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Ethiopian Airlines déservira New York par Lomé au Togo

Ethiopian Airlines ne cesse d’innover avec des vols 100% gérés par des femmes et à présent par le déploiement de nouvelles destination comme les USA avec la ville emblématique de New York

Ethiopian Airlines, la compagnie aérienne africaine avec la plus forte croissance, proposera, à compter du 3 juillet 2016, trois vols par semaine sur la ligne New York-NewarkAddis-Abeba, via Lomé, au Togo.

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Ethiopian utilisera le Boeing 787 Dreamliner sur cette ligne, un avion moderne qui non seulement offre un confort à bord inégalé pour les passagers, mais est aussi l’un des avions les plus respectueux de l’environnement avec des émissions carbone et sonore les plus faibles au monde. Le Boeing 787 Dreamliner d’Ethiopian dispose de 24 sièges en classe affaires et de 246 sièges en classe économique, tous équipés de systèmes de divertissement de dernière génération.

Calendrier de vol :

VolsJoursOrigineDépartArrivéeDestination
ET508Mardi, jeudi, dimancheAddis-Abeba09451200Lomé
 Mardi, jeudi, dimancheLomé, Togo13001915New York-Newark
 

ET509

Mardi, jeudi, dimancheNew York-Newark21151130*Lomé
 
Lundi, mercredi, vendrediLomé, Togo12302115Addis-Abeba

* Le vol arrive le lendemain

Les passagers seront ainsi connectés à New York et de nombreuses villes africaines.

A Lomé, les passagers pourront profiter des connexions directes à partir de et en direction de plusieurs destinations en Afrique de l’Ouest grâce au partenaire d’Ethiopian, ASKY, basé à Lomé. Les connexions seront disponibles partir de et en direction de Abidjan, Bamako, Bissau, Brazzaville, Conakry, Dakar, Douala, Kinshasa, Lagos, Libreville, N’djamena, Niamey, Ouagadougou et Yaoundé.

A Addis-Abeba, les passagers pourront profiter des connexions directes à partir de et en direction de destinations en Afrique orientale et australe, y compris Nairobi, Dar es-Salaam, Khartoum, Kampala, Kigali, et Johannesburg.

Le Directeur général du groupe Ethiopian Airlines, M. Tewolde Gebremariam, a souligné : « Nous sommes ravis de reprendre notre service à New York, notre cinquième passerelle dans les Amériques. New York est l’une des villes les plus puissantes économiquement du monde, et l’inclure dans notre réseau en constante expansion va jouer un rôle essentiel dans le développement du commerce, du tourisme et de l’investissement entre le continent africain, en croissance rapide, et les États-Unis. Je voudrais remercier tous ceux qui ont travaillé dur pour rendre cela possible. »

New York-Newark devient la 93e passerelle internationale et la 4e en Amérique du Nord. Ethiopian exploite actuellement des vols quotidiens sans escale de Washington DC à Addis-Abeba, ainsi que trois vols hebdomadaires sans escale de Toronto à Addis-Abeba et trois vols hebdomadaires de Los Angeles à Addis-Abeba via Dublin. Ethiopian est en pleine expansion de son réseau. L’année dernière, elle a introduit des services à Tokyo, Manille, Dublin, Los Angeles, Le Cap, Durban, Gaborone, Yaoundé, et à Goma.

L’affaire Panama Papers en Afrique

Panama Papers
Affaire Panama Papers en Afrique. Crédit Thierry Barbaut

L’affaire des « Panama papers » révélée par le Consortium International de Journalistes d’Investigation a suscité une indignation immense.  En Afrique, de nombreux noms ont été sortis. Le sujet est explosif et nécessite donc une réflexion posée.

On a d’abord crié au scandale sans effectuer  la distinction nécessaire et importante entre optimisation et évasion  fiscale.

La première est parfaitement légale et consiste à adapter au mieux la structure juridique d’un montage pour économiser en impôts.  La deuxième est illégale. Ensuite, autre confusion : dénoncer les « riches » qui « planquent leur argent », sans différencier riches entrepreneurs créatifs des riches corrompus accaparant les rentes de leur pays. Bref, la sentence populaire a rapidement tout mis dans le même sac. Une analyse plus objective que celle qui s’étale à longueur d’émissions télévisées et de commentaires  s’impose donc. Et, comme bien souvent, c’est le concept d’état de droit qui permettra de faire la part des choses.

En premier lieu, si le monde était un parfait état de droit, les paradis fiscaux seraient sans doute condamnables. Malheureusement, avec moins d’une trentaine de démocraties, et pour une bonne partie tout de même corrompues, le monde est malheureusement très loin d’un état de droit. Dans ce contexte, se pose alors légitimement la question du rôle de « refuge »que jouent ces paradis fiscaux pour la partie des riches et moins riches qui ont mérité leur argent et tenté de le protéger.

Panama Papers
Affaire Panama Papers en Afrique. Crédit Thierry Barbaut

Quand la législation fiscale peut changer d’une minute à l’autre ou qu’elle peut ponctionner les revenus à des niveaux parfaitement punitifs, tout cela en fonction des caprices d’un gouvernement peu soucieux de préserver les incitations productives de ses citoyens, sans parler même de préserver un semblant de justice fiscale, effectivement les paradis fiscaux jouent alors le rôle, dans ce contexte précis, de soupape de sécurité. Ils permettent même en réalité que le monde tourne toujours, offrant aux créateurs un asile pour que leurs affaires puissent perdurer. Quand un entrepreneur congolais, russe ou chinois peut se faire confisquer son capital en un clin d’œil, il cherche évidemment à le sauvegarder.

À l’inverse, les paradis fiscaux deviennent problématiques lorsque des personnes en charge ou proche du pouvoir politique sont impliquées dans un détournement pur et simple de ressources nationales. Or, de l’ancien président du Soudan à la sœur du Président Kabila de RDC, en passant par le fils aîné Moubarak, le fils de l’ancien Président Kuofor au Ghana, la veuve de l’ancien président Conté de Guinée, le Ministre du pétrole angolais ou encore le Ministre de l’industrie et des mines  algérien, et on en passe, la liste est bien longue des noms cités dans les papiers du Panama. Dans l’hypothèse ces cas sont effectivement ceux de détournements avérés, le problème ne vient pas des paradis fiscaux mais bien de la corruption politique dans les pays en question.

On pourrait s’attendre à ce que les démocraties invitent ces pays à faire le ménage dans leurs pratiques opaques, avant de critiquer l’opacité des États-paradis fiscaux. Malheureusement les kleptocrates qui s’accaparent les rentes de leur pays sont bien souvent soutenus par les pays dits « démocratiques ». Un autocrate comme Denis Sassou Nguesso est notoirement soutenu par les politiciens français depuis des lustres. C’est même son « ami » Chirac qui l’a remis au pouvoir en 1997… Le type de « rentes » en question est au centre de ces amitiés peu avouables, que cela soit, du côté des démocraties, pour un accès privilégié à certaines ressources ou pour le financement de la vie politique de certaines « démocraties ».

Les nations africaines, la corruption est notoire, ne sont donc pas les seules à poser problème. En premier lieu, les démocraties doivent se doter d’outils réels de transparence dans leurs relations avec les kleptocrates. Ensuite, même au sein les « démocraties » l’état de droit fait aussi défaut.

On se souvient en France par exemple, « démocratie » qui n’est pas avare quand il s’agit de donner des leçons de morale,  que le ministre en charge de la fraude fiscale, Jérôme Cahuzac, était lui-même un fraudeur invétéré, et que les Panama Papers citent d’ailleurs son nom. La suspicion à l’égard d’un corps politique qui crée des lois fiscales iniques pour mieux s’en exonérer n’est plus, semble-t-il, limitée aux autocraties.

Venons-en donc, en troisième lieu, à l’état de droit en matière fiscale plus spécifiquement. L’instabilité et l’étouffement fiscal ne sont pas l’apanage des autocraties malheureusement. La notion de paradis fiscal ne se comprend d’ailleurs qu’à l’aune de son contraire : l’enfer fiscal. De ce point de vue, il s’agirait donc de s’indigner en urgence contre l’inquiétante inefficacité de la dépense publique d’une caste décisionnaire publique, qui se traduit en niveaux confiscatoires de pression fiscale dans les démocraties elles-mêmes.

Le silence est malheureusement assourdissant : les manifestants prennent la transparence et la redevabilité démocratique, ainsi qu’une gestion saine de l’argent public, pour acquises alors qu’elles sont très loin de l’être. (Dans ce cadre, dire que le déficit budgétaire d’une démocratie serait épongé si ses riches étaient empêchés de placer leur fortune offshore constitue un jugement tout à fait naïf de la part de gens qui sont d’ailleurs bien souvent très heureux de travailler au noir ou d’économiser en taxes.)

Militer pour une transparence des paradis fiscaux, dans  l’objectif d’éviter l’amalgame entre l’argent propre et l’argent sale et ainsi lutter contre la corruption et les flux financiers illicites, parait être une bonne chose.

Il faut en revanche respecter la fiscalité attractive de ces États, qui permet en réalité de maintenir une concurrence fiscale qui exerce une saine pression sur les États trop budgétivores. Mais il s’agit également et surtout d’exiger parallèlement transparence et redevabilité de la part des dirigeants des autres pays, et ce, même dans les « démocraties ».

Emmanuel Martin est docteur en économie.
En partenariat avec Libre Afrique

SOS Méditerranée l’association qui sauve les migrants

Découvrez l’incroyable action humanitaire d’une association Franco Allemande qui vient au secours des migrants Africains à bord de l’Aquarius

Le pape François s’est rendu sur l’ile de Lesbos en Grèce porte d’entrée des migrants en Europe, « pour exprimer proximité et solidarité, tant aux réfugiés qu’aux citoyens de Lesbos et à tout le peuple grec si généreux dans l’accueil ». Cette crise des migrants est pour le souverain pontife « la pire catastrophe humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale ».

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Des hommes et des femmes avec parfois des enfants, ici un bébé de 7 mois, ils sont seuls en mer, moteur en panne, sans eau ni vivres…

Au cœur de cette actualité tragique, voici l’histoire d’un des plus grands sauvetages récents en mer Méditerranée : 378 migrants, venus d’Afrique, dérivant dans les eaux internationales au large de la Libye, et menacés de noyade. Beaucoup d’hommes, mais aussi des femmes et des enfants, dont le plus jeune avait à peine sept mois !

sosmediterranee

2 900 personnes ont trouvé la mort l’an dernier

Le magazine « 13h15 le samedi » (Facebook, Twitter, #13h15) diffusé sur France 2 est monté à bord de l’Aquarius, le bateau des sauveteurs de SOS Méditerranée, une association privée franco-allemande. Le bâtiment de 70 mètres de long n’avait jamais accueilli autant de rescapés. Dans cette zone entre la Libye et l’Italie, la route la plus meurtrière pour les migrants, plus de 2 900 personnes ont trouvé la mort l’an dernier.

Ce document exceptionnel de Lionel Feuerstein, Patrice Brugère et Nicolas Berthelot plonge au plus près des manœuvres de sauvetage pour récupérer les naufragés, les rassurer et les soigner avant de les conduire en Italie. S’il y a sur zone les bateaux militaires de Frontex et de l’opération européenne Sophia, l’Aquarius est le seul bateau civil à rester en haute mer. L’association SOS Méditerranée a annoncé la poursuite de ses opérations jusqu’à la fin de l’année 2016, pour sauver des vies… Maintenant !

Voir l’émission en replay

Le site de l’Association SOS Méditerranée

Le Canada déplore l’investiture de Denis Sassou Nguesso au Congo

Le Canada à le courage de l’affirmer officiellement, c’est hélas un des seul pays au monde à déplorer l’investiture du président Sassou N’Guesso au Congo

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Le ministre des Affaires étrangères, l’honorable Stéphane Dion, et la ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Marie-Claude Bibeau, ont fait aujourd’hui la déclaration suivante :

« Le Canada déplore le processus électoral irrégulier qui a mené à l’investiture aujourd’hui de M. Denis Sassou Nguesso à titre de président de la République du Congo, y compris différentes arrestations arbitraires, les restrictions imposées sur les télécommunications et la libre circulation, et les tentatives d’intimidation des médias.

« Le Canada est préoccupé par les incidents de violence qui ont été signalés après l’élection, et nous lançons un appel à toutes les parties afin qu’elles fassent preuve de retenue et s’efforcent de régler pacifiquement les tensions politiques.

« Conformément aux engagements communs du Canada et du Congo dans la Francophonie, le renforcement des institutions démocratiques est essentiel pour garantir la gouvernance inclusive, le pluralisme pacifique et la croissance macroéconomique, qui profiteront à la population congolaise. »

Huawei va déployer 5 400 kilomètres de fibre au Burkina

network cables RJ45 connected to a switch

Le géant Chinois Huawei veut non seulement détroner Apple avec ses nouveaux Smartphones P9 et Mate 8 mais aussi devenir leader en déploiement de fibre avec le Backbone du Burkina

Une délégation du groupe chinois Huawei Technologies conduite par son Directeur général vient de séjourner au Burkina Faso afin de discuter avec les autorités de ce pays des modalités de mise en œuvre projet Backbone national, a appris Info Afrique auprès du ministère de l’économie et des finances.

Huaweipng

D’un coût estimé à plus de 100 milliards de francs CFA, le projet Backbone vise à doter, à terme, le Burkina Faso de 5400 km de fibre optique afin d’améliorer la connectivité à l’Internet et la communication.

Les 45 chefs-lieux de province et les grandes zones urbaines seront raccordés à un réseau de débit très élevé.

Le projet Backbone national est une initiative gouvernementale qui, dans sa cyberstratégie nationale adoptée en octobre 2004, entend mettre à la disposition des acteurs du secteur des TIC au Burkina, une infrastructure universelle mutualisée pour le transport de la voix, des données et de la vidéo, accessible sur toute l’étendue du territoire national.

Huawei Technologies, une entreprise fondée en 1988, est spécialisée dans la fourniture en réseaux de télécommunication des opérateurs et des entreprises en réseaux informatiques.

La liberté économique : véritable antidote aux inégalités

La publication par Thomas Piketty de son bestseller «  Le Capital au XXIe siècle » a conduit à attirer l’attention sur l’écart croissant entre riches et pauvres, et à multiplier les appels populistes au gouvernement pour redistribuer les revenus et la richesse.

