Le gouvernementcamerounais a réagi de deuxfaçons au vent des révolutionspopulaires qui soufflesur le continent africaindepuis le déclenchement du printempsarabe en décembre 2010.
Au début, il a voulumanipuler les jeunes en improvisant, durantl’exercicebudgétaire de 2011, le recrutementspécial de 25 000 jeunesdans la fonction publique en décalageavec la loi des finances 2011 et les prévisions budgétaires du pays. Cerecrutement a accentuél’injusticedans la mesureoù les jeunesrecrutéscomme « agent de l’Etat » étaientsous-traités par rapport àleurscollèguesfonctionnairesàcompétenceségales.
Suite àl’inefficacité de cettemesurepopuliste et àl’accélération de l’actualité de l’alternance démocratique en Afrique, le régime de Yaoundé a finalementopté pour le musèlement des adversaires politiques et la fermeture de la sphèrepublique via la constitution progressive d’un arsenal juridique néfasteàl’expressiondémocratique. Quellessontces dispositions juridiques et quefaut-il en dire ?
On observe d’abordque le régimecamerounais a tirénégativement les leçons du contentieuxélectoral en Côted’Ivoire en décembre 2010. Après le rejet de la décision du Conseilconstitutionnel n°CI-2010-EP-34/03-12/CC/SG du 3 décembre 2010 portant les résultatsdéfinitifs en faveur de la décisionprovisoire de la Commission électorale (CEI), le régimecamerounaisavaitmodifié le 6 avril 2011 la loiélectorale pour retireràsa Commission électorale (Elecam) la possibilité de publier les résultatsprovisoires. Ainsidonc,c’est la Courconstitutionnellenommée par le régimesortant qui proclametouteseule les résultats(définitifs) au grand dam des adversairespolitiques qui réclament la neutralité et l’indépendance.
La deuxièmeinquiétudeprovient de la loi n°2014/028 du 23 décembre 2014 portantrépression des actes de terrorisme. Cetextepunit au chapitre 2 article 2 d’unepeine de mortl’intention «de (a) contraindre le gouvernement (…) àaccomplir un actequelconqueouà adopter ouàrenonceràune position particulière ouàagirseloncertainsprincipes, (b) perturber le fonctionnement normal des services publics, (…) ou de créerune situation de crise au sein des populations, (c) organiserune insurrection générale ». Depuislors, les adversairespolitiquessontrégulièrementinterrogéssur le caractèreterroriste de leursactivitésousurleur intention àorganiserune insurrection populaireàtraversleursappelsàmobilisation. Par exemple, suite àunetournée de l’opposant Christopher Fomunyohdansl’Extrême-Nord du 28 février au 07 mars 2015, l’activisteGérardKuissu qui l’accompagnaitavaitétéarrêtéarbitrairement le 14 mars 2015. Il devait prouverl’innocence de leurs relations avec Amnesty International et les populations vulnérables du septentrion. D’ailleurs, suite à la publication le 14 juillet 2016 du rapport accablantd’Amnesty International (qui estdans son rôle) sur le non-respect des droitshumainsdans la luttecontreBokoHaram, le gouvernementcamerounais a crié le 20 juillet 2016 à la «méprise» et au complot contrel’Etat («agenda occulte (…) des sirènes de la déstabilisation et de la démobilisation») et a rappelél’existence de la loianti-terroriste. Cetteloiestuneépée de Damoclèssuspendueau-dessus de la tête de tout adversairepolitique qui mobiliselégitimementcontre les exactions du pouvoir.
La troisièmeinquiétudeest issue de la loi n°2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code pénal. Les articles 231 et 232 pénalisent les atteintesà la paixpublique qui intègrententreautres les réunions, manifestations publiques et attroupements de plus de 5 personnes. On apprendqu’estfrappéd’unepeine d’emprisonnement et d’uneamendecelui qui organise, participe, convoqueuneréunion/manifestation non-autorisée. Si seulement on savait le nombre de réunions (non-autorisées) qui se tiennentdans les villes et villages du Cameroun par jour ! Tout Camerounaisestdésormaispotentielprisonnier ! Et pour les manifestations publiques, comment fait-on pour savoir sil’autorisation sera refusée ? En réalité, celaouvre la voieàl’arbitraire et à la discrimination. Par exemple, pendant que le parti au pouvoir fait des réunions, manifestations publiques et attroupementsnon-autorisés pour signer les motions de soutien et de déférenceàleurprésident national (Paul Biya), l’opposition et la sociétécivile se voientsystématiquement refuser àYaoundé les autorisationsmême pour les conférences de presse et dédicaces de livre. Par exemple, un opposant et acteurmajeur de la sociétécivilecomme Bernard Njonga a étéinculpé le 4 juillet 2016 pour manifestation illégalealorsqu’ilaccompagnait les aviculteurs qui cherchaientàrencontrer le Premier ministre. Pis, l’article 231 introduit la notion de « déclarationincomplèteouinexacte » de manifestation qui estfloue et susceptible de conduire aux abusadministratifs. L’article 232 vajusqu’à doubler la peine de celui qui ne se retire pas d’unattroupementaprèssommation des autorités, ce qui rend désormais impossible la résistancepacifique au Cameroun.
Et pour ne pas avoiràrendrecompte, le régimecamerounaiss’emploieàasphyxierfinancièrement la Chambre des Comptes. En effet, de 2010 à 2014, son budget a étéréduit de moitié (d’un milliard à 500 millions environ), ce qui rend impossible les descentessur le terrain pour les investigations. Pis, la publication des rapports de comptesrestebloquéesouvent pendant plus d’uneannée. Par exemple, ce n’estquece 18 juillet 2016 àYaoundéqu’elle a pupublier son rapport 2014 alorsquecertains des acteurs n’étaient plus en place. Pis, ce rapport reste sans effetmalgré son caractèreaccablant : «le comptegénéral de l’État de l’exercice 2013 telqueproduit ne prête pas à la certification». Un telfonctionnement sans reddition des comptesest un systèmeouvertàl’impunité.
En conclusion, ildevient de plus en plus difficiled’occuperl’espace public au Cameroun sans êtredans la logique de déférence au régime en place. Il estàregretterque le régimecamerounais se referme au moment oùilfallaitinscrire le droit de manifesterdans la Constitution àl’image de ce qui se fait dans d’autres pays africainscomme la Guinée-Conakry. Unetellefermetureajoutéeàl’absence de la reddition des comptesest un danger pour la démocratiecamerounaise.
L’Oréal accélère le développement de produits de beauté en Afrique subsaharienne avec l’ouverture d’un nouveau centre de Recherche et Innovation
Il accueille des équipes de développement de produits, d’évaluation et de recherche avancée avec des scientifiques spécialisés en chimie, ingénierie chimique, physiologie, cosmétologie et biochimie
L’Oréal inaugure aujourd’hui un nouveau centre de Recherche et Innovation dédié aux spécificités de la peau et cheveu africains ainsi qu’aux rituels de beauté et attentes des consommateurs subsahariens. Ce centre sera le 7ème du Groupe dans le monde. Il accueille des équipes de développement de produits, d’évaluation et de recherche avancée avec des scientifiques spécialisés en chimie, ingénierie chimique, physiologie, cosmétologie et biochimie.
Alexandre Popoff, Directeur Général Europe de l’Est et Afrique, Moyen-Orient, a déclaré : « L’Afrique subsaharienne est une des régions en forte croissance pour L’Oréal. Ce nouveau centre va nous permettre d’intensifier nos efforts pour créer les produits de beauté du futur destinés à nos consommateurs africains, tout en puisant notre inspiration dans les rituels de beauté et les besoins très variés de nos consommateurs de ce continent. »
LaurentAttal, Vice-Président, Directeur Général Recherche et Innovation, a déclaré : « L’ouverture de ce centre est un moment historique pour la recherche du Groupe sur le continent africain. Elle illustre notre détermination à aller toujours plus loin dans l’innovation afin de répondre aux attentes du marché africain de la beauté. Les enquêtes que nous réalisons depuis 2010 auprès des consommateurs et les études menées sur la peau et le cheveu depuis les années 2000 forment la base de nos connaissances pour développer des produits sur-mesure pour les consommateurs africains. Nous avons commencé par le cheveu, et notre ambition porte également sur le maquillage, le corps, l’hygiène et la peau.»
L’ouverture de ce centre est un moment historique pour la recherche du Groupe sur le continent africain
Une connaissance approfondie de la beauté africaine
En 2003 L’Oréal ouvre un centre d’évaluation en Afrique du Sud dont la mission est centrée sur l’évaluation des produits et la connaissance du consommateur. Le nouveau centre de Recherche et Innovation a pour objectif de mettre au point, sur la base des attentes des consommateurs en matière de beauté et des connaissances relatives aux spécificités de leur peau et de leurs cheveux, des produits innovants allant des soins capillaires aux produits d’hygiène corporelle, ainsi que les colorations, les défrisants et les gels structurants.
Pour évaluer les avantages techniques, fonctionnels et sensoriels des produits, les équipes suivent des protocoles stricts et utilisent au quotidien des instruments de pointe permettant d’observer la surface de la peau, ses spécificités ou encore de mesurer le taux de cassure des cheveux. Les domaines de recherche porteront sur l’uniformité du teint, le sébum, l’acné, la sécheresse, la maîtrise du cheveu, les cuirs chevelus sensibles et le dosage minutieux des parfums.
Le nouveau centre collaborera avec l’écosystème scientifique de la région notamment les universités, les dermatologistes, les centres de biodiversité naturelle ainsi que les coiffeurs.
Innover pour le consommateur africain
L’Oréal a déjà mis au point des innovations clés dans le domaine de la beauté pour les consommateurs africains. L’équipe dédiée aux African Beauty Brands a lancé la technologie « black oil » pour la coloration du cheveu, le défrisage sans danger et les routines d’uniformisation du teint. Les consommateurs subsahariens bénéficient déjà de produits spécifiques, comme des soins nourrissant pour cheveux et une gamme de maquillage parfaitement adaptée à la couleur de leur peau.
Orange annonce aujourd’hui avoir réalisé, avec son partenaire Sénégalais Sonatel, l’acquisition de 100% de l’opérateur mobile Airtel en Sierra Leone, filiale de Bharti Airtel International (Netherlands) BV (“Airtel”).
Depuis la signature en janvier 2016, Orange a obtenu les accords nécessaires des autorités pour conclure cette acquisition.
Cette nouvelle acquisition, qui sera consolidée par Sonatel, vient renforcer les positions stratégiques du Groupe sur le continent africain
Airtel est le premier opérateur mobile en Sierra Leone avec plus de 1,3 million de clients (sur une base des clients actifs sur les 30 derniers jours) sur une population de 6,3 millions d’habitants. Avec un taux de pénétration mobile de 50% de la population, la Sierra Leone dispose d’un potentiel important de croissance à un moment où de forts investissements sont en cours pour étendre le réseau 3G.
Ce réseau, qui offre déjà une bonne couverture à Freetown et dans les principales villes de Sierra Leone, offrira à terme un accès à l’internet aux clients habitant en dehors des grandes villes.
Les investissements sur les prochaines années permettront aux clients Sierra léonais de profiter du support du groupe Sonatel et de bénéficier de l’expertise et du dynamisme du groupe Orange en termes d’innovation et de développement de l’écosystème numérique. Après le lancement récent de nouvelles opérations au Libéria et au Burkina Faso, la Sierra Leone devient le 21ème pays en Afrique et au Moyen-Orient à rejoindre le groupe Orange.
A propos de cette acquisition, Bruno Mettling, Directeur Général Adjoint du groupe Orange et Président-Directeur général d’Orange MEA (Afrique et Moyen-Orient) a déclaré : « Nous sommes satisfaits d’annoncer la finalisation de l’acquisition de l’opérateur mobile Airtel en Sierra Leone. Cette nouvelle acquisition, qui sera consolidée par Sonatel, vient renforcer les positions stratégiques du Groupe sur le continent africain. »
Les chiffres d’une étude sur le mobile qui confirment l’essor du mobile en Afrique
Au Nigeria un consommateur charge plus de 2GO par mois c’est plus qu’en Europe
MEF (Mobile Ecosystem Forum) et Etisalat Nigeria ont effectué une étude sur les habitudes d’utilisation du smartphone au Nigéria. Sur les 1000 personnes de l’échantillon interrogé, près de la moitié (45%) déclare acheter plus de 2 GB de data par mois. 2 GB par mois, c’est un peu plus que la moyenne mensuelle de 1,8 GB consommée en Europe selon le rapport 2016 « The Mobile Economy » du GSMA.
Facebook et Whatsapp restent largement en tête des applications, Thierry Barbaut expert digital en Afrique
La data mobile achetée par les utilisateurs nigérians de smartphone leur sert entre autres à consommer des applications (64%), de la vidéo (52%) et de la musique (31%). Pour avoir accès à ces contenus, 34% des utilisateurs de smartphones sont même amenés à acheter de la data complémentaire au cours du mois.
Dans le cas particulier des applications, les plus consommées sont les applications de messagerie. 73% les perçoivent moins coûteuses que le SMS et 29% les préfèrent à cause des fonctionnalités additionnelles qu’elles proposent par rapport au SMS. Et bien sûr, c’est Whatsapp qui recueille le plus de suffrages (73%).
En dehors de la messagerie, les utilisateurs nigérians de smartphone consomment des applications et contenus de m-learning (48%), mobile banking (45%), lecture (34%), santé ( 34%). Ils utilisent aussi les applications de taxi à la demande (33%) et de livraison d’aliments (32%). Le mobile banking en particulier est en plein essor au Nigéria. 68% des utilisateurs de smartphone et détenteurs d’un compte bancaire ou d’une carte de crédit indiquent consommer une certaine forme de service de mobile banking. 27% utilisent les services bancaires via USSD.
60% des utilisateurs nigérians de smartphone déclarent avoir effectué au moins un achat avec leur device au cours de 6 derniers mois. Cependant, la confiance reste un sujet majeur pour les répondants car 44% d’entre eux indiquent qu’ils pourraient faire plus de choses avec leurs smartphones s’ils sont plus en confiance. Le coût d’accès aux contenus mobiles est aussi un facteur limitant mis en exergue par près de la moitié (47%) des répondants.
Les demandesd’ouvertured’enquêteantidumping et de sauvegarde sont de plus en plus fréquentes au Maroc
Les requêtesd’antidumping sont encore plus nombreuses et visentà limiter les importations en provenance de pays qui exportentà des prix inférieursàceuxpratiqués surleursmarchésintérieurs. De la restriction des importations des PVC américains, au contreplaquéchinois, en passant par les tôles en acier laminéeuropéennes, le leitmotiv est de protégerl’industrie locale.Toutefois, peut-ons’abriteruniquementderrière la défense commerciale pour sauvegardernotreindustrie
Précisonsque le Maroc, comme les autresmembres de l’OMC, a le droit de luttercontre les pratiques de concurrence déloyaleavéréestellesque le dumping ou les produitssubventionnés. Celadit, l’exercice decedroitdoitêtrejuste et limité au strict minimum pour plusieurs raisons.
D’abord, parcequel’abus de la défensecommercialerisque de tourner au protectionnisme. Dans un tel cas, les producteursmarocainsn’aurontaucuneincitationàaméliorerleurcompétitivité en réponseà la concurrence étrangère. Quandtuesassuré de garderta part de marché, ton chiffred’affaires, ton bénéfice,tun’asaucuneincitationàteremettre en cause pour rattraper ton retard historique.
D’ailleurs, si aujourd’huiunegrandepartie du tissuproductifmarocainmanque de compétitivité, c’estparcequ’il a été protégé pendant trop longtemps. Cetexcès de protectionnismel’aempêché de développer son sens de la rivalité et les armesindispensables pour se défendresur un marchémondialisé. Par ailleurs, la défense commerciale sans miseàniveau ne fait que reporter l’échéance. Il n’y a qu’à se rappelerquedepuis les années 90, les producteursmarocainsavaient un sursis pour se mettreàniveau en prévision de l’entrée en vigueur de la zone de libreéchangeavecl’UE. Un engagement qui n’a pas ététenu par tout le monde, puisqu’onentend encore certains dire qu’ils ne sont pas prêts. Malheureusement, en les protégeant, ils ne le serontjamais.
Ensuite, on ne peut se protégerquecontre la concurrence déloyale, sinoncedroitpourrait se transformer en unerente pour certains lobbies. Cesderniers, àdéfaut de se mettre au diapason de la concurrence mondiale, réclamenttoujoursd’êtreprotégés au détriment des consommateurslocaux, qui doivent payer l’inertie, l’incompétence et les erreurs de gestion de certainsparmieux. Pour devenircompétitifilfaudrait s’exposerà la concurrence. C’est en forgeantquel’ondevientforgeron.
