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Ringier conclut un partenariat avec Ghafla, marque de divertissement n°1 au Kenya

À travers ce partenariat, Ghafla devient également un éditeur régional visant à produire des contenus innovants, pertinents et divertissants pour l’ensemble du marché est-africain, avec des antennes au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie et en Éthiopie

Poursuivant sa stratégie d’expansion, Ringier Africa Digital Publishing (RADP), société d’édition de Ringier Afrique, collaborera avec le site web de divertissement n°1 au Kenya, «Ghafla». Ce partenariat permettra à la plate-forme d’améliorer sa production éditoriale en enrichissant ses contenus par l’ajout de rubriques d’affaires publiques, d’actualité et d’analyse.

À travers ce partenariat, Ghafla devient également un éditeur régional visant à produire des contenus innovants, pertinents et divertissants pour l’ensemble du marché est-africain, avec des antennes au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie et en Éthiopie.

Depuis son lancement en 2009, Ghafla a ouvert une brèche en publiant des informations divertissantes, tendance et axées sur la jeunesse en Afrique de l’Est. Le site est connu pour ses scoops et il a su développer une communauté active de followers mobiles sur tout le continent. Son partenariat avec Ringier (Ringier.com) consolide sa position de marque leader dans le domaine de l’infodivertissement au Kenya et marque le début d’une nouvelle orientation stratégique: Ghafla enrichira sa palette éditoriale en abordant davantage de sujets politiques et relatifs aux affaires publiques et à l’actualité internationale dans le but d’atteindre un public plus large encore. Le site sera réaménagé et comptera plus de contenus vidéos et nouveaux médias dans toutes ses rubriques et sur tous ses canaux.

Ce partenariat nous permettra d’acquérir un savoir-faire international, d’apprendre de l’expertise mondiale que l’équipe de Ringier apporte avec elle et de l’appliquer

Robin Lingg, CEO de Ringier Afrique et Asie, explique que Ringier est toujours à la recherche de nouvelles opportunités pour renforcer sa position d’éditeur leader et innovant: «Nous sommes heureux d’avoir Ghafla pour nouveau partenaire dans nos activités en Afrique de l’Est: le produit possède un potentiel immense et de bonnes opportunités de croissance pour l’avenir. L’intégration de Ghafla à la famille Ringier arrive à un moment excitant pour notre société d’édition, qui continue à investir pour créer un réseau de publication dynamique, pionner, crédible et véritablement panafricain.»

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Leonard Stiegeler, directeur général de Ringier Afrique, souligne que ce partenariat correspond à la stratégie globale de Ringier Afrique consistant à mettre sur pied des activités numériques de pointe sur tout le continent dans quatre domaines clés: les contenus, les petites annonces, le commerce en ligne et le marketing numérique. «Ghafla tirera avantage de son appartenance à un grand groupe de médias numériques panafricain, capable d’exploiter des connexions sur tout le continent.»

Ghafla profitera aussi de l’expérience et du savoir-faire de Ringier, développés depuis plus de 180 ans dans l’industrie des médias, pour devenir un site d’information en ligne et un éditeur de médias de référence en Afrique de l’Est et pouvoir proposer de nouveaux produits et de nouvelles offres attractives à ses annonceurs.

Tim Kollmann, directeur général de RADP, ajoute: «En collaboration avec l’équipe de Ghafla, nous imposerons de nouveaux standards dans l’espace médiatique régional en diffusant des informations fraîches à toute heure du jour directement sur l’outil de consommation médiatique le plus apprécié en Afrique de l’Est, le téléphone portable.»

Samuel Majani, fondateur de Ghafla, conservera son poste de co-directeur de la plate-forme. Il explique qu’il s’était donné pour mission, dès le premier jour, d’informer les Kenyans en ligne, et ajoute: «Je suis très fier que Ghafla, né dans ma chambre à coucher il y a sept ans, soit à présent partenaire de l’une des entreprises de médias les plus importantes d’Afrique. Ce partenariat nous permettra d’acquérir un savoir-faire international, d’apprendre de l’expertise mondiale que l’équipe de Ringier apporte avec elle et de l’appliquer.»

Merck inaugure ouvre sa plateforme régionale en Côte d’Ivoire

De Gauche à Droite : Chokri Ahmadi, General Manager Ethiopia, Sudan and French Speaking Countries, Dr. Raymonde Goudou Coffie, H.E. Minister of Health and Public Hygiene, Dr. Karim Bendhaou, President of North & West Africa, Dr. Frank Stangenberg-Haverkamp, Chairman of the Executive Board and the Family Board of E. Merck KG, Dr. Claus Auer, the Ambassador of the Federal Republic of Germany to Côte d'Ivoire, Yiannis Vlontzos, Head of Intercontinental Region
De Gauche à Droite : Chokri Ahmadi, General Manager Ethiopia, Sudan and French Speaking Countries, Dr. Raymonde Goudou Coffie, H.E. Minister of Health and Public Hygiene, Dr. Karim Bendhaou, President of North & West Africa, Dr. Frank Stangenberg-Haverkamp, Chairman of the Executive Board and the Family Board of E. Merck KG, Dr. Claus Auer, the Ambassador of the Federal Republic of Germany to Côte d'Ivoire, Yiannis Vlontzos, Head of Intercontinental Region

La filiale sera la plateforme régionale pour les opérations de Merck dans les pays francophones de l’Afrique Centrale et de l’Ouest

  • La filiale sera la plateforme régionale pour les opérations de Merck dans les pays francophones de l’Afrique Centrale et de l’Ouest
  • La société allemande de sciences et technologies a fait don de deux mini-laboratoires à la Côte d’Ivoire soutenant ainsi la lutte contre les médicaments contrefaits

Merck (MerckGroup.com), entreprise de pointe spécialisée dans les sciences et les technologies, annonce aujourd’hui l’ouverture officielle de sa filiale à Abidjan, Côte d’Ivoire, qui sera la plateforme régionale pour les opérations de la société dans les pays francophones de l’Afrique Centrale et de l’Ouest.

“Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire a montré une croissance continue, ainsi qu’une stabilité économique, politique et sociale. Le moteur de cette réussite étant une augmentation de la compétitivité et un progrès maintenu,(1)” a déclaré le Dr. Frank Stangenberg-Haverkamp, Président du Conseil d’Administration et du Conseil de la Famille d’E. Merck KG, lors de l’inauguration. “Nous sommes ravis d’ouvrir une filiale à Abidjan, qui sera notre première dans l’Afrique francophone subsaharienne.”

La filiale a été inaugurée par son Excellence, l’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Côte d’Ivoire, Dr. Claus Auer en présence des  personnalités importantes du gouvernement ivoirien et du Dr. Stangenberg-Haverkamp et du Dr. Karim Bendhaou, Président de Merck pour l’Afrique du Nord et de l’Ouest.

“Cette nouvelle implémentation nous permet de renforcer et de développer nos activités déjà existantes dans le pays et sera la plateforme pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale francophone. Nous continuons à fournir des produits spécialisés et de haute qualité pour servir les patients et les aider à améliorer leur qualité de vie,” a rajouté le Dr. Bendhaou.

Depuis plusieurs années, la Côte d’Ivoire a montré une croissance continue, ainsi qu’une stabilité économique, politique et sociale

Merck a également fait don de deux mini-laboratoires (« minilabs ») dans l’objectif de soutenir la Côte d’Ivoire dans sa lutte contre les médicaments contrefaits. Les mini-laboratoires, permettant la détection des contrefaçons, sont produits par le “Global Pharma Health Fund” (GPHF), une organisation caritative créée et gérée par Merck.

De Gauche à Droite : Chokri Ahmadi, General Manager Ethiopia, Sudan and French Speaking Countries, Dr. Raymonde Goudou Coffie, H.E. Minister of Health and Public Hygiene, Dr. Karim Bendhaou, President of North & West Africa, Dr. Frank Stangenberg-Haverkamp, Chairman of the Executive Board and the Family Board of E. Merck KG, Dr. Claus Auer, the Ambassador of the Federal Republic of Germany to Côte d'Ivoire, Yiannis Vlontzos, Head of Intercontinental Region
De Gauche à Droite : Chokri Ahmadi, General Manager Ethiopia, Sudan and French Speaking Countries, Dr. Raymonde Goudou Coffie, H.E. Minister of Health and Public Hygiene, Dr. Karim Bendhaou, President of North & West Africa, Dr. Frank Stangenberg-Haverkamp, Chairman of the Executive Board and the Family Board of E. Merck KG, Dr. Claus Auer, the Ambassador of the Federal Republic of Germany to Côte d’Ivoire, Yiannis Vlontzos, Head of Intercontinental Region

“Nous avons le plaisir de confirmer que notre souhait d’établir un partenariat public-privé dans la lutte contre la contrefaçon se traduit par des mesures effectives incluant le don de minilabs ainsi qu’une participation active dans la campagne de sensibilisation menée par Madame la Ministre de la Santé et d’Hygiène Publique,” a déclaré le Dr. Bendhaou. La cérémonie de don a été honorée par la présence de Madame, la Première Dame de Côte d’Ivoire, Dominique Claudine Ouattara et S.E. Madame la Ministre de la Santé et d’Hygiène Publique, Dr. Raymonde Goudou Coffie. Ces mini-laboratoires seront les premiers à être utilisés en Côte d’Ivoire.

“Ce don de Merck permettra de renforcer notre système de contrôle des médicaments. Les populations seront rassurées qu’elles investissent dans des médicaments sûrs, non dangereux et propres à la consommation,” S.E. Madame la Ministre de la Santé et d’Hygiène Publique a exprimé sa gratitude pour cette donation. “Les laboratoires compacts mobiles sont uniques dans le monde pour leurs capacités à détecter très rapidement les contrefaçons de manière rapide et fiable et le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique fait du contrôle qualité une priorité.”

Le combat de Merck contre les médicaments contrefaits fait partie de ces initiatives en matière de responsabilité d’entreprise dans le domaine de la santé. Beaucoup de personnes dans des pays à revenu faible et intermédiaire n’ont pas accès à des solutions de santé de haute qualité et Merck utilise son expertise et collabore avec des partenaires de référence afin de développer des solutions innovatrices pour ces patients.

Les investisseurs en Afrique de l’Ouest changent leurs perspectives

Comprendre les changements dans le secteur d’investissement immobilier

Le capital mondial et régional continue à circuler en Afrique de l’Ouest, mais les investisseurs commencent à diversifier leurs fonds, montrant un pas loin de parti en faveur du Nigeria et du Ghana.

Suivant la première correction en 20 ans, la dette écrasante de la Banque Centrale et fixer le Naira, la réaction du statut « soudainement pauvre » du pays (d’après les mots du Président Buhari) était celle de combat-fuit. Quelques investisseurs comme Novare, Old Mutual, Johnson & Johnson et Pick ‘n Pay ne sont pas en démordre, et ils augmentent le nombre de leurs sièges. Pourtant, des autres comme Sun International, Tiger Brands et Truworths ont choisi de faire leurs affaires ailleurs.

« Le marché d’investissement immobilier au Nigeria fait face à une combinaison unique de plusieurs choses : une récession (la première de ce genre en 25 ans), la dévaluation rapide de Naira, et un boom dans le développement commercial. Ces facteurs engendrent la sur-fourniture d’immobilier choix, à un moment où la demande des locataires est tombée à un niveau le plus bas en plus d’une décennie. Broll est au premier plan de conseiller, de louer et de commercialiser pour une grande proportion des investisseurs et des promoteurs internationales. Nous travaillons avec nos clientes à proposer les solutions innovantes pour le bail. Nous faisons cela en offrant des concessions locataires, tandis que garantissant la viabilité financière à long terme de la ressource »  dit Bolaji Edu, directeur de Broll Nigeria.

« La situation au présente peut paraitre comme insurmontable, mais ce qui se passe au Nigeria n’est qu’une crise de croissance pour une économie en voie de développement, comme on a vu en Amérique du Sud et en Europe de l’Est aussi. Les investisseurs suspendent toujours leurs fonds du Nigeria, attendant que les difficultés finissent. »

Pourtant, on pose la question – d’où sont ces investisseurs délocalisent ?

Au milieu des troubles au Nigeria, le Ghana gagne du terrain lentement. En plus d’essai du FMI pour un autre déboursement de $116.2 million, il y a un changement positif au Ghana (http://APO.af/UTZlQo) grâce aux avances dans l’alimentation en électricité, le taux de change et l’inflation stable. L’état des affaires sont au niveau le plus favorable qu’on a vu depuis des années, avec des perspectives stables sur la croissance. Kevin Teeroovengadum, le directeur d’AttAfrica, donne sa position :

« Ces dernières deux années, de 2014 à 2015, était une période difficile pour le Ghana. Le pays était au fond de ce cycle pendant le premier semestre de 2016. Apres le gouvernement a parvenu une affaire avec le FMI, on voit une amélioration dans la discipline fiscale du gouvernement, la stabilisation de Cedi, les dollars sont plus disponibles et les coupures de courant sont moins fréquentes. Maintenant tous les regards sont tournés vers l’élection présidentielle au décembre 2016. En générale, les sentiments de la publique sont meilleur que l’année dernière, et nous voyons ceci dans la hausse du cible du bail de notre complexe de détail à Kumasi pendant ce dernier trimestre. »

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Les pays francophones gagnent aussi l’occasion d’être sous le feu des projecteurs. Il n’y a aucune de doute que ces pays se développent à un taux rapide depuis quelques années, mais dans ces jours, leur stabilité relative devient un attrait important pour les investisseurs dans la région de l’Afrique de l’Ouest. Ils commencent à regarder la région au-delà du Lagos cosmopolite. La Cote d’Ivoire en particulier cherche à s’attirer les bonnes grâces suivant leur nouvelle étiquette comme ‘l’économie croit le plus rapide en Afrique’, et plusieurs réformes dont le résultat est la croissance économique impressionnante.

« Le retour à la stabilité politique, l’investissement soutenu dans l’infrastructure et une monnaie régionale et stable rendent la Cote d’ivoire le coqueluche des investisseurs internationales et des opérateurs dans les pays francophonies en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal continue encore à attirer l’investissement, avec des poches de croissance plus petite et ciblée, et un mandat de développement. Les compagnies européennes ou sud-africaines ouvrent la voie, mais on note que les compagnies et les investisseurs du Ghana et du Nigeria sont plus intéressées. La Cote d’Ivoire reste un marché de la frontière, avec des opportunités dans toutes les classes de ressources ainsi que les challenges spécifiques, comme le manque de la transparence et les niveaux bas de compétences locales. Pourtant les nouveaux venus peuvent les surmonter par la connaissance approfondie du marché local » explique Ivan Carnet, l’associé général a Latitude Five.

Cette année, le Sommet sur Investissement en Immobilier en Afrique de l’Ouest (SIIAO, WAPI en anglais) (www.WAPISummit.com) veut préparer les investisseurs et les autres parties prenantes avec l’information nécessaires et les sagacités des orateurs importants et des leaders dans l’industrie, afin d’encourager la bonne voie fructueuse.

Au-delà de la réussite possible de recommencer dans une nouvelle région, les investisseurs ont aussi l’opportunité d’apprendre de leurs expériences du passé. Il a beaucoup de ressources qui expliquent comment naviguer les affaires dans les pays comme le Sénégal et la Cote d’Ivoire, on doit aussi préparer les investisseurs pour le travail difficile de comprendre ces nouvelles régions. La recherche par terre des marches, comprendre les modèles des consommateurs et les soucis sociopolitiques constituent le procès de faire l’application efficace.

Des discussions sur le changement d’attention des investisseurs, le secteur de détail qui évolue rapidement, à naviguer les climats économiques négatifs au Nigeria et au Ghana, les discussions à SIIAO mettent les parties prenantes dans l’œil de la tempête en Afrique de l’Ouest, et les outils nécessaires pour les aider à la survivre.

