : un enjeu majeur des RH en Afrique »

Modération: Etienne Giros, président délégué du CIAN

  • Ramatoulaye Fall, DG de KTM Advance Sénégal
  • Témoignages d’entreprises
  • Frédéric Mion, directeur de l’Institut d’études politiques de Paris

16h-17h30                                                                                                    Conférence Plénière

« Energie et énergies renouvelables, nouvel avenir de l’Afrique »

Modération : Jean-Jacques Lestrade, vice-président du conseil de surveillance de Ponticelli

  • Isabelle Kocher, DG d’Engie
  • Emile Mouloundou, directeur Afrique centrale, Schneider Electric
  • Thierno Bocar Tall, président de la Société africaine des biocarburants et des énergies renouvelables (SABER)
  • Marc Immerman, CEO Lereko Metier
  • Ben Chumo, CEO, Kenya Power

17h30-19h00  Le grand débat  

« L’Afrique à l’heure de la créativité »

modération : Muriel Pénicaud, DG de Business France

  • Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique
  • Daniel Kablan Duncan, Premier ministre de Côte d’Ivoire
  • Lionel Zinsou, Président d’AfricaFrance
  • Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement
  • Témoignages de personnalités : Mo Ibrahim, Cyrille Bolloré, Tony Elumelu, Lionel Zinsou

Programme du Vendredi 23 septembre

9h00 – 11h00                                                                                                           Conférence Plénière

« La ville durable en Afrique »

modération : Gérard Wolf, fédérateur à l’export « Mieux vivre en ville »

  • Clip Dassault Systèmes
  • Park Tau, maire de Johannesburg
  • Bruno Lafont, co-président non exécutif, LafargeHolcim
  • Noël Akossi Bendjo, maire d’Abidjan-Plateau
  • Jean-Pierre Marcelli, directeur Afrique, AFD
  • Henri Poupart-Lafarge, président d’Alstom Transport

11h-12h30                                                                                                    Conférence Plénière

« Agriculture et agrobusiness : vers l’intensification raisonnée »

Modération : Jean-Marc Gravellini, Compagnie Fruitière, CIAN

  • Alexandre Vilgrain, PDG de Somdiaa
  • Sani Dangote, VP du groupe Dangote
  • Francis Rougier, DG du groupe Rougier
  • Pierre André Terrisse Président Afrique de Danone

14h00 à 15h30                                                                                             Conférence Plénière

« Quels financements pour la croissance ? »

Animation : Charles Sarrazin, sous-directeur du financement international des entreprises, DG Trésor

  • Nicolas Dufourcq, Président de BPI France
  • Rémy Rioux, DG du groupe AFD
  • Société Générale
  • Aziz Mebarek, cofondateur d’AfricInvest
  • Cabinet d’avocat

17h00 – 18h00                                                                                             Conférence de clôture

« L’émergence de l’Afrique, c’est maintenant »

    • Clôture par Jean-Michel Severino, président d’Investisseurs & Partenaire
  • Matthias Fekl, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur

Les Conférences- Ateliers (FORMAT D’UNE HEURE)

– Pour un Partenariat Public Privé performant

Cabinet Bird & Bird

Proparco

– La Stratégie africaine du Maroc

Modération : Jean Pierre Pons

Les régions marocaines à l’heure de la Cop 22

Comment le système financier marocain s’est déployé en Afrique

L’OCP et ses efforts en Afrique

Les entreprises françaises au Maroc

– Cas pratiques du Financement en Afrique

– Le 22 septembre : le financement des entreprises

– Le 23 septembre : le financement des contrats

(présentation de cas par Société Générale, BPI France, AfricInvest et A&M Capital, cabinte d’avocat spécialisé)

– Les Success stories d’entreprises françaises en Afrique

– Grid hors grid , les enjeux de l’éclairage public et de l’électrification rurale

– Les enjeux dans le BTP en Afrique

Animation :

  • Le Hub du financement pour l’Afrique (STAND PERMANENT)

Un accord novateur en matière de pêche illégale

pêche illégale Afrique
pêche illégale Afrique

La pêche illicite, non déclarée et non règlementée (INN) est sur le point de devenir beaucoup plus difficile grâce à l’entrée en vigueur imminente de l’Accord sur les mesures du ressort de l’Etat du port (PSMA), un accord international novateur parrainé par la FAO

Maintenant que le seuil requis a été atteint avec 30 membres qui ont formellement déposé leurs instruments d’adhésion au PSMA, le compte à rebours pour l’entrée en vigueur du PSMA est lancé et le 5 juin 2016,  pour la première fois au monde, un accord contraignant ciblant la pêche INN deviendra une loi internationale.

pêche illégale Afrique
pêche illégale Afrique

Les 29 pays et l’Union européenne, qui se sont d’ailleurs formellement engagés en déposant leurs instruments d’adhésion à l’Accord, représentent plus de 62 pour cent des importations mondiales de poisson et 49 pour cent des exportations de poisson, pour un total supérieur à 133 et 139 milliards de dollars respectivement en 2013.

