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Le Cameroun lutte contre la fraude à l’identité

Gemalto, leader mondial de la sécurité numérique, apporte son soutien à la Délégation Générale à la Sûreté Nationale (DGSN) du Cameroun dans sa lutte contre la fraude et la contrefaçon avec le déploiement de Sealys Color in PC pour les cartes d’identité électroniques (eID) en polycarbonate, une première en Afrique

Cette approche innovante consiste à graver au laser des photos couleur haute résolution dans le corps de la carte Sealys Premium PC afin de permettre au Cameroun de bénéficier des avantages d’une pièce d’identité incontestable pour ses quelque 20 millions de citoyens. Gemalto contribue également à la modernisation des titres d’identité du pays avec sa solution d’enrôlement Coesys, sa plateforme Coesys Issuance de personnalisation qui met en œuvre la technologie de gravure au laser couleur ainsi que des terminaux de vérification des cartes d’identité.

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La carte Sealys Color in PC de Gemalto offre à la DGSN des avancées sécuritaires significatives par rapport aux solutions imprimant simplement les photos à la surface de la carte. Cette image inviolable combinée à l’empreinte digitale du titulaire sont numérisées dans le microprocesseur embarqué. Une série d’éléments de sécurité visibles et invisibles augmentent encore la protection du document. Le corps de la carte, entièrement constitué de films de polycarbonate, garantit une durée de vie minimale de dix ans avec une exceptionnelle résistance aux températures extrêmes et à l’effort mécanique.

Gemalto est le partenaire idéal pour nous aider à réaliser nos objectifs ambitieux

Grâce à son programme complet de formation, de maintenance et de transfert de connaissances, Gemalto permettra à la DGSN d’exploiter en toute autonomie le système entièrement intégré. La DGSN sera ainsi en position de prendre complètement en charge l’enregistrement des citoyens et la délivrance des cartes eID personnalisées, puis de les vérifier à l’aide des terminaux fournis.

« Gemalto est le partenaire idéal pour nous aider à réaliser nos objectifs ambitieux. La solution complète nous donnera toute la flexibilité et l’autonomie nécessaire pour gérer et exploiter en interne notre nouveau programme national de cartes d’identité électroniques », s’est félicité Martin Mbarga Nguele, Délégué général à la Sûreté nationale, Directeur de la DGSN. « L’établissement et la vérification de l’identité de chaque citoyen est au cœur d’un État prospère et sûr, et nous sommes certains que cette solution nous permettra d’atteindre cet objectif stratégique essentiel. »

« Avec le premier déploiement de Color in Polycarbonate en Afrique, la solution choisie par la DGSN place le Cameroun à l’avant-garde des programmes de documents sécurisés dans le monde », a déclaré Frédéric Trojani, vice-président exécutif, Programmes gouvernementaux chez Gemalto. « C’est un saut technologique vers plus de sécurité et d’efficacité, mais aussi le fondement de la confiance sur laquelle une société et une économie modernes numériques peuvent être bâties. Avec ce nouveau contrat, Gemalto franchit le cap des 100 références en matière de programmes gouvernementaux. »  

Le PDG de Facebook au Nigeria pour la révolution technologique

Mark Zukerberg au Nigeria
Mark Zukerberg au Nigeria

Mark Zuckerberg est actuellement au Nigeria à la recherche de nouvelles idées à ramener en Californie et qui permettraient à Facebook d’améliorer son soutien en faveur du développement technologique et de l’entrepreneuriat en Afrique

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, est en visite au Nigeria cette semaine, dans le cadre de son premier voyage en Afrique, qu’il mettra à profit pour visiter le centre technologique de Yaba à Lagos, rencontrer des développeurs et des partenaires et explorer Nollywood.

Zuckerberg est actuellement au Nigeria à la recherche de nouvelles idées à ramener en Californie et qui permettraient à Facebook d’améliorer son soutien en faveur du développement technologique et de l’entrepreneuriat en Afrique.

Mark Zukerberg au Nigeria
Mark Zukerberg au Nigeria

Son parcours a débuté par une visite de l’événement « Summer of Code Camp », qui s’est déroulé au centre de co-création (CcHub) de Yaba, connu comme « la Silicon Valley nigériane ».

Le CcHub a ouvert ses portes en 2011 et ne disposait à l’époque d’aucun bureau. Cinq ans plus tard, il occupe trois étages et le toit d’un immeuble. Au CcHub, on apprend à coder et les développeurs trouvent de l’aide pour lancer leurs premiers produits, mais aussi des mentors et des financements.

Au CcHub, Zuckerberg a rencontré des développeurs tels que Temi Giwa, responsable d’une plateforme appelée Life Bank (LifeBank.ng), qui facilite l’accès au sang, quel que soit l’endroit ou le moment au Nigeria. Life Bank sauve des vies en mobilisant les dons de sang, en effectuant l’inventaire de l’ensemble du sang disponible dans le pays et en l’acheminant dans les conditions requises, là où il est nécessaire.

Après avoir visité le CcHub, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, a déclaré :

« C’est la première fois que je me rends en Afrique subsaharienne. Je vais y rencontrer des développeurs et des entrepreneurs et découvrir l’écosystème des start-up au Nigeria. L’énergie ambiante est incroyable et j’ai très envie d’en apprendre le plus possible.

Je suis impatient de rencontrer d’autres personnes au Nigeria

« Le premier endroit que j’ai eu l’occasion de visiter est le centre de co-création du Nigeria (CcHUB), à Yaba. J’ai eu l’opportunité de discuter avec des enfants, dans le cadre d’un stage d’été de code, ainsi que de rencontrer des entrepreneurs qui se rendent au CcHub pour développer et lancer leurs applications.  Je suis impatient de rencontrer d’autres personnes au Nigeria. »

Rencontre avec des développeurs chez Andela

Mark Zuckerberg s’est ensuite rendu dans les locaux d’Andela, une organisation d’ingénierie qui prépare la prochaine génération de leaders techniques d’Afrique.

Andela recrute les technologues les plus prometteurs d’Afrique et les forme à devenir des développeurs d’envergure mondiale, grâce à un programme de leadership technique en quatre ans. Depuis sa création il y a deux ans, Andela a accepté un peu plus de 200 ingénieurs sur un ensemble de 40 000 candidats. Les développeurs d’Andela passent six mois à maîtriser une technique et à contribuer à des projets open source avant d’être affectés auprès d’entreprises technologiques internationales à plein temps, au sein d’équipes diverses, et de travailler en dehors des sièges d’Andela à Lagos et à Nairobi.

Plus tôt cette année, l’initiative Chan Zuckerberg a investi dans Andela après avoir été impressionnée par son modèle innovant en matière d’apprentissage et par sa volonté de mettre en relation l’écosystème technologique mondial avec les développeurs les plus talentueux d’Afrique.

Seni Sulyman, directeur d’Andela Lagos, a déclaré : « Nous sommes heureux et honorés d’accueillir Mark Zuckerberg à Lagos. Sa visite renforce son soutien en faveur de la mission d’Andela et témoigne de sa confiance en une génération de leaders dans le domaine des hautes technologies, à émaner de Lagos, au Nigeria et des villes de toute l’Afrique. Andela a créé cette plate-forme pour permettre aux développeurs de logiciels et aux ingénieurs passionnés de pénétrer l’écosystème mondial des technologies, mais les obstacles restent toutefois très élevés. La visite de Mark Zuckerberg prouve aux développeurs et entrepreneurs nigériens qu’ils ont attiré l’attention du monde de la technologie, et qu’ils sont capables de réussir à l’échelle mondiale ».

À la fin de la journée, Zuckerberg s’est arrêté dans un stand Express WiFi de Lagos détenu par Rosemary Njoku. Grâce à Express WiFi de Facebook, des entrepreneurs comme Rosemary mettent en place une borne Wi-Fi, permettant à leur communauté d’accéder aux applications et aux services créés par les développeurs locaux.

Transformer le monde bleu en économie verte

Pêche au Sénégal - Crédit photo Thierry Barbaut
Pêche au Sénégal - Crédit photo Thierry Barbaut

Le Directeur de la FAO insiste sur l’importance des océans sains pour stimuler la prospérité lors d’une conférence ministérielle en Afrique

Alors que la pêche et l’aquaculture apparaissent désormais comme des forces transformationnelles au sein des économies africaines, il est nécessaire de faire davantage afin d’atténuer les impacts du changement climatique et de la pêche illégale dans les océans et les communautés côtières.

Tel est le message clé qu’a voulu faire passer José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO aux dirigeants présents lors de la Conférence ministérielle sur l’économie  des océans et le changement climatique en Afrique qui s’est tenu aujourd’hui sur l’île Maurice. La conférence a pour objectif d’identifier les opportunités visant à améliorer les capacités du continent africain à bâtir des économies axées sur les océans et qui seront résilientes au changement climatique.

« Des océans sains et productifs sont essentiels pour lutter contre la pauvreté rurale, garantir la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et atteindre l’objectif Zéro Faim » a-t-il déclaré.

« Les acteurs issus du domaine de la pêche, du transport, de la production énergétique et du tourisme, pour en lister quelques-uns, ont besoin de solutions adaptées et innovantes pour transformer les impacts du changement climatique en opportunités » selon M. Graziano da Silva.

Le changement climatique pose également problème aux océans

« Les nations africaines prennent peu à peu conscience de l’importance de se diversifier au-delà des activités terrestres et d’approfondir les relations souvent fructueuses qu’ils entretiennent avec la mer, » a indiqué le Directeur de la FAO, ajoutant que cette relation devenait de moins en moins prévisible en raison des changements environnementaux.

« Les communautés côtières sont déjà affectées par plusieurs phénomènes dont le réchauffement des océans, l’élévation du niveau de la mer, des événements météorologiques extrêmes, l’intrusion d’eaux salées, l’acidification des océans et des modifications subséquentes des ressources dont elles dépendent pour leur alimentation et leurs moyens d’existence » a fait valoir M. Graziano da Silva.

Malgré tout, les impacts du changement climatique sur les océans suscitent moins d’inquiétude que ceux sur la terre et l’atmosphère.

« Cela devra changer afin de profiter pleinement du potentiel de la Croissance bleue au sein des économies marines et maritimes plus vastes et d’empêcher les autres de perdre leurs moyens d’existence actuels, » a précisé M. José Graziano da Silva.

Le Directeur général de la FAO a souligné le fait que ces impacts se manifestaient de manière disproportionnée dans les petits Etats insulaires en développement, affirmant que « pour les PEID, il s’agissait d’une lutte pour survivre »

Des océans sains et productifs sont essentiels pour lutter contre la pauvreté rurale, garantir la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et atteindre l’objectif Zéro Faim

« Dans ces pays, les communautés côtières ne sont pas seulement plus dépendantes des ressources naturelles mais peinent également à s’adapter au changement, en particulier celles en Afrique, » a-t-il déclaré.

L’accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port essentiel afin d’exploiter le potentiel marin

Le changement climatique n’est pas le seul défi que les pays côtiers désireux d’exploiter leur potentiel marin doivent relever.

La pêche illicite, non déclarée et non règlementée ajoute une pression supplémentaire sur les océans et les ressources marines, un phénomène responsable d’importantes pertes financières pour le gouvernement et qui s’élèvent à plusieurs milliards de dollars.

Pêche au Sénégal -  Crédit photo Thierry Barbaut
Pêche au Sénégal – Crédit photo Thierry Barbaut

Ainsi, la FAO a invité les gouvernements à signer l’accord international relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port, qui est récemment entré en vigueur et qui jouera un rôle fondamental dans la lutte contre la pêche illégale et dans l’amélioration de la gestion des pêcheries.

Actuellement, seuls 13 des 34 PEID sont parties de l’accord dont neuf en Afrique, a précisé M. Graziano da Silva alors qu’il appelait les gouvernements à agir rapidement afin de mettre en œuvre le traité.

« A l’occasion de la prochaine Conférence « Notre Océan » qui se tiendra du 15 au 16 septembre à Washington DC, j’aimerais vous présenter la liste des pays ayant ratifié le PSMA » a-t- il annoncé.

L’économie bleue

La production mondiale de poisson a progressé régulièrement ces cinq dernières décennies, en dépassant même la croissance de la population mondiale. Entre les années 1960 et 2012, la consommation moyenne de poissons par habitant a quasiment doublé, passant d’un peu moins de 10kg à un peu plus de 19kg.

Mais l’économie bleue ne consiste pas seulement en du poisson. Au total, l’activité économique mondiale des océans est estimée entre 3 et 5 billions de dollars. Quatre-vingt-dix pour cent du commerce international s’effectue par transport maritime et plus de 30 pour cent du pétrole et du gaz à travers le monde sont extraits en mer. De plus, l’élargissement des connaissances en matière de biodiversité marine a permis de réaliser des avancées significatives dans des secteurs tels que l’industrie pharmaceutique, la production alimentaire ou encore l’aquaculture.

M. Graziano da Silva a également souligné l’importance des océans sains dans le cadre des nouveaux Objectifs de développement durable des Nations Unies et le succès de la COP21, Conférence de Paris sur le climat où la santé marine était, pour la première fois, au centre des discussions.

Anticipant la Conférence COP22 à venir au Maroc, le Directeur de la FAO a déclaré que l’Organisation insistera sur la manière dont les océans peuvent contribuer à la fois à la croissance des économies et à gérer le changement climatique.

« L’objectif de la communauté internationale ne devrait pas seulement être de mettre en place une économie écologique et durable mais aussi de mettre en place une économie bleue, aquatique » a-t-il conclu.

Jumia présentee sa solution de mobile banking : Jumia Pay

Un exemple d'application de Mobile Banking

Le numéro 1 africain du e-business, Jumia, propose désormais sa marque de Mobile Mobile nommée Jumia Pay

La mission avouée sera de réduire les paiements à la livraison (Click and collect) qui restent le moyen le plus plébiscité (soit 70 à 95%) dans tous les pays d’Afrique où Jumia est représenté

C’est d’abord au Nigeria que la solution de paiement mobile de Jumia a été lancée. Le déploiement se fera progressivement, expliquent les responsables du groupe, sur ses marchés les plus importants à savoir le Kenya, le Maroc, l’Égypte et éventuellement la Côte d’Ivoire. Pourtant, le groupe offre déjà la possibilité à ses clients de payer via les moyens de paiement mobiles. En Côte d’Ivoire par exemple, sur Jumia, les paiements via le mobile sont possibles avec MTN Mobile Money, tandis que sur Jumia Market (anciennement Kaymu), c’est Orange Money qui sera bientôt utilisé (comme au Cameroun).

L’on se demande alors si cette nouvelle solution ne fera pas la concurrence aux moyens de paiements existants. A cette question, la réponse qui ressort est que Jumia Pay viendra en complément :

« L’un empêche pas l’autre. D’autant moins que Jumia sera un intégrateur. On va capitaliser sur les solutions existantes. Notre objectif est de renforcer la notoriété de notre marque, d’appuyer à fond la logique d’écosystème et de fidéliser la clientèle », Explique Jumia

En termes de fidélisation, Jumia entend utiliser sa nouvelle solution pour permettre à ses clients de récolter des points à chaque achat qu’ils effectueront et de faire ainsi évoluer leur « portefeuille ». Jumia entend par ce procédé, faire migrer davantage de clients vers son moyen de paiements prépayé, Jumia Pay.

Pour rappel, en 2015, Jumia a doublé ses revenus en comparaisons à ceux de 2014, passant de 61,8 millions d’euros à 134,6 millions, en une année. Cette année, le groupe a procédé à l’uniformisation de la dénomination de tous ces services avec dormais Jumia Market, Jumia cars, Jumia House, respectivement et précédemment, Kaymu, carmudi, Lamudi, entre autres.

Les motifs de la lenteur d’Internet en Afrique

La disponibilité et l’accès à Internet ne suffisent pas pour que les gens se connectent, selon une nouvelle étude de l’Internet Society, publiée aujourd’hui lors du forum africain sur le peering et l’interconnexion (AfPIF) qui se déroule du 30 août au 1er septembre en Tanzanie

Le rapport « Susciter l’intérêt pour les données en Afrique » révèle que malgré des améliorations notables réalisées au niveau de l’infrastructure d’Internet, tout particulièrement sur le plan des réseaux mobiles, les taux d’adoption d’Internet ralentissent dans de nombreux pays, les utilisateurs n’ayant pas de raisons impérieuses de s’y connecter.

« la majorité du contenu international et développé localement est hébergée à l’étranger » indique Thierry Barbaut

Selon l’étude, les contenus et services sont les principaux facteurs qui alimentent l’attrait d’Internet, surtout lorsque le sujet est pertinent et produit dans une langue que les utilisateurs comprennent. Le manque de contenus et de services locaux affecte le nombre de nouveaux utilisateurs en Afrique. En Afrique subsaharienne en particulier, le développement de contenu en langue locale est crucial pour inciter de nouveaux utilisateurs à se connecter, car beaucoup ne se sentent pas à l’aise avec l’anglais ou le français.

