La dynamique africaine n’est plus à démontrer. Le continent connaît une croissance à la fois inclusive et résiliente.
Mais, les défis restent nombreux et il est nécessaire de maintenir les efforts d’ores et déjà consentis, notamment en termes de réformes et de collaboration intra-africaine, pour construire un avenir économique durable et enclencher le cercle vertueux de la croissance. Des leviers restent encore à actionner, des fondations doivent être solidifiées.
L’Afrique n’est plus à la croisée des chemins, elle est indubitablement sur le chemin de la croissance économique mondiale
Pour 2016, le FMI (Fonds monétaire international) prévoit des taux de croissance pour les pays d’Afrique subsaharienne à faire pâlir les pays développés : 8,5 % pour la Côte d’Ivoire ou encore 6,5 % pour le Sénégal.
La croissance africaine est ininterrompue depuis plus d’une décennie avec un taux moyen de 5 %. Sans compter que le continent possède le taux de retour sur investissement le plus élevé au monde, selon la Banque mondiale. De l’ordre de 24 et 30 %, quand les pays développés plafonnent à 18 %.
Alors que tous les regards sont tournés vers l’Afrique, que nombre de décideurs se demandent comment une telle croissance est encore possible, que les Cassandre prédisent les soubresauts d’une évolution trop rapide, il est temps de penser aux lignes directrices qui aideront à faire se lever l’Afrique de demain.
Pendant de nombreuses années, l’Afrique a été dépendante de subsides lui venant de l’extérieur. Les partenaires étrangers ont cru que ce serait une solution pour activer les économies. Mais cette politique est un échec, pour de multiples raisons qui ont déjà été analysées. Qu’importe en fait ce qui a été. L’important est que le décollage économique africain modifie tous les équilibres. Les forces sont en train de s’inverser et les énergies de se libérer.
Six piliers pour une construction durable
Il nous faut donc, à notre humble mesure, accompagner ces attentes et ces ambitions pour permettre que chaque femme et chaque homme s’approprient et contribuent à cette aventure exceptionnelle du XXIe siècle. Il importe de poser les bases solides d’une construction durable pour l’Afrique de demain, en étayant les fondations grâce à des piliers qui ont fait leurs preuves comme la valorisation de l’entrepreneuriat, l’intégration, le libre-échange, la bonne gouvernance, la protection des investisseurs ou encore la prévisibilité de la règle et de la norme.
L’un des premiers réflexes consiste sans doute à ce que l’Afrique se pense comme un marché, ce qui impliquera plusieurs effets : le choix des partenaires avec lesquels l’avenir se construit ; la préoccupation constante des besoins des peuples en terme d’éducation, de santé, de logement ou d’infrastructures ; le respect de la parole donnée et la prise en considération des objectifs de long terme à grande échelle ; la construction de projets durables dans leur conception et dans leur impact pour l’environnement ; la poursuite constante d’ambitions élevées, libérées des contingences politiques, et dictées par les aspirations supérieures des nations. Les décideurs africains ne doivent jamais oublier que leur premier marché est et doit être l’Afrique elle-même.
Pour servir les attentes des populations, il convient sans doute de renforcer la collaboration économique internationale intra-africaine, de continuer à faire tomber les barrières douanières et de faciliter les échanges, de multiplier les zones de monnaies communes et de libre-échange, d’oublier les querelles d’hier pour regarder demain et faire œuvre nouvelle, sans a priori. Toutes ces hautes aspirations ne pourront pas être atteintes sans une régulation nationale et internationale forte et inspirée.
Le droit, l’une des briques pour bâtir un environnement business friendly
Le droit est le ciment des civilisations, il protège les acteurs locaux comme les investisseurs internationaux en leur offrant la prévisibilité dont ils ont besoin pour oser entreprendre et participer à la croissance par l’initiative locale. Point n’est besoin d’inventer de nouvelles institutions mais, sans doute, d’améliorer celles qui existent et de moderniser quelques réglementations pour accompagner un mouvement déjà en marche, tout en s’assurant que la transparence et la conformité sont prises en considération et respectées.
Enfin, n’oublions pas, qu’au cœur de ce mouvement se situe l’entreprise. Que nous soyons conseils, institutions, États ou autorités publiques, nos énergies doivent converger vers l’accompagnement de l’entreprise par qui vient la richesse sur laquelle se construit une économie. Conduite dans un environnement de croissance inclusive et de redistribution locale, à travers le salaire, l’impôt ou l’accompagnement de projets sociaux, cette libération des forces de l’entreprise structurera l’Afrique. Car il n’est pas de grande nation sans emplois, sans ressources, sans dynamique économique à même de permettre à chacun de vivre pour lui-même et pour les siens.
Mesure du potentiel et des progrès : le baromètre de l’attractivité de l’Afrique
La croissance économique dans la région devrait demeurer plus lente dans les années à venir qu’au cours des 10 à 15 années précédentes. La projection de référence du Fonds monétaire international (FMI) pour 2016 est désormais réduite à 3 %, alors qu’elle était estimée à 6,1 % en avril 2015(1).
Les raisons principales à l’origine d’un ralentissement relatif ne sont pas spécifiques à l’Afrique et sont les mêmes que celles qui pèsent sur l’économie mondiale : un ralentissement général de l’économie des marchés émergents et, plus particulièrement, le rééquilibrage de l’économie chinoise ; la stagnation continue de la plupart des économies développées ; la baisse des prix des matières premières et l’augmentation des coûts d’emprunt.
Cependant, bien que la croissance dans la région ait relativement ralenti, les deux tiers de l’économie de l’Afrique subsaharienne progressent toujours à des taux supérieurs à la moyenne mondiale, et la région demeurera en deuxième position en termes de rapidité de progression à l’échelle mondiale dans un avenir proche, après l’Asie émergente. Cela est également corroboré par l’augmentation sur un an du nombre de projets d’investissements étrangers directs (IDE) en Afrique en 2015, augmentation intervenue dans un contexte où le nombre total d’IDE a diminué d’environ 5 % dans le monde. En fait, l’Afrique a été l’une des deux seules régions au monde où le nombre d’IDE a progressé par rapport à l’année dernière.
Sugan Palanee, responsable du marché africain chez EY (EY.com), déclare : « Du point de vue de l’investissement, les quelques prochaines années peuvent être délicates, non pas parce que les opportunités ne sont plus là, mais plutôt parce que ces opportunités sont probablement plus inégales qu’elles ne l’ont jamais été. Il est désormais plus important que jamais pour les entreprises et les investisseurs, qui mettent parfois fortement l’accent sur l’évolution de la croissance économique à court terme, d’adopter une approche factuelle et granulaire pour évaluer les opportunités d’affaires et d’investissement sur le long terme. »
Mesure du potentiel et des progrès : le baromètre de l’attractivité de l’Afrique
Pour soutenir les investisseurs afin qu’ils s’adaptent à un environnement plus incertain et évaluer les opportunités et les risques variables sur tout le continent, le baromètre EY de l’attractivité de l’Afrique (AAI pour « Africa Attractiveness Index ») fournit un ensemble équilibré de mesures à court et long terme. Le baromètre permet de mesurer la résilience probable dans le contexte des pressions macroéconomiques actuelles de même que les progrès effectués dans les domaines critiques du développement à long terme, à savoir la gouvernance, la diversification, l’infrastructure, les opportunités d’affaires et le développement humain.
Michael Lalor, directeur du Centre d’affaires africain d’EY, commente : « Il est important de reconnaître que ce type de classement indexé ne fournit pas une évaluation définitive d’aucun de ces marchés ; il n’y a évidemment pas de réponse absolue à rechercher le potentiel du marché. Cependant, le baromètre de l’attractivité de l’Afrique fournit vraiment un point de départ utile pour les analyses et permet de favoriser un dialogue stratégique sur les priorités de croissance, la propension au risque et les critères d’investissement. »
Le top 20 des pays classés dans le baromètre EY de l’attractivité de l’Afrique est le suivant :
Le baromètre démontre que :
Malgré les défis macroéconomiques (et un environnement de faible croissance), l’Afrique du Sud surpasse encore la plupart des autres économies africaines du fait de scores relativement élevés dans toutes les autres dimensions (qui tient en partie au fait que l’économie sud-africaine est plus développée que toute autre économie africaine).
Le Kenya et la Côte d’Ivoire bénéficient de performances et de perspectives de croissance économique fortes, tous deux ayant d’assez bons résultats en termes infrastructure et d’opportunités d’affaires.
Le Botswana, l’île Maurice et le Rwanda, bien qu’étant des petits marchés, ont un fort palmarès dans les domaines des opportunités d’affaires, du développement social et de la gestion économique, et ont également d’assez bons résultats.
Les pays nord-africains de l’Égypte, du Maroc et de la Tunisie, de même que le Ghana en Afrique de l’Ouest, demeurent économiquement en deçà de certaines pressions, mais ont l’avantage d’un environnement relativement favorable aux affaires, d’une bonne infrastructure et, dans le cas du Ghana, d’un fort palmarès de gouvernance.
La « sous-performance » relative du Nigeria sur l’AAI (en quinzième position du classement général) est peut-être quelque peu surprenante : alors que l’économie nigérienne se classe comme l’une des plus résilientes de l’Afrique, ses faibles scores dans les piliers que sont les opportunités d’affaires, la gouvernance et le développement humain se reflètent dans le classement général.
De la même manière, d’autres économies à forte croissance comme la Tanzanie, l’Ouganda et l’Éthiopie se classent toutes dans le top 10 en termes de résilience macroéconomique (l’Éthiopie se classant au premier rang) mais enregistrent également une sous-performance relative dans les autres dimensions à plus long terme.
Le baromètre indique clairement qu’il y aura des réponses variables pour les divers investisseurs et entreprises ayant des priorités différentes et que les réponses évolueront à mesure que les réponses changeront dans le temps.
Michael Lalor conclut : « Étant donné l’ampleur, la complexité et la nature fragmentée du continent africain, il sera plus critique que jamais de faire des choix bien informés concernant les marchés sur lesquels entrer, à quel moment et par quel moyen. La résilience macroéconomique d’un pays est également l’un des quelques facteurs que les investisseurs et les entreprises doivent prendre en considération lorsqu’ils mènent ce type d’analyse. Nous sommes à un point d’inflexion en termes d’évolution structurelle de la plupart des économies africaines ; les décisions prises et les actions engagées maintenant détermineront lesquelles de ces économies consolideront les acquis de la décennie écoulée en une plateforme de croissance durable pour les décennies à venir et lesquelles d’entre elles commencent à reculer. »
YahClick, premier prestataire de services de haut débit par satellite en Afrique, va s’exporter dans 19 pays africains avec le lancement du satellite Al Yah 3
Yahsat, opérateur de satellites basé aux Émirats Arabes Unis, a conclu un mémorandum d’entente avec le groupe Tele10, le fournisseur de services de diffusion et d’Internet local, afin de discuter de collaborations qui permettront d’améliorer la connectivité Internet au Rwanda, au Burundi et dans l’Est de la République démocratique du Congo. Ce mémorandum d’entente intervient peu de temps avant que Yahsat ne prenne livraison de son troisième satellite, Al Yah 3.
Le lancement du futur satellite de Yahsat sera accompagné du déploiement de YahClick, le service de haut débit par satellite rentable de l’entreprise, dans 19 marchés en Afrique, lors du premier semestre 2017. YahClick, proposé via une antenne parabolique moderne et de petite taille, est actuellement le premier service de haut débit satellite en Afrique, fournissant à ses abonnés un accès ininterrompu à Internet haut débit, où que ce soit dans la zone de couverture, accompagné de services techniques, opérationnels et d’aide à la clientèle sur place. Yahsat œuvrant pour étendre sa couverture sur l’ensemble du continent africain, la société est en pourparlers avec les fournisseurs de services locaux dans l’objectif d’augmenter la présence de YahClick et de renforcer son service client.
S’exprimant à propos du mémorandum d’entente, David Murphy, Directeur commercial chez Yahsat, a déclaré : « Notre technologie satellite de pointe connecte les individus et les entreprises dans toute l’Afrique, quel que soit le niveau des infrastructures de télécommunication présentes dans chaque pays. Chez Yahsat, nous sommes engagés à servir les zones mal desservies et reculées en apportant une meilleure connectivité aux utilisateurs nouveaux et existants. Pour confirmer notre engagement dans la région, nous avons conclu un mémorandum d’entente avec Tele10 afin de discuter du déploiement d’une connectivité haut débit dans trois marchés en plein essor en Afrique : le Rwanda, le Burundi et l’Est de la République démocratique du Congo. Nous nous réjouissons d’avance de travailler ensemble et de fournir des services haut débit inégalés à nos clients dans les régions de plus en plus nombreuses où nous sommes présents. »
Notre technologie satellite de pointe connecte les individus et les entreprises dans toute l’Afrique, quel que soit le niveau des infrastructures de télécommunication
Tele10 est active dans la région est-africaine depuis 20 ans, où elle fournit diverses solutions, y compris des services de télévision payante, de diffusion radio et des services TIC. En 2017, la société élargira son portfolio pour offrir les produits, services et solutions haut débit à valeur ajoutée de YahClick à sa clientèle existante, ainsi qu’à de nouveaux clients. De nouveaux marchés seront desservis grâce à la toute dernière technologie en bande Ka, qui bénéficie d’une grande fiabilité quelles que soient les conditions météorologiques.
Le PDG du groupe Tele10 a expliqué : « Dans cette ère de migration digitale qui concerne le continent africain tout entier, où plusieurs technologies telles que la 3G/4G, les hotspots, la fibre et d’autres ont des difficultés à remporter des marchés, nous sommes convaincus que YahClick nous donnera un sérieux avantage concurrentiel sur les autres acteurs dans la région et nous permettra de prendre la tête de l’industrie Internet. »
Murphy conclut ainsi : « Aujourd’hui, Internet joue un rôle crucial dans le développement socio-économique puisqu’il facilite l’éducation, l’artisanat, le commerce et les activités agricoles. En offrant le service YahClick à des économies en croissance, nous garantissons la provision d’une connectivité inégalée pour soutenir le transfert des connaissances, et par conséquent, le développement régional. »
Distribué par APO (African Press Organization) pour Al Yah Satellite Communications Company PrJSC, “Yahsat”.
À propos de la société Al Yah Satellite Communications Company PrJSC, « Yahsat »
Yahsat (http://www.Yahsat.ae) fournit des solutions satellites à diverses vocations (gouvernementales et commerciales) conçues pour la transmission haut débit, la radiodiffusion ou télédiffusion, le gouvernement et les communications à travers le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe, en plus de l’Asie centrale et du Sud-Ouest. Basée à Abu Dhabi, aux ÉAU, et entièrement détenue par Mubadala Development Company (Mubadala.ae), outil d’investissement du gouvernement d’Abu Dhabi, Yahsat est la première entreprise au Moyen-Orient et en Afrique à proposer des services satellites polyvalents en bande Ka comprenant :
YahClick – propose des solutions haut débit par satellite pour les particuliers et professionnels
YahService – propose des solutions administrées ainsi que des solutions pour les gouvernements
YahLink – propose des solutions de partage d’IP, des services de réseaux d’entreprise ainsi que des solutions de raccordement
Yahlive – joint-venture entre Yahsat et SES proposant des services premium aux sociétés de diffusion et à une sélection de chaînes de télévision
Le premier satellite de Yahsat Y1A a été lancé avec succès en avril 2011, et le deuxième satellite de la société Y1B fut lui mis en orbite en avril 2012. Yahsat a annoncé la fabrication de son troisième satellite, Al Yah 3, dont le lancement est prévu pour début 2017, ce qui étendrait sa couverture commerciale en bande Ka à 20 marchés supplémentaires, soit 60 % de la population africaine et plus de 95 % de la population du Brésil, marquant ainsi l’entrée de la société au Brésil.
Fondée en 1993 au Burundi, TELE-10 a fait ses débuts en tant que fournisseur de services de télévision payants, diffusant les programmes TV internationaux via un système analogique en UHF dans les grandes villes du Burundi.
Le groupe TELE-10 est principalement un opérateur de télévision payante et un FAI visant à apporter une expertise de haut niveau dans les secteurs de la télévision et des services Internet, en s’appuyant sur des stratégies de mise en œuvre diversifiées.
L’entreprise facilite l’acquisition de matériel informatique et de logiciels ainsi que l’accès à des services de conseil à valeur ajoutée.
OBJECTIFS DE L’ENTREPRISE
Être le leader des nouvelles technologies de communication dans toute l’Afrique de l’Est
Devenir la référence dans le secteur de l’Internet mobile, par l’introduction et la gestion d’un contenu web professionnel
Réaliser des profits et générer des recettes en exploitant le secteur informatique en plein essor en Afrique de l’Est
Permettre aux pays dans la région de passer d’une économie traditionnelle à une économie basée sur les connaissances en favorisant le développement des services IP
Naissance d’un nouveau média participatif, Info Cameroun
Dans son objectif de développement de médias participatifs et collaboratifs, Thierry Barbaut et Christian Locka lancent Info Cameroun.