Les pourvoyeurs de cette rhétorique occultent le fait que lorsque l’État c’est l’Etat qui lisse les différences de revenus, la liberté économique est érodée. La réalité est que : la liberté économique est le véritable moteur de progrès pour tous les peuples.

Revenus et richesses sont créés dans un processus de découverte et d’expansion de nouveaux marchés. L’innovation et l’entrepreneuriat étendent l’éventail des choix offerts aux personnes. Et pourtant, tous ne sont pas égaux dans leur contribution à ce processus. Il existe des différences entre les personnes de par leurs capacités, leurs motivations et leur talent entrepreneurial, sans parler de leurs conditions de vie.

Ces différences sont à la base de l’avantage comparatif et des gains provenant des échanges volontaires sur les marchés libres. Aussi bien les riches que les pauvres gagnent en participant aux marchés libres ; le commerce n’est pas un jeu à somme nulle ou négative. Attaquer les riches, comme s’ils étaient coupables de crime, et appelant à une action de l’Etat pour assurer une répartition plus « équitable » des revenus et des richesses bloque de l’envie, ce qui n’est pas favorable aux bases de l’abondance: la propriété privée, la responsabilité personnelle et la liberté.

 

Dans un système de marché ouvert, les entrepreneurs qui créent de nouveaux produits et des services prospèrent, comme le font les consommateurs. Les entrepreneurs créent de la richesse et de nouvelles options de choix. Le rôle de l’Etat devrait être de sauvegarder les droits de propriété et de laisser les marchés fleurir.

Lorsque la puissance de l’État l’emporte sur les marchés libres, les choix sont restreints et les opportunités de création de richesses sont perdues. Tout au long de l’histoire, les gouvernements ont fait preuve de discrimination contre les riches, mais au final ils n’ont fait que nuire aux pauvres. La planification centralisée aurait nous apprendre que le remplacement des entrepreneurs privés par des bureaucrates du gouvernement politise simplement la vie économique et concentre le pouvoir ; il ne permet pas d’élargir les choix ou d’augmenter la mobilité des revenus. Le gouvernement a le pouvoir de contraindre, mais les entrepreneurs privés doivent convaincre les consommateurs d’acheter leurs produits et convaincre les investisseurs de soutenir leur vision. Le processus de «destruction créatrice », comme décrit par Joseph Schumpeter, signifie que la richesse dynastique est souvent de courte durée.

Peter Bauer préfère utiliser le terme de « différences économiques » plutôt que « inégalités économiques ». La rhétorique de l’inégalité favorise le populisme et l’extrémisme, même dans la quête de résultats égalitaires. En revanche, parler de différences est reconnaitre la réalité et se rappeler que « les différences dans la disposition à saisir les opportunités économiques – volonté d’innover, de prendre des risques, d’organiser – sont déterminantes pour expliquer les différences économiques dans les sociétés ouvertes ».

Ce qui intéressait Bauer était de savoir comment augmenter la gamme des choix offerts aux personnes, pas comment utiliser le gouvernement pour réduire les écarts de revenu et de richesse. Comme nous l’a rappelé Bauer, «  le pouvoir politique implique la capacité des dirigeants à utiliser la coercition pour restreindre les choix offerts à ceux qu’ils gouvernent. La réduction ou la suppression forcée des différences économiques résultant d’arrangements volontaires creuse et intensifie l’inégalité du pouvoir coercitif ».

La même liberté à tous dans un Etat de droit et un gouvernement limité ne signifie pas que toutes les personnes auront les mêmes dotations, motivations, ou aptitudes. Interdire ces différences détruit la force motrice derrière la création de richesses et la réduction de la pauvreté. Il n’y a pas de meilleur exemple que la Chine.

Sous Mao Zedong, les entrepreneurs privés avaient été interdits, tout comme la propriété privée, ce qui est le fondement de marchés libres. Des slogans tels que « frapper fort contre le moindre signe de la propriété privée» laissaient peu de chance pour améliorer le sort des pauvres. La mise en place des communes au cours du « Grand Bond en avant » (1958-1961) et la centralisation des décisions économiques n’ont conduit qu’à la Grande Famine, l’érosion de la société civile, et l’imposition d’une clôture de fer autour de l’individualisme, tout en suivant une politique d’égalitarisme forcé.

En revanche, le leader suprême Deng Xiaoping a permis la résurgence des marchés et a ouvert la Chine au monde extérieur. Désormais, la Chine, plus grande nation commerçante dans le monde, a démontré que la libéralisation économique est le meilleur remède pour élargir les choix des gens et permettre à des centaines de millions de personnes de se sortir de la pauvreté. Le slogan de Deng «  devenir riche est glorieux » est en contraste frappant avec les systèmes de nivellement de Mao. En 1978, et aussi récemment qu’en 2002, il n’y avait pas de milliardaires chinois. Aujourd’hui, il y en a 220. Ce changement n’aurait pas été possible sans le développement de la Chine comme une nation commerçante.

Quoiqu’il en soit, certains politiciens vont utiliser une rhétorique incendiaire pour faire des différences entre les riches et les pauvres le coeur de leurs campagnes électorales. Ce faisant, ils devraient reconnaître les problèmes que l’intervention du gouvernement dans la création et la distribution des revenus et des richesses pose pour une société libre et pour la prospérité de tous.

Les politiques gouvernementales peuvent élargir le fossé entre riches et pauvres à travers des subventions aux entreprises, des politiques monétaires non conventionnelles qui pénalisent les épargnants tout en gonflant les prix des actifs, des lois sur le salaire minimum et d’autres lois qui mettent les travailleurs peu qualifiés hors-marché et donc entravent la mobilité des revenus.

Un programme positif destiné à favoriser la croissance économique – tout en laissant les gens libres de choisir – ciblant la baisse des taux marginaux d’imposition sur le travail et le capital, la réduction de réglementations coûteuses, le ralentissement de la croissance de l’appareil étatique, et la normalisation de la politique monétaire, serait le meilleur remède qui profitera à la fois au riches et aux pauvres.

James A. Dorn, rédacteur en chef du Cato Journal. Article initialement publié en anglais par la Foundation for Economic Education – Traduction réalisée par Libre Afrique – Le 13 janvier 2016

Comment conquérir le statut de champion africain ?

Par Alain Penanguer, Associé, Responsable Deloitte Afrique francophone

Longtemps frileuses à l’idée de s’engager en Afrique, les entreprises occidentales souhaitent désormais tirer parti de la dynamique de croissance du continent en y installant des relais de croissance.

deloitte_infographie-etude-africa-ceo-forum-2016Pour s’implanter de manière solide et durable, de nombreux axes sont à considérer. Sans prétendre à l’exhaustivité, notre étude propose un parcours que les entreprises peuvent suivre pour accéder au rang de champion africain.

À l’image des banques, sociétés d’assurance et opérateurs de télécoms qui ont réussi à se déployer sur le continent, de nouvelles entreprises provenant d’autres secteurs pourraient bientôt gonfler les rangs de ces champions africains.

Pour transformer l’essai et réussir en Afrique, les entreprises ont souvent à franchir des étapes qui présentent certains risques, notamment de positionnement, de contrôle ou de management sur de nouveaux territoires. Comment mener cette phase de transformation ou de transition ? Quels modes de croissance envisager ?

Notre étude dévoile des « success stories » d’entreprises ayant établi une présence stable en Afrique. En tant qu’organisation profondément ancrée en Afrique et dans les économies émergentes, Deloitte collabore étroitement avec les sociétés africaines et internationales et les aide à évoluer dans l’environnement complexe africain dans le but d’encourager de la meilleure manière qui soit le développement des nouveaux champions de l’Afrique.

Télécharger l’étude « Comment devenir un champion Africain » de Deloitte

Africa4Tech le futur de l’innovation digitale

L’innovation et le digital sont aujourd’hui en synergie avec l’Afrique

Energie, santé, éducation et agriculture sont des thématiques récurrentes pour permettre au continent et à ses 54 pays de passer un cap décisif dans l’aide au développement

C’est dans cette énergie positive et avec passion qu’une équipe s’est formée autour de Stephan Eloise Gras et Gille Babinet pour lancer Africa4Tech dont le premier évènement aura lieu en Octobre au Maroc. Une date proche justement de la première « Conférence Of the Parties » en Afrique, la COP22 !

africa4tech

Un réseau d’innovateurs réunis au Maroc pour 72h de conférences, réunions, échanges et mises en avant des solutions innovantes et concrètes pour transformer le continent.

4 grandes thématiques pour Africa4tech

  • L’énergie bien sur avec l’explosion des green tech. L’Afrique, comme avec la révolution du téléphone mobile est en train de passer directement des énergies fossiles aux énergies vertes. Noor au Maroc justement avec la plus grande centrale géothermique en Afrique, une centrale qui verra sa capacité doubler en 4 ans…
  • La santé avec l’explosion des solutions collaboratives en ligne, du big data avec la collecte des données sur les maladies (ébola, paludisme, VIH…). Et les applications mobiles qui profitent de l’explosion du renouvèlement du parc des téléphone passant des mobiles vers les Smartphones avec le plus grand marché au monde : 750 millions de mobiles en service. Plus qu’au USA ou en Europe…

    S’il faut globaliser l’innovation africaine, il s’agit aussi d’africaniser l’innovation globale pour insuffler une vision du numérique davantage inclusive, durable, créative et utile.  Indique Gilles Babinet co-founder d’Africa4Tech

  • L’agriculture et les deux milliards d’habitants en 2050 en Afrique. Produire équitable et rentable, la aussi avec les enchères en ligne, les application de « m-farm » et la démocratisation des informations météos, marchés, et comptes sur mobile avec le mobile money ou M-banking.
  • L’éducation et les possibilité offertes par les MOOC, l’échange de savoir, les écoles de codeurs qui forment enfin les développeurs vers du « made in Africa » mixant le top des technologies avec la culture locale et l’incroyable richesse du continent. Un défi qui exacerbe les plus jeunes comme les GAFAM. Un espoir qui déjà prend forme au Kenya, en Ethiopie et dans de nombreux pays parfois bien plus dynamique qu’en Europe ou aux USA.

Rendez vous sur le site d’Africa4tech et suivez #ASSILAH2016

 

Imani lance son premier service d’avocats africains

  • Imani proposera des services juridiques sur mesure de classe mondiale et à la demande à travers le continent africain et dans tous les secteurs.
  • Le cabinet recrute 60 avocats et devrait croître de 400 avocats dans les 16 prochains mois
  • Imani combine la flexibilité d’une ressource en interne avec le soutien et l’assurance qualité d’un grand cabinet d’avocats
  • Le cabinet vous offrira un soutien rentable en toutes circonstances : sur site ou à distance, en détachement ou par rotation

 

L’avenir du droit réside ici. Imani (Imanilod.com), premier service d’avocats à la demande à grande échelle en Afrique, a lancé ses opérations depuis Johannesburg. Imani proposera des solutions juridiques sur mesure et à la demande à travers le continent africain et dans tous les secteurs économiques, puisant dans un grand vivier d’avocats compétents et qualifiés ayant une expérience dans de grands cabinets. Imani est le premier cabinet en son genre en Afrique en ce qu’il combine la flexibilité d’une ressource en interne avec le soutien garanti et la qualité d’un grand cabinet d’avocats.

Les clients juridiques africains exigent un modèle de pratique rentable et transparent. Avec une gamme de prix adaptée aux besoins du client et un modèle de service adapté à chaque cas, Imani peut apporter un soutien en toutes circonstances, que ce soit pour fournir des avocats spécialisés en droit des contrats, réviser des documents relatifs à un litige ou à une diligence raisonnable, proposer une représentation spécialisée dans le pays ou faire appel à des conseillers juridiques en externe.

Tiyani-Majoko

Tiyani Majoko, directrice exécutive d’Imani, a déclaré : « En travaillant comme conseillère juridique à travers l’Afrique, j’ai pu observer directement la nécessité d’une offre agile et flexible spécifiquement conçue pour les clients et leurs besoins. Nous continuons de voir beaucoup de potentiel et d’investissement dans la représentation juridique en Afrique.

La manière de penser d’Imani, hors des sentiers battus, permet de saisir les opportunités d’une manière qui convient à tous, ce qui est impossible avec une approche juridique traditionnelle. »

Nous continuons de voir beaucoup de potentiel et d’investissement dans la représentation juridique en Afrique

Majoko a déclaré qu’Imani se concentrerait en premier lieu sur le développement de relations avec les grandes entreprises sud-africaines puis se développerait dans toute la région subsaharienne. Imani ciblera les économies au développement rapide comme le Ghana, la Guinée équatoriale, l’Angola, la Côte-d’Ivoire, le Nigeria et le Kenya. Après cela, Imani s’introduira dans les marchés à fort potentiel à court terme comme le Mozambique, le Congo, le Botswana, le Cameroun, le Gabon et la Tanzanie au cours des 12 mois suivants.

Majoko a déclaré : « L’objectif d’Imani est de transformer le paysage juridique africain de la même façon que des cabinets comme Lawyers on Demand et Axiom ont été pionniers du modèle en Europe et en Amérique du Nord. »

Imani recrute initialement 60 avocats et prévoit un vivier de compétences de 400 avocats au cours des 16 prochains mois. Ses avocats ont une expérience mondiale dans de grands cabinets et sont diplômés des meilleures universités africaines, européennes et nord-américaines.

Imani représente une réponse directe au paysage juridique en pleine évolution et aux opportunités de croissance économique gigantesques présentes sur le continent africain. Les sociétés en Afrique font face à une pression des coûts considérable et cherchent une représentation juridique abordable qui ne transige pas sur la qualité de ses conseillers juridiques. Imani propose un ensemble flexible de solutions répondant rapidement et de manière rentable à une charge de travail croissante et aux contraintes budgétaires. Les avocats Imani peuvent travailler avec leurs clients sur site ou à distance, et s’appuyer sur de nombreux modèles flexibles tels que les détachements, le travail de rotation, des projets spéciaux ou des supports flexibles. C’est l’expertise sans les frais indirects.

« Il était temps pour une entreprise comme Imani d’entrer sur le marché africain et de remettre en question les méthodes juridiques conventionnelles », a déclaré Gontse Moseneke, directeur exécutif d’Encha Group, une société de placement axée sur l’Afrique ayant des intérêts dans l’immobilier, l’industrie gazière et pétrolière et la technologie, dont certains sont cotés à la JSE, la Bourse de Namibie et sur le marché AIM de la Bourse de Londres. « Lorsqu’un service combine les normes les plus élevées d’un grand cabinet d’avocats et la flexibilité et le coût rentable d’une représentation juridique à distance, cela présente une proposition de valeur unique où toutes les parties l’emportent. »

Les équipes qualifiées de spécialistes Imani étendront leur soutien dans les domaines de pratique suivants : fusions et acquisitions, gouvernance d’entreprise et conformité, banque et finance, énergie, industrie pétrolière et gazière, industrie minière, droit du travail, conseil concernant la Broad Based Black Economic Empowerment (l’émancipation économique de la population noire), les contrats et les services commerciaux généraux.

