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Interview : Afrobytes, la passerelle de la tech entre l’Europe et l’Afrique

Ammin Youssouf et Haweya Mohamed #afrobytes
Ammin Youssouf et Haweya Mohamed #afrobytes

Le hub Afrobytes, une passerelle incontournable des nouvelles technologies par le biais des hub entre l’Europe et l’Afrique

Que propose ce nouveau hub, quelles perspectives et quels enjeux ?
Pour tout comprendre Info Afrique vous livre l’interview des fondateurs avec un retour sur la conférence Afrobytes et les projets en cours !

Qui sont les fondateur d’Afobytes ?

Afrobytes est né de l’initiative d’Ammin Youssouf et d’Haweya Mohamed. Ammin est un expert du web avec plus de 15 années d’expérience en agence digitale et Haweya est experte en communication avec un profil atypique et passionnant puisqu’elle a par exemple accompagné Alain Afflelou en tant que chef de Cabinet et passé quelques mois au Maroc au sein du plus grand groupe industriel et financier, la SNI. Les deux co-fondateurs sont accompagnés dans leurs locaux du cœur de Paris par 5 experts dans le domaine du digital de la com et de l’Afrique bien sur.

Ammin Youssouf est originaire des Comores et Haweya Mohamed de la Somalie, ils représentent cette diaspora moderne et dynamique nés en France et souhaitant non seulement faire le pont entre la tech européenne et africaine mais aussi briser l’image négative de l’Afrique qui encore trop souvent médiatisée en europe.

Le message est clair, « entreprises européennes, saisissez les opportunités d’affaires en Afrique, révisez vos modèles de développement, innovez et profitez d’une stratégie win win avec Afrobytes » Ammin Youssouf

Ammin et Haweya m’on ouvert les portes de leurs locaux pour une interview exclusive afin de permettre à nos internautes de tout savoir sur Afrobytes et la conférence qui se tenait lors de Futur en Seine à Paris en mai.

Info Afrique : Ammin, quelle stratégie pour Afrobytes ?

Ammin Youssouf : l’objectif est clair, soutenir les projets en Afrique mais certainement pas les remplacer sur place, donc on collabore avec eux. C’est dans ce cadre que nous avons lancé cette première conférence tech à Paris ou Info Afrique était justement présent. Notre conférence sur la tech lors de Futur en Seine à été un succès, les échos sont unanimes et nous sommes ravis. Objectif atteint donc pour cette première et cap sur la prochaine pour amplifier encore plus le sujet !

Ammin Youssouf et Haweya Mohamed #afrobytes
Ammin Youssouf et Haweya Mohamed #afrobytes

Thierry Barbaut, Info Afrique : une conférence sur la tech, sur plusieurs jours, avec des intervenants et des invités de haut niveau, mais à Paris !

Ammin Youssouf : effectivement car nous n’avons pas vocation a remplacer les conférences tech faites en Afrique, néanmoins nous pouvons les soutenir ! Par contre en étant « tête de pont » ici à Paris nous avons joué notre place de relais car c’est ici que nous avons accès aux médias, aux investisseurs et aux partenaires. C’est aussi le résultat logique issu de notre tournée en Afrique ou nous avons recueilli les besoins des personnes rencontrés, ces besoins sont de la visibilité, d’ou la conférence, du financement d’ou les investisseurs, et des partenaires solides, ils étaient eux aussi nos invités lors de la conférence.

Thierry Barbaut, Info Afrique : une tournée en Afrique cruciale ou vous avez tous les deux sillonné le continent et découvert les besoins locaux, les partenaires potentiels mais aussi l’innovation et son potentiel made in Africa ?

Ammin Youssouf : exactement, c’est d’ailleurs ce qui nous a le plus surpris, cette innovation impressionnante systématiquement liée à la culture et aux usages. C’est d’ailleurs aussi dans cette perspective que nous souhaitons nous placer sur les aspects techniques et nous annoncions lors de la conférence le lancement du « Lab Afrobytes », un outil indispensable au déploiement des solutions innovantes.
Pour ce lab nous sommes en signature de partenariats avec les entreprises européennes les plus innovantes comme celles qui travaillent sur la 3DVR.
Nous nous positionnons clairement sur le top de la technologie, pas question de faire de la tech low cost.

Thierry Barbaut, Info Afrique : les personnes qui peuvent bénéficier du hub Afrobytes doivent être structurés comment ? Entreprises, associations, politiques publiques ? Finalement à qui vous adressez-vous ?

Ammin Youssouf : BUSINESS, clairement, nous laissons aux organisations, ONG et autres structures qui sont sur les thématiques de l’aide au développement leurs marchés et métiers. Bien sur il peut y avoir des synergies dans les thématiques incontournables qui sont l’énergie, la santé, l’éducation et l’Agriculture ou aujourd’hui la technologie est de plus en plus incontournable (Africa4Tech est justement sur ce secteur avec un événement en novembre en marge de la COP22 au Maroc) mais nous, Afrobytes, sommes la pour les entreprises qui souhaitent percer et qui véhiculent une forte ambition sur les marchés Afrique.

Thierry Barbaut, Info Afrique : donc des entreprises partenaires ?

Ammin Youssouf : oui des entreprises qui ont vocation à faire du profit et le message était clair, nous étions au MEDEF pour la conférence ou justement Pierre Gattaz insistait sur le pouvoir colossal de la tech en Afrique et l’immense marché qu’il représente pour les entreprises françaises. Donc des entreprises, des hubs partenaires bien sur et toutes les structures qui se lancent sur les nouvelles technologies.
Ne nous voilons pas la face, le CA est un indicateur clair et nous souhaitons en faire une valeur primordiale dans les projets de tech.

Nous allons valoriser les projets et leurs donner une visibilité mondiale par le biais des médias traditionnels, tv et radio mais aussi grâce aux réseaux sociaux et c’est d’ici que nous diffuserons avec la meilleure qualité possible, Ammin Youssouf

Thierry Barbaut, Info Afrique : il était impressionnant de voir à quel point l’Afrique de l’Est était représenté lors de la conférence, des jeunes, des entreprises dynamiques, innovantes qui sont bien loin de l’Afrique pauvre qui est trop souvent présentée par les médias.

Haweya Mohamed : c’est vrai, mais nous sommes des africains de l’est, ammin et moi, et nous adressons nos services, notre hub et le lab vers les entreprises qui souhaitent se développer et pour cela il nous faut non seulement le réseau mais aussi ces fameux hubs et ils se trouvent majoritairement en Afrique de l’Est. Le Kenya bien sur avec I-Hub mais aussi la Tanzanie, l’Ethiopie et en Afrique centrale le Rwanda qui fait figure de modèle.

Nous signons actuellement des contrats de partenariat avec les meilleures plateformes existantes. Ce sera le meilleurs relais.
Néanmoins nous ne souhaitons en aucun cas cliver des régions d’Afrique, c’est pour cela que nous les avons rassemblées lors de la conférence.
Nous souhaitons montrer une Afrique innovante unie (Afrique anglophone et francophone innovantes) avec des parcours exceptionnels et inspirants. Une Afrique qui n’a pas besoin d’aide et qui ne souhaite qu’une chose faire du business.
L’objectif c’est aussi de faire plus que des rencontres, mais des rendez-vous incontournables d’échanges avec des actions qui suivent avec des faits, des partenariats, des développements, du concret.

afrobytes-conference-ammin-haweya

La communication et les médias, cela reste un point clef du développement des projets. Nous souhaitons devenir le porte voix de cette tech africaine performante, en avance qur certains usages. Nous souhaitons être cette antenne qui diffuse aussi l’information, avec une haute qualité, de ce qui se fait de mieux sur le continent africain, ces milliers de projets innovants dont on parle si peu.

Du collaboratif, du participatif avec les trois mots clefs indispensables : partenariats, finance et médias, Haweya Mohamed

Thierry Barbaut, Info Afrique : Haweya, c’est un magnifique projet mais un énorme challenge ?

Haweya Mohamed : un défi mais tellement passionnant, et ce que nous avons vu lors de la conférence nous a justement conforté dans notre choix : mobile money, digital, applications incroyables, télévision et diffusion avec énergie solaire…
Une Afrique nouvelle qui impressionne par son innovation, et c’est justement cela qui attire les investisseurs. Avec bien sur en ligne de mire les centaines de millions de consommateurs qui représentent aujourd’hui géographiquement le plus grand marché émergent mondial !

En terme de communication c’est aussi un pouvoir que nous avons de filmer ici ces africains innovants qui réussissent et passent sur des chaines qui sont aussi diffusés localement en Afrique, finalement c’est dans les 54 pays que sont aussi valorisés ces initiatives et cela provoque un effet levier. En résumé médiatiser ces projets lors de notre conférence à permis une visibilité mondiale à ces projets, ces personnes ces entreprises, c’est un succès pour tous. C’est aussi ce que nous prônons, du collaboratif, du participatif avec les trois mots clefs indispensables : partenariats, finance et médias !

Nous sommes persuadés que la dynamique est lancée et que c’est maintenant que cela se joue. Les entreprises le comprennent, les acteurs aussi et nous sommes la pour lier les compétences et promouvoir ces projets.
Nous pensons aussi que c’est l’Europe qui a besoin de l’Afrique et que cela va s’amplifier.

L’Afrique est le « mobile first » continent

Thierry Barbaut, Info Afrique : j’imagine que vous pensez à l’innovation inversée

Haweya Mohamed : l’innovation inversée est déjà très présente. Il n’est pas possible en 2016 en France de faire ce qui est possible dans certain pays d’Afrique : payer son médecin par téléphone mobile, son électricité, consulter les cours des matières premières par sms, même le transfert d’argent par mobile en multi opérateurs d’un pays à l’autre est fréquent en Afrique et absent de nos usages courants… L’Afrique est le « mobile first » continent.

Mais attention il ne faut pas être afro optimiste béa mais nous ne tolérons pas une vision misérabiliste de l’Afrique. Nous n’occultons pas les nombreux problèmes mais ils sont répartis sur 54 pays et dans notre démarche nous souhaitons rester pragmatique, le continent est un vivier de compétences, d’innovations, de jeunes et si nous donnons accès à la technologie et que les gens disposent des moyens leur permettant d’y accéder cela fonctionne.

C’est ainsi que dans notre gestion des projets nous préférons passer 10% sur le problème et 90% sur la solution et non l’inverse comme c’est régulièrement fait.

Thierry Barbaut, Info Afrique : dans le passionnant rôle de passerelle que vous évoquez, la culture et sa diversité sur les 54 pays est primordiale, nous le voyons avec Jumia qui s’en imprègne avant de déployer ses solutions de e-business a l’inverse de Cdisount sont concurrent qui d’ailleurs ferme ses sites ! comment intégrer cette culture ?

Haweya Mohamed : la culture est prépondérante et systématique dans tous les projets.
C’est un travail fondamental que nous prenons très au sérieux. Dans notre rôle de passerelle c’est justement un axe majeur que de mettre aussi en relation les différentes cultures, elles sont locales, régionales mais aussi nationales, et Afrobytes s’engage profondément dans cette réflexion. Qui comprend et adopte les cultures réussit, comme par exemple Jumia qui comme vous l’évoquez à immédiatement pris en compte les spécificités culturelles des pays ou ils s’implantent.

Haweya Mohamed échange dans un hub de la tech Africaine
Haweya Mohamed échange dans un hub de la tech Africaine

Concrètement nous nous adressons aussi aux entreprises européennes et donc françaises qui aujourd’hui perdent ou ont perdu des parts de marchés. Ces entreprises n’ont parfois pas vu cette Afrique se transformer, cette culture aussi qui évolue et qui apporte et enrichie l’expérience de l’utilisateur. C’est une stratégie indispensable pour réussir en Afrique, notre rôle de passerelle prend ici logiquement toute sa dimension stratégique.

C’est aussi dans ce cadre et sur les thématiques culturelles que nous proposons par exemple de la pédagogie aux entreprises, les entreprises sont demandeuses de cette expertise et nous l’apportons au final assez simplement mais avec modernisme.

Thierry Barbaut, Info Afrique : attention, nous savons tous que les bons projets sont issus des besoins locaux qui justement sont exprimés localement, vous l’interprétez comment ?

Haweya Mohamed : c’est primordial, Afrobytes n’aura pas vocation à imaginer une application dans un pays d’Afrique et à la développer mais à apporter notre savoir faire au hub qui recevra la demande et sera capable de la formaliser. La nous apportons notre savoir faire et notre rôle de passerelle.

Thierry Barbaut, Info Afrique : revenons à l’ADN d’Afrobytes, la diaspora sera omniprésente dans votre stratégie ?

Ammin Youssouf : effectivement, nous étions présent lors de la présentation d’une grande organisation qui envoie des milliards d’euros en Afrique pour des projets et nous étions stupéfaits de voir que la diaspora n’était absolument pas prise en compte !
Au delà des chiffres c’est effectivement cette cible qui nous intéresse la diaspora va jouer un rôle important dans la révolution économique et technologique qui se joue en Afrique et nous allons la aussi être la passerelle de référence.

Thierry Barbaut, Info Afrique : alors aujourd’hui quels projets sont en cours ?

Ammin Youssouf : nous travaillons déjà sur deux thématiques avec l’immobilier et le tourisme, nous sommes ravis de ces projets qui prennent déjà une ampleur importante, nous communiquerons bientôt en détail dessus avec justement le volet communication.

Thierry Barbaut, Info Afrique : et en terme d’événements, vous allez rester sur le format actuel ?

Haweya Mohamed : nous allons rester sur le format d’une conférence importante par an mais avec quelques forums ou worshops plus petits et répartis tout au long de l’année. Il nous faut fédérer cette communauté et devenir l’événement incontournable de la tech africaine en Europe et plus particulièrement à Paris. C’est un challenge que nous ambitionnons de réussir et avec le succès que nous avons rencontré, on se dit que l’appétit est présent et que ce sujet devrait fédérer de plus en plus en de personnes.
Nos partenaires semblent ravis d’avoir participé à Afrobytes, nous allons également devoir étoffer l’équipe interne pour mener à bien notre stratégie et notre développement tout en gardant la philosophie suivante : Développement inclusif des projets en privilégiant la qualité à la quantité.

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Thierry Barbaut

CoinAfrique réussit une levée fonds de 150 000 dollars

CoinAfrique l'application de petites annonces en Afrique
CoinAfrique l'application de petites annonces en Afrique

Lancée à la mi-2015 par de jeunes talents africains, l’application CoinAfrique qui se décrit comme “ Le bon coin mobile africain” est en train de connaître un franc succès à travers tout le continent. En effet, elle vient de lever 80 millions de FCFA auprès d’un groupe d’investisseurs privés, composé d’entrepreneurs.

Téléchargée déjà plus de 135.000 fois ces derniers mois, l’application permet de publier gratuitement des petites annonces et  des appels d’offres dans toute l’Afrique francophone, avec un module de géo-localisation qui permet de repérer les bonnes affaires autour de soi.

CoinAfrique l'application de petites annonces en Afrique
CoinAfrique l’application de petites annonces en Afrique

Application déjà numéro 1 au Bénin, l’équipe CoinAfrique s’est fixée comme prochain objectif de conquérir les principaux marchés du Sénégal et de la Côte d’ivoire, sans oublier les marchés à énormes potentiels que sont la Guinée, le Mali, du Niger, le Burkina, le Cameroun les autres pays de la zone CFA où l’application est déjà beaucoup utilisée.

“C’est un projet d’entrepreneurs africains. Nous voulons créer le premier service de petites annonces à l’échelle pan-africaine sur mobile, un service conçu par des africains pour des africains “ s’enthousiasme Jimmy Kumako, Directeur Général de CoinAfrique et ex-Google.

Pour cela, elle prévoit l’ouverture prochaine de bureaux à Dakar, une grosse mise à jour de l’application et le lancement de la version iOS durant l’été.

“Etre accompagné par des investisseurs européens, eux même entrepreneurs est un énorme atout pour aller plus vite et devenir le leader de cette zone. Cela nécessite de trouver les meilleurs talents africains et de nous mettre aux standards internationaux si nous voulons devenir le numéro 1 “ ajoute Martial Konvi, Head of Product de CoinAfrique

Développée par la talenteuse équipe de la Dev’engine, menée par Jimmy Kumako, et Martial Konvi, l’équipe a été rejointe par Lamine Niang, un ancien de Jumia Sénégal, pour s’occuper du Marketing et compléter une équipe “africainement” diversifiée qui va continuer de s’agrandir.

Libérer les prix pour libérer les patients

Depuis la chute de Blaise Compaoré en 2014, une fièvre culturelle s’est emparée du Burkina Faso

Partout, on ne parle que de la mode patriotique consistant à privilégier la nourriture, les vêtements, la musique locale, et bien d’autres produits locaux. Déclenché et appuyé par les nouvelles autorités, cet élan patriotique n’épargne aucune sphère et aucun secteur. Il irradie tout le pays si bien que le citoyen burkinabè qui ne s’inscrit pas dans cette tendance est parfois vu d’un mauvais œil.Une situation qui amène à s’interroger sur le bien-fondé de ce phénomène.

