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Cameroun: La société nationale d’investissement ne joue pas son rôle

La Société Nationale d’Investissement (SNI) ne mérite plus son nom.

Elle a été créée en 1963 avec pour objectif la mobilisation, la fixation et l’orientation de l’épargne nationale en vue de favoriser, par des moyens appropriés, les opérations d’investissement d’intérêt économique et social, dans les domaines industriels, agricoles et commerciaux. Elle est chargée de participer aux côtés de l’Etat à l’amélioration de la politique industrielle, de même qu’elle est l’opérateur chargé de sa mise en place effective.

La SNI est une société « holding » qui prend des participations dans des entreprises du tissu économique national. Elle est surtout un établissement financier destiné à financer des opérations dans les entreprises, de prospecter, détecter et identifier de nouveaux créneaux porteurs d’avenir industriels, de contribuer à l’amélioration des méthodes de gestion des entreprises financées, etc. Au demeurant, la SNI a un rôle très important à jouer dans l’économie du pays mais, le fait-elle effectivement ?

Le SNI favorise les grandes entreprises

Nous répondons par la négative. Notre premier constat est que la SNI se focalise beaucoup plus sur les grandes entreprises (Chococam, Sic Cacaos, Socapalm, SABC, etc.) et accorde très peu d’intérêts aux PME et PMI locales. Or, la plupart de ces grandes entreprises ne sont plus créateurs de croissance et d’emploi conformément au Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) qui privilégie les PME et PMI dans la relance de l’économie nationale. Par conséquent, l’on peut dire que si le gouvernement camerounais veut relancer son économie par l’investissement, alors il devra réorienter les activités de la SNI vers le développement de nouvelles entreprises et de nouvelles industries. Dans un contexte de la sous-production et en tant qu’établissement financier, la nouvelle SNI devrait soutenir les PME/PMI pour booster l’offre nationale en vue de couvrir les besoins de consommation et pourquoi pas, exporter l’excédent vers la sous-région et les autres marchés internationaux.

La SNI oublie l’industrie de transformation

Notre deuxième constat est que la SNI se positionne uniquement en amont des filières. Dans la filière bois par exemple, elle ne s’intéresse qu’à l’exploitation forestière brute. Les entreprises de ce secteur exportent les grumes pour qu’ensuite, les Camerounais (les plus aisés) importent des meubles et autres produits manufacturés en bois. Le même constat est fait dans les autres filières comme l’huile de palme, le café, les mines, le cacao dans une certaine mesure, etc. Ces produits sont exploités uniquement de manière brute ou artisanale, dans un contexte où l’industrie de la transformation est largement porteuse et ouverte. Il convient donc pour la SNI de s’investir aussi en aval (en encourageant et/ou finançant la transformation locale) pour augmenter la valeur ajoutée des produits locaux et créer plus de richesses.

La SNI se comporte en rentier

Notre troisième constat est que la SNI s’intéresse plus aux placements rentables et oublie son rôle de promotion. Cela fait dire que sa seule et véritable mission qui marche est sa prise de participation dans les grandes entreprises (multinationales pour l’essentiel). Elle ne finance pas assez la recherche et l’innovation. La SNI devrait avoir aussi pour mission de financer la recherche et le développement pour permettre la valorisation de la créativité locale et contribuer à la résolution des problèmes de compétitivité de l’économie nationale. En outre, elle devrait surtout financer la modernisation des entreprises que les banques commerciales rechignent à soutenir.

La SNI est incapable de diversifier les sources de financement

Notre quatrième constat est que la SNI se concentre sur la gestion des ressources publiques. Si l’Etat n’a pas de moyens, alors la SNI n’aura pas de moyens non plus. Pourtant, elle devrait être le bras opérationnel de l’Etat dans la recherche des financements (y compris à l’étranger) en vue de soutenir l’économie nationale. Pour financer suffisamment l’investissement, il faut aussi disposer de suffisamment de capitaux. L’Etat et la SNI n’ont pas toujours ces capitaux de nos jours. Pour cette raison, la SNI devrait travailler à diversifier les sources de financement et à attirer les investisseurs étrangers.

La SNI noyée au sein de structures pléthoriques

Enfin, notre dernier constat est que la SNI est en compétition avec d’autres organismes et programmes de promotion de l’investissement privé au Cameroun. A la Présidence de la République, il existe désormais une Agence de Promotion des Investissements (API). Au Ministère en charge des PME/PMI, il existe une Agence des promotions des PME/PMI (A-PME). Au ministère de l’économie et autres ministères en charge de la production nationale, il existe de multiples programmes de promotion des investissements. Par exemple, au Ministère en charge de l’agriculture, on en distinguait 45 en 2012. Un tel émiettement des missions de promotion de l’investissement dans plusieurs institutions favorise le clientélisme et réduit la SNI au seul rôle d’entreprise de placement. Il convient soit de réduire les activités de la SNI aux activités de placement ou de lui donner les moyens d’assurer la coordination de toutes les activités d’investissement au Cameroun.

Pour terminer, nous disons que la SNI devrait s’intéresser aussi aux PME et PMI, à la transformation locale, à l’innovation technologique et à la mobilisation des capitaux privés. Elle ne saurait se limiter à la gestion du portefeuille de l’Etat dans quelques grandes entreprises. Elle ne saurait se limiter au financement des exploitations brutes. En tant qu’établissement financier, elle doit prendre en compte les besoins des entreprises camerounaises qui stagnent principalement à cause des difficultés d’accès aux financements (surtout de leur modernisation) et de la faible compétitivité. Si l’Etat camerounais veut disposer d’ici quelques années (horizon 2035) d’une masse critique de PME/PMI solides et capables de contribuer au développement du pays, alors il devra recentrer la SNI sur ses missions principales en y ajoutant le renforcement des capacités, l’amélioration du climat des affaires et le développement de la culture entrepreneuriale, au lieu de multiplier des commissions, des organes et des plans pléthoriques.

Louis-Marie Kakdeu, PhD & MPA.

TIC et développement de l’informel en Afrique

Le développement est présenté comme étant un monopole de la sphère-Nord. En conséquence, si le Sud, en particulier l’Afrique voulait en profiter, il faudrait qu’elle y soit d’abord invitée. Cette approche a donné lieu à un certain état d’esprit chez les experts, cartels et monopoles internationaux, favorisant les récits apocalyptiques au sujet de l’Afrique.

La bonne nouvelle vient de la numérisation ; ce processus de déplacement du monde physique dans le cyberespace, perturbe ces anciennes notions et permet aux acteurs du monde entier de s’engager de manière proactive dans les marchés déjà établis. Le Kenya est un tel pays en Afrique qui a su bien mobiliser la numérisation pour stimuler son économie.

Le Kenya et, par extension, les pays d’Afrique subsaharienne se développent sur une large base d’activités économiques informelles et une mince couche du secteur formel. Le secteur informel du Kenya est vaste et dynamique et représente 95% des entreprises opérant dans le pays. Le pays bénéficie d’environ 7,4 millions de micro, petites et moyennes entreprises, avec seulement 20% (1,56 million) autorisées à opérer officiellement. La vaste base informelle offre seulement des possibilités au développement du sous-emploi et de l’affaiblissement de la productivité car elle contribue à moins de 25% du produit intérieur brut du pays. Les plateformes de numérisation offertes par Internet et par les téléphones portables ont toutefois débloqué le potentiel du secteur informel qui, autrement, serait resté invisible et non bancable. Ce secteur bénéficie désormais de plateformes mobiles comme le M-PESA utilisé par 31 millions de Kenyans (58% de la population adulte du Kenya) grâce à ses 144 000 agents répartis dans tout le pays. On estime que 25% des flux de PIB du Kenya passe via les plateformes d’argent mobiles numériques.

Les plateformes de numériques ont permis au gouvernement du Kenya d’élargir sa mobilisation des ressources intérieures par l’intermédiaire de l’I-Tax gérée par Kenya Revenue Authority. Le Trésor public du Kenya a levé 5 millions de USD grâce à une obligation d’infrastructure appelée M-Akiba («Akiba» est le mot équivalent en Kiswahili pour épargner) qui permet aux Kenyans ordinaires d’acheter des obligations d’État d’un montant de 30 USD. La plateforme M-Akiba a révolutionné le secteur bancaire en permettant aux citoyens ordinaires d’acheter directement des obligations d’État qui rapportent 10% d’intérêt sur les économies, rivalisant ainsi avec les systèmes bancaires traditionnels rigides. Par ailleurs, il est à noter que l’approche du gouvernement pour offrir et rendre compte de ses prestations de services aux citoyens a été également numérisée.

Grâce aux TIC, les innovateurs ont été rémunérés pour développer des applications qui répondent aux besoins de l’éducation, de la santé et de l’énergie. Il y a vingt ans, il fallait plusieurs mois pour relier les familles des zones rurales avec leurs homologues en zones urbaines. Il fallait attendre à un terminal de bus en espérant tomber sur un proche afin d’envoyer de l’argent et des messages vers les zones les plus reculées. Grâce à la numérisation, cela est maintenant traité en quelques secondes. Les blocs économiques régionaux de l’Afrique et l’ensemble du continent ont maintenant l’occasion de se connecter aux marchés pour une plus grande prospérité par les TIC.

Le monde numérique est en train de « dévorer » littéralement la réalité physique par la manipulation, la communication et le stockage de la réalité physique en chiffres ou morceaux binaires. Le monde numérique a créé une « jungle intelligente » analogue à une jungle africaine équatoriale typique avec ses menaces et ses opportunités. Il faut avoir les outils et les connaissances de sécurité pour naviguer dans une jungle pleine d’animaux sauvages désireux d’avoir un repas. Les plateformes numériques telles que les moteurs de recherche et les médias sociaux offrent des menaces et des opportunités similaires nécessitant des compétences de navigation et des outils de sécurité. La capture et le stockage des cyber-empreintes des individus révolutionnent le monde du choix individuel puisqu’il relègue quelque peu le choix aux systèmes d’intelligence artificielle.

Ainsi, les TIC ouvrent de nombreuses opportunités aux pays en développement en les intégrant au marché avec la plus grande simplicité. Grâce à elles, les forces qui maintiennent les pauvres dans une posture de domination sont rompues. Les forces telles que les croyances culturelles (en particulier celles concernant les femmes) ; l’impunité et le mauvais environnement juridique ; les régimes de droits de propriété ; la faible gouvernance ; les relations sociales et les systèmes commerciaux et financiers mondiaux favorisant les chaînes de valeur établies sont perturbés par un accès accru aux opportunités via la numérisation.

Grâce à la numérisation, les citoyens ordinaires et les pays pauvres ont l’occasion de lancer leur propre développement intrinsèque au lieu d’attendre d’être «invités» par les pays développés.
James Shikwati

Ces idées reçues sur l’Afrique

Les clichés ont la vie dure en Afrique !
Les clichés ont la vie dure en Afrique !

Murray Rothbard, économiste et philosophe politique, a écrit dans un essai qu’il n’y avait rien de mal à ne pas comprendre l’économie, compte tenu de la nature spécialisée et souvent complexe de cette science. Cependant, il souligne que « Il est totalement irresponsable d’avoir une opinion tranchée et honnête sur les sujets économiques tout en restant dans cet état d’ignorance ».

Dans un pays confronté à des perspectives économiques extrêmes comme l’Afrique du Sud, il est toujours important de revenir aux principes de base. Les explications les plus simples sont les plus vraisemblables. Pourtant, de nos jours, il semble qu’il n’y ait qu’une seule théorie «économique» acceptée: l’intervention gouvernementale comme solution à tout les problèmes.

Les travailleurs sont exploités

Cette conception s’est imposée à l’échelle nationale après des années de diffusion d’idées reçues. Par exemple, l’idée selon laquelle les travailleurs seraient «exploités» par les employeurs. Ceci est accepté comme un truisme sans aucune autre réflexion. Les marxistes croient en leurs théories de la « valeur-travail » et de la « plus-value ». Selon eux, la valeur travail n’est pas récompensée à sa juste hauteur. Le « méchant patron » capitaliste ne paierait au travailleur qu’un salaire de subsistance. La différence entre la valeur «réelle» du produit et le salaire que le travailleur gagne est une « plus-value » que le capitaliste conserve pour lui-même. En d’autres termes, les travailleurs ne reçoivent pas une part équitable, et leurs patrons capitalistes gourmands gardent la majeure partie du butin, d’où l’exploitation.

Ces théories marxistes sont – objectivement – fausses et aucun économiste sincère et sérieux ne dira le contraire. La valeur ne dépend pas seulement de  la quantité de travail incorporée dans un produit. Un individu peut passer un mois à assembler une chaise, mais c’est la demande sur le marché qui déterminera au final si le prix est plus ou moins élevé sur le marché. Les consommateurs paient d’abord pour la satisfaction (utilité) que leur procure le produit, quel que soit l’effort de travail déployé dans la production. En outre, le travail joue souvent un rôle secondaire dans la détermination du prix d’un bien ou d’un service comparé au coût des machines, des frais généraux et de gestion qui jouent un rôle décisif.

Ceci est basé sur le principe de la subjectivité de la valeur, qui est bien illustré par l’histoire de «l’eau dans le désert». Si quelqu’un qui a été bloqué dans le désert pendant des jours se retrouve devant deux grands conteneurs, l’un contenant de l’eau et l’autre des blocs d’or, lequel sera le plus précieux aux yeux de cette personne? D’évidence il choisira l’eau car l’or n’est pas objectivement plus précieux que l’eau à ce moment. La valeur dépend du besoin d’un consommateur. Ainsi les théories de la «valeur-travail» et de la «plus-value» nagent dans un océan d’erreurs.

Les travaux publics créeraient de l’emploi

Une autre erreur est l’idée selon laquelle les programmes de travaux publics créeraient de l’emploi. C’est une idée coriace depuis le temps de l’apartheid. Pourtant, objectivement il s’agit ici de payer des gens avec leur propre impôt. Ce qui se passe en réalité c’est que des entrepreneurs compétitifs du secteur privé sont écartés de ces opportunités de travail au détriment d’un secteur public qui octroie les marchés dans la plus grande opacité. La corruption et le copinage font exploser le coût de ces projets qui finalement pèsent bien lourdement sur le contribuable sans offrir plus d’emplois que si le secteur privé avait obtenu le marché en toute transparence.

La nationalisation serait salvatrice

Encore aujourd’hui, la nationalisation est présentée comme une solution noble aux problèmes économiques. Pourtant, depuis les chemins de fer du XIXe siècle, la nationalisation a toujours apporté de mauvais résultats. Au mieux, une fois qu’une entreprise ou une industrie est nationalisée, elle est marquée par l’inefficacité et un manque de respect pour les consommateurs (pensez aux files d’attente au bureau de poste d’Afrique du Sud). Au pire, le secteur s’effondre complètement avec comme corollaire la destruction de l’économie (pensez aux mines du Zimbabwe et à l’agriculture soviétique). La privatisation, en revanche, a produit des résultats plus positifs, bien que variables selon la façon dont elle a été mis en œuvre.

En effet, lorsque une privatisation se fait en toute transparence, de manière non corrompue, et hors copinage, l’efficacité est au rendez-vous. Par contre, si la privatisation se réduit à un simple transfert de propriété de l’Etat vers des amis de l’Etat – avec une protection monopolistique – l’inefficacité est inévitable et pourtant on utilise aussi dans ce cas le terme « privatisation ». Soulignons quand même qu’une mauvaise privatisation est encore préférable à une nationalisation, car ces entreprises privatisées subissent inexorablement la sanction du marché et sont vouées à la faillite rapidement si elles n’améliorent pas leurs performances.

Le capital serait entre les mains des blancs

Enfin, les Sud-Africains ont fini par comprendre que le «monopole des blancs sur le capital» est une menace illusoire instrumentalisée par une classe politique défaillante qui cherche des excuses pour masquer un bilan catastrophique. Pourquoi continuer à écouter ces discours mensongés polluant les analyses ? Il faut définitivement rompre avec ces idées reçues populistes qui figent la croissance économique et aggravent la misère. C’est le point de départ du chemin vers la prospérité en Afrique du Sud, comme dans le reste du continent d’ailleurs.