Orange conclut l’acquisition de Cellcom au Liberia

Avec cette acquisition le Liberia devient le 20ème pays en Afrique et au Moyen-Orient à rejoindre le groupe Orange

Orange annonce aujourd’hui avoir réalisé, à travers sa filiale Orange Côte d’Ivoire, l’acquisition de 100% de Cellcom, premier opérateur mobile(1) au Libéria.

Moins de trois mois après avoir signé un accord avec Cellcom Telecommunications Limited pour l’acquisition de sa filiale libérienne qui compte 1,4 millions de clients, Orange a obtenu les accords nécessaires des autorités pour conclure la transaction.

Cette opération permet au Groupe de renforcer encore ses positions en Afrique, où près d’un habitant sur dix est déjà client d’Orange

Le Libéria devient ainsi le 20ème pays en Afrique et au Moyen-Orient à rejoindre le groupe Orange ; avec plus de 4,3 millions d’habitants et un taux de pénétration mobile relativement faible (66% de la population), ce pays possède un fort potentiel de croissance pour Orange.

Dans les prochains mois, les clients libériens pourront bénéficier de toute la puissance d’Orange, l’un des premiers groupes de télécom en Afrique. Orange contribuera par son expertise marketing, commerciale et technique au développement de l’important réseau de l’opérateur libérien et à l’amélioration des services aux clients.

Cette acquisition s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement international d’Orange dont le but est de rentrer sur de nouveaux marchés à fort potentiel. Enfin, cette opération permet au Groupe de renforcer encore ses positions en Afrique, où près d’un  habitant sur dix est déjà client d’Orange.

La société civile africaine : formidable vecteur de développement

Le problème de la fragmentation a souvent pénalisé l’Afrique, séparant une tribu d’une autre, un pays d’un autre, le secteur privé du secteur public, ceux qui détiennent le pouvoir politique de ceux qui sont dans l’opposition.

Dans de tels cas, le fait d’être différent est souvent considéré comme un fardeau ou une menace, une source de peur et de suspicion.

Mais il y a une autre façon d’appréhender nos différences : voir la diversité non pas comme un fardeau, mais comme une bénédiction, non pas comme une menace, mais comme une opportunité.

Je crois que le changement d’attitude face à la diversité qui se fait ressentir actuellement en Afrique, est en partie à un sentiment de confiance émergeant. Nous voyons plus de coopération au delà les lignes tribales et religieuses, au delà même des clivages politiques et les frontières nationales.

Un bel exemple était l’accord commercial tripartite signé à Charm el-Cheikh en juin 2014. Et nous avons également vu de nouvelles formes de coopération entre le secteur privé et le secteur public. Le concept de partenariat public-privé (PPP) a été une pierre angulaire de nombreux projets  de notre propre réseau en Afrique et ailleurs (Aga Khan Development Network, AKDN).

Coopérer, au-delà des lignes traditionnelles de division, ne revient nullement à renier nos identités, mais au contraire à les enrichir. Après tout, les gens partagent une humanité commune. Cela signifie que nous devons nous engager dans une éthique de pluralisme.

Je voudrais mentionner un domaine particulier dans lequel l’ouverture de l’Afrique au pluralisme devra se faire. Je crois en la capacité des peuples africains et de leurs dirigeants à renforcer les institutions de la société civile. Je crois en la société civile parce que je pense que son potentiel est souvent sous-estimé par rapport à celui des secteurs public et privé, alors qu’elle devrait être leur complément. De même, il y a beaucoup de choses que les entrepreneurs et le gouvernement peuvent faire pour renforcer le travail de la société civile, en créant un «environnement favorable».

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Un exemple frappant de cette coopération que je connais bien est le barrage de Bujagali en Ouganda. Un projet dans lequel notre Fonds de développement économique s’est associé au gouvernement de l’Ouganda et à un fonds d’investissement privé basé aux Etats-Unis. Ce projet commun, après seulement trois ans, fournit près de la moitié de l’énergie électrique de l’Ouganda.

Un autre exemple est le parc national du Mali, ouvert à Bamako en 2010, créé grâce au partenariat entre notre fondation pour la culture et le gouvernement national. On pourrait multiplier les exemples, mais, en dépit de ces succès, le rôle de la société civile est souvent mal compris ou pris pour acquis. À certains moments, la société civile a été marginalisée ou rejetée. Notons quand même une diminution inquiétante de l’aide internationale. Les deux tiers des pays d’Afrique subsaharienne font face à une réduction de l’aide au développement, et ce jusqu’à 2017.

Ce qui inquiète plus encore est la volonté de réprimer et stigmatiser les organisations de la société civile en arguant du fait qu’elles ne sont pas élues. Cette attitude exprime la réticence à partager le pouvoir et l’influence. La force créatrice de ces organisations est ressentie comme un danger.

Le bon côté des choses est que la diversité culturelle de l’Afrique est une base saine pour l’essor de la société civile. Pendant des siècles, la vie africaine a été caractérisée par un vaste éventail de groupes informels autochtones, des groupes ethniques et de parenté, les conseils des anciens, les organisations religieuses et les instances communautaires. Nombre d’Africains ont grandi dans ce terreau favorable à la recherche d’intérêts mutuels, à la mise en commun des ressources, et au partage. Cela fait partie de la Voie africaine.

L’influence de la société civile a également été ressentie à des moments charnières dans l’histoire récente du continent. Par exemple, lors de l’élaboration des Accords d’Arusha qui a mis récemment fin à 12 ans de guerre civile au Burundi ; de la résolution pacifique des affrontements violents au Kenya à la suite des élections de 2007 ; la rédaction d’une nouvelle Constitution tunisienne prometteuse, et la réponse courageuse à la crise Ebola. Je pense aussi à la sophistication des jeunes Africains qui ont utilisé intelligemment l’internet pour développer et coordonner une série d’initiatives de la société civile, avec un impact social élevé.

La vitalité croissante de la société civile devrait être une source importante de motivation pour attirer les entrepreneurs désirant investir en Afrique. Quand elle est émancipée et développée, elle est le meilleur garant du développement. Elle peut, je le sais, être une force clé pour que l’Afrique puisse saisir l’opportunité et en tirer le meilleur parti.

Aga Khan, fondateur d’Aga Khan pour le Développement, AKDN

Orange investit dans Jumia et le e-commerce avec AIG

Orange annonce sa prise de participation dans Africa Internet Group pour un montant de 75 millions d’euros

Orange annonce sa prise de participation dans Africa Internet Group pour un montant de 75 millions d’euros, aux côtés d’Axa, Goldman Sachs et des investisseurs historiques, MTN Group, Millicom et Rocket Internet.

Par cet investissement qui s’accompagnera d’un ensemble de partenariats stratégiques entre les filiales des deux groupes, Orange permettra à Jumia et à l’ensemble des sites d’Africa Internet Group d’accélérer leur croissance et de saisir les opportunités de développement en Afrique.

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Depuis la création de Jumia en 2012 au Nigéria, Africa Internet Group a connu une croissance importante et continue, et possède aujourd’hui un ensemble de 10 plateformes de e-commerce qui opèrent dans 23 pays africains et offre la possibilité à plus de 50 000 entreprises locales et internationales de réaliser des transactions avec des consommateurs africains.

Avec cet investissement stratégique, Orange est désormais en capacité de jouer un rôle de premier plan dans le développement exponentiel du e-commerce en Afrique

Jumia, la plateforme historique, offre la possibilité aux entreprises de commercialiser leurs produits et services sur internet auprès de la classe moyenne africaine émergente. Les autres services proposés par Africa Internet Group comprennent notamment une place de marché e-commerce (Kaymu), un site de livraison de nourriture (Hellofood), d’hôtellerie (Jovago) et des sites de petites annonces généralistes (Vendito), immobilières (Lamudi), d’emploi (Everjobs) et de véhicules (Carmudi).

Cet investissement stratégique souligne à la fois l’engagement d’Orange en Afrique, territoire de croissance où actuellement près d’un habitant sur dix est un client Orange, mais aussi sa volonté d’apporter le meilleur des services digitaux à ses clients.

Stéphane Richard, Président Directeur Général d’Orange a déclaré : « Nous sommes particulièrement heureux d’annoncer notre entrée au capital d’Africa Internet Group. Avec cet investissement stratégique, Orange est désormais en capacité de jouer un rôle de premier plan dans le développement exponentiel du e-commerce en Afrique. Cette prise de participation s’accompagnera de partenariats importants et mutuellement créateurs de valeur, qui nous permettront en particulier de développer significativement la commercialisation en ligne des produits et services d’Orange Middle East & Africa dans les douze pays où nous avons une présence commune. Cette opération, initiée par notre fonds d’investissement corporate Orange Digital Ventures, s’inscrit pleinement dans la ligne de notre plan stratégique, Essentiels2020, en particulier dans son objectif de réinventer la relation client et de développer les canaux et services digitaux proposés à nos clients, ainsi que dans son ambition de développement en Afrique et au Moyen-Orient. »

« Nous sommes ravis de la prise de participation d’Orange et sommes impatients de pouvoir traduire notre partenariat stratégique en des offres uniques pour nos clients et ceux d’Orange. Nos plateformes de e-commerce permettent tous les jours à des millions de consommateurs africains d’accéder à des nouveaux services de qualité et de réaliser des transactions avec des sociétés locales. Avec le soutien et l’expertise d’Orange, nous aurons la possibilité d’améliorer encore davantage nos offres de services et l’expérience de nos clients, et de continuer à investir dans nos infrastructures, » expliquent Sacha Poignonnec et Jeremy Hodara, les deux co-fondateurs de la société.

Massey Ferguson et AGGO pour la mécanisation des exploitations agricoles

Massey Ferguson, la marque mondiale d’AGCO, invite les agriculteurs et les distributeurs agricoles de toute l’Afrique à assister à son passionnant événement de mécanisation des fermes « Vision of the Future » dans la Ferme du Futur AGCO de Lusaka, en Zambie (8 avril 2016).

« Cet événement majeur est un catalyseur pour des idées centrées sur la mécanisation des fermes en tant que moteur de croissance dans l’agriculture africaine », déclare Thierry Lhotte, Vice Président Marketing de Massey Ferguson, Europe/Afrique/Moyen-Orient (EAME). « Avec pas moins de 100 machines représentées, cet événement sera la plus grande démonstration de machines et de services agricoles MF organisée en Afrique depuis de nombreuses années. Nous ciblons plus spécialement la nouvelle génération d’agriculteurs, les employés de ferme et les entreprises agricoles et leur rôle vital consistant à façonner l’avenir de l’agriculture africaine. Nous avons imaginé une expérience vraiment dynamique et suscitant la réflexion avec de nombreuses activités pour informer, inspirer et divertir nos invités. »

En reflétant la mission de Massey Ferguson consistant à fournir un système complet et évolutif de mécanisation des fermes pour tous les types d’entreprise agricole, c’est bien l’ensemble de la gamme de la marque qui donnera la mesure de l’évènement. De nombreux produits feront leurs débuts africains lors de l’événement.

Les tracteurs, machines de récolte, outils de travail du sol, outils de fenaison, équipements de semis et de travail du sol MF et tous les outils de stockage, plus certaines des dernières techniques de culture permettant de soutenir l’agriculture africaine seront en démonstration et en exposition. Parallèlement, un programme d’ateliers et de séminaires sera proposé à l’ensemble des participants.

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Le tout premier événement de présentation de ce type se déroulera dans la Ferme du Futur AGCO de Lusaka. A cette occasion, se tiendra également la cérémonie d’inauguration officielle du Centre de Formation AGCO de la ferme en présence de Given Lubinda, Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Dr Rob Smith, Senior Vice-Président & Directeur Général d’AGCO EAME et Nuradin Osman, Directeur des Opérations d’AGCO Afrique et Moyen-Orient. « En tant que marque mondiale d’AGCO,
Massey Ferguson conduit la stratégie de la société visant à transformer l’agriculture africaine via une mécanisation globale et durable », déclare Dr Rob Smith. « Vision of the Future sera très populaire et intéressant pour les agriculteurs dans l’ensemble du secteur des entreprises agricoles – depuis les exploitations en développement et les petits agriculteurs aux fermes établies et aux plus grandes entreprise agricoles en incluant les entrepreneurs de travaux agricoles. »

Les visiteurs de Vision of the Future pourront conduire la dernière gamme de machines Massey Ferguson, se faire une idée de la conception des produits et des services connectés disponibles sur nos machines, passer du temps avec les équipes et les techniciens après-vente pour discuter de la manière d’obtenir le meilleur de leurs machines, et discuter avec les acteurs clés qui façonnent l’avenir du secteur agricole. De plus, les visiteurs auront la possibilité d’interagir personnellement avec les ingénieurs de conception Massey Ferguson et de partager leurs propres visions et idées concernant les futurs tracteurs grâce à une expérience d’ingénierie utilisant les technologies de Réalité Virtuelle.

Cet événement majeur est un catalyseur pour des idées centrées sur la mécanisation des fermes en tant que moteur de croissance dans l’agriculture africaine

Les entreprises du secteur agricole ayant la même philosophie accompagnent Massey Ferguson lors de l’événement. Par exemple, Michelin présentera une démonstration pratique des performances de ses pneus. Des partenaires de la famille AGCO participeront également, dont GSI (solutions de stockage de grains), Fuse Technologies (agriculture de précision) et AGCO Parts (distribution des pièces d’origine MF).