La récente décision du conseil des ministres remet au goût du jour le port du pagne traditionnel « faso danfani » (qui signifie en dioula « pagne tissé de la patrie »), en invitant les femmes à l’honorer pendant la journée internationale de la femme. Depuis, les plus hauts dirigeants l’arborent ostensiblement et incitent la population à leur emboîter le pas. Le phénomène va même dépasser le cadre de la mode vestimentaire pour toucher d’autres secteurs.  Aujourd’hui au Burkina, il faut que les citoyens montrent leur fierté d’être burkinabè en consommant les produits locaux. Ce n’est pas un désavantage si on considère que la culture est essentielle dans la vie d’un pays.

 

Cependant, si la volonté de mettre en avant la culture Burkinabè semble légitime, il n’en demeure pas moins qu’elle ne doit pas être décrétée. Démarche qu’adoptent pourtant les autorités burkinabè au mépris de la liberté de choix. La consommation locale serait-elle la seule expression de la nationalité ?

En clair, il faut suivre la tendance pour ne pas être considéré comme cosmopolite. Cette pression subie par la population constitue visiblement une violation de la liberté individuelle. Or, la violation d’une telle liberté non seulement remettra en cause l’efficacité de ces campagnes de patriotisme culturel, mais débouche sur des comportements de résistance et de contournement. Il faut garder à l’esprit que, en son temps, Thomas Sankara avait déjà imposé par décret le port du « faso dan fani » et des tenues en étoffe aux fonctionnaires. Le résultat, on le connaît : ledit pagne a été surnommé « Sankara arrive » et était rangé aux tiroirs pour être hâtivement porté lors de visite inopinée des autorités.

Ainsi, cette approche s’est révélée inefficace et inadaptée. Prenons l’hypothèse que les produits burkinabè ne remplissent pas les exigences des citoyens (qualité et/ou prix), les populations auront donc plus d’intérêts à consommer des produits non locaux. Et si l’Etat fait l’erreur d’imposer des quotas de produits culturels, comme le préconisent les jusqu’au-boutistes de la mode made in Faso, cette désaffection n’en sera que renforcée. Ces quotas s’apparenteront  à des rentes et installeront les producteurs locaux dans une certaine facilité. Par conséquent, ces derniers ne seront pas incités à améliorer leurs produits et entrainant ainsi un cercle vicieux : les produits culturels locaux ne sont pas à la hauteur et sont imposés aux consommateurs, ce qui n’incite pas les producteurs locaux à innover, la qualité des produits locaux ne s’améliorera donc pas et les consommateurs s’en détourneront davantage.

Au demeurant, les dirigeants doivent faire attention à la voie que peut prendre une telle propagande. Si cette mode patriotique prend de fortes proportions, elle risque d’occasionner des situations non souhaitables tel le boycott de tout ce qui vient de l’extérieur ou encore le repli du pays sur lui-même. Pour preuve, cette mode a provoqué une frénésie chez certains, les transformant en radicaux. C’est le cas par exemple de Pascal Tapsoba, porte-parole des femmes tisseuses béog-neeré qui se plaint que la teinture utilisée pour le faso dan fani ne provient pas du Burkina, mais du Mali. « Est-ce ce que le père de la Révolution, paix à son âme, Thomas Sankara faisait ? Non ! C’était : produisons burkinabè et consommons burkinabè », souligne ce dernier.

Quant au journal en ligne, « Les échos du Faso », ulcéré par l’omniprésence de la musique ivoirienne dans les maquis et dancing de Bobo-Dioulasso en pleine semaine nationale de la culture, il martèle : « Il faut une dictature culturelle pour imposer la promotion des rythmes burkinabè ». Tout ceci montre que la pente est glissante et qu’il est nécessaire de modérer le discours pour ne pas tomber dans le chauvinisme du protectionnisme.

Enfin, le gouvernement burkinabè ne doit pas oublier qu’une culture locale ne s’épanouie qu’au contact des autres cultures : c’est l’échange qui permet à chaque culture de se développer. Au contraire, le repli identitaire ne favorise que le déclin. Dans un monde globalisé, les individus n’ont pas qu’un seul cercle d’identité, mais plusieurs qui interagissent en fonction de leurs contacts et de leurs échanges. D’où la nécessité pour le gouvernement d’adopter une meilleure démarche, respectant la liberté de choix des citoyens, qu’il s’agisse des produits à consommer ou de l’identité à construire, le tout dans une société ouverte sur les autres.

Zakri Blé Eddie, Etudiant en droit, Abidjan-Cocody

Télécoms et développement

Le nombre d’utilisateurs présents sur le marché africain de la téléphonie mobile a doublé en 5 ans, passant de 30% en 2011 à 65% en 2016

Ce boom semble en étonner certains.
Et pourtant, la communication a toujours été au cœur de notre culture africaine.  Comme il est écrit dans la Déclaration de Yaoundé de juillet 1980 sur la politique de communication africaine : « les formes de communication traditionnelles et interpersonnelles ont toujours été de puissants instruments de transmission du savoir et des valeurs de nos sociétés ».
A l’ère du digital, la téléphonie mobile réinvente les modes de communication des populations africaines et se veut vecteur de développement pour le continent.

L’Afrique se réinvente

Etrangement, la période de croissance du marché de la téléphonie mobile en Afrique coïncide également avec l’arrivée d’applications VOIP, bas débit et simple d’utilisation, comme BBM, Viber, WhatsApp… Pas si étrange que ça !

Avec ces applications qui permettent de communiquer de façon instantanée par le biais d’internet, plus besoin de dépenser dans des recharges téléphoniques allant de 500 FCFA à 10 000 FCFA pour passer des appels nationaux et internationaux.

jeune africain avec un téléphone mobile en Guinée Conakry près de Dalaba
jeune africain avec un téléphone mobile en Guinée Conakry près de Dalaba

Prenons l’exemple de l’application WhatsApp qui, depuis son rachat par Facebook en début d’année 2015, compte désormais plus de 800 millions d’utilisateurs actifs dans le monde. Une enquête réalisée par Kouaba Agency (agence digitale camerounaise) montre que 73% des jeunes africains préfèrent WhatsApp aux SMS et 52% préfèrent l’application aux appels traditionnels.

Pour les plus pessimistes d’entre nous, ces services de téléphonie sont une menace pour les opérateurs de télécommunications tandis que pour d’autres, elles offrent de nouveaux axes de développement en Afrique : l’Internet mobile haut débit ou la téléphonie en milieu rural.

 

Développement des réseaux de télécommunications

Pour les « non-initiés », pas simple de visualiser télécommunications et développement du continent. Et pourtant ! Les télécoms peuvent se révéler créateurs d’emplois et de richesse dans différents secteurs d’activité. Par exemple, au Kenya, l’application M-Farm lancée en 2015, permet de connecter des agriculteurs entre eux afin de leur permettre d’échanger des informations sur les prix fixés par le marché et les produits « phares » et de vendre leur récolte, le tout grâce aux SMS.

L’Afrique est connue pour la richesse de ses sols qui mal exploitée jusqu’à présent, ne permet pas de garantir un emploi durable et un niveau de vie décent aux populations rurales, qui préfèrent alors partir en « quête de l’Eldorado » dans les grandes villes.

Hormis l’agriculture, les télécoms peuvent intervenir dans d’autres secteurs clés comme celui de l’énergie, des transports, de la domotique et contribuer au développement économique et social du continent. Mais cet objectif ne peut être atteint sans le renforcement des réseaux de télécommunications.

La dangereuse volatilité de la croissance au Maroc

Après les 4,7% de l’année dernière, la croissance économique du Maroc en 2016 devrait connaître son plus faible niveau depuis la fin des années 90

Et pour cause, le PIB ralentit sa progression. Selon les estimations du HCP, après avoir augmenté de 1,7% au premier trimestre, il n’a progressé que de +1,4 % au deuxième, et il est prévu qu’il n’avancerait que de +1,2 % au troisième. Ce constat confirme la fameuse dépendance de la croissance marocaine au secteur agricole. Une dépendance servant d’alibi pour ne pas entreprendre les réformes qui s’imposent dans ce pays.

potentiel-agriculture-afrique

D’abord, sur le plan politique, cette dépendance est exploitée par les différents gouvernements qui se sont succédés. Quand ça va mal, les politiques se dédouanent de leur responsabilité, puisque c’est la faute à la pluie. Quand ça va bien, ils se mettent en avant pour  s’approprier tous les mérites. A titre d’exemple,quand en 2009, juste après la crise financière mondiale, le Maroc a enregistré une croissance de 4,2%, le gouvernement Abass El Fassi s’en est gargarisé. Or, tout le mérite revenait uniquement à une campagne agricole record qui a permis une croissance de 30% du PIB agricole, puisque  le PIB non agricole n’a progressé lui que de 0,8%. De même, il ne sera pas étonnant d’entendre le gouvernement Ben kirane se victimiser et mettre tout sur le compte du repli des activités agricoles puisque la croissance prévue pour cette année ne devrait pas dépasser 1,5%.

Sur le plan économique, on parle tellement de la dépendance de la croissance à l’agriculture au point quel’on va finir par faire croire aux Marocains que c’est uniquement de la volonté divine et que l’agriculture est le problème en soi. Or, on oublie, par abus de langage, de préciser que c’est la non adéquation du modèle agricole au Maroc qui pose problème. En effet, quand vous savez que 85% des terres sont consacrées à la production céréalière très consommatrice d’eau, mais que 15% seulement sont irriguées, la dépendance de la production agricole à la pluviométrie devient inéluctable. Quant à l’agriculture irriguée (arboriculture fruitière, culture industrielle et fourragère, etc.), elle affiche une bonne performance.

La croissance est donc instable et tirée vers le bas en raison de la domination d’une production des céréales volatile et l’insuffisance de l’irrigation en dépit de la politique des barrages. Autrement dit, le problème réside dans le déséquilibre de la structure de la valeur ajoutée agricole, puisque l’agriculture céréalière représente près de 64% de la surface agricole utile (SAU) alors qu’elle ne contribue au PIB agricole que pour 19%, tandis que les cultures maraichères, par exemple, contribuent à hauteur de 13% en n’occupant que 3% de la SAU. Si pour le moment, les gouvernements ne peuvent pas trop contrôler la pluie, ils peuvent changer de modèle agricole et inciter à la restructuration des filières agricoles.

Cela étant, si cette volatilité de la production céréalière est transmise au reste de l’économie, c’est parceque l’agriculture assure près de l’emploi d’un actif sur deux. Et si l’on sait aussi que près de 18 millions demarocains sont établis dans les zones rurales, on mesure l’impact que pourrait avoir le volume d’unerécolte. En effet, sans une bonne récolte agricole, pas assez de revenus à distribuer, et sans pouvoird’achat pas de consommation. Or, la consommation des ménages est le principal moteur de la croissanceavec 60% du PIB. Ainsi, une faible récolte agricole est synonyme d’une faible consommation et donc in fined’un recul ou du moins d’un ralentissement de la croissance. D’ailleurs, à propos de la consommation des ménages, le HCP table cette année sur une progression de 2,9% seulement, soit le plus faible taux de ces 8 dernières années.

Mais, au-delà de la dépendance à l’agriculture, plus inquiétant est son faible effet d’entrainement sur les activités non-agricoles. Entre 2000 et 2001, le PIB non agricole est resté figé à 3,6%, alors que la croissance du PIB global avait grimpé de 1% à 6,3 %. De même, entre 2012 et 2013, la croissance est passée de 2,7% à 4,7%, mais le PIB non agricole a baissé en passant de 4,3% à 2%. Ce déphasage entre le secteur agricole et le reste de l’économie explique le faible effet d’entrainement qui est estimé par le HCP à seulement 0,1.

C’est clairement le symptôme d’une économie faiblement intégrée, c’est-à-dire une économie où d’une part, le secteur agricole fournit peu les autres secteurs, et d’autre part, qu’il s’approvisionne peu les autres secteurs. A titre d’exemple, l’intégration de l’agriculture et de l’agro-industrie est faible puisque les agro-industries ne représentent que 5% du PIB contre plus de 15 % dans les pays plus avancés. Ainsi, même si la campagne agricole est bonne, l’effet d’entrainement sera faible et limité au sein de la même branche, car le secteur agricole est peu connecté aux autres secteurs qui profitent peu de la dynamique agricole. La croissance n’en sera que moins inclusive puisque près de la moitié de la population marocaine ne se trouvera pas là où l’essentiel de la richesse est crée.

Alors au delà du Plan Maroc Vert, dont les effets doivent être évalués, il va falloir remodeler la chaine de valeur agricole, en oeuvrant surtout à l’intégration sectorielle de l’économie marocaine, pour que la volatilité et la faiblesse de la croissance marocaine cessent d’être une fatalité. Mais pour ce faire, nos gouvernements devront cesser de se cacher derrière la volonté divine et faire enfin preuve de volonté politique.

Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane (Maroc)

Nouvelles perspectives entre Israël et l’Afrique

C’est une visite historique, le premier ministre Israëlien Benyamin Netanyahou est en Afrique

Le Rwanda, l’Ethiopie, l’Ouganda sont au programme même si Benyamin Netanyahou rencontrera d’autres présidents Africains comme le sud-soudanais, Salva Kiir, le tanzanien, John Magufuli, ils se joindront à leurs homologue rwandais, kényan, éthiopien et ougandais.

kenya-benyamin-netanyahou-partenaire-afrique

Une enveloppe de 13 millions symboliques sont affectés à une première nouvelle coopération. L’objectif est de se placer sur les partenariats économiques stratégiques afin de stabiliser la sécurité des pays africains en forte croissance et de développer des partenariats industriels dans les économies les plus porteuses.

Des partenariats stratégiques entre l’Afrique et Israël

Les domaines dans lequel l’Afrique et Israël devraient coopérer sont bien sur la sécurité avec des marchés d’armement mais aussi sur les nouvelles technologies, les énergies renouvelables et bien sur l’aéronautique avec Ethipian Airlines qui s’impose comme LA compagnie Africaine avec une flotte d’appareils de plus en plus impressionnante.

Israël va apporter de l’assistance à maitrise d’ouvrage dans les hautes technologies avec l’objectif d’assister les pays d’Afrique de l’est dans la sécurisation et donc la lutte contre le terrorisme, un objectif business, sécuritaire et politique qui valorisera la reconaissance internationale d’Israël dans le monde, indique Thierry Barbaut du cabinet de conseil Stratégie Afrique

Une histoire avec des points communs tragiques

Le Rwanda bien sur marqué par les 700 000 morts du génocide de 1994, un pays victime d’un génocide qui soutient Israël touché aussi par l’histoire.
L’histoire en toile de fond également avec l’Ouganda. Une visite le 4 juillet 2016 en rappel au 4 juillet 1976 pour la libération des passagers d’un vol Tel-Aviv/Paris qui avait été détourné à Entebbe (35 km de Kampala) par des membres du Front populaire de libération de la Palestine. Cette opération avait été marquée par la mort du colonel Jonathan Netanyahou, frère aîné de Benyamin Netanyahou.

Thierry Barbaut évoque les partenariats entre Israël et l’Afrique

 

Brexit : L’Afrique concernée ?

Le Brexit est donc décidé : lors du référendum du 23 juin, les britanniques ont tourné le dos à l’Union Européenne

Trop de bureaucratie, trop de réglementations contraignantes, la peur de perdre leur souveraineté mais aussi la peur des flux migratoires : la majoritétranché à 52%.

Les Africains doivent-ils se préoccuper de cet événement majeur de la politique européenne ?

Le Brexit aura bien évidemment des conséquences en dehors duRoyaume-Uni et de l’Europe. L’Afrique est aussi concernée. Même s’il est à ce jour difficile de prétendreprévoir « ce qu’il va se passer » précisément, quelques possibilités se dessinent.

Une possible récession ?

Il y a d’abord l’impact de l’évolution du PIB britannique. La possible disparition des accords de libre échange avec l’UE pourrait faire chuter l’activité. Avec la peur et l’incertitude liées au Brexit (notamment quant à l’accès au marché européen), nombre d’investisseurs, d’entrepreneurs et de travailleurs pourraient se retirer du Royaume-Uni. Tout cela se traduirait par une baisse du PIB de ce grand marché, aux multiples conséquences pour l’Afrique. Les Britanniques (deuxièmes plus gros investisseurs européens sur le continent après les Français) pourraient alors réduire leurs investissements dans des pays africains. Les consommateurs britanniques  quant à eux achèteraient moins aux exportateurs africains. L’exemple des producteurs de roses kenyans très préoccupés est, à juste titre, très souvent mentionné dans les médias.

 

Le déclin de la place londonienne serait une mauvaise nouvelle pour de nombreuses sociétés africaines,notamment sud-africaines qui sont cotées en double en Afrique du Sud et à Londres.

L’incertitude liée au Brexit pourrait affecter la planète entière, entrainant une récession globale. Ce quiserait évidemment une nouvelle encore plus mauvaise pour les Africains. Notamment en matière depétrole : la volatilité des marchés financiers combinée au maintien de l’excédent de l’offre de brut par rapport à la léthargie de la demande mondiale, pourrait consolider davantage le trend baissier des coursde pétrole. Les producteurs africains qui se débattent dans la crise, comme le Nigéria, l’Algérie, pourraienten pâtir.

Mais y aura-t-il vraiment une récession ? L’incertitude est une chose, mais le Royaume-Uni est tout demême la cinquième puissance mondiale. L’UE n’a pas intérêt à une attitude protectionniste à l’égard de son ancien membre. Les investisseurs devraient parier sur une attitude raisonnable. D’ailleurs, enquelques jours la bourse de Londres a effacé les pertes subie post-Brexit.

