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Premier indice de réglementation de l’électricité

La Banque africaine de développement lancera le 20 juin 2018, dans la salle de conférence n° 4, de l’hôtel Dinarobin Beachcomber à Port-Louis, la capitale mauricienne, un rapport phare intitulé « Indice 2018 de réglementation de l’électricité (IRE) », outil spécial qui mesure le niveau de développement des cadres réglementaires dans les pays africains et analyse leur impact sur les performances dans les secteurs de l’électricité sur le continent.

L’IRE sera lancé en marge du Forum africain sur l’énergie 2018 (AEF) qui aura lieu du 19 au 22 juin 2018 à Port- Louis. Il a été établi à partir d’informations recueillies auprès d’organismes régulateurs du secteur de l’électricité et de compagnies d’électricité de 15 pays africains.

Grâce à son initiative New Deal pour l’énergie en l’Afrique, la Banque africaine de développement s’est donné pour objectif d’atteindre d’ici à 2025 l’accès universel à l’électricité sur le continent.

Pour y parvenir, des investissements privés importants dans les secteurs de l’énergie et de l’électricité des pays africains seront nécessaires. Un cadre réglementaire solide dans le secteur de l’électricité fondé sur l’État de droit et régi de manière transparente et efficace sera indispensable pour mobiliser les financements de première importance.

Une évaluation périodique des organismes régulateurs telle qu’elle est menée dans de nombreux pays développés permettra de détecter de manière précoce d’éventuels problèmes et lacunes, et d’y remédier rapidement.

Des outils pour améliorer la gestion du lac Tchad

  • Avec un taux de croissance démographique parmi les plus élevés du monde et un faible indice de développement humain, la région du lac Tchad a impérativement besoin de projets de développement pour améliorer l’accès à l’eau afin de faire fonctionner les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de la santé, de l’assainissement et l’industrie.
  • Mais pour concevoir des projets de développement pertinents, il faut connaître précisément l’hydrologie et la dynamique du bassin du lac Tchad. Des données qui font défaut aujourd’hui.
  • Un nouveau groupe de travail élabore des modélisations des eaux souterraines et de surface qui permettront de prendre des décisions de développement en toute connaissance de cause.

Pendant des milliers d’années, les populations vivant près du lac Tchad ont adapté leur mode de vie à ses fluctuations annuelles. Les populations ont su s’acclimater au flux et reflux des eaux qui rythment la saison des pluies et la saison sèche, en alternant diverses activités : cultures, pêche et élevage.

Le lac Tchad est la principale source de sécurité alimentaire et de subsistance pour la population locale. Mais sa variabilité, le changement climatique et la contamination des aquifères sont autant de risques qui menacent aujourd’hui le système socio-écologique du lac et la santé publique. Par ailleurs, il est urgent d’investir dans le développement d’une région caractérisée par un faible indice de développement humain, un manque d’accès aux services d’eau et d’assainissement essentiels et un taux de croissance démographique parmi les plus élevés du monde. Or, pour pouvoir concevoir des projets de développement durables et climato-résilients, et donc anticiper leurs effets sur les ressources en eau, il est indispensable de connaître précisément l’hydrologie et la dynamique du bassin du lac Tchad.

« On dispose de modélisations pour la relation pluie-débit, pour le lac et pour les nappes phréatiques, mais il n’existe pas de modèle intégré des interactions entre les eaux de surface, les eaux souterraines et les prélèvements », indique Aleix Serrat Capdevila, spécialiste des ressources hydriques à la Banque mondiale. « De fait, nous ne savons pas à quoi pourraient ressembler des prélèvements durables et un bassin “équilibré”. »

Photo: Espen Røst / Bistandsaktuelt

Pour y remédier, renforcer les connaissances actuelles et parvenir à une compréhension commune de cette dynamique hydrologique, une équipe de la Banque mondiale et la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), avec l’appui du Programme pour la coopération dans les eaux internationales en Afrique (CIWA) (A) collaborent avec l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et plusieurs partenaires — Institut fédéral allemand de géosciences et de ressources naturelles (BRG), Bureau français de recherches géologiques et minières (BRGM), ResEau, Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) — et les organismes des États membres. Ce processus collaboratif a été lancé lors d’un séminaire organisé en mai 2017 et un groupe de travail a été constitué afin d’élaborer des modélisations des eaux souterraines et de surface qui seront capables de « communiquer ».

« Plusieurs organismes apportent une contribution importante par leur activité dans certaines zones du bassin, ou en recueillant des données sur les eaux de surface et souterraines », explique Aleix Serrat Capdevila. « Nous avons eu l’idée de les réunir pour reconstituer le puzzle et disposer d’un tableau d’ensemble plus précis. »

Ces données sont recueillies dans le cadre de plusieurs projets financés par le programme CIWA, dont une initiative destinée à concevoir un modèle actualisé des nappes phréatiques dans le bassin du lac Tchad, qui intègre l’ensemble des données et informations existantes. Le programme de télédétection mis en place dans le cadre du Partenariat mondial pour la sécurité de l’eau et l’assainissement (GWSP) (a) appuie également ces efforts en utilisant des satellites pour suivre les variations des eaux de surface. Estimations en temps réel des précipitations par satellite, prévisions météorologiques, prévisions saisonnières et modèle hydrologique : tous ces éléments permettent de suivre l’évolution des ressources en eau et de fournir des projections via une interface conviviale, le Lake Chad Flood and Drought Monitor.

L’élaboration d’un système de modélisation mixte (eaux de surface et souterraines) et constitué à partir de données provenant de nombreuses organisations permettra d’améliorer la gestion de l’eau dans le bassin du lac Tchad. Ce système transparent et issu de la recherche collaborative permettra d’évaluer les conséquences des futurs projets et investissements potentiels, ainsi que leur viabilité à long terme et leur résilience en fonction de différents scénarios climatiques. Autrement dit, il pourra servir à définir une vision commune d’un bassin hydrographique durable et équilibré en contrôlant les effets des prélèvements effectués dans les eaux de surface et souterraines pour satisfaire les besoins de développement.

Le suivi des ressources hydriques est essentiel pour prendre des décisions de développement en connaissance de cause. En effet, pour bien gérer la ressource, il faut la connaître précisément. Une bonne gestion du bassin du lac Tchad permettra d’exploiter des ressources hydriques partagées pour faire reculer la pauvreté, tout en assurant leur protection et leur préservation.

Afrobytes, les énergies renouvelables et EDF Pulse à l’honneur

L’édition d’Afrobytes 2018 est terminée

Une éditions 2018 qui fut un succès avec une affluence record et un focus spécial sur une thématique transverse et passionnante:

Explorer l’insertion et le développement des énergies renouvelables à travers l’innovation

Une séance modérée par Thierry Barbaut, instructeur sur le prix EDF Pulse Africa

Thierry Barbaut
Thierry Barbaut

Différents échanges furent proposés sur ces thématiques:

    • Révolution industrielle, l’Afrique mobile first continent, leapfrog.
    • Numérique et EnR, énergie intelligente. Pay as you go…
    • une nouvelle façon de produire, de consommer, de vivre tout en préservant notre environnement.
    • L’Afrique extrême contraste, modèle pour d’autres pays ?
    • Comment permettre aux communautés d’exprimer leurs besoins
    • Énergie pour quels usages ?
    • Projets / Bailleurs… HUBs, prix
    • L’importance de la communication – Visibilité – Financements
    • Point clefs, montée en compétence: Formation & Accompagnement

 

Emmanuel Sellier, responsable EDF Afrique présentait non seulement la stratégie Afrique d’EDF mais aussi l’importance de l’axe énergies renouvelable. Concrètement quels projets pour qui et dans quelles conditions ? Des objectifs de réplicabilité et d’écosystèmes vertueux avec l’utilisation des données et du numérique.

Des projets innovants mais surtout rentables et multipliables qui doivent avoir une clientèle identifiée et un modèle économique viable. N’oublions jamais les bénéficiaires.

Emmanuel Sellier, responsable EDF Afrique
Emmanuel Sellier, responsable EDF Afrique

Christ Anderson, responsable du projet EDF Pulse Africa présentait l’appel à projet. Un retour a également été fait sur l’année 2017 et les lauréats du prix EDF Pulse Africa.
Un objectif de 200 projets est présenté pour la session 2018 qui est déja ouverte aux appels à projets sur le site EDF Pulse Africa.

Thomas Samuel, fondateur de Sunna Design avec une stratégie innovante couplé à un laboratoir de recherche près de Bordeaux et la spécificités de ces équipements solaires qui se définissent comme « éclairages publics solaire spécifiquement adaptés aux environnements contraignants ».
Du “solaire intelligent”… Numérique, box, applications, et villes intelligentes sont les axes sur lesquels Sunna Design se développe en Afrique mais aussi en Asie et en Amérique du Sud.

Mohamed Mnif a pu évoquer l’approche Blockchain via le projet Electrify Network. Un objectif de construction de réseau par l’approche Blockhain et cryptomonnaies pour déployer l’accès aux EnR ?

Johanna Niedzialkowski évoquait l’enjeu crucial de l’apprentissage et d ela formation en Afrique dans tous les domaines dont bien sur ceux du numérique et du déploiement des infrastructures d’énergies renouvelables.

Un focus important a été effectué par l’ensemble des intervenants sûr l’innovation dans le domaine énergétique, en Afrique bien sur mais aussi sur les thématiques du numérique et de comment mieux architecturer le numérique dans les EnR.

Premier Google Impact Challenge

Google Impact Challenge
Google Impact Challenge

Donner aux Africains les moyens d’avoir un impact réel au sein de leurs communautés

Google annonce l’organisation du premier Impact Challenge en Afrique, et invite les associations à but non lucratif et les entreprises d’économie sociale à soumettre leur candidature

En juillet 2017, à l’occasion de l’événement Google4Nigeria, nous avons annoncé que Google.org allait investir 20 millions de dollars dans les associations à but non lucratif présentes sur l’ensemble du continent au cours des cinq prochaines années. Aujourd’hui, nous passons à l’étape de mise en œuvre de ce projet en lançant le Google Impact Challenge 2018.

C’est la première fois que nous organisons un Google Impact Challenge en Afrique. De nombreux innovateurs africains font un travail remarquable dont l’impact est réel sur les communautés. C’est pourquoi nous souhaitons donner un coup de projecteur sur ces associations en leur apportant une aide pour financer leurs projets et leurs idées. Nous sommes convaincus que les outils technologiques peuvent aider les organisations locales et nationales à atteindre leurs objectifs et à résoudre une partie des problèmes parmi les plus urgents auxquels ce continent est confronté. Nous voulons également soutenir les personnes qui utilisent ces outils de manière innovante afin d’améliorer la vie de leurs communautés.

Nous lançons un appel ouvert aux associations à but non lucratif et aux entreprises de l’économie sociale implantées au Kenya, au Nigeria et en Afrique du Sud afin qu’elles envoient leur candidature et relèvent le défi pour se partager un montant total de 6 millions de dollars. Chaque pays dispose de 2 millions de dollars qui seront attribués à 4 lauréats pour les premiers prix et à 8 autres pour les deuxièmes prix. Les candidatures sont ouvertes pendant 6 semaines. Nous invitons les organisations qui font appel à la technologie et à l’innovation pour créer des opportunités économiques au sein de leurs communautés à présenter les idées les plus innovantes.

Google Impact Challenge
Google Impact Challenge

Nous comptons sur chacun d’entre vous pour nous aider à sélectionner les meilleures idées. Le public votera pour l’idée qui lui semble présenter le plus grand potentiel et notre jury sélectionnera 3 lauréats supplémentaires après avoir entendu les exposés des finalistes. Les associations et les entreprises de l’économie sociale lauréates recevront un prix en numéraire. Elles pourront également bénéficier de conseils, d’une assistance technique et de mentorat assuré par Google, en fonction de leurs souhaits.

De nombreuses associations africaines à but non lucratif utilisent les outils technologiques de manière innovante. Cependant, l’accès au financement et au savoir-faire technologique constitue souvent un frein à la mise en place d’autres projets tout aussi ambitieux. Grâce au Google Impact Challenge, nous voulons faire bouger les choses en encourageant l’ensemble du secteur associatif à voir grand. D’autres Google Impact Challenges qui ont eu lieu dans le monde ont récompensé des idées allant de la mise au point de caméras intelligentes au service de la préservation de la faune et de la flore en passant par les éclairages à énergie solaire pour les communautés hors réseaujusqu’à une application mobile pour protéger les femmes contre les violences conjugales.

Nous nous réjouissons à la perspective de découvrir toutes les idées formidables à l’initiative des associations et des entreprises de l’économie sociale.