Thierry Barbaut est rédacteur en chef d’Info Afrique et Christian Locka correspondant et journaliste spécialisé dans les enquêtes en Afrique Centrale. Christian a publié de nombreux reportages sur Info Afrique avec un grand succès. C’est donc une évolution logique que d’ouvrir aujourd’hui un média dont il est rédacteur en chef.
Une équipe dynamique et toujours collaborative qui va se développer dan les prochains mois
Un site Internet moderne et dynamique, reponsive design, puissant et rapide. Une newsletter hebdomadaire, une page Facebook et Twitter. Des espaces ou tous peuvent communiquer et valoriser l’information pour mieux comprendre le Cameroun, son économie, sa culture, les entreprises, les nouvelles technologies et les régions.
On ditsouventque les dirigeantsd’un pays sont le reflet de leurpeuple
Mais les Nigérianspeuvent se demander comment, alorsmêmequ’ilsontfocaliséleurénergiesur un véritablechangement de gouvernance, les dieuxontconspiré pour leuroffrir des législateursfédérauxrétrogrades. Lorsquecettevolonté de changements’estmanifestée via les urnes, les espoirsontéténourris pour que le gouvernementsoitenfin au service des masses. Cefaisant, les Nigériansontvotémassivement pour un président qui, en dépit de son passé dictatorial, a promuune rupture avec le système de la corruption institutionnaliséemenaçantl’avenir du pays.
La déception a doncétéimportante au moment de l’élection de la 8èmeAssembléeNationale qui réunit un groupe de vautourspolitiques se nourrissant des carcasses des espoirscollectifs des Nigérians. En effet, cetteAssembléenationale a échouécomme institution démocratiquedanssa mission première de création des lois. Sesmembres se sontconcentréssur des frivolités, unis par leuravidité commune, ilsn’ont fait quesaboter les efforts visantàdébarrasser le système des charognardspillant les richesseséconomiques de la nation.
Le chef de la 8èmeAssembléenationaleestactuellementconfrontéà un procès suite à son refus de divulguersesactifs en conformitéavec les lois en vigueur. En réponse, sescollègues du Sénat se sontmobilisés pour modifier la Loipermettant son incrimination. Alorsquel’intention de l’amendementn’est pas tout à fait àblâmer, le calendrierchoisi par les législateurstrahit le motif égoïste de couvrirleur pair. Le Sénatestdevenucesdernièresannéesunemaison de retraite pour les anciensgouverneurs, et ilfautcraindrequ’ilsaientaussienfreint la mêmeloi, d’oùleurvolonté de soutenircetamendement. Si vousn’aidez pas votrevoisinquandsamaisonbrûle, votremaisonbrûleraaussi…
Un budget de 120 milliards de Naira pour uneAssembléenationale de moins de 500 représentantsélusdans un pays où plus de 60 millions de personnesviventavecmoins de 2 $ par jour peutêtreconsidérécomme un crime contrel’humanité. Sousd’autrescieux les élussont des employés du peuple, et leurs actions suiscettelogique. Mais au Nigeria, les parlementaires ne sont pas responsables de leurcirconscriptionparcequ’ilsontpayéleur « ticket » pour accéder aux chambressacrées. Ainsi, tous les efforts déployés par les militants de la sociétécivile pour réduire le budget de l’Assembléenationale et ouvrirsescomptes au contrôlecitoyenontavorté. Un électeurnigériandisposantd’uneconnexion Internet oud’unetélévision par câble a plus de chance de savoir combien Obama a gagné en 2015 que de connaître le salaire de sespropresélus.
Qu’estqu’est-ceque les Nigériansretirentd’uneAssembléenationaleluicoûtant 120 milliards de Naira? Les débatssur les projets de loi ne sontaccélérésquelorsqu’ilssontconformes aux agendas égoïstes des législateurs. Sur plus de 150 projets de loiprésentés au Sénatdepuisjuin 2015, seulement 12 ontdépassé la 2ème lecture. Parmiceux-ci, on trouve des projets de loidestinésàmuseler la liberté de la presse ; d’autresvisentàaccorder aux politiciensl’immunitécontre les critiques des médiassociaux. Pour créerune illusion d’action, les sénateurs, dont le travail consisteàmettre en place unelégislation qui permettraitd’améliorer le climat des affaires au Nigeria, se sonttournésvers la mode des hashtags et les séances photos pour promouvoir le « Made in Nigeria », et la promotion des vueséconomiquesparoissiales et intolérantesdéguisées en patriotisme.
Pour son autoprotection, le législateur a construit un cadre tellementprotecteurqu’ildevientirrévocablequelsquesoientsesagissements. Récemment, le présidentestallé en Chine pour obtenir des prêts et attirer des IDE, et les États-Unisontpromisprès de 40 millions de dollars dans le cadre d’une nouvelle aide humanitaire pour soutenir les personnesdont les vies ontétéaffectées par la violence de BokoHaram. Pendant ce temps là, selonl’un des sénateurs, les Nigériansdevraientêtrereconnaissants de la formidable économieconsentie par l’assemblée qui devaitacheter 109 voitures, maisà cause du manque de fonds, n’en a achetéque 36.
La réalitéestque les Nigérians ne peuvent plus se permettre de subventionner les désirsostentatoires de parlementairesinsensibles aux réalitéséconomiques et aux prioritéspolitiques de la nation. Les Nigériansdoiventdonc rester vigilantss’ilssouhaitentvraimentqueleur pays avance et que la corruption recule. Ilsdoiventêtretrès critiques face aux agissements de leurparlement et ne pas laissercette noble institution, tellementcentraledansunedémocratie, continueràêtregangrenée par un grouped’escrocs publics. Le peupledoitprendresesresponsabilités et le Présidentdoitégalementagirdanscesens sans quoi le peuplepourradouter de saréellevolontéd’assainir le pays.
BukolaOgunyemi, analyste pour Africanliberty. Article initialementpublié en anglais par African Liberty – Traductionréalisée par LibreAfrique – Le 9 mai 2015
Ringier Africa et One Africa Media (OAM) ont convenu de fusionner leurs plateformes de petites annonces en ligne pour constituer aujourd’hui le plus grand groupe de petites annonces en Afrique
Une nouvelle entité – baptisée Ringier One Africa Media (ROAM) – est lancée aujourd’hui avec pour ambition de continuer à investir dans ses marchés africains sur le long terme.
Le groupe inclut certains des grands noms du continent dont Jobberman, Brighter Monday, Cheki, BuyRent Kenya & Private Property Nigeria de OAM, ainsi que Expat- Dakar, ZoomTanzania & PigiaMe de Ringier Africa.
L’objectif commun de ROAM est de servir les africains avec des plateformes locales adaptées à leurs besoins
One Africa Media & Ringier One Africa Media CEO Justin Clarke dit: «Nous étions à la recherche d’un partenaire stratégique avec une vision similaire à la nôtre, une approche locale et une bonne compréhension des marchés. Nous sommes heureux de l’avoir trouvé avec Ringier Africa. »
Leonard Stiegeler
Ringier Africa & Asia CEO Robin Lingg dit : «La complémentarité de nos business et de nos régions était évidente et nous permet aujourd’hui de devenir un acteur incontournable du continent. »
Ringier Africa GM Leonard Stiegeler: «L’objectif commun de ROAM est de servir les africains avec des plateformes locales adaptées à leurs besoins – on est heureux de travailler avec nos nouveaux partenaires pour atteindre cet objectif.»
S’il est un domaine où le numérique permettrait de retourner la table en matière de développement en Afrique, c’est bien celui de l’agriculture
Tous les chiffres connus permettent de deviner un potentiel sans comparaison
En Afrique, la productivité agricole y est environ quatre fois plus faible qu’en Europe (a), principalement en raison de manque de formation mais également de technologies appropriées. Et on y trouve 60% des terres arables non cultivées. Certaines d’entres-elles, comme celles qui se trouvent dans l’embouchure du fleuve Sénégal, sont considérées comme les plus prometteuses du monde, en raison de la qualité de leurs sols.
On peut donc penser qu’il serait souhaitable de transférer nos techniques de sorte à permettre à l’Afrique d’être autonome en matière agricole et alimentaire. Toutefois, alors qu’une croissance désormais vigoureuse (attendue à 4,7% par la banque mondiale) devrait permettre aux 54 pays du continent de choisir leur(s) système(s) agricole(s), on peut s’interroger sur la pertinence de notre modèle.
Observons notre monde occidental : si notre agriculture nous a permis d’être auto-suffisants et même exportateurs nets de matière agricoles, il n’en a pas moins été à l’origine d’une catastrophe écologique et sociale.
D’une part, notre modèle agricole se révèle être à bout de souffle, incapable de permettre aux paysans de bénéficier de revenus convenables et les enferrant dans un endettement toujours plus abyssal. D’autre part, on estime qu’a minima 20% des oiseaux européens ont disparu en raison des pratiques agricoles et on suspecte un lien des produits phytosanitaires utilisés dans l’agriculture avec de très nombreuses pathologies, dont certaines très lourdes.
Trop souvent, la filière agroalimentaire se développe au sein de logique de subventions et d’exportation
Ce bilan socio-écologique ne s’arrête pas là : trop souvent, la filière agroalimentaire se développe au sein de logique de subventions et d’exportation qui la poussent à promouvoir une production de faible qualité, parfois dangereuse pour le consommateur. Ainsi aux Etats-Unis, un lien clair a pu être établi entre obésité (39% de la population) et modèle agricole à base de subvention.
L’on conçoit donc bien que pousser aveuglément l’Afrique à adopter un modèle occidental pour son agriculture serait, à moyen terme, suicidaire. Ceci d’autant plus que pour l’instant, l’Afrique, dispose d’une production agricole 100% biologique. De même, les OGM n’y ont une part de marché marginale. Il ne s’agit pas de faire le procès de ces semences, mais d’observer que le contexte africain permet de faire croître des produits de meilleure qualité, au regard du standard occidental, en bénéficiant de l’expérience, parfois malheureuse, de l’occident.
L’opportunité en réalité consiste à penser un modèle nouveau pour le continent africain mais également sa globalisation
L’opportunité en réalité consiste à penser un modèle nouveau pour le continent africain mais également sa globalisation, en large partie en développant des modes d’organisation, des savoirs-faire et des techniques numériques. Car le paradigme numérique a ceci de remarquable qu’il permet de diffuser des savoirs, via les Moocs et autres dispositifs pédagogiques mobiles, et de répandre les technologies les plus sophistiquées en s’affranchissant totalement des contraintes géographiques. Drones de prise de données agricoles, pièces de tracteurs, outils d’analyse du sol, pompes, etc. : ces équipements pourront prochainement être produits au sein de fablabs d’un niveau technologique standard, dans la plupart des cas en respectant des logiques open-source.
Pour autant, il ne s’agit pas d’élever d’énièmes « éléphants blancs » en promouvant des solutions totalement hors sols qui, parce qu’elles n’ont pas été conçues avec les populations locales, se révèlent à moyen terme inappropriées. Ainsi certaines techniques agricoles traditionnelles sont louables et à préserver. Elles peuvent être hybridées avec des processus qui permettent d’accroître la productivité. Par exemple, lorsqu’un parasite est détecté sur une parcelle, l’absence de moyen de traitement abouti trop souvent à sa dissémination. Une technique simple consiste à « stériliser » cette parcelle à l’eau de javel (inoffensive pour l’environnement) dès que possible, préservant ainsi le reste de la culture. Ce type de pratique a déjà été expérimenté dans certaines régions d’Afrique et s’est désormais répandue à grande échelle. D’autres techniques agricoles du même type ont rencontré une grande popularité, souvent grâce à des moyens de diffusion numériques. Dans plusieurs pays (Botswana, Ouganda…) la production agricole a cru de plus de 40% en quelques années, largement grâce à la diffusion de techniques agricoles par le biais d’applications mobiles.
L’autonomie agro-alimentaire du continent commence par le fait de concevoir une agriculture différente de la nôtre
L’autonomie agro-alimentaire du continent commence par le fait de concevoir une agriculture différente de la nôtre : une agriculture inclusive, qui ne détruise pas les écosystèmes locaux par le remembrement et la chimie, qui transforme les produits localement afin de permettre aux populations de bénéficier de création d’emplois et de produits agricoles à consommer sur place. C’est peut-être une agriculture de type agro-forestière, qui capte les émissions de carbone et qui permette de garantir la sécurité alimentaire, même en période de canicule de longue durée.
Tout cela est possible, et à grande échelle. Il est même envisageable de reverdir l’ensemble de la zone sahélienne et d’y créer un contexte de développement enviable pour les 139 millions d’habitants qui s’y trouvent. Voilà l’une des opportunités nouvelles que l’accélération de la croissance africaine, conjuguée à l’émergence d’un nouveau paradigme numérique, dessine désormais à un horizon que l’on espère très proche.
Le 1ernovembre 2011, en s’adressantàuneséance commune de l’Assembléenationale et du Conseil national des provinces, le présidentZuma a exprimé son inquiétude au sujet des « tribunaux» qui semblentjouer un rôle « au-dessus » de celui des représentantsélus par le peuple. Le Parlement et l’exécutif, a-t-ildit, ontétéélus pour représenter la volonté du peuple ; les tribunaux, avec des juges non élus, ne représentent pas directement les populations. Les différendspolitiques, a-t-ilproclamé, devraientdoncêtrerésoluspolitiquement.
Le président d’Afrique du Sud Jacob Zuma
L’adhésion au Congrès national africain (ANC), qui dispose d’unemajorité de près des deux tiers au parlement, estévidente. Si tous les différendspolitiquesdoiventêtreréglés «politiquement», ilsserontd’évidencetousrésolus en faveur du parti au pouvoir. Dèslors, nousassisteronsàunedictature des représentants de la majorité.
Les pensées de Zumaontétérelayées par de nombreuxcommentateurs. Certainssuggèrentque, puisque les tribunauxsemblentavoirusurpé le rôle des représentantsdémocratiquementélus, il y a peud’intérêtàparticiper au processusdémocratique.
Au risque de contrarier les partisans de l’ANC, si les élus et en particulierceux du parti au pouvoir, respectent la loi, le problèmedisparaîtrait. Le problèmen’existequesi les élus se croient au dessus de la loi en vigueur et qu’ilspensentpouvoiragir en touteimpunité.
Il arrive qu’unprojet de loidébattu au Parlementcontienne des clauses manifestementinconstitutionnelles. Malgré les avertissements des juristes, le processusd’approbation de la loivajusqu’au bout, et la loidéfectueusefinit par êtrevotée.
Les hommespolitiquesperçoivent trop souvent la gestion des affaires publiquesuniquement en termes de rapport d’autorité (supérieur/subalterne). C’estce qui crée la véritable source de confusion. L’état de droit ne désigne pas la supérioritéd’un bureau oud’une institution particulière. Cequ’ildésignec’est avant tout la suprématie de la loi pour tous sans aucunehistoirepolitique. Si la loidoitêtre la même pour tout le monde. Telleest la suprématie de la loisocle de la garantie des libertésindividuelles.
Ainsi, la loiexhortetous les fonctionnairesàs’abstenir, de toutes les manières, d’abuser de leurpouvoir. En Afrique du Sud, la Constitution, qui, dansl’Etat de droit, estsupérieureàtouteloi, exige du président et de tous les parlementairesqu’ilsprêtentserment de fidélitéàcetextefondateur. Une violation de cesermentest un fait grave, commeil a étédémontrérécemment par l’arrêt de la Courconstitutionnelledans la saga Nkandla (du nom de la luxueusepropriétéqueZuma a rénovéeavecl’argent des contribuables). Le présidentmalgrésa vision des autoritésjudiciaires a étécontraint, non pas par les tribunaux, mais par la loi, de reconnaître son erreur et de faire des excuses publiques sans mêmequ’il ne soitcitéàcomparaîtredevant le tribunal pour rendrecompte de saconduite. Sesreprésentantslégauxl’ont fait en son nom dansuneatmosphère de débatrespectueux.
La question légitimeà poser alorsest : qui auraitété le mieuxqualifié pour entreprendrecettetâche: le présidentlui-même? Un fonctionnairedésigné par lui-même, comme son ministre de la police? Les tribunaux?
Somme toute, les tribunauxsont un outil pour appliquer et faire respecter la loi, grâceàleursméthodes et procéduresspécialisées. Cesméthodes, aiguisées au fil des siècles et léguéesd’unegénérationàl’autre, sont le résultad’unprocessus long et continu en constanteévolution. Malgréquelques imperfections, de ceprocessusnaturelémergeunesagesse qui n’estriend’autreque le fruit des réflexions, des actions et interactions des différentesgénérations. Unesagesse sans notion de subordination, maisseulementune reconnaissance pour qu’ellepuisses’imposerd’elle-mêmedans la société. C’est la condition de l’Etat de droit. Nuln’est au dessus de la loi, mêmes’il a étédésigné par le vote populaire.
Rex van Schalkwykestancienjuge de la Coursuprêmed’Afrique du Sud. Article initialementpublié en anglais par la Free Market Foundation – Traductionréalisée par LibreAfrique – Le 6 mai 2016.
Accélérer la collecte des données via des enquêtes par téléphone portable
Dans les centres de santé des villes tanzaniennes, les malades doivent attendre en moyenne 76 minutes avant de voir un médecin qualifié.