L’incertitude autour des relations commerciales.

Bien sûr on ne peut balayer d’un revers de la main l’incertitude liée aux accords de libre-échange signés par l’UE avec le reste du monde, et donc applicables au Royaume-Uni tant qu’il faisait partie de l’Union :ce dernier va-t-il renégocier plus d’une centaine d’accords commerciaux ? La tâche serait pharaonique.Sera-t-il possible de transformer les accords de l’UE, ce qui simplifierait grandement les choses ? Rien n’est certain. Si ce n’est pas le cas, cela signifierait des années de négociations commerciales et leur cortège de gaspillage de ressources. Des pays comme le Nigéria, l’Afrique du Sud, le Kenya, le Ghana, le Botswana, l’Angola ou le Sénégal, premiers partenaires commerciaux africains des britanniques seraient touchés. Parions ici encore sur le pragmatisme et la raison.

Les 18 pays africains du Commonwealth auront sans nul doute une relation privilégiée avec le Royaume-Uni, relation qui pourra même s’intensifier en dehors des contraintes européennes. Pour autant, le temps de l’Empire est bien mort, et beaucoup en Afrique pourraient résister à ce qui pourrait être perçu comme un effort de néo-colonialisme à un moment l’Afrique cherche au contraire son unité.

Cependant, il y a plus ennuyeux. Au sein de l’UE, le Royaume-Uni était la voix du libre-échange, de l’anti-protectionnisme et donc favorable aux intérêts commerciaux africains. Les britanniques étaient trèscritiques des subventions de la Politique Agricole Commune (PAC) et de ses effets désastreux sur leséconomies très agricoles de l’Afrique. Sans le Royaume-Uni, il y a de fortes chances que la France,traditionnellement protectionniste, en faveur de la PAC et des subventions à ses agriculteurs, donnedésormais le La européen. Ce serait une mauvaise nouvelle pour les paysans africains dans leur relationavec l’Europe, même si, d’un autre côté, les britanniques seraient théoriquement plus ouverts. Certainspays africains pourraient d’ailleurs voir une opportunité de justifier d’une renégociation des APE.

L’aide et l’assistance

Si le PIB britannique souffrait, l’aide extérieure (0,7% du PIB britannique) déclinerait mécaniquement. Dans tous les cas l’aide britannique ne passera plus par les canaux de Bruxelles (sa contribution se monte à près de 15 % du fonds européen de développement). Londres redirigera son aide vers la coopération bilatérale, les pays africains membres du Commonwealth seront sans doute les premiers bénéficiaires. James Duddridge, sous-secrétaire britannique des affaires extérieures et partisan du « Leave », est de l’avis que cela sera une bonne chose, permettant à l’aide britannique d’être plus rapide et effective.L’avenir le dira.

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Mais ici aussi les priorités qu’impulsait la présence britannique dans l’UE, vont sans doute changer, la France tentant de tirer la couverture européenne de l’aide vers ses intérêts en Afrique. De même, enmatière d’assistance. Le Royaume-Uni s’était par exemple opposé à la baisse du budget européen envoyéà l’AMISOM (mission de l’Union Africaine en Somalie) en février dernier, la France ayant d’autres priorités(comme le Mali). Le Brexit va donc sans nul doute changer la donne de la politique européenne enAfrique. Pour autant une coordination n’est-elle pas envisageable entre l’UE et le Royaume-Uni (commec’est le cas avec les USA), chacun se spécialisant sur telle ou telle mission en Afrique?

Bref, tout dépendra comment la sortie du Royaume-Uni sera négociée et si le pays reste arrimé au marchéeuropéen. Le Brexit pourrait donc ne pas être si catastrophique, même si l’équilibre européen devait se modifier avec plus de poids pour la France. Et peut-être d’ailleurs le Brexit ne sera-t-il pas ? Même les plusfervents partisans du « Leave » appellent désormais au calme et au pragmatisme… Une tempête dans unetasse de thé ?

Enfin, notons tout de même une idée majeure dans tous les commentaires : le déclin des relationscommerciales, la montée du protectionnisme européen, tout cela serait une mauvaise nouvelle pourl’Afrique. Effectivement. Mais, de ce point de vue, plutôt que d’attendre que le libre échange vienne del’extérieur, il faut accélérer les processus d’abaissement des barrières entre pays africains, et s’ouvrirdavantage afin de diversifier les partenaires étrangers, et renforcer ainsi la résilience des économiesafricaines. Dans tous les cas, cela passe par l’assainissement du climat des affaires.

Emmanuel Martin, économiste

Repenser l’école de demain : l’Afrique comme hypothèse

Co-écrit avec Stéphan-Eloïse Gras, CEO et cofondatrice, et toute l’équipe d’Africa 4 Tech

Avec 200 millions d’habitants âgés de 15 à 24 ans, l’Afrique est aujourd’hui le continent le plus jeune de la planète. Ces jeunes africains seront les futurs leaders et la force motrice du développement économique, social et culturel du continent. Un système éducatif performant et accessible à tous est donc essentiel pour permettre à la jeunesse africaine d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour faire face aux défis de demain.

Des avancées notables…

Depuis plusieurs années les gouvernements et les grandes institutions de la planète essayent de mettre en place un système éducatif correspondant aux challenges du continent africain. Des efforts considérables ont été entrepris pour rattraper le retard accumulé dans ce secteur crucial, en permettant d’améliorer de façon spectaculaire l’accès à l’éducation de base. Ainsi, à titre d’exemple, depuis les années 2000, quinze pays d’Afrique Sub-saharienne ont choisi d’abolir les frais de scolarité dans les écoles primaires, ce qui a consenti à faire progresser le taux de scolarisation de 58% à 76% [1].

… mais des limites persistantes

Toutefois, des inégalités fortes persistent d’un État à l’autre, entre filles et garçons, entre zones urbaines et rurales… Les pays africains restent confrontés à des défis de taille dans le domaine de l’éducation : le surpeuplement des classes, le manque de suivi pédagogique et la formation pédagogiques, l’accès reduit à l’enseignement secondaire et supérieur. Ainsi, moins de 9% des enfants scolarisés en moyenne accèdent à l’université!

Les approches de capacity building et les politiques publiques privilégiées jusqu’à aujourd’hui montrent leurs limites, en pleine transformation numérique du monde et en particulier en plein leapfrog africain.

 

L’innovation numérique et mobile en Afrique aide à repenser l’école de demain et la formation tout au long de la vie…

Les EDTech jouent sans conteste un rôle crucial et contribuent déjà aujourd’hui à favoriser une éducation équitable et à disposition de tous grâce au développement d’outils pratiques tels que les cours en ligne (Moocs et Spocs), les tablettes éducatives, l’assistance aux étudiants… Tant en Afrique anglophone qu’en Afrique francophone, un nombre grandissant de startups proposent des solutions innovantes, concrètes et à moindre coût, contribuant à la réinvention de l’école de demain.

Par exemple, Succès Assuré est une plateforme éducative ivoirienne gratuite pour les élèves du CP à la classe de Terminale, qui propose du soutien scolaire via des capsules vidéos. Plus localement, la startup Marocaine My Virtual Learning Environment propose également une solution pour les écoles et universités de petite et moyenne taille réticentes à passer au e-learning, grâce à un produit à l’identité et au prix plus accessible…

L’accès au hardware bien sûr reste un enjeu de taille: outre l’initiative One Laptop Per Child, qui a permis au gouvernement de Kigali de livrer 267.000 ordinateurs portables à plus de 930 écoles rwandaises, on peut citer la tablette VMK du congolais Vérone Mankou, ou encore la tablette éducative Qelasy de l’ivoirien Thierry Ndoufou. L’émergence de produits et de services made & designed in Africa est essentiel à l’émergence d’un modèle éducatif vernaculaire contemporain, adapté aux usages et aux défis locaux…

Accompagner l’émergence d’outils et de contenus numériques vernaculaires

Les campus virtuels déferlent un peu partout sur le continent et proposent des modules de e-formation (Moocs, Spocs, M-learning) ainsi qu’un suivi pédagogique et administratif complètement dématerialisé. Au Ghana depuis 2015, grâce à un partenariat avec Microsoft, le corps enseignant et les étudiants sont équipés de tablettes et ordinateurs portables. Là aussi, tout l’enjeu réside dans l’accès à des savoirs-faire permettant de développer des infrastructures technologiques adaptées, afin d’éviter les phénomènes de tropicalisation ou, pire, de cannibalisme des marchés éducatifs locaux. L’exemple de l’outsourcing du système éducatif du Libéria à Bridge international suscite bien des interrogations à ce titre…

Améliorer la qualité de l’enseignement primaire, développer des infrastructures éducatives et pré-scolaires pour mieux mailler les territoires, faciliter l’accès aux curriculums et aux contenus pour le secondaire et le tertiaire, valoriser des formations diplômantes sur toute une vie pour structurer l’accès à l’emploi, garantir l’accès à une formation de qualité aux populations vivant dans les zones rurales, promouvoir et préserver des savoirs locaux et ancestraux…

Le numérique, utilisé à bon escient, n’est pas qu’une solution permettant de répondre aux défis auxquels font face les systèmes éducatifs africains, comme partout ailleurs dans le monde. Il doit être également un modèle pour le capacity building et l’éducation, afin de favoriser l’autonomisation via la production de contenus vernaculaires et collaboratifs, l’interdisciplinarité, l’agilité, nécessaires au monde qui vient.

Cette volonté de repenser les modèles éducatifs traditionnels depuis l’Afrique et le numérique est la raison d’être du projet Africa 4 Tech, dont l’objectif est de développer des programmes online (Moocs, Spocs, M-learning), des laboratoires et des programmes pédagogiques dédiés afin d’accompagner l’émergence d’un modèle d’innovation et de management africain, à la croisée des nouvelles techniques et des nouveaux savoirs numériques.

Stephan Eloise Gras @stephaneloise et Gilles Babinet @babgi

Pour en savoir plus sur Africa 4 Tech, le site web est ici

Suivez Africa 4 Tech sur Twitter, @Africa4Tech, Facebook et LinkedIn

La CPI lance un concours photo intitulé #JusticeMatters

#JusticeMatters
#JusticeMatters

La Cour pénale internationale (CPI) (www.ICC-CPI.int) lance une nouvelle campagne sur les médias sociaux (http://apo.af/pxq4uT) intitulée #JusticeMatters(« La justice, une affaire de tous ») du 1er au 17 juillet, Journée de la justice pénale internationale, y compris un concours photo sur Facebook (http://apo.af/pxq4uT).

Les participants sont invités à envoyer leurs photos, les partager avec leurs réseaux et encourager leurs proches à « ajouter une touche de justice à leur vision du monde ».

La campagne vise à mieux faire connaître la CPI, ses objectifs et l’importance de la justice pénale internationale à l’échelle mondiale

Des photos de la balance de la justice(http://apo.af/40bzNC) seront publiées sur la page Facebook de la CPI consacrée au 17 juillet(apo.af/pxq4uT), transformant un monument, un panorama urbain ou un paysage en symbole de justice.

Les auteurs des trois photos qui auront obtenu le plus grand nombre de « j’aime » et de partages recevront un album photo de l’exposition « Justice Matters ». La campagne vise à mieux faire connaître la CPI, ses objectifs et l’importance de la justice pénale internationale à l’échelle mondiale.

#JusticeMatters
#JusticeMatters

Le Journée de la justice pénale internationale marque l’anniversaire de l’adoption, le 17 juillet 1998, du Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, qui vise à prévenir la commission de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et du crime d’agression. Le 17 juillet unit tous ceux qui souhaitent soutenir la justice, promouvoir les droits des victimes, et aider à prévenir les crimes qui menacent la paix, la sécurité et le bien-être dans le monde.

Gabon : la phase une du projet de fibre optique CAB4 réalisé à 82%

Après le passage des câbles sous-marins ACE et du SAT-3, le Gabon poursuit ses efforts en matière d’évolution du secteur numérique grâce au projet Central African Backbone (CAB4)

Au terme d’une récente mission de contrôle, les principaux acteurs de cet ambitieux projet ont été satisfaits de l’avancée significative des travaux.

La signature du contrat de déploiement de la fibre optique entre l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et de Fréquences et la China Communication Service International en octobre 2014 s’est matérialisée par le début des travaux pour l’interconnexion de 26 villes du Gabon. Les travaux consistent essentiellement en la pose de la fibre optique, la construction de centres techniques, l’interconnexion avec le Congo, le Cameroun et la Guinée-Equatoriale.

La dotation des infrastructures numériques est en cours de finalisation. La phase Une doit permettre de déployer 1100 km de fibre optique pour une durée de travaux de 18 mois. Le Congo déploiera pour sa part environ 540 km de fibre optique.

CAB4-Gabon-Fibre-Optique

 

De nombreux centres techniques sont finalisés (douze sur dix huit prévus), comme ceux d’Owendo,  Nkok, Ntoum, Ndjolé, Booué, Lastourville, Koulamoutou, Moanda, Bakoumba, Bongoville, Lékoni et de Franceville; six centres techniques sous-forme de shelter ont été livrés à Oyane, Ayem, Lopé, Mouyabi, Milolé et Lifouta; 82 % de tubes PEHD ont déjà été posé, soit 900 km sur 1100 km. Il ne manque plus que quelques semaines d’efforts pour atteindre Mbinda, le point d’interconnexion avec le Congo.

Au terme d’une récente mission de contrôle, malgré un léger retard de trois mois sur le calendrier initial et quelques difficultés logistiques liées à l’isolement du chemin de fer et au relief particulièrement accidenté dans certaines zones, les principaux acteurs de cet ambitieux projet ont été satisfaits de l’avancée significative des travaux. L’équipe projet est constituée du Ministère de l’Economie Numérique et de la Poste, de l’ANINF, de la Commission Nationale des TIPPEE, de la SPIN et du délégataire AXIONE.

La logistique du projet est la cheville ouvrière de la réussite de ce dernier : 90% des travaux se déroulent en pleine forêt équatoriale, le long du chemin, sans aucun accès routier.

« La SETRAG étant l’unique exploitant du chemin de fer qui n’a qu’une seule voie, il faut s’accommoder d’éviter de monopoliser trop longtemps la voie ferrée », confie un membre du projet. Au terme de ce projet, la SETRAG va pouvoir multiplier par trois le volume de son trafic, qui fera circuler plusieurs trains en même temps ! Une aubaine pour la COMILOG qui pourrait ainsi augmenter considérablement son volume de minerais à exporter.

La livraison des travaux de la phase une est prévue pour le troisième trimestre 2016. L’avancée des travaux relatifs au CAB4 prouvent bien que le Gabon s’attèle à surmonter tout ce qui pourrait empêcher le développement de son secteur du numérique. Cette ambition permettra non seulement de passer aisément à la réalisation des autres phases du projet CAB4, mais en plus de présenter le pays comme une référence du numérique en Afrique centrale. La 4G des opérateurs mobiles pourrait ainsi être présente sur la quasi-totalité du territoire national d’ici la fin de l’année !

D’après les responsables du projet, la phase Une du CAB4, financé par la Banque mondiale pour un montant de 33 millions de dollars, est l’un des plus rentable de la sous-région. En effet, soutiennent-ils, la sélection a été faite par un appel d’offres international, en présence de la Banque mondiale. Le coût de déploiement au kilomètre de la fibre optique avoisine les 12.000 dollars US pour trois fibres d’une qualité certifiée et reconnue au niveau international. Le reste des coûts est destiné à la construction des centres techniques et leur environnement (climatisation, groupes électrogènes, etc). « Un exploit lorsqu’on sait que certains pays africains déploient ces mêmes types d’infrastructures sans appel d’offres pour un coût qui avoisine souvent le triple ! », souffle une source proche du projet CAB4.

Célestin I. Ndong

« Il était une fois Barack Obama : les bases d’une nouvelle Amérique »

L’œuvre est signée par le journaliste et essayiste sénégalais, Cheikh Mbacké Sène qui en est à son deuxième ouvrage

Sène résume, pour l’histoire et à travers cet essai de 150 pages paru aux Editions du Net en France, le passage de Barack Obama à la tête de la plus grande puissance du monde.

En 2008, l’Amérique élit Barack Obama, le premier Afro-américain à présider à la destinée de la plus grande puissance du Monde. Au-delà du caractère historique de son élection, Barack Obama doit réparer les dégâts causés par huit années de règne désastreux de George W. Bush.

Tant au niveau interne qu’international, cet homme dont le charisme planétaire rappelle John Fitzgerald Kennedy, est arrivé en sauveur d’une Amérique engluée dans l’une des plus grandes dépressions économiques de son histoire et de plus en plus abominée pour sa politique impérialiste destructrice. Jamais dans l’histoire, le monde  n’a tant attendu  d’un seul homme.

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« Homme issu de la minorité, Barack Obama a été élu grâce à un mouvement populaire puissant nourri par une jeunesse américaine lassée par huit années de politique impérialiste destructrice, la récession économique, le chômage, le tout à mettre sur le compte de George W. Bush », écrit Cheikh Mbacké Sène. Et de poursuivre : « L’envie de changement de l’Amérique, qui fut immense, croisa les ambitions d’un homme qui a su transcender les lignes et se projeter dans l’avenir en promettant d’apporter des réponses concrètes aux inquiétudes ».