Mzamo Masito, Directeur général marketing, Google Afrique

Africa Code Week à Madagascar

Africa Code Week
Africa Code Week

Quatrième édition d’Africa Code Week lancée à Madagascar avec l’objectif de toucher 600 000 jeunes en 2018

Avec plus d’1.8 million de jeunes bénéficiaires à ce jour, Africa Code Week s’appuie sur de solides partenariats pour renforcer les capacités de formation aux compétences numériques sur tout le continent africain.

Africa Code Week à Bujumbura - Thierry Barbaut
Africa Code Week à Bujumbura – Thierry Barbaut
L’édition 2018 d’Africa Code Week (ACW) a été lancée aujourd’hui lors des toutes premières formations de formateurs (TTT) à Madagascar. Plus de 200 enseignants ont ainsi pu se former au logiciel pédagogique Scratch qui leur permettra d’enseigner la programmation et les compétences numériques à leurs élèves.

Il s’agit de la quatrième édition de ce programme panafricain d’alphabétisation numérique, avec, cette année, un accent particulier sur le renforcement des capacités pédagogiques et la participation des filles dans le cadre de l’initiative #eskills4girls. Lancé par SAP CSR EMEA en 2015, ACW compte aujourd’hui sur le soutien de partenaires stratégiques comme l’UNESCO à travers son initiative YouthMobile, Google, le Cape Town Science Centre, le Ministère fédéral allemand de la coopération et du développement économique (BMZ), une quinzaine de gouvernements africains, plus de 150 partenaires réseau et une centaine d’ambassadeurs sur 35 pays. Au sein du réseau ACW, ils mettent leurs forces vives en commun pour réduire la fracture des compétences et les inégalités entre les sexes en matière d’éducation numérique en Afrique, mettant entre les mains de la jeune génération les compétences dont ils ont besoin pour devenir les acteurs clés de l’économie numérique.

La pédagogie au cœur des objectifs stratégiques

Après avoir permis à plus d’1,8 million de jeunes sur 35 pays africains de faire leurs premiers pas dans l’univers du code informatique depuis son lancement en 2015, ACW se fixe pour objectif de former 70 000 enseignants et de toucher 2 millions de jeunes à l’horizon 2020. Cette année SAP prévoit d’initier 600 000 jeunes au numérique sur 35 pays au mois d’octobre. Afin de respecter les différents calendriers scolaires, chaque pays décidera de la ou les semaines d’octobre lors desquelles se tiendra l’édition 2018 d’Africa Code Week. « De la sensibilisation de tout un continent à l’éducation numérique au renforcement des capacités pour un impact qui s’inscrit dans la durée : Africa Code Week 2018 passe à la vitesse supérieure en étroite collaboration avec les gouvernements, les écoles et le tissu associatif local.et le tissu associatif local, » explique Karolina Telejko, Directrice de la responsabilité sociétale d’entreprise en Europe, Moyen-Orient et Afrique et Chef de projet Africa Code Week chez SAP.

Avec plus de 25 000 enseignants formés sur les trois dernières années et une moyenne de 72 jeunes initiés au numérique par enseignant formé, les formations de formateurs (TTT) sont la pierre angulaire d’ACW et de son impact durable à l’échelle de tout un continent. Ces formations mettent entre les mains des enseignants les compétences et outils pédagogiques qui leur permettent d’intégrer facilement l’enseignement numérique aux cursus scolaires existants. Au cours de cette édition 2018, SAP CSR EMEA financera ainsi plus de vingt TTT qui seront organisés soit par l’équipe ACW, soit par les instances ministérielles, soit par les structures associatives. « Renforcer les capacités pédagogiques ne signifie pas seulement multiplier les formations de formateurs à l’échelle nationale et continentale. Il s’agit également de proposer un programme pédagogique exhaustif qui inculque aux jeunes les compétences du 21ème siècle au-delà de l’apprentissage du code : pensée computationnelle, analytique ou encore science des données, » précise Karolina Telejko.

L’impact des partenariats à Madagascar et au-delà

Quatrième île du globe, Madagascar compte 26 millions d’habitants, dont plus de la moitié sont des jeunes. Son économie dépend largement de l’export de sa production agricole, secteur qui emploie environ 80% de la population. Le pays prend de nombreuses mesures visant à éradiquer la pauvreté, comme l’expansion des infrastructures et de l’accès aux TICE, ou encore la mise en place de centres TICE dans les écoles. « Nous tenons à saluer SAP, l’UNESCO et leur partenaires pour l’initiative Africa Code Week, dont l’objectif répond parfaitement aux attentes du Ministère en termes de renforcement des capacités des enseignants et de tous les acteurs œuvrant au développement des TICE, » a tenu à souligner Lalaharontsoa Rakotojaona, Directeur Général de l’Enseignement Secondaire et de la Formation de Masse au Ministère de l’Education Nationale, lors de la conférence de presse qui s’est tenue à l’EPP Antanimbarinandriana le 6 juin.

Cathy Smith, Directrice générale de SAP Africa, insiste sur l’importance des partenariats public-privé et de la collaboration ouverte pour apporter et accompagner le changement dont la jeunesse africaine a besoin. « Make the world run better and improve people’s lives : c’est la mission de SAP, pour qui l’inclusion par le numérique est synonyme de perspectives pour les jeunes. D’où l’importance d’aider les acteurs des secteurs public, privé et associatif à renforcer les capacités de formation, chacun à leur échelle. L’Afrique étant le plus jeune talent du monde et avec la puissance d’un réseau ACW qui ne cesse de grandir, le développement des compétences STEM est en train d’entrer dans une nouvelle ère de collaboration et d’impact sans précédent. »

Le projet vous inspire ? Rendez-vous sur le site www.africacodeweek.org pour savoir comment participer. Pour en savoir plus sur SAP Africa, rendez-vous sur le SAP News

Hafsat Abiola présidente de Women in Africa, WIA

Hafsat Abiola nommée présidente exécutive de Women in Africa (WIA)
Hafsat Abiola nommée présidente exécutive de Women in Africa (WIA)

La Nigériane Hafsat Abiola nommée présidente exécutive de Women in Africa (WIA)

Hafsat Abiola, militante nigériane sur les droits de l’homme, les droits civiques et la démocratie, a été nommée ce 5 juin 2018 présidente exécutive de Women in Africa (WIA) Initiative, première plateforme mondiale de développement économique et d’accompagnement des femmes africaines leaders et à haut potentiel, lancé en 2016.

« J’accepte avec honneur cette fonction car je crois en la vision de Women in Africa (WIA) Initiative. Les femmes sont la plus grande ressource inexploitée du continent. Je veux donc aider à diriger l’organisation qui œuvre à mettre en valeur leur potentiel. Il pourrait très bien être le facteur déclencheur de la montée en puissance tant attendue du continent »

Hafsat Abiola nommée présidente exécutive de Women in Africa (WIA)
Hafsat Abiola nommée présidente exécutive de Women in Africa (WIA)

Hafsat Abiola prend la succession d’Aude de Thuin, la fondatrice de WIA initiative, une « serial entrepreneure » engagée pour la cause des femmes depuis vingt ans au niveau mondial. «C’est dans la logique même de l’histoire de WIA Initiative que d’avoir une présidente africaine parce-ce que c’est par les femmes que l’Afrique se développera dans la confiance et en complémentarité avec les hommes ».

Hafsat Abiola aura la responsabilité de la « vision » pour Women in Africa (WIA) Initiative. A ce titre, [ELLE] aura la direction des programmes des sommets organisés par l’Initiative, qu’ils soient mondiaux ou régionaux et des contenus de la plateforme digitale. Elle sera la porte-parole et l’interface auprès des partenaires panafricains et mondiaux.

Elle présidera le Council et élargira le réseau des ambassadrices de WIA Initiative (actuellement 28 sur le continent) . « Nous avons un excellent réseau de femmes en Afrique et dans le monde entier ainsi que de solides relations avec des entreprises et des organisations, en particulier en Europe. En interne, nous avons une équipe dynamique qui s’engage à produire des résultats pour les femmes en Afrique. Ce qui signifie qu’il n’y a pas de limite à ce que nous pouvons atteindre, tant que nous restons concentrés sur notre objectif, qui est d’assurer la montée en puissance des femmes d’Afrique » indique Hafsat Abiola.

Aude de Thuin apportera son expérience, accompagnera la nouvelle présidente exécutive et son équipe « à appréhender le métier spécifique qui a été le mien pendant des années. Je vais aussi poursuivre mon networking avec les grands annonceurs français et internationaux que je connais de longue date. Je souhaite continuer à écrire aussi car j’ai encore beaucoup à dire sur ce que j’observe de ce monde si mutant et si peu prêt à réellement accueillir les femmes comme de vraies partenaires économiques et donc ayant un rôle essentiel sur l’évolution de nos sociétés ».

 

A PROPOS d’Hafsat Abiola

Diplômée de la Phillips Academy (1992) et du Harvard College (1996), elle est la fondatrice et la présidente de Kudirat Initiative for Democracy dont le but est de renforcer la société civile et promouvoir la démocratie au Nigeria.

En 1997, elle a reçu le prix de la Jeunesse pour la paix et la Justice de la commission pour la paix de Cambridge. En 2000, elle a été reconnue comme leader mondial de l’avenir au forum économique mondial à Davos, en Suisse.

En 2003, elle est élue en tant que membre de « l’ Ashoka : Innovateurs pour le public » (association internationale, apolitique, non confessionnelle et sans but lucratif fondée en 1980 en Inde) en reconnaissance de son statut international en tant qu’entrepreneur social.

En 2006, elle est désignée pour être conseiller fondateur du Conseil pour l’avenir du monde. Elle est actuellement membre du cabinet de l’État d’Ogun (un État du Sud-Ouest du Nigeria) en tant que conseillère du gouverneur.

 

En savoir plus sur Women in Africa Initiative :

Lancée en 2016, Women In Africa (WIA) Initiative est la première plateforme digitale innovante de développement économique et d’accompagnement des femmes africaines leaders et à haut potentiel. Ses piliers d’action – WIA Club, WIA Media, WIA Institute, WIA RH – contribuent à la promotion d’une nouvelle génération de femmes africaines qui inventent un leadership inspirant pour changer positivement l’avenir du continent. Le cinquième pilier, sa Fondation WIA Philanthropy, a pour mission de mettre en lumière et en réseau les femmes qui entreprennent sur le continent africain.

Retrouvez Women in Africa Initiative : www.wia-initiative.com

Facebook ouvre le premier Tech Hub d’Afrique à Lagos

Facebook Afrique
Facebook Afrique

Facebook inaugure le premier hub communautaire pour les start-ups innovantes à Lagos la capitale économique du Nigeria

Zukerberg affirme qu’il va former en afrique au numérique 50 000 jeunes entrepreneurs, créatifs, innovateurs et développeurs

“Les 50.000 personnes formées seront des personnes qui sont des plaques tournantes et tous nos partenaires s’engagent et nous aident à y arriver. Nous avons déjà commencé à progresser vers ces objectifs, nous avons formé 3.000 PME et, pour ce qui est du suivi, nous allons le faire directement avec nos partenaires pour nous assurer que nous sommes tenus responsables de notre objectif.” Détaille Ebele OKOBI, directrice des politiques publiques de Facebook pour l’Afrique.

Le Nigeria, regorge d’un fort potentiel économique et humain. Avec un population globale de 190 millions d’habitants, 26 millions d’utilisateurs de facebook et 87 % des PME qui accordent plus d’importance aux compétences numériques que celles acquises à l‘école.

La présence physique du réseau social Facebook dans le pays va aider à l’amélioration des aptitudes des Nigérians et favorisera la croissance et le développement économique du pays, selon Ife ADEBAYO, assistant spécial du vice-président pour l’innovation et l’entrepreneuriat.

Avec ce Hub Facebook à Lagos, ce qui est important pour nous, c’est qu’ils créent des opportunités qui améliorent l’emploi. On est attentifs aux prochains Zuckerbergs qui sortiront d’ici par exemple.

“Il s’agit en fait d’un investissement au Nigeria, d’un investissement dans l‘écosystème technologique, il s’agit aussi de soutenir les entreprises, les développeurs, les créateurs, les entrepreneurs, avec une formation spécialement conçue pour leur permettre d’acquérir les compétences numériques dont ils ont besoin pour réussir.” Conclut la directrice des politiques publiques de Facebook pour l’Afrique.

En dehors de Lagos, Le « NG_HUB from Facebook » aidera également un certain nombre de hubs technologiques existants, pour leur permettre de fonctionner comme des centres d’apprentissage pour les communautés locales, leur offrant de multiples possibilités de formation et d’accès.