 

Les affaires importantes en Afrique de l’Ouest

Malgré les changements dans le secteur immobilier en Afrique de l’Ouest, la région conduit toujours des grandes affaires. Le directeur générale d’API Kfir Rusin explique les investissements les plus grands :

  1. Old Mutual Investment Group et Nigerian Sovereign Investment Authority ont collecté US$500 million pour une caisse immobilier nigérienne.
  2. RMB Westport a lancé $250 Million Fund pour le Nigeria, le Ghana et la Cote d’Ivoire
  3. Actis a collecté plus de $500 million pour une nouvelle caisse immobilier africaine.
  4. Novare African Property Fund II a annoncé sa clôture finale au bout de juin 2016, ayant collecté $350 million pour l’investissement.
  5. Eris Property Group a dévoilé les plans pour Agbara Industrial Estate a Lagos, au Nigéria.
  6. Le complexe le plus mixte, le projet ‘The Exchange’ à la ville d’aéroport sera lancé par Mabani Holdings Ltd, en collaboration avec Actis LLP
  7. Le centre commercial Lekki (22 000m2), qui a couté Novare $82.8 million a commencé ses échanges au fin d’aout 2016.
  8. Le centre commercial Circle de RMB Westport et qui consiste de 10 800 mètres, a commencé au fin de 2015.
  9. Churchgate a lancé le Centre de World Trade (20 000m2) à Abuja.
  10. CFAO et Carrefour ont ouvert le centre commercial Playce Marcory en Côte d’Ivoire au décembre 2015.
  11. Carlson Rezidor a ajouté le Ghana à son portefeuille croissant avec l’introduction de l’hôtel Radisson Blu Accra Airport, The Exchange avec 207 chambres.
  12. Hilton Worldwide a annoncé ses plans pour ouvrir un hôtel de 350 chambres et suites à l’aéroport internationale Lagos Murtala Muhammed au Nigéria.

 

L’INFORMATION ET LE CONTEXTE DE SOMMET
Le Sommet sur Investissement en Immobilier en Afrique de l’Ouest (SIIAO) (www.WAPISummit.com) aura lieu de 16 à 17 novembre. Cette conférence servira comme une analyse profonde dans les problèmes qui touchent le marché d’immobilier en Afrique de l’Ouest, et le point de départ pour discuter et résoudre. Le sommet s’attaque aux discussions sur le développement, les fonds propres privés, le financement et les économiques, avec des sagacités grâce aux experts les plus connus dans l’investissement immobilier aujourd’hui.

En plus des experts, les autres orateurs pour le sommet sont :
Kojo Addo-Kufuor        
Directeur général Ghana Home Loans              

Funke Okubadejo         
Directeur : Real Estate, Actis Real Estate

Jan Van Zyl
Responsable du développement de la propriété, Novare          

Kofi Asomaning             
Directeur général, Capri Investments

Cheick Sanankoua
Associé directeur, HC Capital

Lasse Ristolainen
Directeur de developpement: Sub-Saharan Africa, Hilton

Conseils pour promouvoir l’énergie solaire en Afrique

L’essor de l’énergie solaire dans les pays africains est étonnamment faible

Le continent représente seulement 9% de la capacité mondiale installée de photovoltaïque (PV), technologie qui  permet de convertir la lumière du soleil en électricité en utilisant des matériaux semi-conducteurs.

Le taux de production d’énergie par le photovoltaïque est passé de 1% en 2010 à seulement entre 3% et 4% en 2013. Cela en dépit de l’extraordinaire exposition solaire de l’Afrique (la plupart des pays du continent africain reçoivent entre 4 à 6 kWh/m2/jour la plupart des mois de l’année).

Dans le passé, la mauvaise diffusion des énergies propres dans les pays en développement, en particulier dans les zones rurales, était attribuée à la pauvreté et à l’ignorance. Mais la dynamique du marché ces dernières années remet en cause cette théorie. Les technologies de téléphonie mobile, par exemple, ont massivement pénétré ces mêmes environnements. Pourquoi le secteur de l’énergie solaire reste en retrait?

Une étude réalisée au Kenya nous éclaire un peu sur la question. Il ressort que quatre conditions réunies permettraient de booster l’utilisation du photovoltaïque : un environnement favorable, l’accès au financement, la sensibilisation, et l’accès aux services d’assistance technique.

Par environnement favorable, il faut comprendre le cadre institutionnel dans un pays ou une région qui soutient la croissance d’une industrie particulière. Sa qualité dépend surtout de la nature des règles du jeu mises en place par le gouvernement national et les organismes de réglementation qui peuvent soit handicaper l’initiative privée soit la promouvoir. Le « Plan du Kenya pour le développement d’énergie moins chère » fournit un bon exemple de la façon dont un organisme de réglementation peut devenir un handicap. Dans son dernier plan, la Commission nationale de l’énergie ne prévoit pas la production d’électricité à partir de l’énergie solaire durant la période de 20 ans prévue car cette technologie était jugée trop coûteuse mais ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

La première centrale solaire de grande taille de l’Afrique orientale a commencé à fournir de l’énergie en février 2015 au Rwanda. (Gigawatt Global)
La première centrale solaire de grande taille de l’Afrique orientale a commencé à fournir de l’énergie en février 2015 au Rwanda. (Gigawatt Global)

Ce plan limite les applications de l’énergie solaire aux systèmes solaires domestiques : chauffe-eau solaires et autres usages hors-réseau dans les zones rurales. Cela prive le pays des opportunités offertes par des installations photovoltaïques qui permettraient la production d’une électricité moins chère. Notons cependant un point positif : l’exemption de TVA appliquée par le gouvernent kenyan à tous les équipements photovoltaïques tels que les panneaux solaires, les batteries et les contrôleurs. Cela réduit le coût de 16% et augmente les chances d’utilisation.

Second point : l’accès au financement a été identifié comme le principal frein à la pénétration de l’énergie solaire en Afrique. Les effets de la rareté du financement sont ressentis par toutes les parties prenantes, des fabricants aux utilisateurs finaux en passant par les importateurs, les distributeurs, et les revendeurs.

Fondamentalement, les banques locales facturent leurs prêts à des taux d’intérêt élevés, entre 15% et 25%, ce qui rend très coûteux l’acquisition d’un système d’énergie solaire. L’environnement des affaires, peu favorable à l’investissement, freine l’installation de nouveaux groupes bancaires extérieurs et le crédit reste cher.

Également, la sensibilisation des usagers est un autre défi majeur, en particulier dans les zones rurales. L’information sur les options énergétiques disponibles et leurs avantages doit être intensifiée. Les risques liés à l’utilisation de combustibles fossiles comme le diesel et la paraffine doivent également être portés à l’attention des gens.

Enfin, d’évidence, le déficit d’utilisation des énergies solaires et d’autres technologies d’énergie modernes auprès des utilisateurs finaux a également été limité. Ceci est dû en partie à la pénurie de capacités entrepreneuriales dans le secteur de l’énergie, en particulier dans les zones rurales. Aussi, les produits de qualité défectueuse circulant sur le marché poussent les utilisateurs à ne pas faire confiance à la nouvelle technologie. Une étude sur les torches LED en Afrique orientale a révélé que 90% des utilisateurs ont connu des problèmes liés à la qualité au cours de la période d’étude de six mois.

Enfin, la facilité d’accès des utilisateurs finaux à l’assistance technique est un autre facteur clé. La présence de techniciens bien formés dans le dépannage, la réparation et l’entretien augmenterait la confiance des consommateurs. Mais le fait que les consommateurs vivent éloignés, aient un faible pouvoir d’achat, rend la mise en place de centres de services d’assistance technique dans les régions de distribution non viable.

Pour terminer sur une note plus positive: tous les indicateurs pointent vers une adoption massive de la technologie solaire dans le monde en développement. Toutes les difficultés mentionnées ci-dessus peuvent être surmontées si la sensibilisation s’intensifie, la formation est rendue plus disponible, les risques financiers sont réduits et le coût de la technologie solaire devient abordable.

Izael Pereira Da Silva, DVC Recherche et Innovation, Université Strathmore

Land African Business, solutions innovantes pour l’Afrique

Le développement de l’Afrique est mis à l’honneur avec de nombreuses conférences dans le monde, et un des thèmes clef est l’innovation.

Dans le secteur de l’innovation se trouve de nombreuses thématiques comme les nouvelles technologies, les réseaux sociaux, les villes intelligentes, les objets connectés, les applications, la géolocalisation, la dématérialisation…

Land of African Business c’est la rencontre à laquelle il faut assister cette semaine à Paris pour comprendre les enjeux passionnant qui font de l’Afrique la locomotive de la croissance mondiale.

L’émergence du Web, surtout depuis les années 2000, a permis aux acteurs occidentaux ayant déjà investi l’Afrique par le biais de la radio ou de la télévision dans les années 1990, d’y démultiplier leur présence sur de nouveaux supports, qui ouvrent et ferment dans la foulée. Mais,  elle a aussi favorisé l’éclosion de différentes initiatives africaines visant à informer la population sur le continent sans passer par la médiation obligée de ces acteurs occidentaux.

Land of African Business, les solutions innovantes pour l’Afrique
Du 19 au 23 octobre à Paris
Land of African Business

ARAUn point commun réuni ces médias : partout, ils ont été le produit de la confrontation douce ou violente des logiques sociales et des stratégies entre acteurs politiques.

Certains sont restés, hélas, confinés à ce rôle d’arbitre entre forces politique, alors que d’autres très peu nombreux ont su (re)trouver une vocation normale : la construction de paysages audiovisuels structurés et indépendants.

C’est une longue marche des médias africains vers le pluralisme mais surtout vers  l’indépendance (politique, économique, éditoriale). Reste une question centrale pour aborder leur possible souveraineté : Comment respecter et faire respecter la fonction des médias comme catalyseurs des vérités et des espaces de dialogues ? Quelles sont les initiatives africaines, nationales, locales ou régionales ?

Les intervenants sur ce lien

Découvrez le programme complet programme-lab-12-10-2016

3ème édition du Choiseul 100 Africa

Le Choiseul 100 Africa est une étude annuelle inédite réalisée par l’Institut Choiseul

Il identifie et classe les jeunes dirigeants africains de 40 ans et moins appelés à jouer un rôle important dans le développement de l’Afrique dans un avenir proche.

choiseul-100-africa

Dirigeants d’entreprises florissantes, entrepreneurs à succès, investisseurs et porteurs de projets innovants, etc., ils incarnent le dynamisme et le renouveau de tout un continent et portent les espoirs de toute une génération.

Face aux nouveaux besoins, de nouveaux métiers émergent

L’émergence des femmes à des postes influents Répartition par région

Pays leaders par région

Afrique de l’Ouest: 57 lauréats Afrique de l’Est: 49 lauréats Afrique du Nord: 40 lauréats Afrique centrale: 29 lauréats Afrique australe: 25 lauréats * Selon classification ONU Nigéria: 19 lauréats Maroc : 14 lauréats Kenya: 15 lauréats Afrique du Sud: 17 lauréats Cameroun: 8 lauréats

a finance, les nouvelles technologies et l’agroalimentaire sont parmi les secteurs les plus représentés. L’énergie, les transports, les services et les télécommunications les suivent de près.

Pas moins de 76 entrepreneurs sont présentés cette année, soit une augmentation de 20% par rapport à la précédente édition.

Consulter le Choiseul 100 Africa ici

 

Comment le secteur privé révolutionne l’Afrique ?

Un débat sur la radio Africa numéro 1

En 2050, le Produit intérieur brut de l’Afrique pourrait égaler celui de l’Union européenne, tandis que sa population comptera deux milliards d’habitants. Au cœur de cette expansion en marche, on trouve un secteur privé en plein essor, des PME dynamiques et une nouvelle génération d’entrepreneurs ; souvent jeunes, la plupart du temps très bien formés et fréquemment issus de la diaspora. Ils sont en train d’écrire l’histoire économique et sociale du continent. C’est la thèse développée dans un livre Entreprenante Afrique, écrit par Jean-Michel Severino et Jeremy Hadjenberg, publié aux éditions Odile Jacob.
Ce livre est un vibrant plaidoyer en faveur des millions d’entrepreneurs qui transforment le continent.

Alors comment le secteur privé révolutionne le continent africain ? Et qui sont les entrepreneurs de demain ?

Invités :

Jean-Michel Severino, Président d’Investisseurs & Partenaires (I&P), un fonds d’investissements dédiés aux PME africaines. Il publie « Entreprenante Afrique » aux éditions Odile. Un ouvrage co-écrit avec Jérémy Hajdenberg

Yves-Stéphane Mbele, Analyste financier, Responsable gestion assurances-risques

Roland Portella, consultant en développement d’entreprises, président de la Cade (Coordination pour l’Afrique de demain)

Thierry Barbaut, consultant en stratégie digitale et nouvelles technologie en Afrique

Le Grand Débat, c’est, au jour le jour, le regard d’Africa N°1 sur l’actualité. Un temps pour décortiquer et comprendre les faits marquants en France, en Afrique et dans le monde.

Nadir Djennad réunit chaque jour, du lundi au jeudi, un plateau d’invités qui réagissent « à chaud » aux derniers événements.

Les auditeurs ont la parole dans la deuxième partie de l’émission.

Retrouvez le « Grand Débat » sur Facebook : http://www.facebook.com/legranddebat

Pour télécharger le Grand débat cliquer ici

Les filles consacrent chaque jour 160 millions d’heures de plus que les garçons aux tâches domestiques

Petite fille effectuant des taches domestiques en Ouganda en 2016 - Crédit photo Thierry Barbaut
Petite fille effectuant des taches domestiques en Ouganda en 2016 - Crédit photo Thierry Barbaut

Par rapport aux garçons de leur âge, les filles âgées de 5 à 14 ans consacrent 40 % de temps en plus, ou 160 millions d’heures supplémentaires par jour, à des tâches ménagères non rémunérées ainsi qu’à la collecte de l’eau et du bois, d’après un rapport publié par l’UNICEF à la veille de la Journée internationale de la fille, célébrée le 11 octobre.

« Exploiter la puissance des données au service des filles : bilan et perspectives pour 2030 » fournit les premières estimations mondiales sur le temps que les filles consacrent aux tâches ménagères telles que la cuisine, le ménage, s’occuper des membres de la famille ou aller chercher de l’eau et du bois.

« Il y a plus de 3 millions de filles au Tchad, soit environ un quart de la population. En s’attaquant aux défis qu’elles rencontrent et en investissant dans leur avenir, nous pouvons contribuer à la réalisation des objectifs de développement du Tchad. Investir en faveur des filles – pour leur santé, leur éducation et leur sécurité – leur permet d’améliorer leur vie et de contribuer à un Tchad plus pacifique et plus prospère pour tous, » a déclaré Philippe Barragne-Bigot, Représentant de l’UNICEF au Tchad.

Les données révèlent que la répartition inégale du travail domestique commence très tôt, puisque les filles âgées de 5 à 9 ans consacrent 30 % de temps en plus, ou 40 millions d’heures supplémentaires chaque jour, aux tâches ménagères par rapport aux garçons de leur âge. Les disparités s’accentuent dans les tranches d’âge supérieures ; en effet, les filles de 10 à 14 ans y consacrent 50 % de temps en plus, soit 120 millions d’heures supplémentaires chaque jour.

Petite fille effectuant des taches domestiques en Ouganda en 2016 - Crédit photo Thierry Barbaut
Petite fille effectuant des taches domestiques en Ouganda en 2016 – Crédit photo Thierry Barbaut

« Le fardeau inégal du travail domestique non rémunéré pèse sur les filles dès la petite enfance, et s’alourdit lorsqu’elles arrivent à l’adolescence », déplore Anju Malhotra, Conseillère principale à l’UNICEF pour l’égalité des sexes. « Par conséquent, celles-ci doivent consentir à d’importants sacrifices et renoncer à apprendre, grandir ou simplement vivre pleinement leur enfance.