Notonsaussique le recoursinjustifié et abusif aux mesures de défensepourraitdéclencher des représailles de la part de nos partenaires, ce qui compromettraitàterme les intérêts de l’économie nationale. L’abus de la défensecommercialecollerait au Marocl’étiquetted’un pays protectionniste. Cela écornerait son image d’économieouvertenécessaire pour attirer des investisseursétrangers, notamment dans la perspective de hub pour l’Afrique.
Enfin, n’oublionsjamaisque les importations font les exportations. On importe en effet des biens intermédiaires et des biensd’équipements pour produire nos exportations. Autrementdit, plus chertu importeras, plus chertuexporteras.
Donccelaestnuisibleà la compétitivité de nos exportations. Si, par exemple, on protège la métallurgienationaleuniquement car les importationssontréellement (et non pas artificiellement) plus compétitives, l’acier sera plus cher pour l’industrie automobile, entreautres. Cela pénaliserasacompétitivité, ce qui pourraitdétruire des emploisou du moinsempêcherd’encréer de nouveaux. On se retrouveraalors face à un arbitrage politique: sauveruniquementl’industrie métallurgiqueoutous les producteursutilisantl’aciercommeproduitintermédiaire? Bien sûrcet arbitrage sera tranché en fonction de l’importance et du poidsélectoral de chaque lobby. Donc, la prochainefoisque vousentendrez des dirigeantspolitiques justifier leursoutienàuneentrepriseou un secteur au nom de la préservation des emplois, ayez en têtequ’encore plus d’emploisserontdétruitsdansd’autressecteurs.
Pour toutesces raisons, la défensecommercialedoitêtreutiliséeavecunegrandeprécaution pour ne pas se transformer en un protectionnismedéguisédestinéàprotéger des industrielslocaux en manqueréel de compétitivité. La limitation des importations via l’usage de la défensecommercialedoitêtremue uniquement par la luttecontre les pratiques de concurrence déloyale, celles qui ne respectent pas l’esprit du libre-échange.
Danscesens, les mesures de défensecommercialedoiventêtrecirconscritesdans le temps, et surtout ellesdoiventêtremises en œuvredans un cadre contractuelavec les secteursconcernés pour quece ne soit pas unerente. Clairement, le deal sera: protection temporairecontrerestructuration. Cefaisant, la défensecommerciale (sauvegardeou anti-dumping) cessed’être un droitgaranti, et devientconditionnelle à la miseàniveau de nos entreprisesafinqu’iln’yait pas de détournement de cedroit pour les intérêts particuliers de certains lobbies. Au contraire, elledeviendrauneincitationàl’investissement, l’innovation pour affronter les concurrents étrangers.
Ainsi la défensecommercialepeut apporter un bol d’oxygène àl’économienationale, mais elle ne peut en aucun casêtre considérée commeune stratégie de protection à long terme. La meilleure façon de protéger notretissuproductifest de s’attaquer aux obstacles qui freinent notrecompétitivité. Après tout, la meilleure défenseest l’attaque.
Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane (Maroc)
La Sous-Secrétaire d’Etat pour la Population, les Réfugiés et la Migration (PRM), Anne C. Richard a annoncé le 13 juillet au Cameroun près de 27 million de dollars de nouvelle aide humanitaire pour soutenir les populations déplacées et affectées par le conflit dans la région du Bassin du Lac Tchad et dont les vies ont été affectées par la violence de Boko Haram
Ensemble avec le Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies et Coordinateur Humanitaire Régional pour le Sahel, Toby Lanzer, la Sous-Secrétaire d’Etat Richard se rend dans la région pour mettre l’accent sur les effets dévastateurs de Boko Haram sur les civils et renforcer la coopération internationale en vue d’alléger la situation désespérée des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur de la région du Bassin du Lac Tchad.
Environ 9,2 million de personnes souffrent du déplacement, de la privation et de la maladie comme conséquences du conflit armé provoqué par Boko Haram, dont 2,6 million sont des déplacées internes et des refugiés. De récentes évaluations humanitaires ont trouvé des cas de famine dans certains endroits du Nigeria, qui nécessitent une aide immédiate pour empêcher une plus grande détérioration et la mort. Environ 3 million sont classés comme en situation de d’insécurité alimentaire aigue dans la région du Bassin du Lac Tchad. Selon les Nations Unies, le nombre de personnes déplacées a triplé durant les deux dernières années.
Le financement annoncé aujourd’hui permettra de renforcer les efforts du HCR visant à fournir aux réfugiés nigérians une aide essentielle, telle que l’accès à l’eau potable, à des installations sanitaires, aux services médicaux, des articles ménagers essentiels, des abris, des programmes qui protègent les enfants et des activités pour empêcher et répondre à la violence basée sur le genre. Il soutiendra également les efforts de protection du HCR au Nigeria et dans les pays voisins, y compris le traitement des questions de violence basée sur le genre et l’exploitation des abus sexuels, ainsi que le maintien de l’accès à l’asile et la prévention du refoulement. Notre financement soutiendra également l’expansion de l’aide alimentaire urgente pour atteindre des centaines de milliers de plus dans le nord du Nigeria et du Niger. Les contributions du Service Aérien Humanitaire des Nations Unies au Tchad et au Cameroun assureront le transport sécurisé et fiable des travailleurs et du cargo humanitaire.
Ce nouveau financement porte le total de l’assistance humanitaire américaine à la réponse humanitaire dans le Bassin du Lac Tchad pour l’année fiscale 2015 et 2016 à plus de 280 million de dollars.
Récemment décrite comme “la crise la moins médiatisée, la moins financée et la moins abordée des crises majeures auxquelles nous faisons face” par le Sous-Secrétaire Général pour les Affaires Humanitaires et Coordonnateur de Secours d’Urgence des Nations Unies Stephen O’Brien, la crise au Bassin du Lac Tchad a urgemment besoin d’une réponse plus vigoureuse. les Etats-Unis exhortent tous les pays à se joindre pour faire davantage afin de répondre à l’extraordinaire niveau de besoins et de contribuer généreusement aux Nations Unies et autres appels humanitaires du Bassin du Lac Tchad.
Le hub Afrobytes, une passerelle incontournable des nouvelles technologies par le biais des hub entre l’Europe et l’Afrique
Que propose ce nouveau hub, quelles perspectives et quels enjeux ? Pour tout comprendre Info Afrique vous livre l’interview des fondateurs avec un retour sur la conférence Afrobytes et les projets en cours !
Qui sont les fondateur d’Afobytes ?
Afrobytes est né de l’initiative d’Ammin Youssouf et d’Haweya Mohamed. Ammin est un expert du web avec plus de 15 années d’expérience en agence digitale et Haweya est experte en communication avec un profil atypique et passionnant puisqu’elle a par exemple accompagné Alain Afflelou en tant que chef de Cabinet et passé quelques mois au Maroc au sein du plus grand groupe industriel et financier, la SNI. Les deux co-fondateurs sont accompagnés dans leurs locaux du cœur de Paris par 5 experts dans le domaine du digital de la com et de l’Afrique bien sur.
Ammin Youssouf est originaire des Comores et Haweya Mohamed de la Somalie, ils représentent cette diaspora moderne et dynamique nés en France et souhaitant non seulement faire le pont entre la tech européenne et africaine mais aussi briser l’image négative de l’Afrique qui encore trop souvent médiatisée en europe.
Le message est clair, « entreprises européennes, saisissez les opportunités d’affaires en Afrique, révisez vos modèles de développement, innovez et profitez d’une stratégie win win avec Afrobytes » Ammin Youssouf
Ammin et Haweya m’on ouvert les portes de leurs locaux pour une interview exclusive afin de permettre à nos internautes de tout savoir sur Afrobytes et la conférence qui se tenait lors de Futur en Seine à Paris en mai.
Info Afrique : Ammin, quelle stratégie pour Afrobytes ?
Ammin Youssouf : l’objectif est clair, soutenir les projets en Afrique mais certainement pas les remplacer sur place, donc on collabore avec eux. C’est dans ce cadre que nous avons lancé cette première conférence tech à Paris ou Info Afrique était justement présent. Notre conférence sur la tech lors de Futur en Seine à été un succès, les échos sont unanimes et nous sommes ravis. Objectif atteint donc pour cette première et cap sur la prochaine pour amplifier encore plus le sujet !
Ammin Youssouf et Haweya Mohamed #afrobytes
Thierry Barbaut, Info Afrique : une conférence sur la tech, sur plusieurs jours, avec des intervenants et des invités de haut niveau, mais à Paris !
Ammin Youssouf : effectivement car nous n’avons pas vocation a remplacer les conférences tech faites en Afrique, néanmoins nous pouvons les soutenir ! Par contre en étant « tête de pont » ici à Paris nous avons joué notre place de relais car c’est ici que nous avons accès aux médias, aux investisseurs et aux partenaires. C’est aussi le résultat logique issu de notre tournée en Afrique ou nous avons recueilli les besoins des personnes rencontrés, ces besoins sont de la visibilité, d’ou la conférence, du financement d’ou les investisseurs, et des partenaires solides, ils étaient eux aussi nos invités lors de la conférence.
Thierry Barbaut, Info Afrique : une tournée en Afrique cruciale ou vous avez tous les deux sillonné le continent et découvert les besoins locaux, les partenaires potentiels mais aussi l’innovation et son potentiel made in Africa ?
Ammin Youssouf : exactement, c’est d’ailleurs ce qui nous a le plus surpris, cette innovation impressionnante systématiquement liée à la culture et aux usages. C’est d’ailleurs aussi dans cette perspective que nous souhaitons nous placer sur les aspects techniques et nous annoncions lors de la conférence le lancement du « Lab Afrobytes », un outil indispensable au déploiement des solutions innovantes. Pour ce lab nous sommes en signature de partenariats avec les entreprises européennes les plus innovantes comme celles qui travaillent sur la 3DVR. Nous nous positionnons clairement sur le top de la technologie, pas question de faire de la tech low cost.
Thierry Barbaut, Info Afrique : les personnes qui peuvent bénéficier du hub Afrobytes doivent être structurés comment ? Entreprises, associations, politiques publiques ? Finalement à qui vous adressez-vous ?
Ammin Youssouf : BUSINESS, clairement, nous laissons aux organisations, ONG et autres structures qui sont sur les thématiques de l’aide au développement leurs marchés et métiers. Bien sur il peut y avoir des synergies dans les thématiques incontournables qui sont l’énergie, la santé, l’éducation et l’Agriculture ou aujourd’hui la technologie est de plus en plus incontournable (Africa4Tech est justement sur ce secteur avec un événement en novembre en marge de la COP22 au Maroc) mais nous, Afrobytes, sommes la pour les entreprises qui souhaitent percer et qui véhiculent une forte ambition sur les marchés Afrique.
Thierry Barbaut, Info Afrique : donc des entreprises partenaires ?
Ammin Youssouf : oui des entreprises qui ont vocation à faire du profit et le message était clair, nous étions au MEDEF pour la conférence ou justement Pierre Gattaz insistait sur le pouvoir colossal de la tech en Afrique et l’immense marché qu’il représente pour les entreprises françaises. Donc des entreprises, des hubs partenaires bien sur et toutes les structures qui se lancent sur les nouvelles technologies. Ne nous voilons pas la face, le CA est un indicateur clair et nous souhaitons en faire une valeur primordiale dans les projets de tech.
Nous allons valoriser les projets et leurs donner une visibilité mondiale par le biais des médias traditionnels, tv et radio mais aussi grâce aux réseaux sociaux et c’est d’ici que nous diffuserons avec la meilleure qualité possible, Ammin Youssouf
Thierry Barbaut, Info Afrique : il était impressionnant de voir à quel point l’Afrique de l’Est était représenté lors de la conférence, des jeunes, des entreprises dynamiques, innovantes qui sont bien loin de l’Afrique pauvre qui est trop souvent présentée par les médias.
Haweya Mohamed : c’est vrai, mais nous sommes des africains de l’est, ammin et moi, et nous adressons nos services, notre hub et le lab vers les entreprises qui souhaitent se développer et pour cela il nous faut non seulement le réseau mais aussi ces fameux hubs et ils se trouvent majoritairement en Afrique de l’Est. Le Kenya bien sur avec I-Hub mais aussi la Tanzanie, l’Ethiopie et en Afrique centrale le Rwanda qui fait figure de modèle.
Nous signons actuellement des contrats de partenariat avec les meilleures plateformes existantes. Ce sera le meilleurs relais. Néanmoins nous ne souhaitons en aucun cas cliver des régions d’Afrique, c’est pour cela que nous les avons rassemblées lors de la conférence. Nous souhaitons montrer une Afrique innovante unie (Afrique anglophone et francophone innovantes) avec des parcours exceptionnels et inspirants. Une Afrique qui n’a pas besoin d’aide et qui ne souhaite qu’une chose faire du business. L’objectif c’est aussi de faire plus que des rencontres, mais des rendez-vous incontournables d’échanges avec des actions qui suivent avec des faits, des partenariats, des développements, du concret.
La communication et les médias, cela reste un point clef du développement des projets. Nous souhaitons devenir le porte voix de cette tech africaine performante, en avance qur certains usages. Nous souhaitons être cette antenne qui diffuse aussi l’information, avec une haute qualité, de ce qui se fait de mieux sur le continent africain, ces milliers de projets innovants dont on parle si peu.
Du collaboratif, du participatif avec les trois mots clefs indispensables : partenariats, finance et médias, Haweya Mohamed
Thierry Barbaut, Info Afrique : Haweya, c’est un magnifique projet mais un énorme challenge ?
Haweya Mohamed : un défi mais tellement passionnant, et ce que nous avons vu lors de la conférence nous a justement conforté dans notre choix : mobile money, digital, applications incroyables, télévision et diffusion avec énergie solaire… Une Afrique nouvelle qui impressionne par son innovation, et c’est justement cela qui attire les investisseurs. Avec bien sur en ligne de mire les centaines de millions de consommateurs qui représentent aujourd’hui géographiquement le plus grand marché émergent mondial !
En terme de communication c’est aussi un pouvoir que nous avons de filmer ici ces africains innovants qui réussissent et passent sur des chaines qui sont aussi diffusés localement en Afrique, finalement c’est dans les 54 pays que sont aussi valorisés ces initiatives et cela provoque un effet levier. En résumé médiatiser ces projets lors de notre conférence à permis une visibilité mondiale à ces projets, ces personnes ces entreprises, c’est un succès pour tous. C’est aussi ce que nous prônons, du collaboratif, du participatif avec les trois mots clefs indispensables : partenariats, finance et médias !
Nous sommes persuadés que la dynamique est lancée et que c’est maintenant que cela se joue. Les entreprises le comprennent, les acteurs aussi et nous sommes la pour lier les compétences et promouvoir ces projets. Nous pensons aussi que c’est l’Europe qui a besoin de l’Afrique et que cela va s’amplifier.
L’Afrique est le « mobile first » continent
Thierry Barbaut, Info Afrique : j’imagine que vous pensez à l’innovation inversée
Haweya Mohamed : l’innovation inversée est déjà très présente. Il n’est pas possible en 2016 en France de faire ce qui est possible dans certain pays d’Afrique : payer son médecin par téléphone mobile, son électricité, consulter les cours des matières premières par sms, même le transfert d’argent par mobile en multi opérateurs d’un pays à l’autre est fréquent en Afrique et absent de nos usages courants… L’Afrique est le « mobile first » continent.
Mais attention il ne faut pas être afro optimiste béa mais nous ne tolérons pas une vision misérabiliste de l’Afrique. Nous n’occultons pas les nombreux problèmes mais ils sont répartis sur 54 pays et dans notre démarche nous souhaitons rester pragmatique, le continent est un vivier de compétences, d’innovations, de jeunes et si nous donnons accès à la technologie et que les gens disposent des moyens leur permettant d’y accéder cela fonctionne.
C’est ainsi que dans notre gestion des projets nous préférons passer 10% sur le problème et 90% sur la solution et non l’inverse comme c’est régulièrement fait.
Thierry Barbaut, Info Afrique : dans le passionnant rôle de passerelle que vous évoquez, la culture et sa diversité sur les 54 pays est primordiale, nous le voyons avec Jumia qui s’en imprègne avant de déployer ses solutions de e-business a l’inverse de Cdisount sont concurrent qui d’ailleurs ferme ses sites ! comment intégrer cette culture ?
Haweya Mohamed : la culture est prépondérante et systématique dans tous les projets. C’est un travail fondamental que nous prenons très au sérieux. Dans notre rôle de passerelle c’est justement un axe majeur que de mettre aussi en relation les différentes cultures, elles sont locales, régionales mais aussi nationales, et Afrobytes s’engage profondément dans cette réflexion. Qui comprend et adopte les cultures réussit, comme par exemple Jumia qui comme vous l’évoquez à immédiatement pris en compte les spécificités culturelles des pays ou ils s’implantent.