Facebook internautes

Le tourisme business s’affirme au Rwanda

  • Le Rwanda est en passe de devenir l’une des premières destinations du tourisme d’affaires en Afrique.
  • Grâce à un projet de conseil du Groupe de la Banque mondiale, le nouveau Bureau des congrès aide les autorités à mieux identifier les opportunités dans le secteur des réunions, congrès, conventions et voyages de gratification et les opérateurs privés à profiter de ces nouveaux débouchés.
  • Entre 2014, date de la création de ce dispositif, et 2016, le nombre de participants aux conférences a pratiquement doublé, de 17 950 personnes à 35 100, tandis que les recettes liées au tourisme d’affaires sont passées de 29,6 millions à 47 millions de dollars.

Le Rwanda s’impose aujourd’hui comme l’une des premières destinations du tourisme d’affaires en Afrique de l’Est, grâce aux efforts du gouvernement rwandais, appuyé par ses partenaires de développement, pour renforcer et développer la place du secteur privé dans ce secteur

Le pôle mondial d’expertise en Commerce et compétitivité du Groupe de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (IFC) a lancé en 2012 le Projet de soutien de la compétitivité et de la gouvernance (G4C), qui a débouché sur la création du Bureau des congrès du Rwanda, en 2014. Le Groupe de la Banque mondiale, qui a apporté 1,2 million de dollars d’assistance technique au département Tourisme et conservation du Rwanda, et les autorités rwandaises se sont appuyés sur ce nouvel instrument pour promouvoir le pays comme destination privilégiée des réunions d’affaires auprès de clients régionaux et internationaux.

Depuis, ce segment dynamique du tourisme, mieux connu par les professionnels sous son acronyme en anglais « MICE » pour meetings, incentives, conferences, and events, connaît un essor considérable. En 2016, le Rwanda a accueilli plus de 40 conférences internationales, le Bureau des congrès organisant directement plusieurs manifestations de haut niveau : Forum économique mondial, Sommet mondial sur l’investissement en Afrique, Sommet de l’Union africaine et Forum africain de l’investissement hôtelier. Il est également intervenu lors de manifestations de l’AFREXIMBANK et de l’Académie mondiale des sciences, ainsi que pour la convention continentale annuelle de Coca Cola.

Cette recrudescence de réunions, de conventions et de manifestations depuis la création du Bureau des congrès a induit une hausse des recettes, qui ont dépassé 37 millions de dollars en 2015 et atteint 47 millions de dollars en 2016. En 2017, le tourisme d’affaires dans le pays devrait rapporter 64 millions de dollars.

« Le travail du projet G4C avec le Bureau des congrès pour développer le tourisme d’affaires a eu d’immenses répercussions », se réjouit Jean-Louis Uwitonze, directeur général de l’unité d’exécution du projet au ministère du Commerce et de l’Industrie. « Après la clôture du projet, le Conseil de développement du Rwanda continuera de mobiliser ses propres ressources pour garantir la pérennité des réformes. »

Le Bureau des congrès stimule le développement du tourisme d’affaires

Devenu l’organisme central de coordination du secteur MICE à Kigali, le Bureau des congrès assure la liaison entre les demandes de tourisme d’affaires et les prestataires locaux afin de faire du Rwanda une destination fiable pour toutes les rencontres d’affaires, qu’elles soient nationales, régionales ou internationales. Il contribue ce faisant à la réalisation de la stratégie à moyen terme du pays pour la réduction de la pauvreté et le développement économique ainsi qu’à la stratégie nationale de 2011 pour les exportations.

« Le Bureau des congrès sert désormais d’intermédiaire entre les pouvoirs publics et le secteur privé pour développer l’industrie des réunions », souligne Chris Munyao, directeur général de Primate Safari, un tour-opérateur local.

Selon Patience Mutesi, directrice-pays de Trademark East Africa, « ces projets sont vitaux pour ouvrir l’économie rwandaise et réaliser les objectifs de transformation ». Mais, rappelle-t-elle, « toute la difficulté consiste maintenant à s’assurer que la demande est suffisante pour assurer la rentabilité des investissements structurels. »

Le Rwanda, l’un des premiers pays d’Afrique de l’Est à s’être doté d’un Bureau des congrès, s’est rapidement imposé comme un leader du marché. Il se hisse ainsi au troisième rang du classement 2016 de l’Association internationale des congrés et conférences pour le tourisme d’affaires en Afrique, derrière l’Afrique du Sud et le Maroc. En 2015, le Rwanda ressortait au septième rang pour les 39 pays d’Afrique classés tandis que Kigali obtenait la cinquième place parmi les premières villes du continent accueillant des réunions d’affaires et autres manifestations de ce type.

Donner au secteur privé les moyens de se développer

Avant la création du Bureau des congrès, les réservations se faisaient directement auprès du gouvernement, explique Chris Munyao. Désormais, c’est le Bureau qui identifie les opportunités, fait venir les organisateurs dans le pays et sollicite les entreprises privées du Rwanda pour répondre aux appels d’offres.

« C’est le principal intérêt du Bureau des congrès », souligne-t-il. « Il permet aux entreprises privées de se positionner sur le marché du tourisme d’affaires. »

Soucieux de perpétuer cette stratégie de développement de l’industrie des réunions, le Rwanda a également investi dans la construction d’un nouveau centre des congrès, à Kigali, à proximité des grands hôtels, afin de multiplier les espaces de réunion. Fin 2016, Kigali pouvait proposer 3 400 chambres d’hôtel moyen et haut de gamme pour les délégations.

« À part le Rwanda et l’Afrique du Sud, rares sont les pays d’Afrique à faire appel à un bureau des congrès pour mettre directement en contact les entreprises et les opérateurs privés », déclare Adja Mansora Dahourou, chef d’équipe du projet au Groupe la Banque mondiale et spécialiste senior du secteur privé. « Le Bureau a également mis sur pied une équipe de recherche pour constituer une base de données et estimer la durée de séjour des délégations, les sommes dépensées et l’impact préalable et postérieur à cette initiative sur toute la filière, afin de mieux cibler les efforts à l’avenir. »

Le projet bénéficie également à l’Association des professionnels de congrès du Rwanda (RAPCO), qui met en place un système d’accréditation pour les professionnels du secteur. Elle a vocation à développer les capacités des opérateurs privés du Rwanda à répondre aux appels d’offres et à remplacer progressivement l’État pour assumer la responsabilité totale de cette filière.

Ils cryptent les fichiers musicaux pour protéger les auteurs

Hénock Kasongo Kazadi et son frère à Lubumbashi en RDC. Hénock présente son application.
Hénock Kasongo Kazadi et son frère à Lubumbashi en RDC. Hénock présente son application.

C’est lors des Congo TechDays deuxième édition que je rencontre Hénock Kasongo Kazadi.

Nous nous étions déjà rencontré en 2017, en effet lors de la première édition des Congo TechDays à Lubumbashi en RDC il était en compétition dans le hackathon. Son équipe n’était pas lauréate mais il a fait preuve d’une grande finesse dans le développement d’une application sur l’agriculture avec une solution de mobile monnaie.

Un nouvelle extension de fichier qui protège les contenus, un cryptage avec un lien vers un site payant !

Il ne concoure pas en 2018, mais il me présente sa solution !

Hénock à développé une extension de fichier qui non seulement protège le fichier qu’il soit audio, vidéo, image ou autre mais qui aussi permet de crypter son contenu et de personnaliser le renvoi vers une plateforme en ligne de paiement des droits d’auteurs !

Le nouveau format de fichier est nommé .jta

J’avais apporté des conseils pour concrétiser le projet et pouvoir développer l’application et le software au delà du simple codage. Le software ici présenté est fonctionnel et peut apporter une grande flexibilité dans l’usage. Autre point clef aucune dégradation du fichier initial n’est constatée.

Thierry Barbaut échange avec Hénock sur le projet et les futurs développements !

 

Les différentes du changement d’extension de fichier ves le .jta

Démonstration en vidéo de l’extension .jta

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    Un label pour le Digital Africa de l’AFD

    Digital Africa AFD
    Digital Africa AFD
    À l’occasion du salon de l’innovation VivaTech organisé à Paris du 24 au 26 mai, l’accélérateur de talents numériques africains Digital Africa lance son label et devient une plateforme de mise en réseau. Un complément logique au concours annuel pour fédérer les forces vives de l’innovation sur le continent africain.
    65 millions d’euros par an sur les projets Digital Africa
    Le vaste monde des startupers africains connaissait déjà Digital Africa, le concours soutenu par l’AFD qui récompense chaque année dix lauréats aux solutions innovantes pour le développement de l’Afrique. Il va maintenant découvrir le label et la plateforme du même nom.
    Cercle vertueux

    Démarche d’innovation ouverte, inclusive et pleinement inscrite dans l’esprit des communs, Digital Africa élargit son champ d’action. Objectif du label : soutenir la dynamique entrepreneuriale africaine, impulser l’innovation par le numérique et accompagner l’émergence d’entrepreneurs à impact sur le continent.

    Autour de ce nouveau point d’ancrage, l’AFD et ses partenaires veulent fédérer les initiatives et les écosystèmes d’innovation africains. Et donner accès aux entrepreneurs à des ressources et des opportunités d’affaires, tout en les mettant en relation avec les milieux du numérique et de l’innovation en dehors du continent.

    Une plateforme numérique de mise en réseau

    Pour soutenir ces enjeux, Digital Africa va déployer une plateforme numérique de mise en réseau des entrepreneurs et des écosystèmes à l’automne 2018. Les ressources partagées par les acteurs de cette plateforme seront mises à disposition de tous, dans la logique des communs. Une version préliminaire allégée de la plateforme sera présentée à l’occasion de VivaTech.

    Pour promouvoir et animer cette démarche, une association Digital Africa – à but non lucratif – verra le jour. Elle sera portée par un consortium d’organisations institutionnelles et associatives, telles que l’AFD, JokkolabsBond’InnovCFIAfriLabs ou encore GEN Afrique (liste non exhaustive).

    Le concours, toujours

    Le concours Digital Africa reste bien sûr d’actualité. Pour la troisième année, cet événement qui a pour vocation d’identifier et d’accompagner les meilleurs talents de l’innovation numérique en Afrique va distinguer des lauréats autour d’un thème imposé. Pour 2018, il s’agit de la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes sur le continent africain. Les dossiers seront à déposer du 10 septembre au 19 octobre. Candidats, affûtez vos arguments !

    Digital Africa AFD
    Digital Africa AFD

    EDF Pulse Africa édition 2018

    EDF Pulse Africa 2018
    EDF Pulse Africa 2018

    Lancement du prix EDF Pulse Africa 2018

    Lancement du prix EDF Pulse Africa le 21 mai 2018 dans les locaux d’EDF à Levallois-Perret.

    C’est Christ Anderson Ahoua Boua, chef de projet qui présentait le dispositif EDF Africa Pulse 2018. Un focus sur l’édition 2017 permettait aux nouveaux membres du jury de découvrir les spécificités du prix: éligibilités des participants, thématiques, dates, modalités… Il est à noter que 100 projets avaient été déposés lors de l’édition 2017 et ce sont plus de 200 projets que sont attendus pour l’édition 2018.

    Des projets d’énergies en off-grid et concrets !

    Emmanuel Sellier, directeur du projet insista sur la concrétisation des projets, l’importance de la connexion entre le projets et les utilisateurs finaux, de l’énergie dans les projets mais concrètement et abordable et enfin l’importance de ne pas être à l’étape d’un prototype mais à un stade avancé ou le projet va pouvoir véritablement se concrétiser et se déployer. L’importance majeure d’avoir un projet « scalable » à aussi été répété à de nombreuses reprises.

    Cette session 2018 se fera en partenariat d’expertise avec le team d’Afrobytes, Ammin Youssouf et Haweya Mohamed mobilisent des experts. Le prix EDF Pulse Africa sera mis en avant lors du cycle de conférences le 7 et 8 juin 2018 pour Afrobytes.

    Ouverture de l’appel à projet EDF Pulse Africa le 22 mai à 19h

    EDF Pulse Africa – Emmanuel Sellier, Ammin Youssouf, Thierry Barbaut; Haweya Mohamed, Daouda Koulibaly

    L’objectif d’EDF Pulse Africa 2018 : révéler et accompagner les innovateurs africains au service du développement énergétique du continent. Trois lauréats seront récompensés dans la production électrique off-grid; les usages et services d’électricité ; ainsi que l’accès à l’eau grâce à l’électricité (agriculture et eau potable).