En septembre 2014, 82 % des foyers de Lomé, la capitale du Togo, avaient le sentiment que la fréquence des coupures d’électricité avait diminué par rapport aux six mois précédents (mars 2014).
Ces statistiques ont été établies à partir d’enquêtes. Alors que l’action publique s’appuie de plus en plus sur la mobilisation de données, elles peuvent aider les décideurs à analyser leurs politiques et à les ajuster en continu pour mieux répondre aux besoins des populations. De fait, la réalisation d’enquêtes régulières est un bon moyen d’apprécier l’efficacité de l’action gouvernementale et des programmes de développement.
De plus, les enquêtes auprès des ménages qui mesurent les indicateurs socioéconomiques sont essentielles pour effectuer un suivi des conditions de vie et des progrès accomplis au regard des deux grands objectifs que nous poursuivons : mettre fin à l’extrême pauvreté et favoriser une prospérité partagée. Mais, entre chaque grande enquête, on manque de données, et il est aujourd’hui clairement nécessaire de trouver des manières plus rapides et moins coûteuses de collecter des données et de faire en sorte qu’elles soient plus maniables.
En Afrique subsaharienne, du fait de l’isolement et de la diversité des populations, ces enquêtes étaient auparavant onéreuses et compliquées sur le plan logistique. Mais, dernièrement, le foisonnement des réseaux de téléphonie mobile et de combinés bon marché a changé la donne et ouvert de nouvelles pistes pour la collecte des données. Des pistes que la Banque mondiale a décidé d’exploiter en lançant le programme Listening to Africa (« à l’écoute de l’Afrique »), dont le but est de tirer parti des technologies mobiles pour faciliter le suivi de l’évolution des conditions de vie et l’évaluation des programmes. Il s’agit de compléter les données de référence issues des enquêtes classiques auprès des ménages par des entretiens réalisés ultérieurement par téléphone portable auprès d’une sélection de personnes.
En collaboration avec les instituts de statistique nationaux et les ONG présentes dans la région, le programme Listening to Africa (ou L2A) expérimente l’utilisation de téléphones portables pour collecter des données haute fréquence sur les conditions de vie. Et comme il s’agit d’un partenariat avec les instituts de statistique nationaux des différents pays qui vient compléter les enquêtes existantes, cette initiative diffère radicalement des opérations basées sur le crowdsourcing, car elle s’appuie sur un échantillonnage statistique fiable. Elle a été déployée à Madagascar, au Malawi, au Mali, au Sénégal, en Tanzanie et au Togo.
Si le programme a pour but d’évaluer le bien-être et le statut socioéconomique des ménages, au Mali, il contribue à collecter des données sur les conditions de vie des populations déplacées et vivant dans des camps de réfugiés au Niger et en Mauritanie à la suite de la crise qui sévit dans le nord du pays.
Comment ça marche ?
L’opération commence par une enquête en face-à-face auprès des ménages, qui sert de base de référence. Celle-ci permet de s’assurer que l’échantillon, qui est sélectionné de manière aléatoire, est représentatif de la population cible. À ce stade, l’équipe de terrain confie un téléphone aux ménages interrogés et, dans certains cas, un chargeur solaire. Ensuite, les participants reçoivent une formation pour être en mesure de répondre à des questions par téléphone portable. Après cette enquête initiale, les entretiens sont réalisés à partir de centres d’appel. Les répondants sont appelés une fois par mois. Ce sondage inclut des questions générales sur le bien-être du ménage, qui évoluent chaque mois. Le contenu des entretiens mensuels est pensé de manière à offrir un maximum de souplesse et d’adaptabilité.
Ces entretiens sont réalisés sous la forme d’appels téléphoniques (et non par SMS), pour permettre aux personnes qui ont des difficultés de lecture ou d’écriture de participer au programme. Ils s’effectuent dans les langues locales et n’entraînent aucun frais pour les sondés. À la fin de l’entretien, ces derniers reçoivent une récompense sous la forme d’un petit crédit téléphonique.
L’intérêt de ces enquêtes téléphoniques fréquentes réside dans le fait qu’elles permettent de réaliser des analyses détaillées et de fournir des données rapidement pour informer les décisions politiques. Vous pouvez accéder dès maintenant à certains résultats ici, mais il est prévu que toutes les données soient publiées, accompagnées de courts rapports et de questionnaires.
L’objectif ultime du programme est d’élaborer un système d’enquêtes téléphoniques à haute fréquence qui pourrait être intégré aux systèmes statistiques nationaux, au même titre que les recensements, les enquêtes classiques et les autres données administratives. Un tel système vise à compléter les enquêtes traditionnelles auprès des ménages et à combler les lacunes de données en fournissant, à moindre coût, des informations sur le bien-être des populations de haute qualité, en temps réel et actualisées. Certes, ces entretiens téléphoniques ne sont pas appropriés pour les enquêtes traditionnelles et les longs entretiens auxquels elles donnent lieu, mais cette approche innovante convient parfaitement à d’autres fins : effectuer le suivi d’une situation qui évolue rapidement, recueillir l’avis des ménages, collecter des données sur les prix, réaliser des sondages d’opinion, identifier des situations d’urgence (signes avant-coureurs et suivi), etc.
Intérêt croissant pour trouver des manières rapides et efficaces de mesurer les progrès accomplis à intervalles réguliers, évolution constante des technologies : le périmètre de ce type de programmes est appelé à s’étendre. Nous vous invitons à visiter le site du programme L2A, à l’ajouter à vos favoris et à suivre notre actualité.
De l’importance de créer des Marques Africaines fortes
Les économies africaines ont aujourd’hui l’opportunité de construire des marques fortes via des savoirs locaux, le tout face à des attentes régionales. Pour ce faire, les entreprises africaines ont besoin de se distinguer de leurs homologues internationales afin d’attirer et de capter la loyauté et le panier des consommateurs.
Il est nécessaire pour les structures locales de comprendre ce qu’est une stratégie de marque et de l’appliquer si elles souhaitent accéder au plus haut niveau de leur industrie face aux concurrents globaux.
Concept transnational, la Marque est la relation entre une organisation et son audience. La Marque est la raison de choisir ! Votre logo, votre identité graphique & visuelle et vos campagnes marketing n’en sont que la façade. Il ne s’agit pas des atouts extérieurs à la Relation : ces atouts projettent la Relation, mais n’en sont pas la totalité.
Le Branding est l’art d’aligner ce que vous souhaitez que les gens pensent de votre société, avec ce que les gens en pensent effectivement. Et vice versa. Il est utilisé pour vous distinguer de la concurrence. Il s’agit de construire une relation avec vos consommateurs, basée sur loyauté et la confiance, assurer une promesse quant à la personnalité que vous représentez.
Ce que je peux dire de mon expérience personnelle en Afrique, c’est que les Marques aspirationnelles et qui comprennent les attentes de leurs clients sont celles qui se portent le mieux.
Le Benchmarking pour les marques africaines est un point très important, spécialement dans les économies mobiles d’aujourd’hui ou les gens, les mots et les marques voyagent. Il est impensable pour une marque locale de se concentrer uniquement sur un pays, sans s’attendre à ce qu’un jour une Marque internationale rentre sur ce marché. Il est donc important de benchmarker face aux standards mondiaux.
Un des plus grand avantage que les sociétés africaines ont par rapport à leurs concurrentes internationales est la connaissance du continent et de ses nombreuses cultures & croyances. Beaucoup de sociétés internationales ne comprennent pas l’Afrique, en imaginant que le continent n’est régi que par une seule culture, sans en comprendre la diversité et l’étendue.
Prenons les marques aspirationnelles, par exemple. Suivant les régions et les cultures, une marque aspirationnelle n’aura pas la même signification. Ce qui peut apparaitre comme aspirationnel au Nigeria, peut ne pas l’être en Ouganda. Le fait est que de nombreuses marques internationales ne saisissent pas toujours la diversité du continent. L’Afrique est un contient de plus d’1 milliard de personnes, de plus de 50 pays, parlant des centaines de langues et de dialectes.
En observant les Marques qui brillent sur le continent, il apparait que celles qui réussissent à se positionner sont celles qui envisagent l’Afrique dans son ensemble, comme les brasseurs internationaux Heineken et Guinness qui se sont saisi du concept et qui customisent leurs campagnes selon les régions. De la même manière, MTN (Afrique du Sud), une des plus grosse marque africaine, lance des campagnes sur-mesure et de très grande qualité, partout en Afrique.
Intégrez votre Marque à la carte
Les marques internationales dominent de paysage économique africain. C’est un état de fait.
Les noms de marques anciennes et ancrées comme Coca-Cola et Nike (qui sont à la pointe du branding) ont à leur disposition le support historique de leurs consommateurs et des parts de marché proportionnelles à cette loyauté. Selon les dernières études, le paysage économique reste toujours aussi asymétrique. La principale raison reste une très faible présence (22 marques issues de 5 pays [1]) dans le Top 100 des marques ayant le plus de valeur / les plus reconnues, implantées en Afrique. Les 78 autres marques internationales créent 99% de la valeur totale des marques du continent. Aucune marque Nord/Ouest Africaine n’est présente dans ce Top 100.
Ce fossé énorme met en relief le besoin conséquent et urgent qu’ont les structures commerciales Africaines de rivaliser avec leurs homologues internationaux sur le sol Africain, mais également les disparités Nord/Ouest Vs. Sud/Est au sein même du continent. Et la macro devint micro.
Au centre des stratégies d’expansion des entreprises Africaines, se trouve le besoin de communiquer efficacement et optimalement auprès d’une audience globale d’investisseurs et de clients potentiels. L’objectif est de créer et de positionner une marque en l’engageant avec sa cible.
En position de force, c’est une opportunité historique pour les structures Africaines de pratiquer un « AfroBranding » [2]à l’échelle mondiale.
La Connectivité Digitale du Continent
Si vous comparez le marketing mobile en Afrique avec des scientifiques recherchant la vie sur une lointaine planète, repensez-y. Selon les dernières statistiques, près de 2/3 de l’ensemble des utilisateurs web en Afrique sont des mobinautes. L’utilisation du mobile en Afrique est en constante progression, information vitale à intégrer à votre prochaine campagne digitale et à votre stratégie globale.
L’Afrique est en effet là où le marché de la téléphonie mobile connaît la croissance la plus rapide au monde. Le marché du smartphone en Afrique devrait doubler dans les 4 prochaines années. Les deux principaux facteurs qui alimentent la croissance de l’utilisation mobile sont une prospérité croissante et l’abordabilité. Et bien que la majorité de la population Africaine n’ait pas accès à internet, les investissements dans le marché du mobile sont les plus rapides et les plus conséquents de l’économie du continent. Les dépenses d’investissements dédiés à la couverture et à la capacité réseau vont représenter $97 Milliards sur les sept prochaines années. La connectivité digitale croissante des pays Africains crée dès aujourd’hui des opportunités d’affaires sans précédent.
Ces opportunités d’affaires reflètent l’amélioration générale des conditions économiques du continent. Une croissance de 50% du PIB est attendue jusqu’en 2020. En 2015, le PIB Africain a cru plus rapidement que sur les autres continents, atteignant 4.5%. Une croissance économique de 4.6% est attendue jusqu’en 2040. Une hausse du niveau de vie et des dépenses consommateurs couplée à une plus grande stabilité politique et macroéconomique, ainsi qu’à la montée d’une classe moyenne, ont été les facteurs clés de la croissance économique.
L’Afrique du Sud et de l’Est en avance sur l’Afrique du Nord et de l’Ouest
L’Afrique du Sud est le pays africain le plus développé digitalement parlant et la quatrième économie digitale ayant la croissance la plus rapide au monde (après la Chine, la Malaisie et la Thaïlande). Ceci étant posé, il est plus facile de réaliser que le branding digital est plus que jamais d’actualité et nécessaire. Il fut un temps ou le marketing ne servait qu’un seul but – vendre. Aujourd’hui, le branding est utilisé pour construire du lien, maintenir le rapport entre les clients et les marques et surtout, pour rester crédible et pérenne.
Les marques ne rivalisent plus pour vendre, mais pour obtenir / retenir des fans, des followers, créer des communautés en ligne, faire partager un sentiment positif par rapport à elles. Si vous débarquez de la Planète Marketing Traditionnel et que vous entrez dans la Sphère Céleste Digitale, vous devez envisager d’avoir quelque chose en particulier : une stratégie digitale.
Qu’importe l’espace que vous souhaitez pénétrer en termes de marketing digital, vous feriez une grosse erreur d’imaginer qu’il suffit d’être présent sur quelques réseaux sociaux pour paraître branché et faisant partie de l’espace dématérialisé. La croissance de l’économie digitale Sud-Africaine témoigne du fait que ce pays déploie ses efforts à entretenir, générer et accroitre des communautés en ligne de qualité et à atteindre des cibles d’une manière qui hier encore, aurait été considérée comme impensable pour un pays du Sud.
Le nombre global d’internautes va s’accroitre à un rythme bien plus rapide et grâce au potentiel de croissance exceptionnel que montrent des pays comme l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Kenya et l’Egypte, on peut d’ores et déjà prédire qu’une grande partie de ces nouveaux utilisateurs sera Africaine.
Dès lors, comment vous démarquer de la meute?
Tout d’abord, voici quelques statistiques intéressantes:
92% des entreprises Marocaines interrogées ont un site web, 86% sont sur les réseaux sociaux et 82% utilisent des outils de mesure de la performance sur le digital. Mais uniquement 54% des entreprises qui disposent d’une version mobile de leur site et seules 33% ont développé une application fonctionnelle [3]
40% des annonceurs Marocains consacrent au digital un budget inférieur à 5% de leurs dépenses marketing/communication, ce qui est très peu mais en augmentation par rapport à l’année précédente (ils n’étaient que 34% à consacrer moins de 5% au digital) [4]
le nombre de mobinautes Africains est passé de 188 millions en 2013 à 788 millions en 2015
D’ici 2025, le commerce électronique pèsera 75 milliards de dollars sur le continent, pour 600 millions de consommateurs actifs [5]
La zone Afrique et Moyen-Orient pesait déjà 1,2% soit 379 millions de dollars en termes de publicité mobiles en 2013.
Lorsqu’il s’agit des tendances à incorporer à votre stratégie pour l’année qui vient, il est évident au regard des statistiques que nous venons d’évoquer, que plus vous intégrerez votre marque à des plateformes digitales, meilleures sera votre présence en ligne et votre influence. De nombreuses marques et sociétés qui ne sont pas encore rentrées dans la sphère digitale, on tendance à croire que se digitaliser est soit se projeter bien trop loin dans le futur, soit que cela se fait sans effort. La principale raison de cette erreur est que le digital n’est pas approché avec la connaissance nécessaire.
2016 étant déjà bien entamée, il est temps pour vous de reconsidérer votre approche digitale. L’argument selon lequel le contenu est réellement roi est toujours débattu, mais il est un fait indéniable : le contenu sur-mesure est un aspect royal du marketing digital.
Et si la qualité du contenu était déjà un point important en 2015, elle l’est encore plus en 2016. Et bien plus important encore, la distribution du contenu.
Même Facebook prévoit de sévir sur le contenu, ce qui changera indéniablement la donne pour beaucoup de Marques. Si vous avez prévu d’utiliser cette année la même stratégie de contenu que l’année dernière, peut-être est-il temps pour vous de revenir au tableau blanc. Oubliez le « piège-à-clics » et la mise en avant des produits ; concentrez-vous sur l’implémentation de contenus créatifs bien conçus et de visuels de qualité. Si vous avez négligé votre calendrier de contenu, prenez le temps d’y revenir. Un bon contenu communiqué de manière effective vous donnera un avantage compétitif.
L’Email marketing a toujours été une tactique marketing périlleuse pour beaucoup de marqueteurs, dans la mesure où la limite entre la boite de réception et la corbeille reste floue. L’email marketing restant une grosse tendance dans l’industrie, posséder une stratégie d’email marketing est vital. Vous connecter à votre cible et à vos clients d’une manière plus efficace et dynamique est clairement une chose sur laquelle se concentrer.
Il ne s’agit que de quelques tendances à intégrer à une stratégie en ligne pour la rendre effective et attractive. Il est important pour votre présence en ligne que vous restiez au top des tendances de votre industrie afin de vous assurer une longueur d’avance sur votre concurrence. Plus vous en apprendrez sur l’atmosphère digitale, plus vous vous rendrez compte que c’est un environnement volatile et complexe. Il est donc nécessaire de mettre en place un plan d’actions digitales afin d’assurer à votre Marque la place qu’elle mérite dans cet espace.
[1] Afrique du sud / Kenya / Nigéria / Ouganda / Tanzanie
[2] L’AfroBranding est un concept lancé par QH-Biz en 2016
Le rapport de la banque mondiale contrecarre l’afro-optimisme et contredit les cabinets de conseils mondiaux qui, unanimement, recommandent l’Afrique en termes d’investissements…
Heureusement le rapport propose des solutions !
Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, la raréfaction de l’eau exacerbée par le changement climatique pourrait amener certaines régions à accuser un recul du PIB de l’ordre de 6 %, provoquer des migrations et déclencher des conflits.