Martin van Staden, Directeur de Students for Liberty, Afrique du Sud
Avec Libre Afrique

En RDC les conflits aggravent l’insécurité alimentaire

Près de 7,7 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, selon la FAO et le PAM

Dans un nouveau rapport publié aujourd’hui, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) tirent la sonnette d’alarme : en République Démocratique du Congo (RDC), près de 7,7 millions de personnes sont confrontées à une situation de famine face à la hausse des actes de violences et des déplacements de population, soit 30 pour cent de plus que l’année dernière.

Selon l’analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), entre juin 2016 et juin 2017, le nombre de personnes confrontées à une insécurité alimentaire « d’urgence » et de « crise » (Phase 4 et 3 et de l’IPC), soit les stades précédant celui de famine sur l’échelle de l’IPC et requérant une aide alimentaire et humanitaire d’urgence, a augmenté de 1,8 million, passant de 5,9 à 7,7 millions.

En d’autres termes, plus d’une personne sur dix vivant en zone rurale souffre de la famine.

Les souffrances liées à la faim sont en hausse en raison de l’escalade des conflits, de sa persistance dans le temps et des déplacements de population dans le centre et l’est de la RDC, principalement dans les régions du Kasaï et du Tanganyika, où les actes de violences se sont généralisés.

L’année dernière, près de 1,4 million de personnes ont été forcées de quitter leurs maisons.

Selon le rapport, la situation humanitaire s’est de nouveau détériorée suite aux invasions de chenilles légionnaires et aux épidémies de choléra et de rougeole.

Toujours d’après le document, dans les régions touchées par les conflits, plus de 1,5 million de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire « d’urgence » (Phase 4 de l’IPC), ce qui signifie que ces personnes n’ont pas d’autres choix que de vendre tout ce qu’elles possèdent, de sauter des repas ou encore de réduire leurs portions de nourriture.

« Dans les régions touchées par les conflits, les agriculteurs ont vu leurs villages et terrains se faire piller. Ils n’ont pas pu planter lors des deux dernières campagnes et les marchés alimentaires ont du mal à combler leurs besoins alimentaires. Les conflits et les invasions de chenilles légionnaires, qui ont détruit plus d’un quart des cultures du territoire national, ont eu un effet catastrophique pour les communautés rurales. La situation est appelée à s’empirer si une aide urgente n’est pas apportée en temps opportun » a déclaré M. Alexis Bonte, Représentant par intérim de la FAO en RDC.

Un village touché par la famine en RDC - Photo prise en drone - Crédit photo Thierry Barbaut - www.barbaut.net
Un village touché par la famine en RDC – Photo prise en drone – Crédit photo Thierry Barbaut – www.barbaut.net

« Les agriculteurs, en particulier ceux qui ont été déplacés et plus précisément les femmes et les enfants, ont désespérément besoin d’une aide urgente et de moyens pour survivre tels que des outils et des semences afin de pouvoir reprendre les activités agricoles. De nombreuses femmes déplacées ont perdu leurs maris. Pour elles, les activités agricoles, représentent un moyen de se reconstruire et d’appréhender l’avenir avec dignité et espoir » a ajouté M. Bonte.

Faire face à la famine

Dans certaines des zones affectées par la faim, entre 50 et 80 pour cent de la population peine à joindre les deux bouts et à trouver de quoi se nourrir. Dans plusieurs régions, certaines personnes mangent une fois par jour et leurs repas (à base de maïs, de manioc et de pommes de terre) ne permettent pas de satisfaire leurs besoins journaliers nutritionnels et caloriques. Ces trois derniers mois, les prix des produits alimentaires ont augmenté. Dans certains cas, les régimes alimentaires se limitent à des féculents et à des feuilles.

D’autres se tournent vers d’autres options telles que la réduction du nombre de repas ou le fait de sauter des repas. Certains vendent leurs biens, empruntent de l’argent, envoient les membres de leurs familles mendier ou encore manger ailleurs.

La malnutrition chronique affecte 43 pour cent des enfants âgés de moins de cinq ans, soit plus de 7 millions d’enfants en RDC.

Les déplacements massifs  de population – 3,7 millions de personnes en RDC – et le flux constant de réfugiés issus des pays voisins mettent à rude épreuve des ressources déjà limitées, tout comme la propagation alarmante des chenilles légionnaires, qui affecte 50 des 145 territoires de la RDC, cela a eu pour effet d’aggraver l’insécurité alimentaire. Cela est particulièrement le cas dans les zones présentant un niveau élevé de pauvreté, de malnutrition et d’insécurité alimentaire chronique.

Cette détérioration de la situation affecte tout particulièrement les habitants de la région du Kasaï.

« Le PAM est extrêmement préoccupé par la sécurité alimentaire et la nutrition, qui se détériore dans plusieurs régions de la RDC » a déclaré M. Claude Jibidar, Directeur pays du PAM. « Mais il n’existe pas d’autre endroit où la situation est plus alarmante qu’au Kasaï. Nous appelons toutes les parties à permettre l’acheminement d’une aide vitale et appelons la communauté internationale à aider à répondre à des besoins pressants. »

Il est nécessaire d’apporter une aide de manière urgente

La FAO et le PAM appellent à intensifier de manière urgente la fourniture de nourriture vitale et une aide nutritionnelle  afin de lutter contre la malnutrition. Il est nécessaire de distribuer également des semences et des outils afin que les agriculteurs puissent planter de nouveau et rebâtir leurs moyens d’existence.

Dans les régions du Kasaï et de Tanganyika, touchées par les conflits, la FAO fournit des semences végétales et des outils manuels afin de relancer au plus vite la production agricole et d’accroître la disponibilité des aliments nutritifs dans les communautés hôtes et chez les déplacés. Les moyens d’existence de ces populations représentent leurs meilleurs moyens de faire face à la faim et aux catastrophes. En 2017, la FAO entend venir en aide à 2,1 millions de personnes en RDC afin de lutter contre la faim, de restaurer la production alimentaire et de renforcer la résilience des moyens d’existence.

En RDC, le PAM poursuit son travail en faveur des personnes les plus vulnérables. L’Organisation a déployé du personnel à Tshikapa et au Kasaï central, les deux provinces les plus touchées par le conflit, et procédera à des distributions alimentaires d’ici les prochains jours. Dans d’autres régions du pays, le PAM apporte sa capacité logistique notamment en termes de transport aérien et routier, de carburant et de stockage afin de la mettre au service de la communauté humanitaire dans son ensemble.

Nouveau Fonds d’infrastructure avec AP Moller

Kim Fejfer, associé directeur et PDG d'A.P. Moller Capital.
Kim Fejfer, associé directeur et PDG d'A.P. Moller Capital.

Le nouveau fonds se concentrera principalement sur des investissements dans des infrastructures en Afrique, afin de soutenir une croissance économique durable dans la région

A.P. Moller Holding (www.APMoller.com) – avec la collaboration de PKA, PensionDanmark et Lægernes Pension – a lancé un nouveau fonds d’infrastructure axé sur l’Afrique. Le fonds a reçu des engagements à hauteur de 550 millions de dollars américains de la part d’investisseurs de référence.

Le nouveau fonds se concentrera principalement sur des investissements dans des infrastructures en Afrique, afin de soutenir une croissance économique durable dans la région tout en apportant un retour sur investissement très attractif pour les investisseurs.

Le fonds sera géré par A.P. Moller Capital, qui est une filiale d’A.P. Moller Holding, et qui est constituée d’une équipe dirigée par quatre associés : Kim Fejfer, Lars Reno Jakobsen, Jens Thomassen et Joe Nicklaus Nielsen. Ces associés ont tous une longue expérience dans le domaine de l’industrie et des investissements, et ils disposent d’un important réseau en Afrique.

Avec une population en âge de travailler susceptible d’atteindre plus d’un milliard de personnes au cours des prochaines années, l’Afrique a un besoin pressant d’investissements

« Nous sommes très heureux de pouvoir compter sur le soutien significatif des fonds de pension danois et d’A.P. Moller Holding. Ensemble, nous allons construire et exploiter des infrastructures en Afrique, afin de soutenir le développement durable et améliorer le niveau de vie sur tout le continent. Nous allons combiner ce que l’industrie, en termes de gestion de projets et de capacités opérationnelles, et le capital-investissement, en termes de souplesse et d’intérêt, ont de mieux à offrir », déclare M. Kim Fejfer, associé directeur et PDG d’A.P. Moller Capital.

 

« AP Moller Holding a été établie pour créer de la valeur en constituant des entreprises ayant un impact positif sur la société. Avec une population en âge de travailler susceptible d’atteindre plus d’un milliard de personnes au cours des prochaines années, l’Afrique a un besoin pressant d’investissements en matière d’infrastructures. À cet égard, nous sommes très heureux d’avoir intégré une nouvelle entreprise prometteuse à notre portefeuille, avec une équipe solide qui dispose des capacités et de l’expérience nécessaires pour gérer des investissements en infrastructure sur les marchés émergents », affirme M. Robert Mærsk Uggla, PDG d’A.P. Moller Holding.

Le fonds a une durée de 10 ans et son objectif initial est de 10 à 15 investissements au total.

M. Peter Damgaard Jensen, PDG de PKA : « Depuis de nombreuses années, PKA investit dans les infrastructures, tant au Danemark qu’à l’étranger. Nous avons des expériences positives en matière d’investissements en Afrique, et nous souhaitions depuis longtemps investir davantage sur le continent. Avec ce nouveau fonds, nous allons investir dans les infrastructures en Afrique, et nous aurons l’opportunité d’obtenir un bon retour sur investissement pour les épargnants de retraite, tout en ayant des effets positifs concrets en accord avec les Objectifs de l’ONU en matière de développement durable ».

M. Torben Möger Pedersen, PDG de PensionDanmark : « Nous sommes ravis de faire partie des investisseurs d’amorçage du Fonds d’infrastructures I en Afrique. Nous sommes convaincus qu’il s’agit d’une occasion unique d’investir dans une région présentant une croissance économique élevée et des opportunités d’investissement intéressantes aux côtés d’un partenaire (A. P. Moller Capital) qui possède une vaste expérience en matière d’investissements alliée à un solide réseau et de nombreux projets d’investissement potentiels. Le fonds illustre parfaitement la manière dont le capital privé peut être mobilisé à grande échelle pour mettre en œuvre les Objectifs de développement durable de l’ONU ».

M. Chresten Dengsøe, PDG de Lægernes Pension : « Lægernes Pension est ravi d’investir dans le développement d’infrastructures durables en Afrique avec des fonds de pension danois poursuivant les mêmes intérêts. L’équipe dispose de nombreuses années d’expérience et de résultats éprouvés dans la région, et nous attendons d’elle qu’elle offre des opportunités d’investissement intéressantes à l’avenir ».

Suite aux premiers engagements, le fonds sera ouvert à d’autres investisseurs institutionnels au cours des 12 mois suivants. L’objectif est de réunir 1 milliard de dollars américains en engagements.

Attentat de Ouagadougou, 16 morts

Le constat est terrible pour la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou recense plus de 16 morts dont 7 burkinabé et 8 étrangers… Un français parmi les victimes.

Les terroristes ont été tués lors de l’assaut l’assaut lancé par les forces burkinabés. Parmis les victimes sept sont burkinabé et huit sont étrangers : un Français, un Sénégalais, un Nigérian, deux Koweïtiens, un Libanais, un Turc et une canadienne.

Emmanuel Macron a assuré le Burkina Faso «de son soutien et de sa coopération».

Emmanuel Macron s’est entretenu ce lundi avec le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, avec qui il a fait le point sur l’attaque terroriste perpétrée sur l’avenue Kwame Nkrumah, à Ouagadougou. Un restaurant de la capitale a été pris pour cible par plusieurs assaillants dimanche soir aux alentours de 21 heures. Lors de cette attaque, qualifiée de «terroriste» par le gouvernement burkinabé, au moins 15 personnes – 7 Burkinabè et 8 étrangers – sont mortes et une dizaine autres ont été blessés, a annoncé le gouvernement. Au moins un Français a été tué, selon le parquet de Paris qui a ouvert une enquête antiterroriste, comme à chaque fois que des concitoyens sont victimes d’actes terroristes à l’étranger.

Emmanuel Macron, le chef de l’État français «a marqué sa solidarité dans cette nouvelle épreuve traversée par le Burkina Faso et a réitéré sa détermination à approfondir la coopération entre les deux pays». Emmanuel Macron et son homologue burkinabé ont fait le point sur les circonstances de l’attaque, l’identification des victimes et sur l’enquête visant à identifier les commanditaires», explique l’Élysée. Ils sont convenus «de l’urgence de mettre en oeuvre les décisions prises lors du sommet de Bamako du 2 juillet et d’accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel». Les deux chefs d’État «auront tous les deux des contacts dans les prochains jours avec les autres chefs d’État de la région pour poursuivre cette mobilisation».

Une précédente attaque dans la même rue en 2016

Le restaurant pris pour cible est l’Istanbul, fréquenté par des familles et des expatriés et situé à environ 200 mètres du café Cappuccino et d’autres établissements, qui avaient été en janvier 2016 la cible d’une attaque djihadiste revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Deux Français avaient été tués.

Un centre hospitalier dépassé par les événements…

D’après un serveur du restaurant Istanbul, l’attaque a débuté vers 21h30. «Trois hommes sont arrivés à bord d’un véhicule 4×4, sont descendus du véhicule et ont ouvert le feu sur les clients assis sur la terrasse» du café, a indiqué ce serveur s’exprimant sous couvert d’anonymat. Dans une vidéo, on voit des gens s’enfuir en courant et en criant. Puis dans une séquence suivante, on entend des tirs nourris.

Très vite, la police a évacué les civils avant l’arrivée de l’armée et de la gendarmerie qui ont tout de suite lancé l’assaut. Les tirs, intenses au début, sont ensuite devenus sporadiques, a rapporté un journaliste de l’AFP. Les assaillants, dont le nombre n’était pas connu au départ, sont allés se réfugier «dans un étage de l’immeuble», toujours selon le ministre burkinabè de la communication. Ils retenaient des otages au premier et deuxième étages, selon un officier de l’armée s’exprimant sous couvert d’anonymat. Au cours de l’affrontement, deux assaillants ont été tués, a déclaré au petit matin Remi Dandjinou, le ministre de la communication à la télévision. L’assaut des forces de l’ordre a pris fin vers 7 heures.

À l’hôpital Yalgado, la situation était tendue. «Actuellement nous sommes débordés», a confié un chirurgien à l’AFP sous couvert d’anonymat. «Nous avons reçu une dizaine de blessés, dont trois qui sont décédés. La situation des autres blessés est très critique. Trois sont pris en charge actuellement en bloc opératoire». «Nous avons évacué onze personnes mais un (homme) est décédé dès notre arrivée à l’hôpital. Il s’agit d’un Turc. Une dame a également succombé à ses blessures à l’hôpital», a déclaré un ambulancier. L’avenue s’est vidée de ses passants immédiatement après l’attaque, seuls des véhicules des forces de sécurité et des ambulances étaient visibles. Plusieurs officiels dont le ministre de la Sécurité sont sur place.

Le mode opératoire de cet attentat est similaire à celui du 15 janvier 2016. Un commando avait attaqué le café Cappuccino et plusieurs autres établissements, l’hôtel Splendid, l’hôtel Yibi et le Taxi-Brousse, situés sur l’avenue Kwame N’Krumah, comme le restaurant Istanbul. Cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers. Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est le théâtre d’attaques djihadistes régulières depuis 2015. En décembre 2016, une douzaine de soldats burkinabè avaient été tués dans une attaque contre un détachement de l’armée basé dans le nord du pays. En octobre 2016, une précédente attaque avait fait six morts, quatre militaires et deux civils.

Alibaba et Marriott veulent innover dans le voyage

Le groupe Alibaba et Marriott International annoncent une coentreprise innovante visant à redéfinir l’expérience du voyage

La coentreprise exploitera le portefeuille de marques mondiales de Marriott International et son expertise incomparable dans le domaine de l’hôtellerie afin de révolutionner l’expérience de voyage

  • La coentreprise proposera des services de voyage intégrés et basés sur l’expérience, avec Alibaba faisant office de passerelle vers plus d’un demi-milliard de consommateurs chinois
  • La croissance du nombre de voyageurs chinois devrait se poursuivre pour atteindre les 700 millions de voyages au cours des cinq prochaines années, tandis que les consommateurs rechercheront de nouvelles expériences de voyage améliorées

Alibaba Group Holding Ltd. (« Alibaba ») (NYSE : BABA) et Marriott International, Inc. (www.Marriott.com) (« Marriott International ») (NASDAQ : MAR) ont annoncé aujourd’hui la création d’une coentreprise visant à redéfinir l’expérience de voyage des centaines de millions de consommateurs chinois qui voyagent à l’étranger et dans leur pays chaque année.