Chaque année, la pêche INN est responsable de plus de 26 millions de tonnes de prises. Il s’agit d’un phénomène estimé à plus de 23 milliards de dollars qui compromet les efforts visant à assurer une pêche durable et une gestion responsable des stocks de poisson dans le monde.

«Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère en ce qui concerne nos efforts visant à lutter contre la pêche illégale. En refusant de fournir un refuge aux pêcheurs peu scrupuleux et en leur bloquant l’accès aux marchés, le PSMA  contribuera à renforcer la durabilité de l’industrie des fruits de mer et aura des répercussions significatives sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement de la filière pêche,» a déclaré le Directeur général, M. José Graziano da Silva.

«Faisons en sorte qu’aucun port national ne soit connu et ciblé par les acteurs de la pêche illégale pour son non-respect des règles,» a-t- il ajouté, appelant davantage de pays à ratifier le traité.

Fonctionnement du traité

«Les mesures du ressort de l’Etat du port» – qui sont au cœur du nouveau traité – font référence à des mesures prises pour détecter la pêche illégale lors de l’entrée des navires dans les ports.

Le nouveau traité requiert que les différentes parties précisent les ports utilisés par les navires étrangers afin de faciliter les contrôles. Par ailleurs, ces bateaux devront demander une autorisation à l’avance pour entrer dans les ports et fournir certaines informations aux autorités locales, notamment en ce qui concerne le poisson dont ils disposent à bord. Ils devront également leur permettre, entre autres, d’inspecter leur livre de bord, leurs permis, leur équipement de pêche et leur cargaison.

L’Accord appelle notamment les pays à refuser l’entrée ou à inspecter les navires qui ont été impliqués dans des activités de pêche illégale et à prendre les mesures nécessaires. En soutien à cela, l’Accord prévoit également l’obligation pour toutes les parties de partager leurs informations à l’échelle régionale et mondiale en ce qui concerne les navires impliqués dans des activités de pêche illégale.

Le PSMA s’applique à tout ce qui est lié, de près ou de loin, aux réceptions portuaires, ainsi même les navires de passage pour se ravitailler devront se conformer aux exigences des inspections.

En empêchant les pêcheurs peu scrupuleux de décharger leurs prises mal acquises, il est plus difficile pour de telles captures d’entrer sur les marchés nationaux et internationaux. Les mesures du ressort de l’Etat du port apparaissent comme un système très efficace, rentable et dissuasif pour les activités de pêche illégale par rapport à la plupart des programmes de contrôle et de surveillance.

Un appui à la mise en œuvre

Dans certains cas, les pays côtiers en développement et les petits états insulaires en développement, qui abritent souvent les zones de pêche les plus intéressantes au monde, rencontrent des difficultés dans la mise en œuvre du PSMA. Par conséquent, la FAO a fortement investi dans des projets de renforcement des capacités visant à soutenir l’application des mesures du ressort de l’Etat du port. Maintenant que l’Accord entre en vigueur, la FAO lance une série d’initiatives nationales, régionales et inter-régionales, dont un programme mondial sur le renforcement des capacités pour la mise en œuvre de l’Accord.

*Les Etats suivants et organisations d’intégration économique régionale sont parties à l’Accord: l’Australie, la Barbade, le Chili, le Costa Rica, Cuba, la Dominique, l’Union européenne – une Organisation membre, le Gabon, la Guinée Bissau, le Guyana, l’Islande, l’île Maurice, le Mozambique, la Birmanie, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, Oman, les Palaos, la République de Corée, Saint-Christophe-et-Niévès, les Seychelles, la Somalie, l’Afrique du Sud, le Sri Lanka, le Soudan, la Thaïlande, les Tonga, les Etats-Unis, l’Uruguay et le Vanuatu.

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