Le rapport intitulé High and Dry: Climate Change, Water and the Economy, indique que les effets combinés de la croissance démographique, de l’augmentation des revenus et de l’expansion des villes entraîneront une hausse exponentielle de la demande d’eau, alors que l’offre de la ressource deviendra plus irrégulière et incertaine.
Faute de mesures immédiates, poursuit le rapport, l’eau deviendra une ressource rare dans des régions où elle est abondante aujourd’hui – l’Afrique centrale et l’Afrique orientale par exemple – et cette situation s’aggravera dans les régions connaissant déjà des pénuries d’eau, le Moyen Orient et le Sahel par exemple. Ces régions pourraient voir leur croissance reculer dans des proportions allant jusqu’à 6 % du PIB d’ici 2050, ce en raison de l’impact du manque d’eau sur l’agriculture, la santé et les revenus.
Le rapport tire la sonnette d’alarme, indiquant que la baisse de la disponibilité en eau douce, combinée à l’utilisation de l’eau à d’autres fins telles que la production d’énergie et l’agriculture, pourrait contribuer à réduire les volumes d’eau disponibles dans les villes, ce dans des proportions pouvant atteindre les deux tiers en 2050, comparé aux niveaux de 2015.
L’insécurité hydrique pourrait multiplier les risques de conflit, ajoute le rapport. Les flambées de prix alimentaires dues aux sécheresses peuvent attiser des conflits latents et entraîner des migrations. Dans les endroits où la croissance économique est tributaire des pluies, des épisodes de sécheresse et d’inondation ont provoqué des vagues de migration et des piques de violence dans les pays.
Lagos au Nigéria, 28 millions d’habitants…
« Les pénuries d’eau constituent une redoutable menace contre la croissance économique et la stabilité dans le monde, un problème que le changement climatique vient aggraver », affirme le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim. « Notre analyse montre que si les pays ne prennent pas de mesures pour mieux gérer les ressources en eau, certaines régions fortement peuplées pourraient connaître de longues périodes de croissance économique négative. Les pays peuvent toutefois adopter dès à présent des politiques qui les aideront à exploiter les ressources en eau de manière durable au cours des prochaines années. »
Selon le rapport, l’amélioration de la prise de décisions sur l’action à mener pourrait aider à neutraliser les effets néfastes du changement climatique sur l’eau. Certaines régions ont des chances d’améliorer leurs taux de croissance dans des proportions allant jusqu’à 6 %, grâce à une meilleure exploitation des ressources en eau.
« L’espoir est permis », déclare l’auteur du rapport et économiste principal à la Banque mondiale Richard Damania. « Si les pouvoirs publics répondent à la pénurie d’eau en renforçant l’efficacité et en allouant, àsupposer, 25 % de la ressource à des usages de grande valeur, les pertes diminueront fortement et, pour certaines régions, elles pourraient même disparaître. Renforcer la protection de l’eau est synonyme de dividendes économiques élevés.
Des politiques plus ambitieuses sont nécessaires dans les régions extrêmement arides du monde pour éviter une utilisation inefficace de l’eau. Le rapport indique que des politiques et des réformes plus robustes sont nécessaires pour faire face aux stress grandissants de source climatique. Il présente des politiques et catégories d’investissements de nature à aider les pays à se doter d’économies à l’abri de l’insécurité hydrique et résilientes face au changement climatique. Une meilleure planification de l’allocation des ressources en eau, l’adoption d’incitations pour accroître le rendement hydrique et l’investissement dans les infrastructures constituent autant de mesures à prendre pour assurer un approvisionnement plus sécurisé et une disponibilité plus grande de l’eau.
La publication du rapport suit la formation le mois dernier d’un panel de haut niveau regroupant 10 chefs de gouvernements et présidé par l’Organisation des Nations Unies et la Banque mondiale. L’objectif de ce groupe est de promouvoir l’action à mener en vue d’accélérer la mise en œuvre du sixième objectif de développement durable : garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau.
* Le pourcentage de 6 % est la médiane obtenue en examinant les différents scénarios liés aux politiques traditionnelles de l’eau. En règle générale, les chiffrent indiquent que dans le contexte de ces politiques, le PIB est 6 % plus faible que ce qu’il aurait été en l’absence de la pression du changement climatique. Il convient de noter également que la situation varie entre les régions : alors qu’on ne remarque aucun effet majeur sur l’Europe occidentale, les régions plus chaudes et plus sèches du monde, qui sont aussi généralement plus pauvres, subissent des impacts plus graves.
Du jeudi 2 au dimanche 5 juin 2016, le festival NollywoodWeek prendra ses quartiers à Saint Germain des Prés au cinéma l’Arlequin (75006).
Parainné par l’artiste béninoise d’envergure internationale, Angélique Kidjo, la 4eme édition de la Nollywood Week 2016 s’ouvre sous le signe de la diversité.
Angélique Kidjo
Une occasion privilégiée pour découvrir à Paris l’actualité cinématographique de la chanteuse lors de la projection en avant-première du film “The CEO”, réalisé par Kunle Afolayan. Angléique Kidjo qui il y a quelques mois recevait un Grammy Award pour son dernier album offre aujourd’hui au public une interpretation magistrale du Dr Zimmerman, un rôle principal taillé sur mesure pour cette icône mondiale qui n’en finit pas de nous surprendre.
Le casting de “The CEO” propose aux spectateurs un éclectisme de personnages insolite : acteurs nigérians, marocains, sud africains, Kenyans et ivoiriens confèrent à ce long métrage de distribution panafricaine, un portrait de l’afrique d’aujourd’hui d’une rare justesse.
Programmé en ouverture de festival, “The CEO” est un film très attendu.
Toute l’équipe du film sera réunie pour partager avec le public un moment privilégié en fin de projection.
THE CEO Un film de Kunle Afolayan Projection d’ouverture Jeudi 2 juin 2016 à 20h30
Synopsis: Cinq cadres africains d’une multinationale de télécommunications sont réunis dans une belle station balnéaire aux alentours de Lagos au Nigeria à l’occasion d’un séminaire qui doit déboucher sur la nomination du nouveau PDG. Les choses prennent une tournure inattendue et les cadres disparaissent mystérieusement un à un. Bientôt les deux restants deviennent les suspects principaux et la menace d’une condamnation à mort pour homicides multiples plane sur eux.
Casting: Lala Akindoju, Hilda Dokubo, Aurélie Eliam, Jimmy Jean-Louis, Angélique Kidjo, Wale Ojo, Peter King Nzioki, Fatym Layachi, Nico Panagiotopoulos.
Bio express du réalisateur: Kunle Afolayan est l’un des réalisateurs le plus en vue de Nollywood. Il est le lauréat de la toute première édition de la NollywoodWeek avec la comédie Phone Swap. Il revient aujourd’hui avec son 5eme Long-métrage. Le premier dont l’ambition est enièrement Pan-Africaine.
Production: The CEO a été réalisé en partenariat avec la compagnie aérienne Air France, elle même partenaire officielle du festival NollywoodWeek
Date de sortie officielle en Afrique: Juillet 2016
L’entrepreneuriat social est-il le nouveau visage du développement?
Le récent rapport d’impact publié par Reach for Change évoque cette possibilité.
Les entrepreneurs sociaux à travers l’Afrique contribuent aux progrès de l’éducation, de la santé, de l’inclusion financière, de la protection de l’environnement et autres questions sociales. Dans le Rapport d’Impact Social de Reach for Change Afrique 2015, cela y a est stipulé. Le rapport comprend les donnés d’impact ainsi que les histoires des entrepreneurs sociaux soutenus par Reach for Change. Plus que 100 entrepreneurs sociaux ont bénéficié des programmes Accélérateur et Incubateur de Reach for Change en 2015.
James Kofi,
James Kofi Annan est un de plus que 100 entrepreneurs sociaux soutenu par Reach for Change Afrique. Il œuvre pour mettre fin à l’esclavage des enfants
Les entrepreneurs sociaux sont des individus qui ont des solutions innovantes aux problèmes identifiés dans leur société , et qui ont ce désir d’élargir l’impact de ces solutions d’une manière efficiente. L’entrepreneuriat social est considéré comme une alternative de développement de projets traditionnels, en aidant les entrepreneurs locaux, touchant les problèmes auxquels font face leur communautés dès leur racine à atteindre la stabilité financière.
Reach for Change Afrique s’associe à des partenaires dans le secteur privé, les organisations à but non-lucratif, et les individus pour sélectionner et développer quelques-uns des meilleurs entrepreneurs sociaux que l’Afrique regorge. Avec son Accélérateur et Incubateur, Reach for Change aide les entrepreneurs sociaux à construire des organisations évolutives et durables qui les permettent de créer un impact social et de contribuer ainsi à un changement systémique. En 2015, Reach for Change Afrique a reçu 1.953 idées pour relever les défis sociaux lors des campagnes d’innovation au Ghana, au Sénégal, au Tchad, en Ethiopie, en République démocratique du Congo, au Rwanda et en Tanzanie.
“Notre Rapport d’Impact Social de 2015 met l’accent sur le fait que entrepreneuriat social ai vraiment connu une évolution en Afrique », dit Amma Lartey, la Directrice régionale de Reach for Change Afrique. « En 2015, la qualité des idées soumissionnées du Prix de l’Innovation Numérique s’est nettement amélioré, ce qui prouve que le secteur est en pleine croissance et que les entrepreneurs sociaux trouvent des moyens les plus ingénieux pour répondre aux défis sociaux à travers leurs idées innovatrices qui leur permet d’impacter profondément les sociétés. »
Notre Rapport d’Impact Social de 2015 met l’accent sur le fait que l’entrepreneuriat social a vraiment connu une évolution en Afrique
James Kofi Annan est un entrepreneur social ghanéen œuvrant pour mettre fin à l’esclavage des enfants, il est cité en vedette dans le rapport de l’impact social de 2015. Son organisation du nom de Challenging Heights sauve des enfants de l’esclavage dans l’industrie de la pêche, et leur offrant un centre de réadaptation, et exécute de nombreux programmes afin d’aider à prévenir l’esclavage des enfants, par le biais de l’éducation et des programmes orientés vers les parents d’enfants vulnérables à la traite esclavagiste.
James a bénéficié de l’incubateur de Reach for Changer depuis 2012 et a été en mesure d’accroître ses revenus annuels de moins de 200 000 $ US à 950 000 $ en 2015. Il a eu accès aux réseaux locaux et internationaux de Reach for Change qu’il a utilisé pour attirer l’attention des médias et sympathisants d’Europe et d’Amérique du Nord, a participé à des ateliers stratégiques qui l’ont aidé à développer le plan à long terme de son organisation et fait usage de nombreuses occasions d’échanger avec des entrepreneurs sociaux ayant les mêmes visions.
« L’incubation de Reach for Change a été pour moi ainsi qu’à Challenging Heights un grand support » a déclaré James. » Aujourd’hui, Challenging Heights est mondialement très respectés dans la lutte contre la traite des enfants, influençant les politiques non seulement au Ghana, mais aussi des grandes institutions internationales tels que le Département d’État américain, le Sénat, le Vatican et bien d’autres. »
James est l’un des 57 leaders du changement que Reach for Change Afrique a appuyé en 2015 grâce à son programme d’incubation. Lartey affirme que Reach for Change planifie d’appuyer encore plus d’entrepreneurs sociaux à travers ses différentes activités en 2016.
D’autres entrepreneurs sociaux présentés dans le rapport incluent Dominique Alonga Uwase qui aide des milliers d’enfants chaque année au Rwanda à développer la culture de la lecture et de l’écriture; Evelyne ines et Jean Luc Semedo du Sénégal qui ont aidé à développer une plate-forme d’applications mobiles et Web encourage le don de sang; Faraja Nyalandu, qui fournit le meilleur contenu éducatif en ligne pour enfants en Tanzanie; Didier Lalaye du Tchad qui apporte des solutions mobiles de soins de santé pour des milliers d’enfants des zones rurales; Naomi & Yvette Kuseyo disposent d’un centre d’éducation pour les enfants hospitalisés en RDC.
« Nous envisageons cette année d’investir encore sur plus d’entrepreneurs sociaux, tout en les aidant à étendre leurs innovations » dit Lartey. « Déjà cette année, nous avons accueilli sept nouveaux entrepreneurs – cinq en Éthiopie et deux au Tchad – et nous allons travailler avec eux et les avec les entrepreneurs existants afin d’améliorer leur impact, leur mode d’opération, leur viabilité financière et la communication. »
Pour appuyer davantage le secteur de l’entrepreneuriat social en plein essor en Afrique, le rapport souligne également la création du « African Social Entrepreneurship Network » Réseau d’Entrepreneuriat Social d’Afrique (RESA), dirigé par Reach for Change Afrique. RESA a été mis sur pied pour consolider les écosystèmes nationaux de l’entrepreneuriat social par la création de réseaux nationaux d’entrepreneurs sociaux et les organisations qui les appuient dans l’ensemble de l’Afrique. Ces réseaux nationaux ont pour but d’accroître la connaissance et l’innovation, le financement, le plaidoyer dans le secteur des entreprises sociales. Le premier réseau national SE Ghana a eu sa première assemblée générale en 2015.
Pour lire la version intégrale du rapport, visiter le site africa.reachforchange.org/fr/impact. Vous voulez aider l’entrepreneuriat social en Afrique?
Irrigation avec téléphone mobile, l’eau d’un simple geste !
Le système mis au point par Abdou Mamane Kané permet aux maraichers d’assurer l’irrigation à distance de leurs jardins, au moyen d’un appareillage comprenant divers outils : un système de production d’énergie, un système d’exhaure et des appareils d’irrigation
L’outil permet à l’utilisateur de composer un numéro court (dans le cas du Niger, le 140) et de se connecter automatiquement à une base de données gérée par la société Tech Innov, promotrice de l’initiative, qui identifie le client et le connecte automatiquement à son jardin, en vue de l’irrigation.
Le système présente l’avantage d’être déclenché par SMS pour les horticulteurs lettrés ou par commandes vocales, pour les illettrés.
« Nous espérons que le système apporte une solution à long terme aux problèmes d’irrigation en Afrique, liés notamment à la pénibilité du travail des exploitants et au temps que prend l’irrigation manuelle. Mon système remédie à ces deux problèmes », a expliqué à SciDev.Net Mamane Abdou Kané.
« Dans la chaine des valeurs agricoles, l’irrigation occupe une importante place dans les activités des exploitants. Elle occupe les deux tiers du temps du maraicher : il lui faut en effet prendre de l’eau à la source pour l’amener à destination, c’est-à-dire à la racine de la plante », explique encore l’inventeur.
Or, selon lui, diverses autres activités interviennent dans la chaine de production agricole, notamment la recherche d’intrants, la commercialisation, etc.
Pour Abdou Mamane Kané, en libérant les exploitants de diverses contraintes liées à l’irrigation, le système de télé-irrigation leur permet de se consacrer à toutes les activités de la chaine de production tout en rendant possible la réduction de la charge de travail.
Mais le système ne se contente pas de permettre l’irrigation des cultures. Il peut également fournir un bulletin météorologique en temps réel, avec collecte et livraison d’informations sur la température, la radiation solaire, la vitesse du vent et les précipitations, ce qui permet, par exemple, de décider si un jardin a besoin d’être irrigué à un moment donné de la journée.
Ces données peuvent être consultées à partir du téléphone portable relié au réseau GSM.
Le système permet aussi le traitement de l’eau aux rayons ultraviolets, pour la rendre apte à la consommation.
Mais l’un des obstacles à sa commercialisation à grande échelle est son coût élevé: une unité coûte en effet 2.8 millions de Francs CFA (environ €4300).
Mais pour Mamane Abdou Kané, le retour sur investissement s’inscrit dans le long terme
« Dans un schéma classique, l’exploitant achète une pompe à un prix situé entre 300 et 500.000 Francs CFA, ainsi que du carburant, pour faire tourner la machine, à raison de 4000 Francs par jour, et dépense de l’énergie physique. Tout ceci nous ramène à des coûts annuels de l’ordre de 2.500.000 Francs CFA. Si vous comparez ce coût à l’investissement initial unique de 2.800.000 CFA, qui vous enlève le coût du carburant puisque notre système est alimenté à l’énergie solaire, ainsi que les dépenses en énergie physique, vous vous rendez compte que même s’il parait de prime abord cher, notre système présente de meilleurs avantages que les méthodes traditionnelles d’irrigation », explique-t-il.
Au Niger, une centaine d’exemplaires du système de télé-irrigation ont déjà été vendus et Mamane Abdou Kané envisage de nouer des partenariats avec des institutions financières spécialisées – banques agricoles, institutions de microfinance, etc. – pour permettre à un plus grand nombre d’exploitants d’acquérir la machine.
L’autre problème réside dans la dépendance du système vis-à-vis du réseau de téléphonie mobile. Dans les pays africains où la couverture des réseaux GSM laisse à désirer, se limitant très souvent aux zones urbaines et péri-urbaines, couvrir des zones rurales où se trouvent la majeure partie des exploitations agricoles pourrait relever du défi.