    De Rabat à Johannesburg et d’Abidjan à Nairobi, les start-up sont définitivement intégrées dans le paysage socio-économique. L’Afrique est désormais considérée comme un « eldorado » pour les start-up. Pour autant ce dynamisme économique et entrepreneurial cohabite avec une réalité plus complexe qui concerne notamment des difficultés d’accès aux financements et à l’industrialisation pour les entrepreneurs, principaux freins au développement des start-up.

    Le lancement des Prix EDF Pulse Africa vise à soutenir les innovations les plus prometteuses du continent africain pour répondre aux défis énergétiques actuels de l’Afrique et contribuer à son développement économique.

    Les lauréats de la session EDF Pulse Africa 2017

    • 1er prix : MAJIK WATER, projet porté par l’entrepreneuse kényane Beth Koigi. Majik Water développe des générateurs d’eau atmosphériques alimentés par des panneaux solaires pour transformer l’humidité de l’air en eau. « L’accès à l’eau potable est l’un des plus gros défis du continent. Notre solution contribue à empêcher la propagation de certaines maladies et à sauver des vies. EDF Pulse Africa nous donne l’opportunité de traverser les frontières et de développer notre projet en Afrique francophone. Nous sommes trois femmes à porter ce projet. L’entrepreneuriat féminin en Afrique doit être encouragé» déclare Beth Koigi..
    • 2ème prix : LONO, une start-up ivoirienne qui transforme les déchets organiques en biogaz pour le combustible de cuisson et en biométhane pour la production d’électricité. « Confronter nos idées, partager nos méthodes et mutualiser nos connaissances a permis à chaque porteur de projet d’agrandir son champ de vision. Les déchets organiques sont une inépuisable source d’énergie encore trop négligée en Afrique », affirme Louise Bijleveld, co-fondatrice de LONO.
    • 3ème prix : EDUAIR, projet porté par le camerounais Yann Nkengue. Ce dernier commercialise des box numériques donnant accès à tout type de contenu digital sans connexion internet. Ces boitiers sont connectés et alimentés 24h/24h et favorisent la réduction de la fracture numérique. « L’entreprenariat est une activité complexe, je suis fier de rentrer dans mon pays avec ce prix, ce qui va motiver nos équipes. C’est très gratifiant, cela nous motive notamment lorsque l’on a des difficultés de financement ou encore de visibilité », explique Yann Nkengne.

    Un focus spécial lors de l’édition 2018 d’Afrobytes

    Un focus sur les énergies renouvelables et le concours EDF Pulse Africa sera également fait lors d’Afrobytes 2018, le grand meeting parisien de la tech africaine.

    Une session dédiée à l’innovation dans le domaine énergétique sera organisée:
    Workshop: Exploring the Intersection of Energy and Technology and powering up Africa through innovation
    June 7 11:30 AM – 12:30 PM
    Les Tech Hubs qui seront relais dans les écosystèmes seront conviés à rejoindre la session. D’autres contributeurs seront probablement présents autour de la table (Yeleen Solar ou Sunna Design). Un des objectif sera de faire la connexion entre le trophé EDF Pulse Africa et les Tech Hubs (Somalie, Djibouti, Malawi, Rwanda, Kenya, Tanzanie, Ethiopie, RDC).

    Choose Nigeria avec Business France

    Atelier d’information « Choose Nigeria » Business France

    En amont du déplacement du Président Emmanuel Macron au Nigéria du 2 au 4 juillet 2018, Business France organise un Atelier d’information sur le marché nigérian dans ses locaux à Paris le 5 juin prochain en présence de Delphine Gény Stephann, Sécrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, de Mme Modupe E. Irele, Ambassadrice du Nigéria en France, de Denis Gauer, Ambassadeur de France au Nigéria et de Christophe Lecourtier, Directeur Général de Business France.

    Pourquoi le Nigéria ?

    Le Nigéria est le « Géant d’Afrique » : 1ère économie et 1ère population du continent avec ses 190 millions d’habitants, et près de 400 millions à l’horizon 2050. Le pays sera alors le 3ème plus peuplé au monde, derrière l’Inde et la Chine.

    Il s’agit d’un vaste marché, et d’une étape incontournable dans le cadre d’une prospection en Afrique subsaharienne. La France est au premier rang en termes de stocks d’IDE, et le Nigéria est le premier partenaire commercial de la France en Afrique subsaharienne, devant l’Afrique du Sud.

    Ce pays offre de nombreuses opportunités d’affaires pour les entreprises françaises dans des secteurs très variés des filières agricoles, industrielles, des techs et des infrastructures notamment.

    L’événement permettra aux entreprises françaises (PME, grands groupes et ETI) de s’informer sur le potentiel du marché et la pratique des affaires, d’identifier de nouvelles opportunités et affirmer leur présence sur le marché nigérian, de rencontrer les contacts clés pour leur projet d’exportation ou d’investissement, de s’entretenir, lors de rendez-vous individuels, avec des experts du pays.

     

    Les meilleurs experts réunis en un même lieu

    Cet atelier rassemblera les meilleurs experts, appuis privés, publics ou institutionnels qui disposent d’une expérience de terrain et d’une présence permanente dans ce pays. La matinée sera animée par plusieurs témoignages de spécialistes « vivant » le Nigéria au jour le jour. L’après-midi sera consacrée à des entretiens BtoB avec les experts présents.

    Programme et inscription : http://events-export.businessfrance.fr/atelier-nigeria-2018/

    Business France est l’agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française. Elle est chargée du développement international des entreprises et de leurs exportations, ainsi que de la prospection et de l’accueil des investissements internationaux en France.
    Elle promeut l’attractivité et l’image économique de la France, de ses entreprises et de ses territoires. Elle gère et développe le V.I.E (Volontariat International en Entreprise). Créée le 1er janvier 2015, Business France est issue de la fusion d’UBIFRANCE et de l’AFII (Agence française pour les investissements internationaux). Business France dispose de 1 500 collaborateurs situés en France et dans 64 pays.

    Elle s’appuie sur un réseau de partenaires publics et privés. www.businessfrance.fr

    VivaTech à Paris, focus Afrique

    VivaTech fait un focus particulier sur l’Afrique cette année

    Honneur au continent Africain lors de VivaTech. Une centaine de start-up africaines y seront présentes sous le nom d’Afric@tech et déjà deux pays (Maroc et Tunisie) y tiendront un pavillon entier.

    Pour les organisateurs, président du conseil de surveillance de Publicis, cette donnée doit imprégner toutes les composantes de l’événement : « Il est extrêmement important de montrer qu’il y a de nombreux talents en Afrique, des innovateurs, et leur donner la possibilité de se montrer. » Avec 300 centres d’innovations recensés dans ses 54 pays, l’Afrique a tout le potentiel pour devenir l’un des prochains carrefours de l’innovation mondiale.

    Thierry Barbaut d’Info Afrique sera présent lors de VivaTech qui fait un focus particulier sur l’Afrique cette année

    Rebecca Enonchong, cofondatrice de la start-up AppsTech, confirmait tout son potentiel : « Nous ne nous attendions pas à une telle révolution mobile sur le continent. Toutes les projections étaient bien plus modestes que ce qui s’est réellement passé, ce qui démontre ce que nous pouvons faire sur toutes les autres formes d’innovation. La question n’est pas celle des ressources humaines, mais sur la manière de les canaliser, de les encadrer et de les soutenir. »

    4 défis majeurs pour l’Afrique

    Pour y parvenir, il faudra répondre à plusieurs défis, précise Grégoire Landel, également fondateur d’une start-up (CityTaps) : rendre le cadre réglementaire plus stable ; développer un réseau télécom fiable ; éduquer l’ensemble des populations, et  notamment les femmes ; flécher des capitaux vers  linvestissement en phase d’amorçage pour les jeunes pousses. Stéphane Richard, PDG d’Orange, présent lors de la table ronde consacrée à l’Afrique ce matin, souligne le rôle déterminant de la banque sur mobile qu’a pris le continent : « C’est un système nerveux qui structure l’économie et permet de développer de nouveaux usages. »

    https://challenges.vivatechnology.com/en

    Qui sont les 1 milliard de personnes sans titre d’identité ?

    D’après l’édition 2018 de la série de données #ID4D du Groupe de la Banque mondiale, un milliard d’individus dans le monde ne peuvent pas justifier de leur identité. Concrètement, cela signifie qu’ils auront du mal à accéder à des services essentiels — en particulier aux services financiers voire à un téléphone portable (a) — et à trouver un emploi ou créer une entreprise dans l’économie formelle. En outre, l’enjeu de l’Objectif de développement durable visant à « fournir une identité juridique à tous les citoyens, notamment en enregistrant toutes les naissances » va au-delà des opportunités et droits individuels : les pays doivent impérativement être en mesure de vérifier, de manière fiable, l’identité de leurs habitants pour pouvoir offrir des services publics (a) efficaces, renforcer leur capacité à engranger des recettes (a) et promouvoir la croissance du secteur privé (a).

    Au mois d’avril, 1 600 délégués, représentant 47 pays d’Afrique, leurs partenaires de développement et le secteur privé, participent à la réunion annuelle du forum ID4Africa à Abuja (Nigéria). Pourquoi l’Afrique ? Parce que ce continent concentre plus de la moitié des habitants du monde encore privés de titre d’identité. Pour y remédier, et en particulier pour « ne laisser personne pour compte », toutes les parties prenantes doivent disposer de données précises sur cette population.

    Des sources de données améliorées et un état des lieux plus précis

    Cette année, plus de 40 pays (un record !) ont communiqué des données directes sur la situation de leur population et la couverture de leur système d’identification. L’édition 2018 de la base de données ID4D (a) a combiné ces chiffres, les naissances enregistrées et d’autres données indirectes. Elle révèle qu’un milliard d’individus dans le monde ne peuvent toujours pas justifier de leur identité et montre que, sur ce total :

    • 81 % vivent en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, ce qui montre que les efforts doivent se concentrer sur ces deux régions ;
    • 47 % n’ont pas l’âge d’être enregistrés officiellement dans leur pays, ce qui souligne l’importance de renforcer les systèmes d’enregistrement des naissances (a) et de créer un numéro d’identification unique, pour chaque individu, de sa naissance à sa mort (a) ;
    • 63 % vivent dans des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, et 28 % dans des pays à faible revenu ; l’absence d’identité officielle est donc un problème particulièrement préoccupant pour les habitants pauvres de la planète.

    L’évolution des estimations mondiales par rapport aux chiffres des années précédentes s’explique par les avancées réalisées, mais aussi par l’amélioration des sources de données et de la méthodologie (pour de plus amples informations à ce sujet, reportez-vous à la rubrique « Methodology » de la base de données).

    Enquête #ID4D-Findex : les pays à faible revenu comptent le plus grand nombre de personnes sans identité officielle, et les femmes et les 40 % les plus pauvres risquent le plus d’être laissés-pour-compte

    Afin de mieux comprendre qui sont ces « sans papiers » et quelles difficultés ils rencontrent, l’équipe ID4D s’est associée pour la première fois au projet Global Findex. Cette collaboration a permis de compiler, pour 99 pays, des données d’enquête représentatives sur la couverture des systèmes d’identité légale, leur utilisation et les problèmes d’accès. D’après les premiers constats, ce sont les habitants des pays à faible revenu, et, parmi eux, en particulier les femmes et les 40 % les plus pauvres, qui sont majoritairement concernés. Les données d’enquête (qui ne prennent cependant en compte que les plus de 15 ans) confirment que le déficit de couverture est le plus élevé dans les pays à faible revenu, où 38 % de la population interrogée ne dispose d’aucun titre d’identité. C’est dans la région de l’Afrique subsaharienne que le problème est le plus répandu : dans cette région, près d’un individu sur trois n’a pas d’identité légale.

    L’écart entre hommes et femmes est relativement peu marqué au niveau mondial, mais considérable dans les pays à faible revenu, où 45 % des femmes n’ont pas d’identité légale, contre 30 % des hommes. Les pays dans lesquels l’écart entre les sexes est le plus grand sont aussi, en général, ceux où les femmes rencontrent le plus d’obstacles juridiques pour obtenir des papiers d’identité. En Afghanistan, au Bénin et au Pakistan, par exemple, trois pays où l’écart est supérieur à 15 points de pourcentage, une femme mariée ne peut pas demander un titre d’identité national au même titre qu’un homme marié.