« Ceci est une occasion unique pour les visiteurs de voir le caractère d’innovation de MF, encourageant une transformation positive de l’agriculture et apportant des solutions de mécanisation pour les petites comme pour les grandes exploitations », déclare Campbell Scott, Directeur des Services Marketing de Massey Ferguson EAME. « Massey Ferguson fait partie intégrante du paysage agricole africain et nos machines y ont contribué à la production agricole depuis plus de 130 ans. Nous avons livré plus d’un demi million de tracteurs en Afrique et aujourd’hui nous sommes actifs dans chaque pays sur le continent. Notre expérience est sans égal. »

« Les principes fondamentaux de notre philosophie de conception fixant que les machines doivent être robustes, simples et fiables sont particulièrement applicables aux conditions africaines », poursuit-il. « En outre, Massey Ferguson fournit un programme de mécanisation complet qui couvre l’ensemble des besoins, comprenant des outils, des technologies, des expertises et des connaissances performants, et un service après-vente de premier plan pour l’ensemble de nos clients. Notre gamme complète de produits répond aux besoins d’une saison complète agricole – du semis à la récolte. Notre vaste réseau de distributeurs et de revendeurs, parfaitement formés, assurent la vente, l’assistance et la fourniture des pièces. »

Une importante exposition montre un nouvel ensemble de mécanisation aidant les agriculteurs à accomplir leurs premiers pas vers une agriculture mécanisée. Basé sur un tracteur Massey Ferguson et une ligne d’outils connexes, cet ensemble a pour but spécifique de donner accès, aux agriculteurs en développement, à un équipement agricole moderne et à un prix abordable. L’ensemble offre l’opportunité d’une ascension vitale sur l’échelle de la mécanisation pour les millions de familles de petits fermiers qui sont essentiels pour apporter une sécurité alimentaire en Afrique.

Les tout derniers tracteurs Massey Ferguson de moins de 130 ch ont été conçus en gardant l’Afrique à l’esprit. Les MF 5700 (100-110ch) et les MF 6700 (112-132 ch) de cette gamme feront leur première apparition sur le sol africain à l’occasion de Vision of the Future. Ces tracteurs rejoignent les MF 4700 (75-95 ch) qui ont connu leur première mondiale en Afrique en 2014. Parmi les tracteurs représentant les machines aux spécifications élevées et de forte puissance de Massey Ferguson se trouveront les séries MF 7600 (140-255ch) et MF 8600 (270-370 ch).

Une toute nouvelle moissonneuse-batteuse pour l’Afrique et le Moyen-Orient sera en tête d’affiche de l’exposition des machines de récolte à Vision of the Future. La MF 32 Advanced de 200 ch est un modèle à secoueurs, avec une trémie de 5 500 litres et est capable de récolter des céréales, du maïs, du riz et des pois. D’autres présentations majeures mettront en scène la moissonneuse-batteuse MF 7240 de 175ch, la moissonneuse de riz MF 2168 et une petite presse à balles MF 1840. Une large gamme d’outils de semis et de travail du sol sera également présentée. Dans la nouvelle ligne d’outils de fenaison Massey Ferguson, les visiteurs pourront voir une sélection de faucheuses, d’andaineurs et de faneuses.

« C’est un vrai festival de machines et de services Massey Ferguson, démontrant tout ce qui peut être fait pour améliorer l’efficacité et la productivité avec le bon équipement, la bonne technologie et le bon savoir-faire », explique Thierry Lhotte. « Nous avons hâte de travailler avec nos clients pour les aider à surmonter les défis et à maximiser les opportunités pour une nouvelle génération d’agriculteurs. Vision of the Future from Massey Ferguson est le forum parfait pour échanger des idées, apprendre les uns des autres et anticiper le développement d’une agriculture durable et prospère. »

Fiston Mwanza Mujila remporte le prix Etisalat 2015

Fiston Mwanza Mujila est le premier écrivain francophone à remporter le prestigieux prix Etisalat

Le samedi 19 mars 2016, le poète et romancier Fiston Mwanza Mujila a remporté le prix Etisalat de littérature 2015 (http://Prize.Etisalat.com.ng) pour son premier roman, Tram 83. Écrit en français, Tram 83 a été traduit en anglais par Roland Glasser et publié par Deep Vellum. L’auteur de 35 ans est le premier écrivain francophone à remporter le prestigieux prix Etisalat, le premier prix panafricain récompensant les premiers ouvrages de fiction d’auteurs africains.

La victoire de Fiston Mujila a été annoncée par le président du jury, Ato Quayson, lors de la cérémonie de remise des prix organisée à l’Intercontinental Lagos Hotel à laquelle ont assisté plus de 30 millions de téléspectateurs dans toute l’Afrique grâce à la retransmission en direct sur Hip TV. L’évènement a également été retransmis en direct sur Internet.

Mujila a reçu un chèque de 15 000 £ (environ 20 000 €), un Meisterstück Montblanc orné d’une gravure ainsi qu’un iPhone 6S. Il aura également la possibilité de prendre part à la Etisalat Fellowship, d’une valeur de 13 000 £ (environ 17 000 €), à la prestigieuse université d’East Anglia, au Royaume-Uni, sous la houlette du professeur Giles Foden.

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Né à Lubumbashi, en République Démocratique du Congo, en 1981, Mujila a étudié la littérature et les sciences humaines à l’université de Lubumbashi. Il réside aujourd’hui à Graz, en Autriche, ou il prépare un doctorat en langues romanes. Il a remporté de nombreuses accolades pour ses talents d’écrivain, dont une médaille d’or aux 6e Jeux de la francophonie à Beyrouth ainsi que le prix du meilleur texte de théâtre (Théâtre d’État de Mayence) en 2010. Ses écrits font écho à la volatilité du climat socio-politique congolais depuis l’indépendance du pays.

Tram 83 est le premier roman d’un écrivain de RDC à être traduit en anglais depuis plus de 20 ans. Le roman raconte les péripéties de Lucien, un écrivain idéaliste happé par le monde dystopique de son ami Requiem, un gangster qui règne sans pitié sur la vie nocturne extravagante, scandaleuse et libertine d’une ville-état sécessionniste. Tram 83 est le nom de la boîte de nuit située au cœur de cette ville en ruine, dans laquelle évoluent Requiem et sa bande de personnages hauts en couleur.

Le jury du prix Etisalat de littérature 2015 était présidé par Ato Quayson, professeur d’anglais et premier directeur du Centre pour les études sur la diaspora à l’Université de Toronto. Le jury comptait également dans ses rangs l’écrivaine et éditrice Molara Wood ; ainsi que Zukiswa Wanner, auteure de Men of the South et de London Cape Town Joburg.

Les mécènes distingués du prix Etisalat sont : la célèbre écrivaine Ama Ata Aidoo (Ghana) ; le journaliste Dele Olojede lauréat d’un prix Pulitzer (Nigeria) ; l’ancienne éditrice adjointe de Granta magazine et ancienne éditrice principale de Jonathan Cape, Random House, Ellah Allfrey, OBE (Royaume-Uni, Zimbabwe) ; l’écrivain et universitaire Kole Omotoso (Nigeria) ; l’éditrice, écrivaine, présentatrice et cofondatrice d’Allison & Busby, Margaret Busby, OBE (Royaume-Uni/Ghana) ; et le romancier, poète et dramaturge, Zakes Mda (Afrique du Sud).

Lors de la cérémonie de remise des prix du 19 mars 2016, Matthew Willsher, président directeur général d’Etisalat Nigeria, a déclaré : « Nous sommes très heureux de célébrer une fois de plus la richesse et la force de la littérature africaine. Le prix Etisalat de littérature s’inscrit dans le thème de cette année, qui est la représentation de la diversité des voix africaines. Si la diversité est merveilleuse par elle-même, le plus important n’est pas sa beauté intangible, mais le fait qu’elle est une immense source d’innovation. La diversité du continent africain est de plus en plus reconnue, elle crée de nouvelles approches de la littérature mondiale et montre que l’innovation est cruciale dans le monde littéraire. »

Conformément à sa vision de promotion des nouveaux écrivains, Etisalat va sponsoriser une tournée littéraire de trois villes africaines. Le prix Etisalat vise également à promouvoir l’industrie de l’édition dans son ensemble et achètera donc 1 000 copies de tous les livres présélectionnés en vue de les offrir à des écoles, à des clubs littéraires et à des bibliothèques partout en Afrique.

Plusieurs personnalités importantes ont assisté à la cérémonie, dont la sous-gouverneur de l’état de Lagos et commissaire à l’éducation, Dr Idiat Adebule (représentée par son secrétaire permanent, Dr Olusola Yinka Ayandele) ; le commissaire aux sciences et à la technologie de l’état de Lagos, Femi Odubiyi ; l’honorable Femi Gbajabiamila, chef de la majorité à la chambre des représentants fédérale ; les professeurs Femi Osofisan et Ahmed Yerima (dramaturges) ; le professeur Remi Raji (poète), le Dr Frank Edozien ; les comédiens Taiwo Ajai-Lycett, Genevieve Nnaji et Bimbo Akintola ; ainsi que des membres du conseil d’administration d’Etisalat, la professeure Isabella Okagbue et Junaid Dikko. Les chanteurs K. Peace, Darey Art-Alade et Asa se sont produits lors de la cérémonie.

E-commerce et Jumia, la success-story de Lagos à Abidjan

Jumia célèbrera du 5 au 7 Avril 2016 le 4ème anniversaire de la date de sa création

La société fondée en 2012 par AIG à Lagos, est aujourd’hui présente en Côte d’Ivoire et dans 9 autres pays Africains.

Grâce à l’innovation et à l’adaptation du modèle du e-commerce aux marchés d’Afrique, Jumia est devenu un exemple de réussite et le symbole d’une Afrique connectée qui s’est mise au shopping en ligne.

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Le chariot de Jumia est l’un des plus populaires d’Afrique. Pour des milliers d’Africains en général et d’Ivoiriens en particulier, le chariot et le reste du logo de la compagnie sont synonymes de bonnes affaires sur internet.

En Côte d’Ivoire, Jumia est arrivé 1 an seulement après son lancement au Nigeria, prenant ainsi un pari risqué de faire adopter le commerce électronique dans un pays qui ne comptait alors que 8,4% d’internautes (statistiques Banque Mondiale). Pire, commerce électronique rimait alors avec fraude et escroquerie, et la tâche s’annonçait difficile pour gagner la confiance des clients.

Jumia est passé de 50 commandes par jour à 2 000 en 3 ans, aucun site de e-commerce en France n’a eu cette croissance indique Thierry Barbaut expert Afrique et Nouvelles Technologies

« Quand nous sommes arrivés, les consommateurs Ivoiriens étaient extrêmement prudents. Il a fallu créer la confiance d’emblée en installant notre réputation à travers le meilleur prix, le meilleur choix et la meilleure expérience client. Notre plus grande fierté est d’être leader dans le cœur des Ivoiriens avant tout !». se rappelle Fatoumata Ba, Fondatrice de Jumia Côte d’Ivoire, actuellement Directrice Générale de Jumia Nigéria « notre approche à la fois pragmatique et innovante nous a permis de transformer les nombreux défis, en particulier concernant la logistique et le paiement, en véritables opportunités pour nos clients d’abord, puis pour notre écosystème de partenaires».

Le succès de Jumia en Côte d’Ivoire, comme dans les 10 autres pays, repose fortement sur l’agilité dont l’entreprise fait preuve pour s’adapter aux réalités locales. Ainsi, loin de copier et d’imposer le modèle traditionnel occidental du commerce en ligne, Jumia s’est approprié les différences culturelles pour offrir un service adéquat à sa clientèle. Le paiement en espèces à la livraison arrive en tête de ces adaptations. Ce mode de paiement qui permet au client de ne payer que si l’article livré correspond à ses attentes, a largement  contribué à l’essor de l’e-commerçant. En Côte d’Ivoire, Jumia permet également à ses clients de payer par MTN mobile money ; une autre adaptation.

Le paiement « espèces à la livraison » ou « click and collect » est en tête des usages sur le e-commerce en Afrique indique Thierry Barbaut

Pour Francis Dufay, Directeur Général de Jumia Côte d’Ivoire depuis Avril 2015, l’évolution de Jumia et du commerce en ligne se lit dans les chiffres : « Jumia est passé de 50 commandes par jour en Juin 2013, à 1000 commandes puis 2000 commandes en moyenne par jour, en moins de 3 ans en Côte d’Ivoire. Un signe fort qui témoigne de l’adoption progressive du e-commerce par les consommateurs».

De grands défis logistiques surmontés

Dès le début, les défis liés aux exigences logistiques de l’activité et à la disponibilité des produits se sont montrés persistants. Cependant, les mesures prises par l’entreprise se sont rapidement avérées très efficaces. La mise à niveau des prestataires puis, la création d’une entité entièrement dédiée à la logistique avec une flotte propriétaire, ont permis de garantir des délais de livraison appréciables. Ensuite, la formation des fournisseurs aux outils de gestion de stocks et de leurs boutiques sur la plateforme (seller-center) a nettement amélioré les processus d’approvisionnement.

Enfin, la recherche de partenaires internationaux allant jusqu’à la représentation pour plusieurs marques telles que Intex en Août 2015 et Décathlon plus récemment en Janvier, permet à Jumia de proposer des produits souvent introuvable localement. Les succès logistiques de Jumia ont considérablement réduit la fracture géographique au niveau national.  Désormais, des milliers de consommateurs de l’intérieur du pays ont accès aux mêmes produits, aux mêmes prix, que les populations de la capitale ivoirienne.

Un impact positif pour les entreprises Ivoiriennes

Si le supermarché en ligne a aujourd’hui, un assortiment de plus de 60 000 articles, c’est grâce à cette relation privilégiée qu’il entretient avec les TPE, PME, et GE nationales et internationales qui vendent sur sa plateforme. Depuis 2013, plusieurs de ses fournisseurs ont du embaucher du personnel supplémentaire pour faire face à la croissance de leurs activités, stimulées par la collaboration avec Jumia. Ainsi, implicitement, en plus de ses 300 employés (ils n’étaient que 12 en juin 2013), le supermarché en ligne favorise la création d’emplois indirects.

Par ailleurs, sa marketplace est devenu un puissant outil d’aide à l’entreprenariat. Elle réduit en plus des contraintes géographiques nationales (en élargissant les zones de chalandise), les obstacles que peuvent impliquer la création et l’installation physique d’un commerce pour les plus petits entrepreneurs.

De nouveaux grands événements commerciaux online en CI

La cerise sur le gâteau, Jumia est allé la chercher avec de l’innovation et des concepts à l’allure simpliste mais dans le fond, très recherché. En Mai 2015, plus de 8000 téléphones mobiles ont été vendus durant la « Mobile Week » en Côte d’Ivoire ; du jamais vu ! D’autres concepts tels que le « Vendredi Fou » la version locale du Black Friday by Jumia, les soldes fashion, l’électrochoc, etc. ont eux aussi rencontrer un succès extraordinaire qui fait de Jumia l’un des sites les plus visités en Côte d’Ivoire (600 000 visiteurs uniques/mois).