« Face à ces défis multiples et lourds, Barack Obama a trouvé des réponses », estime l’essayiste sénégalais. « Pas toutes certes, mais des réponses et ô combien importantes. Et en termes de bilan de ses deux mandats et indépendamment de son œuvre qui est tout au plus admirable, l’élection de Barack Obama aura été en elle-même la première note positive », complète-t-il.

Barack Obama aura, en fin de compte, mené la rupture avec la « diplomatie du cow-boy »  pratiquée par G. W. Bush, « renoue le dialogue et assainit les rapports entre l’Amérique et le reste du Monde. Il  posa ainsi les bases d’une…nouvelle Amérique, celle qui réconcilie l’Amérique avec elle-même rappelant aujourd’hui plus que jamais que la race n’est pas une fatalité, mais incontestablement un espoir pour tous ceux qui luttent pour l’égalité entre les personnes de toutes races et de toutes couleurs, et celle qui respecte les autres », conclut Cheikh Mbacké Sène.

L’auteur

Cheikh Mbacke Sene

Cheikh Mbacke Sene
Cheikh Mbacke Sene

Cheikh Mbacké Sène est un journaliste et essayiste sénégalais spécialisé dans l’analyse et la révision de l’histoire et de l’actualité contemporaine.

Il est dans la vie courante, expert-Consultant en Communication d’entreprise, Communication de Crise et Intelligence économique – spécialiste Afrique. « Il était une fois Barack Obama : les bases d’une nouvelle Amérique » est son second ouvrage.

Il a déjà publié en 2014, « Lions de la Téranga : Vérités et contre vérités sur les échecs répétés (2003-2013) », un essai à travers lequel l’auteur pose un regard critique sur les faits majeurs et détails qui ont défini le football  sénégalais au cours de la décennie 2003-2013.

Contact de l’auteur : cmbacke.sene@gmail.com

Exclu Info Afrique : Cdiscount ferme le Sénégal et le Cameroun

Le groupe Casino se lançait en 2014 avec Bolloré dans le e-commerce en Afrique

Cdiscount ferme le site Sénégal et Cameroun !

Les salariés du groupe en Afrique confirme la fermeture des deux sites, la nouvelle est tombée par Skype du directeur Afrique…

L’objectif de Cdisount était-t’il trop ambitieux ?

Contrer l’incroyable succès de AIG (Africa Internet Group) plus connu sous le nom de Jumia en Afrique qui rafle avec plus de 71 entreprises le pactole du e-commerce sur le continent Africain.
Nous l’avions souvent évoqué, la stratégie gagnante de Jumia c’est de comprendre les business model locaux et de les adapter aux technologies : paiement par carte bleue mais aussi par mobile banking ou paiement à la livraison avec le clic & collect. Avec également un atout de taille qui est d’embaucher localement des experts des cultures et des modes de consommation.

Pas encore de communication officielle du groupe Casino ou de Bolloré

Signe de la fermeture imminente le site est en « maintenance »

cdiscount-senegal

 

 

Evaluation des politiques et des institutions

La dernière évaluation de la qualité des politiques et des institutions nationales réalisée par la Banque mondiale montre qu’en 2015, la moitié des pays africains affichent des performances relativement faibles dans leur environnement politique en faveur du développement et de la réduction de la pauvreté.

Selon l’Évaluation des politiques et des institutions nationales 2015 (CPIA) pour l’Afrique subsaharienne, sept pays sur trente-huit ont amélioré leur performance tandis que douze pays ont vu leur note décliner. La CPIA évalue la performance et les défis des pays pauvres afin de déterminer l’allocation de prêts à taux zéro et de dons aux pays éligibles au soutien de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale*.

Les notes de la CPIA évaluent la qualité des améliorations des politiques et des institutions en utilisant 16 indicateurs de développement couvrant quatre domaines : la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques d’inclusion sociale et d’équité, ainsi que la gestion et les institutions du secteur public. Les pays sont notés sur une échelle allant de 1 (note la plus faible) à 6 (note la plus élevée) pour chaque indicateur. La note globale de la CPIA correspond à la moyenne des quatre domaines évalués par la CPIA.

La note moyenne de la CPIA pour l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne est de 3,2 en 2015, une performance similaire à celle de l’an dernier. Cette moyenne est aujourd’hui identique à celle de tous les pays éligibles pour des crédits de l’IDA. Grâce à une série de réformes de politiques publiques, le Rwanda est de nouveau en tête du classement avec une note de 4,0, suivi du Cabo Verde, du Kenya et du Sénégal, qui affichent tous les trois une note de 3,8. Des améliorations dans plusieurs domaines ont enrayé la chute de la note du Ghana, qui passe de 3,4 en 2014 à 3,6 en 2015.

Les pays ayant réussi à mettre un terme aux violences ont enregistré des améliorations modestes. Au terme de quatre années consécutives de vastes réformes et d’une amélioration de ses performances, la performance de la Côte d’Ivoire (3,3) relative à l’utilisation équitable des ressources publiques a progressé en 2015, sans que cela se traduise par une amélioration de sa note agrégée de la CPIA. En revanche, les notes du Burundi (3,1) et de la Gambie (2,9) ont été revues à la baisse, démontrant que des conflits et une faible gouvernance peuvent freiner les progrès de développement et les avancées en matière de politiques publiques.

« Bien qu’un certain nombre de pays restent très performants, les pays africains éligibles au soutien de l’IDA accusent toujours un retard dans la qualité de leurs politiques et de leurs institutions, a déclaré Albert Zeufack, Économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. Des mesures urgentes doivent être prises pour parer aux difficultés macroéconomiques croissantes auxquelles font face les pays africains telles que les pressions à la baisse sur les soldes budgétaires et du compte courant, la baisse des réserves de change, la dépréciation des monnaies, l’inflation et un alourdissement du fardeau de la dette. »

Les pays qui ont vu leur note chuter en 2015 sont deux fois plus nombreux que ceux ayant enregistré des progrès. Cette situation résulte en grande partie de la baisse des performances en matière de gestion économique, exacerbée par une conjoncture économique mondiale difficile. Les États fragiles de l’Afrique subsaharienne restent également loin derrière les pays fragiles du reste du monde, en particulier pour la qualité de leurs institutions publiques.

L’analyse montre un ralentissement de l’amélioration de la gouvernance en 2015. Sept pays seulement – le Ghana, les Comores, le Tchad, la Guinée, Madagascar, le Rwanda et le Zimbabwe – ont renforcé leur cadre de gouvernance, contre neuf pays en 2014, tandis que six pays ont enregistré une baisse, contre quatre en 2014. La faible performance des pays africains en matière de gouvernance démontre que la capacité des institutions publiques doit être renforcée afin qu’elles rendent des comptes concernant leurs actions de développement humain, de sécurité et de justice aux citoyens.

« La fin du super cycle des matières premières a mis en lumière les vulnérabilités de la structure des économies de l’Afrique subsaharienne, explique Punam Chuhan-Pole, économiste principal de la région Afrique à la Banque mondiale et auteur de ce rapport. Toutefois, les difficultés actuelles présentent également des opportunités pour accélérer les réformes fondamentales destinées à renforcer la compétitivité et la diversification, lesquelles sont essentielles pour développer les perspectives de croissance et mettre fin à l’extrême pauvreté. »

A quand la fin des mariages d’enfants en Afrique ?

La journée de l’enfant africain, a été instituée par l’Union Africaine en souvenir du massacre de centaines d’enfants lors d’une marche pour leurs droits à Soweto dans une « Afrique du Sud apartheid » le 16 juin 1976

A cette occasion, plusieurs pays n’ont pas manqué d’organiser différentes activités pour montrer leur engagement dans la protection de l’enfance. Mais, en dépit de cet engouement pour la cause des enfants, le constat est que la situation de ceux-ci semble très préoccupante sur le continent. En témoignent les mariages d’enfants, phénomène encore observable dans nos Etats malgré une prise de conscience, notamment avec le lancement d’une campagne continentale ainsi que des plans d’actions nationaux dans un nombre restreint mais croissant de pays.

Si le mariage d’enfant est un problème d’envergure mondiale, il faut reconnaître que le continent africain a l’un des taux de mariages précoces les plus élevés au monde. Une étude réalisée en 2015 par l’UNICEF révèle par exemple qu’en Afrique centrale, 42% des filles sont mariées ou vivent maritalement avant l’âge de 18 ans. En Afrique subsaharienne, 40% de filles sont concernées alors qu’en Afrique orientale et australe le mariage d’enfants affecte 37% des femmes. Selon cette étude, si la tendance actuelle se poursuit, le nombre devrait doubler d’ici 2050. L’Afrique raflerait alors à l’Asie du sud la première place sur le triste podium des régions comptant le nombre le plus élevé de filles-épouses. Un tableau peu élogieux qui traduit toute la difficulté des Etats africains à lutter contre ce fléau. C’est que, sous-tendu par plusieurs facteurs, le mariage d’enfants est un problème complexe et multidimensionnel.

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Il faut d’abord prendre en compte les traditions et normes sociales qui malheureusement cautionnent cette pratique.  Dans de nombreux endroits en effet, le mariage des enfants est une tradition qui persiste de génération en génération et se décline sous différentes formes selon les communautés. Ainsi, dans les communautés rurales du nord-est de l’Ethiopie, on parle de telefa lorsqu’un homme kidnappe, cache et viole une fille, afin de pouvoir prétendre au mariage en tant que père de son enfant à naître. Courante au Ghana, au Bénin et au Togo, la tradition trokosi quant à elle, consiste à offrir une jeune fille vierge à un prêtre local pour obtenir le pardon divin quand un membre de la famille commet un crime. En fait, dans ces traditions, le concept de l’enfant est différent. Dès qu’il montre les premiers signes physiques de puberté, il est déjà considéré comme un adulte. En outre, diverses pratiques sociales telles la faible utilisation de la contraception qui conduit à des grossesses pendant l’adolescence, le souci de renforcer des alliances familiales ou acquérir un statut social et la mauvaise interprétation de la religion peuvent justifier le mariage précoce.

En plus de cet aspect socio-culturel, il faut également relever que la dimension économique constitue un ressort supplémentaire de cette pratique. Pour de nombreuses familles vivant dans la pauvreté, le mariage des enfants est une source de revenus et donc une stratégie de survie économique. Cette attitude témoigne de la faible valeur accordée dans la société aux filles souvent perçues soit comme un fardeau soit comme une marchandise. De plus, donner une fille en mariage est considéré comme un moyen d’assurer sa sécurité, en particulier dans les zones où les filles sont exposées au risque de violence physique ou sexuelle.

Mais, un élément non moins important est la déliquescence de la justice. En effet, dans certains pays, il n’existe pas de lois sanctionnant le mariage de mineurs. Tel est le cas par exemple de la Gambie, de la Guinée équatoriale ou encore du Gabon. Dans d’autres pays, quand bien même elles existent, ces lois ne sont pas appliquées. Dès lors, beaucoup de familles ignorent et enfreignent la loi. Dans certaines régions, cette violation est si répandue que les poursuites sont rares. Pire est la situation dans certains Etat où la loi pénale oblige le violeur à épouser sa victime souvent mineure. Tel a été longtemps le cas en Mozambique jusqu’à la modification du code pénal survenue en 2014.

Quels que soient les facteurs et les justifications invoqués, le mariage des enfants a des conséquences graves et préjudiciables pour les filles. Il compromet leur santé et leur éducation, ainsi que les possibilités de réalisation de leur potentiel. Pour chacune de ces filles, le mariage met fin à leurs rêves, leurs ambitions et parfois même leur vie. Le mariage d’enfants, disons-le, est le viol d’une joie de vivre, le viol d’une confiance, le viol d’un rêve, voire le viol de toute une vie.

Ainsi pour mettre fin à ce fléau, les Etats depuis quelques temps, élaborent des stratégies nationales ou d’autres initiatives. On peut citer, entre autres, la Zambie où une campagne nationale de trois ans a été lancée depuis 2013, ou encore l’Egypte et l’Ethiopie qui ont tous deux mis en place une stratégie nationale en 2014. Mais, bien que la volonté politique d’aborder la question du mariage des enfants semble plus présente que jamais, il est évident qu’il reste beaucoup à faire.

Les gouvernements devraient donc, en collaboration avec les organisations de la société civile, les partenaires du développement, les leaders de communautés locales, et d’autres acteurs, élaborer des plans d’action actionnant tous les leviers culturels, sociaux et économiques. Pour Girls No Brides (une coalition internationale de 500 ONG luttant contre le mariage précoce), ces plans d’actions nationaux doivent inclure l’autonomisation des filles, la mobilisation des familles et des communautés en tant qu’agents du changement, ainsi que la fourniture des services de santé, d’éducation et de justice. En outre, les Etats devraient mettre en un cadre juridique favorable, y compris une législation qui fixe à 18 ans l’âge minimum requis pour le mariage et qui supprime les lacunes juridiques telles que le consentement des parents ou le recours aux lois coutumières. Il faudrait également renforcer les systèmes de registres d’état civil qui enregistre les naissances et mariage. Enfin, la lutte ne peut réussir sans l’autonomisation économique des communautés pauvres et des femmes.

Espérons que ces actions permettront d’avancer vers un monde où le mariage d’enfants n’existe plus, et où les filles et les femmes peuvent réaliser leur plein potentiel dans toutes les sphères de leur existence.

Zakri Blé Eddie, Etudiant en droit, Abidjan-Cocody

Le MEDEF International et Up Afrique créent l’index UP40

Un nouvel indice dans l’écosystème des innovations vers l’Afrique

Le MEDEF International, 1er réseau d’entreprises françaises actives à l’international, et Up Afrique, 1er réseau de start-up françaises opérant sur le continent, s’unissent et créent l’index UP40, rassemblant 40 start-up représentatives de l’innovation française à destination des marchés africains (ville durable, e-commerce, e-santé, énergies renouvelables, financement participatif, agriculture…).

La sélection sera fondée sur des critères quantitatifs – chiffres d’affaires jusqu’à 10 M€/an dont un tiers en Afrique – et qualitatifs – rupture/originalité du modèle économique.

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Le réseau UP40 permettra une meilleure coordination des jeunes entrepreneurs français en Afrique, une collaboration plus étroite entre start-up, PME et grands groupes et un fléchage accéléré des investissements vers les projets innovants.

Des évènements ponctueront la vie du réseau dont une première rencontre consacrée au financement (MEDEF International/Paris/T4 2016) et un colloque consacré à la lutte contre le changement climatique et les solutions portées par les start-up françaises (COP22 / Marrakech / T4 2016).

Le réseau UP40 engagera également un dialogue avec les autorités. A cet égard, la création d’un fonds d’amorçage public/privé destiné à investir dans les jeunes entreprises françaises orientées vers l’Afrique et le renforcement de l’espace OHADA comme cadre d’intégration d’un espace d’affaires francophone constituent des axes de réflexion privilégiés.

Pour Frédéric Sanchez, président de MEDEF International : « L’index UP40 reflète la mission de MEDEF International : rassembler les entrepreneurs et chefs d’entreprise qui souhaitent gagner à l’international et dynamiser la France grâce à l’innovation. Les 180 actions collectives menées chaque année par MEDEF International ont toujours fait le pari de la pertinence d’un pacte entre start-up, PME et grandes entreprises, afin de proposer un visage unique du secteur privé français en Afrique comme dans le reste du monde. L’intégration de jeunes entrepreneurs est également essentielle pour pérenniser et renforcer l’offre française sur le continent. »

Pour Fabrice Le Saché, coordinateur de l’index UP40 et cofondateur d’Aera Group : « L’Afrique est une zone d’innovation et de croissance où la compétition mondiale s’exprime avec force. Cette concurrence nous contraint à une critique constructive de notre action. Notre obsession est d’améliorer la performance de nos entreprises en rendant plus lisible notre valeur ajoutée sur le continent et en intégrant les initiatives au lieu de les multiplier. L’index UP40 est un outil au service de cette volonté de redéploiement et d’intégration. Les jeunes entrepreneurs doivent contribuer, par leur mobilisation, à redéfinir la stratégie économique française sur le continent. »

Le LAB organise les Africa Rethink Awards

Un événement sur l’innovation, les énergies et le potentiel de l’Afrique en octobre à Paris avec un concours et des dotations

Selon une étude du cabinet Ernst & Young, les investisseurs déjà établis en Afrique
considèrent qu’il s’agit de la région du monde la plus attractive. 66 % d’entre eux
estiment que le climat des affaires s’est amélioré en 2015 et 81 % pensent que cela
sera encore mieux dans les trois prochaines années.

Mais l’Afrique a encore de nombreux défis à relever dans les secteurs des énergies, des
infrastructures, de l’éducation, des équipements urbains, des nouvelles technologies
de l’information, de l’agriculture, des affaires juridiques. C’est pour ces raisons que
Le LAB est né, en marge de la COP21, au coeur des préoccupations africaines. Neuf
journées de débats intenses, constructifs ont permis à plus de 3 000 participants
dont les 2/3 venus du continent africain de faire entendre leurs voix tournées vers des
solutions innovantes et performantes.