La coentreprise exploitera le portefeuille de marques mondiales de Marriott International et son expertise incomparable dans le domaine de l’hôtellerie afin de révolutionner l’expérience de voyage.

Le leadership d’Alibaba dans le secteur du commerce de détail électronique et son rôle en tant que passerelle seront également déterminants pour permettre aux marques internationales d’atteindre plus de 500 millions d’utilisateurs mobiles actifs présents mensuellement sur ses plates-formes. En s’appuyant sur les ressources de Marriott et d’Alibaba, la coentreprise gérera la vitrine de Marriott sur Fliggy et la plate-forme de services de voyage d’Alibaba. Elle s’adressera également à la clientèle d’Alibaba, établira un lien entre les programmes de fidélisation de Marriott et celui d’Alibaba et fournira aux hôtels Marriott du monde entier des contenus, programmes et promotions spécifiquement adaptés aux voyageurs chinois.

À mesure que leurs revenus augmentent, les membres de la classe moyenne chinoise recherchent des produits et des expériences de voyage de qualité supérieure. Cette nouvelle entreprise est destinée à satisfaire les attentes des consommateurs en proposant des solutions de voyage intégrées, personnalisées et pratiques qui relient les voyageurs directement au portefeuille de marques hôtelières internationales de Marriott.

Dans la mesure où les voyageurs chinois devraient atteindre les 700 millions au cours des cinq prochaines années, le secteur du voyage représente une opportunité de croissance importante. Les propriétaires et franchisés de Marriott à l’échelle mondiale bénéficieront de la coentreprise en saisissant une plus grande part de cette croissance du marché chinois des voyages et en profitant de coûts de distribution réduits.

Dans la mesure où les voyageurs chinois devraient atteindre les 700 millions au cours des cinq prochaines années, le secteur du voyage représente une opportunité de croissance

« Nous sommes fiers d’unir nos forces avec Marriott International, pour associer leur expertise incomparable dans le secteur de l’hôtellerie avec notre très ample base de consommateurs et nos technologies de pointe orientées vers les consommateurs », a déclaré Daniel Zhang, PDG du groupe Alibaba. « Ensemble, nous allons améliorer et redéfinir l’expérience de voyage des consommateurs chinois de façon plus transparente et personnalisée, afin de leur permettre de découvrir le monde. »

« Nous admirons depuis longtemps l’expertise numérique d’Alibaba et leur compréhension approfondie des besoins et des comportements des consommateurs chinois », a déclaré Arne Sorenson, PDG de Marriott International. « En nouant ce partenariat, nous associons notre expertise hôtelière avec la plate-forme numérique d’Alibaba, son expertise de la vente au détail et sa plate-forme de paiement numérique, Alipay, et nous favorisons l’adhésion à nos programmes de fidélisation. Avec le nombre croissant de consommateurs chinois explorant de nouvelles destinations, ce projet va nous permettre de faire découvrir nos hôtels à cette nouvelle classe de voyageurs en pleine croissance à l’échelle mondiale. »

La coentreprise améliorera l’expérience de voyage des voyageurs chinois de plusieurs façons :

  • Des voyages internationaux facilités : La coentreprise offrira une nouvelle fonctionnalité récemment intégrée et qui permet de réaliser l’intégralité du voyage sans le moindre problème, depuis la planification, la réservation, le paiement et la gestion du voyage jusqu’aux activités associées et proposées sur la destination, notamment les boutiques, les restaurants et les visites touristiques. La coentreprise proposera des solutions technologiques conviviales qui ouvriront un monde d’options de voyage pour les consommateurs chinois.
  • Des expériences personnalisées et VIP : La coentreprise exploitera la technologie pour proposer des expériences personnalisées aux consommateurs chinois. Marriott proposera l’accès à des concerts privés, des activités familiales, des événements sportifs et autres à travers ses programmes Starwood Preferred Guest (SPG) Moments et Marriott Rewards Moments. Les membres admissibles au programme de fidélité d’Alibaba bénéficieront de programmes personnalisés et auront accès au programme primé SPG de Marriott.
  • Voyager sans portefeuille : Alipay sera accepté dans les hôtels Marriott sur certains marchés et l’expansion de son utilisation est prévue dans le monde entier.
  • Fidélisation de nouvelle génération : La liaison entre la plate-forme de fidélisation primée de Marriott (Marriott Rewards, The Ritz-Carlton Rewards et SPG) et l’ample clientèle d’Alibaba permettra d’établir une nouvelle référence en matière de programme de fidélisation.

En outre, pour fêter la journée des membres d’Alibaba le 8 août, ces derniers pourront s’inscrire dans l’un des programmes de fidélisation de Marriott (Marriott Rewards, The Ritz-Carlton Rewards ou SPG) et bénéficier d’un tarif de membre exclusif via l’un des canaux numériques de Marriott. Des offres spéciales seront également disponibles uniquement le 8 août pour les membres sur http://Marriott.fliggy.com.

Formation au numérique : Simplon est une « success story » selon la commission Européenne

Simplon favorise le développement du numérique et de plus en plus en Afrique

Identifiée comme bonne pratique, l’approche de Simplon.co est considérée par la Commission européenne comme exemple à suivre dans le cadre d’un marché unique numérique inclusif.

La « success story » Simplon.co est détaillée sur le site de la Commission.

Adopté le 6 mai 2015, le marché unique numérique (Digital Single Market) vise à améliorer l’accès aux services et réseaux numériques, à créer un environnement propice au développement de ces réseaux et à faire de l’internet un robuste vecteur de croissance.

Mais plus qu’une opportunité économique, la Commission européenne prône un marché unique numérique à même d’apporter de réelles opportunités sociales permettant à chacun-e l’accès aux compétences indispensables à cette économie nouvelle. Nulle question ici de laisser l’exclusivité de ce large vecteur d’employabilité aux seules populations socialement avantagées. Il est indispensable de tirer profit de la conjoncture en permettant à chacun une acquisition égalitaire des compétences numériques afin de ne pas perpétuer le cycle inégalitaire actif au sein des branches de métiers hautement qualifiés. À ce sujet, Frédéric Bardeau, président de Simplon.co, décrit son école du numérique comme « ayant pour ambition d’avoir le plus d’impact social possible. Or en Europe comme en France, les jeunes qui ne sont ni étudiant(e)s, ni employé(e)s, ni stagiaires (NEETs, pour Not in Education, Employment or Training, ndlr) sont très nombreux, tandis que les besoins en recrutement des entreprises sur les métiers du numérique sont immenses ».

Ainsi, le développement inclusif des compétences digitales est une opportunité unique pour la cohésion sociale et la réduction des inégalités.  Et le potentiel est bien là, comme décrit par Frédéric Bardeau : « la Commission européenne a estimé que d’ici 2020 seulement en France il y a aura entre 50 000 et 127 700 postes non pourvus dans le champ du numérique. Les formations de Simplon.co répondent à cette pénurie de compétences via des parcours pédagogiques basés sur les profils des participant(e)s mais aussi sur les besoins des entreprises, et notamment des entreprises locales ».

C’est dans cette optique d’inclusion et de formation de main d’œuvre que fut lancée en décembre 2016 la Coalition sur les compétences et les emplois numériques composée des États membres, d’ entreprises, de partenaires sociaux, d’ organisations à but non lucratif et des métiers de l’éducation. D’ici 2020, la Coalition espère former 1 million de jeunes chômeurs aux emplois numériques.

Simplon.co est présentée comme une « success story », exemple à suivre dans le domaine de la digitalisation, de l’employabilité et de l’inclusion. Vous trouverez la factsheet relative à Simplon.co ainsi que six autres initiatives européennes sur le site de la Commission européenne.

Defend Europe, C-star : le bateau du groupe génération identitaire anti-migrant

A group of 104 sub-Saharan Africans on board a rubber dinghy prepare to board the NGO Migrant Offshore Aid Station (MOAS) ship Phoenix some 25 miles off the Libyan coast in this handout photo provided by MOAS October 4, 2014. MOAS, a privately-funded humanitarian initiative, began operating at the end of August and has assisted in the rescue of some 2,200 migrants crossing from Libyan shores towards Europe. REUTERS/MOAS/Darrin Zammit Lupi/Handout via Reuters (MID SEA - Tags: SOCIETY IMMIGRATION) MALTA OUT. NO COMMERCIAL OR EDITORIAL SALES IN MALTA - RTR48XT1

Un bateau… Anti migrant…. Le C-star est un bateau qui croise au large de la méditerranée avec l’objectif de ramener les migrants en Afrique !!!

C’est un projet dénommée Defend Europe lancée par Génération identitaire dont l’objectif est d’empêcher le sauvetage des migrants par les ONG en mer, et à ramener ces derniers sur les côtes libyennes.

l’objectif est d’empêcher le sauvetage des migrants par les ONG en mer

Que veut « Defend Europe » ?

« Une mission de recherche et de sauvetage identitaire », c’est sous un intitulé à la fois très formel et énigmatique que se décrit Defend Europe. Le projet est né en mai 2017, alors que des militants d’extrême droite se réunissaient en Sicile pour empêcher le pavillon de l’ONG SOS Méditerranée de quitter le port de Catane, en vue de secourir des migrants échoués en mer.

Sur son site Internet, les initiateurs de Defend Europe entendent « fermer la route de la Méditerranée », en y envoyant un bateau chargé de ramener les migrants sur les côtes libyennes et de surveiller l’activité des ONG en mer, qu’ils accusent de complicité avec les passeurs. Si les auteurs de Defend Europe justifient leur projet par la nécessité de « sauver des vies », ses visées restent avant tout identitaires face au danger que « les Européens deviennent minoritaires sur leurs propres sols ».

En mai dernier, les initiateurs de l’opération ont débuté une campagne de financement, d’abord à travers PayPal puis, après le blocage du compte, via la plate-forme de crowdfounding WeSearch. Beaucoup moins régulée, cette dernière permet de faire des dons anonymes en monnaie virtuelle Bitcoins, souvent utilisée pour des paiements illicites. À travers cette campagne, l’initiative a récolté 76 000 €, de quoi financer la location d’un bateau, le C-star, et de son équipage.

« Une mission de recherche et de sauvetage identitaire »

Qui est derrière cette initiative ?

Derrière cette opération, on trouve de nombreux militants de Génération identitaire, un groupe né en France en 2012 et qui se veut le pendant jeunesse du mouvement Identitaires. Représentants d’une idéologie d’extrême droite, ces derniers entendent défendre une « Europe européenne » tant contre le consumérisme, l’interventionnisme américain que contre « l’immigration-invasion et l’islamisation ».

En cause dans l’affaire du C-star : les branches française, italienne, autrichienne et allemande de Génération Identitaire, dont certains leaders auraient embarqué à bord du navire. D’après « HOPE not hate » (Espoir et non pas la haine), une campagne fondée en 2004 et qui a suivi l’affaire, se trouveraient à bord du bateau Patrik Lenart, cofondateur de la branche autrichienne, Alexander Schleyer, membre de la section viennoise, Robert Timm, directeur régional de celle de Berlin et Clément Galant, responsable de l’antenne française et Glanmarco Concas, appartenant à celle italienne. Pourraient également se trouver à bord Lorenzo Flato ou encore Daniel Fiss, respectivement leaders des branches italienne et allemande.

Si les soutiens du mouvement restent anonymes, l’ONG a répertorié plusieurs organisations et personnalités ayant affirmé des vues positives sur le projet. Parmi ces derniers se trouvent des figures de l’alternative right (extrême droite) américaine, telles que David Duke (ancien leader du Ku Klux Klan) ou encore le site AltRight.com, qui ont appelé à soutenir la campagne de financement.

Le C-star est déja opérationnel !

Le bateau, parti de Djibouti début juin, aurait déjà été bloqué deux fois : d’abord au canal de Suez puis, à partir du 26 juillet, dans le port de Famagouste (zone turque de Chypre), où il a été immobilisé pour détention de faux documents de certains des membres de son équipage.

D’après la télévision publique chypriote turque, l’équipage a été relâché un jour plus tard et devait quitter l’île dans la soirée. Le journal Kibris Postasi a rapporté que 20 personnes parmi lesquelles des Sri-Lankais, présentés comme « en formation » par Clément Galant, présents à bord du navire ont été ramenées à l’aéroport. Toujours d’après le quotidien, le C-star devrait ensuite se rendre en Tunisie.

Wango Musik de Cedrick Kikudi et Bouly Bwabwa

Cedrick Kikudi et Bouly Bwabwa les fondateur de Wango Musik avec Thierry Barbaut lors des Congo TechDays de Lubumbashi.
Cedrick Kikudi et Bouly Bwabwa les fondateur de Wango Musik avec Thierry Barbaut lors des Congo TechDays de Lubumbashi.

Wango Musik c’est de la musique mais aussi un vrai réseau d’informations, d’actualités et de partages !

J’ai rencontré les fondateur lors des Congo TechDays de Lubumbashi, et je dois bien avouer que ce fut un plaisir de découvrir Wango Musik.

Cedrick Kikudi et Bouly Bwabwa sont des passionnés cela se ressent immédiatement !

Résident dans la grande province du Katanga, Cedrick Kikudi plus connus sous le patronyme de Ced Koncept et Bouly Bwabwa, sont 2 jeunes entrepreneurs ambitieux fondateurs de la plateforme musicale « WANGO MUSIK » (www.wangomusik.com ). La première plateforme musicale d’information, de promotion et de téléchargement de la musique urbaine Katangaise, et l’une des rares plateformes musicales congolaises détenus par des enfants du pays.

Cedrick Kikudi et Bouly Bwabwa les fondateur de Wango Musik avec Thierry Barbaut lors des Congo TechDays de Lubumbashi.
Cedrick Kikudi et Bouly Bwabwa les fondateur de Wango Musik avec Thierry Barbaut lors des Congo TechDays de Lubumbashi.

Créée en Mai 2016, ce projet innovant se rend peu à peu indispensable aux mélomanes et artistes urbains Katangais et Congolais dans un nouveau monde où internet est devenu le moyen le simple et pratique pour les artistes de communiquer et vendre, et pour les mélomanes d’être informé et acheter.

A la découverte des fondateurs

L’un CED KONCEPT : CEO de la start-up, est un jeune artiste rappeur-chanteur de talent et entrepreneur culturel Katangais. Designer de formation, il se consacre entièrement à sa carrière musicale d’artiste après la fin de ses études. Visionnaire, il comprend qu’il est important de désenclaver la musique urbaine congolaise en généale et katangaise en particulier, pour avoir la possibilité d’être écouté et vendre partout ailleurs.

  « Notre priorité actuelle est celle d’arriver à commercialiser la musique urbaine congolaise dans le monde à travers notre plateforme Wango Musik. Nous y travaillons » – Cedrick Kikudi

L’autre, BOULY BWABWA : Rédacteur en chef et co-fondateur de la plateforme, est présentateur télé et radio du plus grand média télévisuelle de la province du Katanga. Licencié en science Commerciale et Financière option marketing de l’institut supérieur de commerce de Lubumbashi, Pigiste, il fait sa rencontre avec la musique urbaine congolaise dans son adolescence et découvre ses richesses et sa beauté infinie.

Le site Internet Wango Music
Le site Internet Wango Music

« Avant d’être entrepreneurs dans ce domaine, nous sommes avant tout 2 jeunes passionnés de la musique urbaine faite au pays. Ce projet est né de notre envie de promouvoir cette dernière, qui est capable si moyen il y en a de faire bouger l’afrique » – Bouly Bwabwa

 

 

Xavier Niel et Iliad en conquête des télécoms en Afrique ?

Xavier Niel, fondateur de Free et d'Iliad pourrait développer l'opérateur Free Télécom en Afrique
Xavier Niel, fondateur de Free et d'Iliad pourrait développer l'opérateur Free Télécom en Afrique

Xavier Niel avec son entreprise Iliad et l’opérateur Télécom Free à révolutionné le marché français en proposant des offres bien moins chères que ses concurrents Orange, SFR ou Bouygues !