Le rapport indique que le travail des filles est moins visible et rarement reconnu à sa juste valeur. Trop souvent, les filles se voient imposer des responsabilités d’adultes, comme s’occuper des membres de la famille, y compris d’autres enfants. Le temps qu’elles consacrent aux tâches domestiques réduit celui qu’elles peuvent passer à jouer, nouer des relations sociales avec leurs amis, étudier ou simplement être des enfants. En allant chercher de l’eau et du bois, elles s’exposent même au risque de violence sexuelle.

Outre les tâches domestiques, le rapport présente des données relatives aux problématiques liées aux filles que visent les Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment la violence, le mariage des enfants, les mutilations génitales féminines et l’éducation. En atteignant les ODD consacrés à ces enjeux, et en permettant aux filles d’acquérir les connaissances, les compétences et les ressources dont elles ont besoin pour réaliser pleinement leur potentiel, nous ne servirons pas uniquement la cause des filles ; nous contribuerons également à alimenter la croissance économique, promouvoir la paix et réduire la pauvreté.

Le rapport complet de l’UNICEF est disponible en téléchargement

La banque Orange aussi en France

Orange Afrique
Orange Afrique

Disposant de toutes les autorisations pour se lancer dans la banque, Orange se prépare à attaquer le marché dès le premier semestre 2017

Orange va s’inspirer aussi de l’Afrique et d’Orange Money

Orange ne veut pas seulement se lancer dans la banque. Le groupe veut compter parmi les leaders. Ses ambitions sont spectaculaires: selon les syndicats, Orange Bank vise 400.000 clients dès la première année, et 2 millions d’ici à 2024. C’est par exemple deux fois plus que les leaders historiques comme ING Direct ou Boursorama, la filiale de la Société Générale qui vient tout juste de franchir le cap des 900.000 clients.

Pour atteindre ses ambitions, le groupe va frapper fort dès le départ, en proposant d’emblée la quasi-totalité des services offerts par n’importe quel réseau traditionnel: compte courant, épargne, assurance ou encore crédit à la consommation. Tout, excepté le crédit immobilier, qui sera lancé dans un deuxième temps mais qui est déjà au programme.

Afrique-orange

S’appuyer sur un réseau puissant

Côté distribution, sa force de frappe se résume en une phrase : les agences bancaires sont vides, les boutiques Orange, elles, sont pleines.

L’offre sera accessible sur internet et via une application mobile mais c’est surtout sur ce réseau que le groupe compte s’appuyer. L’offre sera d’abord distribuée dans 140 boutiques, qui ont déjà été sélectionnées sur les 850 que compte le réseau. « Ce sont les plus grosses, celles dans lesquelles il est possible d’aménager un espace de confidentialité ».

Dès le deuxième semestre 2017, l’offre sera également distribuée par les réseaux Groupama et Gan. Ce qui représente 3.000 points de vente supplémentaires.

700 commerciaux bientôt à l’oeuvre

Dans les boutiques, les appels à candidature ont déjà été lancés. 700 commerciaux triés sur le volet vont être formés sur 80 heures, le minimum réglementaire pour être habilités à vendre des produits bancaires. Orange recherche « les plus expérimentés » précise un document interne.

« Nous n’allons pas transformer nos agences en banques ou nos commerciaux en conseillers bancaires » explique-t-on au sein du groupe. « Ils seront en quelque sorte des apporteurs d’affaires » ajoute un responsable syndical qui décrit le futur scénario: l’idée, c’est qu’à chaque fois qu’un client entre dans la boutique pour souscrire un forfait, le conseiller lui propose l’ouverture d’un compte, avec à la clé des réductions ».

La Pologne comme modèle

Un scénario confirmé à demi-mot par le groupe. « Nous allons nous inspirer de ce que nous faisons en Pologne ». Là-bas en effet, Orange s’est déjà lancé dans la banque, en octobre 2014. Il s’est adossé à mBank, une banque allemande pour proposer le même type d’offre qu’en France.

En Pologne toujours, Orange est aussi présent dans la téléphonie et dans l’électricité, via sa filiale Orange Energia. Le principe? Plus vous consommez de services Orange, moins votre électricité vous coûte. Une stratégie qui visiblement fonctionne, puisque la filiale bancaire compte 300.000 clients. « Orange pourrait bien être le premier acteur non bancaire à vraiment bousculer le marché » explique un expert.

Tous les ingrédients sont en effet réunis: une offre simple et lisible adossée à la puissance d’un réseau physique, avec à la clé des tarifs attractifs. Tout cela dans un contexte particulièrement porteur.

Un planning idéal ?

Le planning n’a pas été choisi au hasard. À partir de février 2017, date officielle du lancement d’Orange Bank, la loi Macron permettra aux Français de changer de banque plus facilement: toutes les procédures seront automatisées et prises en charge par la banque. « C’est vrai que cela pourrait convaincre certains clients de franchir le pas » explique le patron d’une grande banque en ligne. « Rien ne dit en revanche que les clients auront suffisamment confiance pour confier leur argent à un opérateur téléphonique » ajoute cette même source.

Les études prouvent pourtant que l’état d’esprit est en train de changer. Selon un récent sondage publié par Deloitte, 38% des Français sont prêts aujourd’hui à ouvrir un compte ailleurs que dans une banque traditionnelle. Toutes les conditions semblent donc bel et bien réunies pour qu’Orange bouscule le secteur et devienne, comme le veut Stéphane Richard, « le Free de la banque ».

Africa Telecom People 2016 : Jumia, meilleur contenu et services

Le trophée « Meilleur contenu et services » de la 12ème édition de Africa Telecom People, pour lequel sept entreprises étaient en lice, a été décerné Jeudi 06 Octobre à Jumia Côte d’Ivoire

Ce prix récompense chaque année, l’entreprise qui s’est illustrée comme la meilleure en matière de développement d’applications et/ou de services innovants, basés sur les nouvelles technologies. Ce trophée cristallise la reconnaissance du Jury et de toute la communauté TIC des avancées et innovations apportées par le lauréat dans son secteur d’activité.

Dans la même catégorie, aux côtés de Jumia se tenaient, PayStack, Hadwiger, NSIA Technologies, Sicapay, Taxijet et la RTI.

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 « Recevoir le trophée du Meilleur contenu et services nous encourage à toujours nous améliorer pour fournir à nos clients et à tous les consommateurs Ivoiriens, toujours plus de choix, au meilleur rapport qualité prix avec la plus grande simplicité possible » a déclaré Francis Dufay, Directeur Général de Jumia Côte d’Ivoire, récipiendaire du prix.

La douzième édition du salon international des TIC, Africa Telecom People 2016, s’est ouverte le Jeudi 06 Octobre pour deux jours, au Sofitel Hôtel Ivoire à Abidjan autour du thème «Internet des objets : comment préparer l’Afrique au tout connecté ?».

Autres prix décernés :

  • Meilleur Réseau: MTN Côte d’Ivoire
  • Meilleur Régulateur et agence de gestion de projets structurants: ARTCI.  

Franc CFA : Et si la réforme passait par les monnaies alternatives

Si ces derniers jours, les officiels français et les autorités de la BCEAC et de la BCEAO se sont prononcés en faveur du statu quo, c’est-à-dire du maintien du FCFA

Cela n’exempte pas pour autant nos dirigeants de la nécessité de réfléchir à la réforme du système monétaire. Mais, au regard de l’absence de courage politique et de préalables institutionnels et techniques, est-il possible de trouver une stratégie de réforme qui pourrait réconcilier les points de vue des adeptes du statu quo sur le FCFA et ceux des défenseurs de son abandon, avec à terme l’objectif pour les pays concernés de retrouver leur pleine souveraineté monétaire ?

La réponse est OUI, en mettant en place des monnaies nationales complémentaires à une monnaie commune libérée de son lien colonial et soutenue par des réserves de change hors du Trésor français.

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Pour comprendre, il faut d’abord savoir qu’il n’y a que trois sources d’injection d’argent dans une économie monétaire: (i) la banque centrale (ii) les banques commerciales (iii) et l’argent de l’extérieur (dettes, exportations, investissements) dont l’origine est également les deux premières sources dans ces pays.

Dans notre cas,  ni l’Etat, ni les banques commerciales n’arrivent à jouer ce rôle efficacement pour la majorité de la population. De ce fait, si une société fiduciaire sous supervision de l’Etat, représentant des populations et des entreprises qui auront acheté un moyen d’échange, appelons-le SEN (papier ou électronique comme Orange money), pouvait émettre, par effet de levier, ce même moyen d’échange sous forme de crédit en leur nom, le problème serait réglé. Ce projet de monnaie complémentaire que porte la Société fiduciaire d’appui au développement local (Sofadel) qui serait émise n’aurait pas court légal et libératoire, attributs exclusifs du Francs CFA. Elle n’est qu’un moyen d’échange et d’octroi de crédit entre membres dont la gestion est déléguée à un fiduciaire, la Sofadel.

Cette monnaie complémentaire est un moyen d’échange que les populations d’une localité achètent et utilisent dans leurs échanges de tous les jours, épargnant ainsi la monnaie officielle non nécessaire à cet effet.  De ce fait, le SEN ne concurrencerait pas le Franc CFA et la Sofadel serait en dehors du champ des activités bancaires régies par la Bceao bien que sous supervision de l’état. La conversion des SEN en Francs CFA se ferait à un taux de change convenu entre les membres de la Sofadel.

En émettant ce moyen d’échange acheté ou obtenu à crédit à un taux de change plus faible (2 SEN pour 1 FCFA par exemple) et potentiellement flottant, ce moyen d’échange serait dévalué par rapport au FCFA et pourrait ainsi favoriser la jonction entre les capacités locales sous-utilisées et les besoins locaux dans des conditions de stabilité des prix (sans générer d’inflation). Le FCFA serait dans ce schéma une unité de compte et une monnaie commune accompagnée dans chaque pays de l’équivalent du SEN comme monnaie nationale complémentaire et compétitive sous le contrôle de citoyens financièrement inclus.  Nous monétiserons ainsi nos économies sans créer de nouvelles banques centrales et nous pourrons au besoin avoir une unité de compte commune dans le cadre de la CEDEAO pour gérer nos échanges sous-régionaux et à travers elle nos échanges internationaux.

Des expériences en cours dans le monde nous montrent que ce que nous disons est possible mais nos autorités monétaires l’ont refusé. Des pays asiatiques ont une initiative dite Chang Mai dans laquelle les pays participants ont chacun leur propre monnaie et mettent en commun une partie de leurs réserves de change. N’ayant pas une unité de compte commune et une banque centrale commune, chaque banque centrale mène la politique monétaire et de change qui convient à son économie. Nous avons la chance d’avoir une banque centrale commune, une unité de compte commune, et des réserves de change totalement centralisées mais nous n’avons pas de complément à ce système. C’est-à-dire, des monnaies nationales compétitives et des systèmes financiers nationaux au service des économies nationales, la majorité de nos populations étant hors circuit.

Les expériences de monnaies complémentaires à travers le monde (WIR Bank, Berskshares, etc…), et l’expérience de l’Irlande et de l’Ecosse où la monnaie physique qui circule n’est visuellement pas la livre sterling, nous démontrent qu’on peut avoir une monnaie nationale complémentaire (papier et électronique) à côté d’une monnaie officielle en y ajoutant notre propre touche. A défaut, il faudra que chacun de nos pays suive l’exemple de l’Angleterre, c’est-à-dire conserver sa propre monnaie pour accompagner l’émergence et le progrès social. Ce sera aux populations d’en décider.

Par ailleurs, les transferts de la diaspora qui contribuent significativement à l’épargne latente que constitue la monnaie non bancarisée en circulation, entre les mains de 90%  au Sénégal par exemple, et dont la contrepartie est dans les réserves de change de la banque centrale, gagneraient aussi à être bancarisés sans toucher aux réserves de change elles-mêmes. Cette épargne latente serait également mobilisée par l’émission d’une monnaie nationale complémentaire au FCFA, internationalement plus compétitive, sous forme papier et électronique, que les populations non-bancarisées achèteraient et utiliseraient pour leurs échanges intra-urbains.  Les FCFA mobilisés permettront leur inclusion financière et au privé national de participer davantage au financement de l’économie pour éviter que seul le capital étranger ne profite des grandes opportunités d’investissements.  En effet, le projet de monnaie complémentaire permettra de constituer un fonds communautaire d’investissement et de garantie qui va faciliter l’accès des populations locales au microcrédit sans intérêt et sans garantie individuelle pour accompagner le financement du développement local.

Mise en place dans le contexte d’une décentralisation autonomisante et d’un État qui se dessaisit au profit de pôles régionaux et des populations à la base, cette réforme monétaire pourrait déclencher un processus d’émergence communautaire et de prise de responsabilité individuelle et collective pour le développement. Cette plateforme, refusée par la banque centrale, sera portée aux élections législatives de 2017 par une coalition citoyenne.  La question monétaire et du FCFA ne doit pas être un sujet hors du débat démocratique.  Ce serait contre la liberté.

Dr. Abdourahmane SARR, Président du CEFDEL/MRLD

Article publié en collaboration avec Libre Afrique.

244 fermiers camerounais portent plainte contre la plantation de palmiers à huile SGSOC

Les communautés locales affectées par cette plantation à grande échelle de palmiers à huile ont saisi le Tribunal de Première instance de Bangem, dans le sud-ouest du Cameroun. La première audience a été fixée au 9 novembre

Greenpeace Afrique (Greenpeace.org/Africa/fr), qui a documenté les abus commis par cette entreprise ces sept dernières années (apo.af/YLvhcX), lance un appel pour soutenir ces communautés. 

Cette nouvelle fait suite au dépôt de deux plaintes collectives par 244 fermiers contre SG Sustainable Oils Cameroon (SGSOC) le 27 septembre pour violation du droit de propriété. Parmi eux, 231 sont originaires du village de Nguti, dont la population avait demandé à ce que SGSOC respecte une zone tampon de 5 km autour de leurs fermes. Pourtant, la zone de concession délimitée par SGSOC comprend de nombreuses fermes dans la forêt autour de Nguti, la preuve que l’entreprise a ignoré la zone tampon.

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« Comment allons-nous vivre si SGSOC prend nos plantations ? Comment allons-nous manger ?, se demande Susan Tah Agbo, une mère de famille qui soutient 24 personnes grâce à ses 20 hectares de terres.  Je n’ai rien d’autre. Je ne veux pas qu’on me donne de l’argent, qui sait combien de temps ça durerait ? Ca ne pourra pas aider mes enfants et petits-enfants, mais ma terre si, car j’ai des récoltes chaque année ».

A Babensi II, 13 fermiers sont aussi allés en justice après que SGSOC leur a confisqué leurs terres, sans aucune consultation ni accord préalables. « Un jour, quand je suis arrivé dans mon champ, j’ai découvert que leurs bulldozers avaient tout rasé, s’émeut Adolf Ngbe Ebong, un policier à la retraite de 62 ans. J’avais prévu de développer cette plantation pour assurer la subsistance de mes enfants même après ma mort, mais à présent, je n’ai plus rien. Nous sommes tous désespérés ici, et nous ne savons pas comment nous pourrons être secourus ».

SGSOC n’a fait que multiplier les violations de la loi et n’a pas tenu ses nombreuses promesses envers les communautés

SGSOC, l’entreprise camerounaise qui détient une concession d’environ 20 000 hectares pour développer une plantation de palmiers à huile, était détenue jusqu’en 2015 par Herakles Farms, une société américaine. Depuis que l’entreprise s’est installée au Cameroun en 2009, Greenpeace Afrique ainsi que plusieurs ONGs nationales et internationales, ont publié de nombreuses enquêtes qui documentent les abus commis par SGSOC.