Mais au-delà de cette ambition, c’est vers les investisseurs qu’il nous faut nous tourner
et les inviter à cesser de considérer l’Afrique à travers leur propre miroir. Arrogants,
suffisants sommes-nous souvent qualifiés… forts d’une science africaine infaillible.
Cette complexité nous échappe et il est temps que de nouvelles générations, des deux
côtés de la Méditerranée, se regardent sur un pied d’égalité. Le développement, hérité
du positivisme occidental, comme l’économiste Sénégalais, Felwine Sarr, l’affirme dans
son dernier ouvrage « Afrotopia », ne peut plus constituer la principale explication d’une
génération d’investisseurs d’un autre temps !

L’Afrique est bien sûr en mouvement et n’a personne à rattraper, à condition aussi de
prendre confiance en elle, d’inviter ses enfants à être dignes de leur futur et enfin de
proposer un Bonheur National Brut africain correspondant à la vie de chacun, comme
une estime de soi retrouvée !

Le LAB apportera sans cesse son expertise, ses interrogations et ses recommandations
à cette relation exceptionnelle que nous avons à inventer entre nos peuples.

Eric Bazin, fondateur

ARA

Land of African Business organise les African Rethink Awards (ARA), lieu de rencontre privilégié entre des entrepreneurs africains et des investisseurs étrangers

Après une première édition réussie en décembre 2015, les ARA installent un nouveau rendez-vous les 22 et 23 octobre prochain

Ces trophées identifient, analysent et valorisent des start-up portées par de jeunes entrepreneurs africains ou issus de la diaspora, qui entendent répondre efficacement aux problématiques actuelles de mutation sociétale, économique, sociale et environnementale de l’Afrique.

Fort du partenariat initié avec la Mairie de Paris, et son incubateur de start-Up, Paris&Co, les African Rethink Awards dédient à l’entreprenariat africain et de la diaspora deux journées complètes, les 22 et 23 octobre 2016, 100 jeunes dirigeants sont invités à venir présenter leur concept d’entreprise et concourront pour les ARA.

 

4 catégories de Trophées pour l’édition 2016

Les ARA remetent quatre catégories de prix pour encourager les lauréats, leur offrir un soutien financier, leur apporter une visibilité internationale et favoriser des opportunités de networking.

Le Grand Prix, doté de 5 000 €

Ce prix a pour objet de récompenser l’entrepreneur(se) africain(e) ou issu(e) de la diaspora présentant le business plan le plus performant, à la fois pour répondre efficacement aux besoins de la population et pour générer des changements tangibles, positifs et concrets en Afrique. À travers ce trophée, le partenaire veut souligner l’exemplarité de l’engagement de l’entrepreneur, son esprit d’initiative et sa contribution à la promotion de l’entreprenariat en Afrique, levier incontournable du développement.

Le Prix de l’Entrepreneriat Féminin, doté de 3 000€

Ce prix récompense l’entrepreneuriat féminin africain ou issu de la diaspora, l’exemplarité de son projet et sa contribution à la transition vers un modèle économique viable et durable en Afrique. Le partenaire veut ainsi saluer et encourager le dynamisme des femmes, porteuses de start-up créatives, ambitieuses et pérennes.

Le Prix de la Diaspora doté de 3 000 €

Ce prix récompense un(e) entrepreneur(se) issu(e) de la diaspora africaine, pour son initiative exemplaires qui contribue à la transition vers un modèle économique viable et durable en Afrique. Le partenaire entend ainsi encourager les initiatives entrepreneuriales de la diaspora dans le monde et l’inciter à partager son expérience, bénéficiant aux populations africaines et au développement du continent.

Le Prix Coup de Coeur du Jury

Ce prix, décerné par la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale (SEIN), sera remis par son président Olivier Mousson, et récompensera une start-up à fort potentiel qui participe à la transition vers un modèle économique viable et durable en Afrique.

Télécharger ici le Formulaire-candidature-Afican-Rethink-Awards

Startup Lions, le livre sur les entrepreneurs et les écosystèmes numériques

Startup Lions
Startup Lions

Fondateur de StartupBRICS, le premier blog en français couvrant l’actualité Startup des pays émergents, Samir Abdelkrim annonce le lancement de Startup Lions un livre qui retrace le projet #TECHAfrique et présente les acteurs africains du numérique.

Une campagne de financement participative est actuellement en cours pour pré-acheter le livre Startup Lions et financer son édition.

Startup Lions
Startup Lions

 

#TECHAfrique, une initiative entrepreneuriale pour rencontrer et mettre en avant les acteurs de l’Afrique numérique

Au mois de mai 2014, Samir Abdelkrim partait en immersion au sein des écosystèmes digitaux de 20 pays africains pour y rencontrer les communautés startups et comprendre leurs dynamiques. Il a ainsi passé presque une année et demi – à dénicher les meilleures pépites technologiques et les talents de l’Afrique qui innove et qu’il a mis en avant à travers ses articles, ou dans les grandes conférences internationales à laquelle il fût invité à s’exprimer comme Speaker comme durant le grand festival South By South West d’Austin, ainsi que durant le Sommet Global de l’Entrepreneuriat de Marrakech, une conférence qui s’est tenue en 2015 et qui fut initiée par le Président Barack Obama.

Ayant rencontré Samir lors de nombreux événement, je soutiens avec Info Afrique ce projet qui mettra en avant l’incroyable effervescence de l’entrepreneuriat et des nouvelles technologies en Afrique, Samir est très connecté avec la réalité du terrain et c’est un avantage indéniable. Thierry Barbaut directeur de Stratégie Afrique

Startup Lions, le guide sur la révolution startup africaine

Au sein des incubateurs, hubs technologiques, espaces de coworking et autres FabLabs explorés en Afrique, Samir Abdelkrim s’est entretenu avec des centaines de jeunes entrepreneurs qui incarnent la révolution startup africaine et se battent chaque jour pour apporter des solutions aux difficultés du quotidien, dans tous les domaines : santé, agriculture, finance, transports, etc. Du Rwanda au Sénégal, de la Tunisie à la Côte d’Ivoire en passant par le Bénin, le Kenya ou encore Madagascar.

« Startup Lions est une aventure humaine retraçant, au travers de 200 pages, les écosystèmes startups et les témoignages de ces entrepreneurs courageux et passionnés qui, en dépit de difficultés parfois colossales, ont décidé de prendre tous les risques pour avoir un impact positif sur leur ville, leur pays, et au final sur l’ensemble de leur continent, grâce au numérique », commente Samir Abdelkrim.

Pour plus d’information sur Startup Lions ou pour précommander le livre : http://www.startuplions.com

Le livre fait également l’objet d’une campagne de financement sur KissKissBankBank : https://www.kisskissbankbank.com/startup-lions

En savoir plus sur #TECHAfrique :

#TECHAfrique, soutenu par plusieurs acteurs digitaux de la French Tech, est une mission terrain en direction de l’Afrique des Startups – jeunes pousses, mentors, incubateurs, FabLabs – qui vise à mettre en lumière ceux qui feront battre le pouls numérique du continent africain.  http://techafrique.startupbrics.com/  – @samirabdelkrim

Brexit, le Royaume-Uni quitte l’Europe

BREXIT le Royaume Uni quitte l'Europe
BREXIT le Royaume Uni quitte l'Europe

C’est fait, 51% des Anglais choisissent de quitter l’Europe, le Brexit est une réalité et pour de nombreux experts ce sera une catastrophe économique pour l’Angleterre

Quel va en être l’impact sur l’Afrique, quel changement pour la monnaie Européenne ?

Ce que est sur c’est que l’onde de choc est mondiale et que les réactions venant d’Afrique sont nombreuses, nous y reviendront avec un dossier complet.

La porte de l’Europe vers l’Afrique, Gibraltar sous le feu des projecteurs

«Le gouvernement espagnol prend note avec tristesse du résultat du référendum», a déclaré Mariano Rajoy quelques minutes après l’annonce de la démission de David Cameron. Le chef de l’exécutif espagnol par intérim s’est exprimé du Palais de la Moncloa, sa résidence officielle, pour adresser un message «de sérénité et de tranquillité».

Rajoy a voulu rassurer les Espagnols, en indiquant que «les traités prévoient un processus négocié et ordonné de sortie qui durera au moins de deux ans». En particulier, il a indiqué aux plus de 100.000 ressortissants au Royaume-Uni que «leurs droits restent pleinement en vigueur», jusqu’à la sortie effective de l’Union européenne, dont il a estimé qu’elle se produirait après un délai «d’au moins deux ans».

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, José Manuel García-Margallo, a sauté sur l’occasion pour réitérer ses revendications sur Gibraltar, le minuscule territoire britannique au sud de la péninsule ibérique, dont l’Espagne a perdu la souveraineté il y a trois cents ans. «Le drapeau espagnol est aujourd’hui beaucoup plus proche du rocher de Gibraltar», a déclaré le ministre lors d’une interview radiophonique.

«L’Espagne doit dire au Conseil européen que Gibraltar ne peut pas faire partie d’un nouveau cadre de relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Ce doit être un sujet bilatéral, à négocier uniquement entre le Royaume-Uni et l’Espagne, a indiqué le ministre. Celui-ci a proposé la «formule espagnole» pour que ce territoire, qui a voté à 96% pour rester dans l’Union européenne, continue d’avoir accès au marché unique: «une co-souveraineté durant un certain temps, puis une restitution de Gibraltar à l’Espagne».

L'impact économique du Brexit sur les autres pays
L’impact économique du Brexit sur les autres pays

Les principales Bourses européennes devraient plonger. Selon le courtier britannique CMC Markets, la Bourse de Londres va perdre autour de 7% tandis que celle de Francfort est attendue en chute de 6%.

Le retour de bâton devrait donc être violent sur les marchés qui avaient largement misé ces derniers jours sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. « La portée exacte de l’impact économique et sur les marchés financiers du Brexit ne sera pas claire avant un moment, mais il est certain qu’il sera très perturbateur à court terme et qu’il pèsera sur la croissance économique et l’emploi à plus long-terme, particulièrement au Royaume-Uni », a affirmé ce vendredi matin l’IIF, association internationale des acteurs de la finance (banques, fonds privés, assureurs, banques centrales, fonds souverains).

Un effet déjà important sur les marchés financiers

L’effet sur les marchés est déjà important puisque la livre sterling est tombée à son plus bas niveau depuis 1985, alors que les places boursières asiatiques ont perdu pied. La Bourse de Tokyo ainsi lâché près de 8%. Les investisseurs se sont rués en revanche sur les valeurs refuges, comme le yen ou l’or, qui a bondi à son plus haut niveau depuis mars 2014.

Jumia écrase la concurrence sur le e-commerce

Julia au Nigéria
Julia au Nigéria

Africa Internet Group connecte aujourd’hui l’ensemble de ses entreprises sous une seule marque, Jumia. Un seul écosystème pour 9 compagnies

Africa Internet Group connecte aujourd’hui l’ensemble de ses entreprises sous une seule marque, Jumia. Avec pour vision “Vous ouvrir de nouveaux horizons », l’écosystème Jumia donne accès à l’ensemble des produits et services de ses 9 sites référents.

En 4 ans, Africa Internet Group, aujourd’hui Jumia, s’est imposé comme le n°1 du e-commerce en Afrique, en construisant et développant ses services, couvrant l’ensemble des secteurs de l’économie digitale et devenus leaders sur leurs marchés.

Julia au Nigéria
Julia au Nigéria

“ Nous nous sommes lancés dans cette aventure car nous sommes convaincus qu’internet peut transformer la vie des gens en Afrique. En unissant l’ensemble de nos services, nous serons à même de mieux répondre aux aspirations de nos clients. Nous rendons cela possible en mettant à leur disposition des sites et des applications conçus pour leur donner un accès facilité à l’ensemble de nos produits et services, et en leur garantissant une offre de qualité et au meilleur prix dans un cadre fiable et pratique”, déclarent Sacha Poignonnec et Jérémy Hodara, fondateurs et co-CEOs de Jumia.

Les clients trouveront ainsi sur Jumia tout ce dont ils peuvent avoir besoin dans leur vie de tous les jours : Grandes marques de mode et d’électronique sur Jumia, produits issus des commerces locaux sur Jumia Market (précédemment Kaymu), réservation d’hôtels sur Jumia Travel (précédemment Jovago), livraison de repas sur Jumia Food (précédemment Hellofood), petites annonces sur Jumia Deals (précédemment Vendito), immobilier sur Jumia House (précédemment Lamudi), emplois sur Jumia Jobs (précédemment Everjobs), voitures sur Jumia Car (précédemment Carmudi), sans oublier les solutions logistiques sur Jumia Services (précédemment AIGX).

Les vendeurs et partenaires de Jumia vont également bénéficier de ce changement, avec la garantie de plus de visibilité et d’opportunités. Chaque jour, des milliers de restaurants, d’hôtels, de petits commerçants, de marques, d’agents immobiliers, de concessionnaires, de grandes entreprises et de sociétés de livraison trouvent de nouveaux clients grâce à Jumia, avec pour conséquence un développement de leur business et un impact positif pour l’économie africaine.

“Opérer sous une seule marque nous permet de proposer davantage de services à nos clients et partenaires. Nous souhaitons établir une marque inspirant de la confiance et de l’attachement à l’ensemble de nos clients et partenaires en Afrique”, complètent les deux fondateurs.

La nouvelle vision de Jumia, «Expand your horizons», exprime l’ambition du groupe de transformer la vie des gens en surmontant les défis technologiques  et d’offrir à tous les Africains la possibilité d’accéder à des services et des produits de grande qualité quel que soit l’endroit où ils se trouvent.

Enquête sur le coût de la vie en Afrique

Luanda une des villes les plus chères du monde
Luanda une des villes les plus chères du monde
  • Hong Kong est en tête tandis que Kinshasa monte en flèche sur l’échelle de la 22ème Enquête sur le coût de la vie effectuée par Mercer
  • Luanda reste l’une des villes les plus chères pour les employés expatriés
  • Johannesburg baisse de quatorze places et Le Cap (Cape Town) de huit places comparativement à l’enquête de 2015.

Malgré les marchés mondiaux volatiles et les problèmes de sécurité toujours plus préoccupants, les organismes continuent à tirer parti de stratégies d’expansion mondiale afin de rester concurrents et de croître. Pourtant, peu d’organismes sont préparés aux défis que les événements mondiaux posent à leurs affaires, y compris l’impact sur le coût des packages offerts aux expatriés.

La 22ème enquête de Mercer sur le coût de la vie trouve que les facteurs tels que les fluctuations monétaires, l’inflation des coûts des biens et services et l’instabilité des prix du logement contribuent au coût de la rémunération des employés expatriés en mission internationale.

Luanda une des villes les plus chères du monde
Luanda une des villes les plus chères du monde

« Malgré les avances technologiques et la montée d’une main-d’œuvre connectée à l’échelon mondial, le déploiement d’employés expatriés reste un aspect toujours plus important de la stratégie de toute entreprise multinationale compétitive, » a indiqué Il y a Bonic, principal associé et président du service de Gestion des Talents de Mercer. « Toutefois, face à la volatilité des marchés et à une croissance économique ralentie dans de nombreuses régions du monde, il est essentiel de veiller à la rentabilité et de garder à l’œil notamment la rémunération des employés expatriés. Au fur et à mesure que les organismes continuent d’ambitionner une croissance rapide susceptible de les imposer à l’échelon mondial, il leur faut des données exactes et transparentes afin de pouvoir rémunérer d’une manière équitable tous les types de missions, y compris celles à court terme et de statut dit « local plus » (avec package de rémunération dit « local plus » pour expatriés).

Selon l’enquête Mercer de 2016 sur le coût de la vie, Hong Kong se trouve en tête de la liste des villes les plus chères pour les employés expatriés, reléguant ainsi Luanda (Angola) en deuxième position. Zurich et Singapour restent en troisième et quatrième position respectivement tandis que Tokyo occupe désormais la cinquième place, ayant grimpé de six crans depuis l’an dernier. Kinshasa, qui occupait la treizième place, est désormais classé sixième, apparaissant ainsi pour la première fois dans les 10 villes les plus chères.

D’autres villes figurant dans les 10 premières villes les plus chères pour les expatriés sont Shanghai (7), Genève (8), N’Djamena (9) et Pékin (10). Les villes les moins chères du monde pour les employés expatriés, d’après l’enquête de Mercer, sont Windhoek (209), Le Cap (208) et Bichkek (207).

Cette enquête de Mercer – largement reconnue et une des plus exhaustives du monde – est destinée à aider les entreprises multinationales et les gouvernements à déterminer leurs stratégies de rémunération pour leurs employés expatriés. La ville de New York est utilisée comme base de toutes les comparaisons et les fluctuations monétaires sont mesurées par rapport au dollar US. L’enquête comprend plus de 375 villes dans le monde entier ; le classement de cette année comprend 209 villes sur cinq continents et mesure le coût comparatif de plus de 200 éléments dans chaque lieu, y compris le logement, les transports, l’alimentation, l’habillement, les articles ménagers et les divertissements.