L’opérateur Free au Sénégal ? Pas encore sous son PROPRE nom mais possible dans les prochaines années

Il est fort probable qu’Iliad débarque donc en Afrique avec la ferme intention de remettre les opérateurs en compétition.

Ce que nous savons aujourd’hui c’est qu’un consortium composé de NJJ qui est une société de portefeuilles privée appartenant directement à Xavier Niel, cette structure est constituée en France.

A cette structure s’ajoute Sofima, véhicule d’investissement télécoms géré par Axian Group, et Teyliom Group,un groupe d’investissement diversifié axé sur l’Afrique de l’Ouest et du Centre et contrôlé par Yerim Habib Sow, son seul actionnaire, le patron de Free va racheter les opérations de TIGO appartenant à la Compagnie Millicom qui avait pourtant déjà engagé des discussions avec Wari.

Xavier Niel, fondateur de Free et d'Iliad pourrait développer l'opérateur Free Télécom en Afrique
Xavier Niel, fondateur de Free et d’Iliad pourrait développer l’opérateur Free Télécom en Afrique

Communiqué de Tigo Sénégal: Suite aux récentes déclarations erronées de Wari, Tigo Sénégal souhaite apporter les corrections suivantes concernant la résiliation de l’accord de cession de Tigo Sénégal. 

L’accord de vente signé le 2 février 2017 entre Wari et Millicom fixait au 2 juin 2017 la date butoir pour que Wari apporte les financements requis dans le cadre de la transaction. En cas de non-respect par Wari de cette obligation de financement, l’accord de vente octroyait le droit à Millicom de résilier la transaction immédiatement sur simple notification. A la date du 28 juillet 2017, soit pratiquement 2 mois après la date butoir et 6 mois après la signature de l’accord de vente, Wari n’avait toujours pas apporté le financement requis. Le Groupe Millicom a donc décidé d’exercer son droit de mettre fin à la transaction et a adressé à Wari une notification dans ce sens conformément aux termes de l’accord de vente. La résiliation de la transaction par Millicom est dès lors totalement conforme aux termes de l’accord de vente.

Tigo Sénégal tient également à préciser que les déclarations faisant mention d’un processus de due diligence en cours sont aussi erronées, l’accord de vente n’étant en aucun cas conditionné par un processus de due diligence.
La décision de résilier l’accord de vente a été prise dans le seul intérêt de Tigo Sénégal et des Sénégalais.

Info Afrique reviendra en détail sur ce sujet.

L'opérateur Free arrive au Sénégal
L’opérateur Free arrive au Sénégal

Xavier Niel déja aux Comores pour les télécoms en Juillet !

Xavier Niel, le patron de Free et actionnaire de Telco SA (Telma Comores) a effectué une courte visite à Moroni pour rencontrer le président Azali Assoumani et plaider pour l’interconnexion des deux opérateurs de téléphonie mobile aux Comores.

Xavier Niel, patron du Groupe Free et Hassanein Hiridjee, actionnaire majoritaire de Telma Madagascar, tous deux actionnaires du second opérateur des télécommunications, Telma Comores, ont effectué une visite à Moroni, mercredi 5 juillet.

Mr Niel a exhorté le chef de l’Etat Azali Assoumani à agir pour que l’interconnexion annoncée entre Telma Comores et Comores Telecom soit effective. La société nationale n’a toujours pas respecté son engagement et a exigé via l’ANRTIC que le second opérateur revoit à la hausse ses tarifs vers l’international. Le contrat commercial pour la terminaison d’appel entre les deux sociétés n’a toujours pas été signé.

Devant le président Azali, le patron de Free et copropriétaire du Groupe Le Monde, a aussi émis le souhait de « développer la téléphonie mobile » aux Comores et de créer avec Comores Telecom « un grand projet commun pourvoyeur d’emplois et qui créera des synergies entre les 2 opérateurs».

Peu avant son départ, Xavier Niel a rencontré des opérateurs comoriens et la presse nationale à la résidence de l’ambassadeur de France à Moroni,

Si aux Comores le fondateur de Free est venu solliciter l’appui du gouvernement pour le déblocage de l’interconnexion entre les deux opérateurs, à Madagascar, où il s’était rendu plus tôt, il était question d’investissement dans le secteur des télécommunications. Le ministre malgache lui a soumis des projets notamment dans la mise en place d’un incubateur, de centres de formation dans les NTIC, des infrastructures réseaux, des bornes wifi ou encore des datas centers.

A noter que dans sa tournée de l’Océan Indien, Xavier Niel a lancé le Free Mobile à l’île de La Réunion avec un forfait de 9,9€€/mois pour des appels et sms illimités et 25 Go. Aux Comores, Telma Comores a décidé de casser les prix du marché à partir du 5 juillet avec des forfaits défiant toute concurrence à l’échelle nationale.

En Somalie Al-Chabab brûlent les villages

Une famille somalienne ayant dû fuir son village dans la région du Bas-Chébéli – une zone gravement touchée par la sècheresse – suite à une attaque menée par des combattants d’Al-Chabab, se repose avant de rejoindre un camp de fortune abritant des milliers d’autre personnes également déplacées par ces violences, le 17 mars 2017
Une famille somalienne ayant dû fuir son village dans la région du Bas-Chébéli – une zone gravement touchée par la sècheresse – suite à une attaque menée par des combattants d’Al-Chabab, se repose avant de rejoindre un camp de fortune abritant des milliers d’autre personnes également déplacées par ces violences, le 17 mars 2017

En Somalie, le groupe islamiste armé Al-Chabab a incendié de nombreuses habitations lors de raids perpétrés fin mai 2017 dans des villages de la région du Bas-Chébéli, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch en s’appuyant sur des témoignages et l’analyse d’imagerie satellite.

Les combattants d’Al-Chabab ont enlevé des civils, volé du bétail et commis des incendies criminels lors d’attaques ayant contraint plus de 15 000 personnes à fuir leurs foyers.

Le 21 mai, les forces d’Al-Chabab ont débuté leurs raids contre des villages des districts de Merka et d’Afgooye, dans le Bas-Chébéli. La région a longtemps été le théâtre de violences opposant des milices claniques, les forces du gouvernement fédéral, celles d’Al-Chabab et les troupes de l’Union africaine, dans le cadre d’alliances constamment renégociées et dont les répercussions pour les civils sont catastrophiques.

« Il n’y a aucune justification à ce qu’Al-Chabab enlève des civils et incendie leurs maisons », a déclaré Laetitia Bader, chercheuse auprès de la division Afrique de Human Rights Watch. « Al-Chabab est responsable de déplacements massifs de populations, mais le gouvernement doit se pencher sur les tensions intercommunales et tenir les auteurs d’abus pour responsables de leurs actes. »

Villages partiellement détruits dans région du Bas-Chébéli en Somalie, en mai-juin 2017, selon l’analyse d’images satellite.

À Mogadiscio et par téléphone, Human Rights Watch s’est entretenu avec 25 personnes qui se sont enfuies des deux districts vers la capitale somalienne ou ailleurs dans le Bas-Chébéli, a également consulté des sages du village et des experts de la région, et analysé l’imagerie satellite de 30 villages du district de Merka.

Les conflits entre clans rivaux, principalement entre ceux de Habar Gidir et de Biyomaal, se sont multipliés au Bas-Chébéli depuis 2013. Les deux clans susnommés ont combattu tour à tour aux côtés et contre les forces gouvernementales somaliennes et celles d’Al-Chabab. Tout au long de ces cycles de violences, les civils ont été à plusieurs reprises la cible d’attaques commises en représailles.

Une famille somalienne ayant dû fuir son village dans la région du Bas-Chébéli – une zone gravement touchée par la sècheresse – suite à une attaque menée par des combattants d’Al-Chabab, se repose avant de rejoindre un camp de fortune abritant des milliers d’autre personnes également déplacées par ces violences, le 17 mars 2017
Une famille somalienne ayant dû fuir son village dans la région du Bas-Chébéli – une zone gravement touchée par la sècheresse – suite à une attaque menée par des combattants d’Al-Chabab, se repose avant de rejoindre un camp de fortune abritant des milliers d’autre personnes également déplacées par ces violences, le 17 mars 2017

Depuis septembre 2016, les tensions et combats entre Al-Chabab et une milice liée au clan Biyomaal se multiplient. Mi-mai, les affrontements se sont intensifiés autour du bastion de Biyomaal, situé dans le district d’Afgooye, connu sous le nom de KM-50, avant d’être suivis de raids perpétrés par Al-Chabab. Le groupe islamiste armé a attaqué des villages après avoir appelé pendant plusieurs mois leurs résidents à fuir leurs foyers, a déclaré Human Rights Watch.

« Abdi », dont le nom et celui d’autres personnes interrogées ont été modifiés par mesure de protection, a déclaré à Human Rights Watch avoir fui son village, Ceel Waregow : « Al-Chabab nous a accusé d’être ‘murtad’ [infidèles] et de coopérer avec le gouvernement. Certains des chefs de villages ont parlementé avec Al-Chabab pour obtenir l’assurance que les personnes qui ne possèdent pas d’armes à feu soient épargnées. Dans un premier temps, ils nous taxaient, spoliaient notre bétail et nous volaient de l’argent ; maintenant ils incendient nos maisons. »

Selon l’ONU, lors de combats livrés entre le 21 et le 23 mai, Al-Chabab a enlevé environ 70 personnes, y compris des femmes et des enfants, du village de KM-50. Les résidents ont affirmé à Human Rights Watch qu’Al-Chabab a volé un nombre considérable de vaches, de chèvres et de chameaux, indispensables pour assurer leur survie face à la sécheresse en cours. Les dirigeants locaux ont déclaré que des centaines de têtes de bétail avaient été volées, dont beaucoup sont mortes, et une fraction à peine a été restituée à la communauté.

Human Rights Watch a analysé une imagerie satellite révélant des changements survenus entre le 8 mai et le 12 juillet 2017 et prouvant que des destructions massives ont été perpétrées dans 18 des 32 villages du district de Merka. Dans tous les cas, les dégâts correspondaient à des incendies criminels ayant entraîné la destruction probable de plusieurs centaines d’immeubles résidentiels et communautaires. En raison d’une couverture nuageuse partielle sur les images satellites disponibles, il n’a pas été possible de parvenir à des conclusions similaires pour d’autres sites de la région, mais il se pourrait que le nombre total de villages touchés par les attaques récentes excède les 18 sites actuellement identifiés.

Un site de collecte de données open source a fait état d’affrontements opposant Al-Chabab, la milice du clan Biyomaal et les forces gouvernementales dans deux des 18 villages dans lesquels Human Rights Watch a identifié la destruction de biens. L’ONU a constaté qu’une centaine de foyers du districtde Merka avaient été incendiées lors du pic des attaques et que d’autres ont également été brûlés, le 23 mai, dans le village de Muuri et à KM-50, dans le district d’Afgooye.

Selon l’ONU, 15 240 personnes ont été déplacées entre le 21 et le 24 mai, au moment où les raids ont été les plus fréquents. Une femme originaire de Bullo Mudey, dont le père a été tué et brûlé vif dans sa propre maison lors d’une attaque, a déclaré : « Comment pouvons-nous rester à notre domicile, alors que des attaques constantes sont perpétrées et que des enfants sont brûlés vifs dans les maisons ? »

Beaucoup de personnes déplacées se trouvent dans la région du Bas-Chébéli, tandis que d’autres se sont dirigées vers les abords de la capitale, Mogadiscio. Les populations ayant fui les combats ont déclaré vivre dans des conditions précaires, en l’absence d’assistance suffisante, sans abris, et s’exposant à de sérieux risques sanitaires.

Les lois internationales de la guerre, qui s’appliquent à toutes les parties au conflit en Somalie, y compris à Al-Chabab, prohibent les attaques contre les civils et les biens civils. Le transfert forcé ou l’enlèvement de civils, sauf pour des raisons militaires légitimes, est un crime de guerre. Il est illégal de détenir contre leur gré des civils qui ne constituent pas une menace à la sécurité immédiate. Le pillage – l’appropriation forcée d’une propriété privée à des fins non militaires – constitue également une violation des lois de la guerre. Les auteurs de violations graves des lois de la guerre commises délibérément ou impunément sont coupables de crimes de guerre.

« Les auteurs de crimes de guerre en Somalie doivent enfin être traduits en justice », a conclu Laetitia Bader. « Cependant, le gouvernement et ses bailleurs de fonds sont tenus de prêter une assistance immédiate aux populations ayant échappé aux violences. »

Nouvel appel à projets ENR de l’Agence des Micro Projets

L’Agence des Micro Projets et Synergie Solaire s’associent pour joindre leurs efforts dans l’appui aux microprojets de développement avec un troisième appel à projets « énergies renouvelables »

L’Agence des Micro-Projets est un programme de l’ONG La Guilde, créée en 1967. Depuis 2013, grâce au soutien de l’Agence Française de Développement (AFD), l’AMP finance une centaine de microprojets de solidarité internationale par an, allouant une dotation comprise entre 2 000 à 15 000 euros par projet.

Des dotations comprises entre 2 000 et 15 000 euros avec une enveloppe globale de plus de 100 000 euros.

En 2015 et 2016, l’Agence des Micro-Projets (AMP) s’est appuyée sur des entreprises privées du secteur des énergies renouvelables pour organiser deux sessions de dotation spéciales « Energies Renouvelables », et ainsi récompenser des microprojets humanitaires utilisant les énergies propres comme moyen de développement et d’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables des pays du Sud.

Avec des enveloppes respectives de 80 000 et 100 000 €, ces deux sessions ont ainsi permis de soutenir des projets tels que la pose de pompes alimentées à l’énergie solaire pour améliorer des systèmes d’adduction d’eau dans des villages au Mali, l’installation d’unités de biogaz dans des familles d’éleveurs porcins au Vietnam ou encore la fabrication d’une pirogue solaire permettant aux élèves de villages reculés du Bénin de bénéficier d’un cyber-café un peu original !

Au total, 19 associations ont reçu des dotations entre 5 000 et 15 000 € leur permettant de réaliser leurs projets dans 14 pays différents sur 3 continents (Afrique, Asie et Amérique Latine).

De son côté, Synergie Solaire est un fonds de dotation crée en 2010 avec pour objet de développer des solutions d’accès aux Energies Renouvelables (EnR) pour les populations pauvres à travers le monde, et qui ne peuvent pas satisfaire à leurs besoins vitaux (eau,alimentation,éducation) faute d’accès à l’électricité. Grâce au soutien de 162 entreprises partenaires, Synergie Solaire peut mettre à disposition des ONG des moyens humains, financiers et techniques pour réaliser leurs projets.

Un appel à projet soutenu par l’ensemble de la filière solaire

Forts de leurs succès respectifs, l’Agence des Micro-Projets et Synergie Solaire ont décidé d’unir leurs forces dans le cadre d’un troisième appel à projets EnR 2017« Il nous semblait évident de combiner nos actions respectives afin de fédérer l’ensemble de la filière EnR française autour d’initiatives locales qui s’appuient sur toutes les énergies renouvelables pour résoudre des problématiques d’accès à l’électricité dans certaines régions isolées du monde.  

Ce nouvel appel à projets bénéficiera du soutien renouvelé du Syndicat des Energies Renouvelables qui a, notamment, organisé la dernière remise des prix lors du Colloque du SER en janvier 2017 : « Le SER se doit d’accompagner et de soutenir les ONG qui s’engagent à améliorer l’accès à l’énergie à partir de sources renouvelables, une condition préalable nécessaire au développement économique et social des populations vulnérables. Il est heureux de mettre au service de l’Agence des Micro-projets sanotoriété et son expertise» explique Jean-Louis BAL, Président duSER.

Le Président d’Enerplan, Daniel BOUR, qui nous fait l’honneur de rejoindre le mouvement cette année déclare :

« Nous sommes fiers de pouvoir soutenir une initiative qui vise à valoriser les énergies renouvelables comme solutions efficaces et rapides pour améliorer les conditions de vie des populations, palier à une distribution inégale et disparate de l’énergie et lutter contre le réchauffement climatique ».

energie-solaire

crédit photo : Panneaux Solidaires/Synergie Solaire

L’appel à projet EnR 2017

La  session de  dotation sera ouverte  du  1er  mai  au 31  août  2017  à tous les  projets portant  sur le  thème des « énergies renouvelables pour le développement des pays du Sud ». Pour être éligibles, les projets devront être portés par une association française de plus de deux ans et de moins de 250 000 € de budget annuel et intervenir, en collaboration avec une association locale, dans un pays en voie de développement.