Aussi, si ces concepts ravissent les clients et les désormais adeptes de Jumia, ils réussissent également à séduire les marques internationales et plus encore, des investisseurs d’envergure qui votent sans réserve pour un avenir radieux pour l’e-commerce et Jumia en Afrique (AIG dont Jumia est le porte-flambeau, a récemment bénéficié d’un nouvel investissement de ses actionnaires historiques, MTN et Rocket Internet et a enregistré l’entrée d’Axa et de Goldman Sachs dans son capital).

Enquête sur les jeunes entrepreneurs

Le prestigieux Prix Anzisha a publié le Anzisha Youth Entrepreneurship Survey 2016 (Enquête Anzisha 2016 sur l’esprit d’entreprise des jeunes)

Le prestigieux Prix Anzisha, qui récompense les meilleurs jeunes entrepreneurs africains, a publié ce mois-ci le Anzisha Youth Entrepreneurship Survey 2016 (Enquête Anzisha 2016 sur l’esprit d’entreprise des jeunes). Cette enquête propose un aperçu des réalités auxquelles sont confrontés les jeunes entrepreneurs en Afrique.

L’Entrepreneurship Survey se base sur un questionnaire envoyé par courriel à une sélection de jeunes entrepreneurs compris dans la tranche d’âge de 15 à 25 ans, et se trouvant sur le continent africain. L’enquête portait sur cinq domaines d’exploitation d’une entreprise, à savoir la croissance, les ventes et le marketing, les ressources humaines, le financement et le soutien.

AnzishaOn peut espérer que les parties prenantes, telles que les décideurs politiques, les organisations de soutien et les entrepreneurs bénéficieront de ces informations. Les personnes interrogées ont massivement déclaré que l’accès au financement était le principal frein à la croissance et 48 % ont souligné que c’était le principal obstacle à l’expansion de leurs entreprises. Seuls 27 % des jeunes entrepreneurs ont reçu une quelconque forme d’investissement externe, les membres de leur famille (59 %) et les subventions (52 %) étant les principales sources de financement accessibles.

Malgré les difficultés rencontrées, 84 % des entrepreneurs ont déclaré avoir employé d’autres personnes, soulignant ainsi le potentiel de création d’emplois des jeunes entrepreneurs et de leurs entreprises. Toutefois, une grande proportion de personnes interrogées (41 %), a décrit le niveau de soutien aux jeunes entrepreneurs dans leur pays comme « faible » voire « très faible ». Ceci laisse à penser qu’il reste encore beaucoup de travail pour faciliter la réussite des jeunes entrepreneurs.

Les candidatures pour le Prix Anzisha sont actuellement ouvertes aux jeunes entrepreneurs âgés de 15 à 22 ans

Les candidatures pour le Prix Anzisha sont actuellement ouvertes aux jeunes entrepreneurs âgés de 15 à 22 ans. Les gagnants se partageront une aide de 100 000 $ et pourront accéder au soutien et aux réseaux nécessaires pour faire grandir leurs entreprises. La date limite de dépôt des candidatures est le 15 avril 2016. Les partenaires du Prix Anzisha sont la Fondation MasterCard et l’African Leadership Academy.

Josh Adler, vice-président des programmes mondiaux chez African Leadership Academy, a déclaré : « African Leadership Academy est heureuse d’investir dans une telle recherche. Nous espérons que ce rapport ainsi que les suivants guideront le travail des enseignants, des décideurs politiques et d’autres parties prenantes dans le secteur du développement des jeunes. »

La majorité des jeunes interrogés ont indiqué poursuivre une carrière entrepreneuriale principalement pour avoir un impact sur le monde (57 % des personnes interrogées). Ceux-ci se concentrent principalement sur les communautés et utilisent les rencontres en personne avec leurs clients comme canal principal de vente (56 %) et le bouche à oreille comme principal outil de marketing (83 %). En termes de ressources humaines, 84 % des entreprises ont déclaré avoir des salariés.

Les jeunes chefs d’entreprise récompensent et incitent leurs salariés de diverses façons, les programmes de formation (51 %) et les primes (47 %) étant les plus populaires

Beaucoup d’entre eux permettent également à leurs salariés de contribuer à la réussite de l’entreprise à travers le partage des bénéfices (37 %). Les jeunes entrepreneurs sont en mesure d’influencer autrui par la création d’emploi et le renforcement des compétences. Toutefois, ils ont indiqué que le niveau de soutien disponible pour les entrepreneurs dans leur pays est insuffisant.

Koffi Assouan, gestionnaire de programme à la Fondation MasterCard a déclaré : « Les connaissances et les informations sur les jeunes entrepreneurs africains font largement défaut. Ce rapport fournit des données cruciales qui peuvent favoriser des programmes et des stratégies visant à soutenir l’esprit d’entreprise des jeunes et à susciter une conversation indispensable entre les professionnels et les parties prenantes sur le sujet. »

L’enquête complète est téléchargeable à l’adresse suivante : anzishaprize.org/resources. Vous pouvez également demander des indications au niveau national auprès de l’équipe du Prix Anzisha.

Jeux vidéo : l’Afrique bientôt aux manettes ?

Avec près de 75 milliards de dollars générés en 2015, l’industrie mondiale des jeux vidéo entame 2016 sous de très bons auspices

Les nouvelles technologies transforment à toute vitesse cette industrie au point d’en remodeler sans cesse ses acteurs, utilisateurs, business models et supports. Les sociétés éditrices de jeu, studios de développement et distributeurs doivent s’adapter aujourd’hui à ces nouveaux usages afin de ne pas couler.

Pour des raisons économiques et socio-culturelles, l’Afrique est longtemps restée écartée du jeu. Pourtant aujourd’hui, elle a toutes les chances de revenir dans la partie.

L’Afrique passe au niveau supérieur

Le manque d’équipement high-tech, les faibles revenus des populations et la pénétration vacillante d’internet ont constitué des obstacles évidents à l’émergence d’une culture de masse des jeux vidéo. Aujourd’hui, différents facteurs laissent penser que le continent est prêt à accueillir ce marché. Nous assistons, d’une part, à l’émergence d’une classe moyenne plus jeune, plus connectée et aspirant à de nouveaux besoins.

Les abonnements mobiles frôlent désormais le milliard et on compte plus de 350 millions de smartphones sur le continent. D’autre part, le marché mondial des jeux vidéo est en pleine mutation et fait plus que jamais de l’œil au smartphone. Selon nos prévisions, les ventes mondiales de jeux sur smartphone pourraient même surpasser pour la première fois cette année le nombre de ventes sur PC et consoles.

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Cette révolution du petit écran est symptomatique de l’émergence de nouvelles pratiques de jeux. Si notre compagnon de poche s’affiche progressivement comme support privilégié, c’est qu’une nouvelle typologie de joueurs participe à la transformation des usages.

En effet, la démultiplication des supports a eu pour effet d’élargir considérablement la base des joueurs : alors que les « hardcore gamers » occupaient tout le terrain et jouaient majoritairement sur ordinateur ou console, ils ont été rejoints par des « casual gamers », une large base d’utilisateurs qui s’adonnent aux jeux sur smartphones pour se divertir et faire passer le temps lors de trajets en transport en commun par exemple.

Dans cette logique, il n’est pas surprenant que près d’1,75 milliard de smartphones et tablettes servent – ou aient déjà au moins une fois servi – de support aux jeux vidéo.

Le réveil de l’esprit entrepreneurial

Tiré par l’essor des smartphones d’occasion et low-cost qui pourraient représenter un marché de 17 milliards de dollars dans le monde, le secteur africain des jeux vidéo a donc toute la latitude pour émerger. Il polarise déjà l’attention des géants du secteur qui ont noué des partenariats avec certains opérateurs mobiles locaux. Certains pays sont d’ailleurs plus matures que d’autres, à l’image de studios de conception sud-africains, nigériens, ghanéens, camerounais et tunisiens qui affichent un dynamisme prometteur.

kiroo-gamesA l’origine de ces projets, on retrouve beaucoup d’initiatives individuelles venant de jeunes entrepreneurs ou d’amis liés par une passion commune.

Fans de jeux vidéo, d’informatique, de développement ou de design, ces jeunes pousses se lancent dans l’aventure en autodidacte et avec peu de moyens, faute de structures de formation dédiées. Ainsi, avant de rentrer dans la cour des grands, le studio camerounais Kiro’o Games a fait ses armes en développant plusieurs jeux en amateur afin de s’adapter aux demandes de leurs consommateurs.

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Pourtant, la plupart des sociétés et studios de conception ont d’abord dû naviguer à vue pour évaluer les attentions des consommations. Pour cause : aucune étude de marché n’a été menée en Afrique francophone pour établir un profil type de consommateur ou une segmentation plus fine de la cible. Une chose est pourtant sûre, l’industrie du gaming constitue un riche terreau pour l’esprit entrepreneurial naissant en Afrique comme en témoignent les nombreuses initiatives individuelles qui ont rencontré le succès à force de persévérance.

Un nouveau vecteur de diffusion pour la créativité et la culture africaines

Il est intéressant d’observer que les studios de développement africains les plus dynamiques ont placé leurs héros, intrigues et environnement dans un contexte africain. A l’instar de Kiro’o Games avec « Aurion, l’héritage des Kori-Odan » et de Maliyo avec « Mosquito smasher », les jeux rappellent des situations dans lesquelles les Africains peuvent s’imaginer, voire s’identifier.

L’histoire et les mythes africains sont une source extraordinaire de création à portée de main des concepteurs de jeu. Beaucoup puisent leur inspiration artistique dans les traditions, coutumes, scènes de la vie quotidienne ou personnages traditionnels qui leur sont familiers. A terme, les jeux vidéo africains pourraient se muer en vecteur puissant d’expression pour les jeunes générations africaines, bien au-delà des frontières.

Toutefois, les fonds ne sont pas toujours au rendez-vous. Les gouvernements sont encore réticents à investir ou parrainer ces start-up bien qu’en Afrique centrale la volonté de certains Etats de participer à l’émergence du secteur soit visible. Il est alors nécessaire que les Etats encouragent ce type d’initiatives, le secteur ayant prouvé son dynamisme et sa capacité à créer de l’emploi.

Le secteur des jeux vidéo est encore un ovni dans le paysage africain mais suscite l’attention et les interrogations, premiers jalons d’une prise de conscience collective de l’intérêt du secteur pour l’économie africaine.

Les nouvelles technologies font progressivement leur chemin en Afrique ; la transformation des usages de consommation, l’éducation au digital et le dynamisme des jeunes générations d’entrepreneurs pourraient faire émerger des jeux vidéo d’un nouveau genre.

Bientôt l’African Fantasy ?

Sommet sur les Centres de données en Afrique

Les investisseurs dans les Centres de données en Afrique sont en route pour Monaco pour leur tout premier sommet

Un sommet passionnant d’une journée est organisé à Monaco pour explorer la prochaine phase du développement des centres de données et du cloud sur le continent

Pour la toute première fois, un sommet passionnant d’une journée est organisé à Monaco pour explorer la prochaine phase du développement des centres de données et du cloud sur le continent.

Invest in Data Center Africa (DataCloudCongress.com/africa), organisé dans le cadre de Datacloud Europe, se réunira au Forum Grimaldi, à Monaco, le 8 juin 2016, pour discuter des investissements actuels et à venir dans les centres de données d’Afrique, de la connectivité par le biais de câbles sous-marins et de la fibre optique noire, de l’approvisionnement en énergie, du cloud, de l’investissement en informatique, des risques et de la disponibilité du financement.

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Le programme sera centré sur plusieurs intervenants de haut niveau issus d’organisations d’investisseurs et de sociétés opérationnelle en Afrique et sur la scène internationale.

La prochaine décennie sera le théâtre d’une croissance de l’infrastructure africaine

La société internationale de conseil BroadGroup, qui recherche et produit Datacloud, présentera des perspectives et une évaluation du marché pour le secteur des centres de données en Afrique.

« La prochaine décennie sera le théâtre d’une croissance de l’infrastructure africaine, a déclaré Philip Low, directeur général de BroadGroup. Nous voyons émerger des centres de données indépendants et surtout des échanges d’IP peering qui favoriseront la croissance du cloud et de l’hébergement au cours des 24 mois à venir dans plusieurs pays. Toutefois, le sommet espère générer d’autres opportunités dirigées par les investisseurs et évaluer le risque et les perspectives. »

Les investissements dans l’infrastructure et les défis auxquels l’Afrique fait face, dont l’énergie, seront au centre des discussions durant le sommet. Des études de cas et des exemples empiriques seront présentés, et contribueront à créer une perspective réaliste pour les investisseurs dans les centres de données.

Datacloud 2016 est le plus important forum de réseautage et d’affaires pour les acteurs du secteur des centres de données et du cloud, leurs clients, investisseurs et fournisseurs. Le forum rassemble plus de 1 800 cadres venus de plus de 60 pays, ainsi que plus de 90 sociétés exposantes, et il offre des opportunités uniques d’approfondir son réseau et de faire des affaires en temps réel.

Il est conseillé aux sponsors et exposants de rapidement prendre des mesures pour s’assurer qu’ils pourront participer à ce qui s’annonce comme l’événement de réseautage le plus important de l’EMEA, et qui inclura ce sommet très prisé sur l’Afrique.

emploi : 12ème forum sur le recrutement ELIT « Build your emerging Africa »

Un forum sur le recrutement et l’emploi en lien avec l’Afrique qui est désormais incontournable : Elit Afrique

Une date le 15 Avril 2016

L’African Business Club présente la 12ème édition de son Forum Elit », salon de recrutement incontournable qui vous propose d’exceptionnelles opportunités d’emplois en Afrique, et pour l’Afrique. Le salon se tient le vendredi 15 avril 2016, de 9h30 à 17h à ESCP Europe, au 79 Avenue de la République dans le 11ème arrondissement de Paris.

A chaque besoin, une réponse

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2015, parmi les dix pays possédant la plus forte croissance économique au niveau mondial, cinq sont africains. Ces pays sont le symbole d’une Afrique à l’incroyable force de travail, entamant le chemin de la modernisation, de la stabilité, qui génère de l’emploi et du développement d’entreprises. Malheureusement, cette dynamique ne s’applique pas encore de manière globale : les candidats au développement africain n’accèdent pas forcément à toutes les informations et opportunités ; ce qui entraine une difficulté d’accès aux talents pour les entreprises.