« Les activités de SGSOC sont entachées d’illégalités, explique Sylvie Djacbou Deugoue, chargée de campagne forêt chez Greenpeace Afrique. Non seulement leur convention d’établissement avec l’Etat viole le droit camerounais, mais ils ont aussi coupé la forêt sans autorisation, intimidé plusieurs chefs traditionnels, et utilisé des pots-de-vin et fait des promesses encore non tenues pour obtenir les faveurs des autorités locales ».

Le bail foncier provisoire accordé par décret présidentiel en novembre 2013 à SGSOC expire ce mois de novembre. Une coalition de plusieurs ONGs, dont Greenpeace, lance aujourd’hui une pétition (apo.af/Sp0kxx) au Cameroun et à l’international, pour demander au gouvernement camerounais de ne pas le renouveler ni le prolonger.

« SGSOC n’a fait que multiplier les violations de la loi et n’a pas tenu ses nombreuses promesses envers les communautés, comme la construction de routes et d’écoles, il est donc impensable que son comportement s’améliore, rappelle Sylvie Djacbou Deugoue. Il faut apporter du développement au Cameroun, mais en protégeant les droits des communautés ainsi que l’incroyable biodiversité qui les entoure. SGSOC est un projet destructeur situé entre quatre zones protégées, il faut donc y mettre fin ».

Cette plantation est installée dans la Forêt guinéenne de l’Ouest africain, un point chaud de la biodiversité, qui abrite 1 800 espèces endémiques de plantes vasculaires ainsi qu’une diversité exceptionnelle de primates classées parmi les espèces à protéger de manière prioritaire.

Conférence « Afrique, s’adapter à la nouvelle donne »

Conférence Afrique, s’adapter à la nouvelle donne
investir, protéger, développer

Jeudi 13 octobre 2016 – 08h30 – 10h30

Linklaters Paris vous invite à participer à cette conférence dédiée à la compréhension des enjeux actuels de l’Afrique, animée par un panel prestigieux d’experts, d’acteurs économiques et financiers du continent, ainsi que par ses avocats spécialisés.

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Intervenants :
>Antoine Diome, Agent Judiciaire de l’État du Sénégal, anciennement Substitut au Procureur spécial de la Cour de Répression sur l’Enrichissement Illicite (CREI) du Sénégal
>Mohamed El Fadel Kane, Directeur de la Banque d’Investissement du Groupe Ecobank pour l’Afrique de l’Ouest et anciennement Directeur du département Financement de Projets et Produits structurés de Ecobank Capital
>Serge Michailof, Chercheur à l’IRIS, enseignant à Sciences Po et conseiller de plusieurs gouvernements, précédemment Directeur à la Banque mondiale et Directeur exécutif de l’Agence française de développement (AFD). Auteur de Notre maison brûle au Sud (Fayard, 2010) et de Africanistan (Fayard, 2015)
>Luc Rigouzzo, Président exécutif et co-Fondateur de Amethis Finance, précédemment Directeur Général de Proparco, membre du Comité exécutif de l’AFD et conseiller à la Société Financière Internationale

 

Intervenants Linklaters :
>Bertrand Andriani, associé en Financement de Projet
>Arnaud de La Cotardière, associé, Arbitrage international / contentieux
>Andrew Jones, associé en Financement de Projet – responsable du Groupe Afrique
>Paul Lignières, associé en Projet / Droit Public
>Marc Petitier, associé, Corporate M&A / Private Equity
>Roland Ziadé, associé, Arbitrage international / contentieux

Afrique, nouvelle donne
Continent complexe : incertitudes politiques et économiques coexistent sur des marchés dynamiques offrant des perspectives uniques de croissance. Aujourd’hui, ce mélange de défis et d’opportunités impose aux acteurs intéressés par ces marchés d’en connaître les enjeux, leurs spécificités et d’adapter leurs approches en conséquence.

Investir – Notre implication sur le continent et notre connaissance des acteurs et des enjeux économiques et politiques nous permet de partager avec vous les opportunités décelées tout en vous accompagnant dans la réussite de vos projets. Investir en Afrique est avant tout un engagement sur le long terme envers nos clients et dans les pays où ils investissent.

Protéger – Se développer sur le continent Africain signifie avoir conscience des défis que vous rencontrez dans le cadre de vos activités : contrats, relation avec les États, politiques de ressources humaines, stabilité géopolitique, etc., nous vous faisons bénéficier de l’expérience que nous avons acquise grâce à 40 ans de présence sur le continent.

Développer – Grandir en Afrique nécessite une connaissance pointue des spécificités de chaque pays, de chaque culture. S’établir sur le continent, développer des relations pérennes, adapter son mode de travail est nécessaire pour assurer son intégration sur les marchés locaux et régionaux.

Agenda :
8h30Accueil et petit-déjeuner
9h00Présentation
10h30Fin

Adresse :
Automobile Club de France
6/8 Place de la Concorde
75008 Paris

Internet performant et gratuit à Kampala

La mode des "selfies" est bien présente en Ouganda
La mode des "selfies" est bien présente en Ouganda - Photo Thierry Barbaut

C’est effectif, internet est disponible gratuitement dans toute la capitale de l’Ouganda

A Kampala le réseau était déjà excellent, le voila… gratuit !
Prochaine étape Entebbe

Les internautes de Kampala peuvent accéder gratuitement à Internet partout dans la capitale. Le service, annoncé depuis juillet dernier par le ministère des technologies de l’information et de la communication, a pour objectifs d’améliorer l’accès des Ougandais au web, d’améliorer leur rapport avec le numérique, ainsi que de susciter la recherche et l’apprentissage qui soutiennent l’innovation afin d’aboutir à la transformation numérique désirée par le pays.

La mode des "selfies" est bien présente en Ouganda
La mode des « selfies » est bien présente en Ouganda – Photo Thierry Barbaut

Frank Tumwebaze, le ministre des TIC, a expliqué qu’à travers le déploiement du Wi-Fi gratuit à Kampala, le gouvernement ougandais veut que l’Internet ne soit plus considéré comme un produit de luxe, mais devienne un produit de première nécessité. Le déploiement de l’Internet sans fil gratuit à Kampala, le ministre des TIC a indiqué qu’il a été rendu possible grâce au financement du projet d’Infrastructure nationale de fibre optique (NBI) dont la 3ème phase est presque achevée.

Après Kampala, il est prévu que la ville d’Entebbe accueille également  la même facilité. Le service est disponible de 6h à 18h. Les consommateurs ne pourront pas télécharger de vidéos ou de musiques. Le régulateur télécoms aura en charge la gestion des connexions pour protéger le réseau des cyber-attaques.

Le MEDEF organise un forum sur la jeunesse et l’entrepreneuriat

Premier Forum de la Jeunesse et de l’Entrepreneuriat Afrique-France

 les 6 et 7 décembre 2016
au MEDEF, 55, avenue Bosquet, 75007 Paris

Ce premier forum réunira décideurs publics et privés, jeunes, médias, diasporas, entrepreneurs et entreprises, réseaux d’éducation/formation, patronats africains et leurs parties prenantes Afrique-France.

medef

Les thématiques abordées par nos grands invités à cette occasion seront multiples : les potentiels et les talents de la jeunesse, la force des réseaux de la diaspora, la numérisation du continent, la diversification de l’économie, les infrastructures, l’éducation et la formation, l’entrepreneuriat, les femmes en Afrique, le développement des territoires,…
Autant de défis qui sont des opportunités pour les entrepreneurs !
Ce rendez-vous s’inscrit notamment dans la perspective du 27e sommet France-Afrique de Bamako en janvier 2017.

« La jeunesse de l’Afrique constitue sa force. L’entreprise est la solution pour répondre aux défis futurs des pays. Elle offre un travail, une formation, des compétences, des valeurs, des objectifs. Elle crée des richesses perceptibles et des emplois durables pour les hommes et les femmes. Elle est également un moteur d’intégration et de développement, un facteur de stabilité sociale, et un rempart contre l’insécurité ».
Pierre Gattaz, président du MEDEF

« Investissons ensemble pour développer des solutions gagnant-gagnant pour les entreprises ».
Jacqueline Mugo, secrétaire générale de Business Africa, directrice de la Fédération des Employeurs du Kenya

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Appel à candidatures de l’AIF pour le PIA 2017

African Innovation Price - Investing in prosperity
African Innovation Price - Investing in prosperity

Les meilleurs innovateurs africains remportent un montant total de 150 000 dollars US, ainsi que des opportunités entrepreneuriales pour les nominés et d’autres candidats sélectionné

  • Cet appel à candidatures marque le début de la sixième édition du PIA. Les candidatures seront reçues  du 27 Septembre 2016 au 03 Janvier 2017.
  • Les meilleurs innovateurs africains remportent un montant total de 150 000 dollars US, ainsi que des opportunités entrepreneuriales pour les nominés et d’autres candidats sélectionnés.
  • Une initiative panafricaine, par les Africains pour les Africains, aux quatre coins du continent!

l’African Innovation Foundation (AIF) (AfricanInnovation.org) organisatrice du Prix de l’Innovation pour l’Afrique (PIA) (InnovationPrizeforAfrica.org) est heureuse d’annoncer le lancement de l’appel à candidatures qui marque l’ouverture de la sixième édition du PIA. Une fois encore, cette prestigieuse compétition offre aux meilleurs innovateurs africains un prix total de 150 000 dollars US ainsi que de nombreuses opportunités entrepreneuriales. Les entreprises et individus qui ont investi dans des solutions de marché qui conduisent à un développement guidé par l’Afrique, sont tout particulièrement invitées à prendre part à la compétition.

African Innovation Price - Investing in prosperity
African Innovation Price – Investing in prosperity

L’appel à candidatures  durera trois mois à compter du mardi 27 Septembre 2016 avec pour date limite le mardi 03 Janvier 2017 à 23h59 GMT. Le PIA recherche des candidatures qui révolutionnent  l’innovation économique et sociale dans les domaines des industries manufacturières et des services; de la santé et du bien-être; de l’agriculture et des agro-industries; de l’environnement, de l’eau et de l’énergie ainsi que des TICs. Les innovations en dehors de ces secteurs sont également les bienvenues.

Comme l’a affirmé Pauline Mujawamariya Koelbl, directrice du PIA: “Nous sommes très heureux de lancer officiellement l’édition 2017 du PIA pour les innovateurs africains. Nous croyons fermement qu’investir dans les innovations locales d’aujourd’hui propulsera la prospérité de demain en Afrique ».

Investir dans la prospérité africaine

Le thème du PIA 2017 est Innovation africaine: Investir dans la prospérité. En accord avec le 9ème objectif de développement durable (ODD) de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui appelle à bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation, l’AIF estime que les flux de financement, d’investissement et de ressources sont indispensables pour obtenir une chaîne de valeur pour l’innovation en Afrique et contribuer à un développement durable.

Nous croyons fermement qu’investir dans les innovations locales d’aujourd’hui propulsera la prospérité de demain en Afrique

Walter Fust, Président du conseil de l’AIF, déclare que “le PIA a démontré que le talent africain pour l’innovation est abondant, mais obtenir des fonds et des ressources reste difficile. Pour le PIA 2017, nous allons au-delà des innovateurs et lançons un appel aux investisseurs et autres acteurs clés de l’innovation afin de relever ce défi. Pour atteindre cet objectif et augmenter le soutien aux innovateurs, aux créateurs, aux organismes de formation, aux espaces d’innovation et autres réseaux d’innovation, le PIA offrira des opportunités de sponsoring aux investisseurs et autres acteurs clés de l’innovation qui démontrent leur engagement pour un écosystème de l’innovation africaine plus robuste ».

Pourquoi participer au PIA 2017?

Le PIA est une plateforme majeure dans le paysage de l’innovation en Afrique grâce à son réseau de plus de 6000 innovateurs africains issus de 50 pays. Son objectif principal est de renforcer les écosystèmes d’innovation grâce à ses plateformes et mobiliser un réseau d’acteurs clés, favorisant ainsi la collaboration et la croissance des entreprises.

Actuellement dans sa sixième année, le PIA est ouvert à tous les Africains résidant en Afrique ou de la diaspora. Au-delà du prix total de 150 000 dollars US, le PIA est plus qu’une simple compétition. De nombreuses opportunités entrepreneuriales s’offrent aux 10 nominés: financement, formation en communication, participation au réseau d’innovateurs et d’acteurs clés de l’innovation du PIA, couverture médiatique locale et internationale par des médias de renom, opportunités professionnelles et de collaboration avec des acteurs divers et des investisseurs pour faire de leurs innovations des succès commerciaux.

Les gagnants de l’édition précédente ont été sélectionnés parmi près de 1 000 candidatures, reçues de 46 pays, reflétant ainsi le caractère panafricain de la compétition. Les éditions précédentes du PIA ont eu lieu au Botswana (2016), au Maroc (2015), au Nigéria (2014), en Afrique du Sud (2013) et en Ethiopie (2012). Le PIA a été approuvé lors de son édition inaugurale à Addis Abeba en 2012, au cours de laquelle les ministres africains de l’Union Africaine (UA) et de la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA) ont adopté une résolution appelant les pays membres à soutenir l’AIF dans son objectif de promotion de sociétés basées sur l’innovation sur tout le continent.

Les gagnants du PIA 2017 seront annoncés au cours d’une cérémonie de remise des prix en Juillet 2017 (la date et le lieu seront annoncés ultérieurement). Cette cérémonie rassemble des talents de l’innovation de secteurs pluridisciplinaires, ainsi que des professionnels de la presse, des investisseurs, des représentants d’espaces d’innovation et de parcs technologiques, des organisations gouvernementales et des innovateurs.

Pour plus d’informations, connectez-vous sur notre tout nouveau site internet www.innovationprizeforafrica.org et envoyez votre candidature au PIA 2017 maintenant  https://ipa.africaninnovation.org

Solutions pour rendre le crédit accessible

Le coût du crédit est trop élevé en Afrique

Quelle situation et quels chiffres ?

En 2014, les taux débiteurs appliqués par les institutions financières dépassaient 20 % dans plusieurs pays du continent, dont la Gambie (28,5 %), Madagascar (60 %) et le Malawi (44,29 %).

En décembre 2015, les taux d’intérêts pratiqués par les banques kényanes sont de l’ordre de 17,5 % sur leurs prêts alors que les taux de rémunération des dépôts sont souvent inférieurs à 7,9 %. Pour faire face au coût élevé du crédit, le président kenyan a promulgué une loi plafonnant les taux d’intérêt pratiqués par les banques.

Ainsi, le Kenya rejoint les 76 pays dans le monde, dont une trentaine en Afrique, qui pratiquent le plafonnement des taux d’intérêt. Les défenseurs de cette mesure soutiennent que cette loi va permettre de réduire le loyer de l’argent et permettre aux pauvres d’accéder aux crédits.

Ont-il raison ?

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Plusieurs raisons nous permettent d’en douter. D’abord, pour le prêteur, l’imposition d’un taux plafond constitue une barrière à l’entrée. En effet, le plafonnement du taux d’intérêt, comme le contrôle de prix, se fait souvent à un niveau qui ne tient pas compte de la rentabilité escomptée par l’offreur (ici le prêteur), car les planificateurs n’ont pas l’information pertinente.

De surcroit, cette information est en perpétuel changement en fonction des mutations permanentes de l’environnement décisionnel. L’insuffisance de rentabilité entraîne un manque d’incitation à offrir des prêts sur le marché conduisant à une pénurie de crédits. Comme corollaire, les pauvres, à qui la mesure est censée profiter, verront leur accès aux services financiers limité, ce qui contribue à creuser davantage les inégalités.