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Le rapport « Susciter l’intérêt pour les données en Afrique » décrit les obstacles au développement de contenus locaux et propose des recommandations pour améliorer la distribution et la disponibilité de ces données.

Dans les pays subsahariens envisagés par l’Internet Society, la majorité du contenu international et développé localement est hébergée à l’étranger, généralement outre-mer, entraînant un faible débit Internet et des coûts d’accès plus élevés. Au Rwanda par exemple, sur l’ensemble des sites Web utilisant le nom de domaine .rw, seule une petite fraction est hébergée au Rwanda. La plupart des sites sont hébergés en Europe et aux États-Unis. L’hébergement local de contenu est la clé pour rendre Internet plus rapide et plus abordable pour les utilisateurs.

Malgré des services financiers mobiles de plus en plus répandus sur le continent africain, la monétisation du contenu mobile représente encore un défi majeur. « Un accès à Internet plus rapide et plus fiable permettrait aux entrepreneurs de créer de nouveaux contenus locaux, notamment des services et des applications, mais les développeurs se heurtent à des obstacles en ce qui concerne les mécanismes de paiement permettant de monétiser le contenu », a déclaré Bastiaan Quast, membre de l’Internet Society et co-auteur du rapport.

La région est confrontée à un ensemble de barrières, notamment une incapacité à payer et à recevoir des paiements pour les applications mobiles, ce qui sert de canal majeur pour la distribution de contenu dans la plupart des pays africains.

Les résultats détaillés du rapport seront présentés lors du septième forum annuel AfPIF, qui débute aujourd’hui à Dar es Salaam, en Tanzanie. L’événement, organisé par l’Internet Society, en partenariat avec l’association des fournisseurs d’accès à Internet de Tanzanie (TISPA), sert de plate-forme visant à élargir les infrastructures et services Internet dans toute l’Afrique, en réunissant des acteurs clés capables de saisir les opportunités d’interconnexion, de peering et d’échange de trafic sur le continent.

Peering est une relation opérationnelle dans le cadre de laquelle deux fournisseurs d’accès à Internet s’engagent à fournir un accès à leurs clients mutuels sans frais supplémentaires. Les utilisateurs d’Internet dans toute l’Afrique bénéficient de peering, qui permet de bénéficier d’un accès plus rapide et plus abordable.

« L’élimination des obstacles freinant la disponibilité et la distribution du contenu aura un impact important sur l’écosystème d’Internet en Afrique. Cela permettra de rendre le contenu international existant plus accessible », a expliqué Dawit Bekele, directeur du Bureau régional de l’Internet Society pour l’Afrique. « Le forum AfPIF est le seul événement en Afrique qui s’attache à développer Internet via la création de partenariats. Il joue un rôle clé en réunissant différents intervenants, dans le but d’améliorer l’échange de trafic local à travers le continent », a-t-il ajouté.

Le forum AfPIF vise à renforcer les possibilités d’interconnexion transfrontalière en facilitant les discussions sur les défis posés par l’infrastructure Internet, notamment le renforcement des capacités, ainsi que le développement des points d’échange Internet (IXP) et du contenu local.

Les précédentes éditions du forum AfPIF ont eu lieu au Kenya, au Ghana, en Afrique du Sud, au Maroc, au Sénégal et au Mozambique. L’année passée, l’événement a réuni 232 participants venant de 57 pays, et une participation en ligne de 978 personnes issues de 77 pays différents.

L’Afrique plus riche grâce au capitalisme

L’Afrique subsaharienne couvre 46 pays, 9.4 millions de m2. Pas moins d’une personne sur sept vit en Afrique, et la part du continent dans la population mondiale est appelée à augmenter avec le taux de natalité le plus élevé au monde. Si la tendance actuelle persiste, le nombre d’habitant au Nigéria va être supérieur à celui des Etats Unis, d’ici 2050.Ainsi l’Afrique est sous les projecteurs attentifs des Africains mais aussi du reste du monde.

Un continent d’espoir

L’Afrique est peut être le plus pauvre continent au monde mais elle est loin de s’illustrer par le désespoir comme le déclarait pourtant le magazine « The Economist » en 2000. Depuis le début du nouveau millénaire, le revenu moyen par habitant, ajusté par l’inflation et la parité du pouvoir d’achat, y a augmenté de plus de 50%, et le taux de croissance a été en moyenne de 5 % par an. La richesse croissante a conduit à une amélioration des indicateurs clés du bien être humain. En 1999, 58 % des Africains vivaient avec moins de 1.90 dollars  par jour alors qu’en 2011, 44 % des Africains vivaient avec ce revenu, alors même que la population Africaine est passée de 650 millions à 1 milliard. Et si les tendances actuelles continuent, le taux global de pauvreté en Afrique baisserait à 24% d’ici à 2030.

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La mortalité infantile est passée de 80 décès pour 1000 naissances à 49 pour mille au cours de la même période. En ce qui concerne le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose, leur occurrence, leur détection, leur traitement et les taux de survie se sont tous améliorés. L’alimentation dépasse 2.500 calories par personne et par jour (l’USDA recommande la consommation de 2.000 calories par jour), et les famines ont disparu en dehors des zones de guerre. Au niveau de la scolarité, le nombre d’inscrits dans le primaire, le secondaire et le tertiaire n’a jamais été aussi élevé.

La richesse des nations africaines

Une partie de la croissance de l’Afrique a été tirée par les prix élevés des produits de base, mais une grande partie de cette croissance, selon une étude McKinsey en 2010, a été induite par les réformes économiques.

Il est bon de rappeler que, durant l’ère postcoloniale, la majorité des états africains imposait un système de contrôle centralisé sur leurs économies. Dans ce sens, des politiques monétaires inflationnistes ont été suivies ; les contrôles des prix, des salaires et des taux de change ont été imposés ; les bureaux de commercialisation ont maintenu des prix des produits agricoles artificiellement bas et ont appauvri les agriculteurs africains ; et les entreprises et les monopoles d’État ont été encouragés. Le changement n’a commencé à se produire qu’à partir de la chute du mur de Berlin. En effet, le socialisme a perdu de son attractivité. Ainsi, l’Union Soviétique, qui protégeait les dictatures africaines, s’est dissoute.

Soulignons qu’entre 1990 et 2013, le score de liberté économique s’est amélioré en passant de 4.75/10 à 6.23/10, selon les calculs de l’Institut Fraser. La liberté de commerce est passée de 4,03/10 à 6,39/10. Plus impressionnant encore, l’Afrique a fait beaucoup de progrès dans la politique monétaire, en atteste le score sur l’accès à une monnaie saine qui est passé de 4,9 en 1995 à 7,27 en 2013. L’Afrique a fait de grands pas dans le domaine du climat des affaires. Comme l’indique le rapport publié par la Banque Mondiale sur la facilité de faire des affaires (Doing Business), le cadre réglementaire africain s’est beaucoup amélioré. Créer une entreprise est devenu plus facile, en témoigne l’augmentation remarquable du score Africain de 45 sur 100 en 2004 à  72 en 2015.  L’obtention des permis de construction, la liquidation, l’exécution des contrats, l’enregistrement de la propriété, l’obtention des crédits, l’accès à l’électricité, la facilité de paiement des impôts : tout cela s’est beaucoup amélioré.

Gouvernements corrompus, despotiques et arbitraires

On peut alors se demander pourquoi l’Afrique est toujours en retard. Malheureusement, les institutions africaines n’ont connu aucune amélioration substantielle. D’après le rapport 2016 de la Freedom House’s Freedom in the World,  il n’y avait que six pays libres au sein de l’Afrique subsaharienne : Bénin, Botswana, Ghana, Namibie, Sénégal et Afrique du Sud. Pendant que plusieurs pays ont adopté  des constitutions démocratiques incluant des mandats à durée limitée et des mécanismes de contrôle législatif et institutionnel du pouvoir exécutif, les dirigeants africains ont eux trouvé un moyen de contourner ces dispositions afin de se maintenir et abuser du pouvoir.

Selon la Banque mondiale, la corruption continue de prospérer parmi les fonctionnaires du gouvernement et, surtout, parmi les membres de la magistrature. En conséquence, le score de la primauté du droit dans les pays d’Afrique est resté chaotique. En l’absence d’une justice efficace et impartiale, le potentiel de l’économie africaine demeurera figé.

L’opportunité et le défi

Cela dit, comme le montre l’expérience dans d’autres régions du monde, le développement institutionnel est à l’origine des réformes économiques. À moyen et à long terme, la croissance de la classe moyenne africaine pourrait encore se traduire par une prise de conscience politique et une plus grande confiance en soi des populations africaines. Ce serait le terreau favorable à la démocratisation du continent.

Le nouveau millénaire a été favorable à l’Afrique, mais le continent est encore loin d’être prospère, et encore moins démocratique. Pour que l’économie africaine puisse aller vers la prospérité, les Africains devront poursuivre leurs réformes institutionnelles et être plus exigeants quant à la gouvernance de leurs dirigeants- sans jamais oublier que l’économie mondiale continue à changer et que la concurrence mondiale ne cesse de s’intensifier. Tel est le défi de l’Afrique, ainsi que sa chance.

Marian Tupy, Editeur du programme HumanProgress.org et analyste en chef des politiques publiques au Centre for Global Liberty and Prosperity. Avec Libre Afrique

Les secteurs porteurs en Afrique sont…

Les énergies renouvelables sont en tête… Mais pas seulement

Selon la dernière étude « Financer la croissance africaine à l’horizon 2020 : perception des investisseurs internationaux », réalisée par le cabinet Havas Horizons et l’Institut Choiseul et portant sur la période 2016-2020, en Afrique, les énergies, les services financiers et les transports sont les trois secteurs  jugés les plus prometteurs. D’après cette étude menée auprès de 55 investisseurs étrangers, l’énergie, arrive en tête des secteurs les plus prometteurs du continent avec 38% des investisseurs sondés alors qu’elle était 4e en 2015.

Largement plébiscité comme étant le secteur le plus prometteur de l’économie africaine, le secteur de l’énergie attire et retiens l’investissement. « Les investisseurs croient en la capacité du continent à devenir une référence mondiale pour les énergies renouvelables, activité d’ores et déjà privilégiée dans leurs investissements», indique le rapport.  Ce secteur, jadis considéré comme risqué semble offrir aujourd’hui « un potentiel de retour sur investissement très significatif ».

La première centrale solaire de grande taille de l’Afrique orientale a commencé à fournir de l’énergie en février 2015 au Rwanda. (Gigawatt Global)
La première centrale solaire de grande taille de l’Afrique orientale a commencé à fournir de l’énergie en février 2015 au Rwanda. (Gigawatt Global)

Dans ce cadre, Havas a établi le top 5 des pays africains ayant un fort potentiel énergétique. Il s’agit du Nigéria qui occupe la première place avec 33% des sondés, suivi de la Cote d’Ivoire avec 22%. Le Kenya et le Maroc sont troisième ex aequo avec 19% chacun des investisseurs sondés, tandis que l’Afrique du Sud ferme ce classement avec 11% des voix.

Avec 18% des intentions, les services financiers sont toujours l’eldorado des  investisseurs. Classés en 2e position cette année, alors qu’ils étaient 1e en 2015, les services financiers demeurent attractifs sur le continent. Ils se développent très rapidement en Afrique grâce notamment aux principales places financières africaines parmi lesquelles on peut citer Johannesburg, Lagos, Casablanca ou le Caire.

Le secteur des transports ferme le classement de ce top 3 des secteurs les porteurs sur la période 2016-2020 avec 11% selon Havas. Ce secteur, intimement lié au développement des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires est en pleine émergence. Un essor qui s’explique par les importants investissements réalisés dans ce domaine sur le continent, les multiples projets régionaux lancés par certains pays, surtout dans le secteur ferroviaire, d’où l’intérêt des investisseurs sondés.

Dans le même rapport, le cabinet a également classé les 5 pays africains les plus attractifs pour les investisseurs internationaux sur la période 2016-2010. Ces pays sont dans l’ordre respectif l’Ethiopie, le Nigeria, le Maroc, le Ghana et le Sénégal.

Intellectuels africains : des éclaireurs éblouis ?

Il est communément admis que moins un gouvernement est interventionniste, plus les individus sont libres

Le prix Nobel d’économie Friedrich Hayek dérangeait lorsqu’il affirmait qu’un gouvernement est d’autant plus utile au bien commun, qu’il intervient modérément. Pourtant, si l’on prend le cas de l’Afrique du Sud, le gouvernement y est plus lourd et plus puissant que jamais. Pourquoi cet environnement coercitif est-il si attractif en particulier pour les intellectuels dont la majorité lutte contre les marchés libres? On se demande foncièrement pourquoi ?

La liberté personnelle est souvent déformée et mal comprise. Ce n’est pas la loi de la jungle ! Elle signifie simplement que les individus et leur propriété sont protégés des abus extérieurs. Le consentement est au cœur de la liberté individuelle.  Comment parler de liberté lorsque que des lois sur la santé déterminent ce que vous devez consommer ; lorsque les lois du travail imposent les termes du contrat qui vous lie à votre employeur; lorsque la loi foncière décide à votre place du sort de votre parcelle de terre, etc.

 

On a tendance à croire que la liberté est dangereuse car les populations ne sauront pas en faire un bon usage. Liberté est souvent synonyme d’exploitation dans l’entendement commun. Etrangement, on considère que les populations sont assez intelligentes pour voter, mais trop stupides pour contrôler leurs vies. En réponse à cette crainte : la réglementation. Tout doit être réglementé, régulé, encadré… Nelson Mandela lui-même, en son temps, n’avait pas eu peur de libéraliser l’éducation. Celui qui est entravé dans la réalisation de ses choix de vie a souvent tendance à devenir hors la loi pour tenter de se construire malgré l’hostilité du contexte.

Les adeptes du pouvoir sont dans un fantasme étonnant que souligne clairement le philosophe David Friedman. Ils pensent que la qualité des dirigeants d’un pays est forcément favorable au bien commun et cela sans dérives, sans excès, sans copinage. Cette vision fait certes rêver mais est loin de la réalité de l’exercice du pouvoir. La mauvaise gouvernance incite plutôt à limiter le pouvoir de l’Etat à ses fonction de base en laissant l’économie entre les mains du secteur privé, malgré ses imperfections.

On se demande pourquoi des gens, animés par ce que Georges Orwell qualifiait de décence ordinaire, peuvent laisser un gouvernement décider à leur place de ce qui est bien ou mal dans leur propre vie. Tous les gens ne sont pas identiques et le bien être ne peut pas être le même pour tous. Chacun connaît ses besoins et ses désirs et c’est au niveau individuel que ce choix peut être fait. Ce n’est pas au gouvernement de faire tous les choix, il doit simplement permettre ces choix et les protéger à travers une justice efficace et égale pour tous.

Alors que la loi n’autorise pas un individu à menacer un autre individu innocent, lorsqu’il s’agit de l’action de l’Etat, on devrait se satisfaire de tous les abus sans se plaindre et en qualifiant en plus ces abus de service public. Où est le service ? Il n’y a pourtant pas d’autre choix que de se soumettre à cette médiocrité étouffante.

Ainsi, d’évidence, malgré des imperfections, la loi d’un marché libre est plus stimulante que l’oppression de l’Etat. C’est aussi la dignité des populations qui est protégée. La liberté est le socle de la création, de l’innovation, de l’entreprise, des échanges et permet à chacun de valoriser ses propres compétences dans son propre environnement. La coercition étouffe tous les rêves et idéaux.

Soulignons aussi que l’interventionnisme étatique a un coût supporté par les contribuables. Rien n’est gratuit. Les gouvernants ont pourtant tendance à parler de cadeaux et de gratuité. Au delà, le problème est que le coût supporté par le contribuable, mis en relation avec la qualité du service rendu, incite vivement à mettre en concurrence services publics et privés de manière à faire un choix éclairé (rapport qualité prix). Cela permettrait, en plus, une réduction du copinage et de la corruption. On a parfois l’impression que les lois sont plus dictées par des lobbyistes que par les besoins des populations.

Malheureusement, les intellectuels qui devraient jouer le rôle d’éclaireurs se laissent éblouir en se nourrissant aux mamelles de l’Etat. Dans un tel contexte, il faut espérer que cette décence ordinaire, évoquée plus haut, puisse coaliser les masses pour avancer sur la voie du changement. La défaillance de l’Etat incite, en Afrique, à voir le développement par le bas (bottom up). Ce sera certes long mais la mission de la société civile est résolument de coaliser cette force positive favorable au bien commun.

Leon Louw, directeur exécutif The Free Market Foundation.