A l’issue de l’instruction de chaque dossier, un jury d’experts se réunira afin de sélectionner les projets lauréats qui se verront attribués une dotation pouvant aller jusqu’à 15 000 euros. Ce jury sera composé des équipes de l’AMP, de Synergie Solaire et d’experts en énergies renouvelables parmi les mécènes volontaires:

–          Hélène Demaegdt, Présidente de Synergie Solaire

–          Damien Ricordeau, Membre du Conseil d’Administration de l’ONG LaGuilde

–          Arnaud Guesdon, Responsable de la commission électrification de l’Association Ventalili

–          Xavier Nass, Directeur Général de JPEE

–          Nicolas Jeuffrain, Président et co-fondateur de Tenergie

La remise des prix aura lieu lors du dîner caritatif organisé par Synergie Solaire le mardi 21 novembre 2017 à Paris, en présence du parrain de l’appel à projets, Bertrand Piccard, pilote pionnier de l’avion solaire Solar Impulse qui a bouclé son tour de monde en juillet 2016 après plus d’un an d’aventure et 23 jours de vol effectifs.

Dernière nouveauté cette année, chaque entreprise mécène aura la possibilité de parrainer un projet lauréat. Au- delà du soutien financier, ces entreprises seront chargées du suivi de ce projet et pourront envoyer, à leur initiative, un collaborateur sur place. Une façon originale et complémentaire de s’engager pour soutenir ces actions vitales pour les populations locales.

Les projets éligibles peuvent être sur la thématique de l’éducation, la santé, l’agriculture, les droits de l’homme mais doivent avoir un volet énergies renouvelables : solaire, éolien, biomasse et biogaz.

Le lien pour soumettre un projet

Le lien pour connaître les critères d’éligibilité

Les drones interdits ? Pas au Rwanda ou ils sauvent des vies !

Aéroport de drone au Rwanda, aérodrone
Aéroport de drone au Rwanda, aérodrone

Les drones envahissent l’espace aérien pour le bonheur de millions d’utilisateurs.

Pour les états Africains deux choix possibles, prendre en compte cette innovation technologique et l’ensemble des usages possibles ou tout interdire comme au Ghana…

Le Rwanda lui a fait sont choix : promouvoir les drones dans toutes les situations !

A près l’aéroport de drone c’est maintenant la livraison de sang et de médicaments avec la société Zipline, une entreprises américaine qui avec l’état du Rwanda installe des points de lancement et de largage dans tous le pays. Tous les sites sont livrés en moins de 20 minutes !

Les drones au Rwanda en vidéo dans ce reportage de France 2 avec Marc de Chalvron

Hotspots pour migrants en Libye

Hotspots ? Ce serait la solution pour lutter contre le fléau des mafias locales qui contrôlent de manière odieuse le marché du passage des migrants

Emmanuel Macron a annoncé la mise en place «dès l’été 2017» des HOTSPOTS (centres d’examen pour demandeurs d’asile en Libye) «afin d’éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu’ils ne sont pas tous éligibles à migrer en Europe».

Le président francçais Emmanuel Macron évoque la construction des «hotspots» en Libye «immédiatement». La France va créer des centres pour demandeurs d’asile «afin d’éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu’ils ne sont pas tous éligibles à l’asile», a déclaré le président de la République en marge d’une visite d’un centre d’hébergement pour réfugiés. «Les gens, on va aller les chercher. Je compte le faire dès cet», a-t-il poursuivi.

«Les autres pays européens sont très réticents, on essaiera de le faire avec l’Europe, mais nous la France on le fera», a encore ajouté le chef de l’État. «Il faut cependant que les conditions de sécurité soient réunies, aujourd’hui elles ne le sont pas», a indiquél’Elysée, expliquant que «le but est d’assurer un pré-traitement des demandes, plutôt que de laisser les gens traverser la Méditerranée au risque de leur vie». «On a entre 800.000 et un million de personnes en Libye, dans des camps, des hangars, ça ne relève même pas de l’humanité minimale», a encore dit Emmanuel Macron, soulignant la nécessité de «stabiliser la Libye».

La France va créer les Hotspots en Libye

Emmanuel Macron a fait de la résolution du dossier libyen l’une de ses priorités, alors que le pays est devenu une plaque tournante de l’immigration illégale depuis la chute de Mouammar Kadhafi en août 2011. Emmanuel Macron a réuni mardi les deux hommes forts du pays, le général Khalifa Haftar et Fayez al-Sarraj. La rencontre portait sur le principe d’un cessez-le-feu et sur l’organisation d’élections, mais nul doute que le dossier des migrants a également été abordé.

L'horreur des migrants, mourir en mer, est désormais le sort de milliers d'Africains
L’horreur pour des migrants abandonnés , mourir en mer, est désormais le sort de milliers d’Africains

100.000 traversées en 6 mois entre la Libye et l’Europe

Des «hotspots» ont déjà été créés en Grèce ou en Italie, pour tenter de canaliser les centaines de milliers d’arrivées de migrants au plus fort de la crise de 2015. Mais c’est la première fois que de tels centres vont être ouverts en Libye. Avec la fermeture de la route des Balkans après un accord avec la Turquie, la Méditerranée centrale est devenue la principale route des migrants d’Afrique subsaharienne pour atteindre les côtes européennes. Plus de 100.000 personnes ont emprunté cette voie depuis janvier 2017, selon les décomptes de l’Office international des migrations.

Solution intenable pour le pays, l’Italie a récemment lancé un appel à l’aide à ses voisins européens. Pour la première fois, elle a menacé de fermer ses ports aux bateaux de migrants, les forçant ainsi à débarquer dans d’autres ports européens.

La création d’hotspots dans les pays en guerre comme la Libye divise l’Union européenne. Mais en février dernier, le président du conseil européen Donald Tuska annoncé qu’il était «temps de fermer la route qui va de la Libye à l’Italie». Les Vingt-Huit tentent actuellement renforcer les contrôles des côtes de départ en formant des gardes-côte libyens. La créations de hotspots sur le territoire africain devait intervenir dans un second temps. Mais par son initiative, Emmanuel Macron a décidé de le faire sans attendre, «avec ou sans l’Europe».

Lutter contre inégalités hommes-femmes pourrait rapporter 6 milliards d’euros à l’économie ivoirienne

Le téléphone mobile est un levier de développement de entrepreneuriat - Photos Thierry BARBAUT - Côte d'ivoire 2017
Le téléphone mobile est un levier de développement de entrepreneuriat - Photos Thierry BARBAUT - Côte d'ivoire 2017

Si la Côte d’Ivoire parvenait à améliorer la parité entre les hommes et les femmes, et à faire disparaître progressivement la plupart des discriminations à l’encontre des femmes, elle pourrait, à long terme, réaliser un gain économique de l’ordre de 6 à 8 milliards de dollars.

Tel est le principal constat du dernier rapport de la Banque mondiale sur la situation économique de la Côte d’Ivoire, qui paraît au moment où la conjoncture commence à montrer des signes d’essoufflement, après cinq ans de forte croissance.

Avec le deuxième taux de croissance du PIB le plus rapide en Afrique, le rapport rappelle que la Côte d’Ivoire a maintenu une performance excellente en 2016. Les perspectives restent bonnes, même si la croissance devrait légèrement ralentir autour de 6,5 % dans les années à venir, contre plus de 9 % enregistrés de 2012 à 2015. « Malgré ce léger repli dû à la baisse du prix du cacao et aux troubles sociaux survenus ces derniers mois, l’économie ivoirienne se porte bien. Notre rapport constate toutefois que les inégalités hommes-femmes sont toujours importantes, notamment en matière de débouchés économiques et professionnels. Or, les femmes sont un atout économique pour le pays qui pourrait accéder plus rapidement au statut d’économie à revenu intermédiaire s’il réduisait les disparités entre les hommes et les femmes », explique Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire.

Intitulé « Et si l’émergence était une femme ? Comment la Côte d’Ivoire pourrait gagner au moins six milliards de dollars », ce cinquième rapport soutient qu’une politique en faveur de la parité hommes-femmes pourrait aider la Côte d’Ivoire à devenir un pays à revenu intermédiaire. Il souligne que des femmes mieux éduquées, avec de meilleurs accès aux soins de santé et plus de poids dans les institutions politiques, les entreprises et les familles, auraient des effets positifs sur l’ensemble de la société ivoirienne. Les auteurs du rapport, qui espèrent susciter le dialogue et favoriser l’échange d’idées, formulent également plusieurs recommandations et un plan d’action.

Le téléphone mobile est un levier de développement de entrepreneuriat - Photos Thierry BARBAUT - Côte d'ivoire 2017
Le téléphone mobile est un levier de développement de entrepreneuriat – Photos Thierry BARBAUT – Côte d’ivoire 2017

Le rapport note que le succès de bon nombre de pays industrialisés et émergents s’explique en partie par l’élimination des inégalités hommes-femmes. Or, la Côte d’Ivoire demeure l’un des pays du monde où les disparités entre les femmes et les hommes sont les plus fortes. Malgré des efforts sur le plan législatif, les femmes n’accèdent toujours pas aux mêmes niveaux d’éducation et débouchés professionnels que les hommes. Elles ont besoin d’un meilleur accès aux soins de santé et au planning familial.

Jacques Morisset, économiste en chef de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, et auteur principal du rapport, explique que « la promotion de la parité hommes-femmes en Côte d’Ivoire suppose une démarche triple : d’abord, une politique volontariste qui vise à réduire les inégalités à l’encontre des femmes, en particulier dans le domaine de l’éducation, ensuite, l’identification de champions et encore mieux de championnes capables de porter cet agenda et, enfin, la bonne gestion des coûts d’ajustement qui pourraient survenir dans les familles et sur le marché du travail au cours de la mise en œuvre de cette politique. »

La parité hommes-femmes est une obligation sociale et humanitaire, mais c’est aussi un instrument important de politique économique pour tout pays qui souhaite devenir un pays à revenu intermédiaire le plus rapidement possible.

Un sanctuaire pour les hippopotames au Niger

Le Niger a ouvert un véritable sanctuaire afin de protéger les hippopotames

Ce sanctuaire à hippopotames se trouve sur les bords du fleuve Niger avec pour objectif de les protéger des massacres, indique le gouvernement du Niger.

Les hippopotames sont une espèce protégée

Une trentaine d’hippopotames ont été massacrés lors des cinq derniers mois par des populations qui les accusent de commettre des dégâts sur les cultures et le bétail.

« La création du sanctuaire des hippos a été fixée par un décret pris en conseil des ministres le 20 juillet », a indiqué à l’AFP une source au ministère nigérien de l’Environnement. Ce sanctuaire est située dans des « bourgoutières », des plaines inondables où pousse le « bourgou », plante fourragère et composante essentielle de la chaîne alimentaire des hippopotames, a expliqué cette source.

« Ce sanctuaire a une triple mission: préserver les hippopotames, faciliter la recherche scientifique et apaiser les tensions de la cohabitation avec les hommes », a expliqué à l’AFP un expert de l’environnement. Cet expert appelle cependant à la vigilance : « les bourgoutières sont convoitées par hippopotames, par les éleveurs, par les agriculteurs et par les pêcheurs ».

Au moins 27 hippopotames, espèce protégée au Niger, « ont été abattus illégalement » depuis mars dans des villages insulaires du fleuve Niger, a affirmé le préfet d’Ayorou, Jando Rhichi Algaher.

En mai, des chefs coutumiers avaient alerté sur les dégâts causés par des hippopotames, qui compromettent les récoltes et la navigation sur le fleuve. Face à l’inertie des autorités locales, des victimes se font parfois justice elles-mêmes, en abattant les animaux envahisseurs. « Il faut que l’Etat leur trouve une réserve ou nous-mêmes nous allons les diminuer », avait prévenu Zariya Issaka, le chef des pêcheurs d’Ayorou.

Hippopotames en Afrique - Crédits photos Thierry Barbaut - www.barbaut.net
Hippopotames en Afrique – Crédits photos Thierry Barbaut – www.barbaut.net

Venture Capital for Africa plébiscite les équipes de fondateurs des startups

L’étude de Venture Capital for Africa (VC4A) prouve que les équipes de fondateurs sont la clé du succès des startups en Afrique

La version 2017 est réalisée d’après des données recueillies auprès de 1 866 entreprises de 41 pays africains et de 111 investisseurs axés sur l’Afrique, originaires de 39 pays du monde entier

Les données issues de la nouvelle étude de VC4A intitulée « 2017 Venture Finance in Africa » (capital-risque en Afrique 2017) (www.VC4A.com/research) prouvent que la présence d’une solide équipe de fondateurs constitue le facteur clé de la réussite des jeunes entreprises africaines.

Dans l’étude de cette année, VC4A vise à mieux comprendre les facteurs critiques de réussite des startups africaines et à identifier les principaux ingrédients qui déterminent les raisons pour lesquelles certaines entreprises surpassent leurs pairs. Ces apprentissages sont utiles pour les entrepreneurs et pour les systèmes de soutien sur lesquels ils se reposent pour prendre des décisions éclairées.

La version 2017 (www.VC4A.com/research) est réalisée d’après des données recueillies auprès de 1 866 entreprises de 41 pays africains et de 111 investisseurs axés sur l’Afrique, originaires de 39 pays du monde entier.

« Nous entrons véritablement dans une nouvelle phase de croissance des startups sur le continent. Non seulement le nombre de startups a continué de croître à un rythme impressionnant, mais elles parviennent également de mieux en mieux à devenir des entreprises durables bien positionnées pour la croissance. » – Ben White, PDG de VC4A (VC4A.com/members/zia505)

Principaux résultats

L’un des principaux résultats de la recherche de cette année portant sur les startups africaines concernait l’identification de leurs caractéristiques uniques par rapport à leur de niveau de performance commerciale. Et bien que de nombreux facteurs entrent en ligne de compte lors de la création d’une entreprise, l’analyse des données montre clairement qu’une solide équipe de fondateurs est le facteur clé de la réussite des entreprises en Afrique. De nombreux investisseurs considèrent cet élément comme étant déterminant, mais les données montrent également que l’équipe adéquate de fondateurs peut faire la différence, et qu’il s’agit de la seule caractéristique commune à toutes les entreprises qui parviennent à progresser.

En analysant plus en détail deux échantillons de données recueillies auprès de 100 entreprises, « émergentes » et « établies », l’équipe de recherche a trouvé les corrélations qui permettent de comprendre la capacité des entreprises à prospérer. Le succès des entreprises « établies » peut s’expliquer par la composition de l’équipe fondatrice en termes de taille, d’éducation, d’égalité des sexes et d’âge.

Parmi les pays dont plus de 20 entreprises ont participé à l’étude, l’Ouganda et le Kenya présentent la plus forte participation des femmes

Égalité des sexes

Comme décrit ci-dessus, l’égalité des sexes peut davantage expliquer la réussite de l’entreprise, étant donné que les équipes fondatrices des projets couronnés de succès sont plus susceptibles d’inclure des fondateurs de sexe masculin et féminin. Il convient de souligner que 46 % de ces entreprises comprennent une fondatrice dans leur équipe. Les équipes exclusivement composées de femmes dirigent 9 % des startups.

Parmi les pays dont plus de 20 entreprises ont participé à l’étude, l’Ouganda et le Kenya présentent la plus forte participation des femmes. Pour l’Ouganda, 57 % des entreprises comprennent une fondatrice, tandis que pour le Kenya, le nombre est légèrement inférieur à 55 %. L’Afrique du Sud présente le plus faible taux de participation des femmes, avec 33 %. Néanmoins, ces pourcentages de participation des femmes dépassent de loin les moyennes enregistrées dans plusieurs pépinières d’entreprises établies telles que New York ou San Francisco. D’autres détails et facteurs permettant de différencier les équipes de fondateurs performantes figurent dans le rapport de 2017.

Impact des startups

Les fondateurs de la communauté de VC4A continuent d’inspirer. Non seulement le nombre de startups actives à travers l’ensemble du continent a continué de croître à un rythme impressionnant, mais elles parviennent également de mieux en mieux à devenir des entreprises durables bien positionnées pour la croissance. Nos recherches ont montré que 62 % des entreprises bénéficient d’une clientèle stable et fiable, et 22 % ont préparé des comptes annuels audités. Ces derniers font partie des nombreuses étapes qui doivent souvent être franchies avant l’enregistrement formel. Les recherches indiquent que cela affecte positivement l’intérêt des investisseurs : 42 % de ces entreprises ont reçu un financement extérieur. 29 % de ces entreprises ont recueilli plus de 50 000 USD d’investissement.