Haweya Mohamed échange dans un hub de la tech Africaine
Concrètement nous nous adressons aussi aux entreprises européennes et donc françaises qui aujourd’hui perdent ou ont perdu des parts de marchés. Ces entreprises n’ont parfois pas vu cette Afrique se transformer, cette culture aussi qui évolue et qui apporte et enrichie l’expérience de l’utilisateur. C’est une stratégie indispensable pour réussir en Afrique, notre rôle de passerelle prend ici logiquement toute sa dimension stratégique.
C’est aussi dans ce cadre et sur les thématiques culturelles que nous proposons par exemple de la pédagogie aux entreprises, les entreprises sont demandeuses de cette expertise et nous l’apportons au final assez simplement mais avec modernisme.
Thierry Barbaut, Info Afrique : attention, nous savons tous que les bons projets sont issus des besoins locaux qui justement sont exprimés localement, vous l’interprétez comment ?
Haweya Mohamed : c’est primordial, Afrobytes n’aura pas vocation à imaginer une application dans un pays d’Afrique et à la développer mais à apporter notre savoir faire au hub qui recevra la demande et sera capable de la formaliser. La nous apportons notre savoir faire et notre rôle de passerelle.
Thierry Barbaut, Info Afrique : revenons à l’ADN d’Afrobytes, la diaspora sera omniprésente dans votre stratégie ?
Ammin Youssouf : effectivement, nous étions présent lors de la présentation d’une grande organisation qui envoie des milliards d’euros en Afrique pour des projets et nous étions stupéfaits de voir que la diaspora n’était absolument pas prise en compte ! Au delà des chiffres c’est effectivement cette cible qui nous intéresse la diaspora va jouer un rôle important dans la révolution économique et technologique qui se joue en Afrique et nous allons la aussi être la passerelle de référence.
Thierry Barbaut, Info Afrique : alors aujourd’hui quels projets sont en cours ?
Ammin Youssouf : nous travaillons déjà sur deux thématiques avec l’immobilier et le tourisme, nous sommes ravis de ces projets qui prennent déjà une ampleur importante, nous communiquerons bientôt en détail dessus avec justement le volet communication.
Thierry Barbaut, Info Afrique : et en terme d’événements, vous allez rester sur le format actuel ?
Haweya Mohamed : nous allons rester sur le format d’une conférence importante par an mais avec quelques forums ou worshops plus petits et répartis tout au long de l’année. Il nous faut fédérer cette communauté et devenir l’événement incontournable de la tech africaine en Europe et plus particulièrement à Paris. C’est un challenge que nous ambitionnons de réussir et avec le succès que nous avons rencontré, on se dit que l’appétit est présent et que ce sujet devrait fédérer de plus en plus en de personnes. Nos partenaires semblent ravis d’avoir participé à Afrobytes, nous allons également devoir étoffer l’équipe interne pour mener à bien notre stratégie et notre développement tout en gardant la philosophie suivante : Développement inclusif des projets en privilégiant la qualité à la quantité.
CoinAfrique l'application de petites annonces en Afrique
Lancée à la mi-2015 par de jeunes talents africains, l’application CoinAfrique qui se décrit comme “ Le bon coin mobile africain” est en train de connaître un franc succès à travers tout le continent. En effet, elle vient de lever 80 millions de FCFA auprès d’un groupe d’investisseurs privés, composé d’entrepreneurs.
Téléchargée déjà plus de 135.000 fois ces derniers mois, l’application permet de publier gratuitement des petites annonces et des appels d’offres dans toute l’Afrique francophone, avec un module de géo-localisation qui permet de repérer les bonnes affaires autour de soi.
CoinAfrique l’application de petites annonces en Afrique
Application déjà numéro 1 au Bénin, l’équipe CoinAfrique s’est fixée comme prochain objectif de conquérir les principaux marchés du Sénégal et de la Côte d’ivoire, sans oublier les marchés à énormes potentiels que sont la Guinée, le Mali, du Niger, le Burkina, le Cameroun les autres pays de la zone CFA où l’application est déjà beaucoup utilisée.
“C’est un projet d’entrepreneurs africains. Nous voulons créer le premier service de petites annonces à l’échelle pan-africaine sur mobile, un service conçu par des africains pour des africains “ s’enthousiasme Jimmy Kumako, Directeur Général de CoinAfrique et ex-Google.
Pour cela, elle prévoit l’ouverture prochaine de bureaux à Dakar, une grosse mise à jour de l’application et le lancement de la version iOS durant l’été.
“Etre accompagné par des investisseurs européens, eux même entrepreneurs est un énorme atout pour aller plus vite et devenir le leader de cette zone. Cela nécessite de trouver les meilleurs talents africains et de nous mettre aux standards internationaux si nous voulons devenir le numéro 1 “ ajoute Martial Konvi, Head of Product de CoinAfrique
Développée par la talenteuse équipe de la Dev’engine, menée par Jimmy Kumako, et Martial Konvi, l’équipe a été rejointe par Lamine Niang, un ancien de Jumia Sénégal, pour s’occuper du Marketing et compléter une équipe “africainement” diversifiée qui va continuer de s’agrandir.
Depuis la chute de BlaiseCompaoré en 2014, unefièvreculturelles’est emparée du Burkina Faso
Partout, on ne parleque de la mode patriotiqueconsistantàprivilégier la nourriture, les vêtements, la musique locale, et biend’autresproduitslocaux. Déclenché et appuyé par les nouvellesautorités, cetélanpatriotiquen’épargneaucunesphère et aucunsecteur. Il irradie tout le pays sibienque le citoyenburkinabè qui ne s’inscrit pas danscettetendanceestparfois vu d’unmauvaisœil.Une situation qui amèneàs’interrogersur le bien-fondé de ce phénomène.
La récentedécision du conseil des ministresremet au goût du jour le port du pagnetraditionnel « fasodanfani » (qui signifie en dioula « pagnetissé de la patrie »), en invitant les femmes àl’honorer pendant la journéeinternationale de la femme. Depuis, les plus hautsdirigeantsl’arborentostensiblement et incitent la population àleuremboîter le pas. Le phénomènevamêmedépasser le cadre de la mode vestimentaire pour toucherd’autressecteurs. Aujourd’hui au Burkina, ilfautque les citoyensmontrentleurfiertéd’être burkinabè en consommant les produitslocaux. Cen’est pas un désavantagesi on considèreque la culture estessentielledans la vie d’un pays.
Cependant, si la volonté de mettre en avant la culture Burkinabèsemblelégitime, iln’endemeure pas moinsqu’elle ne doit pas êtredécrétée. Démarchequ’adoptentpourtant les autoritésburkinabè au mépris de la liberté de choix. La consommation locale serait-elle la seule expression de la nationalité ?
En clair, il fautsuivre la tendance pour ne pas êtreconsidérécomme cosmopolite. Cettepressionsubie par la population constituevisiblementune violation de la libertéindividuelle. Or, la violation d’unetelleliberté non seulementremettra en cause l’efficacité de cescampagnes de patriotismeculturel, maisdébouchesur des comportements de résistance et de contournement. Il fautgarderàl’espritque, en son temps, Thomas Sankaraavaitdéjàimposé par décret le port du « fasodanfani » et des tenues en étoffe aux fonctionnaires. Le résultat, on le connaît : leditpagne a étésurnommé « Sankara arrive » et étaitrangé aux tiroirs pour êtrehâtivementportélors de visiteinopinée des autorités.
Ainsi, cetteapproches’estrévéléeinefficace et inadaptée. Prenonsl’hypothèseque les produitsburkinabè ne remplissent pas les exigences des citoyens (qualité et/ou prix), les populations aurontdonc plus d’intérêtsàconsommer des produits non locaux. Et sil’Etat fait l’erreurd’imposer des quotas de produits culturels, comme le préconisent les jusqu’au-boutistes de la mode made in Faso, cettedésaffectionn’en sera querenforcée. Ces quotas s’apparenterontà des rentes et installeront les producteurslocauxdans unecertainefacilité. Par conséquent, cesderniers ne seront pas incitésàaméliorerleursproduits et entrainantainsi un cerclevicieux : les produitsculturelslocaux ne sont pas à la hauteur et sontimposés aux consommateurs, ce qui n’incite pas les producteurslocauxàinnover, la qualité des produitslocaux ne s’amélioreradonc pas et les consommateurss’endétournerontdavantage.
Au demeurant, les dirigeantsdoivent faire attention à la voiequepeutprendreunetellepropagande. Si cette mode patriotiqueprend de fortes proportions, ellerisqued’occasionner des situations non souhaitablestel le boycott de tout ce qui vient de l’extérieurou encore le repli du pays surlui-même. Pour preuve, cette mode a provoquéunefrénésiechezcertains, les transformant en radicaux. C’est le cas par exemple de Pascal Tapsoba, porte-parole des femmes tisseusesbéog-neeré qui se plaint que la teinture utilisée pour le fasodanfani ne provient pas du Burkina, mais du Mali. « Est-ceceque le père de la Révolution, paixà son âme, Thomas Sankarafaisait ? Non ! C’était : produisons burkinabè et consommons burkinabè», soulignece dernier.
Quant au journal en ligne, « Les échos du Faso », ulcéré par l’omniprésence de la musiqueivoiriennedans les maquis et dancing de Bobo-Dioulasso en pleine semainenationale de la culture, ilmartèle : « Il fautunedictatureculturelle pour imposer la promotion des rythmesburkinabè ». Tout cecimontreque la penteestglissante et qu’ilestnécessaire de modérer le discours pour ne pas tomberdans le chauvinisme du protectionnisme.
Enfin, le gouvernementburkinabè ne doit pas oublierqu’une culture locale ne s’épanouiequ’au contact des autres cultures : c’estl’échange qui permetàchaque culture de se développer. Au contraire, le repli identitaire ne favoriseque le déclin. Dans un mondeglobalisé, les individusn’ont pas qu’unseulcercle d’identité, maisplusieurs qui interagissent en fonction de leurs contacts et de leurséchanges. D’où la nécessité pour le gouvernementd’adopterunemeilleuredémarche, respectant la liberté de choix des citoyens, qu’ils’agisse des produitsàconsommerou de l’identitéàconstruire, le tout dansunesociété ouvertesur les autres.
Le nombre d’utilisateurs présents sur le marché africain de la téléphonie mobile a doublé en 5 ans, passant de 30% en 2011 à 65% en 2016
Ce boom semble en étonner certains. Et pourtant, la communication a toujours été au cœur de notre culture africaine. Comme il est écrit dans la Déclaration de Yaoundé de juillet 1980 sur la politique de communication africaine : « les formes de communication traditionnelles et interpersonnelles ont toujours été de puissants instruments de transmission du savoir et des valeurs de nos sociétés ». A l’ère du digital, la téléphonie mobile réinvente les modes de communication des populations africaines et se veut vecteur de développement pour le continent.
L’Afrique se réinvente
Etrangement, la période de croissance du marché de la téléphonie mobile en Afrique coïncide également avec l’arrivée d’applications VOIP, bas débit et simple d’utilisation, comme BBM, Viber, WhatsApp… Pas si étrange que ça !
Avec ces applications qui permettent de communiquer de façon instantanée par le biais d’internet, plus besoin de dépenser dans des recharges téléphoniques allant de 500 FCFA à 10 000 FCFA pour passer des appels nationaux et internationaux.
jeune africain avec un téléphone mobile en Guinée Conakry près de Dalaba
Prenons l’exemple de l’application WhatsApp qui, depuis son rachat par Facebook en début d’année 2015, compte désormais plus de 800 millions d’utilisateurs actifs dans le monde. Une enquête réalisée par Kouaba Agency (agence digitale camerounaise) montre que 73% des jeunes africains préfèrent WhatsApp aux SMS et 52% préfèrent l’application aux appels traditionnels.
Pour les plus pessimistes d’entre nous, ces services de téléphonie sont une menace pour les opérateurs de télécommunications tandis que pour d’autres, elles offrent de nouveaux axes de développement en Afrique : l’Internet mobile haut débit ou la téléphonie en milieu rural.
Développement des réseaux de télécommunications
Pour les « non-initiés », pas simple de visualiser télécommunications et développement du continent. Et pourtant ! Les télécoms peuvent se révéler créateurs d’emplois et de richesse dans différents secteurs d’activité. Par exemple, au Kenya, l’application M-Farm lancée en 2015, permet de connecter des agriculteurs entre eux afin de leur permettre d’échanger des informations sur les prix fixés par le marché et les produits « phares » et de vendre leur récolte, le tout grâce aux SMS.
L’Afrique est connue pour la richesse de ses sols qui mal exploitée jusqu’à présent, ne permet pas de garantir un emploi durable et un niveau de vie décent aux populations rurales, qui préfèrent alors partir en « quête de l’Eldorado » dans les grandes villes.
Hormis l’agriculture, les télécoms peuvent intervenir dans d’autres secteurs clés comme celui de l’énergie, des transports, de la domotique et contribuer au développement économique et social du continent. Mais cet objectif ne peut être atteint sans le renforcement des réseaux de télécommunications.
Après les 4,7% de l’annéedernière, la croissanceéconomique du Maroc en 2016 devraitconnaître son plus faibleniveaudepuis la fin des années 90
Et pour cause, le PIBralentitsa progression. Selon les estimations du HCP, aprèsavoiraugmenté de 1,7% au premier trimestre, il n’aprogresséque de +1,4 % au deuxième, et ilestprévuqu’il n’avanceraitque de +1,2 % au troisième. Ceconstatconfirme la fameuse dépendance de la croissancemarocaine au secteuragricole. Une dépendance servant d’alibi pour ne pas entreprendre les réformes qui s’imposentdansce pays.
D’abord, sur le plan politique, cettedépendanceestexploitée par les différentsgouvernements qui se sont succédés. Quandçava mal, les politiques se dédouanent de leurresponsabilité, puisquec’est la fauteà la pluie. Quandçavabien, ils se mettent en avant pour s’appropriertous les mérites. A titred’exemple,quand en 2009, justeaprès la crisefinancièremondiale, le Maroc a enregistréunecroissance de 4,2%, le gouvernementAbass El Fassis’enestgargarisé. Or, tout le mériterevenaituniquementàunecampagne agricole record qui a permisunecroissance de 30% du PIBagricole, puisque le PIB non agricolen’a progresséluique de 0,8%. De même, il ne sera pas étonnantd’entendre le gouvernementBen kirane se victimiser et mettre tout sur le compte du repli des activitésagricolespuisque la croissanceprévue pour cetteannée ne devrait pas dépasser 1,5%.
Sur le plan économique, on parletellement de la dépendance de la croissanceàl’agriculture au point quel’onvafinir par faire croire aux Marocainsquec’estuniquement de la volonté divine et quel’agricultureest le problème en soi. Or, on oublie, par abus de langage, de préciserquec’est la non adéquation du modèle agricole au Maroc qui pose problème. En effet, quandvoussavezque 85% des terressontconsacréesà la production céréalièretrèsconsommatriced’eau, maisque 15% seulementsontirriguées, la dépendance de la production agricoleà la pluviométriedevientinéluctable. Quantàl’agricultureirriguée (arboriculture fruitière, culture industrielle et fourragère, etc.), elleafficheunebonne performance.
La croissanceestdonc instable et tiréevers le bas en raison de la domination d’une production des céréales volatile et l’insuffisance de l’irrigation en dépit de la politique des barrages. Autrementdit, le problèmerésidedans le déséquilibre de la structure de la valeurajoutéeagricole, puisquel’agriculturecéréalièrereprésenteprès de 64% de la surface agricole utile (SAU) alorsqu’elle ne contribue au PIBagricoleque pour 19%, tandis que les cultures maraichères, par exemple, contribuentà hauteur de 13% en n’occupantque 3% de la SAU. Si pour le moment, les gouvernements ne peuvent pas trop contrôler la pluie, ilspeuvent changer de modèleagricole et inciter à la restructuration des filièresagricoles.
Celaétant, sicettevolatilité de la production céréalièreesttransmise au reste de l’économie, c’estparcequel’agriculture assure près de l’emploid’unactifsurdeux. Et sil’onsaitaussiqueprès de 18 millions demarocainssontétablisdans les zones rurales, on mesurel’impactquepourraitavoir le volume d’unerécolte. En effet, sans unebonnerécolteagricole, pas assez de revenusàdistribuer, et sans pouvoird’achat pas de consommation. Or, la consommation des ménagesest le principal moteur de la croissanceavec 60% du PIB. Ainsi, unefaiblerécolteagricoleestsynonymed’unefaibleconsommation et doncin fined’un recul ou du moins d’un ralentissement de la croissance. D’ailleurs, à propos de la consommation des ménages, le HCP table cette année sur une progression de 2,9% seulement, soit le plus faible taux de ces 8 dernières années.