Afrique, les pays les plus attractifs

Les cinq pays africains les plus attractifs pour les investisseurs internationaux sont l’Ethiopie, le Nigéria, le Maroc, le Ghana et le Sénégal, selon la dernière étude « Financer la croissance africaine à l’horizon 2020 : perception des investisseurs internationaux » réalisée par le cabinet Havas Horizons et l’Institut Choiseul portant sur la période 2016-2020.

Pour réaliser cette étude, 55 investisseurs internationaux exerçant une activité en Afrique, dont Bank of America, BNP Parisbas, Edmond de Rothschild, Proparco, Qatar national Bank, Rothschild & Cie, Standard Bank, Goldman Sachs, HSBC, Merril Lynch, Attijariwafa Bank ont été sondés. 75% de ces investisseurs sont optimistes sur les perspectives économiques de l’Afrique en 2016 tandis que 91% le sont sur le moyen et long terme d’ici 2020.

Cet optimisme qu’affichent ces bailleurs de fonds, étrangers au continent, malgré le ralentissement de ses économies due à la chute du pétrole et des matières premières s’explique par l’amélioration du climat des affaires, la structuration de zones de libre-échanges, le développement des relations commerciales inter-africaines, le dynamisme démographique et l’émergence des classes moyennes, souligne l’étude.

L’Ethiopie arrive en tête de ce top 5 car plébiscitée par 52% des investisseurs sondés. Le pays s’est développé au cours des dix dernières années, affichant une croissance moyenne annuelle dépassant les 8%, l’un des taux les plus élevés du continent. Il investit également massivement dans les infrastructures (énergie, chemins de fer, routes etc.) et ambitionne de devenir un pôle industriel de référence.

Le Nigéria se classe en 2e position avec 44% des sondés. Malgré les nombreuses crises qu’il traverse (Boko Haram, chute des cours du pétrole, militants armés du Delta du Niger) le géant de l’ouest garde la confiance des investisseurs, surtout pour l’énorme défi de diversification de l’économie qui l’attend. Le Nigeria vient de perdre sa place de première puissance économique du continent et envisage de sortir de sa dépendance vis-à-vis du pétrole.

Avec 23% d’intention des investisseurs sondés, le Maroc occupe la troisième place de ce classement. Bénéficiant des atouts touristiques indéniables, une proximité géographique avec l’Europe, des infrastructures de qualité, une économie portée par une industrie manufacturière tournée vers l’exportation et la multiplication des accords de libre-échange, d’importants investissements dans le solaire et l’éolien, le royaume chérifien ne laisse pas les investisseurs indifférents.

Le Ghana figure au quatrième rang avec 21% des intentions des sondés. Accra en plus de sa stabilité politique a lancé de grands projets régionaux de routes et de ports. Il mise sur sa classe moyenne, son agriculture, son BTP, et infrastructures et ambitionne de devenir une interface commerciale entre la Cote d’Ivoire et le Nigeria les deux puissances ouest africaines, indique l’étude de Havas.

Le Sénégal ferme la marche de ce podium avec 19% des suffrages dans le cadre dudit sondage. « Dakar bénéficie des effets favorables de la transformation progressive de son économie grâce au développement des secteurs financiers, télécommunications et nouvelles technologies, et la diversification de l’économie jusque-là reposant sur l’agriculture, l’industrie agroalimentaire et le tourisme » explique l’étude qui met également en évidence la stabilité politique et la mise en place du Plan Sénégal Emergent (PSE).

Les investisseurs du Nigeria dans les secteurs de l’électricité, de la finance et de l’énergie rencontrent le gouvernement

Les principales institutions financières de développement et les dirigeants des plus talentueuses entreprises dans le domaine de l’énergie rencontreront le gouvernement national lors du sommet d’EnergyNet en faveur de l’investissement au Nigeria : Powering Africa, qui se déroulera à Abuja du 12 au 14 octobre 2016.

Plus de 50 décideurs issus des secteurs public et privé s’adresseront à près de 300 développeurs et investisseurs dans le domaine de l’énergie afin de discuter des facteurs favorisant le développement de l’énergie au Nigeria. Le sommet présentera le Nigeria comme un centre de développement pour le gaz régional ainsi que comme un marché important pour l’énergie propre et renouvelable. Les principaux thèmes de la conférence comprendront les moyens de diversifier le bouquet énergétique du Nigeria, la politique de réglementation visant à promouvoir les investissements internationaux en faveur des énergies renouvelables et l’examen du marché nigérian de l’énergie hors réseau en vue de promouvoir l’accès universel à l’énergie.

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Cette réunion fait suite au 18e forum africain sur l’énergie (Africa Energy Forum, ou AEF) qui s’est déroulé à Londres en juin et qui a accueilli 2 200 investisseurs sélectionnés d’Amérique, d’Europe et d’Asie et les représentants des gouvernements de 30 pays africains. Des contrats importants y ont été signés, notamment la fusion entre Harith General Partners et Africa Finance Corporation (AFC), un prêt de 15 ans d’une valeur de 150 millions de dollars de la part de KFW au profit d’AFC, un prix de 7 millions de dollars accordé à trois développeurs d’énergies renouvelables pour récompenser l’accès à l’énergie, le financement Africa Clean Energy Equity de Mainstream pour un montant de 117,5 millions de dollars et deux contrats du DFID au Kenya et en Sierra Leone, pour n’en citer que quelques-uns.

« Depuis 24 ans, EnergyNet soutient les gouvernements du continent en jouant un rôle consultatif afin d’aider les décideurs à rencontrer les principaux investisseurs du secteur privé. Notre rôle n’est pas unique, mais notre approche est aussi individuelle qu’une empreinte digitale. Cette dernière est mise en lumière par la confiance que la Banque mondiale, Power Africa, l’IFC, la FMO, Proparco, le DFID, la BAfD et beaucoup d’autres organismes accordent à EnergyNet, qui soutient notre position en tant que façonneur du marché lorsqu’il s’agit du développement de l’énergie mondiale », a indiqué Simon Gosling, directeur général d’EnergyNet.

Le sommet est officiellement approuvé par la Commission du Nigeria sur l’énergie, la société de transmission du Nigeria et l’Institut de formation national du Nigeria en matière d’énergie. Il bénéficie du soutien officiel de l’organisme consultatif du Royaume-Uni pour l’infrastructure au Nigeria financé par le DFID, de la GIZ allemande et de l’Union européenne.

L’Ericsson AHUB pour réduire la fracture numérique

  • Ericsson revient comme sponsor principal du AHUB à AfricaCom, au Cap, un évènement qui regroupe plus de 500 innovateurs du monde de la technologie et la communauté des affaires pour partager des idées et des opportunités.
  • La conférence de trois jours entre dans le cadre de l’engagement d’Ericsson à encourager l’innovation.
  • Les participants peuvent s’attendre à entendre de brillants conférenciers provenant de l’ensemble du secteur, à nouer des contacts avec des experts de l’industrie, à visiter l’une des nombreuses « cliniques de l’investissement », à participer à des discussions ou organiser des réunions informelles grâce au AHUB.

Alors que l’Afrique renforce son rôle de leader dans les TICs, Ericsson continue de stimuler la créativité, en mettant en valeur le talent et en créant des opportunités de réseautage pour les entrepreneurs du secteur des technologies en Afrique, en se faisant le moteur de la deuxième édition du AHUB à l’AfricaCom, parallèlement à la grande conférence sur les TIC.

La conférence de trois jours aura lieu du 15 au 17 novembre 2016 au Cap, l’une des villes les plus dynamiques d’Afrique du Sud. L’événement est une opportunité pour les entrepreneurs d’amener leurs startups à un niveau supérieur et pour les investisseurs d’apporter une contribution significative au développement économique.

Ahub

Cette initiative renforce l’engagement d’Ericsson à conduire la Société en Réseau en Afrique grâce à l’innovation en mettant en valeur les talents partout sur le continent. Les entrepreneurs auront l’occasion de partager des idées et d’amplifier leurs opportunités d’affaires alors que les investisseurs en capital-risque peuvent identifier de nouvelles innovations dans le secteur technologique.

Les participants peuvent s’attendre à avoir des conférenciers de talents de l’ensemble du secteur, à nouer des liens avec des experts de l’industrie, à visiter l’une des nombreuses « cliniques d’investissements», à participer à des discussions ou à prendre part à des réunions informelles à travers l’application AHUB.

« Le secteur des technologies joue et continuera à jouer un rôle dans la transformation économique du continent africain. Le AHUB de l’an dernier a cherché à combler l’écart qui existe entre l’innovation et le financement. Nous sommes engagés à encourager l’innovation et la promotion des TICs en tant que porteurs de changements positifs dans nos lieux de travail, nos écoles et nos maisons », a déclaré Tumi Chamayou, vice-présidente chargée de la Stratégie et du Marketing d’Ericsson en Afrique sub-saharienne.

Selon le Rapport 2016 sur la Mobilité d’Ericsson, la croissance des abonnements au haut débit mobile devrait augmenter quatre fois plus au Moyen-Orient et en Afrique en raison d’une population jeune et en augmentation, de la hausse du PIB et de l’adoption des smartphones. Ainsi, au moment où les startups technologiques peinent à monétiser leur entreprise à leurs débuts, l’Ericsson AHUB permettra de créer une plate-forme pour les aider à présenter leurs solutions à un éventail d’investisseurs.

Les entreprises innovantes se développent là où existent des écosystèmes, puisque tel est la meilleure garantie d’un retour sur investissement. Grâce à la station d’innovation, Ericsson joue un rôle dans la création d’un environnement propice à l’innovation qui traitera de défis spécifiques à l’Afrique.

Les opportunités pour les développeurs, les leaders technologiques et les investisseurs sont nombreuses et cela constitue incontestablement un pas vers la réduction de la fracture numérique en Afrique.

Le site du Ahub

Tiwamyenji Phiri remporte l’Airtel Trace Music Star

Le 5 août, la Zambienne Tiwamyenji Phiri a été sacrée grande gagnante de la seconde édition d’Airtel TRACE Music Star par la superstar Keri Hilson. Avec plus de 2,7 millions d’appels cette saison, Airtel TRACE Music Star est bel et bien la plus grande opération de détection de talents musicaux jamais organisée en Afrique.

Tiwa-Airtel-TRACE-Music-Star-2016-e1470651329450-523x294La concurrence était rude entre les 10 finalistes tous plus talentueux les uns que les autres. Grâce à sa reprise de « When You Believe » (extrait de la BO du film Le Prince d’Égypte interprété par Mariah Carey et Whitney Houston), Tiwa a remporté les suffrages du jury composé de Keri Hilson, Briant « Beehigh » Biggs et Fally Ipupa. La Tanzanienne Melissa John a décroché la seconde place face à la candidate malgache Johanna Rakotomavo qui a fini sur la troisième marche du podium.

Tiwa étudie la publicité et les relations publiques à l’université de Cambridge. C’est l’aînée d’une fratrie de quatre enfants dont le père est un homme politique et la mère est infirmière. Ses parents la soutiennent depuis le début de l’aventure.

TIWAMYENJI-PHIRIElle repart avec un contrat d’artiste, un an de coaching avec Keri Hilson ainsi que sa promotion sur les différentes antennes du groupe TRACE pour un montant total de plus de 500 000$. « J’ai vraiment hâte de travailler avec Tiwa l’année prochaine et de partager avec elle mes années d’expérience dans l’industrie musicale », a déclaré Keri Hilson.

Les maître-mots de la grande finale panafricaine qui s’est déroulée dans les studios Ultima à Lagos, étaient de toute évidence musique et glamour. Tout le gratin du showbiz nigérian était présent notamment la comédienne Chigul, la star du hip-hop Vector mais aussi le célèbre « speed painter » Fola David qui a peint un portrait hommage de la légende de la boxe Mohamed Ali pour l’occasion.

Se sont succédé sur scène Mayunga, vainqueur de la première édition qui est venu interpréter son titre « Please Don’t Go Away » (en featuring avec Akon, parrain de la saison dernière) ainsi que le chanteur de dancehall nigérian Patoranking.

Le premier Airbus A350 africain

Le 14 août 2016, Ethiopian Airlines a lancé le premier Airbus A350 XWB d’Afrique sur la ligne de Londres Heathrow

La compagnie a également réceptionné son deuxième Airbus A350 le 16 août à Addis-Abeba.

Les passagers d’Ethiopian sont maintenant en mesure de profiter des caractéristiques exceptionnelles de cet appareil ultra-moderne, avec la dernière génération d’écrans tactiles personnels haute définition et une plus grande sélection de films, de séries télévisées et de radios. Ils bénéficient de vols quotidiens, sans escale entre Heathrow et Addis-Abeba, avec des correspondances fluides vers 51 destinations sur le continent africain.

airbus-A350-afriqueIls pourront également profiter de sièges et de fenêtres plus larges, du niveau de bruit le plus bas parmi les bimoteurs, d’une technologie de climatisation de pointe et d’un éclairage d’ambiance LED complet, autant d’avancées qui améliorent le confort et réduisent les effets du décalage horaire après un long vol.

La cabine classe affaires,  « Cloud 9 », est équipée de 30 sièges, entièrement inclinables dans une configuration 2x2x2, offrant un confort supérieur et plus d’intimité privé pour ses voyageurs privilégiés. La classe économique dispose de 313 sièges confortables dans une configuration 3x3x3.
L’A350 XWB est l’un des avions les plus confortables, les plus innovants technologiquement et les plus économes en carburant sur le marché aujourd’hui, offrant des niveaux exceptionnels de luxe et de fiabilité combinés avec les dernières technologies pour une expérience totalement unique pour le passager.

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La technologie innovante de l’A350 XWB améliore également les performances opérationnelles de l’appareil. Son fuselage révolutionnaire et ses systèmes simplifiés ont optimisé la consommation de carburant, les coûts d’entretien et la fiabilité, et ses moteurs ont les plus faibles émissions de dioxyde de carbone de toute la catégorie.

Ethiopian a commandé 14 Airbus A350 et a reçu son deuxième appareil le 16 août, apportant encore davantage de confort à ses clients.

Mali, comité de suivi de l’accord : le choix des représentants divise

Les travaux du comité de suivi de l’accord de paix et de réconciliation se poursuivent à Bamako

A l’issue des discussions d’hier le règlement intérieur proposé par la commission de rédaction a été validé. Quant au chronogramme et les membres devant siéger au sein du comité, ceux-ci doivent être connus à l’issue des travaux d’aujourd’hui. Mais le choix des membres a laissé apparaître des divergences au sein de certains groupes.

Si le règlement intérieur a été adopté sans difficulté majeure, l’adoption du chronogramme et la désignation des membres du comité risquent d’être plus compliquées. Des divergences apparaissent déjà sur cette dernière question, car certains groupes membres de la plate-forme crient à « l’exclusion » « On veut de façon délibérée nous exclure et faire siéger des membres de la CMA à notre place », a déploré le président du groupe d’auto-défense « Ganda iso ».
Et le président de marteler « Pourtant nous sommes les groupes fondateurs de la plate forme et nous avons participé à tous les rounds de négociations ». Toutefois le Président a précisé qu’ils ne seront jamais un obstacle à la mise en place du comité. Même si « nous ne cacherons pas notre frustration », a-t-il conclu.

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Ces explications sont battues en brèche par un autre membre de la plate forme qui estime qu’« il n’y a pas de blocage au sein du mouvement. Selon lui, « le problème se situe au niveau de l’intégration des groupes de la CMA qui ont signé le 15 mai et qui ont été récusés par la Coordination ». Les participants espèrent arriver à un consensus à l’issue des travaux d’aujourd’hui.
Depuis la signature de l’accord le 20 juin dernier, les tractations continuent pour la mise en place du comité de suivi de l’application de l’accord. Après l’adoption hier du règlement intérieur, la validation du chronogramme et la désignation des membres devraient avoir lieu aujourd’hui.

Le mouvement Ganda-Iso, membre de la plate-forme, crie à l’exclusion de certains de ses membres dans le choix des personnes devant siéger au sein du Comité de suivi. Mais le porte-parole de la plate-forme réfute toute divergence au sein du groupe. Pour lui, « le consensus s’est dégagé autour des questions qui divisent ».
Me Harouna Toureh est porte-parole de la Plate-forme. Il est au micro de Mouhamadou Touré.
« Les divergences portaient surtout sur la représentativité des différents mouvements. Je pense que cette question a été résolue. Les parties se sont retrouvées, ont discuté et en interne également chaque groupement, chaque groupe armé a dû régler ce problème à son propre niveau. Nous espérons donc que la reprise des travaux du comité de suivi se fera sans problème. Toutes les observations ont été faites. Et je pense que la médiation en a tenu compte, en tout cas dans l’essentiel, des observations qui ont été faites par toutes les parties. Je veux parler du Gouvernement, de la CMA et également de la Plate-forme. Nous sommes très optimistes. Il y a encore des violations des droits de l’homme par-ci et par-là, il fallait s’y attendre. Mais il n’y a pas d’attaques d’envergure, il n’y a pas de conflit armé entre tel groupe et tel autre, non ! »

La Coordination des Mouvements de l’Azawad est optimiste quand à l’aboutissement de cette réunion. Ses responsables demandent toutefois que le contenu de l’accord soit respecté.
Mahamadou Djeri Maïga, 1er vice président du MNLA :
« On est en train de chercher un consensus, nous sommes en train de parler du problème de représentativité. Et nous disons que l’accord définit les parties : la CMA, la Plate-forme et le Gouvernement. Maintenant ce qui nous concerne, nous nous en tenons à ça et nous voudrions que tout le monde comprenne que c’est ce que l’accord dit. Nous ne voudrions pas violer l’accord avant même de commencer son exécution. Moi, je suis très optimiste, déjà dans la salle, j’ai vu qu’il y a une avancée très remarquable ».