Cette intégration de la technologie dans les secteurs d’activité traditionnels fait progresser les principales industries. Cette année, nous avons constaté une quantité accrue d’applications technologiques pertinentes dans tous les secteurs traditionnels, notamment l’agro-industrie, l’énergie, les soins de santé et l’éducation. Cela soutient les observations de VC4A indiquant qu’il existe en effet un nombre croissant d’entrepreneurs qui ont non seulement les connaissances et les compétences nécessaires pour contextualiser, réaffecter et refactoriser les technologies, mais aussi les compétences commerciales nécessaires pour le faire avec succès.

Recherche annuelle auprès des entrepreneurs et des investisseurs

Le rapport de VC4A « Venture Finance in Africa » met en évidence la performance des jeunes entreprises au stade précoce et à forte croissance d’Afrique et l’activité des investisseurs au stade précoce. Les informations se répartissent entre plusieurs indicateurs : la création d’emplois, la performance, les investissements, l’intérêt des investisseurs, les acteurs de l’écosystème et les facteurs de réussite.

Il s’agit de la quatrième édition consécutive de cette étude annuelle réalisée par VC4A. Depuis septembre 2015, la collecte de données se déroule en continu via le portail de VC4A.com. Dans la mesure où la communauté continue de croître, il est prévu que le rapport génère des aperçus des événements au sein du plus grand échantillon de startups.

Pour plus d’informations sur la recherche « Venture Finance in Africa », visitez : www.VC4A.com/research.

La transition vers les énergies propres fera augmenter la demande de minéraux

a Banque mondiale publie aujourd’hui un rapport qui éclaire les conséquences possibles de l’essor des technologies énergétiques faibles en carbone sur la demande de minéraux et de métaux.

Intitulé The Growing Role of Minerals and Metals for a Low-Carbon Future, ce rapport examine le type de minéraux et de métaux dont la demande est susceptible d’augmenter sous l’effet de la progression de trois technologies de production d’énergie « vertes » — l’éolien, le solaire et le stockage d’énergie par batteries — qui seront au cœur de l’action menée par les pays pour limiter à 2° C ou en deçà l’augmentation moyenne de la température du globe.

Il faut s’attendre à une augmentation de la demande d’acier, d’aluminium, d’argent, de cuivre, de plomb, de lithium, de manganèse, de nickel et de zinc, ainsi que de certaines terres rares, telles que l’indium, le molybdène et le néodyme. Cette hausse pourrait être particulièrement marquée sur le segment des accumulateurs électriques, où l’augmentation de la demande de métaux (aluminium, cobalt, fer, plomb, lithium, manganèse et nickel) pourrait être multipliée par plus de 1 000 % si les pays prennent les mesures nécessaires pour maintenir les températures à ou en deçà de 2° C.

Le rapport montre que le passage à un avenir sobre en carbone pourrait offrir des opportunités aux pays riches en minéraux, à condition toutefois que ceux-ci adoptent des stratégies de long terme leur permettant de prendre des décisions d’investissement judicieuses. Afin d’anticiper cette croissance de la demande, ils devront instaurer des mécanismes appropriés pour préserver les populations locales et l’environnement.

« Avec une meilleure planification, les pays riches en ressources naturelles peuvent bénéficier de la hausse de la demande pour leur croissance et de leur développement, explique Riccardo Puliti, directeur principal du pôle mondial d’expertise en Énergie et industries extractives à la Banque mondialeS’ils développent leur secteur minier de façon durable, les pays qui disposent des capacités et des infrastructures pour fournir les minéraux et les métaux nécessaires aux technologies propres auront une occasion unique de dynamiser leur économie ».

La demande future de certains métaux n’est pas uniquement fonction du degré d’engagement des différents pays à l’égard d’un avenir faible en carbone, elle est également motivée par des choix entre diverses technologies. Ce sont surtout les technologies peu émettrices de carbone qui s’avèrent les plus faciles à mettre en œuvre et les plus utiles qui détermineront en grande partie le marché des matières premières sur les 50 prochaines années. Par exemple, les trois principales catégories de véhicules alternatifs (électriques, hybrides et à hydrogène) ont des conséquences différentes sur la demande de métaux : les véhicules électriques ont besoin de lithium, les véhicules hybrides de plomb et les véhicules à hydrogène de platine.

La demande pour les différents métaux et minéraux dépendra des composants nécessaires aux technologies à faibles émissions de carbone, à mesure que des changements économiques et des évolutions techniques se produiront. S’ils veulent être bien positionnés sur le marché, les pays devront disposer de données économiques fiables et d’une parfaite connaissance du marché, mais aussi être capables d’utiliser ces informations pour élaborer des plans, définir des investissements et concevoir des activités durables.

D’après les tendances actuelles, le Chili, le Pérou et (peut-être) la Bolivie joueront un rôle essentiel dans l’offre de cuivre et de lithium, de même que le Brésil pour la bauxite et le minerai de fer, ainsi que l’Afrique australe et la Guinée pour le platine, le manganèse, la bauxite et le chrome. La Chine restera un acteur de premier plan, tant sur le plan de la production que du niveau des réserves, pour quasiment tous les métaux essentiels dans les différents scénarios de réduction des émissions de carbone. L’Inde occupe une place dominante pour le fer, l’acier et le titane, tandis que l’Indonésie, la Malaisie et les Philippines sont bien placées pour la bauxite et le nickel.

Toujours selon le rapport, dans un avenir de technologies vertes, les besoins en matériaux risquent d’être importants. L’intensification des activités d’extraction et de production aura certainement aussi des conséquences locales non négligeables sur les systèmes d’approvisionnement en eau, les écosystèmes et les populations. Dès lors, à mesure que les pays exploitent leurs ressources naturelles, leurs politiques, leurs activités et leurs investissements devront impérativement tenir compte de la durabilité, de la protection de l’environnement et des possibilités de recyclage des matériaux.

Le rapport The Growing Role of Minerals and Metals for a Low-Carbon Future a pour ambition d’enrichir le dialogue sur les opportunités et les défis que présente un avenir à faibles émissions de carbone pour les pays riches en ressources naturelles. L’analyse qu’il expose est conçue pour aider les décideurs et autres acteurs du secteur extractif, des énergies propres et de la lutte contre le changement climatique à mieux comprendre les enjeux et à repérer les aspects qui présentent un intérêt commun.

Le lien vers le rapport

Des lampadaires solaires au Burundi

Gigawatt Global, société pionnière dans le domaine de l’énergie solaire, élargit son offre d’énergie verte en Afrique

  • « En élargissant nos investissements de projets d’envergure commerciale afin d’inclure les solutions hors-réseau, nous espérons avoir un impact positif sur la vie de millions de personnes au Burundi et dans toute l’Afrique » – Yosef Abramowitz, PDG de Gigawatt Global

Le centre-ville de Bujumbura s’illumine davantage grâce à un partenariat novateur établi entre le maire Freddy MBONIMPA et Gigawatt Global, membre fondateur du programme « Beyond the Grid » (au-delà du réseau) du plan d’électrification américain Power Africa.

Cette semaine, des « îlots de lumière » ont commencé à apparaître dans la gare routière centrale à forte fréquentation et sur le marché situé à proximité, prolongeant ainsi les heures d’ouverture tout en améliorant la sécurité.

« La ville de Bujumbura est très heureuse de travailler avec Gigawatt Global dans le cadre de cet important projet d’éclairage public solaire », a déclaré le maire Freddy MBONIMPA. « Ce projet renforcera la sécurité et apportera des opportunités de développement économique aux citoyens de Bujumbura. Nous avons tous, dans le cadre de ce projet, l’espoir et le désir de voir cette initiative se propager à l’ensemble de la ville, ainsi qu’à d’autres villes du Burundi dans un proche avenir. »

Gigawatt Global envisage à présent d’élargir le programme des « îlots de lumière » solaires à l’échelle de la ville et dans d’autres grandes villes burundaises. « Nous sommes reconnaissants et heureux de travailler avec la ville de Bujumbura et l’Honorable maire Freddy MBONIMPA afin de franchir cette première étape importante du projet d’éclairage public solaire », a indiqué Michael Fichtenberg, directeur général de Gigawatt Global au Burundi. « Nous avons l’intention d’élargir le programme à toute la capitale et à d’autres endroits dans le cadre de notre vaste programme d’électrification verte au Burundi. Quarante « îlots de lumière » sont prévus dans la première phase du programme », a ajouté Fichtenberg. « Tous les pays dans lesquels nous développons des champs solaires d’envergure commerciale pourront bénéficier d’avantages supplémentaires, comme les îlots de lumière et l’électrification rurale par le biais de miniréseaux. »

Gigawatt Global, qui finance intégralement ses projets, est une société pionnière dans le domaine des centrales solaires d’envergure commerciale en Afrique subsaharienne, après avoir lancé la première centrale au Rwanda en 2014, qui fournit actuellement 6 % de la capacité de production du pays. Elle achèvera dans moins de 6 mois un champ solaire d’une capacité de 7,5 MW dans la région de Gitega au Burundi, en vue de fournir 15 % de la capacité de production du pays est-africain. Des projets similaires sont en cours d’élaboration dans 10 pays africains, y compris le Liberia et le Soudan du Sud.

« Plus de 95 % des 10 millions de Burundais n’ont pas accès à l’électricité. La société Gigawatt Global est honorée de contribuer à faire progresser le développement économique et social par le biais de l’énergie verte au Burundi », a déclaré Yosef Abramowitz, PDG de Gigawatt Global. « En élargissant nos investissements de projets d’envergure commerciale afin d’inclure les solutions hors-réseau, nous espérons avoir un impact positif sur la vie de millions de personnes au Burundi et dans toute l’Afrique et devenir une force de premier plan des projets d’énergie verte sur tout le continent. »

Plus de 95 % des 10 millions de Burundais n’ont pas accès à l’électricité

Le projet est mis en œuvre par une équipe composée de membres locaux, notamment Patrick NZINTUNGA, coordinateur régional de Gigawatt Global, et Deo Hugere, ingénieur chez Gigawatt Global. L’ingénierie, l’approvisionnement et les éléments de construction de ce projet ont été assurés par Asantys System. Le programme pilote est soutenu par le partenariat pour l’énergie et l’environnement (Energy & Environmental Partnership, ou « EEP »), une initiative des gouvernements britannique, autrichien et finlandais, et par l’investissement clé de l’entrepreneur Alex Goldberg.

« Que Dieu bénisse le peuple burundais », a ajouté Goldberg. « À Bujumbura, nous avons trouvé un endroit propice à l’innovation et au développement économique. »

Dans le cadre de l’engagement de Gigawatt Global envers sa responsabilité sociale d’entreprise, Mark Gelfand, un des investisseurs de la société, a financé et construit le Centre STEM (centre des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques) à l’Université Polytechnique de Gitega.

Livre Le Digital en Afrique, Les cinq sauts numériques de Jean-Michel Huet

Le Digital en Afrique - Livre de Jean-Michel HUET
Le Digital en Afrique - Livre de Jean-Michel HUET

Le Digital en Afrique c’est le livre coup de cœur de la rédaction d’Info Afrique de l’été 2017

L’auteur est Jean-Michel Huet, partenaire et expert Afrique chez BearingPoint

Non seulement c’est le coup de cœur de l’été 2017 de la rédaction, mais plus particulièrement parce que j’ai pu savourer l’ouvrage lors des « Congo TechDays » en RDC ou j’intervenais justement sur ces sujets. J’insiste sur la justesse des propos tenus dans l’ouvrage qui sont particulièrement concrets et en rapport avec la réalité de la croissance des nouvelles technologies que je constate tout au long de l’année dans les pays d’Afrique.

Ce n’est pas seulement une vision concrète des « 5 sauts numériques » que nous découvrons dans cet ouvrage mais aussi et surtout quelles sont les perspectives dans le numérique pour l’Afrique d’aujourd’hui et de demain. Comment l’univers des télécoms en Afrique a pu se développer ainsi, quelle sont les évolutions pour les 5 prochaines années, comment les réseaux communautaires permettent de bouleverser le développement et les politiques publiques.
Finalement, l’Afrique pourrait avec la révolution digitale, devenir LA locomotive de la croissance mondiale avec des atouts comme la jeunesse et la croissance. Une jeunesse particulièrement adepte des nouveaux usages sur smartphone et qui innove sans cesse dans tous les domaines.

« Le Digital en Afrique » c’est LE livre de l’été 2017 pour comprendre les grands enjeux du numérique et de l’Afrique.

Un livre qui, on l’espère, sera bientôt en vente sur Jumia pour que des millions d’internautes africains puissent le commander en ligne !

Le constat est sans appel. Sur fond de forte progression de la téléphonie mobile, du déploiement progressif du haut débit et de l’émergence d’une multitude de start-ups, l’Afrique innove à grande vitesse avec des usages inédits et des solutions du quotidien totalement révolutionnaires.
Jean-Michel Huet présente dans ce livre les cinq avancées digitales qui ont permis à l’Afrique de sauter des étapes de développement et d’être en passe de devancer les autres continents.
Ces cinq sauts numériques, aussi appelés leapfrogs  » dépassements « , touchent tous les pans de l’économie africaine : les télécoms, les services financiers mobiles, l’e-commerce, l’e-gouvernement et l’économie des plateformes collaboratives.
À travers des témoignages et des études de cas, Le Digital en Afrique donne à voir une Afrique moderne et parfois en avance sur le reste du monde.

Jean-Michel Huet est associé au sein du cabinet de conseil BearingPoint. Il accompagne les grandes entreprises et gouvernements dans le domaine des télécoms, stratégie, innovation et transformation digitale en Europe et en Afrique. Il est diplômé de Neoma Business School et Sciences-Po Paris. LES CAHIERS DU CIAN En complément de son rôle de représentant des entreprises, le CIAN, Conseil français des investisseurs en Afrique, lance la collection Les Cahiers du CIAN Décrivant les grandes évolutions, actuelles et à venir, du continent africain, cette collection participera au débat public et contribuera à l’implication de l’ensemble des acteurs institutionnels et de la société civile. Leur ambition est de renforcer la connaissance et la confiance en l’Afrique de demain, et de donner davantage d’envie d’Afrique.

Le digital en Afrique Les cinq sauts numériques Jean-Michel Huet
Le digital en Afrique
Les cinq sauts numériques Jean-Michel Huet

 

Jean-Michel HUET, Associé, BearingPoint, 20 années d’expérience professionnelle, associé en charge du développement international et de l’Afrique chez BearingPoint.
Jean-Michel HUET, Associé, BearingPoint, 20 années d’expérience professionnelle, associé en charge du développement international et de l’Afrique chez BearingPoint.

MVisa avec MPesa

les clients d’un partenariat bancaire dirigé par Visa au Kenya pourront envoyer de l’argent à l’intérieur du pays sans payer de frais de transaction à l’aide de mVisa

Le partenariat offrant des transactions individuelles individuelles (P2P) comprend actuellement neuf banques kenyanes qui ont activé mVisa sur leurs applications de banque mobile et / ou ont acquis des marchands pour pouvoir accepter mVisa.

Il s’agit de la Banque Barclays, de la Banque Coopérative, de l’Ecobank, de la Banque familiale, de la Banque KCB, de la Banque Nationale du Kenya, de la Banque NIC, de la Banque Prime et de la Banque Standard Chartered. Vous pouvez envoyer de l’argent gratuitement à partir du 14 juillet. Le partenariat va se développer également avec Diamond Trust Bank et Stanbic.

«C’est un pas important, surtout lorsque vous considérez combien de Kenyans dépensent sur les frais de transaction pour les transferts d’argent mobile chaque année. Avec 38,9 millions d’abonnements aux téléphones mobiles actifs et Ksh. 515,9 milliards [US $ 4,96 milliards] en transferts d’argent individuels au cours du dernier trimestre de 2016, les paiements d’argent mobile sont devenus une partie intégrante de la vie des Kenyans « , a déclaré Andrew Torre, responsable du groupe pour Visa Afrique subsaharienne. « Il y a un fort sentiment de communauté ici, les gens envoient souvent des fonds à la famille, aux amis et même aux étrangers en cas de besoin, de fête ou de crise.