Ensuite, les banques peuvent se détourner de l’activité de financement au profit d’autres activités. De même, face au durcissement des conditions de crédit par les banques, les emprunteurs pourraient recourir au financement informel et donc porter un coup à la bancarisation dans le pays (56% contre 90% pour les pays industrialisés). Bref, le plafonnement du taux d’intérêt à un niveau bas et en dessous des coûts de production du crédit peut être est assimilé à une forme de taxation perverse sur l’épargne. En refusant aux banques le légitime rendement de leur investissement, cette mesure aura donc l’effet contraire en créant la pénurie du crédit.

Enfin, on peut aussi assister à une mauvaise allocation des crédits puisque les taux d’intérêts déterminés administrativement ne refléteront plus la vraie valeur des ressources et ne transmettront plus les bons signaux sur la réalité du marché aux décideurs afin de faire les meilleurs choix. En effet, le taux d’intérêt est un prix comme les autres. Et le prix est le résultat de la confrontation de l’offre et de la demande. En conséquence, une mesure administrative pour fixer le prix sans tenir compte de ces deux variables fausserait l’information transmise aux décideurs, ce qui conduirait à de mauvais choix. Alors, dans ces conditions, quelles solutions alternatives pour démocratiser l’accès au crédit ?

La véritable cause à l’origine de la hausse des taux d’intérêts réside dans l’insuffisance de l’offre de crédit par rapport à la demande de crédit. Donc, si l’on veut faire baisser le loyer de l’argent il faudrait augmenter l’offre de crédit. Par conséquent, en lieu et place du plafonnement des taux d’intérêt, les dirigeants doivent plutôt réduire les coûts de transactions, réduire le risque, et intensifier la concurrence pour rendre le crédit moins cher. Il est impératif que les réformes menées soient en conformité avec les réalités de l’économie.

D’un côté, les réformes doivent avoir pour objet la réduction des coûts liés à la fiscalité, des créances insolvables, des frais administratifs. En mars 2016, les créances irrécouvrables des banques kenyanes s’élevaient à 117,2 milliards de Shilling Kenyan soit 1,16 milliards de dollars US. Par conséquent, toutes choses étant égales par ailleurs, les banques augmentent les taux d’intérêt afin de compenser la perte due aux créances douteuses. L’exemple du Kenya montre que les taux d’intérêt élevés sont dus à l’application par les banques de primes de risque plus élevées à mesure que la proportion de leurs prêts improductifs augmente. Cette prime de risque sur les prêts est estimée à 5,2% au Kenya, selon les données de la Banque Mondiale.

De l’autre côté, les réformes doivent permettre de réduire le risque en réformant le cadre juridique protégeant à la fois le prêteur et l’emprunteur. De même, et dans le but de réduire le risque pour les banques, il est très important d’améliorer l’information disponible sur la solvabilité des emprunteurs. Or, si le Kenya a créé un bureau de crédit central en 2014 pour recueillir des informations sur la solvabilité des emprunteurs, il n’en demeure pas moins que l’étendue de cette information reste très limitée.

D’ailleurs, dans le Doing Business 2016, la Côte d’ivoire enregistre un score de zéro sur 8. La couverture des emprunteurs reste limitée et l’accès à l’information compliqué car le nombre de personnes et d’entreprises inscrites sur le registre du bureau du crédit n’est pas significatif. En conséquence, des efforts doivent encore être déployés dans le sens de l’amélioration de l’information et de la fiabilité des droits des prêteurs et des emprunteurs. Car même avec un taux d’intérêt bas, s’il n’y a pas de protection juridique suffisante pour le prêteur, il n’y aura pas de crédit.

Enfin, le Kenya doit créer les conditions d’une véritable concurrence directe. Selon le rapport (2016) sur la liberté économique de l’Institut Fraser, le Kenya est classé au 109ième rang (sur 185) au niveau de la réglementation du marché du crédit. C’est pourquoi les dirigeants kenyans doivent encourager la concurrence car elle obligera les banques à devenir plus transparentes, à réduire leurs marges et leurs commissions pour être en mesure de garder ou développer leurs parts de marché. Autrement dit, la concurrence permettra de rééquilibre le rapport des forces entre le prêteur et l’emprunteur, ce qui incitera les institutions financières à fixer des taux d’intérêt reflétant mieux les coûts et les risques assumés. Ainsi, l’on sera en mesure d’espérer une démocratisation de l’accès au crédit au Kenya.

Avec KRAMO Germain, Chercheur Associé au CIRES

Les marques de smartphones les plus recherchées

Les marques de smartphones les plus recherchés en Afrique
Les marques de smartphones les plus recherchés en Afrique

Quelles sont les marques de smartphones les plus recherchées en Afrique ?

Est-ce Apple, Samsung, Huawei ?

Dans son rôle d’acteur majeur dans le secteur du e-commerce en Afrique, Jumia Market répond à cette question à travers une infographie.

Lien de l’infographie

Les données recueillies par Jumia Market, confirment que les smartphones Samsung ont été les plus recherchés par les africains sur Google durant 2016. En seconde place arrivent les smartphones de la marque américaine Apple, suivis des smartphones Huawei et des smartphones LG. Les deux marques Samsung et Apple s’accaparent à elles seules, 84% des recherches sur Google, et ce, sur l’ensemble du continent.

Les marques de smartphones les plus recherchés en Afrique
Les marques de smartphones les plus recherchés en Afrique

La domination Samsung ?

Jumia Market espère ainsi offrir, à travers cette infographie, un aperçu sur les tendances du marché de la téléphonie mobile dans le continent et par la même, cerner les centres d’intérêt des internautes africains.

Les données mentionnées dans cette infographie porte sur une durée d’un an, à partir de septembre 2015 jusqu’à août 2016. Celle-ci s’appuie sur les chiffres et les outils d’analyse de Google (Keyword Planner, Google Trend). Il est important de préciser que ces informations ne concernent que le nombre des requêtes sur le moteur de recherche Google.

Le Maroc demande l’adhésion à l’Union africaine

Le Royaume du Maroc a officiellement soumis sa demande d’adhésion à l’Acte constitutif de l’Union africaine pour devenir, par conséquent, membre de l’Union

Un conseiller du Roi Mohammed VI en matière d’affaires étrangères du Royaume du Maroc, S. E. M. Taieb Fassi Fihri a relayé cette information à la Présidente de la Commission de l’Union africaine, S. E. Dr Nkosazana Dlamini Zuma, au cours d’un entretien bilatéral le 22 septembre 2016, en marge de la 71e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Accusant réception du document, la présidente a affirmé à l’émissaire que la procédure normale sera suivie, notamment en informant officiellement les États membres

Le conseiller a informé la Présidente que le Maroc avait déposé sa lettre d’intention le jeudi 22 septembre 2016 à Addis-Abéba en Éthiopie. Il en a remis une copie à la Présidente de la Commission de l’Union africaine.

Accusant réception du document, la présidente a affirmé à l’émissaire que la procédure normale sera suivie, notamment en informant officiellement les États membres conformément aux dispositions de la l’Acte constitutif de l’Union africaine. Le Royaume du Maroc sera officiellement informé des conclusions de la procédure.

Le conseiller du Roi en affaires étrangères a également informé la Présidente des préparatifs en cours pour abriter la CoP 22, prévue à Marrakech en 2017.

Un Lab à Dakar avec la Société Générale

La Société Générale dévoile la création d’un Lab à Dakar qui a pour vocation de stimuler et d’accélérer l’innovation au sein de toutes ses filiales d’Afrique subsaharienne

Ce « laboratoire d’idées », tourné vers l’action, servira d’incubateur pour des initiatives innovantes, notamment celles qui naissent dans les filiales de Société Générale sur le continent. La Banque annonce également l’arrivée de Florent Youzan, Expert Consultant en Innovation Ouverte, qui aura pour mission d‘accompagner le Groupe dans le pilotage du Lab.
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« Le continent africain est en pleine évolution et nous accompagnons ces changements en misant sur le renforcement continu de notre expertise marketing et sur l’innovation. Nous devons nous imposer en Afrique comme des créateurs d’usage dans un contexte où les nouvelles technologies modifient, plus vite que dans des environnements plus matures, les besoins de nos clients et notre capacité à y répondre. C’est dans ce cadre que nous créons à Dakar ce « laboratoire d’idées » avec l’appui de Florent Youzan, qui incarne la nouvelle génération d’entrepreneurs africains et qui nous apporte sa solide expérience dans le développement de projets innovants », commente Alexandre Maymat, Responsable Afrique pour le groupe Société Générale.

« Je me réjouis de ce nouveau challenge. Présent dans 18 pays sur le continent africain, le groupe Société Générale représente un lieu d’engagement quotidien et d’expériences de vie, pour expérimenter de nouveaux usages et développer des solutions innovantes. Ce Lab est un pont entre un grand groupe bancaire et l’écosystème des start-ups africaines, des communautés ascendantes de savoirs et de savoir-faire, qui adressent des enjeux de croissance et d’ouverture », déclare Florent Youzan, Expert Consultant en Innovation ouverte.

Pour renforcer son interaction avec l’environnement local, la nouvelle structure, co-construite avec bluenove, sera hébergée par Jokkolabs, une organisation indépendante qui possède des espaces de co-création et de créativité dans 7 pays en Afrique.  Ainsi, l’équipe dédiée sera immergée dans l‘écosystème d’innovation ouverte, en contact permanent avec les acteurs locaux (start-ups, entrepreneurs, experts…) et pourra tester l’adéquation des projets innovants du Groupe avec les tendances du marché local. Elle pourra ensuite développer les idées jugées pertinentes et en accompagnera leur mise en œuvre dans les réseaux Société Générale en Afrique.

«  Nous sommes heureux d’accueillir Société Générale au sein de la communauté de Jokkolabs et de les accompagner dans cette démarche » ajoute Karim Sy, Fondateur de Jokkolabs.

Un hackathon pour lancer  l’incubateur

En amont de cette ouverture, Société Générale a lancé, avec l’appui de Jokkolabs et de bluenove,  son premier hackathon en Afrique « Réinventons ensemble l’expérience client en agence », ouvert à l’ensemble des développeurs et startups de la région Afrique subsaharienne.
A l’issue de la remise des prix qui s’est tenue le 10 février à Dakar, le vote du jury a permis d’établir le palmarès suivant :

1er prix – récompense de 8 000 euros (5 247 656 XOF), décerné à l’équipe « Dev Engine labs » originaire du Togo et du Bénin, pour son outil de conquête de la clientèle jeune .

2ème prix – récompense de 4 000 euros (2 623 828 XOF), décerné à l’équipe « Bankiz » originaire du Bénin pour son projet de borne interactive.

3ème prix – récompense de 2 000 euros (1 311 914 XOF), décerné à l’équipe « TechLabs 28 » originaire du Sénégal pour son projet de tablette pour les agents d’accueil.

Les trois équipes finalistes verront leurs projets développés en mode pilote dans trois filiales du groupe Société Générale en Afrique (au Sénégal, au Burkina Faso et au Ghana). Par ailleurs, l’ensemble des 8 équipes finalistes font maintenant partie de la communauté du Lab.

Démocratiser l’électricité en Côte d’Ivoire

Selon la commission Infrastructures et Travaux Publics du Cabinet d’Essy Amara (ex-candidat à la présidentielle) le taux de couverture en électricité de la Côte d’Ivoire est de  71%. Les autorités ivoiriennes, dans le but d’électrifier le reste du pays, depuis 2011, ont mis en place un programme visant à électrifier annuellement un minimum de 500 localités. Elles comptent aussi sur l’apport des énergies renouvelables pour atteindre leur objectif.

Peuvent-elles y arriver sans la contribution de la société civile et du secteur privé ?

Dans les zones non encore desservies en électricité, certains foyers sont alimentés par le solaire mais c’est une énergie coûteuse que peu d’Ivoiriens peuvent s’offrir. L’Etat a réglementé le secteur à travers la loi n° 2014-132 du 24 mars 2014 portant code de l’électricité et a préconisé la démultiplication du mix-énergétique avec 42% d’énergie renouvelable dont 16% en dehors des grands barrages hydroélectriques. Un groupe de députés dans le cadre des « Actions parlementaires pour les Energies Renouvelables  (APER) » autour de l’initiative mondiale « Climate Parliament » a été mis en place.

Des promesses sans action ?

Mais, à part l’APER qui a vu le jour, les autres engagements sont restés sans lendemain. Aucune sensibilisation n’a été menée auprès des populations pour les informer de l’existence de ce type d’énergie et les autorités peuvent même parfois constituer un obstacle aux ONG environnementales voulant valoriser les  énergies renouvelables. La preuve, l’ONG Action Environnement Plus qui a bénéficié de l’appui d’un partenaire français pour transformer les ordures ménagères en des pavés pouvant servir à la construction de la voirie et en biomasse pour la cuisson a renoncer à son projet. Après trois ans de discussions marquées par des va-et-vient entre les structures en charge du dossier, les promoteurs, n’ayant pas trouvé d’interlocuteurs fiables pour plancher sur leur projetont été obligés de jeter l’éponge.

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L’autre difficulté de ces ONG environnementales est qu’elles ne bénéficient pas du soutien des média d’Etat pour soutenir la promotion des énergies renouvelables. A plusieurs reprises l’ONG AFHON-CI, pour la couverture de ses activités, a sollicité la télévision nationale, mais celle-ci a brillé de par son absence aux manifestations de cette organisation. Seuls les réseaux sociaux  et la presse privée relaient en général les séminaires et les formations desdites ONG. De plus, l’accès à l’énergie solaire est fortement freiné par la taxation appliquée sur le matériel servant à fabriquer les plaques solaires. Une taxe de 12 % est appliquée sur les matériels (les onduleurs, les régulateurs, les batteries) utilisés pour distribuer l’énergie solaire. Seuls les panneaux solaires bénéficient  d’une réduction de la taxe allant de 12 à 9%.  Cette pression fiscale constitue une véritable source de démotivation pour les opérateurs privés voulant investir dans ce milieu tenu par la Compagnie Ivoirienne d’Electricité (CIE).

Un monopole handicapant

Créée en août 1990, la CIE a en charge la production, le transport, l’exportation, l’importation, la distribution et la commercialisation de l’énergie électrique sur l’ensemble du territoire national et dans la sous-région ouest africaine. A ce titre, elle se charge de l’entretien du réseau électrique national, de l’émission et du recouvrement des factures d’électricité.

Mais après plus deux décennies d’exercice, force est de constater que les réseaux électriques sont devenus défaillants et les installations domestiques vétustes. La CIE, en position de monopole protégé n’est aucunement incitée à faire des efforts, ce qui explique la médiocrité des services offerts aux clients. Récemment, une histoire de ‘’facture de trop’’ émise fin février 2016 plus des coûts prohibitifs et opaques ont provoqué des émeutes localisées dans le pays. Le 1er mai dernier, à l’occasion de la fête du travail, le Président de la République réagissant à cette affaire avait promis d’ouvrir le secteur de l’électricité à la concurrence. Mais pour l’heure, aucune action n’a été faite pour concrétiser son intention.

L’intérêt d’une ouverture du  secteur de l’électricité

Ce monopole protégé par le gouvernement empêche tout potentiel investisseur concurrent. Il en résulte que, selon le Doing Business 2016, le pays est en zone rouge en matière de raccordement à l’électricité(146ème sur 185 pays), du fait du nombre élevé des procédures (8 contre 5 en moyenne en Afrique subsaharienne) et du délai. La Côte d’Ivoire gagnerait à ouvrir ce marché à d’autres entreprises privées et surtout aux promoteurs des énergies renouvelables. En effet, ce type d’énergies, à l’exemple de la petite hydroélectricité, peut être produit par les populations elles-mêmes et sont donc très adaptées au contexte. Les populations devraient être sensibilisées à ces nouvelles possibilités et un cadre juridique devrait leur permettre de s’approprier les fruits de leur production.