Malgré la signature de l’accord le 20 juin dernier, les attaques continuent dans le pays. Finalement est-ce-que cela ne joue pas contre les acteurs du processus ?

« En tout cas ces attaques ne sont pas du ressort de la CMA. Nous ne sommes pas concernés par ces attaques. Parce que de toutes les façons, nous, quand on signe quelque chose on le respecte à la lettre ».

Chute de l’ANC : un simple accident de parcours ?

Le président d'Afrique du Sud Jacob Zuma
Le président d'Afrique du Sud Jacob Zuma

Les électeurs de la nation arc-en-ciel ont été conviés aux urnes le 3 août 2016 dernier pour renouveler leurs représentants au niveau local. Le verdict est embarrassant pour le parti au pouvoir. En effet, le Congrès national africain (ANC) a encore perdu des positions. Ce recul électoral peut-il s’analyser sous le prisme d’un simple accident de parcours ? Assurément non !  Les raisons de cette débâcle ont des racines sociales, politiques, économiques, et le tout chapeauté par une mauvaise gouvernance.

La lutte anti-apartheid : un argument électoral dépassé

Depuis son accession au pouvoir en 1994, l’ANC règne sans partage sur l’Afrique du Sud. Les remous en son sein ont affecté sa suprématie. L’histoire enseigne d’ailleurs que la longévité au pouvoir finit toujours par émousser les soutiens. Pour ne citer que l’exemple récent du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) au Burkina Faso qui,  par son entêtement à s’accrocher au pouvoir, a fini par s’aliéner la frange jeune de la population.  L’ANC n’échappe pas à ce constat empirique. Le refus du rajeunissement du personnel politique en torpillant la démocratie interne au profit de brisquards politiques en déphasage avec les enjeux de la société sud-africaine en mutation, a  progressivement écorné  l’image du parti.

Le président d'Afrique du Sud Jacob Zuma
Le président d’Afrique du Sud Jacob Zuma

Pour une première participation à des élections municipales, les Combattants de la liberté économique (EFF), présidés par le virevoltant Julius Malema, obtiennent un score de 8%.  Lorsqu’on somme ce score obtenu à celui de l’ANC (56%), le résultat est supérieur à celui obtenu par l’ANC aux dernières élections locales en 2011 (61,95%). C’est dire que Julius Malema est parvenu non seulement à fidéliser son électorat de 2014 mais aussi à recruter de nouveaux électeurs, surtout quand on sait que  le parti des « blancs », à savoir l’Alliance démocratique, a réalisé un progrès d’un point (+1,06%) par rapport à 2011.  L’Alliance démocratique avait déjà réalisé un bond de 16 points en 2011. On est alors fondé à dire que la jeunesse sud-africaine a fait clairement le choix du renouveau en sanctionnant l’ANC.

Deux semaines avant les élections, la journée internationale « Mandela day » a été célébrée à travers le monde. Malgré la charge émotionnelle que porte cette journée,  l’ANC n’a plus autant d’impact autour de cette journée. En effet, les « free born », ces jeunes «  nés libres »  qui n’ont pas connu les affres de l’apartheid, sont moins sensibles à ce pan de l’histoire sud-africaine, même s’ils n’oublient pas le passé. Ils ont désormais envi d’avancer.

En prenant les commandes de l’Alliance démocratique en 2014, Mmusi Maimane, cet autre leader noir a sonné le glas de la « déracialisation » de la politique en Afrique Sud.  L’élite avant-gardiste de l’ANC qui continue de surfer sur la vague anti-apartheid, est sclérosée par sa résistance aux ségrégationnistes.  En l’espace de dix ans, l’ANC a perdu  environ 10% de son électorat lors des élections municipales : de 65%  en 2006, elle est passée à 61,95% en 2011  pour arriver à 56% en 2016.

Les politiques économiques qui peinent à faire reculer le chômage, les scandales de corruption au plus haut niveau, les violations des libertés individuelles, sont autant d’éléments qui ont entamé la confiance des populations.

Des politiques économiques inopérantes doublées d’une mauvaise gouvernance

L’Afrique du Sud a une croissance économique en recul. Sur les trois dernières années,  elle a régulièrement décru passant de 2,2% en 2013  à une prévision de 0,6% pour 2016. De plus, le peu de croissance obtenu n’est pas inclusive, d’où l’accroissement des inégalités sociales et raciales qui frappent les noirs. Le taux de chômage se situe à 26%,  et une personne sur deux est concernée dans la tranche d’âge de 15 à 24 ans. Les « born free » ayant en ligne de mire le chômage comme « apartheid », focalisent désormais leur intérêt sur les politiques économiques pouvant créer des emplois plus que sur les vielles rancoeurs.

Pourtant, pour permettre un recul du chômage, l’Afrique du Sud aurait besoin de 5% à 7% de croissance économique, chose qui n’est envisageable qu’avec l’accroissement des investissements. L’indice de liberté économique, sous le magistère de Jacob Zuma, est passé de 63,8/100 en 2009 à 61,8/100 en 2013. En 2014, année électorale, cet indice a cru pour se situer à 62,5/100. La baisse s’est confirmée durant  son second quinquennat : 62,6/100 en 2015 contre 61,9/100 en 2016.

Les scandales de corruption dans lesquels le président Zuma s’est illustré ont entamé son aura et ont accru la méfiance envers son régime. Dès 2007, l’Afrique du Sud a perdu sa place dans le top des 50 pays les moins corrompus dans le monde ; et depuis 2011, il n’est même plus dans les 60 pays les moins corrompus. C’est dire qu’en matière de lutte contre la corruption, les efforts consentis n’ont pas été à la hauteur de ceux réalisés par d’autres pays sur la même période.

L’ANC a également été fortement marqué par le massacre des mineurs noirs de Marakana en 2012 (ouvriers d’une compagnie minière dont l’un des membres du conseil d’administration était le Vice-président Matamela Cyril Ramaphosa). Le spectre de cette tragédie hantera l’ANC aussi longtemps que la justice ne sera pas rendue. Ce ne sont plus des « blancs »  qui tuent impunément des noirs, des noirs anti-apartheid en font autant.

Le recul de l’ANC enseigne que la légitimité politique ne peut plus se construire sur les vestiges de discours dépassés, sur une sorte de rente historique, mais doit désormais reposer sur la base d’un vrai programme, une vraie politique économique susceptible de répondre aux attentes des sud-africains, notamment des jeunes.

BEMAHOUN Honko Roger Judicaël, Statisticien/Analyste politique.

Des entrepreneurs de Stanford Seed rencontrent Obama

Il se tenait parmi 700 autres entrepreneurs, originaires de 170 pays, réunis pour participer au sommet mondial de l’entrepreneuriat 2016

Afolabi Abiodun, PDG de la société de communications SB Telecoms basée au Nigeria, fut grandement impressionné lors de sa récente visite du campus débordant d’activité de l’Université Stanford (GSB.Stanford.edu), au cœur de la Silicon Valley.Il se tenait parmi 700 autres entrepreneurs, originaires de 170 pays, réunis pour participer au sommet mondial de l’entrepreneuriat 2016. Au cours des trois jours qui ont suivis, Abiodun, diplômé du programme Stanford Seed Transformation, a participé à des présentations et des ateliers avec une foule de dirigeants d’entreprises internationales, a développé des relations avec des dizaines de nouveaux collègues et investisseurs potentiels et a assisté à une allocution du président des États-Unis, Barack Obama.

« Être ici, c’est un rêve qui se réalise », s’est-il exclamé. « En l’espace de deux ans, mon entreprise, qui employait à sa création un personnel de 10 employés, compte aujourd’hui 39 personnes directement et près de 150 indirectement. Aujourd’hui, l’enfant des rues nigérian a été invité par la Maison-Blanche à participer au Sommet mondial de l’entrepreneuriat, tout ça grâce à Stanford Seed. N’est-ce pas incroyable ? ».

La conférence organisée par le Département d’État des États-Unis et la Maison-Blanche s’est tenue du 22 au 24 juin. Il s’agissait de la septième réunion de cet événement international annuel, qui rassemble des entrepreneurs et des investisseurs enthousiastes du monde entier, afin de créer de nouvelles opportunités d’investissement et de collaboration.

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Abiodun s’est rendu à ce sommet avec d’autres diplômés du programme Stanford Seed Transformation (apo.af/D4Ubco), un programme proposé par l’Institut Stanford pour l’innovation et le développement économique et connu sous le nom de « Stanford Seed ». Le programme transmet l’état d’esprit de Stanford, orienté vers l’innovation et l’entrepreneuriat, à des propriétaires d’entreprises prometteuses d’économies en développement, souhaitant développer leurs activités. Le programme de 12 mois est enseigné par les membres du corps professoral de la Stanford Graduate School of Business, qui voyagent vers les centres Seed situés en Afrique de l’Ouest et de l’Est, afin de travailler avec des dirigeants d’entreprises et de développer leurs activités, créer de nouveaux emplois et enfin, les aider à orienter leur région vers une plus grande prospérité.

« Être entouré des personnes composant le programme Stanford Seed dans l’environnement glorieux de cette université, apporte son lot de réflexion sur la façon d’envisager les choses et sur la manière de les mettre en place », a déclaré l’entrepreneur Seed Abimbola Okubena, directeur général de la société nutraceutique Health Forever, basée au Nigeria. « J’aurai rassemblé une mine de connaissances avant mon retour. Et je rentre chez moi avec un carnet d’adresses bien rempli ! »

Le programme Stanford Seed était actif lors du Sommet, en proposant un déjeuner privé à ses entrepreneurs invités et en coparrainant une séance de présentation pour les investisseurs en collaboration avec VLAB, la branche du MIT Enterprise Forum couvrant la zone de la baie de San Francisco.  Les membres du Conseil consultatif de Seed, Matthew J. Bannick, directeur associé d’Omidyar Network et Jacqueline Novogratz, fondatrice et PDG d’Acumen, ont également partagé leur expertise lors d’une table ronde sur la valeur de l’impact de l’investissement au sein des marchés émergents.

L’accès au capital était l’un des principaux thèmes du Sommet, comme l’a souligné la secrétaire au Commerce des États-Unis, Penny Pritzker.

Aujourd’hui, l’enfant des rues nigérian a été invité par la Maison-Blanche à participer au Sommet mondial de l’entrepreneuriat, tout ça grâce à Stanford Seed

« Mon équipe a travaillé pour s’assurer que les investisseurs participent au Sommet, et que vous, nos entrepreneurs, ayez la possibilité de développer des relations clés, permettant de favoriser un meilleur accès au capital, » a-t-elle indiqué. « Cette année nous avons près d’un investisseur pour deux entrepreneurs. »

Au cours de son discours inaugural, le président Obama a souligné l’importance de l’entrepreneuriat dans notre monde de plus en plus connecté.

« L’entrepreneuriat reste le moteur de la croissance, » a-t-il fait remarquer aux membres de l’auditoire. « Permettre à des personnes de démarrer leur propre entreprise, c’est favoriser la réussite des individus et des familles. . . La sécurité et la prospérité de communautés entières en sont améliorées. »

Lors du Sommet, les diplômés enthousiastes de Seed ont déclaré que la possibilité de découvrir la Silicon Valley et sa mentalité novatrice, d’apprendre auprès de chefs d’entreprise de classe mondiale et de développer des relations à l’échelle internationale était extrêmement stimulante.

« Je considère cela comme un véritable privilège », a déclaré Abiodun. « J’ai développé de nouvelles relations auxquelles je n’aurais jamais imaginé pouvoir avoir accès. »

Nicole Amarteifio, fondatrice de An African City, maison de production cinématographique et télévisuelle basée au Ghana, l’a confirmé.

« Je suis très heureuse d’être ici », a-t-elle dit. « On peut sentir cette énergie. . . Il s’agit d’une énergie mondiale, et c’est vraiment excitant d’en faire partie. »

L’Institut Stanford pour l’innovation et le développement économique est dirigé par la Graduate School of Business et travaille dans le but d’aider les entrepreneurs basés dans les pays en développement à grandir et à développer leurs entreprises, tout en favorisant la prospérité de leurs régions. Le programme Seed Transformation est enseigné par la faculté GSB de Stanford dans ses centres d’Afrique de l’Ouest à Accra (Ghana) et d’Afrique de l’Est à Nairobi (Kenya).

Le programme Seed Transformation accepte actuellement les candidatures pour ses sessions de 2017-2018, la date limite de candidature étant fixée au 31 octobre 2016.

Les recettes économiques asiatiques au secours de la pauvreté

Il y a deux choses sûres que nous pouvons affirmer au sujet de la pauvreté mondiale. La première est que la pauvreté recule et elle est désormais plus faible que jamais auparavant dans l’histoire humaine. La seconde est que la plupart des gens ne le croient pas.

Une enquête menée par le Groupe Barna a révélé que 84% des Américains ne pensaient pas que la pauvreté mondiale ait pu diminuer. Plus des deux tiers d’entre eux, 67%, ont même déclaré qu’au contraire, ils avaient l’impression qu’elle progressait.

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Selon la Banque mondiale: « Au cours des 40 dernières années, l’espérance de vie dans les pays en développement a augmenté de 20 ans, soit à peu près l’équivalent de ce qui a été réalisé dans toute l’histoire humaine avant le milieu du 20e siècle. Au cours des 30 dernières années, l’analphabétisme des adultes dans le monde en développement a été pratiquement divisé par deux, passant de 47% à 25%. Au cours des 20 dernières années, le nombre de personnes vivant avec moins d’un dollar par jour, pour la première fois, a commencé à reculer, alors même que la population mondiale a augmenté de 1,6 milliard de personnes. Au cours de la dernière décennie, la croissance économique dans le monde en développement a dépassé celle des pays développés ».

Le plus grand progrès provient de pays tels que la Chine, l’Inde et le Vietnam. Toutes ces nations ont en effet libéralisé leur économie après des années de stagnation dans des politiques socialistes.

Examinons les résultats de la libéralisation économique au Vietnam : le revenu par habitant était de 100 $ US en 1986, lorsque les réformes ont débuté, et depuis, il a été multiplié par 21. La croissance économique au Vietnam a toujours oscillé entre 5,5% et 6,5% durant les 25 dernières années. Dans les années 90, près de 50% des Vietnamiens vivaient dans l’extrême pauvreté. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 3%. Selon la Banque mondiale, cela s’explique par « le passage du Vietnam d’une économie planifiée à une économie de marché qui a transformé le pays. Jadis classé parmi les plus pauvres du monde, il est désormais un pays à revenu moyen. Le Vietnam est aujourd’hui l’un des pays émergents les plus dynamiques d’Asie ».

Le Parti communiste n’a pas pour autant  disparu avec la libéralisation économique. En janvier dernier, le parti a choisi de nouveaux dirigeants, mais le ministre adjoint des Affaires étrangères, Le Hoai Trung, avait déclaré aux médias: «Nous allons poursuivre nos réformes économiques  parce qu’elles ont donné des résultats historiques et significatifs. Cette plus grande libéralisation est le souhait du public ». Il a alors annoncé, comme mesure prioritaire, la privatisation des entreprises publiques.

Le premier ministre chinois, Li Keqiang, a commencé l’année avec l’assurance que le régime communiste allait «continuer sur la voie de la réforme et de l’ouverture ». Il a promis davantage de politiques axées sur l’économie de marché et une réduction du poids et de l’ingérence du gouvernement dans l’économie. Ces réformes axées sur l’économie de marché ont éradiqué la pauvreté urbaine en Chine, en dépit de la migration de masse des travailleurs vers ces zones. En 1990, 61% des Chinois vivaient dans l’extrême pauvreté, mais cette année, l’estimation est de 4%. En raison du poids de la Chine, le taux mondial de l’extrême pauvreté a décliné en passant de 47% de la population dans les pays en développement en 1990 à 14% aujourd’hui.

Ce que l’expérience de ces nations anciennement socialistes nous enseigne est que la solution face à la pauvreté n’est pas forcément la redistribution comme on pourrait le penser. La meilleure voie est l’accroissement de la productivité et donc l’échange.