Au fil des années, le Forum Elit’ s’est affirmé comme une plateforme de référence proposant une réponse à ce besoin. Il constitue un espace d’échange privilégié entre des multinationales, PME, start-ups couvrant divers secteurs (finance, logistique, ingénierie, IT…) et des cadres expérimentés ou bien de jeunes diplômés talentueux qui envisagent l’Afrique comme destination de carrière. Ce salon de recrutement symbolise et acte l’action continue de l’African Business Club en faveur de l’emploi en Afrique.

Encourager le retour des cerveaux

L’édition 2015 du Forum Elit a permis la rencontre entre 13 entreprises et 500 candidats, tous satisfaits de leur participation, d’un côté comme de l’autre. Pour cette nouvelle édition, le Forum Elit’ renouvelle sa promesse de réunir entreprises et candidats de qualité dans un cadre professionnel, afin d’offrir à ces derniers de la visibilité au sein du marché de l’emploi africain. Le thème choisi pour cette édition, « Build your emerging Africa », révèle un message fort exhortant non seulement la diaspora africaine mais aussi tous les amoureux de l’Afrique, à contribuer activement à l’essor du continent.

Au programme du Forum Elit’ 2016

  • Présentations des métiers et profils recherchés par les entreprises.
  • Ateliers thématiques.
  • Coaching individuel et collectifs, pour aider à mieux mettre en valeur ses atouts.
  • Un atelier photo professionnel, pour CV et profils LinkedIn.
  • Un village associatif, pour rencontrer les associations africaines.
  • Une série de conférences, couvrant un panel de sujets clés pour le développement de l’Afrique.

Entrée libre et gratuite

Inscription préalable obligatoire sur www.forumelitafrica.org

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Le Gabon dévoile la mascotte de la 31e CAN

La panthère noire Samba a fait ses premiers pas en tant que porte-étendard du plus grand événement sportif du continent

Le Président de la République Gabonaise, Son Excellence Ali Bongo Ondimba a pris part à la cérémonie de présentation de Samba, la mascotte officielle de la 31e Coupe d’Afrique des Nations qui doit se tenir début 2017 au Gabon.

Dans le stade de Franceville pavoisé aux couleurs nationales par des milliers de supporteurs venus encourager leur équipe, la panthère noire Samba a fait ses premiers pas en tant que porte-étendart du plus grand événement sportif du continent.

Symbole même de la puissance et de la grâce, elle accompagnera en toute fraternité les joueurs et le public sur les pelouses de l’exploit, des actuels éliminatoires jusqu’à la phase finale organisée à Libreville, Franceville, Port-Gentil et Oyem du 14 janvier au 5 février 2017. « Le football, plus qu’aucun autre sport, favorise la cohésion et affirme l’égalité de tous dans l’effort, a indiqué le Chef de l’Etat. Des valeurs qui sont au cœur de ma vision pour le Gabon ».

Le football, plus qu’aucun autre sport, favorise la cohésion et affirme l’égalité de tous dans l’effort

Maillot jaune, short bleu, toutes griffes dehors et pouce en l’air, la féline ambassadrice de la CAN devra fédérer toutes les énergies et toutes les passions. Son nom, Samba, déjà passé à la postérité internationale après un long cheminement dans l’histoire des peuples bantous, des côtes africaines aux rivages du Brésil, annonce la chaleureuse hospitalité à la Gabonaise.

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La mascotte se rend ce soir à la rencontre des populations au quartier Potos de Franceville, dans le cadre d’un grand concert gratuit ponctué d’animations.

Vendredi matin, le Chef de l’Etat a reçu en audience au Palais de Franceville le nouveau président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni Infantino, ainsi que le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, pour un tour d’horizon des grands défis posés par l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations. M. Infantino, très attaché au développement du football sur le continent, achève au Gabon – après le Soudan du Sud, l’Ethiopie et Djibouti – sa première tournée continentale.

Arrogant comme un français en Afrique d’Antoine Glaser

Arrogant comme un français en Afrique.

C’est le titre provocateur du dernier livre d’Antoine Glaser

Le nouveau livre d’Antoine Glaser, ancien directeur de La Lettre du continent, vient d’être publié aux éditions Fayard.

La France se réveille en Afrique avec la gueule de bois. Elle pensait que tout y était encore sous son contrôle et que sa « science africaine » était infaillible. Tout cela n’est qu’un leurre : les destinées politiques, religieuses, sociales et économiques de ce continent lui ont complètement échappé.

Par arrogance, les dirigeants français ne se sont jamais véritablement intéressés à la complexité de l’Afrique. Quant à ceux qui s’y sont installés tout au long de la guerre froide – coopérants venus pour enseigner ou militaires y vivant en famille –, ils ont plus souvent cherché à former des Africains à leur image qu’à comprendre leurs spécificités et leurs désirs.

D’ailleurs, en France même, n’aime-t-on pas que les Afro-Français qui nous ressemblent ?

Il est temps de cesser de donner des leçons et d’apprendre de l’Afrique !

Aujourd’hui, la France paie cher cette arrogance. Les anciennes générations lui reprochent son ingratitude, tandis que les jeunes diplômés refoulés aux portes des consulats préfèrent poursuivre leurs études ailleurs. Les plus grands groupes industriels français perdent des contrats qu’ils pensaient leur être dus et des parts de marché face à leurs concurrents chinois.

arrogant-comme-un-francais-en-afriqueLes congrégations catholiques françaises sont vivement concurrencées par les Églises de réveil (évangéliques, pentecôtistes, charismatiques…), sans parler de l’expansion de l’islamisme radical.

La méconnaissance de l’Afrique et des Africains a conduit la France à des analyses anachroniques et à sous-estimer la richesse de ce continent et de sa diaspora. C’est ce mépris qu’Antoine Glaser s’emploie à dénoncer dans son nouveau livre  » Arrogant comme un français en Afrique ». Il est temps de cesser de donner des leçons et d’apprendre de l’Afrique !

Ce livre existe aussi en version numérique.

Commander le livre Arrogant comme un français en Afrique

Remédier aux inégalités croissantes par Koffi Annan

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Nous avons observé avec fascination la récente et impressionnante croissance économique de l’Afrique.Les revenus moyens ont augmenté d’un tiers, les exportations sont en plein essor et l’investissement étranger est à la hausse.

Par Koffi Annan, ancien Secrétaire général de l’ONU

Ce progrès est louable. Toutefois, les augmentations inquiétantes des inégalités et de la pauvreté sont une source de grande préoccupation.

Après tout, l’Afrique est un continent d’une grande richesse. Il dispose d’une réserve abondante de ressources naturelles et humaines. Malgré cette richesse, la part de l’Afrique dans la pauvreté, la malnutrition et la mortalité infantile est en augmentation constante. Une telle situation n’a pas lieu d’être.

Comme nous le démontrons dans le rapport sur les progrès en Afrique 2014, « Des céréales, du poisson, de l’argent pour financer les révolutions verte et bleue d’Afrique », les dirigeants politiques de l’Afrique ont une opportunité extraordinaire pour mener leurs nations sur des sentiers de croissance meilleurs et plus équitables.

Afin de réduire plus rapidement aussi bien la pauvreté que les inégalités, les gouvernements africains doivent consolider leurs secteurs d’agriculture et de pêche. Ce sont précisément ces deux secteurs la grande majorité des Africains travaillent, principalement dans le cadre de petites exploitations agricoles. Ces secteurs sont encore terriblement sous-performants, sous financés et reçoivent peu d’attention de la part des gouvernements.

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La faible productivité, le sous-investissement chronique, et le protectionnisme régional signifient que l’Afrique doit importer trop de nourriture, autant que les 35 milliards de dollars US en 2011. C’est de l’argent que nos agriculteurs pourraient gagner.

Lorsque les dirigeants africains décident d’investir du temps, de l’effort et de l’argent, alors ils observeront une croissance rapide de leurs secteurs agricoles. Nous appelons les gouvernements africains à déployer une « révolution verte authentiquement africaine ».

L’exploitation forestière illicite coûte à l’Afrique 17 milliards de dollars chaque année

La communauté internationale doit également jouer son rôle. Elle doit certainement lutter contre l’évasion et la fraude fiscale, qui nous fait payer à tous un lourd tribut, mais surtout à l’Afrique. La communauté internationale doit également aborder la question de la propriété de la société anonyme, qui continue à faciliter la corruption.

Cette année, nous braquons les projecteurs sur le pillage des forêts et les ressources des océans en Afrique, qui constitue également un lourd tribut. L’exploitation forestière illicite coûte à l’Afrique 17 milliards de dollars chaque année. Et dans les eaux côtières de l’Afrique, la pêche illégale, non réglementée et non déclarée a atteint des proportions épidémiques. Ce pillage détruit des communautés côtières entières car elles n’ont plus la possibilité de pêcher, transformer et de vendre du poisson.

Les chalutiers commerciaux qui opèrent sous pavillon de complaisance et déchargent dans les ports qui n’enregistrent pas leurs prises, se livrent à du vol organisé déguisé en commerce. C’est pourquoi notre rapport appelle à un régime multilatéral sur la pêche qui impose des sanctions sur les navires de pêche ne déclarant pas leurs captures. Si nous ne faisons rien pour arrêter le pillage, alors nous allons tous en subir les conséquences. Pas aujourd’hui peut-être. Mais demain. Et le jour d’après.

En plus de perdre de l’argent par le pillage des ressources naturelles et la mauvaise gestion financière, les Africains sont désavantagés en matière de transferts d’argent de l’étranger

Le continent perd un montant estimé à 1,85 milliards de dollars par an parce que les opérateurs de transfert d’argent imposent des charges excessives sur les envois de fonds. Ce type de questions devrait être étudié par les régulateurs financiers pour protéger les citoyens africains contre les pratiques commerciales restrictives.

L’Afrique est à la croisée des chemins. Chaque jour, tout au long de notre continent, les Africains prouvent une nouvelle fois leur capacité d’adaptation et de créativité. Des artistes et des musiciens aux décideurs, aux humanitaires et aux militants, nous avons des millions de personnes avec un courage physique et moral inépuisable. Notre continent ne manque pas de talents humains. Si les citoyens de l’Afrique peuvent utiliser librement tout leur talent et toute leur créativité, alors l’Afrique peut vraiment être prospère, stable et juste.

Si le système international met en place des mesures sévères pour arrêter le pillage qui spolie nos peuples, nous pouvons créer des emplois et des revenus pour les années à venir

Si les dirigeants de l’Afrique agissent maintenant pour réduire la pauvreté et les inégalités, investissent dans leur agriculture et leur pêche, et protègent leurs populations du business criminel, ils peuvent léguer à leurs peuples la justice, la prospérité et la paix.

Par Kofi Annan, ancien Secrétaire général de l’ONU

BD : Soleil brûlant en Algérie de Gaétan Nocq

Une bande déssinée qui nous raconte l’histoire d’un soldat pendant la guerre d’Algérie

 

De Cherchell, sur la côte ouest algérienne, à Paris en passant par Alger, Gaétan Nocq raconte l’histoire du soldat Alexandre Tikhomiroff dit Tiko ou Alex, mobilisé en 1956 pour la guerre d’Algérie.

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C’est une guerre racontée à travers le prisme de la petite histoire, celle d’un appelé. Il interroge les doutes et la sensibilité du simple soldat Tiko pris dans le mouvement d’une guerre qui ne veut pas dire son nom.

Le lecteur est transporté dans une dramatique épopée, rythmée par des événements qui nous plongent dans les montagnes d’Algérie puis au coeur de Paris. Il raconte aussi le retour à la vie civile et l’engagement d’Alex dans un Paris déchiré et menacé par les attentats de l’OAS.

Le récit oscille entre l’humour et le drame et pointe l’équilibre précaire entre l’attente et l’action, entre l’absurde et l’angoisse, entre l’illusion et la réalité, teintant ainsi le fil de l’histoire d’une tension palpable.

 

Ce qui à séduit la rédaction Info Afrique :

– Avec Soleil brûlant en Algérie, Gaétan Nocq adapte le récit d’Alexandre Tikhomiroff et donne au roman graphique des accents de documentaire historique.

Un témoignage authentique sur une guerre trop longtemps étouffée mais qui a marqué une génération de jeunes hommes, dans chaque famille.

Un crayonné magnifique et réaliste, enrichi d’une composition efficace et ingénieuse.

Le quotidien de l’école et du service militaire de l’époque, avec son inconfort, ses concessions mais aussi ses combines et ses anecdotes.

La beauté des paysages algériens retranscrits par un talentueux membre des «Carnettistes Tribulants».

L’auteur : Gaétan Nocq

Peintre dessinateur et graphiste parisien. Enseignant à Olivier de Serres (75) et membre des Carnettistes Tribulants. Soleil Brûlant en Algérie est sa toute première bande dessinée, inspirée du livre Une Caserne au soleil, d’Alexandre Tikhomiroff.

Commander la BD Soleil brûlant en Algérie avec ce lien sur Amazon

Ringier Africa rachète le site e-commerce DealDey

Ringier Africa Deals Group fait l’acquisition de la plate-forme d’achats en ligne nigériane DealDey

Cette acquisition représente une expansion du portefeuille de Ringier Africa au-delà de l’édition et du marketing numérique au Nigeria ainsi que le premier investissement de Silvertree dans le commerce en ligne dans ce pays

ingier Africa Deals Group (http://www.Ringier.com/en/about-ringier-africa), une co-entreprise récemment fondée entre Swiss Ringier Africa AG   et South African Silvertree Internet Holdings (Pty) Ltd, annonce aujourd’hui avoir fait l’acquisition de l’une des plus importantes plates-formes d’achats en ligne nigérianes, DealDey (DealDey.com). Cette acquisition représente une expansion du portefeuille de Ringier Africa au-delà de l’édition et du marketing numérique au Nigeria ainsi que le premier investissement de Silvertree dans le commerce en ligne dans ce pays. Par ce biais, les deux entreprises investissent largement dans le secteur du commerce électronique au Nigeria, qui pèse plusieurs milliards de dollars et connaît  une croissance rapide, dans le cadre de leur partenariat au sein du Ringier Africa Deals Group.

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DealDey, la plate-forme de commerce en ligne, a été lancée en 2011 par l’entrepreneur en série Simdul Shagaya avec la société Investment AB Kinnevik. Comptant plus d’un million d’utilisateurs, 15.000 marchands en activité et 20.000 entreprises vérifiées sur sa liste, DealDey est le plus grand opérateur de transactions en ligne dans la région. Outre sa plate-forme principale, DealDey comporte aujourd’hui également la plate-forme de coupons Promohub (promohub.ng) et la plate-forme de découverte Lyf (lyf.ng), qui font toutes les deux parties de l’acquisition.