Nous espérons améliorer cette situation en éliminant les obstacles tels que les coûts de transaction , tout en offrant aux clients une expérience pratique, sûre et abordable. Nous sommes ravis de continuer à développer l’élan autour de mVisa pour numériser les paiements avec une solution évolutive et interopérable qui n’est pas limitée par le réseau mobile, la banque ou le type de combiné utilisé « .

Les consommateurs peuvent utiliser mVisa pour envoyer de l’argent directement de leur banque au compte bancaire d’un destinataire, qu’il s’agisse d’un téléphone intelligent ou d’un téléphone fonctionnel, selon une annonce. Les transactions sont traitées via le réseau mondial Visa, VisaNet.

MVisa maintenant sera également acceptée dans des milliers de sites marchands au Kenya, y compris Nakumatt , KenolKobil, IMAX Theatres, EatOut, Zucchini, Little Cab, Kenya Airways et Bata.La méthode de paiement basée sur le code QR permet l’acceptation sans besoin de commerçants d’investir dans des terminaux coûteux. MVisa sera bientôt accepté à des milliers de marchands agrégés par Direct Pay Online et Jambo Pay.

MVisa est maintenant en direct au Kenya, en Inde, au Rwanda et en Égypte avec l’intention de lancer au Nigeria, en Ouganda, en Tanzanie, au Ghana, en Indonésie, au Kazakhstan, au Pakistan et au Vietnam en cours.

Mombasa Terminus, fierté du Kenya !

Le nouveau train, Madaraka Express, fierté du Kenya
Le nouveau train, Madaraka Express, fierté du Kenya

La nouvelle ligne ferroviaire du Kenya est active !

« Les trains de passagers iront à 120 km/h et les trains de marchandise au minimum à 80 km/h. Cela devrait apporter une meilleure efficacité, faciliter le mouvement des personnes et contribuer à désengorger les routes et le port de Mombasa. Le train actuel ne transporte que 3 % des containers qui transitent à Mombasa, le nouveau train devrait pouvoir transporter jusqu’à 35 % des marchandises venant du port. »

Les 472 kilomètres de rail financés et construits principalement par la Chine doivent remplacer le «Lunatic Express», la ligne construite par le colon britannique. Cette dernière a façonné le Kenya moderne et faisait jusqu’en avril le bonheur des touristes avides de désuétude, mais désespérait d’autres par sa lenteur.

Le nouveau SGR offre désormais une alternative compétitive au pénible voyage sur une des routes les plus dangereuses du pays. Le trajet par la route prend généralement deux jours aux camions, alors que le nouveau trajet en train dure cinq heures pour le transport de passagers, et huit pour les marchandises.

Les photo du « Madaraka Express » !

 

Inclusion financière numérique : expériences réussies et prochaines étapes

Plus d’un milliard de femmes dans le monde n’ont pas accès aux services financiers. Disposer d’un compte courant constitue pourtant la première étape vers l’émancipation, financière et autre.

Le développement se prive encore trop souvent des ressources que représentent les femmes. Faute d’accès aux services financiers, elles ne peuvent pas jouir du même statut que les hommes au sein de la société. L’inclusion financière recèle un immense potentiel pour le développement économique.

l’exclusion des femmes du monde du travail engendrerait un manque à gagner estimé entre 10 et 37 % du PIB, toutes régions confondues.

Selon le Rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale sur l’égalité des genres, l’exclusion des femmes du monde du travail engendrerait un manque à gagner estimé entre 10 et 37 % du PIB, toutes régions confondues. Des travaux de recherche du Groupe de la Banque mondiale, du FMI et de l’OCDE ainsi que des études menées par le secteur privé démontrent que les mesures en faveur de l’égalité hommes-femmes pourraient rapporter des milliards à l’économie mondiale.

Les technologies numériques permettent d’étendre l’accès aux services financiers pour des millions d’individus, dont les femmes. C’est là une perspective incroyablement séduisante et la communauté internationale mise beaucoup sur ces nouveaux outils pour intégrer au système financier formel et réglementé les 2 milliards d’adultes actuellement non bancarisés.

Épargner, payer, obtenir un prêt ou une assurance — autant de services dont chacun a besoin au quotidien pour gérer ses dépenses, se projeter dans l’avenir et faire face aux imprévus — n’a jamais été aussi facile.

Un rapport (a) du G20 codirigé par le Groupe de la Banque mondiale et la Banque populaire de Chine et publié en 2016 avance huit recommandations à l’intention des décideurs dans le but de soutenir l’inclusion financière à travers les technologies numériques. Plus récemment, les ministres des Finances du G20 ont validé un rapport de suivi recensant les dispositions prises dans la lignée de ces recommandations (a).

La philosophie peut différer d’un pays à l’autre. Ainsi, le Brésil, le Mexique et la Turquie ont choisi d’informatiser les paiements publics (salaires, allocations sociales, etc.) tandis que l’Inde a lourdement investi dans le renforcement d’infrastructures essentielles, y compris avec la création d’une carte nationale d’identité numérique.

Soucieux d’atténuer les risques liés à l’extension de l’accès numérique, le Ghana teste de nouvelles solutions d’assurance pour les téléphones portables.

De même, les pays sont en train d’ajuster leurs cadres juridiques et réglementaires afin de garantir des conditions équitables pour tous. Ils recourent également de plus en plus à des réglementations différenciées et à des procédures de vigilance à l’égard de la clientèle pour promouvoir l’inclusion financière tout en se conformant aux règles en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. C’est le cas notamment de la Chine, du Mexique et de la Tanzanie.

Aussi fascinantes soient-elles, la vitesse et l’ampleur des innovations en matière de technologies financières numériques créent de nouvelles exigences.

Surtout, les pays doivent rester réactifs et capables de s’adapter rapidement à ces évolutions afin de suivre le mouvement au profit du bien commun.

Les pouvoirs publics doivent ouvrir la voie et envoyer des signaux positifs aux industriels pour favoriser l’innovation dans des espaces ménagés à cet effet. Ils doivent également coordonner les agences concernées, y compris les organismes chargés de verser les prestations sociales à des bénéficiaires qui n’appartiennent pas au système financier formel.

Dans le même temps, les autorités réglementaires doivent se doter d’outils numériques plus performants et étudier des solutions pour soutenir les technologies financières, depuis les programmes pilotes à une collaboration plus systématique avec les acteurs du secteur. Sans compter que le big data exige des systèmes automatisés plus sophistiqués capables d’assurer un suivi et une analyse en temps réel des activités financières.

Les gouvernements doivent par ailleurs promouvoir des systèmes ouverts interopérables compatibles les uns avec les autres pour que chacun puisse avoir accès à la technologie financière numérique, indépendamment de l’appareil utilisé ou du fournisseur d’accès.

Surtout, ils doivent s’attacher en priorité à développer les cartes d’identité numériques tout en tenant compte des inquiétudes légitimes sur le plan de la vie privée et de la sécurité des données.

Le Groupe de la Banque mondiale travaille déjà avec différents pays pour les aider à élaborer le cadre réglementaire requis face aux possibilités et aux risques associés à la fintech, dans le respect du cadre normatif fixant les lignes directrices pour les paiements et l’inclusion financière.

Les pays en développement analysés dans le rapport présenté au G20 font partie des 25 pays où vivent plus de 70 % des personnes non bancarisées dans le monde. Ils appartiennent au groupe de pays prioritaire identifié dans l’initiative du Groupe de la Banque mondiale en faveur de l’universalisation de l’accès aux services financiers à l’horizon 2020 (a), qui vise à ce que tous les adultes exclus actuellement du système financier formel disposent d’un compte bancaire. Cet objectif sera d’autant plus facilement atteint que ces pays progresseront rapidement vers l’inclusion financière numérique.

Santé des Chefs d’Etats africains: la transparence s’impose !

A l’image de l’Algérie, du Nigeria, du Cameroun et du Mali, plusieurs pays africains sont aujourd’hui plongés dans un non-dit sur l’état de santé de leurs dirigeants dont ils sont restés longtemps sans nouvelles

Le dernier en date fut l’absence pendant plusieurs semaines du Président Béninois Patrice Talon pour raison de santé avec une communication caractérisée par une dénégation et un amateurisme inacceptables. Pourquoi une telle tradition en Afrique et comment s’en affranchir?

La peur de perdre le pouvoir

Le silence entretenu autour de la santé des Chefs d’Etats en Afrique a avant tout des origines culturelles. Dans la culture africaine, s’est enracinée au fil des siècles une tendance à cacher la maladie parfois même au sein de la famille pour ne pas inquiéter les proches ou encore pour ne pas “subir” la pitié des autres.

Cette habitude a progressivement investit le champ politique et les arcanes du pouvoir, où la santé du Chef est géré dans une totale opacité. Cependant même si cette pratique est courante chez nous, elle n’est pas recevable comme  arguments absolutoires dans la mesure où il s’agit de la personne du Président dont dépendent des millions de citoyens. En effet, un bon état de santé est une condition sine qua non pour la validité des candidatures et pour le maintien au poste de Président.

La plupart des chefs d’Etat africains ont déjà effectué plusieurs mandats et rêvent d’en faire davantage. Rares sont ceux qui préparent la relève et acceptent d’abdiquer. Un mauvais état de santé ou l’annonce d’une fin probable peut donc affaiblir l’autorité du Président et faire courir les proches vers d’autres bords politiques, plongeant ainsi le camp présidentiel dans une guerre intestine.

Très souvent, face aux inquiétudes de la population, il n’y a que l’omerta, ou des communiqués sur des opérations bénignes et  des contrôles de routine. Les preuves d’un bon état de santé physique sont rarement apportées. Les courtisans et proches se lancent alors dans la dénégation et les menaces dans le but de cacher la vérité au peuple. Une vérité que le cours des événements finit par établir de façon irréfutable comme ce fut le cas au Togo et au Gabon. Ces manœuvres sont inacceptables et ont pour unique dessein de repousser des menaces qui pourraient planer sur le maintien des postes.

En Afrique francophone, le souvenir récent de coups d’Etat ou de guerres civiles liés à l’impréparation et l’absence d’anticipation d’une transition alors que le Chef d’Etat était invalide invite à approfondir l’analyse. Certains meurent brusquement durant l’exercice du pouvoir laissant un véritable chaos. C’est le cas de Lansana Conté dont le décès en 2008 a été suivi par un coup d’Etat alors même qu’une transition aurait pu être organisée avant sa mort. C’est aussi le cas de Félix-Houphouët Boigny dont la succession après son décès a plongé la Côte d’Ivoire dans une tourmente qui perdure à ce jour, et dont la face visible est un processus de réconciliation nationale en panne. Le décès ou les conditions de santé d’un Président sont trop stratégiques pour être cachées car conditionnant la stabilité du pays.

Au Nigéria, après le cas du Président Umaru Yaradua en 2008, le peuple se retrouve dans un contexte de recommencement avec la santé chancelante de l’actuel Président. Depuis 2015, l’actuel Président, Muhammadu Buhari a effectué quatre longs séjours médicaux à Londres.

Depuis mai 2017, il y est à nouveau hospitalisé sans que les Nigérians en sachent la raison. Ce cas rejoint celui du Président Abdelazziz Bouteflika annoncé «temporairement indisponible » en raison d’une bronchite. Ce dernier n’a plus jamais quitté son fauteuil roulant et est absent de toute activité publique depuis 2014. Ils sont très nombreux ces chefs d’Etats africains ayant sciemment caché la gravité de leurs afflictions à leur peuple. Le manque de transparence sur l’état de santé des Présidents, a aussi pour corolaires les manœuvres des hommes de l’ombre qui font passer au nom du Chef d’Etat souffrant, des décrets, des décisions graves pour l’avenir politique et économique du pays, sans qu’il y ait aucune reddition des comptes, ce qui est très inquiétant.

Que faire dans ces conditions ?

Même si des velléités de transparence sur la santé des Chefs d’Etats commencent à émerger sur le continent, on est encore loin d’une vraie transparence. Aux États-Unis, depuis les années 1970, tous les présidents américains décrivent leur santé avec forts détails à travers des bulletins de santé. La transparence sur l’état de santé du chef de l’Etat est également un atout de renforcement de la démocratie en ce qu’elle permet de prévenir et éviter un chaos politique. Pour ce faire, il faudrait constitutionnaliser l’obligation de rapport d’état de santé périodique des présidents. Il est également impérieux de mettre en place des dispositions constitutionnelles claires sur la gestion de la vacance du poste présidentiel. De même, la limitation des mandats permettra d’éviter l’usure de la santé des présidents pouvant entraîner leur décès.

Il est du droit du citoyen dont l’impôt sert à entretenir l’état de santé du Chef, de savoir à quoi servent ses ressources. C’est une question de bon sens. Une réalité que le gouvernement de Patrice Talon a récemment intégrée. En effet, après s’être longtemps muré dans le silence, et ses ministres embastillés dans des explications inaudibles, Patrice Talon a donné des nouvelles de sa santé, et les raisons de son absence pendant plus de trois semaines.

Il a annoncé avoir subi deux opérations chirurgicales à la prostate et à l’appareil digestif lors de son récent séjour à Paris.  Une façon de dire la vérité sans excès et qui permet de rejoindre le peuple là où réside ses angoisses. La santé des personnes relève de l’intimité et reste par essence confidentielle. Pour autant, en concédant que le Président de la République est une personne comme tout le monde avant d’être un personnage public, la nécessité d’une transparence sur son état de santé s’impose dès lors que la stabilité du pays et la conduite des affaires publiques découlent de son bien-être physique et psychique.

Il s’agit donc de trouver le juste milieu  entre l’omerta classique devenu une tradition chez les Chefs d’Etats africains et le devoir d’informer pour faire reculer la psychose et maintenir la confiance. Lorsqu’on cache quelque chose au peuple, il pense à juste titre qu’on lui cache tout.

Kassim HASSANI, journaliste béninois.

Ethiopian Airlines, le meilleur du pire ?

Ethiopian Airlines
Ethiopian Airlines

Témoignage de ma mésaventure avec Ethiopian Airlines !

Cet article est un témoignage, il n’engage que moi, ne porte à aucune autre considération, et ne tente pas de dénigrer, ou de valoriser quoi ou qui que ce soit. C’est un expérience vécue et personnelle que je livre à mes abonnés. Thierry BARBAUT.

Je suis parti le 5 juillet de Paris avec Ethiopian Airlines pour Lubumbashi en république Démocratique du Congo. Un vol Paris – Addis Abeba – Lubumbashi.

Un vol Lubumbashi (RDC) Paris qui se transforme en un tour du monde de 36 heures !!!

RDC, Djibouti, Ethiopie, Angleterre, France !!! PRÊT pour l’aventure ?

Sur info Afrique je publiais régulièrement des articles sur Ethiopian ( il suffit de cliquer sur « rechercher » dans Info Afrique en mettant le mot clef « Ethiopian » pour lire mes articles). Les articles évoquent ce « fleuron » de l’aviation Africaine : Hub de l’Afrique, compagnie ou des avions sont gérés à 100% par des femmes, des nouveaux appareils commandés au Bourget lors du salon de Paris… Ethiopian élue meilleur compagnie ! etc etc…

Donc comme je partais le 5 juillet, j’ai publié un article expliquant que j’allais faire avec Ethiopian un Paris Lubumbashi aller et retour et que j’évoquerais la compagnie, ses services et le vol !
Et bien je n’ai pas été déçu !

Avec cette compagnie, Ethiopian Airlines, mon trajet prévu en 17 dont 5 d’escales, s’est transformé en 36 heures !!!

Le détail de l’aventure infernale « Tour du monde avec Ethiopian »:

L’aller s’est relativement bien passé, mais lire le dernier paragraphe vous aidera à saisir à quoi vous attendre quand même.

Et pour rentrer en France, il faut faire Lubumbashi Paris.

Passons au retour car c’est la que avec Ethiopian Airlines les choses se compliquent !

Je suis parti de l’hôtel de Lubumbashi mercredi à 10h du matin. Le pire c’est que pour le dernier vol, alors que nous étions en Angleterre, Ethiopian nous a basculé sur un autre compagnie, ils ne pouvaient pas nous ramener dans notre pays !!!