Mais, au-delà de la dépendance à l’agriculture, plus inquiétant est son faible effet d’entrainement sur les activités non-agricoles. Entre 2000 et 2001, le PIB non agricole est resté figé à 3,6%, alors que la croissance du PIB global avait grimpé de 1% à 6,3 %. De même, entre 2012 et 2013, la croissance est passée de 2,7% à 4,7%, mais le PIB non agricole a baissé en passant de 4,3% à 2%. Ce déphasage entre le secteur agricole et le reste de l’économie explique le faible effet d’entrainement qui est estimé par le HCP à seulement 0,1.
C’est clairement le symptôme d’une économie faiblement intégrée, c’est-à-dire une économie où d’une part, le secteur agricole fournit peu les autres secteurs, et d’autre part, qu’il s’approvisionne peu les autres secteurs. A titre d’exemple, l’intégration de l’agriculture et de l’agro-industrie est faible puisque les agro-industries ne représentent que 5% du PIB contre plus de 15 % dans les pays plus avancés. Ainsi, même si la campagne agricole est bonne, l’effet d’entrainement sera faible et limité au sein de la même branche, car le secteur agricole est peu connecté aux autres secteurs qui profitent peu de la dynamique agricole. La croissance n’en sera que moins inclusive puisque près de la moitié de la population marocaine ne se trouvera pas là où l’essentiel de la richesse est crée.
Alors au delà du Plan Maroc Vert, dont les effets doivent être évalués, il va falloir remodeler la chaine de valeur agricole, en oeuvrant surtout à l’intégration sectorielle de l’économie marocaine, pour que la volatilité et la faiblesse de la croissance marocaine cessent d’être une fatalité. Mais pour ce faire, nos gouvernements devront cesser de se cacher derrière la volonté divine et faire enfin preuve de volonté politique.
Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane (Maroc)
C’est une visite historique, le premier ministre Israëlien Benyamin Netanyahou est en Afrique
Le Rwanda, l’Ethiopie, l’Ouganda sont au programme même si Benyamin Netanyahou rencontrera d’autres présidents Africains comme le sud-soudanais, Salva Kiir, le tanzanien, John Magufuli, ils se joindront à leurs homologue rwandais, kényan, éthiopien et ougandais.
Une enveloppe de 13 millions symboliques sont affectés à une première nouvelle coopération. L’objectif est de se placer sur les partenariats économiques stratégiques afin de stabiliser la sécurité des pays africains en forte croissance et de développer des partenariats industriels dans les économies les plus porteuses.
Des partenariats stratégiques entre l’Afrique et Israël
Les domaines dans lequel l’Afrique et Israël devraient coopérer sont bien sur la sécurité avec des marchés d’armement mais aussi sur les nouvelles technologies, les énergies renouvelables et bien sur l’aéronautique avec Ethipian Airlines qui s’impose comme LA compagnie Africaine avec une flotte d’appareils de plus en plus impressionnante.
Israël va apporter de l’assistance à maitrise d’ouvrage dans les hautes technologies avec l’objectif d’assister les pays d’Afrique de l’est dans la sécurisation et donc la lutte contre le terrorisme, un objectif business, sécuritaire et politique qui valorisera la reconaissance internationale d’Israël dans le monde, indique Thierry Barbaut du cabinet de conseil Stratégie Afrique
Une histoire avec des points communs tragiques
Le Rwanda bien sur marqué par les 700 000 morts du génocide de 1994, un pays victime d’un génocide qui soutient Israël touché aussi par l’histoire. L’histoire en toile de fond également avec l’Ouganda. Une visite le 4 juillet 2016 en rappel au 4 juillet 1976 pour la libération des passagers d’un vol Tel-Aviv/Paris qui avait été détourné à Entebbe (35 km de Kampala) par des membres du Front populaire de libération de la Palestine. Cette opération avait été marquée par la mort du colonel Jonathan Netanyahou, frère aîné de Benyamin Netanyahou.
Thierry Barbaut évoque les partenariats entre Israël et l’Afrique
Le Brexitestdoncdécidé : lors du référendum du 23 juin, les britanniquesonttourné le dos àl’UnionEuropéenne
Trop de bureaucratie, trop de réglementationscontraignantes, la peur de perdre leursouverainetémaisaussi la peur des flux migratoires : la majorité a tranchéà 52%.
Les Africainsdoivent-ils se préoccuper de cetévénement majeur de la politiqueeuropéenne ?
Le Brexit aura bienévidemment des conséquences en dehors duRoyaume-Uni et de l’Europe. L’Afriqueestaussiconcernée. Mêmes’ilestàce jour difficile de prétendreprévoir « cequ’ilva se passer » précisément, quelquespossibilités se dessinent.
Une possible récession ?
Il y a d’abordl’impact de l’évolution du PIBbritannique. La possible disparition des accords de libre échangeavecl’UEpourrait faire chuterl’activité. Avec la peur et l’incertitudeliées au Brexit (notamment quantàl’accès au marchéeuropéen), nombred’investisseurs, d’entrepreneurs et de travailleurspourraient se retirer du Royaume-Uni. Tout cela se traduirait par unebaisse du PIB de ce grand marché, aux multiples conséquences pour l’Afrique. Les Britanniques (deuxièmes plus grosinvestisseurseuropéenssur le continent après les Français) pourraientalorsréduireleursinvestissementsdans des pays africains. Les consommateursbritanniquesquantàeuxachèteraientmoins aux exportateursafricains. L’exemple des producteurs de roses kenyanstrèspréoccupésest, àjustetitre, trèssouventmentionnédans les médias.
Le déclin de la place londonienneseraitunemauvaise nouvelle pour de nombreusessociétésafricaines,notammentsud-africaines qui sontcotées en double en Afrique du Sud et àLondres.
L’incertitudeliée au Brexitpourraitaffecter la planèteentière, entrainantunerécessionglobale. Ce quiseraitévidemmentune nouvelle encore plus mauvaise pour les Africains. Notamment en matière depétrole : la volatilité des marchés financiers combinée au maintien de l’excédent de l’offre de brut par rapport à la léthargie de la demandemondiale, pourraitconsoliderdavantage le trend baissier des coursde pétrole. Les producteursafricains qui se débattentdans la crise, comme le Nigéria, l’Algérie, pourraienten pâtir.
Mais y aura-t-ilvraimentunerécession ? L’incertitudeestune chose, mais le Royaume-Uniest tout demême la cinquième puissance mondiale. L’UEn’a pas intérêtàune attitude protectionnisteàl’égard de son ancienmembre. Les investisseursdevraientpariersurune attitude raisonnable. D’ailleurs, enquelquesjours la bourse de Londres a effacé les pertessubiepost-Brexit.
L’incertitudeautour des relations commerciales.
Bien sûr on ne peutbalayerd’unrevers de la main l’incertitudeliée aux accords de libre-échangesignés par l’UEavec le reste du monde, et doncapplicables au Royaume-Unitantqu’ilfaisaitpartie de l’Union :ce dernier va-t-ilrenégocier plus d’unecentained’accordscommerciaux ? La tâcheseraitpharaonique.Sera-t-il possible de transformer les accords de l’UE, ce qui simplifieraitgrandement les choses ? Rien n’est certain. Si cen’est pas le cas, celasignifierait des années de négociationscommerciales et leur cortège de gaspillage de ressources. Des pays comme le Nigéria, l’Afrique du Sud, le Kenya, le Ghana, le Botswana, l’Angolaou le Sénégal, premiers partenairescommerciauxafricains des britanniquesseraient touchés. Parionsici encore sur le pragmatisme et la raison.
Les 18 pays africains du Commonwealth auront sans nuldouteune relation privilégiéeavec le Royaume-Uni, relation qui pourramêmes’intensifier en dehors des contrainteseuropéennes. Pour autant, le temps de l’Empireestbienmort, et beaucoup en Afriquepourraientrésisteràce qui pourraitêtreperçucomme un effort de néo-colonialismeà un moment oùl’Afriquecherche au contraire son unité.
Cependant, il y a plus ennuyeux. Au sein de l’UE, le Royaume-Uniétait la voix du libre-échange, de l’anti-protectionnisme et donc favorable aux intérêtscommerciauxafricains. Les britanniquesétaienttrèscritiques des subventions de la PolitiqueAgricole Commune (PAC) et de seseffetsdésastreuxsur leséconomiestrèsagricoles de l’Afrique. Sans le Royaume-Uni, il y a de fortes chances que la France,traditionnellementprotectionniste, en faveur de la PAC et des subventions àsesagriculteurs, donnedésormais le La européen. Ceseraitunemauvaise nouvelle pour les paysansafricainsdansleur relationavecl’Europe, mêmesi, d’unautrecôté, les britanniquesseraientthéoriquement plus ouverts. Certainspays africainspourraientd’ailleursvoirlàuneopportunité de justifier d’unerenégociation des APE.
L’aide et l’assistance
Si le PIBbritanniquesouffrait, l’aideextérieure (0,7% du PIBbritannique) déclineraitmécaniquement. Dans tous les casl’aidebritannique ne passera plus par les canaux de Bruxelles (sa contribution se monteà près de 15 % du fonds européen de développement). Londresredirigera son aide vers la coopération bilatérale, les pays africainsmembres du Commonwealth seront sans doute les premiers bénéficiaires. James Duddridge, sous-secrétairebritannique des affaires extérieures et partisan du « Leave », est de l’avisquecela sera unebonne chose, permettantàl’aidebritanniqued’être plus rapide et effective.L’avenir le dira.
Maisiciaussi les prioritésqu’impulsait la présencebritanniquedansl’UE, vont sans doute changer, la France tentant de tirer la couvertureeuropéenne de l’aideverssesintérêts en Afrique. De même, enmatièred’assistance. Le Royaume-Unis’était par exempleopposéà la baisse du budget européenenvoyéàl’AMISOM (mission de l’UnionAfricaine en Somalie) en février dernier, la France ayantd’autrespriorités(comme le Mali). Le Brexitvadonc sans nuldoute changer la donne de la politiqueeuropéenne enAfrique. Pour autantune coordination n’est-elle pas envisageableentrel’UE et le Royaume-Uni (commec’est le casavec les USA), chacun se spécialisantsurtelleoutelle mission en Afrique?
Bref, tout dépendra comment la sortie du Royaume-Uni sera négociée et si le pays restearrimé au marchéeuropéen. Le Brexitpourraitdonc ne pas êtresicatastrophique, mêmesil’équilibreeuropéendevait se modifier avec plus de poids pour la France. Et peut-êtred’ailleurs le Brexit ne sera-t-il pas ? Même les plusfervents partisans du « Leave » appellentdésormais au calme et au pragmatisme…Unetempêtedansunetasse de thé ?
Enfin, notons tout de mêmeuneidéemajeuredanstous les commentaires : le déclin des relationscommerciales, la montée du protectionnismeeuropéen, tout celaseraitunemauvaise nouvelle pourl’Afrique. Effectivement. Mais, de ce point de vue, plutôtqued’attendreque le libreéchangevienne del’extérieur, ilfautaccélérer les processusd’abaissement des barrièresentre pays africains, et s’ouvrirdavantageafin de diversifier les partenairesétrangers, et renforcerainsi la résilience des économiesafricaines. Danstous les cas, celapasse par l’assainissement du climat des affaires.
Avec 200 millions d’habitants âgés de 15 à 24 ans, l’Afrique est aujourd’hui le continent le plus jeune de la planète. Ces jeunes africains seront les futurs leaders et la force motrice du développement économique, social et culturel du continent. Un système éducatif performant et accessible à tous est donc essentiel pour permettre à la jeunesse africaine d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour faire face aux défis de demain.
Des avancées notables…
Depuis plusieurs années les gouvernements et les grandes institutions de la planète essayent de mettre en place un système éducatif correspondant aux challenges du continent africain. Des efforts considérables ont été entrepris pour rattraper le retard accumulé dans ce secteur crucial, en permettant d’améliorer de façon spectaculaire l’accès à l’éducation de base. Ainsi, à titre d’exemple, depuis les années 2000, quinze pays d’Afrique Sub-saharienne ont choisi d’abolir les frais de scolarité dans les écoles primaires, ce qui a consenti à faire progresser le taux de scolarisation de 58% à 76% [1].
… mais des limites persistantes
Toutefois, des inégalités fortes persistent d’un État à l’autre, entre filles et garçons, entre zones urbaines et rurales… Les pays africains restent confrontés à des défis de taille dans le domaine de l’éducation : le surpeuplement des classes, le manque de suivi pédagogique et la formation pédagogiques, l’accès reduit à l’enseignement secondaire et supérieur. Ainsi, moins de 9% des enfants scolarisés en moyenne accèdent à l’université!
Les approches de capacity building et les politiques publiques privilégiées jusqu’à aujourd’hui montrent leurs limites, en pleine transformation numérique du monde et en particulier en plein leapfrog africain.
L’innovation numérique et mobile en Afrique aide à repenser l’école de demain et la formation tout au long de la vie…
Les EDTech jouent sans conteste un rôle crucial et contribuent déjà aujourd’hui à favoriser une éducation équitable et à disposition de tous grâce au développement d’outils pratiques tels que les cours en ligne (Moocs et Spocs), les tablettes éducatives, l’assistance aux étudiants… Tant en Afrique anglophone qu’en Afrique francophone, un nombre grandissant de startups proposent des solutions innovantes, concrètes et à moindre coût, contribuant à la réinvention de l’école de demain.
Par exemple, Succès Assuré est une plateforme éducative ivoirienne gratuite pour les élèves du CP à la classe de Terminale, qui propose du soutien scolaire via des capsules vidéos. Plus localement, la startup Marocaine My Virtual Learning Environment propose également une solution pour les écoles et universités de petite et moyenne taille réticentes à passer au e-learning, grâce à un produit à l’identité et au prix plus accessible…
L’accès au hardware bien sûr reste un enjeu de taille: outre l’initiative One Laptop Per Child, qui a permis au gouvernement de Kigali de livrer 267.000 ordinateurs portables à plus de 930 écoles rwandaises, on peut citer la tablette VMK du congolais Vérone Mankou, ou encore la tablette éducative Qelasy de l’ivoirien Thierry Ndoufou. L’émergence de produits et de services made & designed in Africa est essentiel à l’émergence d’un modèle éducatif vernaculaire contemporain, adapté aux usages et aux défis locaux…
Accompagner l’émergence d’outils et de contenus numériques vernaculaires
Les campus virtuels déferlent un peu partout sur le continent et proposent des modules de e-formation (Moocs, Spocs, M-learning) ainsi qu’un suivi pédagogique et administratif complètement dématerialisé. Au Ghana depuis 2015, grâce à un partenariat avec Microsoft, le corps enseignant et les étudiants sont équipés de tablettes et ordinateurs portables. Là aussi, tout l’enjeu réside dans l’accès à des savoirs-faire permettant de développer des infrastructures technologiques adaptées, afin d’éviter les phénomènes de tropicalisation ou, pire, de cannibalisme des marchés éducatifs locaux. L’exemple de l’outsourcing du système éducatif du Libéria à Bridge international suscite bien des interrogations à ce titre…
Améliorer la qualité de l’enseignement primaire, développer des infrastructures éducatives et pré-scolaires pour mieux mailler les territoires, faciliter l’accès aux curriculums et aux contenus pour le secondaire et le tertiaire, valoriser des formations diplômantes sur toute une vie pour structurer l’accès à l’emploi, garantir l’accès à une formation de qualité aux populations vivant dans les zones rurales, promouvoir et préserver des savoirs locaux et ancestraux…
Le numérique, utilisé à bon escient, n’est pas qu’une solution permettant de répondre aux défis auxquels font face les systèmes éducatifs africains, comme partout ailleurs dans le monde. Il doit être également un modèle pour le capacity building et l’éducation, afin de favoriser l’autonomisation via la production de contenus vernaculaires et collaboratifs, l’interdisciplinarité, l’agilité, nécessaires au monde qui vient.
Cette volonté de repenser les modèles éducatifs traditionnels depuis l’Afrique et le numérique est la raison d’être du projet Africa 4 Tech, dont l’objectif est de développer des programmes online (Moocs, Spocs, M-learning), des laboratoires et des programmes pédagogiques dédiés afin d’accompagner l’émergence d’un modèle d’innovation et de management africain, à la croisée des nouvelles techniques et des nouveaux savoirs numériques.
Les participants sont invités à envoyer leurs photos, les partager avec leurs réseaux et encourager leurs proches à « ajouter une touche de justice à leur vision du monde ».
La campagne vise à mieux faire connaître la CPI, ses objectifs et l’importance de la justice pénale internationale à l’échelle mondiale
Les auteurs des trois photos qui auront obtenu le plus grand nombre de « j’aime » et de partages recevront un album photo de l’exposition « Justice Matters ». La campagne vise à mieux faire connaître la CPI, ses objectifs et l’importance de la justice pénale internationale à l’échelle mondiale.