Selon l’Observatoire des énergies renouvelables,cette énergie décentralisée favorise le maintien et le développement de l’activité économique dans les zones rurales. En ce qui concerne la biomasse, les investisseurs privés pourraient contribuer à la transformation des ordures ménagères en combustibles, participant ainsi à la lutte contre la déforestation et donc à la protection de l’environnement.  La Côte d’Ivoire pourrait  également bénéficier d’une accélération de son électrification à travers l’énergie solaire, de plus en plus prisée par les populations et particulièrement adaptée au contexte africain. Pour cela, les autorités doivent lever les entraves fiscales et  institutionnelles qui rendent l’environnement des affaires hostile.

En agissant ainsi le pays pourrait optimiser sa production électrique et créer de nombreux emplois. Enfacilitant le travail de la société civile et des entrepreneurs privés, la concurrence sera intensifiée. Il s’ensuivra des prestations de meilleure qualité à moindre coût permettant ainsi à de nombreux ménages de se connecter au réseau électrique tout en œuvrant au grand enjeu international de la protection del’environnement. C’est à ce prix que la promesse d’accroissement de l’électrification en Côte d’Ivoirepourrait donc être tenue.

AKA Jean Mari, journaliste ivoirien. Le 21 septembre 2016.

Les paiements numériques pourraient stimuler les recettes fiscales

Nouvelle étude de l’Organisation des Nations Unies : Les paiements numériques pourraient stimuler les recettes fiscales de près de 500 millions de dollars chaque année et encourager la modernisation économique en Tanzanie

Les constatations de l’étude montrent comment les secteurs public et privé pourraient collaborer afin de moderniser l’économie, améliorer la transparence et favoriser la croissance et l’inclusion financière

La nouvelle étude de l’Alliance Better Than Cash de l’Organisation des Nations Unies (www.UNCDF.org/en/btca) fait état des gains potentiels que pourrait entraîner la numérisation des paiements pour les gouvernements, les entreprises et les citoyens.

De nombreuses économies émergentes se battent pour moderniser leur économie, améliorer la transparence, favoriser une croissance durable et améliorer l’inclusion financière. Cette étude portant sur les initiatives de paiement numérique en Tanzanie révèle les résultats très encourageants obtenus jusqu’ici par le gouvernement.

En numérisant les paiements que les entreprises et les citoyens versent au gouvernement, la Tanzanie a déjà :

Enrichi son secteur touristique en réduisant les fuites de capitaux dues aux paiements en espèces, notamment des frais d’entrée dans les réserves naturelles, de plus de 40 %, favorisant ainsi les investissements et l’emploi.
Réduit les inefficacités bureaucratiques, notamment en raccourcissant les délais d’autorisation douanière pour les importations, de neuf jours à moins d’une journée.
Amélioré la transparence entre les citoyens et les gouvernements en numérisant les paiements d’impôt, créant ainsi une preuve électronique de paiement et offrant aux citoyens une protection contre la fraude.

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« Les résultats du changement en faveur des paiements numériques en Tanzanie sont très impressionnants. Le pays a acquis une forte expérience qui lui a permis de réaliser un pourcentage d’amélioration des recettes à deux chiffres, tout en procurant à ses citoyens de meilleures prestations sociales », a déclaré le Dr. Ruth Goodwin-Groen, directrice générale de l’Alliance Better Than Cash. « La Tanzanie est train de bâtir les fondations d’une croissance solide et solidaire et nous sommes impatients d’observer les prochains progrès ».

L’étude fournit également des renseignements importants sur la façon dont la numérisation des paiements en Tanzanie peut accélérer la modernisation économique du pays. La numérisation des paiements de la TVA et le soutien de la normalisation des entreprises pourraient augmenter les recettes fiscales en Tanzanie d’au moins 477 millions de dollars par an, une augmentation significative pour un pays dont le PIB total s’élève à environ 47 milliards de dollars et dont le rapport entre les recettes fiscales et le PIB n’atteint qu’environ 12 %.

Le nouveau rapport révèle comment la Tanzanie a surmonté les obstacles de l’adoption des paiements numériques de personne à gouvernement (P2G) et d’entreprise à gouvernement (B2G). Par exemple, lorsque de petits commerçants étaient réticents à numériser les modalités de paiement de leur point de vente, tenus de prendre à leur charge la totalité des coûts d’achat des équipements électroniques, le gouvernement a conclu un partenariat avec l’Association du commerce de la Tanzanie pour subventionner les coûts.

En outre, ces efforts de numérisation apportent des avantages qui s’étendent au-delà de la sphère économique. Ils affectent positivement l’ensemble de la société, en favorisant notamment l’intégration sociale au sein de la Tanzanie. Par exemple, Sheru Hadha, une cliente tanzanienne, a remarqué à quel point l’inclusion financière numérique lui avait facilité la vie au quotidien. « Les paiements numériques permettent aux femmes d’être plus indépendantes. Avant, lorsque nous ne disposions que d’espèces, les choses étaient plus difficiles. Pour transférer de l’argent, je devais me rendre à la banque et fournir de nombreuses informations et des documents. Je devais faire la queue pendant plus de trois heures. C’était très pénible. », observe-t-elle.

Les autres pays de la région ont lancé des initiatives de numérisation des paiements et, bien que beaucoup soient aux premiers stades de la transition, les avantages sont rapidement réalises et évidents. Par exemple :

Le Kenya a pour objectif de réaliser une double imposition au cours des trois prochaines années grâce à son système électronique de déclaration d’impôts, iTax.
En Ouganda, le système automatisé de collecte des impôts des autorités de Kampala Capital City a permis d’augmenter les recettes de 167 % en un an.
Le Rwanda a réalisé une adoption des paiements électroniques de la TVA de près de 80 % auprès des petites et moyennes entreprises.

Lire le rapport complet ici : http://APO.af/kUWsh0. L’Alliance Better Than Cash dispose d’experts disposés à commenter l’étude.

Une collaboration possible entre 40 banques

La MCB, première banque mauricienne, accueille les représentants d’une quarantaine de banques africaines dans le cadre de sa conférence annuelle Africa Forward Together (AFT)

La MCB (www.MCBAFT.com), première banque mauricienne, accueille depuis ce matin les représentants d’une quarantaine de banques africaines dans le cadre de sa conférence annuelle Africa Forward Together (AFT). L’édition 2016, la septième du genre, a lieu au Ravenala Attitude Hotel jusqu’au vendredi 23 septembre.

Collaborer pour aller plus loin, plus vite

L’objectif d’Africa Forward Together est de permettre aux banques africaines de voir ce que la MCB peut leur offrir en termes d’opportunités et de possibilités de collaboration. La MCB se positionne, depuis quelques années déjà, comme une « banque des banques » sur le continent. Elle propose aux institutions africaines d’externaliser certains de leurs services à Maurice ou de s’appuyer sur son savoir-faire, sa technologie et son réseau de partenaires pour progresser. Le Chief Executive du Groupe MCB, Pierre Guy Noël, insiste sur le fait que la MCB et les banques africaines ont beaucoup à gagner mutuellement en travaillant de concert.

« L’Afrique demeure notre principal objectif. Nous pensons qu’il y a plein de choses à faire sur le continent et beaucoup de choses que nous pouvons faire ensemble », a-t-il déclaré aux banquiers présents.  Brossant un tableau de l’état de santé financier du Groupe, Pierre Guy Noël a mis l’accent sur le fait que la MCB poursuivra sa politique d’expansion et de diversification, tant sur le plan local que régional. Il a aussi mis en relief le fait que la MCB, première banque en Afrique de l’Est, collabore déjà avec 148 banques dans 38 pays à travers le monde.

Un partenariat durable

Raoul Gufflet, Deputy Chief Executive, MCB Ltd et Head du Corporate and Institutional Banking (CIB), précise que la MCB n’a nullement l’intention d’aller concurrencer les banques africaines sur leur territoire: « La MCB a l’ambition de construire des partenariats durables et grandir de concert avec  les banques africaines et non cannibaliser leur business».

Le Groupe veut ainsi se positionner comme un partenaire privilégié des banques africaines plutôt que d’aller les concurrencer sur leur territoire. Alors que l’Afrique concrétise graduellement son potentiel, la MCB amplifie, de son côté, le financement du commerce régional et des projets à travers le continent. Du reste, quatre pays africains figurent en bonne place du Top 10 mondial en termes de croissance économique.

A la croisée des chemins

Bien que les fondamentaux économiques de l’Afrique demeurent généralement solides, la croissance du continent a récemment subi les contrecoups de l’atonie de l’économie mondiale et de la chute des cours des principaux produits de base, ainsi que du ralentissement et du rééquilibrage de l’économie chinoise.

Raoul Gufflet estime que l’Afrique se doit de prendre la bonne direction, vu le contexte difficile. « L’Afrique est à la croisée des chemins. AFT ne sert pas juste à vous montrer ce que la MCB sait faire, mais à explorer de nouvelles avenues de collaboration entre les banques africaines. AFT est à propos de vous, de ce que vous voulez atteindre et de ce que vous voulez mettre en pratique».

Valeur ajoutée

Les services à valeur ajoutée que la MCB propose aux banques africaines sont, entre autres, l’émission de crédits documentaires, les paiements internationaux, la gestion de la monétique, l’audit interne, le service conseil relatif à la gestion du risque, les prestations financières non-bancaires, le Consulting taillé sur mesure en fonction des besoins (changement de logiciels d’opération etc.), le Custody ainsi que l’utilisation de la plate-forme SWIFT pour les paiements internationaux. Raoul Gufflet a fait ressortir qu’une autre des stratégies de la MCB sur le marché africain concerne l’expansion du Private Banking.

Diversification payante

Les banques africaines ont beaucoup à bénéficier de la MCB de par son réseau international, son infrastructure high-tech et son expertise. L’externalisation de services à Maurice pourrait permettre aux banques africaines de réduire leurs coûts et d’améliorer leur efficacité, tout en élargissant la palette de produits qu’elles offrent à leur clientèle.  La bonne performance financière du Groupe est le fruit de la stratégie de diversification de produits et de marchés. La part des profits attribuables aux opérations à l’étranger et aux opérations non-bancaires n’a cessé de croître ces dernières années. Du reste, 55% des chiffres réalisés par la MCB le sont à l’étranger.

Semaine intense

Pendant toute une semaine, les participants suivront les présentations des différents responsables de la MCB. Ils étudieront les possibilités d’externaliser certaines opérations bancaires à Maurice. Africa Forward Together permettra aussi aux délégués africains de visiter plusieurs départements de la MCB, dont le quartier général à Port-Louis et le bâtiment de St-Jean. Depuis sa première édition en 2009, AFT a accueilli 351 délégués, provenant de 27 pays différents et ayant représenté 108 institutions financières. AFT sert aussi à présenter la  stratégie « Bank of Banks », qui est une pierre angulaire de l’expansion africaine de la MCB.

Les usages mobile au Nigeria

Un enfant téléphone en Guinée - Droits réservés Thierry Barbaut - Info Afrique
Un enfant téléphone en Guinée - Droits réservés Thierry Barbaut - Info Afrique

MEF (Mobile Ecosystem Forum) et Etisalat Nigeria ont effectué une étude sur les habitudes d’utilisation du mobile au Nigeria

Sur les 1000 personnes de l’échantillon interrogé, près de la moitié (45%) déclare acheter plus de 2 GB de data par mois. 2 GB par mois, c’est un peu plus que la moyenne mensuelle de 1,8 GB consommée en Europe selon le rapport 2016 « The Mobile Economy » du GSMA.

La data mobile achetée par les utilisateurs nigérians de smartphone leur sert entre autres à consommer des applications (64%), de la vidéo (52%) et de la musique (31%). Pour avoir accès à ces contenus, 34% des utilisateurs de smartphones sont même amenés à acheter de la data complémentaire au cours du mois.

Dans le cas particulier des applications, les plus consommées sont les applications de messagerie. 73% les perçoivent moins coûteuses que le SMS et 29% les préfèrent à cause des fonctionnalités additionnelles qu’elles proposent par rapport au SMS. Et bien sûr, c’est Whatsapp qui recueille le plus de suffrages (73%).

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En dehors de la messagerie, les utilisateurs nigérians de smartphone consomment des applications et contenus de m-learning (48%), mobile banking (45%), lecture (34%), santé ( 34%). Ils utilisent aussi les applications de taxi à la demande (33%) et de livraison d’aliments (32%). Le mobile banking en particulier est en plein essor au Nigéria. 68% des utilisateurs de smartphone et détenteurs d’un compte bancaire ou d’une carte de crédit indiquent consommer une certaine forme de service de mobile banking. 27% utilisent les services bancaires via USSD.

60% des utilisateurs nigérians de smartphone déclarent avoir effectué au moins un achat avec leur device au cours de 6 derniers mois. Cependant, la confiance reste un sujet majeur pour les répondants car 44% d’entre eux indiquent qu’ils pourraient faire plus de choses avec leurs smartphones s’ils sont plus en confiance. Le coût d’accès aux contenus mobiles est aussi un facteur limitant mis en exergue par près de la moitié (47%) des répondants.

Secrets d’Afrique, le témoignage d’un ambassadeur

Jean-Marc Simon, ancien diplomate en Afrique et conseiller
Jean-Marc Simon, ancien diplomate en Afrique et conseiller

« Secrets d’Afrique » c’est une plongée au cœur des négociations, des stratégies et des enjeux de l’histoire de l’Afrique savamment décrits de l’intérieur par l’ambassadeur Jean-Marc Simon

Enfin un ambassadeur témoigne sincèrement des événements qui se sont passés dans de nombreux pays d’Afrique.

Jean-Marc Simon livre dans Secrets d’Afrique un témoignage parfois poignant sur le destin de ces pays, avec en toile de fond des crises, parfois des drames ou d’heureuses issues. Un livre qui vous plongera dans le passionnant cœur du pouvoir Africain et de leurs dirigeants.

Le coup de cœur de l’été 2016 d’Info Afrique

Secrets d'Afrique de l’Ambassadeur Jean-Marc Simon
Secrets d’Afrique de l’Ambassadeur Jean-Marc Simon

Centrafrique, Tchad, Gabon, Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Nigeria, Rwanda, Congo, des pays dont le destin est parfois liés à peu de chose : un rendez-vous de la dernière chance, un échange téléphonique avec un conseiller, un président, un simple personnage, une femme de l’ombre ou parfois un coup de poker…

Les relations entre la France et de nombreux pays d’Afrique sont souvent évoqués par de nombreux soit disant « experts » mais dans le cas présent, Secret d’Afrique, c’est un personnage clé qui décrypte ce qui s’y passe vraiment. Des situations tendues, des rapports amicaux ou conflictuels, des anecdotes cocasses, un récit bouillonnant donnant une vision pragmatique des événements qui secouent l’Afrique ces 30 dernières années.

Jean-Marc Simon témoigne avec talent et évoque comment, au cœur des états, des affaires, des politiques, il intervient avec systématiquement un point d’orgue : sortir pacifiquement des crises, écrire l’histoire et faire en sorte que l’Afrique puisse prendre possession de son destin.

Une Afrique en pleine mutation, qui se développe, sortant parfois avec souffrance des périodes d’indépendances, des dictatures ou cheminant vers des républiques plus ou moins bien gérées.

Jean-Marc Simon, ancien diplomate en Afrique et conseiller
Jean-Marc Simon, ancien diplomate en Afrique et actuel conseiller

Qui sont les véritables décideurs, qui intervient et à quel moment, comment se jouent et se solutionnent les crises, comment la France est consultée et pourquoi ?
Découvrez les secrets des interventions politiques, économiques vécues au cœur de l’action dans le parcours d’un homme passionné qui voua une grande partie de sa vie à l’Afrique.

Jean-Marc Simon conseille désormais les entreprises dans leurs développement entre l’Afrique et l’Europe.