    L’absence de document d’identité concerne de manière disproportionnée les pauvres, sachant que les pays à faible revenu sont ceux où les disparités de richesse ont l’impact le plus élevé sur la possession ou non d’un titre d’identité. Dans les pays à faible revenu étudiés, 45 % des personnes faisant partie du quintile le plus pauvre ne disposent pas d’un titre d’identité national. Cette proportion n’est que de 28 % dans le quintile supérieur. Dans nombre de pays, il faut débourser une somme importante pour disposer d’un titre d’identité (a) et le coût d’obtention des pièces nécessaires est prohibitif pour les plus pauvres.

    Pour aller plus loin

    Rendez-vous sur le site web de l’initiative ID4D (a) pour consulter la série de données 2018 (a) et en savoir plus sur les enjeux de l’identification dans le monde. Alors que nous nous attachons à suivre l’évolution des systèmes d’identité dans 198 pays, vos suggestions d’amélioration sont les bienvenues. L’analyse des données d’enquête est en cours et ses résultats seront publiés prochainement sur ce site. En attendant, la base de données sur l’inclusion financière dans le monde (a) présente des statistiques pour 99 pays.

    Contrer le changement climatique grâce aux drones

    Drone Zipline au Rwanda
    Drone Zipline au Rwanda

    En Afrique et ici aux Seychelles, les côtes fourmillent de vie. C’est particulièrement frappant lorsqu’on circule sur les principales routes de l’île de Mahé, bordée d’une eau turquoise. Tôt le matin, les pêcheurs amènent leurs prises sur le sable, une nuée d’enfants rejoignent leur école sur le rivage, et des gens attendent patiemment le bus qui les emmènera dans la capitale bourdonnante d’activité, Victoria, située à seulement un mètre au-dessus du niveau de la mer.

    Ce pourrait être la description de n’importe quel État insulaire dont les habitants dépendent de la mer pour leurs moyens de subsistance, pour commercer et pour se déplacer. Mais ce qui rend les Seychelles uniques, c’est la splendeur de leur littoral. Chaque année, les touristes affluent sur ces 492 kilomètres de côtes, multipliant par plus de trois la population de l’archipel. « On accueille entre 6 000 et 8 000 touristes par semaine », explique Philomena Hollanda, chargée de la gestion des risques au ministère du Tourisme. « Tous les Seychellois ont un lien avec le tourisme. »

    Mais le paradis bleu des Seychelles est de plus en plus menacé par le changement climatique, notamment par la montée du niveau de la mer et la dégradation des récifs coralliens, ce qui pousse la population et les pouvoirs publics à agir pour accroître la résilience côtière.

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    Les côtes fourmillent de vie. Les quelque 94 000 habitants de l’archipel dépendent de la mer. Le petit État insulaire ne compte que 400 hectares de terres agricoles, qui sont de plus en plus menacés par le changement climatique (Photo : Drones for Development/Banque mondiale)

    Pour gérer efficacement ces risques, il faut d’abord identifier les infrastructures et les écosystèmes concernés, et mesurer les effets de l’érosion. La collecte de ces informations est un processus long, complexe et particulièrement coûteux pour un petit pays. La dernière cartographie aérienne des 115 îles de l’archipel des Seychelles (dont huit sont habitées tout au long de l’année), une zone économique exclusive s’étendant sur 1 374 000 km2, remonte à 2011. Même si ces données sont de qualité suffisante, elles sont déjà obsolètes en raison de la rapidité de l’érosion côtière. Des images satellitaires sont parfois utilisées pour actualiser ces données, mais, dans le cas d’îles souvent très ennuagées, elles permettent rarement d’évaluer précisément la situation.

    « Il ne faut pas nécessairement faire comme on a toujours fait. Il faut innover. »

    Paul Labaleine, directeur général du Département de gestion des risques et des catastrophes (DRDM), souligne que le gouvernement est décidé à innover pour faire face aux problèmes. « Aux Seychelles, nous devons faire avec ce que nous avons. Nous pensons que les drones peuvent nous aider à nous développer, à gérer les risques, à les réduire et à nous préparer. »

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    Le pilotage d’un drone est un travail d’équipe, qui consiste à observer patiemment et attentivement à la fois un écran et le ciel (Photo : Drones for Development/Banque mondiale)

    « Penser autrement »

    Avec le soutien de la Facilité mondiale pour la réduction des risques de catastrophe et le relèvement (GFDRR) (a), et en s’inspirant de l’expérience de Zanzibar, un État insulaire voisin confronté à des problèmes similaires, les Seychelles recourent aujourd’hui à des drones pour prendre des images aériennes de haute précision, avec un faible coût.

    À Zanzibar, des drones sont utilisés depuis 2016 dans le cadre d’un projet de cartographie (a) qui réunit la Banque mondiale et le Gouvernement révolutionnaire de Zanzibar. Les données recueillies ont déjà servi à élaborer une nouvelle carte de référence, ce qui renforce le suivi environnemental et les mesures de réduction des risques de catastrophe. En outre, en partenariat avec l’Université d’État de Zanzibar, le projet a formé des centaines d’étudiants et a contribué à améliorer les capacités de géolocalisation locales, encourageant des investissements substantiels qui visent à développer une industrie des drones dans la région.

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    À Zanzibar, les relevés aériens sont effectués par l’eBee, un drone léger conçu par senseFly (Photo : Drones for Development/Banque mondiale)

    Aux Seychelles, où les objectifs sont les mêmes qu’à Zanzibar, le DRDM a récemment invité les principaux membres et partenaires du projet à un échange de savoir Sud-Sud sur l’utilisation de drones au service du développement. Pendant une semaine, une équipe de formateurs venant de la Banque mondiale, de Tanzania Flying Labs (membre d’un réseau mondial constitué par WeRobotics, une entreprise à but non lucratif, basée aux États-Unis) et de Drone Adventures (une association suisse qui travaille avec senseFly) a montré aux représentants de 34 organismes publics et ONG locales comment manier un drone et traiter les données obtenues. Grâce à des études de cas axées sur les Seychelles, les participants ont pu se familiariser avec les nombreux usages associés à ces images aériennes.

    Ils ont étudié différents domaines dans lesquels des drones pourraient se révéler utiles : détection de changements dans l’environnement, surveillance de maladies, réalisation de relevés topographiques, etc. Jastin Bibi, chargé de la veille sanitaire pour le ministère seychellois de la Santé, a bien résumé l’enthousiasme des participants : « Nous devons nous intéresser de plus près à cette technologie et déterminer comment on peut la mettre à profit dans tous les secteurs. Nous devons penser autrement. Il ne faut pas nécessairement faire comme on a toujours fait. Il faut innover. »

    Avant d’organiser cet atelier, plusieurs des formateurs avaient déjà employé des drones dans le cadre d’un projet pilote destiné à cartographier les Seychelles. Durant cinq jours, ces drones ont survolé les zones côtières vulnérables de deux îles de l’archipel, Mahé et La Digue. Les pouvoirs publics pourront se servir des images obtenues pour adopter des stratégies qui atténueront les risques de catastrophe. En tout, 11 sites critiques à Mahé et 70 % de La Digue ont été photographiés, soit 30 km2 du littoral seychellois.

    Une intervention complète

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    Le secret d’un vol réussi : le plan de vol (Photo : Drones for Development/Banque mondiale)

    Cette formation et cet exercice de cartographie ne sont pas deux interventions isolées, mais font partie de l’Initiative pour le libre accès aux données et la
    résilience (OpenDRI)
    (a), lancée en 2014. Brenden Jongman, chef de projet pour la Banque mondiale, explique qu’il s’agit d’une « collaboration destinée à permettre à l’ensemble de la communauté seychelloise de découvrir la technologie des drones, à améliorer les capacités techniques de l’État et des ONG partenaires, et à encourager la production de données géolocalisées et leur diffusion ». Ces activités sont dirigées par le DRDM, sous l’égide du bureau ministériel désigné, de la Banque mondiale et de la GFDRR. Elles bénéficient de l’aide de techniciens de la géolocalisation qui jouent un rôle de plus en plus actif dans le pays.

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    Apprentissage du maniement d’un drone (Photo : Drones for Development/Banque mondiale)

     

    Aujourd’hui, un groupe de travail rassemble toutes les institutions qui s’intéressent aux données de géolocalisation, afin de promouvoir la définition de normes et un libre accès à toutes ces informations. En exploitant les données recueillies par des drones, ces institutions pourront travailler sur un vaste projet de cartographie collaborative, dans le cadre de l’initiative Open Cities Africa (a) de la GFDRR. Les images permettront de repérer les infrastructures et les ressources intéressantes pour les touristes et pour la population seychelloise, dans l’optique de rendre l’archipel plus résilient face au risque climatique.

    « Je pense que nous sommes sur la bonne voie. La coordination est assurée, et la volonté est au rendez-vous. Mais des améliorations seront nécessaires à mesure que nous progresserons », estime Paul Labaleine. Et de conclure : « Il est essentiel de prendre des mesures immédiates et innovantes, à commencer par l’introduction de drones, si nous voulons préserver nos côtes, pour les touristes comme pour les Seychellois ».

    Ce projet a bénéficié du soutien de l’Initiative de financement des risques de catastrophe en Afrique, une initiative du Groupe des États ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) financée par l’Union européenne et gérée par la Facilité mondiale pour la réduction des risques de catastrophe et le relèvement (GFDRR).

    Les cuisines d’Afrique à la conquête de Paris

    Paris, le samedi 07 juillet 2018, se tiendra à Paris We Eat Africa – le Festival des Cuisines d’Afrique. Méconnue et souvent sous-estimée, la gastronomie africaine sera mise à l’honneur au travers de ses chefs attachés à la promouvoir.

    Afro Cooking, le magazine des cuisines d’Afrique et d’Outre-Mer, présente We Eat Africa (WEA), le premier Festival des Cuisines d’Afrique. L’événement aura lieu le samedi 07 juillet 2018 au Karé, à Boulogne Billancourt.

    Rendez-vous le 7 juillet à Paris pour découvrir les « cuisines d’Afrique »

    La France, mondialement réputée pour l’excellence et le raffinement de sa gastronomie, a été symboliquement choisie par les organisateurs de We Eat Africa pour mettre en exergue les cuisines d’Afrique dont la richesse et la diversité sont encore méconnues du grand public. Le festival a pour objectif de valoriser les différentes cultures culinaires de l’Afrique avec un accent particulier sur leur caractère sain et équilibré.

    Cette première édition, qui a pour thème ‘Le Festival des Chefs’, met à l’honneur les artistes culinaires. Etendards des cuisines variées qu’offre l’Afrique, ils et elles partageront leur expérience au cours de cette journée qui promet d’être riche en découvertes et en saveurs. Des chefs de renommée internationale, tels que Christian Abegan, Rougui Dia, Alexandre Bella Ola ou encore Fatema Hal, rencontreront les festivaliers autour d’ateliers culinaires, conférences et séances de dégustation. De nombreuses autres animations rythmeront le festival.

    Le Chef Anto, cheffe à domicile, consultante culinaire et organisatrice de We Eat Africa déclare, « A travers mon métier de cheffe à domicile, je fais découvrir à mes clients, à 95% non Africains, une cuisine qui leur était jusque-là étrangère. Ma plus belle gratification est leur enthousiasme face aux recettes que je leur présente et leur désir de découvrir l’Afrique autrement après cette expérience. Organiser We Eat Africa s’inscrit dans cette continuité logique qui me tient à coeur de populariser les cuisines d’Afrique ».

    >En savoir plus ici

    “Innovation: relever les défis de l’Afrique” à Kigali

    Africa Innovation Summit speakers
    Africa Innovation Summit speakers

    Ihaba et le Gouvernement Rwandais ont le plaisir d’annoncer que le deuxième Sommet sur l’innovation en Afrique (AIS II) aura lieu du 6 au 8 juin 2018 à Kigali, Rwanda, au Centre des Conventions de Kigali.

    Deuxième Sommet sur l’innovation en Afrique à Kigali du 6 au 8 juin 2018

    L’AIS II  se basera sur les bons résultats du premier Sommet réalisé à Praia en 2014 et comprendra des activités avant, pendant et après le Sommet.

    L’AIS cherche des solutions novatrices et disruptives pour les grands défis auxquels sont confrontés les pays africains comme l’accès à l’énergie, l’eau, l’insécurité alimentaire et les systèmes de santé.

    L’AIS II sera un événement de trois jours et le programme comprendra une série de séances plénières sur des questions thématiques majeures, plus de vingt ateliers facilités dans des groupes de travail ciblés pour approfondir le dialogue et chercher des solutions aux défis auxquels sont confrontés les pays africains, ainsi que de nombreuses activités parallèles et des programmes spécifiques.