En comparaison, l’Afrique du Sud, qui s’est montrée timide quant aux véritables réformes économiques favorisant la liberté, a une croissance économique tout aussi timide, à seulement 1,5% en 2014, selon la Banque mondiale. Celle-ci prévoit également peu ou pas de croissance de l’économie sud-africaine cette année et met en garde contre la dégradation éventuelle de certains indicateurs économiques. La Banque mondiale note que les dysfonctionnements constants de l’entreprise publique Eskom nuisent à l’économie. La Banque mondiale indique: que  «en Afrique du Sud, la baisse marquée de la production d’électricité reflète également l’insuffisance des investissements dans le secteur de l’énergie. L’insuffisance de l’approvisionnement en électricité freine l’activité dans le secteur manufacturier, ce qui ralentit le rythme global de croissance du PIB ». L’énergie est le pilier du développement et les monopoles publics dans ces secteurs stratégiques sont bien risqués compte tenu de la gestion catastrophique d’une entreprise en situation de monopole, sous la coupe de l’Etat.

L’Afrique du Sud ferait bien d’apprendre la leçon des expériences des gouvernements communistes au Vietnam et en Chine et d’envisager la privatisation des entreprises publiques et améliorer significativement l’environnement des affaires. L’impact de telles mesures est rapide sur le développement et donc sur le recul de la pauvreté.

James Peron,  Président de l’Institut Storey Moorfield.

Les finalistes de la Fête de la science Google 2016

Google présente les projets innovants

Cette année, nous allons récompenser 25 projets innovants de dimension communautaire présentés par des étudiants du monde entier. Grâce à la science, ces projets visent à résoudre des problèmes auxquels les communautés et les systèmes de santé sont confrontés. Vous trouverez ci-dessous la présentation des finalistes de la région Moyen-Orient et Afrique. Nous précisons toutefois que les projets de tous les finalistes sont consultables sur le blog Google EDU.

À l’occasion de la Fête de la science Google, nous avons invité les jeunes les plus brillants à répondre à une question fondamentale : comment rendre le monde meilleur grâce à la science, aux mathématiques et à la technique ? Pour l’édition de cette année, nous avons reçu des milliers de réponses extrêmement intéressantes provenant de plus de 107 pays. L’annonce des lauréats aura lieu au mois de septembre, nous sommes impatients !

Mais avant cela, nous voulons récompenser les projets qui visent à résoudre des problèmes majeurs auxquels les communautés sont confrontées, comme l’approvisionnement en eau potable, la protection des populations face aux catastrophes naturelles et la lutte contre la sécheresse. Cette année, nous allons décerner non pas un mais cinq Prix de l’impact communautaire : soit un pour chaque projet classé en première position ayant pour objet un problème majeur lié à la gestion des ressources en Amérique du Nord, en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Afrique, en Asie et dans les îles du Pacifique et en Europe.

Rejoignez Google et ses partenaires — LEGO Education, Scientific American, National Geographic et Virgin Galactic — pour mettre à l’honneur les 25 finalistes mondiaux du Prix de l’impact communautaire que nous vous présentons ci-dessous :

Rolin (15 ans) est camerounais. Ce passionné de science veut moderniser sa communauté située en milieu rural à 20 km de la capitale Yaoundé. Dans les localités rurales comme celle de Zamengoe où il va à l’école, Rolin désespère de voir que tant de gens sont obligés de parcourir des kilomètres à pied rien que pour recharger leur téléphone portable. Pire encore, de nombreux habitants n’ont d’autre solution que des lampes à huile dangereuses et onéreuses pour s’éclairer le soir. En cherchant une solution pour que sa communauté bénéficie d’une alimentation électrique constante sans se ruiner ou provoquer des incendies, il a conçu des kits solaires portables simples à réaliser et bon marché. Il a même formé les habitants de son village à fabriquer leurs propres kits, ce qui leur permet de bénéficier d’une alimentation électrique de base ! Rolin est convaincu que grâce à sa nouvelle invention, il pourra permettre à un plus grand nombre de communautés camerounaises de bénéficier de l’énergie en toute sécurité, pour une meilleure qualité de vie.

Mphatso-google-scienceÀ Lusaka, en Zambie, l’engagement familial dans la vie politique locale a suscité chez Mphatso (18 ans) la volonté de réduire la pauvreté qui touche sa communauté. À l’heure où l’Afrique australe peine à se remettre de la pire sécheresse que cette région a connu depuis plusieurs décennies, les agriculteurs voient leurs récoltes détruites par les changements climatiques provoqués par El Nino, ce qui signifie la famine pour des millions d’habitants. En l’absence de récoltes, les agriculteurs sont dans l’incapacité de dégager un revenu. Il leur est donc de plus en plus difficile d’acheter les produits dont ils ont besoin pour fertiliser leurs terres et faire vivre leurs familles.

Afin d’aider les paysans de sa région à trouver des solutions abordables pour se procurer des pesticides et des engrais, Mphatso a cherché d’autres moyens pour fabriquer les produits dont les agriculteurs ont besoin. Pour cela, il a mis au point une station de production simple et mobile qui fonctionne à l’aide de produits de base utilisés pour la cuisine comme le charbon ou des feuilles de plantes locales que l’on trouve sur le sol. Mphatso estime que les procédés qu’il a mis au point pourraient permettre aux agriculteurs d’économiser des centaines de livres sterling, de l’ordre de 50 % sur les engrais et de 80 % sur les pesticides pour produire mieux et obtenir des récoltes plus abondantes.

Kiara (16 ans) habite à Johannesburg, en Afrique du Sud, pays qui, comme ses voisins, souffre de la pire sécheresse que la région a connu depuis plus de 20 ans. Pour Kiara, la solution permettant de répondre aux besoins en eau à long terme réside dans un matériau à base de polymères capable de contenir des centaines de fois son poids d’eau lorsqu’il est stocké dans la terre. En règle générale, ces matériaux sont réalisés à partir de composants artificiels et comportent des produits chimiques dangereux qui présentent le double inconvénient d’être non biodégradables et inabordables pour les agriculteurs locaux. Kiara a trouvé simplement dans la peau d’orange une matière première idéale et bon marché.

En l’associant à l’avocat, elle est parvenue à transformer ces produits en polymères servant au stockage de l’eau en terre. Kiara espère que cette matière première à bas coût permettra de réduire le volume de déchets de l’industrie des jus de fruit tout en aidant les agriculteurs de la région à économiser de l’argent en préservant leurs récoltes.

Himanshi (17 ans) et Richa (17 ans) du duo scientifique « Higgs Bosons » habitent à Nairobi, au Kenya. Ces deux jeunes filles savent que tout comme Nairobi, une bonne partie de l’Afrique dépend pour son alimentation en électricité de la production hydraulique qui n’est pas fiable. Les énergies alternatives sont onéreuses et difficilement accessibles, ce qui se traduit par une qualité de vie et un système de santé de moindre qualité pour de nombreux Africains. Engagées dans un projet de recherche rigoureux en vue d’apporter des réponses scientifiques aux problèmes de la vie quotidiennes, les étudiantes ont mis au point une nouvelle méthode pour produire de l’électricité à partir d’un dispositif de production d’électricité de pointe sur le modèle du périscope.

Version revisitée de l’énergie solaire et vapeur, ce système dirige la chaleur du soleil vers une lentille convexe, ce qui permet d’intensifier l’énergie collectée pour la transformer en vapeur stockée dans un réservoir situé à proximité. Selon Higgs Bosons cette solution abordable et facile à monter pourrait résoudre les problèmes d’accès à l’électricité des communautés dans l’ensemble du continent africain.

Branchez-vous sur le site internet Google Science Fair le 18 juillet pour découvrir quels seront les 5 scientifiques à remporter un regional Community Impact Award ! Grâce au soutien généreux de nos partenaires, les gagnants auront droit à un tuteur et une aide financière pour les encourager dans leur éducation ainsi que dans leurs passionnants projets.

Pour garder un œil sur la compétition, rendez-vous sur le site Google Science Fair, et suivez nous sur Google+ et Twitter.

Algérie : un besoin crucial de liberté économique

President Abdelaziz bouteflika, le président de l'Algérie
President Abdelaziz bouteflika, le président de l'Algérie

La chute des prix du pétrole et du gaz a porté un coup sévère à l’économie algérienne fragilisée par le manque de diversification de son économie

Pour diversifier, il y a besoin de liberté d’entreprendre et d’échanger. Si l’économie algérienne manque de diversification, c’est parce qu’elle manque de liberté économique.

Pourtant la liberté économique y est garantie par la Constitution mais ça reste une « liberté de façade » réservée à la nomenklatura. A l’origine de cette situation, une fausse libéralisation dans les années 1988 après l’échec du régime socialiste. A l’issue de cette « ouverture », l’Etat s’était désengagé de l’importation totale ou partielle de nombreux produits de première nécessité sur lesquels il protégeait des monopoles (céréales, café, sucre, matières grasses, matériaux de construction, etc.). Cette décision a été illusoire car le contexte ne permettait pas l’émergence d’une véritable concurrence. Ainsi cette ouverture n’a profité que quelques oligarques, militaires et amis du pouvoir qui se sont partagés les secteurs d’importation entre eux, au détriment de la liberté réelle du commerce et de la concurrence. En d’autres termes, ils ont remplacé des monopoles publics par des monopoles privés.

Le mauvais classement de l’Algérie en terme de liberté économique (indice publié par Wall Street Journal et l’Heritage Foundation) illustre bien cet état de fait. En effet, l’économie algérienne a enregistré la septième plus grande régression dans l’indice de liberté économique en 2015. Elle a été déclassée de onze rangs et occupe désormais la 157ème position sur un total de 178 pays. Cette dégringolade n’est plus une surprise quand on prend conscience de l’hostilité de certaines lois et réglementations à la liberté d’investissement et du commerce et, in fine, à la diversification.

Ainsi, le Conseil national des investissements (CNI) limite le seuil des investissements à 15 millions d’euros, ce qui est complètement aberrant compte tenu du déficit d’investissement dans le pays et son besoin de diversification des activités hors hydrocarbures.

Cette institution, chapeautée par le premier ministre, veille également à l’application des modalités d’investissements initiés par les étrangers. Ces investissements doivent être réalisés obligatoirement en partenariat avec un ou plusieurs investisseurs nationaux résidents, publics ou privés (51% du capital de la société créée doivent être détenus par la partie algérienne et 49 % par la partie étrangère). Considérée comme un frein important au développement des investissements étrangers en Algérie, cette règle n’a pas été éliminée du nouveau code des investissements (adopté en juillet 2016 par la chambre haute et dont le contenu devrait entrer en vigueur d’ici la fin de l’année). Ainsi, le nouveau code des investissements dont le projet était annoncé à grande pompe, ne devrait avoir aucun impact positif sur l’environnement des affaires. Pas de bol d’oxygène pour l’économie algérienne essoufflée.

En plus de la règle 51/49, un autre obstacle à la liberté d’entreprendre demeure dans le nouveau code, celui du droit de préemption de l’Etat. Ce droit permet à l’État de s’opposer à une transaction en se positionnant prioritairement sur le rachat. Cela permet d’écarter des investisseurs que le pays ne souhaite  pas accueillir. Ces mesures anéantissent le flux d’investissements étrangers, déjà affectés par le durcissement de la réglementation algérienne des changes, et porte également atteinte au respect du droit de propriété, condition de toute diversification.

Notons que le commerce extérieur en Algérie est dominé par un fort taux d’importation (de l’ordre de 60-75%) alors même que le pays défend tellement sa souveraineté. C’est d’ailleurs pour  freiner les importations et booster les exportations que la politique monétaire en Algérie a toujours favorisé la dévaluation du Dinar. Cette politique inflationniste a été contreproductive, car non seulement elle n’a fait que renchérir la facture des importations, mais n’a pas stimulé le taux d’exportation hors hydrocarbures qui n’a jamais dépassé les 2 à 5 % depuis plusieurs décennies ! De plus, « le flottement dirigé » ne permet pas de mettre en exergue l’état réel de l’économie du pays. La dévaluation du Dinar algérien a provoqué un déséquilibre financier difficile à soutenir pour un investisseur, notamment les importateurs de matières premières et de produits stratégiques. Il faut rajouter à ce risque les tracas imposés aux investisseurs par les restrictions sur les changes. Enfin, rappelons que l’inflation a érodé, entre autres, la valeur des investissements, du patrimoine et de l’épargne, ce qui freine grandement les investissements productifs à long terme, puisqu’elle s’apparente à une expropriation déguisée.

Plus grave, si l’ancien « grenier de l’Afrique » n’arrive plus à satisfaire ses besoins, c’est parce que le secteur agricole est miné par l’insécurité juridique relative au foncier rural. La législation et les formalités sont complexes et il faut rajouter à cela la lenteur bureaucratique dans la délivrance des actes de propriété ainsi que leur coût élevé. Cela décourage l’investissement car les agriculteurs ne peuvent valoriser leurs titres fonciers pour accéder au crédit bancaire nécessaire pour financer la modernisation de leurs exploitations. Les industriels quant à ceux souffrent de la rareté et la cherté des terres. De nombreux industriels sont dans l’attente de la délivrance d’un titre leur permettant de sécuriser leurs investissements.

Avec la chute des cours des hydrocarbures plongeant l’économie en crise, les autorités algériennes ne peuvent plus se contenter de faire semblant. Désormais, elles doivent s’atteler à mettre en place une véritable ouverture de l’économie en changeant radicalement  les règles du jeu économique vers une plus grande liberté économique. Pour cela il faut : renforcer la liberté de choix des ménages et des entreprises en limitant l’ingérence de l’Etat ; réhabiliter l’Etat de droit pour sécuriser les investissements privés locaux et étrangers ; et enfin consolider la liberté de concurrence en supprimant les obstacles au commerce internationale et aux IDE de même qu’en assouplissant les réglementations des affaires et des marchés pour garantir l’égalité des chances économiques. C’est seulement à ce prix que l’Algérie pourra diversifier son économie pour répondre à la baisse des prix du pétrole.

Lahouari BOUHASSOUNE, journaliste algérien.

Appel à projets Digital Lab

Un tremplin pour les talents africains du multimédia
Date limite pour soumettre un projet : 31 août 2016

Disponible sur www.digilabafrica.com, l’appel à projets Digital Lab Africa s’adresse à toutes personnes d’Afrique sub-saharienne, professionnels ou non (artistes, producteurs, créateurs, start-ups, étudiants) ayant un projet innovant dans 4 catégories de production multimédia: web création/transmédia, réalité virtuelle, jeu vidéo (Serious Game) et musique en ligne.  La date limite de dépôt des dossiers est le 31 août 2016. L’opération est organisée par l’Institut Français d’Afrique du Sud en partenariat avec le DISCOP AFRICA, TRACE et une série de partenaires français et locaux.

L’objectif du Digital Lab Africa est d’offrir un tremplin aux créateurs de productions multimédia sur le continent en permettant à leurs projets de voir le jour, avec l’appui de partenaires français référents (studios, sociétés de production, distributeurs, diffuseurs) comme ARTE (web création), OKIO-Studio (réalité virtuelle), CCCP (jeu vidéo) et 1D Touch/ Believe Digital (musique en ligne).

« Mettre le savoir-faire français au service des talents africains, c’est le but du Digital Lab Africa » souligne Frédéric Chambon, attaché audiovisuel régional de l’Ambassade de France en Afrique du Sud, qui pilote l’opération et explique : « Le DLA est une plateforme pour les contenus africains de demain. En Afrique comme ailleurs, l’heure est à la convergence numérique. La télévision, la musique, le jeu vidéo se consomment de plus en plus Internet et le téléphone mobile. »

Du 2 au 4 novembre, les candidats sélectionnés participeront à une  compétition de pitch au DISCOP  AFRICA Johannesburg. A la clé, pour les 4 projets vainqueurs (un par catégorie), un prix en numéraire de 3 000 euros mais surtout un ticket incubation Digital Lab Africa pour accompagner le développement des projets sur l’année 2017.

L’incubation des projets gagnants comprendra le parrainage et le soutien de partenaires français référents pour chacune des catégories (voir liste des partenaires ci-dessous). Elle prendra aussi la forme d’un temps de résidence en France au sein de clusters numériques et la participation à des événements multimédia de référence. L’objectif est d’aboutir à des productions et créations multimédia finalisées représentant le meilleur de la créativité africaine.

Le Digital Lab Africa est une initiative de l’Ambassade de France et de l’Institut Français d’Afrique du Sud, qui s’inscrit dans le cadre de leur soutien aux industries culturelles et créatives. L’opération est lancée avec le DISCOP AFRICA et TRACE, en lien avec un ensemble d’autres partenaires.