« La tâche de maximiser le retour sur investissement à partir de ressources réduites et face à des pénuries de talents à l’échelle mondiale rend plus difficiles les initiatives de croissance des multinationales, » a dit M. Bonic. « Les organismes doivent s’assurer qu’ils sont en mesure de faciliter les démarches nécessaires pour générer des résultats commerciaux en offrant des régimes de rémunération équitables et concurrentiels. »

M. Bonic a précisé que les coûts des biens et services fluctuent avec l’inflation et la volatilité monétaire, ce qui vient majorer ou minorer les coûts des missions à l’étranger. De faibles niveaux d’inflation se sont traduits par des hausses de coûts assez constantes partout dans le monde.

Les Amériques

Les villes des États-Unis ont grimpé les échelons en raison de l’appréciation du dollar US face aux autres grandes monnaies, ainsi qu’en raison de la chute importante de nombreuses villes dans d’autres régions, ce qui a entraîné le reclassement vers le haut de la liste des villes des États-Unis. New York, la ville la plus chère de la région, est montée de cinq crans pour occuper la 11ème place. San Francisco (26) et Los Angeles (27) ont grimpé de onze et neuf places respectivement par rapport à l’an dernier, tandis que Seattle (83) a bondi de vingt-trois places.

En Amérique du Sud, Buenos Aires (41) a été classée la ville la plus chère malgré une chute de vingt-deux places par rapport à l’an dernier. Porto Rico (67) arrive en deuxième place pour la région, en montant de vingt-deux crans. La majorité des autres villes d’Amérique du Sud ont baissé en raison de l’affaiblissement des monnaies par rapport au dollar US, malgré la hausse des prix des biens et services dans des pays tels que le Brésil, l’Argentine ou l’Uruguay. En particulier, São Paolo (128) et Rio de Janeiro (156) ont reculé de quatre-vingt-huit et quatre-vingt-neuf places respectivement, malgré une forte hausse des prix des biens et services. Lima (141) est descendue de dix-neuf places et Bogota (190) de quarante-deux places. Managua (192) est la ville la moins chère en Amérique du Sud. Caracas (Venezuela) a été exclue du classement en raison de la situation monétaire complexe ; son classement aurait varié considérablement selon le taux de change officiel sélectionné.

Les villes canadiennes ont continué leur chute dans le classement de cette année en raison du dollar canadien affaibli. La ville la plus chère du pays, Vancouver (142), a chuté de vingt-trois places. Toronto (143) a baissé de dix-sept places, tandis que Montréal (155) et Calgary (162) sont descendues de quinze et de seize places respectivement.

Les prix excessifs du logement locatif pour les employés expatriés à Luanda contribuent très fort à son statut inchangé en tant qu’une des villes les plus chères

Europe, Moyen-Orient et Afrique

Deux villes d’Europe sont classées parmi les 10 premières villes les plus chères du monde. Numéro trois dans le classement mondial, Zurich reste la ville européenne la plus chère, suivie de Genève (8), qui est descendue de trois crans par rapport à l’an dernier. La ville européenne qui suit Genève dans le classement, Berne (13), a baissé de quatre places comparativement à l’an dernier suite à l’affaiblissement du franc suisse par rapport au dollar US.

Plusieurs villes en Europe sont restées relativement constantes en raison de la stabilité de l’euro par rapport au dollar US. Paris (44), Vienne (54) et Rome (58) sont demeurés quasiment inchangées par comparaison avec l’an dernier, tandis que Copenhague (24) et Saint-Pétersbourg (152) sont restées à la même position.

D’autres villes, y compris Oslo (59) et Moscou (67), ont chuté de vingt-et-une et dix-sept places respectivement, en raison des pertes de valeur considérables des monnaies locales par rapport au dollar US. Au Royaume-Uni, Londres (17) et Birmingham (96) sont descendues de cinq et six places respectivement, tandis que les villes allemandes de Munich (77), Francfort (88) et Düsseldorf (107) ont grimpé dans la liste.

Quelques villes en Europe de l’Est et centrale ont également grimpé dans la liste, notamment Kiev (176) et Tirana (186) qui sont montées de huit et douze places respectivement.

Tel-Aviv (19) demeure la ville la plus chère du Moyen-Orient pour les employés expatriés, suivi de Dubaï (21), Abou Dhabi (25) et Beyrouth (50). Djeddah (121) reste la ville la moins chère de la région tout en ayant bondi de trente places. « Plusieurs villes du Moyen-Orient ont avancé dans le classement, poussées par le déclin d’autres régions, et en raison de la forte hausse des prix du logement locatif pour les employés expatriés, notamment à Abou Dhabi et à Djeddah, » a précisé Mme Constantin-Métral.

Si la ville angolaise de Luanda (2) n’est plus en tête de liste, elle n’en demeure pas moins la ville la plus chère d’Afrique, suivie de Kinshasa (6), qui a grimpé six échelons depuis 2015. Avançant d’un cran, N’Djamena (9) est la ville Africaine placée après Kinshasa, suivie de Lagos (13), au Nigeria, qui est montée de sept crans. La capitale de la Namibie, Windhoek (209), descendue de trois places, est classée comme la ville la moins chère de la région et à l’échelle mondiale. Johannesburg et Le Cap ont également chuté – de quatorze et huit places respectivement.

« La volatilité des taux de change dans la plupart des monnaies africaines et l’impact de celle-ci sur l’inflation, à plus ou moins brève échéance, contribue directement aux résultats variables comparativement à l’an 2015. Les prix excessifs du logement locatif pour les employés expatriés à Luanda contribuent très fort à son statut inchangé en tant qu’une des villes les plus chères au monde du point de vue du coût de la vie, » a expliqué M. Carl Van Heerden, Chef de la mobilité internationale pour la région Afrique chez Mercer.

Asie-Pacifique

Cette année, Hong Kong (1) est devenue la ville la plus chère pour les expatriés tant en Asie qu’à l’échelle mondiale tandis que Luanda est passée du premier au deuxième rang en raison de l’affaiblissement de sa monnaie locale. Singapour (4) est restée stable tandis que Tokyo (5) a grimpé six échelons, suivi de Shanghai (7) et Pékin (10). Shenzhen (12) est montée de deux places tandis que Séoul (15) et Guangzhou, Chine (18), ont glissé de sept et trois places respectivement.

« L’appréciation du yen japonais a fait monter les villes japonaises dans le classement, » a ajouté Mme Constantin-Métral. « Cependant, les villes chinoises sont descendues en raison de l’affaiblissement du yuan par rapport au dollar US. »

Mumbai (82) est la ville la plus chère de l’Inde, suivie de New Delhi (130) et Chennai (158). Kolkata (194) et Bangalore (180) sont les villes indiennes les moins chères figurant dans le classement. Ailleurs en Asie, Bangkok (74), Kuala Lumpur (151) et Hanoï (106) ont chuté spectaculairement de vingt-neuf, trente-huit et vingt places respectivement. Bakou (172) a connu la chute la plus draconienne en perdant plus de cent places. La ville d’Achkhabad au Turkménistan a grimpé soixante-et-un échelons pour occuper la 66ème place dans le classement mondial.

Les villes australiennes ont marqué quelques-unes des chutes les plus dramatiques du classement de cette année en raison de la dépréciation de la monnaie locale par rapport au dollar US. Brisbane (96) et Canberra (98) ont chuté de trente et trente-trois places respectivement, tandis que Sydney (42), la ville australienne classée la plus chère pour les employés expatriés, a connu une chute relativement modérée de onze places. Melbourne est descendue de vingt-quatre crans pour occuper la 71ème place.

Mercer produit un rapport individuel sur le coût de la vie et le prix du logement locatif pour chaque ville étudiée. Pour de plus amples renseignements sur le classement des villes, visiter mercer.com/col. Pour acheter des exemplaires de rapports individuels par ville, visiter  imercer.com/products/cost-of-living.aspx ou appeler Mercer Client Services à Varsovie au +48 22 434 5383.

Aleda passerelle d’Orange money entre la France et l’Afrique

Les abonnés Orange Money en France peuvent désormais transférer de l’argent via leur mobile vers d’autres clients Orange Money situés en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal

ALEDA (www.ALEDA.fr), spécialiste français des solutions de paiements dématérialisés et du transfert d’argent, s’impose comme acteur de premier plan dans le récent déploiement du service Orange Money. Lancé le 15 juin dernier, Orange Money, solution de paiement mobile, a été mise en place grâce à l’alliance de deux savoir-faire, ceux d’Orange et d’Aleda, premier distributeur à déployer ce service sur le territoire français. Il permettra aux clients de l’opérateur de transférer des fonds à leurs proches, à partir de leur téléphone mobile, vers la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal, ainsi que dans le périmètre de l’Hexagone.

L’apport d’Aleda dans le projet Orange Money

Grossiste partenaire historique d’Orange pour la distribution des offres en téléphonie prépayée, Aleda représentait une valeur ajoutée à plus d’un titre dans ce projet :

–          La typologie de son réseau de points de vente, fortement implanté au plus près des communautés, s’avérait des plus pertinentes dans le cadre du lancement de l’offre Orange Money. Près de 4000 points de vente de proximité indépendants œuvrent avec Aleda pour ce qui concerne les transactions dématérialisées, tels que le rechargement mobile, les codes de monnaie électronique ou le transfert d’argent.

–          Aleda, premier grossiste en téléphonie en France à être agréé par les opérateurs pour la vente des offres prépayées sur le web, dispose également d’une forte expertise sur le digital. Comme le précise Pascal Roudier, Président du groupe Aleda : « Les innovations technologiques développées par nos équipes ont été des accélérateurs dans la mise en œuvre d’Orange Money en France. Notre application Sepia pour tablettes et smartphones permet l’identification des consommateurs et nos applications dédiées rendent possible la gestion des transactions ».

Un réseau commercial voué à l’expansion

Le réseau a été initialisé lors d’un pilote en juillet 2015 avec l’ouverture, avenue de St Ouen à Paris, d’une première boutique Orange Money équipée des solutions techniques développées et gérées par Aleda. Lequel a ensuite déployé cette offre dans une quarantaine de points de vente en France. Toutefois, du fait du maillage conséquent propre à Aleda, « ce n’est qu’un début » pour Daniel Frenet, Directeur associé au sein du groupe : « notre réseau de points de vente indépendants va rendre plus accessible encore ce nouveau service aux personnes désirant recharger en France leur compte Orange Money ».

Maroc, la productivité secret de la compétitivité

La patronne des patrons, Mme Miriem Bensalah-Chaqroun a déclaré : « qu’aucun pays à travers l’histoire de l’industrie n’a bâti une économie pérenne sur des bas salaires ».

D’aucuns lui répliqueront: oui, mais que faîtes-vous de la Chine, de la Corée du Sud, et de tous les autres tigres et dragons asiatiques, qui ont profité de leur main d’œuvre qualifiée et bon marché pour en faire un avantage comparatif dans la course à la compétitivité ? Celle-ci peut porter soit sur le prix de vente (compétitivité-prix), soit sur d’autres avantages comme l’innovation et la qualité (compétitivité-hors-prix).

usine-automobile-maroc

Certes, les pays du Sud-Est asiatique se sont appuyés, et continuent de le faire pour certains, sur le bassalaire pour attirer des investisseurs étrangers et exporter. Néanmoins, une telle stratégie n’est ni viable nisoutenable sur le long terme, en l’occurrence pour le Maroc. Pourquoi? Pour plusieurs raisons.

D’abordparce que la compétitivité ne peut se réduire au coût du travail. Sans parler de la compétitivité hors-prix fondée sur la qualité et l’innovation. Celle basée sur le prix dépend aussi du coût du capital et des coûts de transactions liés aux complexités des cadres juridique et réglementaire. Par ailleurs, suite aux différentes réévaluations du SMIG au Maroc, cet avantage comparatif du bas salaire ne cesse de s’effriter au point que le travailleur marocain est devenu plus cher comparativement à d’autres pays tels que la Corée du Sud, Taïwan, la Malaisie ou encore la Turquie. Et même en l’absence de salaire minimum,rappelons que plus une économie exporte, plus elle attire d’investisseurs étrangers. Dans le même temps, la demande sur le marché du travail augmente et les salariés demandent la revalorisation de leur salaire,c’est mathématique. L’exemple de la Chine est édifiant à ce sujet, puisqu’entre 2000 et 2009, en moins de 10 ans, le salaire horaire dans l’industrie a triplé. Cela explique pourquoi la Chine a déjà commencé à délocaliser dans des pays la main d’œuvre est moins chère, notamment au Vietnam, au Bangladesh, en Ethiopie ou encore en Egypte, pour ne citer que ceux-ci.

 

Ensuite, compter uniquement sur les bas salaires pour attirer des investisseurs étrangers dans le but de relancer la croissance économique, revient à croire qu’il existe une course au bas salaire. Sauf que, si le bas salaire était le seul critère, comment expliquer alors que les pays développés le coût du travail est plus élevé, attirent plus d’IDE que les pays moins développés ? Si cette course existe, c’est uniquement pour des biens de bas de gamme. Pour les autres biens, des critères supplémentaires pèsent dans la balance.

Enfin, limiter sa compétitivité à celle des salaires, revient à rester cantonné dans des activités à faiblevaleur ajoutée et à faible contenu technologique. Car on voit mal comment un investisseur de produitshigh-tech investira dans un pays uniquement parce que ses travailleurs sont bon marché, sans vérifier s’ilssont assez qualifiés. Faire valoir uniquement le bas salaire, pourrait condamner l’économie à rester à unstade précaire de développement industriel et technologique, ce qui bien évidemment ne favorise pas sacroissance à long terme. A ce titre la Chine, citée en modèle par les pays en voie de développement, et face à l’essoufflement de sa croissance, doit changer de modèle passer d’une économie « bas degamme » basée sur le bas salaire à une économie « de gamme moyenne» tirée non seulement par les exportations mais aussi par la demande intérieure et l’émergence d’une classe moyenne.

Dès lors, quand on s’inscrit dans une perspective de long terme, et quand on tient compte des différents aspects de la compétitivité (prix et qualité), les propos de la patronne des patrons sonnent juste. Bien sûr, les sources de compétitivité sont légion, mais au regard de la contrainte d’espace, j’aimerais insister ici uniquement sur un aspect souvent passé sous silence, alors qu’il est déterminant, à savoir la productivité du travail.

S’il est vrai que l’on peut obtenir des produits compétitifs grâce à des salaires bas, il est tout à fait possible de réduire le coût de total avec des travailleurs plus productifs, qui permettront non seulement d’avoir une production plus élevée, mais aussi de faire des économies dans l’utilisation des autres facteurs de production, grâce justement à leur efficacité. Ainsi, dans l’hypothèse d’une convergence, c’est-à-dire d’un rapprochement, des salaires dans tous les pays, et c’est ce qui arrivera à terme, ce qui va faire la différence ce n’est pas le coût  de travail mais c’est la productivité de travail.

Or, si l’on observe la productivité du travail au Maroc, elle traine loin derrière celle de ses principaux concurrents sur les marchés européens, tels que la Pologne, la Turquie et la Roumanie, mais aussi loin derrière les grands pays émergents asiatiques, à savoir la Chine, l’Inde et l’Indonésie. De même, les estimations de la Banque Mondiale montrent que le rythme de progression de la productivité du travail dans les économies émergentes dépasse 4% alors qu’il se situe dans le cas du Maroc autour de 2,5% par an.

La productivité du travail dépend de la qualité du capital humain et de la technologie et management utilisés. L’amélioration de la qualité du capital humain passe inéluctablement par la refonte du système d’éducation et de formation professionnelle. Sans une main d’œuvre qualifiée et efficace, le Maroc ne peut converger vers une économie productive à haute valeur ajoutée comme l’ont pu faire des économies comme la Corée du sud par exemple. De même, sans l’amélioration des procédés technologiques et de management utilisés, il est impensable d’espérer l’avancement de cette productivité. Cela passe par la consolidation de l’ouverture de notre économie pour profiter des bienfaits de transfert technologique et de la concurrence. D’ailleurs, si les gains de productivité ont principalement bénéficié à un nombre limité de secteurs au Maroc : les télécommunications, les transports, les services financiers (la banque et l’assurance), c’est parce que des réformes considérables ont été introduites dans ces secteurs en les ouvrant à la privatisation et à la concurrence. Contrairement à des secteurs comme l’agriculture, les BTP et l’industrie où les gains de productivité sont restés plus modestes.

Somme toute, malgré les avancées indéniables réalisées par le Maroc, le chemin reste long pour aller vers une meilleure compétitivité, gage d’une croissance pérenne et inclusive. L’amélioration de la productivité du travail, permettra non seulement de consolider notre compétitivité-prix, mais également de converger vers une compétitivité basée sur la qualité et l’innovation. Pour y arriver, la qualité du capital humain est primordiale. On ne le répétera jamais assez, il n’y a de richesses que d’hommes.

Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane

Avec Libre Afrique

Au Ghana, l’ananas ouvre de nouvelles perspectives

  • Grâce à un projet soutenu par la Banque mondiale, l’entreprise Gold Coast Fruits est parvenue à se hisser au quatrième rang des exportateurs d’ananas du Ghana.
  • Le projet a permis de financer les services d’un consultant venu du Costa Rica pour former les agriculteurs à l’utilisation des engrais, au sarclage et au désherbage, à l’application de produits chimiques et aux systèmes de drainage.
  • Le succès de l’entreprise bénéficie aux ouvriers et aux communautés environnantes, puisqu’elle soutient des projets de développement social, environnemental et économique.