Kehinde Oriola & Etop Ikpe, co-CEO de DealDey, déclarent: «L’équipe DealDey est enthousiaste à l’idée d’unir ses forces avec Ringier Africa Deals Group récemment constitué. Celui-ci offre des occasions formidables à saisir car DealDey apporte une vaste expérience en matière de technologie, de gestion des commerçants et de comportement des consommateurs au Nigeria. En outre, nous allons tirer parti du portefeuille de Ringier Africa pour le marketing, les petites annonces et les médias ainsi que de l’expertise de Silvertree dans le commerce en ligne en vue de soutenir la croissance durable du groupe.»

DealDey est le plus grand opérateur de transactions en ligne dans la région

Kehinde Oriola restera CEO de DealDey dans le cadre de RADG, alors qu’Etop Ikpe partira pour de nouveaux horizons. En tant que CEO par intérim de RADG, Damien Bonnabel, actuellement responsable du commerce en ligne pour Ringier Africa et directeur général de Ringier Kenya, travaillera avec la direction de DealDey et des autres sociétés du groupe.

Ringier Africa Deals Group (RADG), la société de holding acquéreuse, a été créée par l’autonomisation des pans d’activités du grand groupe kényan de transactions en ligne Rupu (https://www.rupu.co.ke) vis-à-vis de Ringier Kenya ainsi que de l’importante plate-forme de transactions en ligne ghanéenne Tisu (http://www.tisu.com.gh) vis-à-vis de Ringier Ghana. Les partenaires de cette co-entreprise, Ringier Africa et Silvertree, présentent tous les deux plus de       10 ans d’expérience dans le commerce en ligne. Leur but commun est de mener les transactions en ligne vers un succès continu basé sur un plan conjoint à long terme. La clé de ce succès sera la poursuite de la collaboration avec les commerçants locaux et les marques qui souhaitent entrer sur les marchés, tout en satisfaisant les besoins des clients qui recherchent de meilleurs services et de meilleures offres de produits en ligne. Silvertree a déjà étendu son propre portefeuille de commerce en ligne en Afrique du Sud avec l’acquisition de PriceCheck (http://www.pricecheck.co.za) auprès de Naspers en novembre dernier. La maison mère de Ringier Africa, Ringier AG, exploite DeinDeal et Geschenkidee (geschenkidee.ch), qui sont respectivement les deux plus grandes plates-formes de transactions et de cadeaux en ligne en Suisse.

Leonard-StiegelerLeonard Stiegeler, directeur général de Ringier Africa, déclare: «Ringier Africa a identifié le commerce en ligne comme un secteur clé de croissance et nous sommes enthousiasmés par l’inclusion de DealDey dans Ringier Africa Deals Group. Avec l’ajout comme partenaire et investisseur de Silvertree, qui a de l’expérience dans le commerce en ligne, nous sommes sur la bonne voie pour renforcer significativement notre présence dans cet espace, en mettant particulièrement l’accent sur la desserte des marchés importants du Nigeria, du Ghana et du Kenya.»

Paul Cook, co-directeur exécutif de Silvertree, déclare: «Nous sommes extrêmement impatients de pouvoir pénétrer sur l’un des marchés du commerce en ligne les plus fascinants d’Afrique, par le biais de notre partenariat avec Ringier et d’un investissement conjoint dans DealDey, Rupu et Tisu. Grâce à cette transaction, nous allons pouvoir nous appuyer sur d’excellentes plates-formes existantes en vue de desservir la nouvelle classe moyenne africaine.

Grâce à la profonde expertise de Ringier en matière de contenu et à son empreinte en Afrique, nous nous attendons à pouvoir accélérer encore la croissance de ces activités prometteuses. Nous allons mettre l’accent sur une croissance rapide, mais durable, car le secteur africain du commerce en ligne commence à mûrir et les consommateurs recherchent des offres de classe mondiale, un excellent service à la clientèle et des transactions intéressantes. »

Attentats terroristes à Bruxelles

Le bilan est déjà d’au moins 28 morts et 130 bléssés dans les deux attentats de ce Mardi 22 mars à Bruxelles

Hélas à nouveau la marque des terroristes en Belgique et peut de temps après l’intervention provoquant l’arrestation de Salah Abdeslam un des auteurs des attentats de Novembre de Paris qui ont fait plus de 130 morts

Deux attaques terroristes à Bruxelles

La première attaque a eu lieu ce matin aux alentours de 8h à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem et a été «provoquée par un kamikaze». La double explosion a eu lieu dans le hall d’entrée : l’une a l’accueil de la compagnie Brussels Airlines, et une autre au comptoir d’enregistrement d’American Airline. L’explosion a fait exploser les vitres et une grande partie du plafond de l’aéroport, fauchant mortellement au moins 11 personnes et faisant des dizaines de blessés. Plusieurs témoins affirment avoir entendu des tirs et des cris en arabe avant les détonations.

La deuxième attaque a eu lieu a 9h11, une détonation terrible a eu lieu dans le wagon du métro entre la station Maelbeek et la station Arts-loi, au cœur du quartier européen de Bruxelles. Terrible bilan : au moins 15 morts et 55 blessés, dont dix dans un état critique.

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Plus d’informations à venir

Du compte à compte avec Orange et Ecobank

Orange et Ecobank lancent un nouveau service de transfert de compte bancaire à compte Orange Money, en Côte d’Ivoire, en Guinée Conakry et au Niger

Les clients Ecobank peuvent consulter le solde de leur compte bancaire et obtenir des mini-relevés par SMS via le service

Déjà opérationnel au Mali depuis janvier 2015 et au Cameroun depuis août 2015, ce partenariat propose aux clients Orange et Ecobank d’alimenter leur portefeuille électronique Orange Money depuis leur compte bancaire, et inversement. Les clients Ecobank peuvent également consulter le solde de leur compte bancaire et obtenir des mini-relevés par SMS via le service. Ces opérations peuvent être effectuées depuis un téléphone mobile en toute sécurité, à tout moment et sans se déplacer. L’ouverture de ce service en Côte d’Ivoire, en Guinée Conakry et au Niger permet d’aller plus loin dans le développement des services financiers mobiles sur le continent africain.

Depuis son lancement en janvier 2015 au Mali, ce service connait un véritable succès avec près de 110 millions d’euros transférés entre les comptes Ecobank et Orange Money

« Depuis son lancement en janvier 2015 au Mali, ce service connait un véritable succès avec près de 110 millions d’euros transférés entre les comptes Ecobank et Orange Money. Ce service simple répond aux exigences de nos clients bancarisés qui souhaitent effectuer des opérations bancaires depuis leur mobile, où qu’ils soient dans le pays et à n’importe quel moment de la journée.

Ces derniers bénéficieront de plus, de la capillarité du réseau des milliers de distributeurs agréés Orange Money qui viendront compléter le réseau d’agences bancaires Ecobank pour offrir un maximum de points de retrait d’argent. Nous sommes heureux de pouvoir déployer ce partenariat à grande échelle, » a déclaré Thierry Millet, Directeur Orange Money, Paiement mobile et Sans contact.

Patrick Akinwuntan, Directeur Exécutf, Consumer Banking au Groupe Ecobank a précisé quant à lui : « Depuis le début de ce partenariat entre Ecobank et Orange, nous avons enregistré de remarquables résultats en termes de volume de transferts. Nous sommes confiants sur la réussite de ce service lancé cette année dans ces trois nouveaux pays. Cette offre souligne l’importance croissante des opérations bancaires depuis le web et le mobile ainsi que notre engagement à offrir des services bancaires utiles à tous, en Afrique centrale ».

Lancé en décembre 2008 en Côte d’Ivoire, Orange Money est désormais présent dans 14 pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Avec près de 8 milliards d’euros échangés par plus 16 millions de clients à fin 2015, la progression d’Orange Money se poursuit.

Avec Orange Money, les clients peuvent transférer de l’argent depuis leur mobile à tout autre client dans le pays et, depuis certains pays, à l’international. Ils peuvent également payer à distance leurs factures d’eau, d’électricité, de télévision et recharges téléphoniques ou encore bénéficier de solutions d’épargne ou d’assurance, selon les pays.

Sénégal : Focus énergie pays avec Finergreen

C’est en direct du Sénégal et en partenariat avec l’entreprise Finergreen qui développe les énergies renouvelables que nous vous proposons cette fiche « énergie pays »

CAPITALE : Dakar
POPULATION : 14,7 millions d’habitants
PIB 2013 : 15,66 milliards de dollars
PRODUCTION D’ELECTRICITÉ (2015) : 3 364 GWh
CONSOMMATION D’ELECTRICITÉ : 210 kWh/habitant*
*France : 7 500 kWh/hab. 

ÉTAT DES LIEUX DU MIX ÉNERGÉTIQUE

La production électrique du Sénégal repose essentiellement sur des centrales au pétrole lourd et au diesel peu optimisées (85%), puis sur l’hydroélectricité (10%). Le pays, qui n’est pas producteur de pétrole, est donc vulnérable aux fluctuations du prix du brut qui représente un quart de ses importations.

Le pays a connu des coupures de courant récurrentes entre 2008 et 2011, dues d’une part aux centrales à pétrole qui opèrent actuellement au-delà de leur durée de vie prévue et d’autre part à une capacité de production qui peine à suivre l’augmentation de la demande (environ 10%/an). Le pays a cependant pris la mesure du problème puisque la puissance installée est passée de 584 MW en 2012 à 864 MW en 2015.

Le prix de vente de l’électricité a déjà connu une forte augmentation de 0,14 USD/kWh en 2012 à 0,227 USD/kWh en 2015. Par conséquent il est difficile de financer la modernisation et l’agrandissement des infrastructures par plus d’augmentations de tarifs aux consommateurs.

Le Sénégal, comme de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest fait face à un problème d’accès à l’électricité. En effet, il affiche en 2012 un taux d’accès de 56,5%. Ce taux masque de forte disparités puisque près de 90% des urbains mais seuls 26% des ruraux on accès à l’électricité.

En 2012, la production globale d’électricité au Sénégal était de 210 kWh/habitant, soit 35 fois moins qu’en France. La consommation d’électricité représente moins de 50% du mix énergétique global. Près 55% de la consommation d’énergie primaire provient en effet de la biomasse à travers le bois de chauffage et cuisine notamment.

Dans un cadre de développement économique rapide, le potentiel de croissance de la demande est donc très important.  Ce développement étant fortement conditionné à  la satisfaction de cette demande, il est donc crucial pour le pays d’améliorer son service énergétique.

ÉTAT DES LIEUX ÉNERGIES RENOUVELABLES ET PERSPECTIVES

Dans le cadre du développement rapide des infrastructures électriques amorcé, les autorités prévoient d’augmenter de 545 MW la capacité d’énergies fossiles d’ici 2020 soit autant que la puissance totale installée en 2012.

En parallèle, une loi visant 15% de l’énergie primaire produite d’origine renouvelable (hors biomasse) en 2025 a été adoptée. Ce chiffre correspond à plus de 25% du mix électrique d’origine renouvelable en 2025. Etant donné le doublement prévu de la capacité d’énergies fossiles, le pays s’est donc engagé fortement dans le développement des énergies renouvelables.

Dans ce cadre, le pays a lancé plusieurs programmes d’appels d’offres dans les énergies renouvelables. La compagnie national d’électricité, SENELEC, offre des contrats d’achat garantis sur 20 ans (PPA).

HYDRAULIQUE

PROJETS INSTALLÉS

L’essentiel de l’énergie hydroélectrique du pays provient du barrage de Manantali au Mali (200 MW) dont 1/3 de la production est cédée au Sénégal. Cette capacité a été récemment augmentée par la mise en service au Mali en décembre 2013 du barrage Felou (60MW) qui revend 25% de sa production au Sénégal.

La Guinée a inauguré le 28 septembre 2015 le barrage de Kaléta (240MW), dont 20% de la production devrait revenir au Sénégal une fois une ligne d’interconnexion de 1600 km réalisée.

Ainsi, la puissance « installée » dans le pays est de 80MW à travers des accords régionaux de partage de la production de grands ouvrages hydroélectriques. Le Sénégal bénéficie donc de l’interconnexion régionale des réseaux électriques.

VOLONTÉ POLITIQUE ET PERSPECTIVES

Le pays est traversé par 2 grands cours d’eau : le fleuve Sénégal et le fleuve Gambie. L’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’équivalent pour le fleuve Gambie (OMVG) estiment à 2 000 MW le potentiel d’installations hydroélectriques d’ici 2025 réparti presque également entre les deux fleuves.

Malgré ce fort potentiel, ces deux fleuves présentent des débits très irréguliers au cours de l’année. De plus, les barrages sont lents et coûteux à développer avec un coût d’investissement de plus de 2 USD/W de puissance installée. Finalement, la construction des indispensables lignes d’interconnexion pose des difficultés par leur coût et leur caractère transnational. Par conséquent l’hydroélectricité ne peut pas être la réponse unique aux besoins d’augmentation de la puissance électrique.

PROJETS À VENIR

Dans le sillage de Kaléta, la Guinée prévoit de nombreux projets dans le bassin de son fleuve éponyme, tels Samba Ngalou (128 MW) et Gouina (140 MW). Le Sénégal devra lui attendre la construction de l’interconnexion pour bénéficier de ces nouvelles installations.

PROJETS INSTALLÉS

Seuls 2 MWc de solaire photovoltaïque sont aujourd’hui connectés au réseau. Cependant les panneaux sont souvent utilisés à titre individuel, et les lampadaires photovoltaïques se sont développés au cours des 5 dernières années.

SOLAIRE

VOLONTÉ POLITIQUE ET PERSPECTIVES

Le pays bénéficie d’un excellent gisement solaire avec un GHI de plus de 2 000 kWh/m²/an sur l’essentiel du territoire. De plus, le photovoltaïque est très bien adapté à l’alimentation des mini-grids qui se développent dans les zones isolées du réseau national.

C’est pourquoi le pays a lancé un programme de 400 MW d’installations photovoltaïques, dans lesquels s’inscrivent les deux projets en construction cités précédemment. Une premières tranche de 200 MW est réalisée avec le soutien de la Banque Mondiale et se constitue d’une série d’appels d’offres offrant des contrats d’achat garantis (PPA) aux producteurs indépendants (IPP).