«  Le rôle du DISCOP AFRICA est de soutenir la forte croissance du marché audiovisuel africain mais aussi de s’intéresser aux producteurs et aux contenus de demain à l’ère numérique. C’est pour cette raison que nous soutenons des initiatives qui y sont dédiées comme le Digital Lab Africa », souligne Patrick Jucaud-Zuchowicki, l’organisateur du DISCOP AFRICA.

« TRACE est depuis toujours le partenaire de la jeunesse et de la créativité en Afrique. Le partenariat avec le Digital Lab Africa est pour nous une occasion supplémentaire de soutenir les talents du continent et de contribuer à leur réussite », explique Olivier Laouchez, PDG de TRACE.

Outre le DISCOP AFRICA et TRACE, le Digital Lab Africa s’appuie sur les partenaires suivants:

Studios, sociétés de production, distributeurs/diffuseurs multimédia, pour l’appui au développement des projets: Arte (catégorie transmédia), Lagardère studios (catégorie web création), Okio-Studio (catégorie réalité virtuelle), CCCP studio (catégorie Serious Game), 1D Touch, Believe Digital (catégorie musique en ligne).

Clusters numériques/pôles image, résidences et labs pour l’incubation des projets: Pictanovo, Cap Digital

Evénements multimédia de référence, pour présentation des projets dans une optique de networking,  recherche de partenaires et de financements complémentaires : Paris Games Week /Game connection, Virtuality, Futur en Seine, Forum Blanc

Partenaires locaux, clusters et association professionnelles, comme relais de l’opération et point d’appui pour l’incubation des projets : Make Games SA/Interactive Entertainment South Africa, Virtual Reality SA, French Tech Hub du Cap, Tshimologong precinct

La première étude 100% M-Commerce en Afrique

Des chiffres impressionnant sur cette étude du m-commerce en Afrique

Dans une initiative sans précédent en Côte d’Ivoire par un acteur e-commerce, cette étude s’appuiera tout au long non pas sur un échantillon mais sur nos chiffres exacts extraits de nos outils d’analyse, sur une durée d’un an du 1er juin 2015 au 31 mai 2016.

L’évolution et la croissance du e-commerce depuis quelques années, et la forte augmentation du taux de pénétration mobile en Côte d’Ivoire poussent à croire que le M-commerce continuera de croître de manière exponentielle. Une progression d’ores et déjà attestée dans le cas de Jumia Market.

L’étude dévoile comment en un an, les tendances ont changé permettant au mobile de devenir un canal de vente et de visites important sur Jumia Market.

Parmi les informations clés présentes dans ce rapport:

  • Le mobile enregistre une progression remarquable en 2016
  • Bien que le site mobile soit une source du trafic importante, c’est l’Appli qui convertit le mieux
  • 680% de téléchargements d’applications mobiles en un an
  • Environ 16000 personnes par jour se connectent sur Jumia Market via mobile
  • Si le profil du M-consommateur est similaire à l’e-consommateur, son comportement diffère

 

Vidéos Free Market : pour inspirer l’Afrique

Pour changer le monde, les idées comptent

Et qui pourrait mieux exposer celles d’une société libre que certains des penseurs et militants les plus dynamiques et influents du mouvement pour la liberté?

L’Institut économique de Montréal (IEDM), un groupe de réflexion canadien, est à l’origine de la série Free Markets, produite en collaboration avec The World Show, une émission que diffusent en réseau les stations affiliées de PBS partout en Amérique du Nord.

Lors de sa saison initiale, la série a présenté des entrevues de fond avec des invités aussi éminents que Steve Forbes, Tom Palmer (dont les derniers ouvrages ont été traduits en français par Libréchange), Richard Epstein, Lawrence Reed et Michael Walker.

Depuis peu la série revient pour une deuxième saison avec quatre tout nouveaux épisodes proposés surle site www.freemarketseries.com, qui héberge également les épisodes de la saison 1. Cette fois, les quatre invités sont Kris Mauren, directeur général de l’Institut Acton, Charles Murray, fellow à l’American Enterprise Institute, Randy Barnett, professeur en théorie du droit à l’Université Georgetown, et LuisHenrique Ball, éditeur du PanAm Post. Ces vidéos originales sont réellement passionnantes.

freemarketsseries

Les lecteurs seront particulièrement touchés par l’exposé de Kris Mauren. Durant sonent revue, ce dernier traite notamment de sa participation à la fondation de l’Institut Acton en 1990, au moment il devenait indéniable que le rejet de l’économie de marché était une erreur, compte tenu de la chute du mur de Berlin et de l’effondrement du système communiste. La mission de l’Institut Acton est de promouvoir une société libre et vertueuse marquée par la liberté individuelle et nourrie par des principes religieux. L’an dernier, il a remporté le prestigieux prix Templeton pour la liberté que lui a décerné l’AtlasNetwork pour son film Poverty, Inc., un long métrage documentaire très critique sur « l’industrie de la pauvreté » : les milliards de dollars d’aide distribués partout dans le monde au fil des ans n’ont pas aidé les pauvres, quelle que soit la noblesse des intentions en ce sens. Le documentaire démontre comment pour sortir les pays de la pauvreté, ce sont l’état de droit, la propriété privée et les opportunités d’entrepreneuriat qui comptent.

L’entrevue avec Charles Murray, auteur controversé des livres Losing Ground et The Bell Curve (celui-ci en collaboration avec Richard J. Herrnstein), est axée sur une discussion de son plus récent ouvrage, By the People: Rebuilding Liberty Without Permission. D’après Murray, nos gouvernements parviennent à microgérer impunément nos vies avec des piles de règlementations supposément conçues pour nous préserver de dangers divers, mais pour la seule raison que nous nous plions volontairement et massivement à cette réglementation. Selon lui, nous avons peu de chances de repousser cet empiétement réglementaire par le truchement du système lui-même.

Il faudrait plutôt des moyens de défense juridique pour contester des règlements inutiles et excessifs. Ceci imposerait des coûts à la bureaucratie, et les gouvernements seraient forcés de penser un tant soit peu aux types de règlements qui valent vraiment la peine d’être appliqués. Si l’interview traite essentiellement des États-Unis, les idées présentées résonneront sans nul doute pour beaucoup en Afrique.

La première partie de l’entrevue avec Randy Barnett porte sur son expérience devant la Cour suprême lors des grands débats sur l’usage de la marijuana thérapeutique et sur la Loi sur les soins de santé abordables (Obamacare). Ensuite le professeur de droit expose la manière dont les services liés à l’organisation judiciaire peuvent être fournis en régime de concurrence. L’arbitrage privé, par exemple, est moins dispendieux et plus efficace que l’appareil judiciaire public.

Même s’il ne pense pas que les États-Unis adopteront dans un proche avenir un système juridique pleinement polycentrique, expliquer les vertus d’un tel système permet d’atténuer les craintes que susciterait un mouvement tendant généralement vers une plus grande liberté. La restauration de la Constitution américaine qu’il espère certainement voir avant longtemps, serait un bon point de départ. Les réflexions de Barnett devraient susciter l’intérêt des intellectuels en Afrique, très souvent le système judiciaire public est critiqué pour ses carences.

Enfin, on présentera aussi Luis Henrique Ball, l’homme d’affaires prospère qui a lancé le PanAm Post en 2013 pour diffuser des nouvelles et analyses dans l’ensemble du continent américain. Son entrevue porte avant tout sur la façon dont une absence presque totale de liberté a ravagé Cuba et son pays d’origine, le Venezuela, deux pays autrefois riches. Cuba, nous rappelle-t-il, a déjà été le premier exportateur de sucre au monde mais le pays doit aujourd’hui importer le sucre dont il a besoin pour fabriquer le peu de rhum qu’il produit encore. La Havane d’Hemingway et de Fred Astaire n’existe plus et Cuba est l’un des pays les plus pauvres de la Terre. Cuba s’ouvre peut-être aux voyageurs américains mais, comme l’affirme Ball, les vacanciers seront stupéfaits quand ils s’apercevront que les cabarets et boutiques ils sont accueillis sont réservés aux touristes tandis que la vaste majorité des Cubains vivent dans la misère et le pays demeure aussi despotique que la Corée du Nord.

Quant au Venezuela, lui aussi est en triste état. Quand il dirigeait un organisme commercial là-bas, Ball alutté contre la confiscation de biens sans indemnisation, une mesure injuste parmi d’autres, allant jusqu’à organiser une grève nationale pour protester contre les politiques du régime Chavez. Ceci a fini par l’opposer au régime et il a quitté le Venezuela après avoir été faussement accusé de rébellion civile et de trahison.

L’IEDM a fait œuvre utile en présentant les idées de liberté, telles que les ont embrassées ces éminents penseurs et hommes d’action, à un large auditoire de PBS au Canada et aux États-Unis et, ensuite, à toute la communauté des internautes par le biais du site Web Free Markets Series. Des porte-paroles comme ceux-ci offrent la meilleure justification qui soit des libertés économiques et civiles et donnent à ces dernières les meilleures chances possibles de se propager.

Appel à projet Lab Africa

L’appel à projets Digital Lab Africa est ouvert à toutes personnes, professionnels ou non, du secteur de la création de contenus multimédia : artistes, producteurs, créateurs indépendants, start-ups, PME, collectifs, étudiants ou entrepreneurs, basés en Afrique Sub-Saharienne ou ayant la nationalité d’un pays de cette zone.

Il cible des projets en développement, en recherche de partenaires et de financements, des projets innovants du point de vue de la forme, de la narration, du contenu ou des technologies déployées.

L’objectif du Digital Lab Africa est d’offrir un tremplin aux créateurs des productions multimédia de demain. La plateforme permettra à des projets innovants de création multimédia de voir le jour avec l’appui  de partenaires français référents comme ARTE,  les studios Okio et CCCP ou Believe Digital. Mettre le meilleur de la French Touch au service des talents du continent, c’est l’objectif  du Digital Lab Africa !

Quatre catégories de productions multimédia sont concernées  par l’appel à projets Digital Lab Africa :

  • Webcréation / transmédia
  • Réalité virtuelle
  • Jeux Vidéo (Serious Game)
  • Musique en ligne

Les candidats doivent soumettre leur projet au plus tard le 31 août 2016.

Les projets seront ensuite évalués par le comité de sélection DLA sur des critères de qualité artistique / technique, d’innovation technologique / créative et de faisabilité / potentiel économique. Les projets sélectionnés (3 projets par catégorie maximum) seront annoncés le 30 septembre 2016.

Du 2 au 4 novembre 2016, à l’occasion du DISCOP Africa Johannesburg, le marché de référence des contenus audiovisuels en Afrique, les  porteurs de projets sélectionnés participeront à une compétition de pitch (courte présentation de chacun des projets et Q&A). Les pitchs s’effectueront devant un jury constitué de partenaires français et locaux du DLA et devant les professionnels de l’industrie présents au DISCOP, en quête de nouveaux contenus innovants.

Les accréditations au DISCOP Africa Johannesburg seront prises en charge par les organisateurs (2 par projet maximum). Le transport et l’hébergement restent à la charge des participants.

A l’issue des sessions de pitch, le jury Digital Lab Africa désignera le projet vainqueur pour chacune des 4 catégories. Les gagnants remporteront :

  • un prix en numéraire d’une valeur de 3 000 euros
  • un ticket incubation Digital Lab Africa pour accompagner la phase de développement de leur projet, entre janvier et octobre 2017

Le ticket incubation DLA comprend :

– un parrainage et un accompagnement dans le développement des projets par des partenaires français référents pour chacune des catégories (studios, sociétés de production, diffuseurs/distributeurs)

– un temps de résidence en France au sein de l’entreprise partenaire et/ou d’un cluster numérique

– la participation à des événements multimédia de référence en France


A PROPOS DU DIGITAL LAB AFRICA

Offrir un tremplin pour l’innovation et la créativité africaines dans le domaine du multimédia : c’est l’objectif de l’opération Digital Lab Africa,  lancée par l’Ambassade de France et l’Institut d’Afrique du Sud en partenariat avec le DISCOP Africa, TRACE et des entreprises françaises leaders du secteur.

L’opération porte sur 4 secteurs particulièrement dynamiques et innovants de la production multimédia : transmédia/webcréation, réalité virtuelle, jeu vidéo (Serious Game) et musique en ligne.

Le Digital Lab Africa sera l’une des nouveautés et l’un des temps forts du DISCOP Africa Johannesburg 2016. En plus de la compétition de pitch Digital Lab Africa, des ateliers et des présentations sur la thématique du multimédia rythmeront les 3 journées de programme du Lab dans un espace dédié au sein du DISCOPRO. L’espace Digital Lab Africa présentera le meilleur de la production africaine et française dans le domaine du multimédia, avec un dispositif multi-écrans et un « corner » de réalité virtuelle.

Les projets gagnants de la compétition de pitch (1 par catégorie) seront annoncés à l’issue des 3 journées de programme. Les lauréats bénéficieront d’un prix en numéraire de 3000 euros et surtout d’une phase d’incubation pour accompagner le développement de leur projet en 2017.

L’objectif du Digital Lab Africa est d’aboutir à l’issue de la période d’incubation à des productions et contenus multimédia finalisés, pour chacune des 4 catégories, combinant le meilleur de la créativité africaine et le savoir-faire français.

ORGANISATEURS & PARTENAIRES

Le Digital Lab Africa est une initiative de l’Ambassade de France et de l’Institut Français d’Afrique du Sud, qui s’inscrit dans le cadre de leurs actions et leur soutien aux industries culturelles et créatives. L’opération est lancée en partenariat avec le DISCOP Africa et TRACE, en lien avec un ensemble de partenaires français et locaux.

Côté français, 3 types de partenaires seront impliqués dans l’incubation des projets gagnants :

  • Studios, sociétés de production, distributeurs/diffuseurs multimédia, pour le parrainage et l’appui au développement des projets à distance et en France :

Lagardère Studios (catégorie web création), Arte – web (catégorie Transmédia), Okio Studio (catégorie Réalité virtuelle), CCCP studio (catégorie Serious Game), 1D Touch, Believe Digital Studios (catégorie musique en ligne).

  • Clusters numériques/pôles image, résidences et labs pour l’incubation des projets :

Gaité Lyrique/Creatis, Pictanovo, Cap Digital…

< SOUMETTRE UN PROJET >

La plateforme Digital Lab Africa porte sur 4 catégories de productions et créations multimédia :

WEB CREATION / TRANSMEDIA

Les catégories web création et transmédia sont dédiées aux nouvelles formes d’écriture et de création audiovisuelles. Elles concernent la nouvelle génération de producteurs et de contenus audiovisuels qui combinent plusieurs médias et qui sont principalement destinés aux écrans connectés (smartphone, tablette, ordinateur).

Web création : cette catégorie concerne les projets de création audiovisuelle développée pour être regardée via Internet de manière non linéaire sur des écrans connectés (smartphone, tablette, ordinateur).  Elle est ouverte à tout concept novateur, quel que soit le genre ou le type de contenu : fictions, documentaires, animations, émissions (consommation, politique, culinaire, environnement, culture), réalité scriptée (série-réalité), comédie, programmes éducatifs, informations & reportages, sport, variété, jeux, talkshows & débats. Seront considérés en priorité les concepts susceptibles de rencontrer, d’interagir et de fidéliser leur public, déclinables en « épisodes » ou sous forme de chaînes thématiques. Les concepts de productions unitaires sont exclus de cette catégorie.

Transmédia : tout(e) production/contenu qui combine l’utilisation de plusieurs médias (TV, internet, téléphone mobile, radio, jeu vidéo, réseaux sociaux etc.) pour proposer une expérience narrative transmédia, pouvant inclure une dimension interactive et participative. Ce projet peut consister à créer l’univers transmédia d’une œuvre originale de télévision ou de cinéma, quel que soit son genre (documentaire, série, animation, etc.) ou il peut s’agir d’une création transmédia conçue  directement pour les écrans connectés.

Exemples : projet de web documentaire ou de web série avec un dispositif participatif et interactif (implication du public via notamment une application ou des chats, réseaux sociaux, jeu vidéo…)

REALITE VIRTUELLE

La catégorie réalité virtuelle est ouverte à toute production de contenu qui propose une expérience immersive au public, sur tout type de support (ordinateur, tablette, smartphone, casque de réalité virtuelle), en utilisant les technologies de la réalité virtuelle, la vidéo 360° et les interactions 3D.

Exemples : un reportage journalistique, une fiction, un clip musical, une visite de musée, un jeu vidéo…

JEUX VIDEO (Serious Game)

La catégorie jeu vidéo est ouverte à tout prototype/concept de Serious Game, jeu vidéo à visée utilitaire : jeux ludo-éducatifs, jeux d’entraînement et de simulation, jeux informatifs, jeux engagésjeux publicitaires, pour application mobile ou pour tout écran connecté (ordinateur, smartphone, TV, tablette…).