C’est parti pour une folle aventure… Déconseillé pour les âmes sensibles, les personnes accompagnés d’enfants, en fait déconseillé dans tous les cas !

– Escale à Ndola en Zambie !

– 7 heures de vol plus tard, impossible de se poser à Addis Abeba, mauvais temps (on ne se pose pas quand il pleut ? Pourtant nous l’avions fait à l’aller) !!

– Au bout de 9 heures de vol atterrissage à Djibouti !!!

– 3 heures après, décollage et 1h30 ensuite atterrissage à Addis Abeba !!!

– Notre vol pour Paris n’a pas attendu 30 minutes que nous arrivions ! On nous propose d’aller… En Angleterre !!!!

– 5 heures après correspondance pour Londres !!!!

– 9 heures après arrivée à Londres !!!!!

– 3 heures après départ pour Paris !!!!!! 1h30 de vol

– Plus de 36 heures de voyages et 6 pays alors que trois pays prévus et 12h de voyage.

Et je passerais sur le service !

Tablettes visées définitivement dans les sièges pour tout le monde.
Siège sans mousse, fesses directement sur le plastique
Cendriers dans les accoudoirs ! Tiens le tabac est absent depuis le début des années 90 non ? Les avions volent depuis 30 ans ???
Des écrans, oui mais pas vers l’Afrique, que pour l’Europe !
Les toilettes = Hors services…
Des écrans ? Vers l’Europe oui, mais ils sont en panne !
– Dans l’aéroport, pris d’assaut chaque jours par des millions de passagers, des toilettes hors d’usage avec des queues interminables, des sièges ou il est impossible de se reposer, des mesures de sécurités inexistantes… Je voyage avec mon drone et je passe, comme la loi l’exige mes batteries dans des sac « LIPO » dans mon bagage à main. Les vigiles me saisissent un simple briquet, et un tube de crème solaire mais ne voient même pas mes trois batterie pourtant énormes !!! Mais que se passerait t’il s’il y avait des grenades à l’intérieur ?…

A l’arrivée l’hôtesse prend le micro « Mesdames et messieurs, la compagnie Ethiopian et tout son personnel ont été ravi de vous avoir à bord et espère vous revoir bientôt pour un prochain voyage ! »

Ethiopian Airlines
Ethiopian Airlines

Les experts du numérique à Lubumbashi aux Congo TechDays 2017

Les experts du numérique étaient aux Congo TechDays 2017

Une réussite pour cette première éditions ou enfin, le public, composé de jeunes, d’entrepreneurs, d’entreprises, de développeurs pouvaient rencontrer librement les experts venus pour l’occasion de différents pays.

Lumumbshi et le Katanga à l’honneur et pourquoi pas vitrine du numérique en Afrique Centrale pour la prochaine édition des Congo techDays 2018 ?

Un événement qui à mis en avant le potentiel inestimable du Congo, avec ses développeurs, les jeunes, et l’innovation mise en avant par les organisateurs et les intervenants.

Un cycle de conférence sur deux jours ou les thématiques et les explications concrètes des intervenants étaient très attendues.

La Bacarisation et le « mobile money »

La E-santé

La cyber sécurité

La dématérialisation

Le E-commerce en RDC

Les grands enjeux du numérique das les 5 prochaines années

Les transferts d’argent

A la suite de la conférence un hackathon était organisé.

L’objectif ? Réaliser en 24 heures un site ou une application permettant de fédérer des acteur de la production, du stockage, de la distribution et de la vente de farine de mais sur une seule plateforme. Le projet devait intégrer la solution « Pepele mobile » qui permet de payer avec son mobile les transactions.
Yannick Mbiya était membre du jur et pouvait ainsi veiller à l’intégration du système. Ruddu Mukwamu et Daniel Kadimba étaient également memebres du jury final.

12 équipes de Lubumbashi en compétition ! Des codeurs EXCEPTIONNELS mis en avant

Nous allons revenir en détail sur l’événement dans Info Afrique !

 

L’État sénégalais dématérialise son administration

numérique Gilles Babinet
numérique Gilles Babinet

Avec 3,3 % de son PIB issu des activités liées à internet, le Sénégal fait davantage que de nombreux pays occidentaux, dont la France ou l’Allemagne

L’Agence de l’informatique de l’Etat (ADIE) https://www.ADIE.sn a officialisé ce jour la dématérialisation de deux procédures des services d’urbanisme : l’obtention du certificat de conformité, un acte administratif qui atteste de la conformité des travaux de construction réalisés suite à l’obtention du permis de construire, ainsi que le certificat d’urbanisme, qui permet d’attester qu’une opération immobilière projetée sur un terrain est conforme à la législation et techniquement réalisable.

Le groupe Mobilitas (http://www.MobilitasAfrica54.com/fr) a accompagné l’ADIE dans la mise en œuvre effective de ces deux démarches qui sont désormais disponibles sur la plateforme Télé-Demande d’Actes administratifs (TeleDAc).

La cérémonie de lancement s’est déroulée à l’hôtel Pullman Teranga de Dakar sous la présidence effective de madame Khoudia Mbaye, ministre en charge des téléservices de l’État et de monsieur Diène Farba Sarr, ministre chargé du renouveau urbain. L’événement a également rassemblé l’ensemble des parties prenantes du projet, particulièrement l’APIX, le Bureau Organisation et Méthode et l’Ordre des architectes du Sénégal.

Avec le développement de TeleDAc, l’État sénégalais veut renforcer l’efficacité de l’action publique et rapprocher davantage l’administration de ses usagers, notamment à travers un accès en ligne au service public. «80 % du travail d’une administration consiste à partager des informations aussi bien avec les usagers qu’avec les autres services de l’Etat. A cet égard, la mise en œuvre de TeleDAc est capitale pour la modernisation et l’efficacité de l’action publique. Les deux nouvelles procédures que nous mettons en ligne aujourd’hui constituent une étape importante pour la réalisation de nos objectifs», déclare Cheikh Bakhoum, directeur général de l’ADIE.

L’impact du numérique dans la création de richesse en Afrique est tel que certains pays comme le Sénégal devancent de nombreux pays occidentaux dans la contribution des nouvelles technologies dans le Produit Intérieur Brut (PIB). Avec 3,3 % de son PIB issu des activités liées à internet, le Sénégal fait davantage que de nombreux pays occidentaux, dont la France ou l’Allemagne(1). « Dans dix ans, l’économie numérique pèsera probablement 10% du PIB africain. Le digital devra faire partie intégrante des services fournis par les pouvoirs publics. En tant qu’acteur de la gestion et de l’archivage électroniques des documents, nous sommes fiers de contribuer à la réussite de TeleDAc, un projet ambitieux de digitalisation des services publics », affirme Alain Taïeb, président du Conseil de surveillance de Mobilitas.

Depuis son lancement, TeleDAC a considérablement contribué à l’amélioration de l’accès aux services publics, à la réduction de 25% du coût des actes administratifs pour les usagers et à la diminution des risques de corruption. Les délais d’instruction et de délivrance du permis de construire sont passés de 3 mois minimum à environ 28 jours. A ce jour, près de 4 000 dossiers ont été traités dans les quatre départements de Dakar. TeleDAC, renforce également la standardisation de l’archivage électronique public. 200 000 dossiers de demande d’autorisation de construire ont été numérisés, suite à la réhabilitation des bureaux d’archives des services départementaux de l’urbanisme de Dakar.

 

Ethiopie : l’embellie économique est-elle viable ?

Femme burkinabé travaillant la séparation du grain et de la poussière avec le vent - Thierry Barbaut 2017
Femme burkinabé travaillant la séparation du grain et de la poussière avec le vent - Thierry Barbaut 2017 - www.barbaut.net

La Banque mondiale a déclaré que l’Éthiopie serait l’économie la plus dynamique en Afrique pour l’année 2017

Un qualificatif dû à sa croissance économique régulière de 10,8% depuis 2005, et qui a atteint 6,5% en 2016 (l’une des plus élevées au monde). Mais, en dépit des progrès louables de l’Ethiopie, des taux d’imposition élevés et un monopole persistant de l’État dans des secteurs clés pourraient compromettre sa capacité à soutenir cet élan économique à long terme.

Parmi les économies africaines émergentes, l’Éthiopie est réputée pour la domination du dirigisme étatique. Un rapport de la « Heritage Foundation » en 2016 la considère parmi les économies les moins libres du continent (142ème au monde), dépassant seulement le Tchad, l’Érythrée et la Sierra Leone. Ceci est dû aux nombreuses législations qui restreignent les investissements étrangers dans les principaux secteurs de l’économie. Par conséquent, seuls quelques privilégiés – habituellement des politiciens – ont accès à des industries prolifiques comme les télécommunications et les finances. Il est plausible d’expliquer une telle situation par le revenu par habitant relativement stagnant de l’Éthiopie (590 $), ce qui est nettement inférieur à la moyenne régionale.

A côté de sa rigidité économique, l’Éthiopie dispose d’un régime fiscal contraignant. Les taux d’imposition dans le pays sont parmi les plus élevés en Afrique. Actuellement, le taux de TVA est de 15%,  l’impôt sur le revenu des particuliers est de 35%, et le taux d’impôts sur les sociétés atteint les 30%. Ces taux élevés ont réduit le pouvoir d’achat des consommateurs, à mesure que la plupart des entreprises répercutent les taxes dans les prix des produits de base, infligeant ainsi des coups durs aux revenus des ménages. Cela s’est traduit par l’élargissement du secteur informel qui est prépondérant dans l’économie nationale.

Outre les effets négatifs de la pression fiscale, le monopole étatique éthiopien (GOE) dans des secteurs clés comme les télécommunications, les finances et la logistique compromet sa prospérité économique. Ainsi, dans le secteur de la logistique, l’Etat détient 60% des entreprises de fret, tandis que 40% seulement sont contrôlés par des entreprises privées. Il n’est pas cependant surprenant que l’industrie n’ait pas encore contribué plus que son quota actuel de 10% au PIB ou qu’elle ne crée pas plus d’emplois. Ceci est d’autant plus regrettable au regard de son énorme potentiel si elle était complètement privatisée.

De même, l’agence étatique de télécommunication, Ethio Telecom, contrôle tous les services, y compris les communications fixes, mobiles, internet et transmission des données. Ce monopole fait subir des pertes à l’Éthiopie, car ce fort monopole prive le secteur de la concurrence nécessaire à l’innovation. Par ailleurs, la qualité des services de télécommunications en Ethiopie correspond à celle de la majorité des pays africains il y a plus d’une décennie. Et alors que le reste du continent récolte les bénéfices d’un secteur des télécommunications concurrentiel dynamique, l’Éthiopie stagne.

Enfant en Afrique sur un avion abandonné. Crédit photo Thierry Barbaut
Enfant en Afrique sur un avion abandonné. Crédit photo Thierry Barbaut

De même une industrie des télécommunications libéralisée promet plus de qualité de service à des prix avantageux, ce que de nombreuses entreprises exigent en Ethiopie. Si cela se produit, le développement dans l’industrie pourrait éventuellement influencer d’autres secteurs et, bien sûr, aider à intégrer considérablement les 20 millions d’Ethiopiens sans emploi. Des effets positifs similaires peuvent survenir dans le secteur bancaire à mesure que les privatisions avancent.

Bien que l’Etat ait autorisé la création de banques privées et de compagnies d’assurances en 1994, il a toujours  interdit la propriété étrangère. Fait intéressant, le système bancaire éthiopien comprend une banque centrale (NBE), deux banques publiques et dix-huit banques privées. Cela semble évidemment suffisant pour une économie émergente mais l’Administration du commerce international (ATI) a donné une image claire du secteur bancaire lorsqu’il a noté:

« … En septembre 2011, la Banque centrale NBE a publié une réglementation qui a imposé l’augmentation du capital minimum versé pour établir une nouvelle banque de 75 millions de birr (3,4 millions de dollars) à 500 millions de birr (22,6 millions de dollars). À la suite de cette réglementation, toutes les banques en formation qui ne satisfaisaient pas à toutes les exigences d’application nécessaires ont été dissoutes ou détournées vers d’autres investissements. La NBE a encore augmenté le capital minimum versé par les banques à 2 milliards de Birr (90,4 millions de dollars) et a conseillé toutes les 18 banques privées en cours d’exploitation d’augmenter leur capital versé à ce montant d’ici 2020 ».

De manière prévisible, l’Etat a entravé le fonctionnement des banques privées et a souligné sa volonté de préserver son monopole. Pourtant, les géants financiers étrangers, y compris le Groupe Standard Bank, le Groupe KCB du Kenya, Citigroup, Commerzbank et Ecobank Transnational continuent de s’intéresser au secteur, confirmant ses potentiels prometteurs.

Certes, l’Ethiopie réussit bien pour le moment en dépit de ses politiques anti-marché, mais elle ne doit pas se perdre dans l’euphorie alors qu’elle peut faire mieux encore grâce à des mesures favorables au libre marché. De nombreuses économies africaines, dont le Nigéria (années 1970), la Tanzanie (années 1960) et le Zimbabwe (années 1990) ont expérimenté des politiques anti-marché semblables, mais malgré les premières améliorations économiques – comme c’est le cas en Éthiopie contemporaine -, l’absence de secteurs privés solides pour absorber les chocs, notamment le recul des revenus a finalement fini par faire éclater leurs bulles. Si l’Ethiopie ne profite pas de ses acquis actuels pour élargir et diversifier son économie, elle pourrait stagner encore longtemps en tant que 12ème pays le plus pauvre du monde.

Ibrahim B. Anoba, expert nigérian en économie politique africaine et relations internationales.

Investir dans la jeunesse africaine

Des femmes qui cherchent un emploi en Ouganda - Crédit photo Thierry Barbaut www.barbaut.net
Des femmes qui cherchent un emploi en Ouganda - Crédit photo Thierry Barbaut www.barbaut.net

Les chefs d’État africains se réunissent dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba, pour le Sommet de l’Union Africaine les 3 et 4 juillet, qui aura pour la seconde fois pour thème : « Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ».

Les chefs d’État discuteront de l’opportunité de cette explosion démographique du continent et des risques que représenterait le manque d’investissements dans cette jeunesse africaine en pleine croissance. En janvier 2018, les chefs d’États africains se réuniront à nouveau pour déterminer les conditions de la réalisation de ce potentiel dividende démographique, grâce à leurs investissements dans l’éducation – et en particulier l’éducation des filles –, l’emploi et l’émancipation des jeunes.

ONE sera présent au Sommet d’Addis pour soutenir les 51 millions de filles africaines qui n’ont pas accès à l’éducation. Avec l’aide de notre ambassadeur Jakaya Kikwete, ancien président de la Tanzanie, nous rappellerons l’importance des investissements dans les « 3E » (Education, Emploi et Emancipation) pour transformer l’avenir du continent.

Le président Kikwete continuera à influencer ses pairs pour que la promesse d’investir dans les « 3E » soit tenue.

« À moins d’investir dans l’éducation, nous ne parlerons pas de dividende démographique mais de problème démographique », a déclaré le Président Kikwete.

Si les dirigeants s’accordent pour augmenter les investissements dans l’éducation, l’emploi et l’émancipation, ils pourraient faire en sorte que chaque fille ait la chance d’aller à l’école, d’apprendre et d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour se sortir, elle, sa famille et sa communauté, hors de la pauvreté.

Des investissements ambitieux, urgents et effectifs sont nécessaires d’ici à 2020 pour que le potentiel de la jeunesse du continent mène à une croissance inclusive, qui profitera à l’Afrique et au monde entier. Sans ces investissements, le monde pourrait être témoin d’une crise démographique déstabilisante, menée par une population massive de jeunes sans espoirs et sans perspectives d’avenirs, qui aurait graves conséquences pour la sécurité continentale et mondiale.

Nachilala Nkombo, directrice exécutive de ONE en Afrique (intérim):

« 51 millions de filles africaines n’ont pas accès à l’éducation. Sans investissements pour leur permettre d’aller à l’école, l’Afrique ne pourra pas tirer parti de ce potentiel dividende démographique. Chaque voix compte pour rappeler aux gouvernements africains que l’éducation est un outil incontournable pour tirer parti du boom de la jeunesse en Afrique. »

Des femmes qui cherchent un emploi en Ouganda - Crédit photo Thierry Barbaut www.barbaut.net
Des femmes qui cherchent un emploi en Ouganda – Crédit photo Thierry Barbaut www.barbaut.net

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