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Pendant pratiquement huit ans, les agriculteurs travaillant pour Gold Coast Fruits ont planté, rangée après rangée, des plantules d’ananas sur quelque 400 hectares de terres. Ensuite, toutes les trois semaines, ils venaient sarcler, désherber et engraisser le terrain à la main. Puis ils laissaient faire la nature.

Au moment de la récolte, plus d’un an après, au lieu de fruits charnus, juteux et sucrés, les ouvriers retrouvaient des plantes malades, des fruits gorgés d’eau, peu sucrés voire excessivement acides et trop petits pour être commercialisés. L’exploitation perdait ainsi jusqu’à 40 % de ses récoltes.

« Pendant la saison des pluies, il suffit de perdre deux centimètres de couche arable pour perdre la majorité des éléments nutritifs », explique Richard Kudjonu, responsable de l’éducation au commerce équitable sur l’exploitation. « Les ananas ne grossissaient pas suffisamment et manquaient de goût, sans parler d’une apparence peu appétissante. Il n’y a pas de miracle : vous cueillez ce que vous avez planté. »

Cette situation a perduré jusqu’en 2013, lorsque le responsable de l’exploitation Patrick Osei Serebour a postulé pour un financement du Fonds pour le développement des compétences, soutenu en partie par la Banque mondiale à travers son Projet d’appui au développement des compétences et des technologies au Ghana. Grâce à l’allocation de 247 920 cedis ghanéens (61 220 dollars), Gold Coast Fruits a pu s’adjoindre les services avisés d’un consultant originaire du Costa Rica, l’un des plus gros exportateurs d’ananas au monde.

« Ce projet soutient les chefs d’entreprise en leur laissant toute latitude pour utiliser les fonds en fonction des besoins les plus pressants », souligne Peter Darvas, ancien responsable du projet. « Certaines entreprises ont choisi de former leur personnel, d’autres de privilégier les échanges de connaissances. Dans tous les cas, cela a permis d’avoir une main-d’œuvre plus solide, mieux outillée et plus compétitive. »

Le consultant a formé les ouvriers agricoles aux pratiques agronomiques nécessaires pour produire une nouvelle variété d’ananas, le MD2, qui se conserve longtemps et dont la forme cylindrique caractéristique permet un empilement facile sur les étals des commerçants. Les zones de plantation ont été drainées, pour éviter que l’eau ne stagne au pied des plantes et ne provoque des maladies. Les agriculteurs ont appris à utiliser les engrais selon un dosage idéal pour obtenir les meilleurs fruits. Et ils se sont convertis aux pulvérisateurs mécaniques pour épandre les engrais et les désherbants, bien plus efficaces que les méthodes manuelles habituelles.

« Quand nous travaillions à la main, nous propagions les maladies d’une plante à l’autre avec nos vêtements. Ensuite, il fallait dépenser beaucoup d’argent pour soigner les ananas », raconte George Dzibolosu, responsable du sarclage, du désherbage, des engrais et des produits chimiques. « Maintenant, nous savons qu’en limitant le nombre de personnes en contact avec les plantes, nous réduisons la propagation des maladies. »

Ces changements ont permis d’obtenir des ananas dont la qualité fait désormais la réputation de l’entreprise qui, sur les 55 tonnes produites par hectare, en exporte 45 tonnes vers l’Europe, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient, ce qui fait d’elle le quatrième exportateur d’ananas du Ghana.

« Nous ne sommes pas forcément les mieux placés en termes de volume, mais la qualité de notre production est constante », note Patrick Osei Serebour. « Et nos ananas sont vraiment excellents. »

La réussite de Gold Coast Fruits a également eu des retombées positives sur les employés et les communautés environnantes. Grâce au principe du commerce équitable, les agriculteurs et les ouvriers touchent une rémunération juste et des sommes supplémentaires à investir dans des projets de développement social, environnemental ou économique.

« La prime du commerce équitable leur est directement versée sur un compte distinct », indique Richard Kudjonu, qui rappelle aussi que les projets sont choisis de manière collégiale. « Le commerce équitable bénéficie aux familles, aux ouvriers et à leurs communautés. » Car 60 % au moins des ouvriers vivent à proximité de l’exploitation.

Parmi les domaines dans lesquels les ouvriers ont investi leur prime, le renforcement des capacités. Cela leur permet, quand ils ne travaillent pas sur l’exploitation, de réfléchir à de nouvelles vocations — une recherche financée par l’entreprise.

« Nous ne voulons pas que les ouvriers soient uniquement tributaires de l’argent qu’ils gagnent ici, avec les ananas », explique George Dzibolosu. « Nous voulons qu’ils apprennent un métier qu’ils auront choisi, qu’ils acquièrent d’autres compétences et qu’ils puissent avoir une autre source de revenu. »

Certains se sont déjà formés à l’art du batik, à la boulangerie, à la coiffure ou au métier de chauffeur. Les fonds ont également été investis dans des programmes d’éducation sanitaire, ou ils ont servi à payer les études secondaires des enfants des ouvriers ou encore à améliorer la nutrition de tous en subventionnant le déjeuner de chaque travailleur.

Selon Patrick Osei Serebour, grâce à leurs acquis, les cultivateurs envisagent désormais d’augmenter les volumes de production et d’améliorer leur compétitivité. « Nous espérons exporter cette année entre 50 et 55 tonnes d’ananas », conclut-il. « Nous ne rattraperons pas les autres du jour au lendemain, mais nous finirons par y arriver. »

Côte d’Ivoire : Les quotas permettront-ils l’intégration des jeunes ?

jeunes ivoiriens
jeunes ivoiriens

Une seule personne de moins de 35 ans au gouvernement, moins de 10% de jeunes au Parlement ivoirien…

Pourtant, près de 70% de la population ont moins de 35 ans et la liste électorale est dominée par les jeunes. Ces derniers constituent donc l’essentiel de la population ivoirienne et de l’effectif des partis politiques.

Seulement, ils peinent à occuper des postes conséquents, en dépit de leur ferveur et de leur engagement en politique. Ce paradoxe est inquiétant et suscite de vives interrogations. D’aucuns proposent la discrimination positive via les quotas pour améliorer la représentativité politique des jeunes. Est-ce pertinent ?

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Les partisans du système de quota avancent plusieurs raisons pour justifier son adoption. D’abord, Ils estiment que les quotas sont correctifs d’une irrégularité et qu’il n’existe d’autres alternatives que de forcer la réparation des disparités par le système de quotas qui permet d’obtenir rapidement l’équilibre que l’on désire atteindre. Le système aurait donc l’avantage de l’efficacité. Ensuite, ils soutiennent que l’inscription des quotas dans la loi aiderait à contourner la résistance traditionnelle.

Certains dirigeants politiques sont hermétiques aux discours et à la sensibilisation en faveur d’une approche-jeunes. Pour eux, un poste politique est l’aboutissement d’une longue lutte et n’est par conséquent réservé qu’aux personnes d’un certain âge qui jouissent d’une présomption d’expérience et de compétence. Ils s’appuient même sur des proverbes africains qui dénotent de l’encrage socioculturel du mal comme : « Un vieillard assis voit plus loin qu’un jeune homme debout », « Les enfants savent courir, mais ne savent pas se cacher », etc. Autant de proverbes infantilisant la jeunesse et lui ôtant tous soupçons de responsabilités. Les quotas permettraient alors de passer outre ces préjugés et d’imposer les jeunes. Enfin, les jeunes promus par le système de quotas pourraient constituer une vitrine, des modèles, des références, qui aideraient la société à réaliser que la jeunesse peut diriger et motiver ainsi les jeunes à s’engager davantage en politique.

Ces arguments, bien que partant de bonnes intentions, sont discutables. Loin d’être une solution, lesystème de quota est problématique et pourrait bien être la porte ouverte à l’incompétence et àl’irresponsabilité. En effet, les postes occupés dans cette configuration ne relèvent pas de la compétence,mais de l’obligation. Il est clair que la nécessité de l’application de telles lois déboucherait sur l’émergencede personnes dont le seul mérite est d’être dans la tranche d’âge définie par les textes.

De même, ce système renforce le soupçon sur les politiques car l’accès au poste sera dévalorisé même pour ceux qui ont la compétence, puisqu’aux yeux des citoyens ils ont eu leur poste grâce au quota. Le soupçon sur la compétence est l’odieux corollaire des politiques de discrimination positive.

Dans la même veine, ce système n’est pas forcément un bon signal donné à la société. En effet, la faible responsabilisation sociale est due, en partie, aux pesanteurs, clichés, préjugés sociaux. Ceux-ci ne disparaitront pas parce que l’on impose des jeunes à certains postes. Cependant, il est difficile d’apprécier la valeur et le mérite d’une autorité qui, loin de résulter d’une appréciation de ses capacités, ne l’est qu’en faveur de l’application de la contrainte du quota. Au final, l’effet recherché est complètement inverse et l’admiration recherchée fait plutôt place à l’accentuation des résistances à la responsabilisation des jeunes.

En outre, dans un tel contexte, le quota fixé risque, plutôt que d’être un nombre planché, de devenir un chiffre plafond. En d’autres termes, si le mal n’est pas traité à la racine et que l’on se borne à définir un nombre de jeunes à certains postes, la dynamique de responsabilisation peinera à s’enclencher et le nombre de jeunes ne dépassera pas celui prévu par les textes. Le système de quotas ne s’attaque donc pas au mal, il ne fait qu’en couvrir les symptômes puisque l’on traite une discrimination avec une autre discrimination. Cela nourrira le ressentiment de ceux qui ne bénéficient pas de telles mesures de discrimination positive et donc, avoir l’effet inverse que celui recherché.

Par ailleurs, le système de quotas est injuste puisqu’il piétine le principe d’égalité de tous devant le droit. En effet, il réserve un certain nombre de sièges à une catégorie définie : les jeunes, ceci au détriment des autres couches sociales. En d’autres termes, en voulant régler le problème de responsabilisation politique des jeunes, le système de quotas fait naître d’autres disparités et freine le mérite d’autres personnes peut-être plus compétentes. Les postes qui devaient résulter d’une saine appréciation des compétences, sont finalement l’émanation d’une course inégalitaire déjà remportée par les jeunes avant même le coup de sifflet de départ.

En définitive, le système de quotas part d’une bonne intention. Seulement, il n’est guère curatif, ne donnant qu’un semblant de résultats d’ailleurs édulcorés par de nombreux vices. En effet, ce système de quotas entretient une situation de rente au profit des jeunes discriminés sans leur donner les vrais moyens de s’en sortir. De même, ce système incite les autorités à ne plus faire d’effort pour prendre le problème à bras-le-corps.

Dès lors, la solution est à rechercher ailleurs, notamment dans le changement radical des règles du jeu politique qui constituent souvent des barrières à l’entrée pour les jeunes: les structures de jeunesses des partis politiques qui isolent les jeunes de la direction des partis, la caution  excessive de 20 millions de FCFA du candidat à l’élection présidentielle, son âge minimum 40 ans trop élevé etc.

Telles sont les véritables réformes à envisager, en plus de la sensibilisation à mener, en vue de faire du jeune un authentique acteur de changement.

Gohi Huges Arnaud, Doctorant au Laboratoire d’Etudes Constitutionnelles Administrative et Politique(LECAP) de l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan. Le 15 juin 2016.

Succès pour le hub #Afrobytes

Une Afrique positive dynamique mise en avant par le team Afrobytes

À la Gaîté Lyrique, les participants ont pu apprécier le dynamisme des écosystèmes digitaux du Kenya (iHub), du Rwanda (kLab), du Sénégal (CTIC) et de l’Ethiopie (XHub et IceAddis). Les intervenants de la Silicon Valley, du Royaume-Uni et de Africa Internet Group, 1ère « Licorne » africaine, ont permis de souligner de nouveau tout le potentiel du marché digital africain pour les investisseurs à la recherche de retour sur investissement.

Démonstration a été faite de la pertinence du « Mobile First Continent » pour les startups européennes et les grandes entreprises à la recherche de nouveaux relais de croissance, annonce Ammin Youssouf fondateur d’Afrobytes

La tenue de la seconde conférence au Medef a permis de mettre en avant les usages liés à la téléphonie mobile largement diffusés en Afrique et peu adoptés en Europe que ce soit dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, des fintechs ou encore de l’emploi. Il s’agissait pour Afrobytes de montrer que les nouvelles pistes d’atterrissage du business en Afrique sont résolument technologiques.

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En présence d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’État chargée du numérique, de Marc Rennard, Directeur Général Adjoint Expérience client et services financiers sur mobile d’Orange, Afrobytes a annoncé le lancement de son Lab dont les premiers membres sont IDVIU-VR et VRCorp. Il s’agira de rendre accessibles les technologies de réalité virtuelle aux développeurs hébergés chez les hubs et incubateurs africains partenaires.

La rencontre a réuni la presse internationale et surtout panafricaine et a eu un fort écho sur les réseaux sociaux. Ainsi, le Hashtag #Afrobytes a été « Trend Topic » dans l’après-midi du 10 juin avant le match d’ouverture de la coupe d’Europe et a potentiellement atteint plus de 18 millions d’utilisateurs (« reach twitter »). Chiffres qui soulignent qu’aujourd’hui l’Afrique et son potentiel de croissance lié au digital sont loin d’être un sujet de niche mais un véritable enjeu sociétal et économique.

Bill Gates privilégie l’élevage à l’informatique pour éradiquer la pauvreté

Mandatory Credit: Photo by REX/Shutterstock (4881053e) Bill Gates Facebook for The Global Citizen event, London, Britain - 23 Jun 2015

Il est préférable d’élever des poules que d’apprendre à utiliser un ordinateur pour sortir de la pauvreté indique Bill Gates, et il a raison

L’information et le post de Bill Gates est bien sur à remettre dans son contexte mais c’est une évidence, en Afrique il faut gérer les priorités, et se nourrir passe avant l’informatique.

Un axe majeur est bien sur de générer rapidement des activités génératrices de revenus et c’est la aussi plus facile avec un élevage qu’avec un ordinateur !

Mieux vaut élever des poules qu’avoir un ordinateur pour sortir de l’extrême pauvreté, conseille Bill Gates, l’homme le plus riche du monde et fondateur de l’empire Microsoft.

«Il me semble assez évident que n’importe qui vivant dans l’extrême pauvreté, se trouve mieux loti s’il a des poules», a écrit le milliardaire philanthrope cette semaine sur son site internet GatesNotes.com.

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Bill Gates, à la tête d’une fortune de 75 milliards de dollars, a expliqué que sa fondation Bill et Melinda Gates s’était associée à l’ONG Heifer International pour donner 100 000 poules à des familles d’Afrique sub-saharienne vivant avec moins de 2 dollars par jour.

L’objectif, a expliqué M. Gates, est que 30% des familles rurales de cette région élèvent des poules vaccinées, contre 5% actuellement.

L’investissement est efficace, estime-t-il, car l’élevage de poule est peu coûteux, elles se reproduisent rapidement et les oeufs et la viande de poulet représentent des apports nutritifs importants.

Enfin, estime Bill Gates, l’élevage de poules est un moyen de renforcer le rôle des femmes

«Parce que ce sont de petits animaux qui restent près de la maison, dans de nombreuses cultures ils sont associés aux femmes, contrairement au bétail plus imposant comme les chèvres ou les bovins. Les femmes qui vendent du poulet sont enclines à réinvestir leurs profits auprès de leur famille», analyse ainsi le milliardaire.

AFD : 10 millions d’euros pour l’agriculture au Sénégal

Une bouffée d’oxygène pour le développement du secteur agricole au Sénégal avec la somme de 10 millions d’euros accordé par l’Agence Française de Développement à l’état sénégalais

Monsieur Amadou BA, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal et Monsieur Rémy RIOUX, Directeur Général de l’Agence Française de Développement, en présence de Monsieur Papa Abdoulaye SECK, Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural et de Monsieur Malick NDIAYE, Directeur Général de la Caisse Nationale du Crédit Agricole du Sénégal, signent ce lundi 13 juin 2016 la convention de financement relative à une ligne de crédit dédiée au financement de l’investissement agricole au Sénégal.

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Ce prêt concessionnel d’un montant global de 15 millions d’euros – soit environ 10 milliards de FCFA -, accordé par l’Agence Française de Développement à l’Etat du Sénégal, sera intégralement rétrocédé à la Caisse Nationale du Crédit Agricole (CNCAS) et affecté au financement de l’investissement agricole, en particulier dans les exploitations familiales. Il est complété par une subvention de 300.000 € pour appuyer la CNCAS notamment sur les aspects environnementaux et sociaux du projet.

Le projet a pour finalité de contribuer à lever deux des principaux freins au développement de l’agriculture sénégalaise : l’accès au financement long-terme et l’insuffisance des équipements. Il appuiera la réalisation d’investissements permettant la modernisation, la diversification et l’extension des activités des exploitations agricoles et des organisations professionnelles, dans des filières agricoles à fort potentiel. Plus spécifiquement, il visera à :

• Augmenter les superficies aménagées et la production, notamment céréalière.

• Améliorer la compétitivité des filières agricoles.

• Faciliter l’insertion des jeunes et des femmes dans l’agriculture, notamment dans la commercialisation et la transformation des produits agricoles.