Mais selon l’inventeur, » le secteur de la téléphonie mobile en Afrique est en plein essor. Dans plusieurs pays, les opérateurs de téléphonie mobile ont déjà atteint une couverture intégrale du territoire national. En ce qui concerne le Niger, nous sommes à une couverture de 90%. Donc, ceci ne devrait pas être un problème insurmontable. »
Le premier prix a été décerné aux Sud-Africains Nicolas Duneas et Nuno Peres, pour la matrice osseuse ostéogénique Altis (Altis OBM TM), le premier composé médical injectable à base de protéines morphogénétiques osseuses d’origine porcine.
Dans la catégorie « Activités potentielles », Logou Minsob, du Togo, a été primé pour son Foufou Mix, un robot de cuisine conçu pour remplacer les mortiers et les pilons utilisés dans la préparation du Foufou, plat populaire d’Afrique de l’Ouest.
Pour lire le communiqué cliquer ici: Lancement du média Info Centrafrique
Info Centrafrique regroupe une équipe de journalistes, d’experts de l’Afrique Centrale et une communauté de la diaspora dans le monde entier. L’objectif est de communiquer librement sur le développement de ce pays au cœur de l’Afrique Centrale. Un pays dont les trois dernières années furent complexes mais avec l’arrivée du nouveau président Faustin Archange Touadéra il nous semble évident que c’est une nouvelle Centrafrique qui apparait sur l’échiquier Africain. Un pays riche en ressources avec une population qui ne demande que la paix et la voie du développement. Un nouveau site pour une nouvelle Centrafrique
Un média internet, moderne, rapide et qui s’affiche parfaitement sur portable, tablette et surtout mobile avec des chiffres d’audience qui prouvent qu’aujourd’hui 60% des internautes sont sur Smartphones !
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A l’heure de la globalisation et des économies de la connaissance ou de l’immatériel, une réflexion sur l’intégration régionale doit tenir compte du phénomène d’informatisation qui est en cours.
La numérisation des sociétés et des économies contemporaines est une mutation majeure comparable à ce que fut l’industrialisation, à savoir, un processus historique qui se déroule sur longue période et qui vise le traitement automatique de tout type d’information. Cette mutation est trop importante pour en laisser la conduite stratégique et la gouvernance au seul niveau national. Aux yeux de l’IPEMED, elle nécessite une politique euro-méditerranéenne globale visant à créer un espace numérique commun, un « .med ».
C’est une des principales recommandations du rapport « La confiance dans la société numérique méditerranéenne. Vers un espace .med » réalisé en 2012 par Laurent Gille, Wahiba Hammaoui et Pierre Musso. Il préconisait également « le développement d’une stratégie industrielle encourageant le développement des contenus (logiciels et programmes) et des services liés aux technologies de l’information et de la communication (TIC) et soutenant les jeunes ingénieurs au travers des start-up et d’incubateurs ».
En effet, cette politique euro-méditerranéenne doit être pensée dans une logique de colocalisation impliquant un partage de la valeur ajoutée, une approche par filières et le développement, notamment au Sud, des contenus (programmes et logiciels) et des activités à forte valeur ajoutée permettant d’employer la main d’œuvre qualifiée, voir très qualifiée, dont disposent ces pays et qui est soumise à des forts taux de chômage.
Suivant cette idée, un deuxième rapport a été élaboré par Rachid Jankari en 2014. Intitulé « Les technologies de l’information au Maroc, en Algérie et en Tunisie. Vers une filière euromaghrébine des TIC ? », il cherchait à mieux appréhender la réalité du secteur numérique au Maghreb.
Le rapport montre que, même si des efforts doivent être consentis pour démocratiser l’accès aux TIC et malgré les points faibles des politiques publiques développées, les trois pays du Maghreb ont les ingrédients minimums (stratégies nationales, zones technologiques, compétences, champions nationaux, etc.) pour profiter de la révolution numérique et en faire un levier de leur émergence. Ils doivent redoubler d’efforts pour évoluer d’une logique de consommation du numérique vers une logique de production des contenus et des activités à forte valeur ajoutée.
Le rapport sur le commerce électronique
En 2015, l’Institut fait le choix de se concentrer sur le secteur du commerce électronique, commerce en ligne et commerce via le mobile, secteur en voie de développement au Sud et comportant un potentiel indéniable dans le renforcement des faibles échanges économiques Sud-Sud et Nord-Sud et dans la création d’emplois qualifiés. C’est également un secteur dans lequel la réflexion sur la coproduction et les filières peut être déclinée en étudiant les conditions, existantes et à créer, en amont et en aval pour accompagner le développement du secteur. De plus, il permet d’aborder la notion de l’émergence d’une grande région mondiale Afrique-Méditerranée-Europe, dénommée La Verticale, en faisant le lien avec les réalités du secteur dans deux pays d’Afrique sub-saharienne. C’est une première dans les réflexions de l’IPEMED.
Sans viser l’exhaustivité étant donné l’étendu du sujet et des pays à l’étude, l’objectif principal de ce rapport est de permettre une meilleure compréhension du secteur du commerce électronique dans les pays choisis et de voir si des dynamiques d’intégration régionale existent ou pourraient être développées.
Il propose une quantité importante d’informations sur ce secteur émergent ainsi qu’une analyse comparative des quatre pays, avec une ouverture vers d’autres régions du monde. Il conclut en présentant dix recommandations pour un développement économique et social harmonieux du secteur et une meilleure intégration régionale. Ces recommandations recouvrent chacun des dix domaines clés susceptibles de constituer des freins au commerce électronique. Elles sont les suivantes :
promouvoir un commerce électronique acceptable par les populations africaines
développer la production de contenus locaux adaptés au commerce électronique
développer la protection et l’éducation du consommateur
rendre le commerce électronique accessible à tous
développer des services de paiement inspirés des meilleures pratiques
développer et fiabiliser la logistique et la distribution
lutter contre la cybercriminalité pour renforcer la confiance
adopter des politiques publiques appropriées
créer un Observatoire international du commerce électronique
mobiliser les organisations non-gouvernementales.
Table de matières
La réflexion menée par l’IPEMED
Résumé
Note méthodologique
Le commerce électronique en Afrique
Le cas du Maroc
Le commerce électronique
Les leviers et les freins potentiels au développement
Forces et faiblesses
Le cas de la Tunisie
Le commerce électronique en Tunisie
Les leviers et les freins potentiels au développement
Forces et faiblesses
Le cas du Sénégal
Le commerce électronique au Sénégal
Les freins et les leviers potentiels au développement
Forces et faiblesses
Le cas de la Côte d’Ivoire
Le commerce électronique en Côte d’Ivoire
Les leviers et les freins potentiels au développement
Forces et faiblesses
Analyse comparée et synergies interrégionales
Les dynamiques régionales du commerce électronique dans le monde
Spécificités du commerce électronique par continent
Le commerce électronique transfrontière avec l’Afrique
Complémentarités et synergies possibles entre les pays étudiés
Synergies des politiques publiques
Synergies économiques
Synergies numériques
Synergies logistiques
Synergies financières
Synergies en matière de commerce électronique
Contribution du commerce électronique au développement économique et social
Le commerce électronique de proximité
Le commerce informel
Forces et faiblesses du commerce électronique en Afrique
Recommandations pour une meilleure intégration régionale
Whatsapp, une évolution qui permettra les appels dans le monde par le biais de l’application mais pas seulement !
WhatsApp ne semble pas vouloir s’arrêter et voit grand, même très grand. Ainsi grâce à une bêta de l’application, les développeurs veulent mettre en place trois grosses nouveautés : la messagerie vocale, les appels vidéos et le partage de fichier zip.
Un potentiel d’utilisateurs énorme entre l’Afrique et le reste du monde
Facebook en rachetant Whatsapp pour la modique somme de 22 milliards de dollars voit très grand pour l’application, ils veulent faire de l’application de messagerie une pièce maîtresse de sa stratégie et pour cela il faut développer l’application.
Ainsi dans ce sens WhatsApp se rapproche encore plus d’un opérateur téléphonique sauf qu’ici son utilisation est gratuite. On sait déjà qu’on peut envoyer des messages, des images, faire des discussions de groupe ou encore appeler quelqu’un grâce à WhatsApp, mais maintenant il sera même possible de laisser un message.
Il y aura donc une véritable boîte de messagerie au sein de la prochaine version, et on pourra directement rappeler le correspondant depuis la notification sans ouvrir l’application. Même si il est déjà possible de laisser un court message vocal, ici l’idée est plus commerciale, avec cette nouvelle fonction, WhatsApp peut quasiment remplacer le système d’appels de votre Smartphone.
Autre fait intéressant, la possibilité de passer des appels vidéos à la manière de Skype. Dernière nouveauté importante, le fait de pouvoir envoyer des fichiers Zip, ainsi on pourra partager beaucoup plus vite un plus grand nombre de fichiers.
L’application de messagerie rencontre un succès incroyable dans le monde avec plus d’un milliard de personnes qui l’utilisent. Avec ces nouvelles fonctionnalités, WhatsApp pourrait faire de l’ombre aux opérateurs, en effet au final il suffit d’avoir le Wifi pour l’utiliser. Malheureusement on ne sait pas encore la date de cette mise à jour.
InvestiPrésident de la République le 06 avril 2016, Patrice Talon a étéélu au terme du second tour de la présidentielle du 20 mars 2016 avec environ 65% des suffrages exprimés
Depuis 1990 où le Bénins’estengagésur la voie de la démocratie et de l’Etat de droit, c’est la quatrièmealternance au sommet de l’Etat et la énièmefoisqu’uneélection au Béninestjugéecrédible et transparente par la communauténationale et internationale.
Aux origines du socledémocratique
Pour comprendrel’ancrage de la culture démocratique au Bénin, ilfautjeter un regard vers le passé. Entre 1963 et 1972, la vie politique du Bénin a étérythmée par des coups d’Etatrépétitifs qui avaientvalu au pays le tristesurnom d’« Enfantmalade de l’Afrique ». Mais, lorsque le 26 octobre 1972, Mathieu Kérékou, alors commandant dansl’arméebéninoise, prend la têted’ungouvernementmilitairerévolutionnaire, il met un termedéfinitifàl’instabilitépolitique qui régnait et à la décevanteexpérience de la présidencetournante, « le triumvirat » instauréeavec Hubert Maga, Justin TométinAhomadégbé et SourouMiganApithy.
Cependant, l’avènement du parti unique àtendancemarxisante, le Parti de la RévolutionPopulaire du Benin (PRPB) a conduit àdeuxdécennies de déviancesautocratique et totalitaire qui vontaboutirà un enlisement total du pays. Ainsi, la conjoncture de nombreuxfacteurs a entraîné des grèvesgénéraliséesdanstous les secteurs de la vie économique et socialeainsique le soulèvement du peupleopprimé, ce qui a conduit les forces vives de la nation àréclamer du gouvernementmilitaire, uneconférencedont les recommandationsresterontsouveraines : la Conférence de février 1990.
Emergence d’unrégimepolitique de type nouveau
Cettedernièreconstitueàce jour le socle de la démocratiebéninoise, l’ancre du nouveau navire qui s’appelle le Bénin. En effet, cefutcetévènement qui marqua le débutd’une nouvelle ère, celle du renouveaudémocratique. A traverselle, le peuplebéninoisavaitdécidé de résolument se tournervers la recherched’unidéalpolitiquepouvantluipermettre de s’engagersur la voie du développement. Petit à petit, elles’estconsolidéeautour du multipartisme, la libertéd’expression et d’opinion, le respect de la trilogie de séparation des pouvoirs (législatif, judiciaire, exécutif).
L’exercice du pouvoirdémocratique au Béninest encore relativementrécent. Et si de nombreuxBéninoisvoientàtravers la dernièreélection, unevolontépopulaire et unepressionmanifeste et soutenue, de multiples facteursontconcouruàcetteréussite. En effet, plusieurs dispositions de la loi N 2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Benin ontfavorisé la transparence, notamment, le déploiementd’observateurs et de brigades anti fraudes, le dépouillement public, et le transport sécurisé des documents électoraux. Les opérateurs de réseaux de téléphonie mobile ontassuré la continuité du service permettantainsiuneparfaite coordination des opérations et la diffusion instantanée des résultats de poste de vote via les réseauxsociaux. Le principal atoutdéterminantsembleêtre le dialogue qui a été permanent. L’accompagnement des leaders d’opiniontelsque la ConférenceEpiscopale, les dignitaires des religions endogènesàrapprocher et concilier les positions dèsque des situations susceptibles de conduireàl’impassepointaientàl’horizonontétésalutaires.
Des exploits maisaussi des ratés
Le rôle de la sociétécivileorganisée en plate-formeplusieursmois avant la périodeélectorale a mis en œuvre un programme de sensibilisation de la population àpréserver la paix, la cohésionsociale et l’uniténationale tout au long du processus. Elles (les Organisations de la SociétéCivile) ont en réalitéencouragé et exhorté les populations des quartiers et des hameauxàs’intéresser au scrutin et àsurveiller tout le processusafinquesoitfidèlementtranscritsdans les documents électoraux les résultatsissus des urnes par poste de vote. Quant aux médias, ilsontétéà la fois des lanceursd’alertes et des éveilleurs de conscience grâceàl’encadrement de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication. La presse (y compris les médias de service public), dont le rôleest de donner la parole àtous, a tantbienque mal jouésa partition, en instaurant un débatd’idées, et ce, en dépit des invectives. Ilsontéténombreuxà boycotter des meetings de candidats tenant des discoursincendiaires. De nombreuxreportagesontpermisd’appréhender des réseaux de distribution de cartesd’électeurs aux étrangers, des votes de mineurs.
Tout cecitémoigne, s’il en est encore besoind’unematurité du peuplebéninoisdont les choix et les options semblents’inscriredans la consolidation de la démocratie. Néanmoins, la démocratiebéninoisetraînebeaucoup de tares dans son fonctionnement et la réussited’uneélection ne constitue pas un gage de solidité de cettedémocratie. L’incapacité de la classepolitiqueàs’organiserautourd’idéaux et la transhumance politiqueresteàce jour les principauxgoulotsd’étranglementsqu’il faille déboucher pour permettreà la démocratiebéninoise de porter la promesse des fleurs. En 25 ans de pratiquedémocratique, l’émiettement du champ politique, l’absence de règlesclairesrégulant le comportement des élusdans les institutions de contrepouvoir, l’absence de reddition des comptes et la corruption noircissentl’éclat de cettedémocratie.
Un exempleàimplémenter ?
Le Béninpourraitservir de modèleou de laboratoire pour l’Afrique noire francophone au regard des échecsquel’onconnaitactuellement au Congo, au Burundi, au Niger et au Tchad. Il faudraittoutefoismaintenir la veillecitoyenne et le contrôle de l’actionpublique. La consolidation et le renforcement de la démocratiepassent par la maturité du peuple et la conscience qu’il a de l’impact de l’actionpolitiquesursa vie quotidienne. Chaquepeupleayant son histoire et sesréalités, il sera utile de s’inspirer de l’expériencebéninoise, danssesprincipesgénéraux, maischaque pays doittrouver son propremodèle.
EugèneABALLOestjournalisteBéninois. Le 27 avril 2016.
MainOne à la tête de l’initiative pour le développement du réseau câblé d’Afrique de l’Ouest lors du SubOptic 2016
MainOne, leader des solutions en matière de connectivité et de centres de données, a récemment renforcé son engagement à améliorer son réseau de câbles sous-marins à l’occasion du SubOptic 2016, véritable lieu de convergence où les fournisseurs de technologies optiques de pointe échangent leurs idées et étudient les derniers développements dans le secteur.
L’industrie du câble sous-marin a connu de grands changements ces dernières années
S’exprimant à propos de sa participation à la conférence, le Directeur technique de la société, Ravi Kannikeswaran, a déclaré : « L’industrie du câble sous-marin a connu de grands changements ces dernières années. Après un arrêt des constructions pendant plusieurs années, les systèmes sont mis à niveau et de nouveaux systèmes sont annoncés dans de nombreuses régions du monde.
Cela est essentiellement dû à la nécessité de rapprocher de grandes quantités de données de l’utilisateur. Consciente de ce besoin, MainOne suit les tendances mondiales afin de garantir que les systèmes à câbles sous-marins continuent d’offrir une performance optimale en Afrique de l’Ouest. »
Il ajoute : « Ayant prouvé qu’elle était capable d’assurer une disponibilité de ses câbles à 100 % depuis sa création, MainOne continue de veiller à développer des stratégies de pointe en matière de technologie et de gestion afin de maintenir son niveau d’excellence. C’est pourquoi nous continuons de défendre la cause de la protection des câbles sous-marins en Afrique de l’Ouest et nous améliorons constamment nos systèmes afin de garantir la performance requise. »
La conférence et convention SubOptic ne se déroule qu’une fois tous les trois ans, et il s’agit du plus grand événement mondial du secteur des câbles sous-marins, un événement conçu par le secteur, pour le secteur. Cette conférence encourage les acteurs clés du secteur à se rencontrer et à discuter des enjeux cruciaux pour leurs entreprises.