PROJETS À VENIR

La construction d’une centrale de 30 MWc a été entamée le 4 mars 2016. Située à Santhiou Mékhé à 160 km de Dakar, le coût d’investissement de 41 M€ est partagé entre Proparco, Meridiam, et le Fond souverain FONSIS. De plus l’exploitant bénéficie d’une garantie d’achat pendant 25 ans. Une autre centrale de 20 MWc est en cours de construction à Bokhol (nord du pays),

EOLIEN

VOLONTÉ POLITIQUE ET PERSPECTIVES

Bien qu’il ne dispose d’aucun parc éolien, le pays possède un potentiel intéressant le long de la côte de Dakar à St Louis avec des vents de 4 à 6 m/s.

Dans le cadre de la loi visant 15% de l’énergie primaire produite d’origine renouvelable (hors biomasse) en 2025, on estime à 150 MW la capacité éolienne installée en 2020.

PROJETS À VENIR

Ainsi, un projet de 152 MW à Taiba Ndiaye lancé en 2008 a obtenu en 2014 PPA auprès de la SENELEC. Son développeur français Sarreole a récemment gagné le soutien d’un fond d’investissement américain à travers une promesse d’investissement de 76 M€, soit le quart des 305 M€ nécessaires à la construction. Le reste des fonds seront apportés à travers des prêts bancaires et des obligations.

BIOMASSE

VOLONTÉ POLITIQUE ET PERSPECTIVES

Comme dit précédemment, la biomasse est la première source d’énergie primaire (55%), mais elle n’est pas utilisée dans la production électrique. Bien que considérée renouvelable, l’utilisation de biomasse comme bois de chauffage et cuisine génère d’importantes émissions à l’impact nocif pour les populations.

Le pays possède un bon potentiel pour l’utilisation de la biomasse comme source électrique à travers sa production de déchets agricoles (3,3 millions de tonnes sèches).

De plus, certaines plantes adaptées au conditions locales présentent de bonnes propriétés pour la production de biofuel.

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Focus sur le social pour le prix de la fondation Bill & Melinda Gates

Les questions sociales sont sous le feu des projecteurs grâce aux nouvelles catégories des African Blogger Awards

Les nouvelles catégories, ouvertes en partenariat avec la Fondation Bill et Melinda Gates, visent à mettre en lumière les questions sociales qui touchent le continent

Trois nouvelles catégories dédiées aux personnalités influentes dans le domaine social et numérique en Afrique ont été annoncées durant le troisième concours annuel des African Blogger Awards, dont les inscriptions sont ouvertes depuis la mi-février.

Les nouvelles catégories, ouvertes en partenariat avec la Fondation Bill et Melinda Gates(http://www.GatesFoundation.org), visent à mettre en lumière les questions sociales qui touchent le continent. Les catégories sont les suivantes :

  • L’autonomisation des femmes et des filles
  • La santé publique
  • Les questions sociales et la citoyenneté active

Ces personnalités influentes racontent des histoires, tout comme les journalistes, et ont souvent accès à des événements non relayés par les médias traditionnels

Les trois nouvelles catégories donneront plus de visibilité aux blogueurs, aux vidéastes et aux détenteurs de comptes Facebook, Twitter et Instagram passionnés par l’autonomisation des femmes et des filles, la santé publique et les problèmes sociaux. Pour la première fois, ils ont l’opportunité d’être reconnus pour leur travail inestimable qui permet de mettre en lumière ces enjeux importants.

« Ces personnalités influentes racontent des histoires, tout comme les journalistes, et ont souvent accès à des événements non relayés par les médias traditionnels car ces derniers sont limités par des contraintes géographiques ou un manque de personnel, indique Murray Legg, cofondateur des African Blogger Awards. Ils peuvent partager des informations concernant des problèmes critiques avec le public qu’ils se sont constitué. Les trois nouvelles catégories reconnaissent l’importance de leur travail. »

La Fondation Gates est la plus grande organisation philanthropique financée de manière privée au monde, et est engagée dans la lutte pour réduire les inégalités dans le monde. L’encouragement et la promotion des histoires locales concernant les questions de développement sont cruciaux pour ce travail.

« Nous sommes heureux d’être partenaires des African Blogger Awards cette année et de participer à la mise en lumière de certains des plus importants problèmes auxquels les Africains font face aujourd’hui », déclare Dr Ayo Ajayi, directeur de la Fondation Gates pour l’Afrique. « Nous pensons que les blogueurs et les utilisateurs de réseaux sociaux influents jouent un rôle important dans la mise en lumière des succès du développement africain et des défis qu’il reste à surmonter. Nous sommes impatients de nous impliquer plus avant auprès de ces blogueurs et de ces personnalités de l’espace numérique à l’avenir. »

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 19 avril 2016 à minuit GMT+2, et les résultats seront annoncés le 3 juin 2016 lors d’une cérémonie en ligne.

Sénégal : une nouvelle centrale électrique délivre 15% de la consommation du pays

MAN Diesel & Turbo, leader mondial pour la fourniture de moteurs diesels et gaz à grand alésage et de turbomachines, termine la construction d’une centrale électrique au Sénégal

Constitué de 5 moteurs MAN 18V48/60 et d’une turbine à vapeur de type MARC®, cette nouvelle centrale est en capacité de délivrer 96 MégaWatt. C’est la deuxième centrale électrique installée en Afrique bénéficiant d’un cycle combiné MAN, technologie permettant d’utiliser la chaleur résiduelle des moteurs pour alimenter une turbine à vapeur, générant ainsi 6.6 Mégawatts d’électricité.

La centrale, située à Tobène, dans la région de Thiès à 90 km au nord de Dakar, permettra d’injecter dans le réseau de la SENELEC un équivalent de 15 % de la consommation électrique actuelle du pays. Elle alimentera donc en électricité les entreprises, commerces, universités et logements, et offrira ainsi de nouvelles opportunités de croissance pour ce pays qui souffre encore trop souvent de délestages.

« Cette centrale se distingue par un niveau technique et environnemental très avancé. Grâce à son cycle combiné utilisant une turbine à vapeur MARC®, les besoins en combustibles sont réduits de 6% diminuant de facto les émissions de CO2 à production de kWh équivalent » indique Mesut Yentur, Président de MAN Diesel & Turbo France.

Fruit d’une collaboration exemplaire avec MATELEC, compagnie libanaise, spécialisée dans les infrastructures électriques, MAN met en service une centrale électrique à moteurs Diesel dernière génération dans un délai record. «Nous sommes très contents de ce projet », déclare Sami Soughayar, CEO de MATELEC. « La collaboration avec MAN Diesel & Turbo fut très professionnelle et fructueuse». Grâce à une parfaite coordination des équipes projet, quinze mois auront été nécessaires pour permettre à la centrale de délivrer les premiers mégawatts sur le réseau électrique sénégalais.

MAN Diesel & Turbo continuera à assurer la maintenance de la centrale sous sa marque de services MAN PrimeServ. Une deuxième phase de travaux permettra d’augmenter sensiblement la capacité de production de la centrale passant de 96 MW à 115 MW grâce à un groupe Diesel et à sa chaudière à vapeur.

Présent depuis 2008 en Afrique du Sud et depuis 2010 au Sénégal, la société a également ouvert un nouveau bureau de vente et de services au Lagos, au Nigeria en 2015 et construit actuellement des centrales au Gambie, Erythrée, Niger et au Burkina – Faso. Ces succès se fondent sur une présence d’un demi-siècle sur le territoire africain soit près de 3,2 gigawatts de capacité de production installées dans 37 pays africains.

Concernant MAN Diesel & Turbo SE

Basé à Augsbourg, MAN Diesel & Turbo SE est le leader mondial pour la fourniture de moteurs diesels et gaz à grand alésage et de turbomachines. MAN Diesel & Turbo emploie quelque 12 500 personnes sur plus de 100 sites situés dans le monde entier, notamment en Allemagne, au Danemark, en France, en Suisse, en République Tchèque, en Inde et en Chine.

L’éventail de ses produits comprend des moteurs deux et quatre temps destinés à des applications marines et terrestres, des turbocompresseurs et des hélices ainsi que des turbines à gaz et à vapeur, des compresseurs et des réacteurs chimiques. La gamme MAN Diesel & Turbo comprend des solutions complètes comme des systèmes de propulsion pour navires, des centrales électriques et des unités turbomachines destinées aux secteurs du pétrole, du gaz et des industries de transformation. Sous la marque MAN PrimeServ, la société propose à sa clientèle un service après-vente international.

 

PUMPMAKERS première plateforme pour les pompes de source solaire

PUMPMAKERS lance la première plateforme au monde pour les pompes de source solaire DIY en AFRIQUE

PUMPMAKERS, entreprise autrichienne, a lancé la PLATEFORME PUMPMAKERS, un marché virtuel qui aide les personnes à s’aider elles-mêmes en permettant à des particuliers, des entreprises locales, des ONG et des bénévoles, d’avoir un accès gratuit à la pompe de source solaire DIY facile d’utilisation et à un réseau mondial visant à mettre en place des projets là où il y a besoin d’eau.

Ceci permet de réduire le manque d’eau dans le monde, de relancer l’économie locale, de créer des emplois et d’arrêter l’exode des zones rurales. Depuis 2012, PUMPMAKERS a installé avec succès des pompes de source solaire DIY en Afrique et en Europe. Un seul système de pompe permet à 1 000 personnes par jour d’avoir accès à de l’eau potable. Grâce au succès de ces premiers projets, de nouveaux projets PUMPMAKERS sont en cours en Somalie, au Maroc, en Zambie, au Cameroun et en Tanzanie.

Inscription gratuite pour les particuliers, les entreprises, les organisations ou les bénévoles

PUMPMAKERS développe la PLATEFORME PUMPMAKERS à l’échelle internationale avec de nouveaux projets et partenaires de projets en Afrique. À cet égard, les entrepreneurs, les entreprises locales, les ONG et les particuliers qui ont besoin d’eau tous les jours ont la possibilité de s’inscrire gratuitement sur la PLATEFORME PUMPMAKERS et de présenter leur entreprise, organisation ou projet à une communauté internationale.

En outre, PUMPMAKERS recherche constamment de nouveaux projets candidats et puits d’eau potable ainsi que de sources d’eau existantes avec ou sans pompes à eau (p. ex., des pompes manuelles ou des pompes à eau avec moteur diesel) qui pourraient être remplacées ou équipées d’une pompe de source solaire DIY. Dietmar Stuck, un constructeur autrichien de puits expérimenté et le fondateur et PDG de PUMPMAKERS, explique : « Il y a un besoin énorme en eau potable propre en Afrique. Toutefois, plus de 300 milles de pompes manuelles à ce jour sont en panne ou défaillantes.

C’est pourquoi notre pompe de source solaire DIY ainsi que la PLATEFORME PUMPMAKERS représentent une solution idéale. Les projets candidats ajoutés à notre carte du monde nous fourniront les informations dont nous avons besoin pour mettre ces projets en œuvre avec l’aide de nos partenaires. »

Peu coûteuse, moderne et durable – une pompe à eau pour tout un chacun

Un seul système de pompe permet à 1 000 personnes par jour d’avoir accès à de l’eau potable

C’est en 2010 que Dietmar Stuck et son équipe d’experts ont développé la première pompe de source solaire DIY au monde à l’aide des technologies les plus modernes, sur la base d’un concept durable et breveté. Dietmar Stuck explique : « Tous les matériaux et chaque pièce de la pompe ne nécessitent aucun entretien et ne rouillent pas. De plus, la pompe est abordable et a été conçue de telle manière qu’elle peut être assemblée facilement, même dans les lieux du monde les plus retirés. Du fait que nous misons uniquement sur l’énergie solaire renouvelable pour pomper l’eau à partir d’une profondeur de 100 mètres, notre système n’engendre aucuns frais d’exploitation. De nuit, une pompe manuelle en option rend le fonctionnement possible. En plus, notre pompe de source solaire DIY fonctionne indépendamment du vent et du carburant et s’avère remplacer idéalement les systèmes conventionnels, souvent trop chers et nécessitant beaucoup d’entretien. »

Réseau mondial pour lutter contre la crise de l’eau

La pompe de source solaire est assemblée et installée avec un peu d’adresse et des quelques pièces faciles à obtenir localement. Le kit de pompe, les pistons et le réducteur, ainsi que les outils adéquats et le matériel publicitaire, sont disponibles dans la boutique Web de la PLATEFORME PUMPMAKERS, disponible en plusieurs langues. Des vidéos et des photos donnent des instructions étape par étape pour l’assemblage.

Pour les entreprises locales et les jeunes entrepreneurs – les Pumpmakers –, la nouvelle plateforme propose non seulement un concept commercial simple, mais aussi l’assistance dont ils ont besoin. Les Pumpmakers peuvent présenter leurs prestations à la communauté mondiale, se mettre en réseau avec des ONG subventionnées, avec des clients et d’autres Pumpmakers, présenter leurs projets de pompe de source solaire DIY et mettre en ligne des photos ou des vidéos. Une carte du monde montre également les besoins en eau ainsi que l’état des projets actuels. Selon le maître foreur Dietmar Stuck, les besoins et la demande sont énormes, pas seulement en Afrique, mais aussi de plus en plus en Amérique du Sud ou en Asie. De ce fait, la prochaine production en série de la pompe de source solaire DIY démarrera en février 2016.

Comparé à de nombreux systèmes de pompe à eau traditionnels, souvent trop chers et nécessitant beaucoup d’entretien, l’investissement d’environ 7 500 dollars dans une pompe de source solaire DIY ne nécessitant aucun entretien est amorti en un à deux ans. Cependant, même les particuliers ou bénévoles souhaitant faire une différence peuvent aider dans la lutte contre la crise mondiale de l’eau. Ils peuvent consacrer du temps et de l’énergie en rejoignant la PLATEFORME PUMPMAKERS et ajouter leur projet sur la carte du monde. Ils peuvent ainsi efficacement attirer l’attention des sponsors et organisations sur le besoin en eau dans leur région.

« Notre objectif est de permettre à des milliers de personnes dans le monde d’avoir accès à l’eau potable propre et pour ceux qui veulent créer leur entreprise, de leur donner l’assistance dont ils ont besoin. C’est pourquoi nous avons inventé un concept DIY unique en son genre qui non seulement rend les personnes encore plus indépendantes, mais qui nous permet également d’agir de manière efficace contre la raréfaction de l’eau et la pauvreté à l’échelle mondiale », résume Dietmar Stuck. Aujourd’hui, près de 800 millions de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à une eau potable et propre. Par conséquent, 10 000 personnes meurent chaque jour, la plupart étant des enfants de moins de cinq ans.

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