Linkedin racheté par Microsoft pour 26 milliards

Linkedin racheté par Microsoft
Linkedin racheté par Microsoft

Le réseau social géan LinkedIn sera dans le giron de Microsoft fin 2016

Un rachat pour 26,2 milliards de dollars, c’est le prix à payer pour disposer de plusieurs millions de profils professionnels, la preuve que ce sont bien les datas que les géants des nouvelles technologies recherchent !

Microsoft déploie sa stratégie pour accroître son offre à destination des professionnels. Lundi, le groupe informatique a annoncé le rachat de LinkedIn, le réseau social professionnel américain. L’opération, annoncée sur le site officiel du groupe LKD est clair : 26,2 milliards de dollars pour la transaction.

«L’équipe de LinkedIn a construit une entreprise solide, capable de mettre en contact les professionnels du monde entier», a expliqué Satya Nadella

Le PDG de Microsoft, précise «Ensemble, nous pouvons accélérer cette croissance.» Il précise que LinkedIn gardera son PDG, Jeff Weiner.

Créé en 2003, LinkedIn est un réseau social dédié à la recherche d’emploi et à la construction d’un réseau professionnel. Il revendique aujourd’hui plus de 433 millions de membres dans le monde, dont 11 millions en France. Plus de 105 millions se connectent tous les mois au site ou à l’application. Au fil des ans, le site a étoffé son offre. On peut aujourd’hui utiliser LinkedIn pour s’envoyer des messages privés ou publier des articles de blog. Le site a également beaucoup investi dans les technologies mobile. Plus de 60% de ses utilisateurs utilisent ses services sur smartphone ou tablette. Son chiffre d’affaires annuel est de plus de 3 milliards de dollars, dont les deux tiers venant des offres payantes à destination des recruteurs et des entreprises.

Des services à destination des professionnels

Microsoft, de son côté, renforce son offre à destination du monde professionnel. Le groupe informatique a beaucoup investi dans ce secteur récemment. Il mise notamment sur la version dématérialisée de sa suite de logiciels bureautique, Office 365, afin de séduire les entreprises. Cette dernière compte aujourd’hui 22,2 millions d’abonnés dans le monde.
C’est la branche mobile avec les piètres performances de Windows Mobile qui pénalise le plus le groupe.

Succession présidentielle en Algérie : le peuple bâillonné ?

President Abdelaziz bouteflika, le président de l'Algérie
President Abdelaziz bouteflika, le président de l'Algérie

L’Algérie va de mal en pis

Le pouvoir en place qui a, littéralement dilapidé l’embellie financière du pétrole, au lieu de sortir le pays de son marasme socioéconomique, ne veut pas lâcher prise. Voyant l’état de santé du Président de la République s’affaiblir de jour en jour, il s’obstine à chercher un successeur pour l’imposer.

Le citoyen aura-t-il son mot à dire ?

Pas sûr ! D’abord, parce que, si l’on regarde l’histoire politique de l’Algérie, la souveraineté du peuple n’a jamais été le souci du Régime Algérien depuis 1962, que ce soit pour élire les dirigeants, ou pour adopter les textes fondamentaux engageant l’avenir du pays sur les plans politique, économique, social et culturel. Dans le choix de ses dirigeants, le peuple algérien a, depuis l’indépendance et jusqu’à ce jour, été mis à l’écart. Il est consulté lors d’une mascarade d’élections, sous l’égide du parti unique, après que le Président ait reçu la caution de l’armée ou des clans faisant office de famille révolutionnaire.

President Abdelaziz bouteflika, le président de l'Algérie
President Abdelaziz bouteflika, le président de l’Algérie

 

La Constitution quant à elle, a été élaboré sur mesure par tous les Présidents de la République qui se sont succédés. Elle est d’ailleurs constamment source de discorde.

On a pu noter un semblant d’ouverture démocratique à l’issue des évènements du 5 octobre 1988 mais, rapidement, les consultations populaires ont été détournées et le bourrage des urnes a occulté la voix du peuple.

Sous le règne de Bouteflika, la Constitution a été révisée à trois reprises sans avoir recours au référendum populaire. Bouteflika a préféré la voix parlementaire : l’Assemblée et le Sénat. Lors de la révision de 2008, le Président a déverrouillé un article limitant à deux le nombre de mandats du Président. Bouteflika a ainsi brigué un troisième et un quatrième mandat d’une manière controversée. La révision constitutionnelle de 2016 est truffée de renvois aux lois organiques ce qui rend la lecture compliquée et floue.

Ajoutons à cela que Bouteflika a su réduire voire anéantir l’action de l’armée en déstructurant le DRS (département du renseignement et de la sécurité), ce qui lui a permis de régner en maitre et sans partage en affaiblissant les institutions de l’Etat. Outre la généralisation de la corruption à tous les niveaux (l’affaire Khallifa, l’affaire Sonatrach I et II…), l’Algérie, en dépit de ses importantes richesses, connaît une précarisation de tout un pan de sa société. Quant au parlement et au Sénat qui devraient porter la voix du peuple algérien, ils se sont transformés en simples chambres d’enregistrement.

Ensuite, notons que les richesses générées par la rente pétrolière profitent essentiellement à une oligarchie constituée des proches du président, de chefs de partis politiques et de syndicat asservis, de patrons d’entreprises privées amis du pouvoir, de responsables de journaux et de chaines de télévision, et bien sûr de la caste militaire et d’autres corps constitués. Pour justement préserver ces avantages, cette oligarchie fait tout pour bloquer la voix du peuple et étouffer toutes les réformes démocratiques allant contre ses intérêts.

Pour garder sa rente, cette oligarchie veille à ce que le successeur soit issu du sérail. Le but étant de continuer à contrôler l’économie et de profiter de la manne pétrolière. Les mégaprojets d’infrastructures, en apparence d’intérêt général (comme la réalisation de l’autoroute est-ouest, de l’extension du réseau ferroviaire, la grande mosquée de la capitale ou encore l’achèvement des travaux du métro d’Alger), ont permis des détournements colossaux. Cela explique d’ailleurs la médiocre qualité des ouvrages.

Enfin, le successeur au pouvoir devra veiller à sauvegarder les intérêts des partenaires économiques occidentaux notamment les États Unis et la France. Ces derniers détiennent en effet une part substantielle des marchés en Algérie dans différents secteurs économiques (entre autres :hydrocarbure, automobile, industrie pharmaceutique).

Ainsi les dirigeants de ces pays occidentaux, anciennes puissances coloniales, pour maintenir leurs positionnement économique, soutiennent ces régimes despotiques et totalitaires qui pour se maintenir au pouvoir entretiennent l’abrutissement de leurs administrés et usent de la tyrannie et de l’arbitraire contre les intellectuels pour mieux les mâter.

Somme toute, la conjugaison de tous ces facteurs laisse peu de chance pour que le peuple algérien exprime sa véritable volonté, à moins d’une révolution miraculeuse. Certes, le peuple algérien est peut-être rendu sceptique ou frileux  face au changement, notamment en raison de la décennie noire (années 90), mais cela ne veut pas dire qu’il doit se résigner. Le changement ne pourrait venir que de la base populaire, car ceux qui sont au sommet n’ont aucun intérêt à le faire.

Par BOUHASSOUNE Lahouari, journaliste algérien
Avec Libre Afrique

Liberté de la presse, classement des pays d’Afrique

Carte de la liberté de la presse en Afrique
Carte de la liberté de la presse en Afrique

L’édition 2016 du Classement mondial de la liberté de la presse, que Reporters sans frontières (RSF) a publiée le 20 avril 2016, met en évidence une dégradation profonde et préoccupante de la liberté de la presse dans le monde.

L’indice global décline de 13,6% par rapport à 2013

A l’occasion de la parution du Classement, l’organisation établit depuis 2013 un indice mondial et des indices par continents, qui permettent d’évaluer la performance générale des pays en matière de liberté de la presse. Plus l’indice est élevé, pire est la situation. Or l’indice mondial, à 3719 points l’an dernier, s’inscrit cette année à 3857 points, soit une détérioration de 3,71% et de 13,6% par rapport à la situation de 2013.

La Tunisie gagne 30 places et s’affiche au 96ème rang sur 180 pays au Classement de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières (RSF) en 2016.

Classement mondial de la liberté de la presse 2016 : la paranoïa des dirigeants contre les journalistes

Reporters sans frontières (RSF) dévoile l’édition 2016 du Classement mondial de la liberté de la presse. L’évolution générale témoigne d’un climat de peur généralisée et de tensions qui s’ajoute à une emprise des Etats et des intérêts privés de plus en plus grande sur les rédactions.

Les journalistes d’Afrique harcelés, entre terrorisme, conflits armés et crises électorales

Sur le continent africain, les journalistes semblent souffrir de plus en plus des violations de la liberté de la presse. C’est au Soudan du Sud (140ème) que l’on observe l’évolution la pire, avec une perte de 15 places au Classement. Dans ce pays miné par une guerre civile depuis 2013, les journalistes sont victimes des violences du conflit et de la campagne d’intimidation mise en place par les autorités.

Moyen-Orient Afrique du nord : les reporters victimes des stratégies de la terreur

La région Afrique du nord/Moyen-Orient demeure l’une des plus difficiles et dangereuses du monde pour les journalistes. Ces derniers y sont en de nombreux endroits pris en étau entre factions, belligérants, groupes radicaux et Etats aux comportements extrêmes, souvent adeptes de stratégies de la terreur. Entre terrorisme et abus de la lutte anti-terroriste, où trouver une place pour le journalisme indépendant ? La liste des entraves à la liberté de la presse, qui comprend les lignes traditionnelles à ne pas franchir – liées à la politique (familles dirigeantes) ou à la religion (blasphème, apostasie), ne cesse de s’allonger.

Aux Amériques, le journalisme au bout du flingue et de la matraque

La situation de la liberté de la presse s’est dégradée en 2015 sur le continent américain. La raison ? Des tensions politiques grandissantes dans de nombreux pays, alimentées par la récession économique, les incertitudes sur l’avenir et les replis communautaires.

Une belle carte postale pour les journalistes du Pacifique, mais pas pour l’Asie

La grande majorité des pays d’Asie enregistrent une dégradation significative ou une relative stagnation de leur situation en matière de liberté de la presse. Auparavant considérés comme des modèles régionaux, les démocraties d’Asie orientale déclinent.

Le “tour de vis” sur la presse dans l’ancien espace soviétique

Dans l’ancien espace soviétique, la situation de la liberté de la presse est toujours plus catastrophique. Près des deux tiers des pays de la région pointent autour ou derrière la 150ème place du Classement, et leurs scores ne cessent de se dégrader.

L’Europe menacée par ses démons et ceux du monde

La tendance amorcée en Europe lors du Classement 2015, à savoir une érosion du modèle, tend à se confirmer en 2016 : détournement du contre-espionnage et de la lutte contre le terrorisme, adoption de lois permettant une surveillance à grande échelle, augmentation des conflits d’intérêts, mainmise de plus en plus grande des autorités sur les médias publics et parfois privés, le continent où la liberté de la presse est en moyenne la plus grande ne s’illustre pas par une trajectoire positive.
Place 2016PaysScore sans exaction2015décalage 2015 / 2016
1Finlande8,59-1,070
2Pays-Bas8,760,462
3Norvège8,79-1,04-1
4Danemark8,89-0,65-1
5Nouvelle-Zélande10,010,051
6Costa Rica11,11,1610
7Suisse11,762,0913
8Suède12,33-2,86-3
9Irlande12,4-1,22
10Jamaïque12,45-1,27-1
11Autriche13,18-2,33-4
12Slovaquie13,26-1,62
13Belgique14,18-2,22
14Estonie14,31-3,12-4
15Luxembourg14,43-0,824
16Allemagne14,8-3,33-4
17Namibie15,15-2,650
18Canada15,26-4,27-10
19Islande15,3-1,432
20Uruguay15,880,063
21République Tchèque16,66-5,04-8
22Surinam16,71,57
23Portugal17,27-0,163
24Lettonie17,380,744
25Australie17,84-0,810
26Ghana17,95-2,45-4
27Chypre18,26-1,74-3
28Liechtenstein18,36-0,69-1
29Samoa18,83,5211
30OECO18,912,117
31Chili19,233,7712
32Cap-Vert19,820,874
33Andorre19,870-1
34Espagne19,920,03-1
35Lituanie19,95-1,15-4
36Bélize20,61-2,07-6
37Tonga21,242,137
38Royaume-Uni21,7-1,7-4
39Afrique du Sud21,920,140
40Slovénie22,26-1,71-5
41États-Unis22,491,928
42Burkina Faso22,661,134
43Botswana22,910-1
44Trinité-et-Tobago23,29-0,9-3
45France23,83-2,68-7
46Malte23,840,322
47Pologne23,89-11,2-29
48Mauritanie24,031,247
49Roumanie24,290,613
50Comores24,330,190
51Taïwan24,370,460
52Niger24,62-0,77-5
53Haïti24,660,420
54Argentine25,091,023
55Papouasie-Nouvelle-Guinée25,810,061
56Madagascar27,040,398
57Guyana27,070,145
58Salvador27,2-3,54-13
59Serbie27,60,068
60Mongolie27,61-2,36-6
61Maurice27,6907
62République Dominicaine27,9-0,591
63Croatie27,91-1,79-5
64Géorgie27,96-0,265
65Sénégal27,99-0,226
66Malawi28,12-1,71-7
67Hongrie28,17-0,73-2
68Bosnie-Herzégovine28,45-0,94-2
69Hong Kong28,5-0,741
70Corée du Sud28,58-2,03-10
71Tanzanie28,65-0,564
72Japon28,67-1,72-11
73Lesotho28,78-0,424
74Arménie28,79-0,364
75Nicaragua28,82-0,88-1
76Moldavie28,83-0,98-4
77Italie28,93-0,99-4
78Bénin28,970,276
79Guinée-Bissau29,03-0,332
80Îles Fidji29,371,9113
81Chypre du nord29,54-1,21-5
82Albanie29,92-1,150
83Sierra Leone29,94-1,47-4
84Pérou29,991,228
85Kirghizistan30,160,533
86Côte d’Ivoire30,170,280
87Mozambique30,25-0,27-2
88Togo30,31-1,81-8
89Grèce30,350,662
90Kosovo30,50,13-3
91Panama30,59-1,61-8
92Seychelles30,60,954
93Liberia30,710,07-4
94Bhoutan30,731,9210
95Kenya31,160,915
96Tunisie31,67,0830
97Bolivie31,78-0,49-3
98Liban31,95-0,140
99Timor oriental32,020,614
100Gabon32,2-0,82-5
101Israël32,58-0,490
102Ouganda32,58-0,93-5
103Koweït32,59-1,75-13
104Brésil32,62-0,69-5
105Népal32,620,090
106Monténégro32,791,848
107Ukraine32,936,1722
108Guinée33,08-0,52-6
109Équateur33,210,44-1
110République Centrafricaine33,60,240
111Paraguay33,630,11-2
112Maldives34,170,150
113Bulgarie34,46-1,55-7
114Zambie35,08-0,73-1
115Congo-Brazzaville35,84-2,84-8
116Nigeria35,9-1,81-5
117Qatar35,97-0,62-2
118Macédoine36,090,17-1
119Emirats Arabes Unis36,7301
120Afghanistan37,75-0,312
121Guatemala38,03-0,113
122Mali39,83-3,5-4
123Angola39,89-2,050
124Zimbabwe40,41-1,227
125Oman40,43-1,62
126Cameroun40,53-0,97
127Tchad40,59-0,428
128Cambodge40,70,2911
129Algérie41,69-5,06-10
130Indonésie41,72-0,978
131Maroc42,64-3,45-1
132Palestine42,93-1,928
133Inde43,17-2,683
134Colombie44,11-5,03-6
135Jordanie44,49-2,428
136Thaïlande44,53-4,46-2
137Honduras44,62-5,35-5
138Philippines44,66-3,473
139Venezuela44,77-4,16-2
140Soudan du Sud44,87-6,83-15
141Sri Lanka44,9615,3224
142Ethiopie45,13-3,30
143Birmanie45,48-3,41
144Bangladesh45,94-2,992
145Gambie46,53-2,036
146Malaisie46,57-3,281
147Pakistan48,521,9412
148Russie49,03-4,064
149Mexique49,33-5,64-1
150Tadjikistan50,34-14,2-34
151Turquie50,76-6,6-2
152RD Congo50,97-6,66-2
153Swaziland52,37-5,092
154Singapour52,96-7,09-1
155Brunei53,85-17,1-34
156Burundi54,1-11,2-11
157Bélarus54,32-6,340
158Irak54,35-6,59-2
159Egypte54,45-4,28-1
160Kazakhstan54,55-1,090
161Rwanda54,611,960
162Bahreïn54,863,831
163Azerbaïdjan57,890,52-1
164Libye57,89-11,9-10
165Arabie Saoudite59,72-0,31-1
166Ouzbékistan61,15-0,010
167Somalie65,356,965
168Guinée Équatoriale66,47-0,24-1
169Iran66,525,84
170Yémen67,07-0,71-2
171Cuba70,23-0,02-2
172Djibouti70,90,14-2
173Laos71,58-0,33-2
174Soudan72,53-0,190
175Vietnam74,27-1,640
176Chine80,96-7,410
177Syrie81,35-4,060
178Turkménistan83,44-2,610
179Corée du Nord83,76-0,510
180Erythrée83,920,940

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