40 journalistes et experts en médias font le point sur la liberté de la presse, la liberté d’expression, l’accès à l’information, le pluralisme et la diversité des médias en Afrique subsaharienne
L’Institut des Médias d’Afrique Australe, le MISA (Media Institute of Southern Africa) informe par la présente tous les rédacteurs de presse écrite, de médias publiés en ligne ou diffusés à la radio ou à la télévision, ainsi que les rédacteurs de publications de médias spécialisés, de bulletins d’informations et d’initiatives de journalisme, qu’un dossier de presse est mis à leur disposition gratuitement.
Il s’agit d’un dossier comprenant plus de 40 articles et contenus audio-visuels de qualité sur le thème de la liberté de la presse, de la liberté d’expression et de l’accès à l’information en Afrique subsaharienne, qu’ils peuvent imprimer, publier en ligne et diffuser gratuitement à la radio ou à la télévision.
Ces articles, rédigés par des journalistes et des experts de la presse d’Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Sud, sont mis à disposition par MISA afin de célébrer le 25e anniversaire de la Déclaration de Windhoek, adoptée en 1991 par l’UNESCO pour soutenir une « presse africaine indépendante et pluraliste ».
L’ONU a proclamé le 3 mai Journée mondiale de la liberté de la presse, en hommage à la date d’adoption de cette Déclaration novatrice. Les articles, les images qui les accompagnent et les courts messages vidéo peuvent être utilisés immédiatement, le 3 mai ou après, et sont accessibles en ligne à l’adresse whk25.misa.org (sélectionner WHK 25 MEDIA KIT). Les articles sont mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution 4.0 International (CC BY 4.0).
Ces articles sont disponibles gratuitement pour être publiés sur tout type de média
La directrice régionale du MISA, Mme Zoé Titus, a déclaré depuis le quartier général régional de l’organisation, à Windhoek en Namibie : « Cette année, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, MISA a décidé de publier un journal spécial intitulé African Free Press (Presse africaine libre) qui s’adresse à un lectorat étendu. Ce journal sera distribué le 3 mai à l’occasion de plusieurs évènements relatifs à la Journée mondiale de la liberté de la presse. Les articles et contenus audio-visuels qu’il contient seront également publiés en ligne sur le site de l’organisation, afin que d’autres médias, ONG et organisations puissent les publier à leur tour. »
MISA souhaite remercier les deux corédacteurs en chef de la publication, Jeanette Minnie et Hendrik Bussiek, ainsi que Hannah Williams, graphiste, Muaz Cisee, concepteur de sites web, et Kyle James, rédacteur web.
Un remerciement tout particulier à nos partenaires de longue date – DW Akademie, l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Asdi) et fesmedia Africa ainsi qu’au Namibia Media Trust (WordPress Printers et le journal The Namibian), pour leur soutien financier et technique
Le premier Forum d’affaires entre la France et les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre est annoncé ce 27 avril 2016 à Abidjan.
Jusqu’au 30 avril prochain, une centaine de participants parmi lesquels de nombreux représentants du MEDEF, du tissu industriel français, des PME et des sociétés d’investissement mobilisées par Business France, plancheront sur le thème de la Ville du Futur.
Cet évènement organisé en Côte d’Ivoire, intervient au moment où, malgré une légère progression en 2015, la part de l’Afrique dans les échanges de biens avec la France reste très faible depuis 10 ans. En effet, « les parts de marché françaises en Afrique subsaharienne restent élevées mais ont été divisées par deux en dix ans au profit des grands pays émergents et principalement de la Chine » constate la Direction générale du Trésor français en avril 2016.
Dans le même temps, selon les mêmes sources, « la France a perdu sa place de premier fournisseur de l’ensemble des pays de la zone franc dès 2008. Selon les douanes, le nombre d’entreprises [françaises] exportatrices vers l’Afrique est proche de 40 000, ce qui fait de ce continent la 2ème zone après l’Europe pour le nombre d’exportateurs. »
De manière plus précise, les exportations françaises, constituées en très grande majorité (93 %) de produits industriels, se sont élevées à 12,2 milliards d’euros en 2015, en recul de -1,1% par rapport à 2014. Six principaux clients représentent plus de la moitié (51,5 %) des ventes françaises à l’Afrique. Il s’agit de l’Afrique du Sud (14,8 %), du Nigéria (10,6 %), de la Côte d’Ivoire (9,1 %), du Sénégal (6,3 %), du Cameroun (5,4 %) et du Congo (5,3 %). Viennent ensuite l’Angola (5 %), le Togo (4,7 %), le Gabon (4,4 %) et le Ghana (4 %).
Par sous-région, les exportations sont dirigées pour près de moitié (46 %) vers la Zone franc : 29 % vers l’UEMOA et 17 % vers la CEMAC.
Les 21 ambassadeurs de France couvrant tous les pays de la région Afrique de l’Ouest et Afrique centrale seront aussi présents à Abidjan.
Au Zimbabwe, le 14 avril 2016 plus de 2000 manifestants, répondantàl’appel de l’opposition, envahissaient les rues de la capitale Harare pour protester contre le président Robert Mugabe.
Agémaintenant de 92 ans, ce dernier est au pouvoirdepuisl’indépendance du pays. Autrefoissurnommé le « grenieràblé » de l’Afriqueaustrale, le Zimbabwe estaujourd’huiàgenouxéconomiquement suite àune succession de décisionsgouvernementalesdésastreuses.
Crisealimentairepar-ci, dégringolade de la monnaiezimbabwéennepar-là, le bilan de Mugaben’estguèrereluisant. Comment se fait-ilalorsqu’ilsoittoujours au pouvoir ?
De prime abord, ilestàrappelerquel’actuel chef d’Etatzimbabwéen, en tantqu’ancien leader de la guérillanationaliste, a lutté pour l’indépendance du Zimbabwe jusqu’en 1980, annéeoù le pays accèdeà la souverainetéinternationale. Cefaisant, ilestconsidérécommel’un des « pères de l’indépendance » du pays. Position qu’ilexploitera pour asseoirsalégitimité. La mémoire de ce combat est la force principale de Mugabe.
Un programme « d’éducationpopulaire » àtravers les médias et les programmesscolaires a d’ailleursétémis en place en 2000 pour que le peuplen’oublie pas cettedettehistorique. Et des initiatives populistestellesque le programme de réformeagraire, consistant en réalitéàremplacer les propriétaires « blancs » par des oligarques « noirs » de son entourage, sont maquilléescomme la continuitédirecte du combat pour l’indépendance et un besoin constant de luttercontrel’impérialisme.
En outre, le cadre juridique qui a été pendant longtempslargement en safaveurparticipeàcettelongévité. La première constitution du pays, celle issue des accords de Landcaster House, a subi environ quinzeamendements, tousallantdans le sens des intérêts du parti au pouvoir. Tandisque son partipolitique, la ZANU-PF (Union nationaleafricaine du Zimbabwe-Front patriotique) bénéficiait des privilègespolitiques, le présidentluijouissait de pouvoirsexorbitantsdepuis les amendements de 1987.
Notonsquel’article 51 de la loiélectoralelui a donné la possibilité de suspendreoud’annuler les résultatsd’uneélection, oumême de modifier par décrettoutelégislationouréglementationayant trait àl’organisation des élections sans êtretenu de consulter quiconque. C’estdonc sans surprise queMugabe a unemainmisetotalesurl’appareilétatique. Aujourd’hui, des liens étroits existent encore entre son parti la ZANU-PF et l’administration ; la dernièreseraitcontrôlée par la première. Pour parachever le tout, le chef de l’Etatzimbabwéens’assure du soutien des généraux de l’armée en choyantcesderniers par des augmentations de salaireou encore des attributions de fermes.
Aveccesystèmebienficelé, iln’est point étonnantque les manipulations des processusélectorauxfonctionnentàplein régime
Magouilles, trucages et intimidationsrestent les méthodes de cerégime mono partisan pour s’accrocher au pouvoir. Le professeur Daniel Compagnonrévélaitàceproposquelors de scrutins de 2000, des paysans des Communal Areas (anciennesréservestribales) ontavouéobéir aux consignes de la ZANU-PF pour éviter les ennuis. Quant aux adversairespolitiques, s’ils ne sont pas réprimés, tout estmis en œuvre pour les écarter du jeuélectoral. Tel a été le caslors des présidentielles de 1996 oùMugabe sera réélu sans opposition réelleà la suite du retrait de sesdeuxadversaires Abel Muzorewa et le révérendNdabingiSitholé, ou encore celles de 2008 où la violence a contraint Morgan Tsvangiraià se retireràquelquesjours du deuxième tour, laissantàMugabeunevictoire vide de sens. D’évidence, à part le référendumconstitutionnel de 2000, qui peutêtreconsidérécomme un accident de parcours, le parti au pouvoirn’aperduaucuneélection.
Aussi, cettedictature qui ne dit pas son nom ne laissera pas indifférente la communautéinternationale. Suite à des accusations d’atteinte aux droits de l’hommeportées par des organisationsinternationales, le Zimbabwe a fait l’objet de sanctions de la part de l’ensemble des pays occidentaux. En 2003 par exemple, le pays a étésuspendu du Commonwealth à la demande des Britanniques et a subi des sanctions financières et économiques du Congrèsaméricain. Loin de se laisser faire, Mugabe a alorsretourné les mesures prises par l’Occident en safaveur en se posant en victime face à des ambitions néo-impérialistes. D’où le rassemblement du peupleautour de sapersonne, contrel’ennemiétranger. Mieux, il a gagné le soutien de plusieursdirigeantsafricainsséduits par son audace et sesdiscoursdéfiant la communautéinternationale.
Enfin, existe-t-il au Zimbabwe une alternative crédible pour remplacerMugabe ? Certes, le MDC (Mouvement pour le ChangementDémocratique) de Morgan Tsvangirai, seulparti de l’oppositionpouvantmenacer la ZANU-PF, commence àgagner du terrain. Maisiln’est pas encore considérécommeune alternative viable, malgrésacapacitéà proposer un changement. Depuis la signature en 2009 d’un accord politique (le Global Political Agreement) par Tsvangirai et Mugabeinstaurant un partage du pouvoirentre le MDC et la ZANU-PFdans un gouvernement de coalition, le MDC a perdu en crédibilité. Il faut dire que la cooptation de l’oppositionestunevieillestratégie de maintien au pouvoirque la ZANU-PFavaitdéjàutilisé. De plus, le financement du MDC par les donateursoccidentaux en fait aux yeux des populations un allié des Occidentauxmaiségalement un traître qui veutrestituer les terresàl’ancienennemi : la Grande Bretagne.
Voicidonc les secrets de Mugabe pour se maintenirà la tête du Zimbabwe. Si pour certains, ilest trop vieux, le doyen des chefs d’Etatafricains ne l’entent pas de cetteoreille et ne fait aucunmystère de ses ambitions de continuer. Lui qui promettait en 2008 que, de son vivant, « jamaisl’oppositionn’arrivera au pouvoir ». Transmettra-t-il le trôneàl’un de sesprochescommel’Afriquenous en a souventdonnél’exempleoumourra-t-il au pouvoircommed’autres?
Zakri Blé Eddie, Etudiant en droit, Abidjan-Cocody. Avec Libre Afrique
En vue de renflouer les caisses de l’Etat suite aux pertes de recettesengendrées par la crised’Ebola qui a frappé le pays et son économie en 2013 et 2014, le gouvernementguinéenprenddepuis 2015 des mesuresvisantl’augmentation des impôts.
Pourtant, ne dit-on pas que «trop d’impôtstuentl’impôt». Qu’enest-il ?
Cetteidée a étédéveloppée en son temps par des économistescomme Adam Smith ou encore Jean-Baptiste Say qui défend « qu’unimpôtexagérédétruit la base surlaquelleilporte (…) Par une raison contraire, une diminution d’impôt, en multipliant les jouissances du public, augmentent les recettes du fisc et fait voir aux gouvernementscequ’ilsgagnentàêtremodérés». C’estaussil’idéedéfendue par Arthur Lafferdans le concept « d’allergiefiscale » ou de courbe de Laffer qui démontreque la relation positive entrecroissance du tauxd’imposition et la croissance des recettes de l’États’inverselorsque le tauxd’impositiondevient trop élevé. La Guinéecourt-ellecerisque ?
Si l’on ne prendque le secteur de la télécommunication par exemple, l’Etat a instaurédèsjanvier 2015 unetaxesurl’accès aux réseauxtéléphoniques (TARTEL) supportée par les opérateursà hauteur de 3% de leurschiffresd’affaires.
Le 1erjuillet 2015, l’entrée en vigueur de la loi L/2015/N°002AN du 20 mars 2015 introduisait des taxes surl’appeltéléphonique, l’interconnexion et le roaming. A celas’ajoute la TVA, la taxesur le trafic international entrant, les redevancespayéesàl’Autorité de régulation et depuis le 16 janvier 2016, les taxes sur la data et les SMS. Au niveau des consommateurs, l’Etatavaitaussiinstauré en juillet 2015 la taxesur la consommationtéléphonique (TCT). Suite à la multiplication de cesprélèvements, plusieurseffetsperverssontà noter.
Le premier effetremarquableestl’allergiefiscale.
Les opérateurséconomiquesontdéveloppéunecertaine attitude de résistanceà la législation. Par exemple, la loi de finances 2016 prévoyait le rehaussement du tauxd’imposition de la TVA de 18 à 20%. Le 05 février 2016, la société Rio Tinto Simfer SA, l’un des plus groscontribuables du pays, avaitécritàl’ensemble de sesfournisseurs pour les informer qu’ellen’était pas concernée par les nouvelles dispositions fiscales au regard de la Convention de base qu’elleavaitsignéeavecl’Etatguinéenavec force de loi.
Selonelle, cette convention contenaitune clause de stabilité du régime fiscal non respectée par l’Etatguinéen et qui fondait son droit de retourner les factures des fournisseurs qui appliqueraient les 20%. Cecomportement de résistanceavaitaussiétéobservé au niveau des consommateurs qui ontobtenu le recul du gouvernementsur la surtaxation de certainsproduits de premièrenécessité. En plus de la résistance, ilfaudraits’attendreàl’augmentation de l’évasion et de la fraudefiscaledans la mesureoù le dispositifmis en place par la Loi de finances 2014 sur le prix des transfertsinternationauxn’exigeaucundétailsur le contenu de l’obligationdocumentairepermettant de justifier la politique de prix pratiquée.
Le deuxièmeeffetestl’augmentation des coûts.
Par exemple, dans les services de télécommunication, le coût des appelslocauxdevaitconnaîtreune augmentation de 12% depuis le 1erjuillet 2015 conformémentàl’arrêté conjoint A/2015/2875/MPTNTIC/MDB/SGG des ministres du budget et des télécommunicationsrendu public le 09 juin 2015. Le problèmeestquecette augmentation des coûtsintervientdans un contexteéconomiqueoù les activitésontétéfreinées par des troubles politiquesréguliers de 2010 à 2013 et la psychose de l’épidémie Ebola depuis 2013. Elle contribuedoncàrenchérirl’offreavec le risque de limiter la demandecommel’avertissaient les opérateurs de téléphonieeux-mêmes le 25 juin 2015. En effet, le renchérissement de l’offreréduira la consommation qui à son tour réduira la base d’imposition de la TVA ou de la TCT.
Le troisièmeeffetest le cycle infernal de l’augmentation des impôts. Le gouvernement court toujoursaprèsune augmentation théorique des recettes de l’ordre de 900 milliards de francs guinéens par an. Or, ilentredans un cerclevicieux car, en voulantaugmentersesrecettesfiscales, ilsurtaxe. Mais en surtaxant, les recettesbaissent. Et pour compensercettebaisse, ilsurtaxe de nouveau, ce qui réduit encore les recettes et ainsi de suite. Il continue d’étendre la surtaxationàtous les secteurs au risque de détruire les piliers de l’économie. Par exemple, depuis le 1er mars 2016, les droits de douanesontparfoispassés du simple au double. Le dédouanementd’unevoiture de 5 à 10 ansestpassé de 3 millions à 6 millions de francs guinéens. A noter que les droitsd’importationont pour effet de renchérir les matièrespremièresou les biensd’équipement, ce qui affectenégativement la compétitivité des produitslocaux. La chute du chiffred’affaires qui en résulteempêchera les entreprises de payer plus d’impôts et donc, d’augmenter les recettes de l’Etat.
Par contre au regard de la rationalité des agents économiques, l’hypothèse de Lafferdéfendque les tauxd’imposition bas sont de nature àconduireàl’implantation de nouvellessociétés et ainsi, àl’augmentation de la base de l’impôt. Ainsi, l’onpeuts’attendre en Guinéeavec la hausse des impôtsàl’effet inverse et àl’amplification de l’informel. Le choix fiscal du gouvernementguinéenl’enfermedans la logique de l’Etat-providence qui en l’absence de ressources locales suffisantes, tomberadans le piège du surendettement. En 2015, la dette de l’Etatauprès de la Banquecentrale de Guinéeétaitdéjàsupérieureà 1700 milliards de francs guinéens. Pourtant, le choix de baisser les impôts par d’autres pays comme les Etats-Unis en 2003 avait conduit àune augmentation des recettes du gouvernement de plus de 10%, faisant dire au Trésoraméricainque les recettesfiscalesavaientatteintleur second point le plus haut de l’histoire.