Exemples : un News Game sur un sujet d’actualité, un jeu engagé pour sensibiliser à une cause (santé, éducation, environnement…), un jeu publicitaire pour promouvoir un film/un événement, un jeu éducatif pour apprendre une langue…

MUSIQUE EN LIGNE

La catégorie musique en ligne est ouverte à tout projet qui propose une expérience utilisateur de musique en ligne innovante et enrichie avec des services, des solutions et des contenus multimédias, autour d’un ou de plusieurs artistes africains, de genres musicaux ou de territoires en Afrique (ex : rap sénégalais ou rumba congolaise). Le projet doit être destiné à des plateformes de vidéo ou de musique en ligne sur Internet ou téléphone mobile.

Exemple : création d’une application proposant un univers multimédia et une communauté interactive autour d’un artiste

Les projets doivent être déposés en français ou en anglais. Ils doivent viser une audience internationale. Il doit s’agir de projets en développement, en recherche de partenaires et de financements.  Les projets doivent être innovants sur la forme, la narration, le contenu ou les technologies déployées.

Les documents suivants doivent être envoyés en français ou en anglais :

  • le formulaire d’inscription complété (page 5) comprenant une présentation du projet (300 mots maximum)
  • un dossier de présentation du projet (5 à 8 pages max) : éléments graphiques/visuels, solutions/outils technologiques, scénario, public visé, budget prévisionnel, plan de financement, calendrier de production.
  • une version bêta/préversion, une vidéo, un pilote ou une démo du projet si disponible
  • une biographie du porteur du projet/descriptif de l’entreprise ou du collectif (300 mots max)
  • une photo .jpeg du candidat qui soumet le projet

Les éléments doivent être adressés par email à l’adresse suivante : digilabafrica@gmail.com
La date limite de réception des projets est le 31 août 2016

< CALENDRIER >

Appel à projets (juin – août 2016)

1er Juin – 31 août : appel à projets

Septembre : sélection des projets par le Comité de pilotage Digital Lab Africa

30 septembre : annonce des projets sélectionnés pour la compétition de pitch au DISCOP Johannesburg

Compétition de pitch au DISCOP Africa Johannesburg (2 – 4 novembre 2016)

Programme de 3 jours sur l’espace Digital Lab Africa

2 nov: Compétition de pitch pour chacune des catégories

3 nov : Ateliers et présentations thématiques en lien avec les catégories de l’appel

4 nov : annonce des projets gagnants (1 par catégorie) et cérémonie de remise des prix

Incubation des projets (2017)

La phase d’incubation se déroulera sur une période de 3 à 6 mois entre janvier et octobre 2017. Elle sera adaptée aux besoins spécifiques des projets et comprendra un temps de résidence en France d’une durée variable selon les projets, dans la limite d’un mois maximum. Les projets finalisés seront présentés lors du DISCOP Johannesburg 2017.

L’Afrique est un des contributeurs de croissance clés pour Orange

Orange Afrique
Orange Afrique

Orange est un moteur de la transformation numérique en Afrique et au Moyen-Orient grâce à ses innovations dans les domaines des compteurs intelligents, de l’énergie solaire, du NFC et de l’expérience client

À l’occasion de son quatrième point presse annuel sur la stratégie et l’activité d’Orange (Orange.com) en Afrique et au Moyen Orient, Ramon Fernandez, Directeur Général Délégué en charge des finances et de la stratégie du Groupe, Bruno Mettling, Président-Directeur Général d’Orange Afrique et Moyen-Orient, (MEA), et Jean-Marc Vignolles, Directeur des opérations d’Orange MEA, ont présenté leur vision et leurs priorités, tout en identifiant un certain nombre de nouveaux secteurs et d’activités dans lesquels Orange pourrait jouer un rôle fondamental pour participer à la transformation numérique de cette zone.

Bruno Mettling, Président-Directeur Général d’Orange MEA, a déclaré : « L’Afrique et le Moyen-Orient sont des contributeurs de croissance clés pour Orange. Nous sommes actuellement présents dans 21 pays de cette zone et plus d’un Africain sur dix est un client Orange. Nous avons prévu d’investir sur le long terme dans cette zone et nous comptons bien continuer d’y jouer un rôle majeur dans la transformation numérique, que ce soit en fournissant une infrastructure et un accès à des services de communication ou en développant de nouveaux modèles participant à la croissance de la région. »

Orange Money – 19 millions de clients et 1 milliard d’euros de transactions dans un seul mois

Orange Money participe à l’ambition du groupe de se diversifier stratégiquement autour de services mobiles financiers. Avec plus de 19 millions de clients (+36 % sur un an), Orange Money est un succès : en juin 2016, le service a pour la première fois dépassé le milliard d’euros de transactions. Orange Money a enregistré une croissance de près de 50 % en termes de chiffre d’affaires entre le premier semestre 2015 et le premier semestre 2016.

Les smartphones Orange facilitent l’utilisation de données et le roaming

Orange lance un nouveau smartphone 4G, le Orange Rise 51

En février 2016, Orange et Google s’étaient associés pour lancer le Orange Rise 31, un nouveau smartphone fonctionnant sous Android et proposé avec un forfait de données à un prix abordable, disponible dans 10 pays de la zone MEA.

Le tout nouveau Orange Rise 51 fonctionne avec la dernière version Android N de Google. Il s’agit d’un smartphone 4G proposé avec des applications Orange et des services populaires de Google, comme Youtube et Google Search. Le Orange Rise 51 sera d’abord lancé en Côte d’Ivoire à la prochaine rentrée scolaire.

Orange Rise 51 – détails techniques : 4G ; écran 5 pouces ; quad core ; 1Gb:8Gb de mémoire ; voix HD ; appareil photo : 5 millions de pixels à l’arrière et 2 millions de pixels à l’avant.

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Orange lance une nouvelle offre de service de roaming en MEA

Orange Travel Pass est la nouvelle offre de services d’Orange pour ses clients qui voyagent dans la zone MEA et à destination de certains pays européens. L’inclusion du roaming dans le forfait est une nouveauté en Afrique et au Moyen-Orient. L’offre Orange Travel Pass est conçue pour permettre aux clients de contrôler leur budget à l’étranger grâce à des forfaits voix, SMS et données. L’offre vient d’être lancée dans quatre pays. Elle permettra aux clients Orange d’accéder au roaming dans les pays Orange de la zone MEA [1] et en France. Elle continuera d’être déployée jusqu’à la fin de l’été pour atteindre un total de 10 pays et sera proposée dans la majorité des pays Orange d’ici la fin de l’année.

Énergie – un nouveau secteur de croissance et d’innovation

Nous sommes actuellement présents dans 21 pays de cette zone et plus d’un Africain sur dix est un client Orange

Le programme d’électrification rurale d’Orange constitue le premier test d’énergie solaire domestique permettant aux clients de générer de l’électricité dans les zones rurales d’Afrique

90 % de la population rurale vivant en Afrique sub-saharienne n’a pas accès à l’électricité. Orange lance donc un programme d’électrification rurale proposant une solution à prix abordable (que ce soit pour les clients individuels ou les collectivités) qui aide les populations à générer leur propre électricité dans les endroits qui ne sont pas couverts par le réseau. Ce programme sera dans un premier temps testé en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Cameroun, à partir de novembre 2016. Orange fournira des kits solaires individuels ou des mini-réseaux électriques aux communautés rurales, afin qu’elles puissent exploiter l’énergie solaire pour générer de l’électricité. Cette première expérience pilote durera 6 mois et l’équipement sera entièrement subventionné par Orange. Les clients pourront payer ce service via Orange Money.

Orange teste ses premiers compteurs électriques intelligents en Tunisie

En septembre 2016, en partenariat avec la STEG (Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz), Orange lancera le premier test pilote de compteurs intelligents en Tunisie. Cette expérience pilote s’étendra sur six mois avec dans un premier temps 100 compteurs intelligents installés dans des habitations tunisiennes, puis ce nombre devrait s’élever à près de 4 millions de compteurs une fois que la solution sera commercialisée. Orange propose ses « compteurs intelligents à la demande » en installant une infrastructure dédiée afin de connecter et de gérer, de manière fiable et sécurisée, des millions de compteurs intelligents, qui permettront aux électriciens de réduire le coût de la vérification des compteurs et le risque de fraude ou d’erreur de facturation.

Améliorer l’expérience clients par la transformation numérique

« NFC Coins » permet aux commerçants de rendre la monnaie à leurs clients sous la forme de monnaie numérique

Lancé au Mali, en Guinée et en Côte d’Ivoire ce mois-ci, le service NFC Coins permet de « numériser » de l’argent afin de permettre à n’importe quel commerçant de pouvoir rendre de la monnaie facilement, rapidement et en toute sécurité. NFC Coins est une solution sans contact qui permet non seulement à n’importe quel client Orange de recharger son crédit de communication sans avoir à révéler son numéro de téléphone, mais qui résout aussi le problème du manque d’argent liquide en Afrique. Il suffit à un client Orange de coller un tag NFC sur son téléphone mobile et le commerçant pourra lui rendre sa monnaie instantanément sous la forme de crédit de communication.

NOMAD – une solution « immédiate » permettant d’authentifier et d’activer efficacement de nouveaux clients ou services

Les longs processus d’authentification des clients ou d’activation des services peuvent représenter une barrière pour les vendeurs Orange et leur compliquer l’acquisition de nouveaux clients ou l’activation de nouveaux comptes et services. Voilà pourquoi Orange a développé NOMAD, un nouveau portail simple d’utilisation, accessible via USSD ou par le biais d’une app Android sur un smartphone, une tablette ou une interface internet. NOMAD propose un service rapide et fiable qui permet aux vendeurs d’Orange d’authentifier et activer de nouveaux comptes et services.

Alors même que les clients sont encore dans les kiosques ou les boutiques Orange, les vendeurs peuvent réaliser des transactions allant de l’identification de cartes prépayées (suivant une obligation légale exigée par des autorités locales), à l’acquisition de nouveau clients prépayées (services voix ou data), aux abonnements à Orange Money et aux services de transfert de SIM. Avec plus de 700 000 revendeurs et kiosques Orange dans la zone MEA, cette nouvelle solution permet à Orange de numériser la totalité de son canal de distribution. NOMAD est proposé dès aujourd’hui dans 14 pays de la zone.

Les APIs Orange soutiennent l’écosystème numérique africain

Orange lance #303# My Store – un app store basé sur l’USSD

#303# est un app store basé sur la technologie USSD et grâce auquel les fournisseurs de services peuvent proposer des services mobiles à n’importe quel type de téléphone. Les clients Orange peuvent y accéder pour trouver toute sorte de contenus proposés par des partenaires du groupe. Le Cameroun et l’Égypte lanceront le portail en août 2016. Ce code unique, #303#, sera par la suite proposé dans les autres pays Orange de la zone MEA.

L’USSD permet à n’importe quel éditeur de proposer un contenu à la base de clients Orange, peu importe l’appareil utilisé. 20 éditeurs ont déjà rejoint le portail.

Cameroun : jusqu’où ira la fermeture du régime ?

Le gouvernement camerounais a réagi de deux façons au vent des révolutions populaires qui souffle sur le continent africain depuis le déclenchement du printemps arabe en décembre 2010.

Au début, ilvoulu manipuler les jeunes en improvisant, durant l’exercice budgétaire de 2011, le recrutement spécial de 25 000 jeunes dans la fonction publique en décalage avec la loi des finances 2011 et les prévisions budgétaires du pays. Ce recrutement a accentué l’injustice dans la mesure les jeunes recrutés comme « agent de l’Etat » étaient sous-traités par rapport à leurs collègues fonctionnaires à compétences égales.

Suite à l’inefficacité de cette mesure populiste et à l’accélération de l’actualité de l’alternance démocratique en Afrique, le régime de Yaoundé a finalement opté pour le musèlement des adversaires politiques et la fermeture de la sphère publique via la constitution progressive d’un arsenal juridique néfaste à l’expression démocratique.  Quelles sont ces dispositions juridiques et que faut-il en dire ?

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On observe d’abord que le régime camerounais a tiré négativement les leçons du contentieux électoral en Côte d’Ivoire en décembre 2010. Après le rejet de la décision du Conseil constitutionnel n°CI-2010-EP-34/03-12/CC/SG du 3 décembre 2010 portant les résultats définitifs en faveur de la décision provisoire de la Commission électorale (CEI), le régime camerounais avait modifié le 6 avril 2011 la loi électorale pour retirer à sa Commission électorale (Elecam) la possibilité de publier les résultats provisoires. Ainsi donc,c’est la Cour constitutionnelle nommée par le régime sortant qui proclame toute seule les résultats(définitifs) au grand dam des adversaires politiques qui réclament la neutralité et l’indépendance.

La deuxième inquiétude provient de la loi n°2014/028 du 23 décembre 2014 portant répression des actes de terrorisme. Ce texte punit au chapitre 2 article 2 d’une peine de mort l’intention «de (a) contraindre le gouvernement (…) à accomplir un acte quelconque ou à adopter ou à renoncer à une position particulière ou à agir selon certains principes, (b) perturber le fonctionnement normal des services publics, (…) ou de créer une situation de crise au sein des populations, (c) organiser une insurrection générale ». Depuis lors, les adversaires politiques sont régulièrement interrogés sur le caractère terroriste de leurs activités ou surleur intention à organiser une insurrection populaire à travers leurs appels à mobilisation. Par exemple, suite à une tournée de l’opposant Christopher Fomunyoh dans l’Extrême-Nord du 28 février au 07 mars 2015, l’activiste Gérard Kuissu qui l’accompagnait avait été arrêté arbitrairement le 14 mars 2015. Il devait prouver l’innocence de leurs relations avec Amnesty International et les populations vulnérables du septentrion. D’ailleurs, suite à la publication le 14 juillet 2016 du rapport accablant d’Amnesty International (qui est dans son rôle) sur le non-respect des droits humains dans la lutte contre Boko Haram, le gouvernement camerounais a crié le 20 juillet 2016 à la «méprise» et au complot contre l’Etat («agenda occulte (…) des sirènes de la déstabilisation et de la démobilisation») et a rappelé l’existence de la loi anti-terroriste. Cette loi est une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête de tout adversaire politique qui mobilise légitimement contre les exactions du pouvoir.

La troisième inquiétude est issue de la loi n°2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code pénal. Les articles 231 et 232 pénalisent les atteintes à la paix publique qui intègrent entre autres les réunions, manifestations publiques et attroupements de plus de 5 personnes. On apprend qu’est frappé d’une peine d’emprisonnement et d’une amende celui qui organise, participe, convoque une réunion/manifestation non-autorisée. Si seulement on savait le nombre de réunions (non-autorisées) qui se tiennent dans les villes et villages du Cameroun par jour ! Tout Camerounais est désormais potentiel prisonnier ! Et pour les manifestations publiques, comment fait-on pour savoir si l’autorisation sera refusée ? En réalité, cela ouvre la voie à l’arbitraire et à la discrimination. Par exemple, pendant que le parti au pouvoir fait des réunions, manifestations publiques et attroupements non-autorisés pour signer les motions de soutien et de déférence à leur président national (Paul Biya), l’opposition et la société civile se voient systématiquement refuser à Yaoundé les autorisations même pour les conférences de presse et dédicaces de livre. Par exemple, un opposant et acteur majeur de la société civile comme Bernard Njonga a été inculpé le 4 juillet 2016 pour manifestation illégale alors qu’il accompagnait les aviculteurs qui cherchaient à rencontrer le Premier ministre. Pis, l’article 231 introduit la notion de « déclaration incomplète ou inexacte » de manifestation qui est floue et susceptible de conduire aux abus administratifs. L’article 232 va jusqu’à doubler la peine de celui qui ne se retire pas d’un attroupement après sommation des autorités, ce qui rend désormais impossible la résistance pacifique au Cameroun.

Et pour ne pas avoir à rendre compte, le régime camerounais s’emploie à asphyxier financièrement la Chambre des Comptes. En effet, de 2010 à 2014, son budget a été réduit de moitié (d’un milliard à 500 millions environ), ce qui rend impossible les descentes sur le terrain pour les investigations. Pis, la publication des rapports de comptes reste bloquée souvent pendant plus d’une année. Par exemple, ce n’est que ce 18 juillet 2016 à Yaoundé qu’elle a pu publier son rapport 2014 alors que certains des acteurs n’étaient plus en place. Pis, ce rapport reste sans effet malgré son caractère accablant : «le compte général de l’État de l’exercice 2013 tel que produit ne prête pas à la certification». Un tel fonctionnement sans reddition des comptes est un système ouvert à l’impunité.

En conclusion, il devient de plus en plus difficile d’occuper l’espace public au Cameroun sans être dans la logique de déférence au régime en place. Il est à regretter que le régime camerounais se referme au moment il fallait inscrire le droit de manifester dans la Constitution à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays africains comme la Guinée-Conakry. Une telle fermeture ajoutée à l’absence de la reddition des comptes est un danger pour la démocratie camerounaise.