    Le sommet comprendra également des événements décentralisés dans trois à cinq endroits sur le continent, une exposition de 50 PME et institutions africaines dotées d’idées, de produits et / ou de services novateurs évolutifs et aussi un Défi à la Jeunesse sur l’innovation . Avant le Sommet, AIS organisera des marathons de programação et des blogs pour dynamiser l’engagement populaire. Après le Sommet, l’AIS travaillera sur une série de résultats en connaissances, qui incluera des résumés de politiques et un livre avec des études de cas, ainsi que la promotion de la mise en œuvre des recommandations.

    En tant que plateforme de dialogue et d’actions des parties prenantes, AIS II réunira des participants ayant le pouvoir d’agir sur tout le continent et en dehors: des chefs d’État et de gouvernement, des ministres et des autres fonctionnaires du gouvernement, des chefs d’organisations régionales et continentale, des PDG d’entreprises établies, des fondateurs de start-up, des investisseurs, des universitaires, des chercheurs, des experts en politiques, science et technologie, des business angels, des innovateurs et des grands penseurs dans le but de trouver des solutions aux défis et à se mobiliser pour des actions collectives.

    Ihaba est une entreprise de développement de négoces basée à Cabo Verde avec pour mission la transformation de l’Afrique  en incubant des idées novatrices et en travaillant activement à la création d’un environnement propice à l’innovation en Afrique. Le Gouvernement rwandais, sous la direction de Son Excellence le Président Paul Kagame, a pris l’initiative de promouvoir l’innovation en Afrique. Comme l’a noté Jose Brito, Managing Partner de Ihaba, «Nous sommes enthousiasmé avec l’AIS II et nous sommes impatients d’engager tout le monde dans le cadre de ce partenariat avec le gouvernement du Rwanda, pour trouver des solutions innovantes et disruptives pour relever les défis du continent.» Hon.

    Jean Philbert Nsengimana, ministre de la Jeunesse et des TIC pour le Rwanda, a déclaré: «Au nom du gouvernement du Rwanda, nous sommes ravis d’accueillir les délégués de l’AIS II à Kigali pour l’événement continental sur l’innovation axé sur la recherche de solutions à certains des défis auxquels sont confrontés notre continent. Cela s’inscrit dans notre agenda national pour être à l’avant-garde de la recherche de solutions créatives à nos défis de développement.

    Africa Innovation Summit speakers
    Africa Innovation Summit speakers

    Le gouvernement du Rwanda s’est engagé à collaborer avec Ihaba afin de s’assurer que l’événement soit organisé avec succès dans le pays”. Le docteur Olugbenga Adesida, directeur de l’AIS, a indiqué que “l’AIS n’est pas un autre événement, mais la plateforme continentale visant à construire l’écosystème pour l’innovation en Afrique afin d’assurer la transformation structurelle de l’Afrique”. L’AIS et le gouvernement du Rwanda invitent cordialement à tous à participer au Sommet et de rejoindre le mouvement visant à faciliter le changement en Afrique à partir de l’intérieur

    Pour plus d’information visitez www.africainnovationsummit.com, Tel: 238 262 0339 ou email: info@africainnovationsummit.com

    30,6 millions de personnes déplacées

    Personnes déplacées au Sud Soudan
    Personnes déplacées au Sud Soudan

    Les conflits et les catastrophes ont contraint 30,6 millions de personnes à fuir au sein de leur propre pays, selon le dernier rapport publié par l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) et le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).

    « Ce chiffre équivaut à plus de 80 000 personnes déplacées chaque jour », explique Alexandra Bilak, directrice de l’IDMC. « Il est alarmant de constater que l’ampleur de ce phénomène ne faiblit pas. Notre nouveau rapport montre la nécessité d’une nouvelle approche pour faire face aux coûts énormes des déplacements internes, non seulement aux coûts humains, mais aussi aux conséquences que ce phénomène a sur l’économie, la stabilité et la sécurité des pays touchés. »

    Il ressort des principales conclusions du Rapport mondial 2018 sur les déplacements internes (GRID 2018) que les conflits et la violence ont provoqué 11,8 millions de nouveaux déplacements en 2017, près du double du chiffre atteint en 2016 (6,8 millions). L’Afrique subsaharienne en totalisait 5,5 millions, suivie du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, qui en comptaient 4,5 millions. Ces chiffres portent à près de 40 millions le nombre total de personnes vivant en situation de déplacement interne du fait de la violence.

    Personnes déplacées au Sud Soudan
    Personnes déplacées au Sud Soudan

    « Le nombre ahurissant de personnes forcées de fuir leur foyer pour échapper aux conflits et aux catastrophes doit nous faire ouvrir les yeux », explique Jan Egeland, secrétaire général du NRC. « Si nous ne cessons de progresser dans l’aide d’urgence apportée aux populations, nous devons également redoubler d’efforts pour prévenir les déplacements, protéger les personnes affectées et trouver des solutions durables à ce phénomène ».

    Le rapport révèle également qu’en 2017, les catastrophes ont contraint 18,8 millions de personnes à quitter leur foyer dans 135 pays ; 8,6 millions d’entre elles ont dû fuir les inondations et 7,5 millions les tempêtes, notamment les cyclones tropicaux. Les pays les plus touchés ont été la Chine (4,5 millions de déplacements), les Philippines (2,5 millions), Cuba et les États-Unis (1,7 million respectivement) et l’Inde (1,3 million).

    En 2017, les cyclones ont déplacé des millions de personnes à l’échelle mondiale. C’est le cas de la tempête tropicale Mora, qui a touché le Bangladesh en mai, et de l’ouragan Irma, qui a frappé les Caraïbes en août.

    Des situations d’urgence complexes, dont l’effondrement de la gouvernance, le ralentissement de l’activité économique et l’accès humanitaire limité dans des pays comme le Yémen et le Soudan du Sud, ont également provoqué des mouvements massifs de population.

    « Les déplacements internes marquent souvent le début de crises plus complexes. Si l’adoption il y a vingt ans des Principes directeurs relatifs au déplacement interne a permis de réaliser d’importants progrès, cela est loin d’être suffisant pour faire face à un problème de cette ampleur, a fortiori pour pouvoir y remédier », avertit Alexandra Bilak.

    Et d’ajouter : « Faute de nouvelles actions, nous risquons de décevoir les millions de personnes déplacées au sein de leur propre pays à travers le monde et de compromettre le développement des pays qui les abritent. Il est temps d’engager un dialogue franc sur les moyens les plus efficaces d’inverser le cours de cette crise mondiale. Il est nécessaire que ce processus soit mené par les pays touchés et qu’il bénéficie du soutien total de la communauté internationale. »

    Deuxième sommet mondial WIA initiative

    BELDI COUNTRY CLUB LES 27 ET 28 SEPTEMBRE 2018 – SOUS LE HAUT PATRONAGE DE SA MAJESTÉ LE ROI MOHAMMED VI

    REGARDER L’AFRIQUE AVEC CONFIANCE ET CROIRE EN SES TALENTS !

    1. Confiance dans l’Afrique et confiance dans les femmes africaines

    L’Afrique est en train de vivre d’importantes mutations sur le plan économique et social grâce, notamment, au développement fulgurant des NTIC. Des responsables de grands groupes économiques, hommes comme femmes, disent pourquoi ils ont confiance dans le continent pour venir y investir et ancrer leur activité. Mais aussi pourquoi, eux, ont choisi de faire confiance aux femmes dans leur recherche de talents pour développer l’Afrique non seulement en les encourageant mais en privilégiant leurs compétences pour les plus hauts postes managériaux au sein de leur entreprise.

    2. Elles croient en elles et ont confiance en l’Afrique

    Qu’elles soient administratrices dans des grands groupes, à la tête d’entreprises qu’elles ont créées ou issues de la diaspora, l’Afrique compte déjà de nombreux talents féminins qui agissent comme autant de leviers économiques. Beaucoup ont d’ailleurs choisi de revenir sur le continent après des études ou un début de carrière à l’étranger. Ces femmes leaders témoignent des circonstances familiales, culturelles ou professionnelles leur ayant permis de réussir dans ce qu’elles ont décidé d’entreprendre et disent pourquoi elles ont choisi de le faire en Afrique plutôt qu’ailleurs.

    VENDREDI 28 SEPTEMBRE
    Conférence Plénière : gagner la bataille de l’Éducation

    1. Quel est le « bon » modèle éducatif pour les femmes africaines, et comment le financer ?

    L’informel occupe près de 80% de la main d’œuvre du continent. Les femmes y sont surreprésentées, surtout les femmes rurales. Comment parvenir à mettre en place des formations professionnelles qualifiantes, voire un système dual d’éducation généralisé, afin d’aider les jeunes, et particulièrement les filles qui veulent entreprendre et se spécialiser dans des métiers techniques, à évoluer et à grandir ? Comment établir des passerelles pour leur permettre de passer du monde du travail à celui du management ? Même s’il est important qu’un nombre toujours plus grand d’enfants soit scolarisé, cela ne peut pas se faire au détriment d’une éducation de qualité. La digitalisation des écoles africaines entrainera, certes, une meilleure circulation du savoir, mais c’est la valorisation du capital humain qui va faire la différence. Comment y parvenir ? Quelles filières privilégier ? Faut-il développer l’intelligence artificielle ? Autant de questions auxquelles les participants à cette table ronde vont tenter de répondre en apportant des idées novatrices et en prenant comme hypothèse de travail que l’objectif 4 des ODD d’une éducation de base pour tous et de qualité sera atteint d’ici à 2030.

    2. L’exemple des écoles d’excellence du continent

    L’Afrique compte de nombreux visionnaires sur ce que devrait être une éducation supérieure de qualité que ce soit dans les mathématiques, l’ingénierie, les sciences sociales ou le management. Les fondateurs/trices de quelques-unes de ces écoles d’excellence sur le continent témoignent de leur succès dû au fait qu’ils ont privilégié les filles dans les recrutements et qu’ils ont su développer des réseaux d’Alumni permettant de faciliter les recrutements à la sortie de ces écoles, particulièrement quand elles forment des ingénieurs dont a surtout besoin le continent. Mais aussi de leurs difficultés dues au mode de financement ou à la concurrence des grandes écoles occidentales. Comment parvenir à concilier financement public et financement privé ? Comment s’insérer dans le tissu global des écoles d’excellence au niveau mondial en nouant des partenariats de qualité, particulièrement dans l’enseignement universitaire des sciences pour les filles ? Comment établir des passerelles avec les jeunes diplômés dans les universités africaines, particulièrement les filles, afin de les aider à se connecter avec les besoins du marché ? Autant de questions auxquelles les participants à cette table ronde vont tenter de répondre en mettant l’accent sur la nécessité de valoriser le statut des enseignants et la recherche, trop souvent négligé sur le continent, surtout quand il s’agit de femmes.

    Retrouvez l’ensemble des informations et le programme: Women in Africa – WIA initiative

    #JusticeForNoura, une campagne pour la criminalisation du viol conjugal au Soudan et en Afrique

    Campagne pour la libération de Noura Hussein au Soudan_JusticeForNoura
    Image adoptée dans la campagne #JusticeForNoura
    Mariage forcé, une des causes de la tragédie de Noura
    Mariage forcé, une des causes de la tragédie de Noura. Credit image: Katibin.fr

    Le père de Noura Hussein a voulu obliger sa fille Noura Hussein à épouser contractuellement son cousin issu d’une famille plus riche. Afin d’échapper à ce mariage précoce, Noura est allée se réfugier à Khartoum chez sa tante. Après y être restée 3 ans, elle a reçu un appel lui disant que le mariage était annulé et qu’elle pouvait désormais rentrer chez elle. Impatiente de voir sa famille, elle se hata pour rentrer et constata qu’elle avait été dupée.

    Le mariage, loin d’avoir été annulé était toujours au programme avec les préparatifs qui battaient leur plein. Cette fois, l’étau se refermait sur elle, n’ayant plus d’échappatoire, elle devait se résigner à obéir et accepter « docilement » ce conjoint imposé par sa famille. Une destinée commune à plusieurs femmes arabes et africaines. Mais celui de Noura Hussein, loin d’être seulement une destinée fatale, aura une tournure tragique.

    En avril 2017, après avoir terminé ses études secondaires, elle a dû rejoindre son mari Abdulrahman Hammad. Mais elle refusait toujours à le laisser consommer le mariage en ayant des rapports sexuels avec lui. C’est ainsi que le 2 mai 2017, son mari la viola avec l’aide de son frère, un parent et un témoin. Le lendemain, ce dernier essaiera, seul de récidiver mais elle réussit à s’échapper dans la cuisine où elle s’empara d’un couteau :

    • Ne t’approche pas de moi ou l’un de nous trépassera ce soir, l’avertit-elle.
    • Eh bien, nous allons voir qui sera le premier, lui répliqua-t-il en s’avançant vers elle.