#JusticeMatters
Le Journée de la justice pénale internationale marque l’anniversaire de l’adoption, le 17 juillet 1998, du Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, qui vise à prévenir la commission de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et du crime d’agression. Le 17 juillet unit tous ceux qui souhaitent soutenir la justice, promouvoir les droits des victimes, et aider à prévenir les crimes qui menacent la paix, la sécurité et le bien-être dans le monde.
Après le passage des câbles sous-marins ACE et du SAT-3, le Gabon poursuit ses efforts en matière d’évolution du secteur numérique grâce au projet Central African Backbone (CAB4)
Au terme d’une récente mission de contrôle, les principaux acteurs de cet ambitieux projet ont été satisfaits de l’avancée significative des travaux.
La signature du contrat de déploiement de la fibre optique entre l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et de Fréquences et la China Communication Service International en octobre 2014 s’est matérialisée par le début des travaux pour l’interconnexion de 26 villes du Gabon. Les travaux consistent essentiellement en la pose de la fibre optique, la construction de centres techniques, l’interconnexion avec le Congo, le Cameroun et la Guinée-Equatoriale.
La dotation des infrastructures numériques est en cours de finalisation. La phase Une doit permettre de déployer 1100 km de fibre optique pour une durée de travaux de 18 mois. Le Congo déploiera pour sa part environ 540 km de fibre optique.
De nombreux centres techniques sont finalisés (douze sur dix huit prévus), comme ceux d’Owendo, Nkok, Ntoum, Ndjolé, Booué, Lastourville, Koulamoutou, Moanda, Bakoumba, Bongoville, Lékoni et de Franceville; six centres techniques sous-forme de shelter ont été livrés à Oyane, Ayem, Lopé, Mouyabi, Milolé et Lifouta; 82 % de tubes PEHD ont déjà été posé, soit 900 km sur 1100 km. Il ne manque plus que quelques semaines d’efforts pour atteindre Mbinda, le point d’interconnexion avec le Congo.
Au terme d’une récente mission de contrôle, malgré un léger retard de trois mois sur le calendrier initial et quelques difficultés logistiques liées à l’isolement du chemin de fer et au relief particulièrement accidenté dans certaines zones, les principaux acteurs de cet ambitieux projet ont été satisfaits de l’avancée significative des travaux. L’équipe projet est constituée du Ministère de l’Economie Numérique et de la Poste, de l’ANINF, de la Commission Nationale des TIPPEE, de la SPIN et du délégataire AXIONE.
La logistique du projet est la cheville ouvrière de la réussite de ce dernier : 90% des travaux se déroulent en pleine forêt équatoriale, le long du chemin, sans aucun accès routier.
« La SETRAG étant l’unique exploitant du chemin de fer qui n’a qu’une seule voie, il faut s’accommoder d’éviter de monopoliser trop longtemps la voie ferrée », confie un membre du projet. Au terme de ce projet, la SETRAG va pouvoir multiplier par trois le volume de son trafic, qui fera circuler plusieurs trains en même temps ! Une aubaine pour la COMILOG qui pourrait ainsi augmenter considérablement son volume de minerais à exporter.
La livraison des travaux de la phase une est prévue pour le troisième trimestre 2016. L’avancée des travaux relatifs au CAB4 prouvent bien que le Gabon s’attèle à surmonter tout ce qui pourrait empêcher le développement de son secteur du numérique. Cette ambition permettra non seulement de passer aisément à la réalisation des autres phases du projet CAB4, mais en plus de présenter le pays comme une référence du numérique en Afrique centrale. La 4G des opérateurs mobiles pourrait ainsi être présente sur la quasi-totalité du territoire national d’ici la fin de l’année !
D’après les responsables du projet, la phase Une du CAB4, financé par la Banque mondiale pour un montant de 33 millions de dollars, est l’un des plus rentable de la sous-région. En effet, soutiennent-ils, la sélection a été faite par un appel d’offres international, en présence de la Banque mondiale. Le coût de déploiement au kilomètre de la fibre optique avoisine les 12.000 dollars US pour trois fibres d’une qualité certifiée et reconnue au niveau international. Le reste des coûts est destiné à la construction des centres techniques et leur environnement (climatisation, groupes électrogènes, etc). « Un exploit lorsqu’on sait que certains pays africains déploient ces mêmes types d’infrastructures sans appel d’offres pour un coût qui avoisine souvent le triple ! », souffle une source proche du projet CAB4.
L’œuvre est signée par le journaliste et essayiste sénégalais, Cheikh Mbacké Sène qui en est à son deuxième ouvrage
Sène résume, pour l’histoire et à travers cet essai de 150 pages paru aux Editions du Net en France, le passage de Barack Obama à la tête de la plus grande puissance du monde.
En 2008, l’Amérique élit Barack Obama, le premier Afro-américain à présider à la destinée de la plus grande puissance du Monde. Au-delà du caractère historique de son élection, Barack Obama doit réparer les dégâts causés par huit années de règne désastreux de George W. Bush.
Tant au niveau interne qu’international, cet homme dont le charisme planétaire rappelle John Fitzgerald Kennedy, est arrivé en sauveur d’une Amérique engluée dans l’une des plus grandes dépressions économiques de son histoire et de plus en plus abominée pour sa politique impérialiste destructrice. Jamais dans l’histoire, le monde n’a tant attendu d’un seul homme.
« Homme issu de la minorité, Barack Obama a été élu grâce à un mouvement populaire puissant nourri par une jeunesse américaine lassée par huit années de politique impérialiste destructrice, la récession économique, le chômage, le tout à mettre sur le compte de George W. Bush », écrit Cheikh Mbacké Sène. Et de poursuivre : « L’envie de changement de l’Amérique, qui fut immense, croisa les ambitions d’un homme qui a su transcender les lignes et se projeter dans l’avenir en promettant d’apporter des réponses concrètes aux inquiétudes ».
« Face à ces défis multiples et lourds, Barack Obama a trouvé des réponses », estime l’essayiste sénégalais. « Pas toutes certes, mais des réponses et ô combien importantes. Et en termes de bilan de ses deux mandats et indépendamment de son œuvre qui est tout au plus admirable, l’élection de Barack Obama aura été en elle-même la première note positive », complète-t-il.
Barack Obama aura, en fin de compte, mené la rupture avec la « diplomatie du cow-boy » pratiquée par G. W. Bush, « renoue le dialogue et assainit les rapports entre l’Amérique et le reste du Monde. Il posa ainsi les bases d’une…nouvelle Amérique, celle qui réconcilie l’Amérique avec elle-même rappelant aujourd’hui plus que jamais que la race n’est pas une fatalité, mais incontestablement un espoir pour tous ceux qui luttent pour l’égalité entre les personnes de toutes races et de toutes couleurs, et celle qui respecte les autres », conclut Cheikh Mbacké Sène.
L’auteur
Cheikh Mbacke Sene
Cheikh Mbacke Sene
Cheikh Mbacké Sène est un journaliste et essayiste sénégalais spécialisé dans l’analyse et la révision de l’histoire et de l’actualité contemporaine.
Il a déjà publié en 2014, « Lions de la Téranga : Vérités et contre vérités sur les échecs répétés (2003-2013) », un essai à travers lequel l’auteur pose un regard critique sur les faits majeurs et détails qui ont défini le football sénégalais au cours de la décennie 2003-2013.
Le groupe Casino se lançait en 2014 avec Bolloré dans le e-commerce en Afrique
Cdiscount ferme le site Sénégal et Cameroun !
Les salariés du groupe en Afrique confirme la fermeture des deux sites, la nouvelle est tombée par Skype du directeur Afrique…
L’objectif de Cdisount était-t’il trop ambitieux ?
Contrer l’incroyable succès de AIG (Africa Internet Group) plus connu sous le nom de Jumia en Afrique qui rafle avec plus de 71 entreprises le pactole du e-commerce sur le continent Africain. Nous l’avions souvent évoqué, la stratégie gagnante de Jumia c’est de comprendre les business model locaux et de les adapter aux technologies : paiement par carte bleue mais aussi par mobile banking ou paiement à la livraison avec le clic & collect. Avec également un atout de taille qui est d’embaucher localement des experts des cultures et des modes de consommation.
Pas encore de communication officielle du groupe Casino ou de Bolloré
Signe de la fermeture imminente le site est en « maintenance »
La dernière évaluation de la qualité des politiques et des institutions nationales réalisée par la Banque mondiale montre qu’en 2015, la moitié des pays africains affichent des performances relativement faibles dans leur environnement politique en faveur du développement et de la réduction de la pauvreté.
Selon l’Évaluation des politiques et des institutions nationales 2015 (CPIA) pour l’Afrique subsaharienne, sept pays sur trente-huit ont amélioré leur performance tandis que douze pays ont vu leur note décliner. La CPIA évalue la performance et les défis des pays pauvres afin de déterminer l’allocation de prêts à taux zéro et de dons aux pays éligibles au soutien de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale*.
Les notes de la CPIA évaluent la qualité des améliorations des politiques et des institutions en utilisant 16 indicateurs de développement couvrant quatre domaines : la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques d’inclusion sociale et d’équité, ainsi que la gestion et les institutions du secteur public. Les pays sont notés sur une échelle allant de 1 (note la plus faible) à 6 (note la plus élevée) pour chaque indicateur. La note globale de la CPIA correspond à la moyenne des quatre domaines évalués par la CPIA.
La note moyenne de la CPIA pour l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne est de 3,2 en 2015, une performance similaire à celle de l’an dernier. Cette moyenne est aujourd’hui identique à celle de tous les pays éligibles pour des crédits de l’IDA. Grâce à une série de réformes de politiques publiques, le Rwanda est de nouveau en tête du classement avec une note de 4,0, suivi du Cabo Verde, du Kenya et du Sénégal, qui affichent tous les trois une note de 3,8. Des améliorations dans plusieurs domaines ont enrayé la chute de la note du Ghana, qui passe de 3,4 en 2014 à 3,6 en 2015.
Les pays ayant réussi à mettre un terme aux violences ont enregistré des améliorations modestes. Au terme de quatre années consécutives de vastes réformes et d’une amélioration de ses performances, la performance de la Côte d’Ivoire (3,3) relative à l’utilisation équitable des ressources publiques a progressé en 2015, sans que cela se traduise par une amélioration de sa note agrégée de la CPIA. En revanche, les notes du Burundi (3,1) et de la Gambie (2,9) ont été revues à la baisse, démontrant que des conflits et une faible gouvernance peuvent freiner les progrès de développement et les avancées en matière de politiques publiques.
« Bien qu’un certain nombre de pays restent très performants, les pays africains éligibles au soutien de l’IDA accusent toujours un retard dans la qualité de leurs politiques et de leurs institutions, a déclaré Albert Zeufack, Économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. Des mesures urgentes doivent être prises pour parer aux difficultés macroéconomiques croissantes auxquelles font face les pays africains telles que les pressions à la baisse sur les soldes budgétaires et du compte courant, la baisse des réserves de change, la dépréciation des monnaies, l’inflation et un alourdissement du fardeau de la dette. »
Les pays qui ont vu leur note chuter en 2015 sont deux fois plus nombreux que ceux ayant enregistré des progrès. Cette situation résulte en grande partie de la baisse des performances en matière de gestion économique, exacerbée par une conjoncture économique mondiale difficile. Les États fragiles de l’Afrique subsaharienne restent également loin derrière les pays fragiles du reste du monde, en particulier pour la qualité de leurs institutions publiques.
L’analyse montre un ralentissement de l’amélioration de la gouvernance en 2015. Sept pays seulement – le Ghana, les Comores, le Tchad, la Guinée, Madagascar, le Rwanda et le Zimbabwe – ont renforcé leur cadre de gouvernance, contre neuf pays en 2014, tandis que six pays ont enregistré une baisse, contre quatre en 2014. La faible performance des pays africains en matière de gouvernance démontre que la capacité des institutions publiques doit être renforcée afin qu’elles rendent des comptes concernant leurs actions de développement humain, de sécurité et de justice aux citoyens.
« La fin du super cycle des matières premières a mis en lumière les vulnérabilités de la structure des économies de l’Afrique subsaharienne, explique Punam Chuhan-Pole, économiste principal de la région Afrique à la Banque mondiale et auteur de ce rapport. Toutefois, les difficultés actuelles présentent également des opportunités pour accélérer les réformes fondamentales destinées à renforcer la compétitivité et la diversification, lesquelles sont essentielles pour développer les perspectives de croissance et mettre fin à l’extrême pauvreté. »
La journée de l’enfantafricain, a étéinstituée par l’UnionAfricaine en souvenir du massacre de centainesd’enfantslorsd’unemarche pour leursdroitsàSowetodansune « Afrique du Sud apartheid » le 16 juin 1976
A cette occasion, plusieurs pays n’ont pas manquéd’organiserdifférentesactivités pour montrerleur engagement dans la protection de l’enfance. Mais, en dépit de cetengouement pour la cause des enfants, le constatestque la situation de ceux-cisembletrèspréoccupantesur le continent. En témoignent les mariagesd’enfants, phénomène encore observable dans nos Etatsmalgréune prise de conscience, notammentavec le lancementd’unecampagnecontinentaleainsique des plans d’actionsnationauxdans un nombrerestreintmais croissant de pays.
Si le mariaged’enfantest un problèmed’enverguremondiale, ilfautreconnaîtreque le continent africain a l’un des taux de mariagesprécoces les plus élevés au monde. Uneétuderéalisée en 2015 par l’UNICEFrévèle par exemplequ’enAfriquecentrale, 42% des fillessontmariéesouviventmaritalement avant l’âge de 18 ans. En Afriquesubsaharienne, 40% de fillessontconcernéesalorsqu’enAfriqueorientale et australe le mariaged’enfantsaffecte 37% des femmes. Seloncetteétude, si la tendanceactuelle se poursuit, le nombredevrait doubler d’ici 2050. L’Afriquerafleraitalorsàl’Asie du sud la première place sur le triste podium des régionscomptant le nombre le plus élevé de filles-épouses. Un tableau peuélogieux qui traduittoute la difficulté des Etatsafricainsàluttercontrecefléau. C’estque, sous-tendu par plusieursfacteurs, le mariaged’enfantsest un problèmecomplexe et multidimensionnel.
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Il faut d’abord prendre en compte les traditions et normes sociales qui malheureusement cautionnent cette pratique. Dans de nombreux endroits en effet, le mariage des enfantsestune tradition qui persiste de génération en génération et se décline sous différentes formes selon les communautés. Ainsi, dans les communautés rurales du nord-est de l’Ethiopie, on parle de telefa lorsqu’un homme kidnappe, cache et viole une fille, afin de pouvoir prétendre au mariage en tant que père de son enfant à naître. Courante au Ghana, au Bénin et au Togo, la tradition trokosi quant à elle, consiste à offrir une jeune fille vierge à un prêtre local pour obtenir le pardon divin quand un membre de la famille commet un crime. En fait, dans ces traditions, le concept de l’enfant est différent. Dès qu’il montre les premiers signes physiques de puberté, il est déjà considéré comme un adulte. En outre, diverses pratiques sociales telles la faible utilisation de la contraception qui conduit à des grossesses pendant l’adolescence, le souci de renforcer des alliances familiales ou acquérir un statut social et la mauvaise interprétation de la religion peuvent justifier le mariage précoce.
En plus de cet aspect socio-culturel, il faut également relever que la dimension économique constitue un ressort supplémentaire de cette pratique. Pour de nombreuses familles vivant dans la pauvreté, le mariage des enfants est une source de revenus et donc une stratégie de survie économique. Cette attitude témoigne de la faible valeur accordée dans la société aux filles souvent perçues soit comme un fardeau soit comme une marchandise. De plus, donner une fille en mariage est considéré comme un moyen d’assurer sa sécurité, en particulier dans les zones où les filles sont exposées au risque de violence physique ou sexuelle.
Mais, un élément non moins important est la déliquescence de la justice. En effet, dans certains pays, il n’existe pas de lois sanctionnant le mariage de mineurs. Tel est le cas par exemple de la Gambie, de la Guinée équatoriale ou encore du Gabon. Dans d’autres pays, quand bien même elles existent, ces lois ne sont pas appliquées. Dès lors, beaucoup de familles ignorent et enfreignent la loi. Dans certaines régions, cette violation est si répandue que les poursuites sont rares. Pire est la situation dans certains Etat où la loi pénale oblige le violeur à épouser sa victime souvent mineure. Tel a été longtemps le cas en Mozambique jusqu’à la modification du code pénal survenue en 2014.