Eurafrique Stratégies, le site de Jean-Marc Simon

Commander Secrets d’Afrique en ligne

 

Vers une agriculture, forêt et pêche durables

En septembre 2015, les pays ont adopté l’Agenda 2030 pour le développement durable qui façonnera d’une manière significative leur programme de développement pour les 15 prochaines années

Lors de la dernière Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique, tenue en avril 2016 à Abidjan, Côte d’Ivoire de nombreux délégués ont demandé à l’Organisation d’appuyer les pays dans leurs efforts de mise en œuvre de l’agenda 2030 dans les domaines de l’agriculture, les forêts et la pêche.

Le succès dans la mise en œuvre des Objectives du développement durable (ODDs) est étroitement liée à la capacité des pays à aborder le développement durable de façon globale et complète à travers tous les secteurs et à faire le suivi des progrès réalisés vis-à-vis des objectifs de l’agenda 2030.

 

En Afrique, la Déclaration de Malabo sur l’accélération de la croissance agricole  et des systèmes de transformation pour une prospérité partagée et un moyen de subsistance amélioré, et la stratégie de mise en œuvre du CAADP et sa feuille de route 2015-2025 donnent une nouvelle vision pour l’agriculture, en soulignant son rôle prépondérant dans les stratégies globales pour transformation économique structurelle et une croissance inclusive. La réalisation des ODDs en Afrique est étroitement liée à la mise en œuvre de cette nouvelle vision.

Le succès dans la mise en œuvre des Objectives du développement durable (ODDs) est étroitement liée à la capacité des pays à aborder le développement durable de façon globale

La FAO a développé une approche visant à renforcer la contribution de l’agriculture, les forêts et la pêche au développement durable, pour répondre aux questions de durabilité dans ces secteurs. Sur la base d’une série de principes pour une alimentation et agriculture durable, la FAO encourage le dialogue politique et le développement d’actions communes et coordonnées impliquant les organes gouvernementaux  des différents ministères, le secteur privé et la société civile. Aux niveaux régional et national, la FAO soutien cette approche principalement à travers des Initiatives Régionales

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Objectifs et approches

L’objectif de l’atelier est de discuter du rôle que les principes de l’alimentation et de l’agriculture durables peuvent jouer dans la promotion d’une action commune visant à renforcer la contribution de l’agriculture, les forêts et la pêche au développement durable et à identifier les priorités au niveau national et régional pour l’appui de la FAO.

L’atelier se propose d’appuyer l’Agenda 2030 pour le développement durable et le programme de transformation de l’agriculture en Afrique et identifier les priorités d’action pour l’Initiative Régionale 2 de la FAO sur « l’intensification durable de la production et le développement des chaines de valeur en Afrique ».

Résultats attendus

  • Une meilleure compréhension par les participants de la contribution potentielle de l’agriculture, des forêts et de la pêche au développement durable, dans le cadre de l’Agenda 2030 et la déclaration de Malabo.
  • La feuille de route de chaque pays visant à augmenter la contribution de l’alimentation et l’agriculture durables au développement national et répondant aux questions- clés de durabilité.
  • Les moyens d’aider les pays  à répondre à leurs les besoins spécifiques à travers l’Initiative Régionale 2 de la FAO pour l’Afrique.

Participants

Environ 40 hauts cadres et délégués des secteurs de l’agriculture, des forêts, de la pêche, du commerce des finances et planification économique, des représentants de la FAO, de la société civile et du secteur privé, des neufs pays couverts par l’IR2 à savoir le Cameroun, le Tchad, la Côte d’ivoire, la République démocratique du Congo, le Kenya, le Mali, la Mozambique, le Rwanda et la Zambie participeront à l’atelier.

Le contrôle des prix, pour ou contre ?

Au Cameroun le 9 août 2016, en prélude à la rentrée scolaire 2016/2017, le ministre du commerce a rendu publique sa décision fixant les prix de vente des livres et manuels scolaires.

Il s’agit d’un « prix plafond applicable de manière uniforme sur l’ensemble du territoire national » malgré la différence des prix de revient.

Depuis 2008, des restrictions gouvernementales sur les prix du marché ont déjà été observées dans le commerce de l’huile de palme, du riz, de la bière, puis de la formation en médecine dans les établissements privés, etc.

Est-ce vraiment efficace ?

La loi du marché (de l’offre et de la demande) est-elle une filouterie comme de plus en plus insinué au Cameroun ?

Où se trouve le vrai problème et que faut-il faire ?

Pour mémoire, le gouvernement avait librement opté pour « l’économie du marché » le 28 juillet 1989 par la loi n°89/011 et avait institué la concurrence par la loi n°98/13 du 14 juillet 1998. Mais paradoxalement, le pays pratique toujours la notion d’homologation des prix définie à l’article 2 de l’ordonnance n°72/18 du 17 octobre 1972 portant régime général des prix.

riz-afrique

Dans l’esprit, il s’agit de l’approbation des prix proposés par l’opérateur économique qui a ainsi l’obligation de justifier toute hausse. C’est l’article 4(c) qui parle de dépôt de barèmes ou de tarifs avec approbation préalable ou non de l’administration. L’article 2(1) du décret n°90/1476 du 09 novembre 1990 définit le mécanisme de fixation d’une liste de produits et services soumis à cette procédure. C’est ainsi qu’il existe jusqu’à nos jours une mercuriale des prix au Cameroun. Cette activité a été institutionnalisée au sein de la Direction des prix, de la Métrologie et de la Protection du consommateur.

C’est aussi l’esprit de la note circulaire n°00025/MINEFI/DPM/SDEL du 03 janvier 2001 portant fonctionnement des services chargés du contrôle des prix et de la métrologie. Ce cadre juridique crée la confusion avec la politique de concurrence du Cameroun définie à l’article 12 de la loi n°90/031 du 10 Août 1990 régissant l’activité commerciale. Il contrarie la liberté des prix qui peut évoluer de façon avantageuse pour les consommateurs. Par exemple, un stylo (bic) coûtait jusqu’à FCFA 150 dans la mercuriale alors que la concurrence en vendait 3 à 100 FCFA sur le marché. Pis, il suscite la corruption dans la mesure où les contrôleurs de prix qui descendent dans les marchés sont régulièrement indexés. Par exemple, en 2015, à la Délégation régionale du commerce du Littoral, l’on rappelait sans cesse au public pour le déplorer le travail du contrôleur des prix qui doit se limiter à dresser une fiche de mise en demeure mentionnant l’infraction constaté chez le commerçant.

Le vrai problème est que pendant que le gouvernement optait pour la « libéralisation », il n’avait pas effectué des réformes préalables nécessaires à la lutte contre la sous-production au point où en février 2008, le pays avait affronté de violentes émeutes de la faim. En réaction à cette situation de carence, le gouvernement avait accru son interventionnisme, par ordonnance du chef de l’état signée le 7 mars 2008, pour accroître le contrôle du marché des produits dits de «première nécessité» au lieu de prendre des mesures incitatives pour augmenter la production nationale.

La bière, un produit très consommé sur le continent Africain
La bière, un produit très consommé sur le continent Africain

Ce faisant, le gouvernement s’était substitué davantage aux acteurs économiques. Par exemple, pour combler rapidement le déficit de 200 000 tonnes de riz au Cameroun, le gouvernement avait défiscalisé l’importation du riz et en avait fixé lui-même le prix. Au 30 août 2016, un marché témoin de riz existait toujours au ministère du commerce au Cameroun. Mais, au lieu de produire l’effet escompté sur le consommateur, le gouvernement camerounais avait plutôt alimenté les réseaux de contrebande vers les pays voisins. Par exemple, selon un rapport de la Seaport Terminal Operators Association of Nigeria (STOAN) en 2014, le Cameroun avait contribué à la redirection d’environ 600 000 tonnes de riz vers le Nigéria au moyen de la contrebande.

Comme le disait Murray Rothbard (1995) : «Le contrôle des prix n’a pas fonctionné pendant la Première Guerre mondiale lorsqu’il était « sélectif » ; il n’a pas marché non plus, pendant la Deuxième Guerre mondiale, lorsqu’il a été « généralisé »… les contrôles des prix n’ont jamais fonctionné». Dès juin 2016, les prix du riz ont plutôt augmenté de 3 à 15% sur les différents marchés camerounais contrairement aux prévisions du ministre du commerce de janvier 2016. La raison est que le prix plafond a pour conséquence économique l’absence des investissements de la part des entreprises, le déclin de la qualité et la pénurie des marchandises.

En effet, le prix plafond fixé souvent en-dessous du seuil de rentabilité rend la production non-rentable. Cela pose un problème d’incitation car, les producteurs existants offriront moins et les investisseurs potentiels iront ailleurs. Au final, pendant qu’on a moins d’offre, on note un excès de la demande, ce qui fait hausser les prix. C’est exactement l’effet non-désiré qui se produit.

Que faire ?

Le Cameroun doit plutôt lutter contre sa crise de sous-production en stimulant la production au lieu d’intensifier le contrôle des prix, le protectionnisme et l’interventionnisme. Il convient donc de produire davantage et de mettre sur pied un large éventail de politiques susceptibles de modifier ou d’influencer les prix du marché. Le seul vrai moyen de modifier durablement le prix en faveur du consommateur est de faire en sorte que l’offre dépasse la demande.

Cela passe par la promotion de la bonne gouvernance qui manque dans les actions publiques et la promotion des investissements privés même dans les entreprises en faillite ou en manque de capitaux. D’autres leviers sur lesquels il faudrait agir pour stimuler l’offre sont : la réduction des coûts de transactions (bureaucratie), la levée des barrières à l’entrée aux secteurs concernés, l’allégement de la pression fiscale, l’amélioration du climat des affaires, etc. Somme toute, le contrôle des prix est au mieux une solution de facilité, au pire une mesure contreproductive car il ne fait que consolider la rareté.

Par Louis-Marie Kakdeu, PhD& MPA

Interdire les importations : du populisme destructeur

Enfant en Afrique sur un avion abandonné. Crédit photo Thierry Barbaut
Enfant en Afrique sur un avion abandonné. Crédit photo Thierry Barbaut

Au mois de juillet dernier, plusieurs manifestations ont eu lieu au Zimbabwe suite à l’interdiction d’importation de certains produits de première nécessité (céréales, eau en bouteille, fèves au lard et produits laitiers). Les produits ciblés sont pourtant une bouée de sauvetage pour l’économie informelle du pays et pour les consommateurs. Comment expliquer ce choix politique ?

Au-delà des conséquences potentiellement dévastatrices pour le secteur informel, l’autre préoccupation soulevée par cette interdiction est que le gouvernement préfère traiter les symptômes plutôt que le mal. En effet, le contrôle des marchandises importées ne résoudra pas les problèmes fondamentaux de l’économie zimbabwéenne. Le pays a plutôt besoin d’une stratégie à long terme et non pas de solutions de bricolage.

Cette tendance à traiter les symptômes plutôt que les problèmes réels n’est cependant  pas l’apanage du Zimbabwe, elle touche de nombreux pays en développement. Ces mauvaises politiques touchent particulièrement les marchés des biens alimentaires, où les gouvernements s’ingèrent en arguant de sécurité alimentaire, de protection d’industrie naissante ou encore de soutien des revenus des agriculteurs.

Le cas du Zimbabwe

Depuis l’effondrement de l’économie formelle, dans les années 2000, le secteur informel du Zimbabwe est devenu la pierre angulaire de l’économie, la source de subsistance pour de nombreux Zimbabwéens chômeurs qui ont perdu des emplois dans le secteur formel. Le commerce transfrontalier est devenu plus important que le secteur informel, ce qui a donné un nouvel élan de croissance dans les villes frontalières.

L’interdiction des importations s’inscrit dans la continuité des mesures politiques strictes telles que l’expropriation des exploitations agricoles commerciales et l’indigénisation des entreprises étrangères. Ces deux mesures ont conduit à la fuite des capitaux et à l’érosion de l’assiette fiscale de l’économie formelle.

Enfant en Afrique sur un avion abandonné. Crédit photo Thierry Barbaut
Enfant en Afrique sur un avion abandonné. Crédit photo Thierry Barbaut

Beaucoup considèrent les nouveaux contrôles à l’importation comme une tentative, par le gouvernement, d’augmenter sa base d’imposition, surtout après des années de mauvaises performances économiques préjudiciables aux recettes fiscales. Le gouvernement a certes fait valoir que les restrictions imposées visaient à soutenir l’industrie nationale, mais c’est un argument fragile dans un pays qui n’a pas la capacité suffisante pour produire ou fabriquer lui-même les biens concernés.

Sans aborder les vrais problèmes, les nouvelles politiques ne serviront qu’à renforcer les résultats négatifs actuels. Pour apaiser le climat politique fragile, le gouvernement doit relever les défis macroéconomiques et traiter les problèmes de la politique monétaire et de la productivité industrielle. Ce seraient quelques-unes des premières mesures pour instaurer la confiance, relancer la production et attirer les investissements directs étrangers.

Le cas de l’Afrique du Sud : inadéquation des politiques

L’Afrique du Sud a elle aussi pris des mesures politiques contraires aux problèmes qu’elle cherchait à résoudre. En début d’année, elle a augmenté la taxe à l’importation du blé de 34%. Avant cela, elle avait imposé un quota de 65.000 tonnes pour l’importation de la viande de volaille originaire des États-Unis.

Les décisions ont été justifiées par la protection des emplois, des revenus des agriculteurs et de l’industrie locale. Bien que ces arguments semblent louables, malheureusement les causes profondes des problèmes ont été ignorées. L’Afrique du Sud consomme actuellement plus de blé qu’elle n’en produit. En effet, depuis les années 1980, les agriculteurs sont passés à d’autres cultures plus rentables, alors que la consommation n’a cessé d’augmenter. Ainsi, une hausse du tarif douanier ne permettra pas l’augmentation de la production. Elle pourrait, certes, permettre d’accroitre les revenus des agriculteurs à très court terme, mais cette hausse va encore nuire aux consommateurs en augmentant les prix du pain, un produit alimentaire de base.

Différents outils pour différents problèmes

Dans une boîte à outils, vous ne pouvez pas utiliser le même outil pour faire toutes les réparations. De la même façon, il y a beaucoup d’alternatives politiques qui doivent être considérées et l’utilisation systématique des tarifs douaniers et des restrictions commerciales est contreproductive.

Le risque d’agitation sociale est certes moins élevé en Afrique du Sud qu’au Zimbabwe mais il n’en demeure pas moins important de réfléchir à la racine d’un problème pour ne pas mettre en place des politiques populistes inefficaces et contreproductives. D’évidence, quand la demande dépasse la production d’un pays, recourir à l’importation n’est pas un crime ! Dès lors, la solution durable est de résoudre le problème du déficit d’offre en créant un environnement incitatif pour les producteurs. C’est surement plus stratégique pour le consommateur qui gardera une offre de produits à des coûts accessibles.