Par Louis-Marie Kakdeu,

L’Oréal ouvre un nouveau centre de Recherche et Innovation

L’Oréal accélère le développement de produits de beauté en Afrique subsaharienne avec l’ouverture d’un nouveau centre de Recherche et Innovation

Il accueille des équipes de développement de produits, d’évaluation et de recherche avancée avec des scientifiques spécialisés en chimie, ingénierie chimique, physiologie, cosmétologie et biochimie

L’Oréal inaugure aujourd’hui un nouveau centre de Recherche et Innovation dédié aux spécificités de la peau et cheveu africains ainsi qu’aux rituels de beauté et attentes des consommateurs subsahariens. Ce centre sera le 7ème du Groupe dans le monde. Il accueille des équipes de développement de produits, d’évaluation et de recherche avancée avec des scientifiques spécialisés en chimie, ingénierie chimique, physiologie, cosmétologie et biochimie.

Alexandre Popoff, Directeur Général Europe de l’Est et Afrique, Moyen-Orient, a déclaré : « L’Afrique subsaharienne est une des régions en forte croissance pour L’Oréal. Ce nouveau centre va nous permettre d’intensifier nos efforts pour créer les produits de beauté du futur destinés à nos consommateurs africains, tout en puisant notre inspiration dans les rituels de beauté et les besoins très variés de nos consommateurs de ce continent. »

Laurent Attal, Vice-Président, Directeur Général Recherche et Innovation, a déclaré : « L’ouverture de ce centre est un moment historique pour la recherche du Groupe sur le continent africain. Elle illustre notre détermination à aller toujours plus loin dans l’innovation afin de répondre aux attentes du marché africain de la beauté. Les enquêtes que nous réalisons depuis 2010 auprès des consommateurs et les études menées sur la peau et le cheveu depuis les années 2000 forment la base de nos connaissances pour développer des produits sur-mesure pour les consommateurs africains. Nous avons commencé par le cheveu, et notre ambition porte également sur le maquillage, le corps, l’hygiène et la peau.»

L’ouverture de ce centre est un moment historique pour la recherche du Groupe sur le continent africain

Une connaissance approfondie de la beauté africaine

En 2003 L’Oréal ouvre un centre d’évaluation en Afrique du Sud dont la mission est centrée sur l’évaluation des produits et la connaissance du consommateur. Le nouveau centre de Recherche et Innovation a pour objectif de mettre au point, sur la base des attentes des consommateurs en matière de beauté et des connaissances relatives aux spécificités de leur peau et de leurs cheveux, des produits innovants allant des soins capillaires aux produits d’hygiène corporelle, ainsi que les colorations, les défrisants et les gels structurants.

Pour évaluer les avantages techniques, fonctionnels et sensoriels des produits, les équipes suivent des protocoles stricts et utilisent au quotidien des instruments de pointe permettant d’observer la surface de la peau, ses spécificités ou encore de mesurer le taux de cassure des cheveux. Les domaines de recherche porteront sur l’uniformité du teint, le sébum, l’acné, la sécheresse, la maîtrise du cheveu, les cuirs chevelus sensibles et le dosage minutieux des parfums.

Le nouveau centre collaborera avec l’écosystème scientifique de la région notamment les universités, les dermatologistes, les centres de biodiversité naturelle ainsi que les coiffeurs.

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Innover pour le consommateur africain

L’Oréal a déjà mis au point des innovations clés dans le domaine de la beauté pour les consommateurs africains. L’équipe dédiée aux African Beauty Brands a lancé la technologie « black oil » pour la coloration du cheveu, le défrisage sans danger et les routines d’uniformisation du teint. Les consommateurs subsahariens bénéficient déjà de produits spécifiques, comme des soins nourrissant pour cheveux et une gamme de maquillage parfaitement adaptée à la couleur de leur peau.

 

Orange conclut l’acquisition d’Airtel en Sierra Leone

Orange s’offre ainsi 1,3 millions de clients

Orange annonce aujourd’hui avoir réalisé, avec son partenaire Sénégalais Sonatel, l’acquisition de 100% de l’opérateur mobile Airtel en Sierra Leone, filiale de Bharti Airtel International (Netherlands) BV (“Airtel”).

Depuis la signature en janvier 2016, Orange a obtenu les accords nécessaires des autorités pour conclure cette acquisition.

Cette nouvelle acquisition, qui sera consolidée par Sonatel, vient renforcer les positions stratégiques du Groupe sur le continent africain

Airtel est le premier opérateur mobile en Sierra Leone avec plus de 1,3 million de clients (sur une base des clients actifs sur les 30 derniers jours) sur une population de 6,3 millions d’habitants. Avec un taux de pénétration mobile de 50% de la population, la Sierra Leone dispose d’un potentiel important de croissance à un moment où de forts investissements sont en cours pour étendre le réseau 3G.

Ce réseau, qui offre déjà une bonne couverture à Freetown et dans les principales villes de Sierra Leone, offrira à terme un accès à l’internet aux clients habitant en dehors des grandes villes.

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Les investissements sur les prochaines années permettront aux clients Sierra léonais de profiter du support du groupe Sonatel et de bénéficier de l’expertise et du dynamisme du groupe Orange en termes d’innovation et de développement de l’écosystème numérique. Après le lancement récent de nouvelles opérations au Libéria et au Burkina Faso, la Sierra Leone devient le 21ème pays en Afrique et au Moyen-Orient à rejoindre le groupe Orange.

A propos de cette acquisition, Bruno Mettling, Directeur Général Adjoint du groupe Orange et Président-Directeur général d’Orange MEA (Afrique et Moyen-Orient) a déclaré : « Nous sommes satisfaits d’annoncer la finalisation de l’acquisition de l’opérateur mobile Airtel en Sierra Leone. Cette nouvelle acquisition, qui sera consolidée par Sonatel, vient renforcer les positions stratégiques du Groupe sur le continent africain. »

Mobile, un Nigerian consomme plus de data qu’un Européen

Les chiffres d’une étude sur le mobile qui confirment l’essor du mobile en Afrique

Au Nigeria un consommateur charge plus de 2GO par mois c’est plus qu’en Europe

MEF (Mobile Ecosystem Forum) et Etisalat Nigeria ont effectué une étude sur les habitudes d’utilisation du smartphone au Nigéria. Sur les 1000 personnes de l’échantillon interrogé, près de la moitié (45%) déclare acheter plus de 2 GB de data par mois. 2 GB par mois, c’est un peu plus que la moyenne mensuelle de 1,8 GB consommée en Europe selon le rapport 2016 « The Mobile Economy » du GSMA.

Facebook et Whatsapp restent largement en tête des applications, Thierry Barbaut expert digital en Afrique

La data mobile achetée par les utilisateurs nigérians de smartphone leur sert entre autres à consommer des applications (64%), de la vidéo (52%) et de la musique (31%). Pour avoir accès à ces contenus, 34% des utilisateurs de smartphones sont même amenés à acheter de la data complémentaire au cours du mois.

Dans le cas particulier des applications, les plus consommées sont les applications de messagerie. 73% les perçoivent moins coûteuses que le SMS et 29% les préfèrent à cause des fonctionnalités additionnelles qu’elles proposent par rapport au SMS. Et bien sûr, c’est Whatsapp qui recueille le plus de suffrages (73%).

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En dehors de la messagerie, les utilisateurs nigérians de smartphone consomment des applications et contenus de m-learning (48%), mobile banking (45%), lecture (34%), santé ( 34%). Ils utilisent aussi les applications de taxi à la demande (33%) et de livraison d’aliments (32%). Le mobile banking en particulier est en plein essor au Nigéria. 68% des utilisateurs de smartphone et détenteurs d’un compte bancaire ou d’une carte de crédit indiquent consommer une certaine forme de service de mobile banking. 27% utilisent les services bancaires via USSD.

60% des utilisateurs nigérians de smartphone déclarent avoir effectué au moins un achat avec leur device au cours de 6 derniers mois. Cependant, la confiance reste un sujet majeur pour les répondants car 44% d’entre eux indiquent qu’ils pourraient faire plus de choses avec leurs smartphones s’ils sont plus en confiance. Le coût d’accès aux contenus mobiles est aussi un facteur limitant mis en exergue par près de la moitié (47%) des répondants.

Maroc : défense commerciale antichambre du protectionnisme ?

Les demandes d’ouverture d’enquête antidumping et de sauvegarde sont de plus en plus fréquentes au Maroc

Les requêtes d’antidumping sont encore plus nombreuses et visent à limiter les importations en provenance de pays qui exportent à des prix inférieurs à ceux pratiqués sur leurs marchés intérieurs. De la restriction des importations des PVC américains, au contreplaqué chinois, en passant par les tôles en acier laminé européennes, le leitmotiv est de protéger l’industrie locale.Toutefois, peut-on s’abriter uniquement derrière la défense commerciale pour sauvegarder notre industrie 

Précisons que le Maroc, comme les autres membres de l’OMC, a le droit de lutter contre les pratiques de concurrence déloyale avérées telles que le dumping ou les produits subventionnés. Cela dit, l’exercice dece droit doit être juste et limité au strict minimum pour plusieurs raisons.

D’abord, parce que l’abus de la défense commerciale risque de tourner au protectionnisme. Dans un tel cas, les producteurs marocains n’auront aucune incitation à améliorer leur compétitivité en réponse à la concurrence étrangère. Quand tu es assuré de garder ta part de marché, ton chiffre d’affaires, ton bénéfice,tu n’as aucune incitation à te remettre en cause pour rattraper ton retard historique.

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D’ailleurs, si aujourd’hui une grande partie du tissu productif marocain manque de compétitivité, c’est parce qu’il a été protégé pendant trop longtemps. Cet excès de protectionnisme l’a empêché de développer son sens de la rivalité et les armes indispensables pour se défendre sur un marché mondialisé. Par ailleurs, la défense commerciale sans mise à niveau ne fait que reporter l’échéance. Il n’y a qu’à se rappeler que depuis les années 90, les producteurs marocains avaient un sursis pour se mettre à niveau en prévision de l’entrée en vigueur de la zone de libre échange avec l’UE. Un engagement qui n’a pas été tenu par tout le mondepuisqu’on entend encore certains dire qu’ils ne sont pas prêts. Malheureusement, en les protégeant, ils ne le seront jamais.

Ensuite, on ne peut se protéger que contre la concurrence déloyale, sinon ce droit pourrait se transformer en une rente pour certains lobbies. Ces derniers, à défaut de se mettre au diapason de la concurrence mondiale, réclament toujours d’être protégés au détriment des consommateurs locaux, qui doivent payer l’inertie, l’incompétence et les erreurs de gestion de certains parmi eux. Pour devenir compétitif il faudrait s’exposer à la concurrence. C’est en forgeant que l’on devient forgeron.

Notons aussi que le recours injustifié et abusif aux mesures de défense pourrait déclencher des représailles de la part de  nos partenaires, ce qui compromettrait à terme les intérêts de l’économie nationale. L’abus de la défense commerciale collerait au Maroc l’étiquette d’un pays protectionniste. Cela écornerait son image d’économie ouverte nécessaire pour attirer des investisseurs étrangers, notamment dans la perspective de hub pour l’Afrique.

Enfin, n’oublions jamais que les importations font les exportations. On importe en effet des biens intermédiaires et des biens d’équipements pour produire nos exportations. Autrement dit, plus cher tu importeras, plus cher tu exporteras.

Donc cela est nuisible à la compétitivité de nos exportations. Si, par exemple, on protège la métallurgie nationale uniquement car les importations sont réellement (et non pas artificiellement) plus compétitives, l’acier sera plus cher pour l’industrie automobile, entre autres. Cela pénalisera sa compétitivité, ce qui pourrait détruire des emplois ou du moins empêcher d’en créer de nouveaux. On se retrouvera alors face à un arbitrage politique: sauver uniquement l’industrie métallurgique ou tous les producteurs utilisant l’acier comme produit intermédiaire? Bien sûr cet arbitrage sera tranché en fonction de l’importance et du poids électoral de chaque lobby. Donc, la prochaine fois que vous entendrez  des dirigeants politiques justifier leur soutien à une entreprise ou un secteur au nom de la préservation des emplois, ayez en tête qu’encore plus d’emplois seront détruits dans d’autres secteurs.

Pour toutes ces raisons, la défense commerciale doit être utilisée avec une grande précaution pour ne pas se transformer en un protectionnisme déguisé destiné à protéger  des industriels locaux en manque réel de compétitivité. La limitation des importations via l’usage de la défense commerciale doit être mue uniquement par la lutte contre les pratiques de concurrence déloyale, celles qui ne respectent pas l’esprit du libre-échange.

Dans ce sens, les mesures de défense commerciale doivent être circonscrites dans le temps, et surtout elles doivent être mises en œuvre dans un cadre contractuel avec les secteurs concernés pour que ce ne soit pas une rente. Clairement, le deal sera: protection temporaire contre restructuration. Ce faisant, la défense commerciale (sauvegarde ou anti-dumping) cesse d’être un droit garanti, et devient conditionnelle à la mise à niveau de nos entreprises afin qu’il n’y ait pas de détournement de ce droit pour les intérêts particuliers de certains lobbies. Au contraire, elle deviendra une incitation à l’investissement, l’innovation pour affronter les concurrents étrangers.

Ainsi la défense commerciale peut apporter un bol d’oxygène à l’économie nationale, mais elle ne peut en aucun cas être considérée comme une stratégie de protection à long terme. La meilleure façon de protéger notre tissu productif est de s’attaquer aux obstacles qui freinent notre compétitivité. Après tout, la meilleure défense est l’attaque.

Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane (Maroc)

Les Etats-Unis octroient $27 million pour la crise Humanitaire au Lac Tchad

La Sous-Secrétaire d’Etat pour la Population, les Réfugiés et la Migration (PRM), Anne C. Richard a annoncé le 13 juillet au Cameroun près de 27 million de dollars de nouvelle aide humanitaire pour soutenir les populations déplacées et affectées par le conflit dans la région du Bassin du Lac Tchad et dont les vies ont été affectées par la violence de Boko Haram

us-department-of-stateEnsemble avec le Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies et Coordinateur Humanitaire Régional pour le Sahel, Toby Lanzer, la Sous-Secrétaire d’Etat Richard se rend dans la région pour mettre l’accent sur les effets dévastateurs de Boko Haram sur les civils et renforcer la coopération internationale en vue  d’alléger la situation désespérée des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur de la région du Bassin du Lac Tchad.

Environ 9,2 million de personnes souffrent du déplacement, de la privation et de la maladie comme conséquences du conflit armé provoqué par Boko Haram, dont 2,6 million sont des déplacées internes et des refugiés. De récentes évaluations humanitaires ont trouvé des cas de famine dans certains endroits du Nigeria, qui nécessitent une aide immédiate pour empêcher une plus grande détérioration et la mort. Environ 3 million sont classés comme en situation de d’insécurité alimentaire aigue dans la région du Bassin du Lac Tchad. Selon les Nations Unies, le nombre de personnes déplacées a triplé durant les deux dernières années.

Le financement annoncé aujourd’hui permettra de renforcer les efforts du HCR visant à fournir aux réfugiés nigérians une aide essentielle, telle que l’accès à l’eau potable, à des installations sanitaires, aux services médicaux, des articles ménagers essentiels, des abris, des programmes qui protègent les enfants et des activités pour empêcher et répondre à la violence basée sur le genre. Il soutiendra également les efforts de protection du HCR au Nigeria et dans les pays voisins, y compris le traitement des questions de violence basée sur le genre et l’exploitation des abus sexuels, ainsi que le maintien de l’accès à l’asile et la prévention du  refoulement. Notre financement soutiendra également  l’expansion de l’aide alimentaire urgente pour atteindre des centaines de milliers de plus dans le nord du Nigeria et du Niger. Les contributions du Service Aérien Humanitaire des Nations Unies au Tchad et au Cameroun assureront le transport sécurisé et fiable des travailleurs et du cargo humanitaire.

Ce nouveau financement porte le total de l’assistance humanitaire américaine à la réponse humanitaire dans le Bassin du Lac Tchad pour l’année fiscale 2015 et 2016 à plus de 280 million de dollars.

Récemment décrite comme “la crise la moins médiatisée, la moins financée et la moins abordée des crises majeures auxquelles nous faisons face” par le Sous-Secrétaire Général pour les Affaires Humanitaires et Coordonnateur de Secours d’Urgence des Nations Unies Stephen O’Brien, la crise au Bassin du Lac Tchad a urgemment besoin d’une réponse plus vigoureuse.  les Etats-Unis exhortent tous les pays à se joindre pour faire davantage afin de répondre à l’extraordinaire niveau de besoins et de contribuer généreusement aux Nations Unies et autres appels humanitaires du Bassin du Lac Tchad.

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