Au final, ilestpermisd’avancerquel’Etatguinéen a plutôtintérêtàalléger les charges fiscales de sesacteurséconomiques pour élargir son assiettefiscale et relancerainsi son économie, ce qui in fineluipermettra de générer plus de recettesfiscales.
La star internationale de la rumba congolaise, Papa Wemba est décédé…
L’artiste est tombé, sur scène, en Côte d’Ivoire à 5h45 du matin après avoir tout donné dans un dernier concert.
Retour sur l’incroyable parcours de Papa WEMBA
Dans les années 50, la célèbre rumba congolaise dominait le continent. Un demi- siècle plus tard, elle n’a rien perdu de sa jeunesse, même si elle a subi entre-temps de nombreux et radicaux liftings. Parmi ses chirurgiens les plus inspirés, Papa Wemba. L’homme a tout ce qu’on aime chez les nouveaux congolais, ex-zaïrois, ex-congolais : vivacité, humour, intelligence, talent. Et Kinshasa est un temple de l’intelligence, où la langue française est la plus imagée du monde francophone.
C’est au sud du Congo (Zaïre de 1971 à 1997, puis République démocratique du Congo), dans la région du fleuve Kasaï que naît Papa Wemba. De son vrai nom Shungu Wembadio Pene Kikumba, l’enfant est nommé papa parce qu’il est le fils aîné de sa mère. Alors que Papa est encore un bébé, la famille s’installe à Léopoldville, capitale du pays, alors colonie belge.
VIDEO : PAPA WEMBA S’ECROULE SUR SCENE…
Son père, ancien soldat qui a combattu dans l’armée belge pendant la seconde Guerre mondiale, est devenu chasseur et part souvent en forêt. Sa mère est pleureuse professionnelle, élément traditionnel essentiel de toutes soirées funéraires ou veillées mortuaires. En entraînant régulièrement son fils avec elle, elle l’initie à la musique et au chant, ce qui très tôt passionne l’enfant.
Néanmoins, son père est totalement opposé à ce que son fils devienne musicien et rêve pour lui, d’une carrière de journaliste ou d’avocat.
Jules Presley
En 1966, disparaît le père. Le jeune homme ne perd alors pas une minute pour enfin assouvir ses ambitions musicales. Il devient chantre de sa paroisse à l’église St Joseph et se forge une voix très haute, qui sera une des caractéristiques de son style.
A la fin des années 60, il joue et chante avec différents groupes de la capitale, devenue Kinshasa depuis l’indépendance en 1960. Comme tous les jeunes d’alors, Papa Wemba est profondément inspiré par a chanson anglo-saxonne et se fait appeler alors Jules Presley.
C’est en 1969, qu’il participe à la naissance d’un des principaux groupes zaïrois des années 70, Zaïko Langa Langa. La formation devient très vite la figure de proue d’une génération de jeunes zaïrois qui trouve la rumba traditionnelle un peu trop lente et un peu désuète. Depuis les années 50, toute l’Afrique danse sur cette rumba afrocubaine popularisée par Jospeh Kabasele, star de l’époque, puis par Franco dans les années 60. Mais avec l’arrivée du rock, les rythmes se sont accélérés. Zaïko Langa Langa cherche alors à dynamiter la rumba nonchalante en vogue. Ils remplacent les instruments à vent par une batterie et électrisent une musique qui avait besoin de renouvellement. Le succès est immédiat. Très vite, Papa Wemba devient une vedette et domine son groupe.
En 1975, fort d’une notoriété déjà solide, Papa Wemba quitte Zaïko et monte son propre ensemble, plus folklorique, Isifi Lokolé. Isifi est l’abréviation de l’Institut du savoir idéologique pour la formation des idoles. Lokolé est le nom de percussions de la région du Kasaï. L’année suivante, ce groupe est remplacé par un nouveau, Yoka Lokolé, mais dont la durée de vie est aussi éphémère.
Viva la Musica
Papa Wemba crée enfin en 1977 Viva la Musica, groupe d’une quinzaine de musiciens, qui après de multiples transformations, existe toujours vingt ans plus tard. A ce moment-là, le jeune homme est une star dans tout le Zaïre et au-delà des fleuves qui encerclent le pays. Son impact dépasse de loin le cadre de la musique. Dans les faubourgs de Kinshasa, étendu sur toute une parcelle d’habitation, le chanteur recrée un village, « Le village de Molokaï » dont il s’intronise chef coutumier. Au sein du « village » il impose une vraie mode dont l’élément central est le béret. On doit parler d’une certaine façon. C’est une ville dans la ville avec ses propres codes et ses propres règles. Vers 1979, il chante quelques mois dans l’orchestre frisa International de Tabu Ley autre star zaïroise, avec laquelle Papa Wemba a déjà travaillé à la fin des années 60. Puis en 1980, il fait le tour de l’Afrique avec son tube « Analengo » qui se vend à 60.000 exemplaires.
Au début des années 80, Papa Wemba vient de plus en plus souvent en France où la communauté zaïroise est très importante. En dépit de nombreux studios d’enregistrement à Kinshasa, les moyens et la qualité du matériel sont, en Europe, infiniment. C’est donc pour toutes ces raisons qu’en 1982, son producteur l’envoie en France. Mais au bout de plusieurs mois d’absence chez lui, des rumeurs commencent à circuler sur un éventuel assassinat.
Véritable prophète en son pays, presqu’un mythe, Papa Wemba est reçu comme un chef d’état lorsqu’enfin, il rentre. Dès ces années-là, les producteurs européens s’intéressent au cas Papa Wemba, fort prometteur dans des pays où la musique africaine commence petit à petit à exploser. Dépendant d’un contrat exclusif avec le label Visa 80 de Luambo Makiadi, alias franco, il faut attendre quelques temps avant que le Zaïrois collabore avec les Européens.
L’expérience World Music
En près de trente ans de tournées internationales avec son orchestre Viva la musica, il l’a fait entendre, cette musique, et parfois découvrir, au monde entier. Papa Wemba est pourtant autre chose qu’un ambassadeur. Car, ouvrir sa musique sur le monde, ou ouvrir le monde à sa musique, c’était aussi, et surtout, préparer des rencontres inédites, favoriser des métissages sonores inouïs. Dès lors, la rencontre au sommet avec le grand nom de la world, Peter Gabriel, était inévitable. Elle eut lieu en 1992, sur le label Realworld, avec l’album Le Voyageur. Première collaboration fructueuse : séduction garantie — Bertolucci en témoigne lorsqu’il invite Le Voyageur sur la bande-son de son film Paradiso e inferno (1999). Collaboration bientôt régulière : c’est l’énorme succès d’Emotion (1995), avec plus de 500 000 albums vendus, suivi de Molokaï en 1998. En quelques années, la World music est devenue un son incontournable de notre paysage musical : Peter Gabriel et Papa Wemba en auront été les prophètes.
Son contrat avec Realworld ayant pris fin, Papa Wemba est désormais libre de faire les choix artistiques qu’il veut. C’est ainsi qu’en 1999 sort l’album « Mzee fulangenge » « le sage qui souffle le bonheur » chez Musisoft dont la réalisation est confiée à Alfred Nzimbi, compagnon de Ray Lema dans le fameux groupe Bobongo Stars. Ce disque est un savant mélange de soukouss, version piste de danse et d’autres genres comme le zouk, la salsa (Tito Puente est l’un des invités de l’album).
Papa Wemba s’essaie avec « Mzee » à un nouveau type de production qui permettrait d’allier le goût des Africains à celui des Occidentaux. En 2001, Papa Wemba se lance un nouveau défi : faire une tournée américano orientale avec son groupe mythique Viva La Musica, sortir un album en guise de bilan dans lequel toutes les tendances de la musique congolaise sont alliées à des sonorisations salsa, R’NB, World (pour ce faire il s’entoure de ses compatriotes Ray Lema, Lokua Kanza et Maurice Poto) et une prestation scénique le 31 décembre dans la grande salle de Paris Bercy. Paris gagné ! Papa Wemba qui a un projet pour la jeunesse de son pays, à savoir l’encadrement musical des jeunes talents, retourne de plus en plus à kinshasa. C’est dans cette perspective qu’autour de l’artiste s’est organisé en 1999 le festival Fula ngenge mettant en évidence des nouveaux talents. Poursuivant ce but, Papa Wemba concentre toute son énergie en 2002 à sa prestation scénique au stade des Martyrs à Kinshasa devant plus de
100.000 personnes. Créateur d’une mode et d’une musique, Papa Wemba a largement participé à introduire l’afro pop dans les charts occidentaux. Mais chez lui, en République Démocratique du Congo, c’est toute une jeunesse qui depuis plus de trente ans suit pas à pas les tribulations du sapeur du Kasaï.
Et maintenant ?
Ayant digéré l’imbroglio juridico-politique qui a défrayé la chronique, absent des studios et plus rare sur scène depuis deux ans et demi, un peu par force mais aussi par choix du recul, propice à la réflexion, Papa Wemba décide de se recentrer sur ce qu’il sait le mieux faire : sa musique. Après plus de trente ans de carrière, cette petite pause aura donc été l’occasion d’un ressourcement : le Papa Wemba nouveau est prêt — et il en veut ! La star congolaise vient de signer chez un nouveau label, Synchronies Music. Entouré d’une nouvelle équipe, Papa Wemba sait qu’il se doit d’être à la hauteur de son aura. Le nouvel album studio est programmé pour le 1er trimestre 2007. Une œuvre qui reflète les différents changements qui se sont opérés chez l’artiste suite à ces dernières expériences qui l’ont profondément marqué en même temps qu’elles ont changé sa vision du monde. L’artiste se veut plus actif, plus désireux d’accompagner les évolutions de la société africaine qui est à l’aube de profondes mutations socio-économiques et culturelles. L’album est déjà en partie écrit, il faut en polir le son. On sait qu’il explorera et approfondira la veine world du génial Emotion, en compagnie de quelques grands noms de la scène française et internationale.
Mais que les fans sevrés de Papa Wemba se rassurent : l’attente, inhumaine, sera adoucie. En février 2006, l’artiste a retrouvé le chemin de la scène pour un concert acoustique unique au New Morning, marquant ainsi son retour sur la scène world. Accompagné de sa formation internationale dont le fidèle Patrick Bebey, Papa Wemba a revisité ses classiques : Salakeba, Show me the way, Maria Valencia…
Dans les bacs internationaux à partir du 8 juin 2006, l’album « New Morning »rafraîchira la mémoire, en même temps qu’il fera remonter la température ! Cadeaux supplémentaires : « New Morning» offrira un single studio inédit Ye Te Ohainsi qu’un bonus DVD (10 chansons extraites du concert).
Biographie
1949– Naissance au sud du Congo (Zaïre de 1971 à 1997 puis République démocratique du Congo). De son vrai nom Shungu Wembadio Pene Kikumba, l’enfant est nommé Papa parce qu’il est le fils aîné de sa mère.
1977– Création de Viva la Musica, groupe d’une quinzaine de musiciens, qui après de multiples transformations, existe toujours trente ans plus tard.
1983– Enregistrement d’un album avec le musicien français Hector Zazou. Les deux artistes mettent en commun leurs cultures et l’album Malimba est un exemple précoce de fusion entre rumba africaine et sons synthétiques.
1986-1988– Sorties de deux albums Siku Ya Mungu et L’Esclave
1988– Papa Wemba entame une tournée internationale du Japon aux Etats-Unis, en passant par l’Europe, par le biais de nombreux festivals.
1989– Papa Wemba sillonne les Etats Unis avec la revue africaine «Africa Oyé ».
1992– Sortie de l’album Le Voyageur qui marque la première collaboration de Papa Wemba avec l’anglais Peter Gabriel et son label Realworld
1993– Papa Wemba assure la première partie de la tournée américaine et européenne de Peter Gabriel.
1995– Sortie de l’album Emotion sur le label Realworld de Peter Gabriel. Emotion se vendra à plus de 500 000 exemplaires.
1996– Papa Wemba renoue avec son groupe légendaire Viva la Musica pour un nouvel album Pôle Position. Fin de l’année, il sort l’album Wake up en duo avec une autre star du soukouss, Koffi Olomide. Enorme coup musical et commercial, l’album est un événement jusqu’en Europe.
1997– Enregistrement d’un duo avec Youssou N’Dour au profit du CICR (Comité International de la Croix Rouge).
En août, sortie de l’album purement zaïrois Nouvelle Ecriture avec Viva la Musica.
1998– Sortie de l’album Molokaï sur le label Realworld.
1999– Papa Wemba voit deux de ses titres, Maria Valencia et Le Voyageur, choisis par le réalisateur italien Bernardo Bertolucci pour illustrer son dernier film Paradiso e inferno. Il apparaît aussi sur l’album du collectif de Passi, Bisso Na Bisso.
1999– Sortie de l’album M’zée Fula ngenge chez Musisoft.
2001– Sortie de l’album Bakala Dia Kuba. Le 31 décembre, Papa Wemba fait salle comble au Palais Omnisport de Bercy à Paris.
2002– grande tournée africaine à la fin de l’année 2002 qui s’achève au Gabon en janvier 2003.
2003– Le 17 février, Papa Wemba est interpellé à son domicile dans la banlieue parisienne par la police dans le cadre d’une enquête concernant son rôle présumé dans une filière d’immigration clandestine entre son pays, la République démocratique du Congo, et la France et la Belgique. Après trois mois et demi de détention, le chanteur est enfin libéré.
2003– Sortie de l’album Somo trop (octobre). Le 25 octobre, il se produit sur la scène du Zénith avec l’orchestre tendance.
2006 – Sortie de l’album New Morning (juin)
Discographie
Pauline (1970, Zaiko Langa Langa)
Maguy ,Mamie (1971 Zaiko Langa Langa )
L’amoureux Decu (1972, Zaiko Langa Langa)
Mete la Verite, Chouchouna, Liwa Ya Somo (1973,Zaiko Langa Langa)
Miyélélé/Omanga(, 1974, Zaiko Langa Langa)
Amazone, Ainsi Va La Vie, (1975, Isifi Lokole)
Matembele Bangi, Lisuma ya Zazu, Mama Wali (1976, Yoka Lokole)
Mere Supérieure, Ebale Mbonge, Mabele Mokonzi, Bokulaka, (1977)
Princesse ya Senza, Zonga Zonga, Muana Molokai, Ekoti Ya Nzubé, Fleur Bétoko(1978)
Anibo, Ata Nkale (1979)
Samaritain (1979 )
Élu Sharufa, Ile De Gorée, Deception (1979)
Levres Roses (1979, avec Rochereau et l’Afrisa)
Telegramme (1979, avec Simaro et l’OK Jazz)
Sabola Milimu Mawa, Signorina(1980), Amena(1980,duo avec Pepe Kalle), Jeune 1er(1980)
Zéa, Melina La Parisienne, Ufukutanu (1981)
Evenement, Rendre A Cesar (1982), album maliba avec martin meissonier
Santa, Matebu (1982, premier album a Paris), album dido senga
Rythme molokai, Bukavu Dawa, Eliana (1983), album la belle époque
Proclamation (1984, a Paris avec Ngashie Niarchos ), album fille de sion, maningo
Ozia (1984)
Arc De Triomphe (1985)
Mfumu Yani version originale(1985)
Destin ya Moto (1985)
Beau Gosse ya paris(1985)
Bana Viva Fungola Ngai Love Kilawu(1986)
Au Japon (live) (1986)
L’Esclave, Yellisa (1986)
Love Kilawu (1987)
La Vie Est Belle (1987 )
M’fono Yami (1988),
Siku ya Mungu(1989)
Biloko ya Moto-Adidas Kiesse (1991)
Le Voyageur (1992, Real World)
Foridoles (1994)
Emotion (1995, Real World no 52)
Pôle Position (1996)
Wake Up (1996, duo avec Koffi Olomidé)
Nouvelle Écriture (1997)
Molokaï (1998, Real World no 71)
Nouvelle Écriture dans L (1998)
Ya Biso Moko avec Nouvelle Écriture (1998)
Fula Ngenge (1999)
Muana Matebu(1999)
A La Une (2000)
Bakala Dia Kuba(2001)
Somo Trop (2003)
Muana Molokaï (2004)
Bazonkion (2005)
Bravo l’Artiste (2006)
Ye te oh ! (2006)
Nkunzi Lele (2007)
Kaka yo (2008)
Notre Père (Rumba) (2010)
16e Arrondissement de Modogo Gian Franco Feat Papa Wemba (Juillet 2010)
Notre Père (World) (octobre 2010)
Trait d’union (Rumba) (2011)
Maître d’école (Rumba na Rumba) (2013) Feat JB Mpiana, Jossart N’yoka Longo, Pépé Felly Manuaku, Barbara Kanam
DVD & VHS Clips
Nouvelle Écriture (1997)
Nouvelle Écriture dans L (1998)
Ya Biso Moko avec Nouvelle Écriture (1998)
Fula Ngenge (1999)
A La Une (2001)
Bakala Dia Kuba(2001)
Somo Trop (2003)
Bazonkion (2005)
Bravo l’Artiste (2006)
Ye te oh ! (2006)
Nkunzi Lele (2007)
Kaka yo (2008)
Notre Pere (Rumba) (2010)
16e Arrondissement de Modogo Gian Franco avec Papa Wemba (Juillet 2010)
Le business model de vente privée est particulièrement adapté au marché Afrique
Des chiffres qui donnent le vertige:
Vente Privée c’est aujourd’hui 30 millions de membres, 2 milliards de chiffre d’affaire, entre 40 et 80% de remise sur des produits de luxe et maintenant le voyage, le vin, l’alimentation. Déjà 90 millions de produits vendus avec une moyenne de décote de 66% !