Matlou Kalaba, Maître de conférences en économie agricole, Université de Pretoria

Orange ouvre le Centre d’Expertise en Conformité Orange Money (CECOM)

Orange devient, avec l’obtention récente de la licence d’Etablissement de Monnaie Electronique (EME) dans quatre pays (Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire et Guinée), un acteur majeur du secteur des services financiers sur mobile en Afrique

Orange devient, avec l’obtention récente de la licence d’établissement de Monnaie Electronique (EME) dans quatre pays (Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire et Guinée), un acteur majeur du secteur des services financiers sur mobile en Afrique. Ce changement de statut s’accompagne par la mise en place d’une nouvelle structure, le CECOM, qui garantit de manière mutualisée la maîtrise des risques et la conformité sur son activité de mobile money.

cecom-orange

Un contexte favorable

En 2015, constatant la croissance significative du mobile money en zone UEMOA, la BCEAO (Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest) publie une mise à jour du cadre réglementaire relatif à ces services. Cette évolution, initiée de manière similaire par la BCRG (Banque Centrale de la République de Guinée), incite les opérateurs de télécommunications à obtenir un agrément d’Etablissement de Monnaie Electronique (EME) afin d’opérer leurs activités de mobile money dans un cadre de responsabilité étendu. C’est dans ce contexte qu’Orange dépose des demandes d’agrément auprès de ces deux Banques Centrales, obtenant début 2016 le statut EME dans quatre pays (Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire et Guinée)

Chaque EME, agréé par la Banque Centrale de son territoire, est une société à part entière, filiale contrôlée par l’opérateur télécom local. L’EME :

  • est garant de l’émission, de la gestion et de la distribution de la monnaie électronique Orange Money
  • met en place la politique de conformité en lieu et place de la banque partenaire, qui exerçait auparavant cette activité pour Orange
  • instruit auprès de la Banque Centrale les demandes de lancement de nouvelles fonctionnalités et le suivi de l’activité.

Ce statut apporte plus d’autonomie et d’agilité à Orange qui peut ainsi proposer à ses clients des offres de services de plus en plus innovantes, dans des délais plus courts.

Le CECOM, un rôle fondamental dans la maîtrise des risques et la conformité

Le Groupe se dote d’une structure dédiée, le CECOM, pour garantir la maîtrise des risques sur le périmètre d’activité des EME.

Le CECOM, basé à Abidjan en Côte d’Ivoire, est rattaché au Groupe Orange et assure un contrôle de second niveau sur l’activité Orange Money. Il est au service des filiales EME d’Orange qui assurent un contrôle de premier niveau. Le CECOM s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire d’experts, rassemblant des compétences pointues dans les domaines bancaires, télécoms et informatiques.

Orange renforce sa position d’acteur majeur de la finance mobile

Les enjeux de conformité d’Orange Money vis-à-vis de la réglementation financière et bancaire sont encore récents pour Orange. La création d’un CECOM en Côte d’Ivoire, pour déployer une politique unique de maîtrise des risques et des enjeux de conformité, est une étape importante et démontre la maturité d’Orange dans ce secteur. Les activités globales d’Orange Money deviennent des enjeux majeurs dans un nombre croissant de pays. En Côte d’Ivoire, Orange Money représente jusqu’à 10% du chiffre d’affaires de l’opérateur.

Marc Rennard, Directeur Général Adjoint du Groupe Orange en charge de l’Expérience Client et du Mobile Banking a déclaré : « Avec cette nouvelle étape, les services financiers mobiles entrent véritablement dans l’ADN d’Orange. Les agréments reçus des Banques Centrales et notre investissement dans le CECOM témoignent de notre volonté de transformation, qui bénéficiera à nos clients, utilisateurs des services Orange Money plusieurs millions de fois chaque jour ».

Bruno Mettling, Directeur Général Adjoint du Groupe Orange  et PDG d’Orange MEA a déclaré : « L’obtention de ce statut d’EME nous permet de développer encore un peu plus l’activité d’Orange Money, activité au cœur de notre ambition d’être le partenaire stratégique de la transformation numérique de la zone Afrique et Moyen Orient, avec l’objectif de générer plus de 200 millions d’euros d’ici à 2018. Aujourd’hui la base de clients Orange Money représente 5% des clients de ce marché dans le monde. L’accélération est déjà en cours avec l’ouverture notamment de nouveaux corridors pour étendre nos services de transferts d’argent à l’international ».

Près de 50 millions d’enfants « déracinés »

5 August 2016 - Daresalam refugee camp, Chadís Lac Region. Khadija's sister stands in front of the family shelter. The forced journey of Khadija, a refugee in Chad Written by Badre Bahaji Listening to the story of Khadija, 15, and her many travels, I could imagine the dangerous road that these migrant children have taken. In 5 years, "Khadi" as her friends call her, has lived in five different places because of conflict or drought. Khadija Kaku lives in the Daresalam refugee camp in Chadís Lac Region. "My father is a farmer, he left us to go to work a plot of land leased near the shores of the Lake. He doesnít want us to live on humanitarian aid alone," she says, proudly. Kaku Khadija was born in Ariboye, a remote village in north-eastern Nigeria with no school and no clean drinking water. Her parents rented a small piece of land to work, but it wasnít enough. "In 2010, there was another drought. We couldnít harvest enough to live on for the rest of the year. We had to leave our home to travel to the village of Meltri on the shores of Lake Chad. Our uncle welcomed us there," she continues. The life of a teenager Khadijaís life in Meltri looks like the life of the kind of teenager I know. "My uncle had a television, a computer and a small shop where he charged peopleís phones. This is where I developed a passion for new technologies. We watched Bollywood shows and music videos from all over Africa. Then weíd go out with friends and try to imitate the movies or the lyrics for fun,î she says with an embarrassed smile. It was also in Meltri where Khadija discovered school, quickly advancing to grade 5. Reality would soon catch up to her however. "One morning when we entered the classroom, we found a letter slipped under the door of the school at night, written in Hausa by Boko Haram. The letter ordered parents to send their children home, and teachers to leave the area." The tone of her voice changed immediately as she recounted the incident. I

Dans le monde entier, près de 50 millions d’enfants ont été déracinés – 28 millions d’entre eux chassés de chez eux par des conflits dont ils ne sont aucunement responsables, et des millions d’autres poussés à migrer dans l’espoir de trouver une vie meilleure, plus sûre

Souvent traumatisés par les conflits et la violence qu’ils fuient, ils sont confrontés à d’autres dangers, dont les risques de noyade lors des traversées, la malnutrition et la déshydratation, la traite des êtres humains, l’enlèvement, le viol et même le meurtre. Dans les pays qu’ils traversent, et même une fois arrivés à destination, ils sont souvent victimes de xénophobie et de discrimination.

Un nouveau rapport publié aujourd’hui par l’UNICEF, Déracinés : Une crise de plus en plus grave pour les enfants réfugiés et migrants, fournit de nouvelles données et brosse un tableau invitant à réfléchir sur les vies et situations de millions d’enfants et de familles touchés par de violents conflits et d’autres crises qui les poussent à prendre tous les risques et à tenter un périlleux voyage plutôt que de rester chez eux.

5 August 2016 - Daresalam refugee camp, Chadís Lac Region. Khadija's sister stands in front of the family shelter. The forced journey of Khadija, a refugee in Chad Written by Badre Bahaji Listening to the story of Khadija, 15, and her many travels, I could imagine the dangerous road that these migrant children have taken. In 5 years, "Khadi" as her friends call her, has lived in five different places because of conflict or drought. Khadija Kaku lives in the Daresalam refugee camp in Chadís Lac Region. "My father is a farmer, he left us to go to work a plot of land leased near the shores of the Lake. He doesnít want us to live on humanitarian aid alone," she says, proudly. Kaku Khadija was born in Ariboye, a remote village in north-eastern Nigeria with no school and no clean drinking water. Her parents rented a small piece of land to work, but it wasnít enough. "In 2010, there was another drought. We couldnít harvest enough to live on for the rest of the year. We had to leave our home to travel to the village of Meltri on the shores of Lake Chad. Our uncle welcomed us there," she continues. The life of a teenager Khadijaís life in Meltri looks like the life of the kind of teenager I know. "My uncle had a television, a computer and a small shop where he charged peopleís phones. This is where I developed a passion for new technologies. We watched Bollywood shows and music videos from all over Africa. Then weíd go out with friends and try to imitate the movies or the lyrics for fun,î she says with an embarrassed smile. It was also in Meltri where Khadija discovered school, quickly advancing to grade 5. Reality would soon catch up to her however. "One morning when we entered the classroom, we found a letter slipped under the door of the school at night, written in Hausa by Boko Haram. The letter ordered parents to send their children home, and teachers to leave the area." The tone of her voice changed immediately as she recounted the incident. I
5 August 2016 – Daresalam refugee camp, Chadís Lac Region.
Khadija’s sister stands in front of the family shelter.
The forced journey of Khadija, a refugee in Chad
Written by Badre Bahaji
Listening to the story of Khadija, 15, and her many travels, I could imagine the dangerous road that these migrant children have taken. In 5 years, « Khadi » as her friends call her, has lived in five different places because of conflict or drought.
Khadija Kaku lives in the Daresalam refugee camp in Chadís Lac Region. « My father is a farmer, he left us to go to work a plot of land leased near the shores of the Lake. He doesnít want us to live on humanitarian aid alone, » she says, proudly.
Kaku Khadija was born in Ariboye, a remote village in north-eastern Nigeria with no school and no clean drinking water. Her parents rented a small piece of land to work, but it wasnít enough. « In 2010, there was another drought. We couldnít harvest enough to live on for the rest of the year. We had to leave our home to travel to the village of Meltri on the shores of Lake Chad. Our uncle welcomed us there, » she continues.
The life of a teenager
Khadijaís life in Meltri looks like the life of the kind of teenager I know. « My uncle had a television, a computer and a small shop where he charged peopleís phones. This is where I developed a passion for new technologies. We watched Bollywood shows and music videos from all over Africa. Then weíd go out with friends and try to imitate the movies or the lyrics for fun,î she says with an embarrassed smile.
It was also in Meltri where Khadija discovered school, quickly advancing to grade 5. Reality would soon catch up to her however. « One morning when we entered the classroom, we found a letter slipped under the door of the school at night, written in Hausa by Boko Haram. The letter ordered parents to send their children home, and teachers to leave the area. » The tone of her voice changed immediately as she recounted the incident. I

« Les images indélébiles d’enfants victimes – le petit corps d’Aylan Kurdi rejeté sur le rivage après sa noyade en mer ou le visage hébété et ensanglanté d’Omran Daqneesh assis dans l’ambulance après la destruction de sa maison – ont choqué le monde entier », déclare Anthony Lake, le Directeur général de l’UNICEF. « Chaque photo, chaque garçon ou chaque fille symbolise des millions d’enfants en danger, et exige que la compassion que nous ressentons pour les victimes que nous voyons se traduise par une action destinée à tous les enfants. »

 

Déracinés montre que :

  • Les enfants représentent une part disproportionnée et croissante des personnes ayant cherché refuge en dehors de leur pays de naissance : ils constituent environ le tiers de la population mondiale, mais à peu près la moitié de tous les réfugiés. En 2015, environ 45 % des enfants réfugiés placés sous la protection du HCR étaient originaires de République arabe syrienne et d’Afghanistan.
  • 28 millions d’enfants, déracinés par la violence et les conflits, ont été déplacés à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières, dont 10 millions de réfugiés, un million de demandeurs d’asile dont le statut de réfugié n’a pas encore été déterminé et quelque 17 millions d’enfants déplacés au sein même de leur pays – autant d’enfants qui ont urgemment besoin d’une assistance humanitaire et d’un accès à des services vitaux.
  • De plus en plus d’enfants traversent seuls les frontières. En 2015, plus de 100 000 mineurs non accompagnés ont demandé l’asile dans 78 pays, soit trois fois plus qu’en 2014. Les enfants non accompagnés sont parmi les plus exposés aux risques d’exploitation et d’abus, notamment par les contrebandiers et les trafiquants.
  • Environ 20 millions d’enfants migrants à travers le monde ont également quitté leur foyer pour diverses raisons, dont la pauvreté extrême et les violences perpétrées par des gangs. Bon nombre d’entre eux sont particulièrement exposés aux risques d’abus et d’actes de détention, étant donné qu’ils ne possèdent pas de papiers, ne disposent pas d’un statut juridique précis et ne font l’objet d’aucun suivi systématique de santé – des enfants oubliés par le système.

Selon Déracinés, c’est actuellement la Turquie qui accueille le plus grand nombre de réfugiés, et très probablement le plus grand nombre d’enfants réfugiés au monde. Proportionnellement à sa population, le Liban est de loin le pays qui accueille le plus de réfugiés, puisque là-bas, environ une personne sur 5 est une personne réfugiée. En comparaison, on compte environ un réfugié pour 530 habitants au Royaume-Uni et un pour 1200 aux États-Unis. Toutefois, si l’on considère le niveau de revenu des habitants du pays d’accueil, ce sont la République démocratique du Congo, l’Éthiopie et le Pakistan qui enregistrent la plus grande proportion de réfugiés.

Le rapport affirme que lorsqu’il existe des itinéraires légaux et sûrs, la migration peut offrir des opportunités à la fois aux enfants migrants et aux communautés qui les accueillent. Une analyse des effets de la migration sur les pays à hauts revenus révèle que les migrants apportent plus qu’ils ne reçoivent en termes d’impôts et de contributions sociales, qu’ils comblent des pénuries de personnel hautement et peu qualifié sur le marché du travail et qu’ils contribuent à la croissance économique et à l’innovation au sein de leur pays d’accueil.

Toutefois, et c’est d’une importance cruciale, les enfants qui ont délibérément quitté leur foyer ou ont été déplacés de force sont souvent privés des avantages potentiels de la migration, comme l’éducation, un facteur pourtant déterminant aux yeux de beaucoup d’enfants et de familles qui choisissent de migrer. Un enfant réfugié risque cinq fois plus de ne pas aller à l’école qu’un autre enfant. Mais lorsqu’ils peuvent y aller, c’est à l’école que les enfants migrants et réfugiés sont le plus souvent confrontés à la discrimination, qui s’exprime notamment par des brimades et du harcèlement.

En dehors de la classe, des barrières juridiques empêchent les enfants réfugiés et migrants de bénéficier des mêmes services que les enfants originaires du pays d’accueil. Dans le pire des cas, la xénophobie peut aller jusqu’à des attaques directes. Rien qu’en Allemagne, les autorités ont dénombré, en 2015, 850 attaques perpétrées contre des foyers de réfugiés.

« Quel sera le prix à payer si nous ne réussissons pas à donner à ces jeunes la possibilité d’aller à l’école et de vivre une enfance plus normale ? Comment pourront-ils apporter leur contribution positive à la société qui les accueille ? Si rien n’est fait, non seulement leur avenir sera gâché, mais leurs pays d’accueil en sortiront diminués », explique Anthony Lake.

 

Le rapport relève six actions spécifiques qui permettront de protéger et d’aider les enfants déplacés, réfugiés et migrants :

  • Protéger les enfants réfugiés et migrants, en particulier les enfants non accompagnés, de l’exploitation et de la violence.
  • Mettre fin à la détention des enfants demandant le statut de réfugié ou migrants en mettant en place une série d’alternatives pratiques.
  • Ne pas séparer les familles – le meilleur moyen de protéger les enfants et de leur donner un statut juridique.
  • Permettre à tous les enfants réfugiés et migrants de continuer à apprendre et d’avoir accès aux services de santé et à d’autres services de qualité.
  • Insister pour que des mesures soient prises afin de combattre les causes sous-jacentes des déplacements à grande échelle de réfugiés et de migrants.
  • Promouvoir des mesures de lutte contre la xénophobie, la discrimination et la marginalisation.

Les enfants déracinés du Lac Tchad :

Les années de violences de Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad ont engendré une crise humanitaire qui se dégrade, avec 1,4 million d’enfants déplacés. Cette année, 475 000 enfants de la région du Lac Tchad vont souffrir de malnutrition aigüe sévère. Dans cette crise, plus de 8 personnes sur 10 vit chez des proches ou des voisins, ce qui ajoute un poids supplémentaire sur une communauté parmi les plus pauvres du monde.

Des vidéos et photos sur la crise du Lac Tchad sont disponibles en cliquant ici : http://weshare.unicef.org/Package/2AMZIFQ22DD    

Découvrez deux photos-reportages sur les enfants déplacés du Lac Tchad : « Un danger à Chaque pas »  http://ow.ly/YEOA303yFw4 et sur les communautés hôtes qui les accueillent « Construire des ponts invisibles » http://ow.ly/7SUd303zaL3

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