    Dans la bagarre, elle le poignarda et il en mourut. Après l’incident, elle retourna chez sa famille et ses parents la livrèrent à la Justice. Le 29 Avril 2018, après un an passée en prison, Noura fut déclarée coupable d’« homicide volontaire » et a été condamnée à mort le 10 mai dernier. Ses avocats ont 15 jours pour faire appel.

    Une sentence contestée par les organisations de défense des droits de l’homme.

    La sentence de Noura, condamnée à mort par pendaison, fut immédiatement, contestée en masse, autant au Soudan que dans la diaspora. La campagne #JusticeForNoura, a ainsi été lancée sur les réseaux sociaux afin de solliciter l’annulation de cette peine par le président Omar Al-Bashir. Une campagne qui ne peut être effective sans le soutien d’organisations internationales telles que l’Union africaine, les Nations Unies et l’Union européenne.

    Selon Seif Magango, Responsable en Afrique de l’Est d’Amnesty International :

    « Les autorités soudanaises doivent annuler cette condamnation manifestement injuste et s’assurer que Noura ait droit à un nouveau procès, équitable, qui prend en compte ces circonstances atténuantes » La peine de mort est le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant. L’appliquer à une victime ne fait que souligner l’échec des autorités soudanaises à reconnaître la violence qu’elle a endurée. […]» annonce un communiqué officiel.

    « L’histoire de Noura est exceptionnelle.  Car elle est accusée devant les tribunaux pour s’être défendue contre une tentative de viol » a déclaré Zaynub Affinih, une des initiatrices de la campagne #JusticeForNoura sur Change.org.

    « Noura est une victime, pas une criminelle, et devrait être traitée comme telle. Dans de nombreux pays, les victimes comme Noura recevraient des soins pour s’assurer qu’elles surmonteront le traumatisme de leurs expériences » a déclaré Yasmeen Hassan, Présidente Mondiale d’Equality Now, qui a initié avec Afrika Youth Movement, la rédaction d’une lettre officielle de clémence au président Omar al-Bashir.

    « Ceux qui déclarent que Noura Hussein mérite cette sentence n’ont probablement jamais été victime ou témoin de viol. La peur et le traumatisme que cela crée chez la victime est considérable. C’est la crainte d’avoir à subir ce terrible supplice durant le restant de sa vie qui a poussé Noura, dont le rêve était d’être enseignante, à commettre accidentellement l’irréparable » explique Ngnaoussi Cédric de Moremi Initiative for Women’s Leadership in Africa.

    Il est temps de reconnaitre le viol conjugal comme un crime !

    L’écrivaine Sara Elhassan a appelé à la criminalisation du viol conjugal au Soudan. En effet, dans la majorité des pays musulmans, le viol n’est point condamné ou considéré comme un crime. La loi soudanaise, qui repose sur la charia islamique, ne reconnaît pas le viol d’une femme par son mari. « Une femme mariée doit obéir à son mari. Si le mari a payé la dot et s’il fournit un logement convenable, sa femme ne peut pas refuser les rapports sexuels « , déclare l’article 91 de la loi soudanaise sur la famille, selon Dabangansudan.org

    Selon Reuters, lorsqu’un crime de viol est signalé, il est souvent considéré comme un « Zina », le crime de relations sexuelles extraconjugales. En 2015, une nouvelle loi avait été introduite, laquelle redéfinissait le viol comme « tout acte de pénétration sexuelle ayant impliqué une violence physique ou psychologique ». Dans le passé, la loi était ambiguë et très problématique. Dans la plupart des cas, lorsqu’une femme se plaint d’avoir été violée, elle est jugée pour adultère, a déclaré Hikma Ahmed, une avocate soudanaise.

    L’initiative soudanaise No to Suppression of Women a lancé une campagne contre le jugement et fait pression en faveur de la criminalisation du viol conjugal en tant que forme de violence contre les femmes. De nombreuses militantes des droits des femmes arabes considèrent également cette condamnation injuste. Avec l’hashtag #JusticeForNoura, ils protestent contre le fait qu’on ne lui a pas accordé le droit à l’autodéfense contre les agressions sexuelles.

    Beaucoup de personnes citent la charia en disant qu’avoir des rapports sexuels est un droit pour l’homme dans le mariage. Ils oublient cependant que, toujours selon l’Islam, le mariage sans consentement est illégitime. Aussi, « permettre à d’autres hommes d’entrer dans votre chambre pour aider à violer votre femme, c’est loin de tout ce que l’Islam tolère », a déclaré la journaliste Yousra Elbagir sur son compte Twitter.

    La voix de Noura, la liberté des victimes et survivantes de viol conjugal

    Image adoptée pour la campagne #JusticeForNoura
    Image adoptée pour la campagne #JusticeForNoura

    ONU Femmes affirme qu’au Soudan, la violence est prévalente contre les femmes et les filles. Le pays n’a pas signé la Convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes et dispose de faibles politiques de protection des droits de la femme. Ce pays est classé 165ème sur 188 pays selon l’Indice d’inégalité de genre de l’ONU. Une femme soudanaise sur trois est mariée avant l’âge de 18 ans, selon ONU Femmes. La loi soudanaise autorise le mariage d’une fille une fois qu’elle atteint 10 ans.

    Le cas de Noura permet ainsi d’attirer une fois de plus l’attention internationale sur l’état des droits de la femme sous le régime de Omar Al-Bashir. Car après tout, Noura n’est pas une criminelle mais tout simplement une victime d’une société machiste et patriarcale qui ne reconnait pas toujours pleinement les droits et libertés des filles et des femmes.

    La criminalisation du viol demeure au centre des débats, le cas Noura Hussein favorisera-t-il la reconnaissance et condamnation de cette pratique ? La justice sera-t-elle rendue à Noura de même qu’aux autres victimes de ces crimes odieux ? La pétition en ligne sur Change.org, avec déjà plus de 235 000 signatures entend du moins, y parvenir.

    Les entreprises des énergies renouvelables au Burkina Faso

    L’énergie, un enjeu majeur pour le Gouvernement du Burkina Faso, qui a reçu cette semaine la délégation Siemens accompagné de ses partenaires, le cabinet conseil Mourax ainsi que les sociétés CleanPower Generation GmbH et SMI.

    Ainsi, pour son second voyage dans le pays, Mr Andre Bouffioux, le directeur général de la filiale belge de la multinationale a pu rencontrer le Mercredi 25 Avril 2018 le chef de l’Etat burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, avec lequel il a pu échanger sur les défis de l’extension de l’énergie au Faso, élément fondamental à l’essor économique du pays.

    « Nous avons abordé comment Siemens peut aider le Burkina à se développer dans l’approvisionnement et l’efficacité énergétique dans le cadre du plan-directeur de développement du pays », a indiqué le chef d’entreprise belge à sa sortie d’audience.

    Les priorités et options que le consortium envisage pour un développement durable et viable semble passer par la mise en place d’une solution technologique hybride unissant l’énergie fossile à l’énergie solaire.

    Cette solution, couplé à une mise à jour des outils de supervision, devrait permettre d’améliorer considérablement la stabilité ainsi que l’accroissement de la production énergétique du pays.  « Le photovoltaïque, seul, n’est pas la solution. C’est une partie de la solution. Il ne peut donner de l’énergie que quand il y a du soleil… Dans le développement d’un pays, c’est la combinaison de différentes sources énergétiques qui est importante », a laissé entendre Monsieur Bouffioux.

    Ces propos ont été repris par Mr Christophe Erny du cabinet conseil Mourax, partenaire de Siemens, lors de la rencontre du Vendredi 27 Avril 2018 avec le Ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo.

    Pourquoi couper l’Afrique du e-learning ?

    Lorsque l’on analyse les défis liés à l’apprentissage en ligne, on a tendance à se focaliser sur la question d’accès : difficulté d’accès aux ressources financières pour acquérir des équipements ; difficultés d’accès géographique, puisque certaines régions sont trop enclavées et sous-équipées pour être correctement connectées au réseau Internet ou même au réseau électrique, qui sont nécessaires à l’instauration de systèmes d’apprentissage en ligne.

    Mais ce ne sont pourtant pas les seuls problèmes à prendre en compte !

    Culture africaine en danger ?

    Il existe également des défis socioculturels. En effet, des critiques affirment que l’utilisation de l’apprentissage en ligne dans l’enseignement supérieur africain pourrait éroder la culture et l’identité africaines. Ils craignent que les plateformes d’apprentissage en ligne ne privilégient que la culture occidentale. Ces critiques craignent que l’utilisation de l’apprentissage électronique déstabilise d’une manière ou d’une autre les modèles et comportements existants dans l’enseignement supérieur africain.

    Pourtant, les nouvelles technologies offrent une chance d’intensifier la communication dans le processus d’apprentissage et d’étendre les offres éducatives à travers les frontières. L’apprentissage en ligne peut également permettre aux universitaires de construire de nouveaux réseaux au-delà de leurs frontières. Alors que le savoir occidental peut se répandre en Afrique, l’inverse est également vrai: le savoir propre au continent peut se diffuser beaucoup plus loin grâce à l’apprentissage en ligne. Ensuite, l’Afrique devrait être encouragée à investir dans l’apprentissage en ligne, à l’instar de l’Amérique latine et de l’Inde.

    Une innovation sociale importante

    La plupart des pays africains ont des politiques progressistes liées à l’apprentissage en ligne et l’ont adopté en théorie. Cependant, en pratique, il reste beaucoup à faire, surtout par ceux qui doivent partager cette information: les éducateurs. En même temps, des mécanismes doivent être mis en place pour s’assurer qu’il est utilisé sans être perçu comme sapant les efforts, les connaissances et les cultures des peuples africains. Ceux qui critiquent le e-learning en raison de sa menace pour les identités culturelles africaines voient clairement la mondialisation – et la diffusion de la technologie et de l’innovation qui en résulte – comme un danger qui aggrave les disparités entre le monde occidental et les pays africains.

    Cependant, l’e-learning est à la fois une innovation technologique et sociale qui peut résoudre les problèmes dans un contexte social particulier. Par exemple, mes collègues et moi-même avons utilisé l’apprentissage en ligne pour compléter notre enseignement dans le cadre d’un programme de maîtrise en gestion de l’information sur la santé au Kenya, en Tanzanie et en Afrique du Sud. Cela a permis d’économiser de l’argent puisque les étudiants et le personnel n’avaient pas à voyager. Ce fut aussi l’occasion d’un apprentissage interculturel inestimable. Les identités culturelles africaines ne seront pas érodées par l’apprentissage en ligne. Au contraire, ce genre d’expérience interculturelle aide à renforcer la propre identité du continent. En même temps, c’est un moyen de mieux comprendre et d’accommoder la diversité.

    Apaiser les peurs

    Les critiques disent également que l’apprentissage en ligne est une manière d’imposer la technologie aux populations africaines. Cette idée découle du déséquilibre du pouvoir et des disparités économiques entre l’Occident et l’Afrique. Malheureusement, il manque une bonne compréhension des problèmes que ces technologies sont susceptibles de résoudre. Par exemple, de grandes parties de l’Afrique sont éloignées. Les gens de ces régions veulent continuer à apprendre, mais ils peinent à le faire parce qu’ils sont loin des villes ou des grands centres. L’apprentissage en ligne est un moyen de répondre de manière appropriée à cette demande, rapidement et à moindre coût.

    Une partie du problème en Afrique est que les gens ne font pas la distinction entre l’occidentalisation et la modernité. L’occidentalisation est l’émulation culturelle de l’Occident, qui conduit à l’adoption aveugle et systématique des idéologies, technologies et contenus occidentaux. La modernisation est l’acceptation de changements compatibles avec la science, la technologie et leurs exigences fonctionnelles dans la vie des gens. Une résistance à la modernité, en l’occurrence l’apprentissage en ligne, pourrait en fait entraver le développement socio-économique de l’Afrique.

    L’apprentissage en ligne est une innovation qui présente de nombreux avantages et peut répondre à certains des défis éducatifs de l’enseignement supérieur en Afrique. Les critiques doivent être entendues et analysées afin que les craintes puissent être levées. Ceux d’entre nous qui travaillent dans le domaine de l’apprentissage en ligne, ainsi que ceux qui fournissent les plateformes d’enseignement, devront aider les gens à faire la distinction entre l’origine de la technologie – souvent les nations ou organisations occidentales – et les avantages qu’elle apporte.