Quels que soient les facteurs et les justifications invoqués, le mariage des enfants a des conséquences graves et préjudiciables pour les filles. Il compromet leur santé et leur éducation, ainsi que les possibilités de réalisation de leur potentiel. Pour chacune de ces filles, le mariage met fin à leurs rêves, leurs ambitions et parfois même leur vie. Le mariage d’enfants, disons-le, est le viol d’une joie de vivre, le viol d’une confiance, le viol d’un rêve, voire le viol de toute une vie.
Ainsi pour mettre fin à ce fléau, les Etats depuis quelques temps, élaborent des stratégies nationales ou d’autres initiatives. On peut citer, entre autres, la Zambie où une campagne nationale de trois ans a été lancée depuis 2013, ou encore l’Egypte et l’Ethiopie qui ont tous deux mis en place une stratégie nationale en 2014. Mais, bien que la volonté politique d’aborder la question du mariage des enfants semble plus présente que jamais, il est évident qu’il reste beaucoup à faire.
Les gouvernements devraient donc, en collaboration avec les organisations de la société civile, les partenaires du développement, les leaders de communautés locales, et d’autres acteurs, élaborer des plans d’action actionnant tous les leviers culturels, sociaux et économiques. Pour Girls No Brides (une coalition internationale de 500 ONG luttant contre le mariage précoce), ces plans d’actions nationaux doivent inclure l’autonomisation des filles, la mobilisation des familles et des communautés en tant qu’agents du changement, ainsi que la fourniture des services de santé, d’éducation et de justice. En outre, les Etats devraient mettre en un cadre juridique favorable, y compris une législation qui fixe à 18 ans l’âge minimum requis pour le mariage et qui supprime les lacunes juridiques telles que le consentement des parents ou le recours aux lois coutumières. Il faudrait également renforcer les systèmes de registres d’état civil qui enregistre les naissances et mariage. Enfin, la lutte ne peut réussir sans l’autonomisation économique des communautés pauvres et des femmes.
Espérons que ces actions permettront d’avancer vers un monde où le mariage d’enfants n’existe plus, et où les filles et les femmes peuvent réaliser leur plein potentiel dans toutes les sphères de leur existence.
Zakri Blé Eddie, Etudiant en droit, Abidjan-Cocody
Un nouvel indice dans l’écosystème des innovations vers l’Afrique
Le MEDEF International, 1er réseau d’entreprises françaises actives à l’international, et Up Afrique, 1er réseau de start-up françaises opérant sur le continent, s’unissent et créent l’index UP40, rassemblant 40 start-up représentatives de l’innovation française à destination des marchés africains (ville durable, e-commerce, e-santé, énergies renouvelables, financement participatif, agriculture…).
La sélection sera fondée sur des critères quantitatifs – chiffres d’affaires jusqu’à 10 M€/an dont un tiers en Afrique – et qualitatifs – rupture/originalité du modèle économique.
Le réseau UP40 permettra une meilleure coordination des jeunes entrepreneurs français en Afrique, une collaboration plus étroite entre start-up, PME et grands groupes et un fléchage accéléré des investissements vers les projets innovants.
Des évènements ponctueront la vie du réseau dont une première rencontre consacrée au financement (MEDEF International/Paris/T4 2016) et un colloque consacré à la lutte contre le changement climatique et les solutions portées par les start-up françaises (COP22 / Marrakech / T4 2016).
Le réseau UP40 engagera également un dialogue avec les autorités. A cet égard, la création d’un fonds d’amorçage public/privé destiné à investir dans les jeunes entreprises françaises orientées vers l’Afrique et le renforcement de l’espace OHADA comme cadre d’intégration d’un espace d’affaires francophone constituent des axes de réflexion privilégiés.
Pour Frédéric Sanchez, président de MEDEF International : « L’index UP40 reflète la mission de MEDEF International : rassembler les entrepreneurs et chefs d’entreprise qui souhaitent gagner à l’international et dynamiser la France grâce à l’innovation. Les 180 actions collectives menées chaque année par MEDEF International ont toujours fait le pari de la pertinence d’un pacte entre start-up, PME et grandes entreprises, afin de proposer un visage unique du secteur privé français en Afrique comme dans le reste du monde. L’intégration de jeunes entrepreneurs est également essentielle pour pérenniser et renforcer l’offre française sur le continent. »
Pour Fabrice Le Saché, coordinateur de l’index UP40 et cofondateur d’Aera Group : « L’Afrique est une zone d’innovation et de croissance où la compétition mondiale s’exprime avec force. Cette concurrence nous contraint à une critique constructive de notre action. Notre obsession est d’améliorer la performance de nos entreprises en rendant plus lisible notre valeur ajoutée sur le continent et en intégrant les initiatives au lieu de les multiplier. L’index UP40 est un outil au service de cette volonté de redéploiement et d’intégration. Les jeunes entrepreneurs doivent contribuer, par leur mobilisation, à redéfinir la stratégie économique française sur le continent. »
Un événement sur l’innovation, les énergies et le potentiel de l’Afrique en octobre à Paris avec un concours et des dotations
Selon une étude du cabinet Ernst & Young, les investisseurs déjà établis en Afrique considèrent qu’il s’agit de la région du monde la plus attractive. 66 % d’entre eux estiment que le climat des affaires s’est amélioré en 2015 et 81 % pensent que cela sera encore mieux dans les trois prochaines années.
Mais l’Afrique a encore de nombreux défis à relever dans les secteurs des énergies, des infrastructures, de l’éducation, des équipements urbains, des nouvelles technologies de l’information, de l’agriculture, des affaires juridiques. C’est pour ces raisons que Le LAB est né, en marge de la COP21, au coeur des préoccupations africaines. Neuf journées de débats intenses, constructifs ont permis à plus de 3 000 participants dont les 2/3 venus du continent africain de faire entendre leurs voix tournées vers des solutions innovantes et performantes.
Mais au-delà de cette ambition, c’est vers les investisseurs qu’il nous faut nous tourner et les inviter à cesser de considérer l’Afrique à travers leur propre miroir. Arrogants, suffisants sommes-nous souvent qualifiés… forts d’une science africaine infaillible. Cette complexité nous échappe et il est temps que de nouvelles générations, des deux côtés de la Méditerranée, se regardent sur un pied d’égalité. Le développement, hérité du positivisme occidental, comme l’économiste Sénégalais, Felwine Sarr, l’affirme dans son dernier ouvrage « Afrotopia », ne peut plus constituer la principale explication d’une génération d’investisseurs d’un autre temps !
L’Afrique est bien sûr en mouvement et n’a personne à rattraper, à condition aussi de prendre confiance en elle, d’inviter ses enfants à être dignes de leur futur et enfin de proposer un Bonheur National Brut africain correspondant à la vie de chacun, comme une estime de soi retrouvée !
Le LAB apportera sans cesse son expertise, ses interrogations et ses recommandations à cette relation exceptionnelle que nous avons à inventer entre nos peuples.
Eric Bazin, fondateur
Land of African Business organise les African Rethink Awards (ARA), lieu de rencontre privilégié entre des entrepreneurs africains et des investisseurs étrangers
Après une première édition réussie en décembre 2015, les ARA installent un nouveau rendez-vous les 22 et 23 octobre prochain
Ces trophées identifient, analysent et valorisent des start-up portées par de jeunes entrepreneurs africains ou issus de la diaspora, qui entendent répondre efficacement aux problématiques actuelles de mutation sociétale, économique, sociale et environnementale de l’Afrique.
Fort du partenariat initié avec la Mairie de Paris, et son incubateur de start-Up, Paris&Co, les African Rethink Awards dédient à l’entreprenariat africain et de la diaspora deux journées complètes, les 22 et 23 octobre 2016, 100 jeunes dirigeants sont invités à venir présenter leur concept d’entreprise et concourront pour les ARA.
4 catégories de Trophées pour l’édition 2016
Les ARA remetent quatre catégories de prix pour encourager les lauréats, leur offrir un soutien financier, leur apporter une visibilité internationale et favoriser des opportunités de networking.
‣ Le Grand Prix, doté de 5 000 €
Ce prix a pour objet de récompenser l’entrepreneur(se) africain(e) ou issu(e) de la diaspora présentant le business plan le plus performant, à la fois pour répondre efficacement aux besoins de la population et pour générer des changements tangibles, positifs et concrets en Afrique. À travers ce trophée, le partenaire veut souligner l’exemplarité de l’engagement de l’entrepreneur, son esprit d’initiative et sa contribution à la promotion de l’entreprenariat en Afrique, levier incontournable du développement.
‣ Le Prix de l’Entrepreneriat Féminin, doté de 3 000€
Ce prix récompense l’entrepreneuriat féminin africain ou issu de la diaspora, l’exemplarité de son projet et sa contribution à la transition vers un modèle économique viable et durable en Afrique. Le partenaire veut ainsi saluer et encourager le dynamisme des femmes, porteuses de start-up créatives, ambitieuses et pérennes.
‣ Le Prix de la Diaspora doté de 3 000 €
Ce prix récompense un(e) entrepreneur(se) issu(e) de la diaspora africaine, pour son initiative exemplaires qui contribue à la transition vers un modèle économique viable et durable en Afrique. Le partenaire entend ainsi encourager les initiatives entrepreneuriales de la diaspora dans le monde et l’inciter à partager son expérience, bénéficiant aux populations africaines et au développement du continent.
‣ Le Prix Coup de Coeur du Jury
Ce prix, décerné par la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale (SEIN), sera remis par son président Olivier Mousson, et récompensera une start-up à fort potentiel qui participe à la transition vers un modèle économique viable et durable en Afrique.
Fondateur de StartupBRICS, le premier blog en français couvrant l’actualité Startup des pays émergents, Samir Abdelkrim annonce le lancement de Startup Lions un livre qui retrace le projet #TECHAfrique et présente les acteurs africains du numérique.
Une campagne de financement participative est actuellement en cours pour pré-acheter le livre Startup Lions et financer son édition.
Startup Lions
#TECHAfrique, une initiative entrepreneuriale pour rencontrer et mettre en avant les acteurs de l’Afrique numérique
Au mois de mai 2014, Samir Abdelkrim partait en immersion au sein des écosystèmes digitaux de 20 pays africains pour y rencontrer les communautés startups et comprendre leurs dynamiques. Il a ainsi passé presque une année et demi – à dénicher les meilleures pépites technologiques et les talents de l’Afrique qui innove et qu’il a mis en avant à travers ses articles, ou dans les grandes conférences internationales à laquelle il fût invité à s’exprimer comme Speaker comme durant le grand festival South By South West d’Austin, ainsi que durant le Sommet Global de l’Entrepreneuriat de Marrakech, une conférence qui s’est tenue en 2015 et qui fut initiée par le Président Barack Obama.
Ayant rencontré Samir lors de nombreux événement, je soutiens avec Info Afrique ce projet qui mettra en avant l’incroyable effervescence de l’entrepreneuriat et des nouvelles technologies en Afrique, Samir est très connecté avec la réalité du terrain et c’est un avantage indéniable. Thierry Barbaut directeur de Stratégie Afrique
Startup Lions, le guide sur la révolution startup africaine
Au sein des incubateurs, hubs technologiques, espaces de coworking et autres FabLabs explorés en Afrique, Samir Abdelkrim s’est entretenu avec des centaines de jeunes entrepreneurs qui incarnent la révolution startup africaine et se battent chaque jour pour apporter des solutions aux difficultés du quotidien, dans tous les domaines : santé, agriculture, finance, transports, etc. Du Rwanda au Sénégal, de la Tunisie à la Côte d’Ivoire en passant par le Bénin, le Kenya ou encore Madagascar.
« Startup Lions est une aventure humaine retraçant, au travers de 200 pages, les écosystèmes startups et les témoignages de ces entrepreneurs courageux et passionnés qui, en dépit de difficultés parfois colossales, ont décidé de prendre tous les risques pour avoir un impact positif sur leur ville, leur pays, et au final sur l’ensemble de leur continent, grâce au numérique », commente Samir Abdelkrim.
#TECHAfrique, soutenu par plusieurs acteurs digitaux de la French Tech, est une mission terrain en direction de l’Afrique des Startups – jeunes pousses, mentors, incubateurs, FabLabs – qui vise à mettre en lumière ceux qui feront battre le pouls numérique du continent africain. http://techafrique.startupbrics.com/ – @samirabdelkrim
C’est fait, 51% des Anglais choisissent de quitter l’Europe, le Brexit est une réalité et pour de nombreux experts ce sera une catastrophe économique pour l’Angleterre
Quel va en être l’impact sur l’Afrique, quel changement pour la monnaie Européenne ?
Ce que est sur c’est que l’onde de choc est mondiale et que les réactions venant d’Afrique sont nombreuses, nous y reviendront avec un dossier complet.
La porte de l’Europe vers l’Afrique, Gibraltar sous le feu des projecteurs
«Le gouvernement espagnol prend note avec tristesse du résultat du référendum», a déclaré Mariano Rajoy quelques minutes après l’annonce de la démission de David Cameron. Le chef de l’exécutif espagnol par intérim s’est exprimé du Palais de la Moncloa, sa résidence officielle, pour adresser un message «de sérénité et de tranquillité».
Rajoy a voulu rassurer les Espagnols, en indiquant que «les traités prévoient un processus négocié et ordonné de sortie qui durera au moins de deux ans». En particulier, il a indiqué aux plus de 100.000 ressortissants au Royaume-Uni que «leurs droits restent pleinement en vigueur», jusqu’à la sortie effective de l’Union européenne, dont il a estimé qu’elle se produirait après un délai «d’au moins deux ans».
De son côté, le ministre des Affaires étrangères, José Manuel García-Margallo, a sauté sur l’occasion pour réitérer ses revendications sur Gibraltar, le minuscule territoire britannique au sud de la péninsule ibérique, dont l’Espagne a perdu la souveraineté il y a trois cents ans. «Le drapeau espagnol est aujourd’hui beaucoup plus proche du rocher de Gibraltar», a déclaré le ministre lors d’une interview radiophonique.
«L’Espagne doit dire au Conseil européen que Gibraltar ne peut pas faire partie d’un nouveau cadre de relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Ce doit être un sujet bilatéral, à négocier uniquement entre le Royaume-Uni et l’Espagne, a indiqué le ministre. Celui-ci a proposé la «formule espagnole» pour que ce territoire, qui a voté à 96% pour rester dans l’Union européenne, continue d’avoir accès au marché unique: «une co-souveraineté durant un certain temps, puis une restitution de Gibraltar à l’Espagne».
L’impact économique du Brexit sur les autres pays
Les principales Bourses européennes devraient plonger. Selon le courtier britannique CMC Markets, la Bourse de Londres va perdre autour de 7% tandis que celle de Francfort est attendue en chute de 6%.
Le retour de bâton devrait donc être violent sur les marchés qui avaient largement misé ces derniers jours sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. « La portée exacte de l’impact économique et sur les marchés financiers du Brexit ne sera pas claire avant un moment, mais il est certain qu’il sera très perturbateur à court terme et qu’il pèsera sur la croissance économique et l’emploi à plus long-terme, particulièrement au Royaume-Uni », a affirmé ce vendredi matin l’IIF, association internationale des acteurs de la finance (banques, fonds privés, assureurs, banques centrales, fonds souverains).
Un effet déjà important sur les marchés financiers
L’effet sur les marchés est déjà important puisque la livre sterling est tombée à son plus bas niveau depuis 1985, alors que les places boursières asiatiques ont perdu pied. La Bourse de Tokyo ainsi lâché près de 8%. Les investisseurs se sont rués en revanche sur les valeurs refuges, comme le yen ou l’or, qui a bondi à son plus haut niveau depuis mars 2014.
Africa Internet Group connecte aujourd’hui l’ensemble de ses entreprises sous une seule marque, Jumia. Un seul écosystème pour 9 compagnies
Africa Internet Group connecte aujourd’hui l’ensemble de ses entreprises sous une seule marque, Jumia. Avec pour vision “Vous ouvrir de nouveaux horizons », l’écosystème Jumia donne accès à l’ensemble des produits et services de ses 9 sites référents.
En 4 ans, Africa Internet Group, aujourd’hui Jumia, s’est imposé comme le n°1 du e-commerce en Afrique, en construisant et développant ses services, couvrant l’ensemble des secteurs de l’économie digitale et devenus leaders sur leurs marchés.
Julia au Nigéria
“ Nous nous sommes lancés dans cette aventure car nous sommes convaincus qu’internet peut transformer la vie des gens en Afrique. En unissant l’ensemble de nos services, nous serons à même de mieux répondre aux aspirations de nos clients. Nous rendons cela possible en mettant à leur disposition des sites et des applications conçus pour leur donner un accès facilité à l’ensemble de nos produits et services, et en leur garantissant une offre de qualité et au meilleur prix dans un cadre fiable et pratique”, déclarent Sacha Poignonnec et Jérémy Hodara, fondateurs et co-CEOs de Jumia.