C’est une évidence le succès de l’entreprise de Jacques-Antoine Granjon pourrait offrir des perspectives de développement incroyable sur le continent Africain, pourquoi ?
Jacques-Antoine Granjon, fondateur de Vente Privée
Parce qu’une classe moyenne émerge et ce n’est pas prêt de s’arrêter avec une croissance moyenne de 4.3 de PIB et le doublement de la population d’ici 2030 soit deux milliards d’habitants le potentiel est colossal, c’est le plus grand marché émergent au monde.
Parce que le e-commerce va exploser… En fait il explose déjà, et pour ceux qui en doutent encore il faut se pencher sur le cas jumia (AIG Africa Internet Group) qui réalise désormais un chiffre d’affaire de plusieurs milliards d’euros en Afrique avec parfois plus de 2 000 commandes par jours dans des pays comme le Nigeria… Pays qui comptera 400 millions d’habitant en 2050 !
La stratégie de rachat d’entreprises par Vente Privée, c’est Privalia qui à été récemment racheté par Vente Privée, pour une somme non communiqué mais qui approcherait le demi milliard d’euros. Privalia était une plateforme web très proche de Vente Privée en Espagne. Avec cette stratégie Vente Privée accélère son développement avec une clientèle déjà acquise. Sachant que sur le net il est 7 fois plus facile de faire recommander un consommateur qu’en séduire un nouveau c’est une stratégie parfaite. Objectif fidélisation donc. Ce modèle il est parfaitement duplicable avec les marketplace Afrique.
Le concept bien sur, le déstockage est en adéquation avec des usages et des consommations massives et c’est déjà le cas en Afrique ou des villes comme Lagos comptent 28 millions d’habitants… CDiscount (Groupe Casino et Bolloré) construisent déjà des entrepôts géants en Côte d’Ivoire, idem pour Jumia et ce dans toute l’Afrique…
Enfin la spécificité du e-commerce en Afrique c’est le « click and collect » le mobile money (compte en banque sur mobile) et bien sur le manque de supermarché qui fait que tous les consommateurs se rabattent sur les Smartphones. Le bouche à oreille fait le reste. Le concept de Vente Privée est la aussi parfaitement adapté !
Mais il faut gérer le stock, adapter le service client aux différents pays, aux langues, et aux spécificités législatives locales.
Néanmoins un, voire deux milliards de personnes connectés et capables de commander en ligne c’est un marché qui sera à prendre et si ce n’est pas Vente Privée ce sera… Un autre !
Les autorités marocaines ainsi que des représentants de l’Organisation des Nations Unies et d’autres donateurs se retrouvent aujourd’hui à Rabat pour l’inauguration du nouveau bureau de pays du Fonds international de développement agricole (FIDA).
À l’occasion de l’ouverture officielle de ce nouveau bureau, Périn Saint-Ange, Vice-Président adjoint du FIDA, a rappelé que le premier projet que le FIDA avait signé au Maroc remontait à 36 ans. « Nous sommes convaincus que ce bureau ne fera que renforcer les liens déjà étroits qui nous unissent au Gouvernement marocain, à la société civile et aux donateurs », a-t-il déclaré.
Le FIDA, un organisme spécialisé des Nations Unies et une institution financière internationale, a établi au fil des ans de solides partenariats avec le gouvernement ainsi qu’avec divers organismes publics, instituts de recherche, associations professionnelles et associations de microcrédit.
Les projets et programmes du FIDA sont également l’occasion de forger des partenariats élargis avec des associations locales de développement, des associations d’usagers de l’eau, des groupements féminins et des coopératives de microfinancement.
Depuis 1979, le FIDA a financé 13 projets au Maroc, pour un montant total de 222 millions d’USD. De plus, au cours de la dernière décennie, le FIDA a octroyé au pays plus de 21 millions d’USD sous la forme de dons au titre du guichet régional et du guichet pays, au profit de plus de 750 000 ménages vivant dans des conditions très difficiles, en particulier dans les zones montagneuses. Les groupes cibles des projets appuyés par le FIDA dans ces zones sont composés de petits agriculteurs et de paysans sans terre, de petits éleveurs, de femmes et de jeunes sans emploi qui vivent en milieu rural.
Dans les zones montagneuses du Maroc, l’incidence de la pauvreté est élevée et l’accès aux infrastructures et aux services de base est limité et la pression exercée par la population sur les ressources naturelles continue de croître. En 2014, le FIDA et le gouvernement ont convenu de mettre en œuvre un programme de développement rural à long terme dans les zones montagneuses, l’objectif étant de réduire la pauvreté de 30% et d’améliorer les conditions de vie d’ici à 2030.
À l’heure actuelle, trois projets sont en cours dans les provinces d’Al Haouz, de Taza, de Sefrou et d’Azilal. Leur coût total s’élève à 100 millions d’USD, sur lesquels 57 millions d’USD sont financés par le FIDA sous la forme de prêts à des conditions particulièrement favorables et de dons. Un nouveau projet, en cours d’élaboration, couvrira les provinces de Ouarzazate, Tinghir, Midelt, Khenifra et Beni Melal. On estime son coût total à 65 millions d’USD, dont 46,6 millions d’USD représentent la contribution du FIDA.
Le programme appuyé par le FIDA permet aux petits agriculteurs de se moderniser et d’accroître la valeur de leur production agricole. Il favorise également l’adoption de technologies grâce auxquelles les agriculteurs sont à même de gérer durablement les ressources en terre et en eau et de faire face au changement climatique. Par ailleurs, le FIDA aide les populations rurales à augmenter et à diversifier leurs revenus ainsi qu’à améliorer leur accès à des services sociaux comme les soins de santé et l’éducation. Le programme s’inscrit dans le droit fil du deuxième pilier du Plan Maroc vert, qui porte exclusivement sur l’agriculture paysanne, en particulier pour ce qui est de l’objectif visant à mettre en place une politique agricole dans une optique de renforcement de la compétitivité et de la modernisation du secteur ainsi que de création de richesses sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
Depuis que le Maroc a été choisi par la communauté internationale comme pays qui accueillera la 22e Conférence des parties (COP22) en novembre 2016, le FIDA travaille également avec le gouvernement au succès de cet événement. Le FIDA a accordé au Ministère de l’agriculture et de la pêche un don de 450 000 USD qui sera utilisé pour documenter et promouvoir l’expérience du partenariat FIDA-Maroc aux fins de la lutte contre la pauvreté rurale ainsi que pour organiser conjointement un événement de haut niveau durant la COP22.
Le FIDA investit dans les populations rurales, en les autonomisant afin de réduire la pauvreté, d’accroître la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et de renforcer leur résilience. Depuis 1978, nous avons octroyé 17.7 milliards d’USD sous la forme de prêts à faible taux d’intérêt et de dons en faveur de projets qui ont touché quelque 459 millions de personnes. Le FIDA est une institution financière internationale et un organisme spécialisé des Nations Unies dont le siège est à Rome – le centre névralgique des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
L’Indice de Développement Humain des Nations Unies a pour objectif de suivre les progrès réalisés au cours de ces 25 dernières années.
Cet indice permet d’analyser les réels progrès de développement humain de 148 pays dans les domaines suivant :les connaissances, le niveau de vie décent, espérance de vie et bonne santé, participation à la vie politique et communautaire, la viabilité de l’environnement, la sécurité et les droits de l’homme, la promotion de l’égalité et la justice sociale ».
Vue de Kigali – Crédits photo Thierry Barbaut www.barbaut.net
Selon le dernier rapport, le Rwanda a le plus progressé ces 25 dernières années, devant la Chine qui occupe la seconde position. Le score du Rwanda est d’autant plus impressionnant qu’il faut tenir compte du chaos dans lequel le pays est tombé, suite au génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.
64% des parlementaires sont des femmes au Rwanda
Aujourd’hui, les Rwandais ont une espérance de vie deux fois plus longue qu’en 1990 (32 ans), alors que la fréquentation scolaire a quant à elle également doublé.
On peut aussi rappeler la 7e position mondiale du pays pour ce qui concerne l’égalité des genres, avec une première place pour la participation des femmes dans la vie politique (64% au parlement). La capitale, Kigali, est aussi la 7e ville la plus propre au monde.
En république Démocratique du Congo la téléphonie est en plein boom, un potentiel de plus de 70 millions d’abonnés pour 2020 !
Moins de trois mois après avoir signé un accord avec le groupe Millicom, Orange annonce aujourd’hui avoir réalisé l’acquisition de 100 % de l’opérateur mobile Tigo en République démocratique du Congo (RDC).
Nous sommes particulièrement heureux d’annoncer la finalisation de l’acquisition de Tigo par Orange RDC sur un marché avec un fort potentiel de croissance
Le marché mobile en RDC connaît une croissance significative. Il est actuellement le plus grand marché mobile d’Afrique Centrale et d’Afrique de l’Ouest, après le Nigeria. Avec plus de 80 millions d’habitants et un taux de pénétration mobile relativement faible de 50 % de la population, le pays représente un fort potentiel de croissance pour Orange. La consolidation des activités d’Orange et Tigo en RDC permettra à Orange de renforcer sa présence dans le pays.
Commentant cet accord, Bruno Mettling, Directeur Général Adjoint d’Orange en charge de la zone Afrique et Moyen-Orient, a dit : « Nous sommes particulièrement heureux d’annoncer la finalisation de l’acquisition de Tigo par Orange RDC sur un marché avec un fort potentiel de croissance. Avec cet investissement stratégique, Orange confirme sa volonté de renforcer sa présence en RDC et d’accélérer les conditions de développement des services via cette consolidation. »
Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de développement d’Orange en Afrique où près d’un habitant sur dix est déjà client d’Orange. Le Groupe vise à renforcer ses positions de leader à travers les différents pays dans lesquels il opère sur le continent.
C’est l’ONG WWF qui révèle les résultats de l’enquête
Focus sur les entreprises françaises qui impactent le plus les écosystèmes en Afrique
L’exploitation et la consommation des ressources naturelles renouvelables par l’homme exercent des pressions extrêmes sur la biodiversité. Nous consommons à ce jour, en un an, l’équivalent d’1,6 fois les ressources naturelles que la planète peut renouveler sur cette même période. Or le capital naturel est limité. Nous devons impérativement changer de cap et les entreprises sont des acteurs majeurs de la transformation de nos économies vers des modèles soutenables.
Pour la première fois, le WWF France révèle la liste des 25 entreprises françaises qui, à travers leur chaînes d’approvisionnement, impactent le plus fortement les écosystèmes dans le monde :
Impacts des entreprises françaises sur les écosystèmes locaux
Ces entreprises ont été identifiées car leur chiffre d’affaires lié à l’achat, la vente ou la transformation de matières premières renouvelables (commodités agricoles) en font des acteurs clés des chaînes de valeur mondialisées.
A titre d’exemple, Total achète chaque année au moins 50 000 tonnes d’huile de palme ; Saint-Gobain enregistre 14 millions d’euros d’achat bois ; Système U compte 20 000 tonnes de soja par an dans ses achats destinés aux aliments en marque propre.
Cette liste est le résultat des travaux menés depuis 2010 à l’échelle internationale par le WWF dans le cadre de l’Initiative globale de transformation des marchés qui porte sur 16 matières premières dont les modes d’exploitation menacent directement 35 écorégions prioritaires (Amazonie, Bassin du Congo, Borneo et Sumatra, Triangle du Corail…).
Ces 16 matières premières renouvelables sont les suivantes : soja, huile de palme, ressources halieutiques (saumon, thon, poisson blanc, crevette sauvage et crevette d’élevage, poisson fourrage), bois d’œuvre, pâte à papier, caoutchouc naturel, produits laitiers, bœuf, canne à sucre, biomatériau et coton. Cette inventaire ne prend pas en compte l’impact sur le climat (secteur énergétique) ni sur les ressources en eau.
« Les entreprises françaises sont des championnes mondiales dans des domaines clés qui impactent les écosystèmes. Elles figurent parmi les premiers acheteurs d’huile de palme, de soja, de coton, de bois tropicaux… Elles ont donc une responsabilité particulière. Si elles font partie du problème, elles font aussi partie de la solution. Elles doivent agir maintenant ! » explique Pascal Canfin, directeur général du WWF France.
jeune africain avec un téléphone mobile en Guinée Conakry près de Dalaba
I interviewed a true expert in Africa & New technologies: Thierry BARBAUT
He is well-known consultant in IT, mobile banking, finance, analysis, digital strategies. He is a very notorious speaker in international forums, conferences, workshops. He is the Director of STRATEGIE AFRIQUE, a Parisian agency gathering experts in Africa.
He’s convinced of the economic and social potential of the continent.
1- What is your opinion about private investment in telecoms in Togo ? Are they bringing real benefits to the population ? Is it really accessible ? Like the Bluezone the projects?
Thierry Barbaut Info Afrique
« The Togo is small country, with a geography vary diverse. Among its particularities, there is the border in the capital, Lomé. Besides, Togo is geographically close to the giant of Africa, Nigeria. With such a context, Togo possesses a very specific situation and it is interesting to study for that reason.
Now, concerning telecommunications technologies, it’s like a the « Gold rush ». A bunch of several dominant providers are fighting in the market: we have MTN, Airtel, and the biggest one ORANGE. The main problem remains the access for the population. Whereas the opportunity to broaden the access holds with the location of the country in the Gulf, it’s also linked with fire optic. Unfortunately, it is not enough once you are leaving the capital, you lost connection. The cities of Kpalimé or Kara are literally digital deserts.
Thus, we notice the development of other solutions such as 3G, Wifi keys and even mobiles are becoming modem MAP » mobile access point » thanks to Android technology, Apple is not even present in the African market.
Nonetheless, private investments are still too little compared to the needs of the population.
Concerning the BLUEZONE project, I think it is still too soon to analyze results. Up to now, the project is reaching about 1% of population, so it needs more exposure, to be more democratized.
2- What could be the key factors encouraging the expansion of m-commerce in Togo? Why ?
For sure, to spur M-commerce, mobile banking is fundamental. First thing to recall, is that there are no big supermarkets in Togo. Therefore many rely on Cdiscount or Jumia (Nigerian Online Distributor) to do their shopping. Nowadays, it is becoming more and more convenient. The payment can be made at delivery by cash. This is the present even if its at infancy. Just like « m-pesa » of Vodafone group, mobile payment solutions are interrelated with mobile commerce.
Additionally, Africa has to keep being a technological incubator of its own projects (such as Bootcamp Africa for Tech).
3- Togo’ strength lies in its youth. How companies can exploit mobiles, smartphones to target these young consumers?
First, companies needs to be aware of young expectations. The youth is thirsty for a proper education, to evolve in his own country and not emigrate abroad (mooc : e-learning platform). Companies needs to provide opportunity. It is important to enhance human capital.
4- What are the strengths and weaknesses of Togo in the digital stage ? What do they need more to boost its digital economy?
We can say that nearly 80% the population is still using old generation mobiles which means they are not smartphones. There are no mobile plans or subscriptions like we are used to in France. In Togo, mobile communication payment is through the scratching of cards you can buy at the convenience store for %, % OR %. From now on, to take advantage of a technological renewal market, providers have to offer suitable packages to the population because Togolese people need to overtake the era with scratched cards for units. Still, providers may be afraid to lose the market and their revenues from unit cards. This is the reason why, this renewal is pending.
Providers will be able to take advantage of a renewal market and transforming the old mobiles into new ones by offering 3G/4G access. Providers are providing more services (microcredit mobile banking).
Furthermore, Togo suffers principally from a problem of infrastructure, because it never succeeded in the establishment of an efficient landline systems for telecommunication so no ADSL as a consequence mobiles become vectors of telecoms development. It had opened door to other solutions such as fibre optic.
Obviously, the development of telecommunication infrastructures calls for a synergy to favor access to information. For instance, the creation of a platform for public administration to store information such as national certificates, or the ability to register entirely online oneself business with the simplest formalities.
5- What do you think about the progress of m-payment in West Africa? and in Togo ?
Mobiles are nowadays like a « Swiss knife », they can serve as fidelity card, driving license, social welfare card… They represent a revolution, from the farmer will use it to keep informed of raw materials pricing, Mobile has already become a « personal financial identity’ with the expansion of mobile banking.
L’arrivée du service Internet par satellite Starlink, développé par SpaceX, marque une étape importante dans le paysage numérique sénégalais. Lancé officiellement début février 2026,...
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