Les clients trouveront ainsi sur Jumia tout ce dont ils peuvent avoir besoin dans leur vie de tous les jours : Grandes marques de mode et d’électronique sur Jumia, produits issus des commerces locaux sur Jumia Market (précédemment Kaymu), réservation d’hôtels sur Jumia Travel (précédemment Jovago), livraison de repas sur Jumia Food (précédemment Hellofood), petites annonces sur Jumia Deals (précédemment Vendito), immobilier sur Jumia House (précédemment Lamudi), emplois sur Jumia Jobs (précédemment Everjobs), voitures sur Jumia Car (précédemment Carmudi), sans oublier les solutions logistiques sur Jumia Services (précédemment AIGX).
Les vendeurs et partenaires de Jumia vont également bénéficier de ce changement, avec la garantie de plus de visibilité et d’opportunités. Chaque jour, des milliers de restaurants, d’hôtels, de petits commerçants, de marques, d’agents immobiliers, de concessionnaires, de grandes entreprises et de sociétés de livraison trouvent de nouveaux clients grâce à Jumia, avec pour conséquence un développement de leur business et un impact positif pour l’économie africaine.
“Opérer sous une seule marque nous permet de proposer davantage de services à nos clients et partenaires. Nous souhaitons établir une marque inspirant de la confiance et de l’attachement à l’ensemble de nos clients et partenaires en Afrique”, complètent les deux fondateurs.
La nouvelle vision de Jumia, «Expand your horizons», exprime l’ambition du groupe de transformer la vie des gens en surmontant les défis technologiques et d’offrir à tous les Africains la possibilité d’accéder à des services et des produits de grande qualité quel que soit l’endroit où ils se trouvent.
Hong Kong est en tête tandis que Kinshasa monte en flèche sur l’échelle de la 22ème Enquête sur le coût de la vie effectuée par Mercer
Luanda reste l’une des villes les plus chères pour les employés expatriés
Johannesburg baisse de quatorze places et Le Cap (Cape Town) de huit places comparativement à l’enquête de 2015.
Malgré les marchés mondiaux volatiles et les problèmes de sécurité toujours plus préoccupants, les organismes continuent à tirer parti de stratégies d’expansion mondiale afin de rester concurrents et de croître. Pourtant, peu d’organismes sont préparés aux défis que les événements mondiaux posent à leurs affaires, y compris l’impact sur le coût des packages offerts aux expatriés.
La 22ème enquête de Mercer sur le coût de la vie trouve que les facteurs tels que les fluctuations monétaires, l’inflation des coûts des biens et services et l’instabilité des prix du logement contribuent au coût de la rémunération des employés expatriés en mission internationale.
Luanda une des villes les plus chères du monde
« Malgré les avances technologiques et la montée d’une main-d’œuvre connectée à l’échelon mondial, le déploiement d’employés expatriés reste un aspect toujours plus important de la stratégie de toute entreprise multinationale compétitive, » a indiqué Il y a Bonic, principal associé et président du service de Gestion des Talents de Mercer. « Toutefois, face à la volatilité des marchés et à une croissance économique ralentie dans de nombreuses régions du monde, il est essentiel de veiller à la rentabilité et de garder à l’œil notamment la rémunération des employés expatriés. Au fur et à mesure que les organismes continuent d’ambitionner une croissance rapide susceptible de les imposer à l’échelon mondial, il leur faut des données exactes et transparentes afin de pouvoir rémunérer d’une manière équitable tous les types de missions, y compris celles à court terme et de statut dit « local plus » (avec package de rémunération dit « local plus » pour expatriés).
Selon l’enquête Mercer de 2016 sur le coût de la vie, Hong Kong se trouve en tête de la liste des villes les plus chères pour les employés expatriés, reléguant ainsi Luanda (Angola) en deuxième position. Zurich et Singapour restent en troisième et quatrième position respectivement tandis que Tokyo occupe désormais la cinquième place, ayant grimpé de six crans depuis l’an dernier. Kinshasa, qui occupait la treizième place, est désormais classé sixième, apparaissant ainsi pour la première fois dans les 10 villes les plus chères.
D’autres villes figurant dans les 10 premières villes les plus chères pour les expatriés sont Shanghai (7), Genève (8), N’Djamena (9) et Pékin (10). Les villes les moins chères du monde pour les employés expatriés, d’après l’enquête de Mercer, sont Windhoek (209), Le Cap (208) et Bichkek (207).
Cette enquête de Mercer – largement reconnue et une des plus exhaustives du monde – est destinée à aider les entreprises multinationales et les gouvernements à déterminer leurs stratégies de rémunération pour leurs employés expatriés. La ville de New York est utilisée comme base de toutes les comparaisons et les fluctuations monétaires sont mesurées par rapport au dollar US. L’enquête comprend plus de 375 villes dans le monde entier ; le classement de cette année comprend 209 villes sur cinq continents et mesure le coût comparatif de plus de 200 éléments dans chaque lieu, y compris le logement, les transports, l’alimentation, l’habillement, les articles ménagers et les divertissements.
« La tâche de maximiser le retour sur investissement à partir de ressources réduites et face à des pénuries de talents à l’échelle mondiale rend plus difficiles les initiatives de croissance des multinationales, » a dit M. Bonic. « Les organismes doivent s’assurer qu’ils sont en mesure de faciliter les démarches nécessaires pour générer des résultats commerciaux en offrant des régimes de rémunération équitables et concurrentiels. »
M. Bonic a précisé que les coûts des biens et services fluctuent avec l’inflation et la volatilité monétaire, ce qui vient majorer ou minorer les coûts des missions à l’étranger. De faibles niveaux d’inflation se sont traduits par des hausses de coûts assez constantes partout dans le monde.
Les Amériques
Les villes des États-Unis ont grimpé les échelons en raison de l’appréciation du dollar US face aux autres grandes monnaies, ainsi qu’en raison de la chute importante de nombreuses villes dans d’autres régions, ce qui a entraîné le reclassement vers le haut de la liste des villes des États-Unis. New York, la ville la plus chère de la région, est montée de cinq crans pour occuper la 11ème place. San Francisco (26) et Los Angeles (27) ont grimpé de onze et neuf places respectivement par rapport à l’an dernier, tandis que Seattle (83) a bondi de vingt-trois places.
En Amérique du Sud, Buenos Aires (41) a été classée la ville la plus chère malgré une chute de vingt-deux places par rapport à l’an dernier. Porto Rico (67) arrive en deuxième place pour la région, en montant de vingt-deux crans. La majorité des autres villes d’Amérique du Sud ont baissé en raison de l’affaiblissement des monnaies par rapport au dollar US, malgré la hausse des prix des biens et services dans des pays tels que le Brésil, l’Argentine ou l’Uruguay. En particulier, São Paolo (128) et Rio de Janeiro (156) ont reculé de quatre-vingt-huit et quatre-vingt-neuf places respectivement, malgré une forte hausse des prix des biens et services. Lima (141) est descendue de dix-neuf places et Bogota (190) de quarante-deux places. Managua (192) est la ville la moins chère en Amérique du Sud. Caracas (Venezuela) a été exclue du classement en raison de la situation monétaire complexe ; son classement aurait varié considérablement selon le taux de change officiel sélectionné.
Les villes canadiennes ont continué leur chute dans le classement de cette année en raison du dollar canadien affaibli. La ville la plus chère du pays, Vancouver (142), a chuté de vingt-trois places. Toronto (143) a baissé de dix-sept places, tandis que Montréal (155) et Calgary (162) sont descendues de quinze et de seize places respectivement.
Les prix excessifs du logement locatif pour les employés expatriés à Luanda contribuent très fort à son statut inchangé en tant qu’une des villes les plus chères
Europe, Moyen-Orient et Afrique
Deux villes d’Europe sont classées parmi les 10 premières villes les plus chères du monde. Numéro trois dans le classement mondial, Zurich reste la ville européenne la plus chère, suivie de Genève (8), qui est descendue de trois crans par rapport à l’an dernier. La ville européenne qui suit Genève dans le classement, Berne (13), a baissé de quatre places comparativement à l’an dernier suite à l’affaiblissement du franc suisse par rapport au dollar US.
Plusieurs villes en Europe sont restées relativement constantes en raison de la stabilité de l’euro par rapport au dollar US. Paris (44), Vienne (54) et Rome (58) sont demeurés quasiment inchangées par comparaison avec l’an dernier, tandis que Copenhague (24) et Saint-Pétersbourg (152) sont restées à la même position.
D’autres villes, y compris Oslo (59) et Moscou (67), ont chuté de vingt-et-une et dix-sept places respectivement, en raison des pertes de valeur considérables des monnaies locales par rapport au dollar US. Au Royaume-Uni, Londres (17) et Birmingham (96) sont descendues de cinq et six places respectivement, tandis que les villes allemandes de Munich (77), Francfort (88) et Düsseldorf (107) ont grimpé dans la liste.
Quelques villes en Europe de l’Est et centrale ont également grimpé dans la liste, notamment Kiev (176) et Tirana (186) qui sont montées de huit et douze places respectivement.
Tel-Aviv (19) demeure la ville la plus chère du Moyen-Orient pour les employés expatriés, suivi de Dubaï (21), Abou Dhabi (25) et Beyrouth (50). Djeddah (121) reste la ville la moins chère de la région tout en ayant bondi de trente places. « Plusieurs villes du Moyen-Orient ont avancé dans le classement, poussées par le déclin d’autres régions, et en raison de la forte hausse des prix du logement locatif pour les employés expatriés, notamment à Abou Dhabi et à Djeddah, » a précisé Mme Constantin-Métral.
Si la ville angolaise de Luanda (2) n’est plus en tête de liste, elle n’en demeure pas moins la ville la plus chère d’Afrique, suivie de Kinshasa (6), qui a grimpé six échelons depuis 2015. Avançant d’un cran, N’Djamena (9) est la ville Africaine placée après Kinshasa, suivie de Lagos (13), au Nigeria, qui est montée de sept crans. La capitale de la Namibie, Windhoek (209), descendue de trois places, est classée comme la ville la moins chère de la région et à l’échelle mondiale. Johannesburg et Le Cap ont également chuté – de quatorze et huit places respectivement.
« La volatilité des taux de change dans la plupart des monnaies africaines et l’impact de celle-ci sur l’inflation, à plus ou moins brève échéance, contribue directement aux résultats variables comparativement à l’an 2015. Les prix excessifs du logement locatif pour les employés expatriés à Luanda contribuent très fort à son statut inchangé en tant qu’une des villes les plus chères au monde du point de vue du coût de la vie, » a expliqué M. Carl Van Heerden, Chef de la mobilité internationale pour la région Afrique chez Mercer.
Asie-Pacifique
Cette année, Hong Kong (1) est devenue la ville la plus chère pour les expatriés tant en Asie qu’à l’échelle mondiale tandis que Luanda est passée du premier au deuxième rang en raison de l’affaiblissement de sa monnaie locale. Singapour (4) est restée stable tandis que Tokyo (5) a grimpé six échelons, suivi de Shanghai (7) et Pékin (10). Shenzhen (12) est montée de deux places tandis que Séoul (15) et Guangzhou, Chine (18), ont glissé de sept et trois places respectivement.
« L’appréciation du yen japonais a fait monter les villes japonaises dans le classement, » a ajouté Mme Constantin-Métral. « Cependant, les villes chinoises sont descendues en raison de l’affaiblissement du yuan par rapport au dollar US. »
Mumbai (82) est la ville la plus chère de l’Inde, suivie de New Delhi (130) et Chennai (158). Kolkata (194) et Bangalore (180) sont les villes indiennes les moins chères figurant dans le classement. Ailleurs en Asie, Bangkok (74), Kuala Lumpur (151) et Hanoï (106) ont chuté spectaculairement de vingt-neuf, trente-huit et vingt places respectivement. Bakou (172) a connu la chute la plus draconienne en perdant plus de cent places. La ville d’Achkhabad au Turkménistan a grimpé soixante-et-un échelons pour occuper la 66ème place dans le classement mondial.
Les villes australiennes ont marqué quelques-unes des chutes les plus dramatiques du classement de cette année en raison de la dépréciation de la monnaie locale par rapport au dollar US. Brisbane (96) et Canberra (98) ont chuté de trente et trente-trois places respectivement, tandis que Sydney (42), la ville australienne classée la plus chère pour les employés expatriés, a connu une chute relativement modérée de onze places. Melbourne est descendue de vingt-quatre crans pour occuper la 71ème place.
Mercer produit un rapport individuel sur le coût de la vie et le prix du logement locatif pour chaque ville étudiée. Pour de plus amples renseignements sur le classement des villes, visiter mercer.com/col. Pour acheter des exemplaires de rapports individuels par ville, visiter imercer.com/products/cost-of-living.aspx ou appeler Mercer Client Services à Varsovie au +48 22 434 5383.
Les abonnés Orange Money en France peuvent désormais transférer de l’argent via leur mobile vers d’autres clients Orange Money situés en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal
ALEDA (www.ALEDA.fr), spécialiste français des solutions de paiements dématérialisés et du transfert d’argent, s’impose comme acteur de premier plan dans le récent déploiement du service Orange Money. Lancé le 15 juin dernier, Orange Money, solution de paiement mobile, a été mise en place grâce à l’alliance de deux savoir-faire, ceux d’Orange et d’Aleda, premier distributeur à déployer ce service sur le territoire français. Il permettra aux clients de l’opérateur de transférer des fonds à leurs proches, à partir de leur téléphone mobile, vers la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal, ainsi que dans le périmètre de l’Hexagone.
L’apport d’Aleda dans le projet Orange Money
Grossiste partenaire historique d’Orange pour la distribution des offres en téléphonie prépayée, Aleda représentait une valeur ajoutée à plus d’un titre dans ce projet :
– La typologie de son réseau de points de vente, fortement implanté au plus près des communautés, s’avérait des plus pertinentes dans le cadre du lancement de l’offre Orange Money. Près de 4000 points de vente de proximité indépendants œuvrent avec Aleda pour ce qui concerne les transactions dématérialisées, tels que le rechargement mobile, les codes de monnaie électronique ou le transfert d’argent.
– Aleda, premier grossiste en téléphonie en France à être agréé par les opérateurs pour la vente des offres prépayées sur le web, dispose également d’une forte expertise sur le digital. Comme le précise Pascal Roudier, Président du groupe Aleda : « Les innovations technologiques développées par nos équipes ont été des accélérateurs dans la mise en œuvre d’Orange Money en France. Notre application Sepia pour tablettes et smartphones permet l’identification des consommateurs et nos applications dédiées rendent possible la gestion des transactions ».
Un réseau commercial voué à l’expansion
Le réseau a été initialisé lors d’un pilote en juillet 2015 avec l’ouverture, avenue de St Ouen à Paris, d’une première boutique Orange Money équipée des solutions techniques développées et gérées par Aleda. Lequel a ensuite déployé cette offre dans une quarantaine de points de vente en France. Toutefois, du fait du maillage conséquent propre à Aleda, « ce n’est qu’un début » pour Daniel Frenet, Directeur associé au sein du groupe : « notre réseau de points de vente indépendants va rendre plus accessible encore ce nouveau service aux personnes désirant recharger en France leur compte Orange Money ».
La patronne des patrons, Mme MiriemBensalah-Chaqroun a déclaré : « qu’aucun pays àtraversl’histoire de l’industrien’a bâtiuneéconomiepérennesur des bas salaires ».
D’aucunslui répliqueront: oui, maisquefaîtes-vous de la Chine, de la Corée du Sud, et de tous les autrestigres et dragons asiatiques, qui ontprofité de leur main d’œuvrequalifiée et bon marché pour en faire un avantage comparatifdans la course à la compétitivité ? Celle-cipeut porter soitsur le prix de vente (compétitivité-prix), soitsurd’autresavantagescomme l’innovation et la qualité (compétitivité-hors-prix).
Certes, les pays du Sud-Estasiatique se sontappuyés, et continuent de le faire pour certains, sur le bassalaire pour attirer des investisseursétrangers et exporter. Néanmoins, unetellestratégien’estni viable nisoutenablesur le long terme, en l’occurrence pour le Maroc. Pourquoi? Pour plusieurs raisons.
D’abord, parceque la compétitivité ne peut se réduire au coût du travail. Sans parler de la compétitivité hors-prix fondéesur la qualité et l’innovation. Cellebaséesur le prix dépendaussi du coût du capital et des coûts de transactions liés aux complexités des cadres juridique et réglementaire. Par ailleurs, suite aux différentesréévaluations du SMIG au Maroc, cetavantagecomparatif du bas salaire ne cesse de s’effriter au point que le travailleurmarocainestdevenu plus chercomparativementàd’autres pays telsque la Corée du Sud, Taïwan, la Malaisieou encore la Turquie. Et même en l’absence de salaire minimum,rappelonsque plus uneéconomieexporte, plus elle attire d’investisseursétrangers. Dans le même temps, la demandesur le marché du travail augmente et les salariésdemandent la revalorisation de leursalaire,c’estmathématique. L’exemple de la Chine estédifiantàcesujet, puisqu’entre 2000 et 2009, en moins de 10 ans, le salairehorairedansl’industrie a triplé. Celaexpliquepourquoi la Chine a déjàcommencéà délocaliserdans des pays où la main d’œuvreestmoinschère, notamment au Vietnam, au Bangladesh, en Ethiopieou encore en Egypte, pour ne citerqueceux-ci.
Ensuite, compteruniquementsur les bas salaires pour attirer des investisseursétrangersdans le but de relancer la croissanceéconomique, revientàcroirequ’ilexisteune course au bas salaire. Saufque, si le bas salaireétait le seulcritère, comment expliqueralorsque les pays développés, où le coût du travail est plus élevé, attirent plus d’IDEque les pays moinsdéveloppés ? Si cette course existe, c’estuniquement pour des biens de bas de gamme. Pour les autresbiens, des critèressupplémentairespèsentdans la balance.
Enfin, limiter sacompétitivitéàcelle des salaires, revientà rester cantonnédans des activitésàfaiblevaleurajoutée et àfaiblecontenutechnologique. Car on voit mal comment un investisseur de produitshigh-tech investiradans un pays uniquementparcequesestravailleurssont bon marché, sans vérifiers’ilssontassezqualifiés. Faire valoiruniquement le bas salaire, pourraitcondamnerl’économieà rester à unstadeprécaire de développementindustriel et technologique, ce qui bienévidemment ne favorise pas sacroissanceà long terme. A cetitre la Chine, citée en modèle par les pays en voie de développement, et face àl’essoufflement de sacroissance, doit changer de modèle passer d’uneéconomie « bas degamme » baséesur le bas salaireàuneéconomie « de gammemoyenne» tirée non seulement par les exportations maisaussi par la demandeintérieure et l’émergenced’uneclassemoyenne.
Dès lors, quand on s’inscrit dans une perspective de long terme, et quand on tient compte des différents aspects de la compétitivité (prix et qualité), les propos de la patronne des patrons sonnent juste. Bien sûr, les sources de compétitivité sont légion, mais au regard de la contrainte d’espace, j’aimerais insister ici uniquement sur un aspect souvent passé sous silence, alors qu’il est déterminant, à savoir la productivité du travail.
S’il est vrai que l’on peut obtenir des produits compétitifs grâce à des salaires bas, il est tout à fait possible de réduire le coût de total avec des travailleurs plus productifs, qui permettront non seulement d’avoir une production plus élevée, mais aussi de faire des économies dans l’utilisation des autres facteurs de production, grâce justement à leur efficacité. Ainsi, dans l’hypothèse d’une convergence, c’est-à-dire d’un rapprochement, des salaires dans tous les pays, et c’est ce qui arrivera à terme, ce qui va faire la différence ce n’est pas le coût de travail mais c’est la productivité de travail.
Or, si l’on observe la productivité du travail au Maroc, elle traine loin derrière celle de ses principaux concurrents sur les marchés européens, tels que la Pologne, la Turquie et la Roumanie, mais aussi loin derrière les grands pays émergents asiatiques, à savoir la Chine, l’Inde et l’Indonésie. De même, les estimations de la Banque Mondiale montrent que le rythme de progression de la productivité du travail dans les économies émergentes dépasse 4% alors qu’il se situe dans le cas du Maroc autour de 2,5% par an.
La productivité du travail dépend de la qualité du capital humain et de la technologie et management utilisés. L’amélioration de la qualité du capital humain passe inéluctablement par la refonte du système d’éducation et de formation professionnelle. Sans une main d’œuvre qualifiée et efficace, le Maroc ne peut converger vers une économie productive à haute valeur ajoutée comme l’ont pu faire des économies comme la Corée du sud par exemple. De même, sans l’amélioration des procédés technologiques et de management utilisés, il est impensable d’espérer l’avancement de cette productivité. Cela passe par la consolidation de l’ouverture de notre économie pour profiter des bienfaits de transfert technologique et de la concurrence. D’ailleurs, si les gains de productivité ont principalement bénéficié à un nombre limité de secteurs au Maroc : les télécommunications, les transports, les services financiers (la banque et l’assurance), c’est parce que des réformes considérables ont été introduites dans ces secteurs en les ouvrant à la privatisation et à la concurrence. Contrairement à des secteurs comme l’agriculture, les BTP et l’industrie où les gains de productivité sont restés plus modestes.
Somme toute, malgré les avancées indéniables réalisées par le Maroc, le chemin reste long pour aller vers une meilleure compétitivité, gage d’une croissance pérenne et inclusive. L’amélioration de la productivité du travail, permettra non seulement de consolider notre compétitivité-prix, mais également de converger vers une compétitivité basée sur la qualité et l’innovation. Pour y arriver, la qualité du capital humain est primordiale. On ne le répétera jamais assez, il n’y a de richesses que d’hommes.
Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économieàl’université Sultan MoulaySlimane
Grâce à un projet soutenu par la Banque mondiale, l’entreprise Gold Coast Fruits est parvenue à se hisser au quatrième rang des exportateurs d’ananas du Ghana.
Le projet a permis de financer les services d’un consultant venu du Costa Rica pour former les agriculteurs à l’utilisation des engrais, au sarclage et au désherbage, à l’application de produits chimiques et aux systèmes de drainage.
Le succès de l’entreprise bénéficie aux ouvriers et aux communautés environnantes, puisqu’elle soutient des projets de développement social, environnemental et économique.
Pendant pratiquement huit ans, les agriculteurs travaillant pour Gold Coast Fruits ont planté, rangée après rangée, des plantules d’ananas sur quelque 400 hectares de terres. Ensuite, toutes les trois semaines, ils venaient sarcler, désherber et engraisser le terrain à la main. Puis ils laissaient faire la nature.
Au moment de la récolte, plus d’un an après, au lieu de fruits charnus, juteux et sucrés, les ouvriers retrouvaient des plantes malades, des fruits gorgés d’eau, peu sucrés voire excessivement acides et trop petits pour être commercialisés. L’exploitation perdait ainsi jusqu’à 40 % de ses récoltes.
« Pendant la saison des pluies, il suffit de perdre deux centimètres de couche arable pour perdre la majorité des éléments nutritifs », explique Richard Kudjonu, responsable de l’éducation au commerce équitable sur l’exploitation. « Les ananas ne grossissaient pas suffisamment et manquaient de goût, sans parler d’une apparence peu appétissante. Il n’y a pas de miracle : vous cueillez ce que vous avez planté. »
Cette situation a perduré jusqu’en 2013, lorsque le responsable de l’exploitation Patrick Osei Serebour a postulé pour un financement du Fonds pour le développement des compétences, soutenu en partie par la Banque mondiale à travers son Projet d’appui au développement des compétences et des technologies au Ghana. Grâce à l’allocation de 247 920 cedis ghanéens (61 220 dollars), Gold Coast Fruits a pu s’adjoindre les services avisés d’un consultant originaire du Costa Rica, l’un des plus gros exportateurs d’ananas au monde.
« Ce projet soutient les chefs d’entreprise en leur laissant toute latitude pour utiliser les fonds en fonction des besoins les plus pressants », souligne Peter Darvas, ancien responsable du projet. « Certaines entreprises ont choisi de former leur personnel, d’autres de privilégier les échanges de connaissances. Dans tous les cas, cela a permis d’avoir une main-d’œuvre plus solide, mieux outillée et plus compétitive. »
Le consultant a formé les ouvriers agricoles aux pratiques agronomiques nécessaires pour produire une nouvelle variété d’ananas, le MD2, qui se conserve longtemps et dont la forme cylindrique caractéristique permet un empilement facile sur les étals des commerçants. Les zones de plantation ont été drainées, pour éviter que l’eau ne stagne au pied des plantes et ne provoque des maladies. Les agriculteurs ont appris à utiliser les engrais selon un dosage idéal pour obtenir les meilleurs fruits. Et ils se sont convertis aux pulvérisateurs mécaniques pour épandre les engrais et les désherbants, bien plus efficaces que les méthodes manuelles habituelles.
« Quand nous travaillions à la main, nous propagions les maladies d’une plante à l’autre avec nos vêtements. Ensuite, il fallait dépenser beaucoup d’argent pour soigner les ananas », raconte George Dzibolosu, responsable du sarclage, du désherbage, des engrais et des produits chimiques. « Maintenant, nous savons qu’en limitant le nombre de personnes en contact avec les plantes, nous réduisons la propagation des maladies. »
Ces changements ont permis d’obtenir des ananas dont la qualité fait désormais la réputation de l’entreprise qui, sur les 55 tonnes produites par hectare, en exporte 45 tonnes vers l’Europe, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient, ce qui fait d’elle le quatrième exportateur d’ananas du Ghana.
« Nous ne sommes pas forcément les mieux placés en termes de volume, mais la qualité de notre production est constante », note Patrick Osei Serebour. « Et nos ananas sont vraiment excellents. »
La réussite de Gold Coast Fruits a également eu des retombées positives sur les employés et les communautés environnantes. Grâce au principe du commerce équitable, les agriculteurs et les ouvriers touchent une rémunération juste et des sommes supplémentaires à investir dans des projets de développement social, environnemental ou économique.
« La prime du commerce équitable leur est directement versée sur un compte distinct », indique Richard Kudjonu, qui rappelle aussi que les projets sont choisis de manière collégiale. « Le commerce équitable bénéficie aux familles, aux ouvriers et à leurs communautés. » Car 60 % au moins des ouvriers vivent à proximité de l’exploitation.
Parmi les domaines dans lesquels les ouvriers ont investi leur prime, le renforcement des capacités. Cela leur permet, quand ils ne travaillent pas sur l’exploitation, de réfléchir à de nouvelles vocations — une recherche financée par l’entreprise.
« Nous ne voulons pas que les ouvriers soient uniquement tributaires de l’argent qu’ils gagnent ici, avec les ananas », explique George Dzibolosu. « Nous voulons qu’ils apprennent un métier qu’ils auront choisi, qu’ils acquièrent d’autres compétences et qu’ils puissent avoir une autre source de revenu. »
Certains se sont déjà formés à l’art du batik, à la boulangerie, à la coiffure ou au métier de chauffeur. Les fonds ont également été investis dans des programmes d’éducation sanitaire, ou ils ont servi à payer les études secondaires des enfants des ouvriers ou encore à améliorer la nutrition de tous en subventionnant le déjeuner de chaque travailleur.
Selon Patrick Osei Serebour, grâce à leurs acquis, les cultivateurs envisagent désormais d’augmenter les volumes de production et d’améliorer leur compétitivité. « Nous espérons exporter cette année entre 50 et 55 tonnes d’ananas », conclut-il. « Nous ne rattraperons pas les autres du jour au lendemain, mais nous finirons par y arriver. »
Uneseulepersonne de moins de 35 ans au gouvernement, moins de 10% de jeunes au Parlementivoirien…
Pourtant, près de 70% de la population ontmoins de 35 ans et la listeélectoraleestdominée par les jeunes. Cesderniers constituent doncl’essentiel de la population ivoirienne et de l’effectif des partispolitiques.
Seulement, ilspeinentà occuper des postesconséquents, en dépit de leurferveur et de leur engagement en politique. Ceparadoxeestinquiétant et suscite de vives interrogations. D’aucunsproposent la discrimination positive via les quotas pour améliorer la représentativitépolitique des jeunes. Est-ce pertinent ?
Les partisans du système de quota avancentplusieurs raisons pour justifier son adoption. D’abord, Ils estimentque les quotas sontcorrectifsd’uneirrégularité et qu’iln’existed’autres alternatives que de forcer la réparation des disparités par le système de quotas qui permetd’obtenirrapidementl’équilibrequel’on désireatteindre. Le systèmeauraitdoncl’avantage de l’efficacité. Ensuite, ilssoutiennentquel’inscription des quotas dans la loiaideraitàcontourner la résistancetraditionnelle.
Certainsdirigeantspolitiquessont hermétiques aux discours et à la sensibilisation en faveurd’uneapproche-jeunes. Pour eux, un poste politiqueestl’aboutissementd’unelonguelutte et n’est par conséquentréservéqu’auxpersonnesd’un certain âge qui jouissentd’uneprésomptiond’expérience et de compétence. Ilss’appuientmêmesur des proverbesafricains qui dénotent de l’encragesocioculturel du mal comme : « Un vieillardassisvoit plus loin qu’unjeunehommedebout », « Les enfantssaventcourir, mais ne savent pas se cacher », etc. Autant de proverbesinfantilisant la jeunesse et luiôtanttoussoupçons de responsabilités. Les quotas permettraientalors de passer outrecespréjugés et d’imposer les jeunes. Enfin, les jeunespromus par le système de quotas pourraientconstituerunevitrine, des modèles, des références, qui aideraient la société àréaliserque la jeunessepeutdiriger et motiverainsi les jeunesàs’engagerdavantage en politique.
Ces arguments, bienquepartant de bonnes intentions, sontdiscutables. Loin d’êtreune solution, lesystème de quota estproblématique et pourraitbienêtre la porteouverteàl’incompétence et àl’irresponsabilité. En effet, les postesoccupésdanscette configuration ne relèvent pas de la compétence,mais de l’obligation. Il estclairque la nécessité de l’application de tellesloisdéboucheraitsurl’émergencede personnesdont le seulmériteestd’êtredans la tranched’âgedéfinie par les textes.
De même, ce système renforce le soupçon sur les politiques car l’accès au poste sera dévalorisé même pour ceux qui ont la compétence, puisqu’aux yeux des citoyens ils ont eu leur poste grâce au quota. Le soupçon sur la compétence est l’odieux corollaire des politiques de discrimination positive.
Dans la même veine, ce système n’est pas forcément un bon signal donné à la société. En effet, la faible responsabilisation sociale est due, en partie, aux pesanteurs, clichés, préjugés sociaux. Ceux-ci ne disparaitront pas parce que l’on impose des jeunes à certains postes. Cependant, il est difficile d’apprécier la valeur et le mérite d’une autorité qui, loin de résulter d’une appréciation de ses capacités, ne l’est qu’en faveur de l’application de la contrainte du quota. Au final, l’effet recherché est complètement inverse et l’admiration recherchée fait plutôt place à l’accentuation des résistances à la responsabilisation des jeunes.
En outre, dans un tel contexte, le quota fixé risque, plutôt que d’être un nombre planché, de devenir un chiffre plafond. En d’autres termes, si le mal n’est pas traité à la racine et que l’on se borne à définir un nombre de jeunes à certains postes, la dynamique de responsabilisation peinera à s’enclencher et le nombre de jeunes ne dépassera pas celui prévu par les textes. Le système de quotas ne s’attaque donc pas au mal, il ne fait qu’en couvrir les symptômes puisque l’on traite une discrimination avec une autre discrimination. Cela nourrira le ressentiment de ceux qui ne bénéficient pas de telles mesures de discrimination positive et donc, avoir l’effet inverse que celui recherché.
Par ailleurs, le système de quotas est injuste puisqu’il piétine le principe d’égalité de tous devant le droit. En effet, il réserve un certain nombre de sièges à une catégorie définie : les jeunes, ceci au détriment des autres couches sociales. En d’autres termes, en voulant régler le problème de responsabilisation politique des jeunes, le système de quotas fait naître d’autres disparités et freine le mérite d’autres personnes peut-être plus compétentes. Les postes qui devaient résulter d’une saine appréciation des compétences, sont finalement l’émanation d’une course inégalitaire déjà remportée par les jeunes avant même le coup de sifflet de départ.
En définitive, le système de quotas part d’une bonne intention. Seulement, il n’est guère curatif, ne donnant qu’un semblant de résultats d’ailleurs édulcorés par de nombreux vices. En effet, ce système de quotas entretient une situation de rente au profit des jeunes discriminés sans leur donner les vrais moyens de s’en sortir. De même, ce système incite les autorités à ne plus faire d’effort pour prendre le problème à bras-le-corps.
Dès lors, la solution est à rechercher ailleurs, notamment dans le changement radical des règles du jeu politique qui constituent souvent des barrières à l’entrée pour les jeunes: les structures de jeunesses des partis politiques qui isolent les jeunes de la direction des partis, la caution excessive de 20 millions de FCFA du candidat à l’élection présidentielle, son âge minimum 40 ans trop élevé etc.
Telles sont les véritables réformes à envisager, en plus de la sensibilisation à mener, en vue de faire du jeune un authentique acteur de changement.
GohiHugesArnaud, Doctorant au Laboratoired’EtudesConstitutionnelles Administrative et Politique(LECAP) de l’UniversitéFélixHouphouëtBoignyd’Abidjan. Le 15 juin 2016.
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