    Enfin, il sera également important de préparer les éducateurs africains à cette avancée technologique. Ils doivent savoir comment l’utiliser, comment la diffuser avec un contenu local, pertinent, contextualisé, et comment offrir aux apprenants un enseignement authentique.

    James Njenga, enseignant-chercheur à l’Université The Western Cap.

    Article publié en collaboration avec Libre Afrique.

    Promouvoir les entreprises des industries de la culture au Cameroun

    Les pays en  développement comme le Cameroun  jouent  un  rôle  encore  marginal  dans  les  échanges  internationaux  des  biens  culturels,  alors  qu’ils  connaissent  une extraordinaire vitalité culturelle.  Dans cette contribution, nous nous sommes attachés à présenter des actions pour favoriser l’émergence d’un secteur culturel marchand organisé, compétitif et créateur de revenus et d’emplois durables.

    Les entreprises culturelles désignent cet « ensemble hétérogène dont la diversité s’explique tant par l’appartenance à des secteurs artistiques distincts que par l’histoire des structures considérées, et plus particulièrement l’origine de leur création »[1].  En tant que filière de l’industrie culturelle, elle est une unité de production et de commercialisation de biens portant la marque symbolique et esthétique d’une culture. Moteur des échanges des biens et des services culturels, ainsi que des capitaux, les entreprises culturelles contribuent au développement de l’économie nationale. En prenant part active à la croissance économique nationale, elles apportent une valeur ajoutée dans la valorisation des richesses, dans la création d’emploi et le développement humain. Le rôle très capital qu’elles jouent dans l’appropriation et la valorisation des richesses, détermine l’intérêt économique dans la créativité artistique et culturel. Avec la mondialisation galopante [2]et les développements sociaux, culturels et technologiques qu’elle entraine, on assiste au Cameroun, à une intensification de la consommation de produits culturels. De nombreuses transformations[3] sont désormais à l’œuvre.

    Alors que la culture est au cœur de la dynamique de développement dans bien d’autres pays, cette filière demeure négligée, non structurée et (presque) à la périphérie des politiques publiques au Cameroun. La dimension économique de la culture n’a pas été mesurée à sa juste valeur au Cameroun. On y pense que la culture ne consiste qu’à « éclairer » le public ou à le divertir. Son apport économique n’était pas considéré comme un élément important. D’où le déficit de données concernant l’activité et les performances des industries culturelles au Cameroun. Or il est important que le secteur se dote de statistiques claires visant à prouver au politique, sa contribution au développement national. Malgré la reconnaissance de son utilité, les données quantifiables sur l’impact des industries culturelles africaines sont rares voire inexistantes. Et ce, même dans certaines filières comme l’artisanat, un « secteur dont les retombées sont palpables et impacte directement les populations » nous rappelle Nadia Nkwaya, chargée de recherche à Arterial Network.

    D’après Vounda Etoa, Directeur des Editions Clé,  « La plupart des entreprises culturelles qui existent au Cameroun fonctionnent sur une base familiale alors que l’on devrait passer à une gestion standardisée. Il faut une administration rigoureuse avec une gestion toute aussi pointue. » En effet, le marché des biens et services culturels sur le territoire camerounais est loin d’être structuré. Des initiatives individuelles émergent çà et là mais l’industrialisation de la filière des arts et de la culture n’est pas encore effective.

    Les activités et projets culturels développés sont sporadiques et n’ont pas toujours d’émanation sociale pour asseoir leur renommée. Or pour dynamiser cette filière, il faut que des activités soient organisées en continue tout au long de l’année. Ce n’est qu’après huit année (2008) que fut organisé, en avril 2016, la 2ème assise sur les entreprises culturelles et industries créatives au Cameroun afin de préparer l’élaboration et la mise en place d’une politique incitative pour mieux structurer le secteur. Pour y parvenir, nous proposons deux pistes : l’une éducationnelle et l’autre structurelle.

     Le premier est lié à l’éducation artistique et culturelle,

    c’est-à-dire à enseigner la culture camerounaise et africaines aux enfants et jeunes dès le bas âge, afin qu’ils puissent acquérir ou développer des connaissances artistiques ou culturelles. En effet, le marché des arts et de la culture ne sera jamais durable si la population, principale clientèle, des biens et services culturels, n’est pas sensible et à même de disposer des codes esthétiques minimum pour reconnaitre et apprécier la valeur des productions artistiques et culturelles. Cependant, éduquer ne suffit point, il faut également règlementer et encadrer la filière afin de veiller à ce que la logique commerciale ne prenne pas le dessus sur la logique culturelle au risque de la banaliser, d’appauvrir  le  contenu  des produits  culturels  et  même  d’influencer  le  goût  des  consommateurs  à  des  fins  de  contrôles économiques  ou    idéologiques.

    Ce qui évidemment ôte à  l’usager  tout  sens  de  critique constructive  et  fait  de  lui  un  consommateur  « avide  de  nouveautés ».  et donnant  parfois  la préférence à la médiocrité agréable plutôt qu’au plan réellement créateur. C’est ce qu’on observe lorsqu’on voit la majorité de la population s’extasier devant des productions culturelles de faible qualité[4].  Sans éducation artistico-culturelle, il sera très difficile pour un jeune de décrypter et de savourer à sa juste valeur des artistes « talentueux » comme Charlotte Dipanda, Richard Bona, Manu Dibango ou Blick Bassy… Quand notre champ de connaissance musical, théâtral, cinématographique… est pauvre, il est très difficile de savoir et de pouvoir reconnaitre des biens culturels de qualité.

    Ce rôle d’éducation artistique et culturelle incombe premièrement au ministère de la culture et des Arts qui se doit d’élaborer et de veiller à l’implémentation effectives de politiques culturelles décentralisées au niveau de chaque communauté, en passant évidemment par le système éducatif. Par exemple, des activités culturelles doivent être organisées au sein des établissements scolaires, des partenariats de coopération entre les entrepreneurs culturels et les institutions éducatives doivent être réalisés, les institutions muséales doivent davantage marketer la culture auprès de cette cible qu’est l’enfance à travers des visites guidées gratuites (et obligatoire) pour tous les établissements du primaire au secondaire afin d’inculquer en eux les valeurs de la diversité culturelle.

    Le second enjeu est symbolique.

    C’est le rôle de l’Etat de promouvoir tous les secteurs culturels (musique, cinéma, théâtre, gastronomie, spectacle vivant, mode etc.) car au-delà de la richesse économique, ils sont porteurs de richesses symboliques qui façonne l’imaginaire des peuples et la pensée individuelle. Alice Ellenbogen [5] nous rappelait déjà que la puissance d’une Nation est davantage culturelle que politique. Autrement dit, la puissance culturelle précède la puissance politique et économique. C’est aussi la position de SENGHOR (Senghor, 1964) quand il affirmait que : « l’impérialisme culturel, nous l’oublions trop souvent est la forme la plus dangereuse du colonialisme : il obscurcit la conscience.[6] » Il n’y a pas de puissance émergente qui n’ai pas utilisé la culture pour imposer son savoir-faire et son génie dans le monde.

    Toujours dans ce cadre, les institutions comme le ministère des Arts et de la Culture, le ministère du Tourisme, le ministère de l’Enseignement Supérieur, le ministère des Relations Extérieurs, le ministère de la Communication etc. ont un volet de soutien à la culture et doivent désormais identifier les initiatives des jeunes afin de les soutenir. Ils doivent organiser des manifestations culturelles régulièrement. On pourrait instaurer le mois national du tourisme pour permettre aux Camerounais du Centre d’aller vers le Nord ou du Sud vers l’Ouest et vice versa. Au-delà de la mobilité nationale, on doit également promouvoir le tourisme sous régional avec le Congo, la Centrafrique, le Gabon, le Nigeria… Le Cameroun représente l’Afrique en miniature et regorge donc d’une diversité impressionnante comme peu d’autres pays et nous devons nous appuyer sur ce levier.

    Enfin, la question du développement des entreprises des industries culturelles et créatives s’est intégrée dans les discours de réflexion des acteurs culturels, dans plusieurs pays africains, en vue d’une appropriation des normes les caractérisant. Un discours qui mérite une clarification dans un environnement fusionnant le formel et l’informel dans la création de richesses. Les entreprises des industries culturelles se présentent à cet effet, comme les outils de création de richesses économique au Cameroun. Car elles permettent d’accroître la capacité de créer et de faire circuler le capital intellectuel économique et symbolique, tout en favorisant l’inclusion sociale, la diversité culturelle et le développement humain.

    [1] Jean-Philippe DURAND, Le marketing des activités et des entreprises culturelles, Lyon, Agec-Juris Services, 1991

    [2] Saliou Ndour, « Le développement des industries culturelles: une exigence de l’Afrique dans le contexte de la mondialisation », 2008.

    [3] Philippe Bouquillion, « Incidences des mutations des industries de la culture et de la communication sur les contenus informationnels », Cahiers du Journalisme, vol. 20, 2009, p. 44–63, p. 44.

    [4] Nous préférons éviter de citer des titres ou des exemples car la qualité d’une œuvre est aussi subjective.

    [5] Alice Ellenbogen, Francophonie et indépendance culturelle : des contradictions à résoudre, Editions L’Harmattan, 2006.

    [6] Léopold Sédar Senghor, « De la liberté de l’âme ou éloge du métissage », ders.: Liberté I. Négritude et humanisme, Paris, 1964, p. 98–103.

    Rachat de Tigo Sénégal

    Xavier Niel, fondateur de Free et d'Iliad pourrait développer l'opérateur Free Télécom en Afrique
    Xavier Niel, fondateur de Free et d'Iliad pourrait développer l'opérateur Free Télécom en Afrique

    Skadden, Arps, Slate, Meagher & Flom LLP a conseillé NJJ, holding personnelle de Xavier Niel, et Axian Group, un conglomérat détenu par la famille Hiridjee, dans le cadre de leur rachat de Tigo Sénégal, deuxième opérateur télécom au Sénégal, auprès de Millicom International Cellular S.A., un groupe international de télécommunications coté à la bourse de Stockholm.

    L’équipe de Skadden était composée d’Arash Attar-Rezvani, associé, Patrick Dupuis et Pierre Brulé, collaborateurs, pour les aspects corporate, Pascal Bine, associé, pour les aspects financement, et Valentin Autret, counsel, pour les aspects contentieux.

    Millicom International Cellular S.A. était représentée par Davis Polk pour les aspects corporate.

    Teyliom Telecom, partenaire de NJJ et Axian Group dans le cadre de l’acquisition de Tigo Sénégal, était représentée par Gide Loyrette Nouel.

    A propos de Skadden

    Avec environ 1 700 avocats répartis dans 22 bureaux à travers l’Europe, l’Amérique et l’Asie, Skadden est l’un des plus grands cabinets d’avocats internationaux. Skadden représente un grand nombre des plus grandes sociétés dans le monde dont près de la moitié des sociétés du Fortune 250.

    Réduire le chômage grâce à l’impôt unique

    Face à la baisse des revenus, à l’endettement croissant et à une conjoncture économique défavorable, le gouvernement pourrait être tenté d’augmenter les impôts, en particulier ceux des citoyens les plus riches d’Afrique du Sud.

    Pourtant, la priorité serait de réduire les dépenses de l’Etat alors que l’augmentation des taxes devrait être évitée à tout prix.

    Toujours plus d’impôts ?

    Par essence, une réforme fiscale part du principe que tout nouveau système fiscal doit générer autant ou plus de recettes que celui qu’il doit remplacer. Mais, comme l’a si bien dit Winston Churchill, « Lorsqu’une nation tente de prospérer par l’impôt, c’est comme un homme dans un grand seau qui essaie de se soulever par la poignée». Malheureusement pour les Sud-Africains, les dépenses publiques ont plus que doublé en termes relatifs, passant de moins de 10% du PIB en 1960 à plus de 20% à la fin de 2016.

    Contrairement à l’idée selon laquelle l’État devrait jouer un plus grand rôle dans l’économie, l’histoire a démontré à maintes reprises que les économies qui permettent à leurs citoyens entrepreneurs et travailleurs de mieux utiliser leurs capacités et compétences et d’être mieux rémunérés en retour, sont celles qui croissent et prospèrent plus vite. Ainsi, contrairement aux idées reçues,  pour améliorer ses finances, un gouvernement devrait plutôt chercher à réduire l’impôt, et pour ce faire, il est impératif qu’il accorde une attention particulière à la réduction des dépenses publiques.

    Le meilleur moyen de stimuler la croissance est de permettre aux gens de travailler, d’épargner et d’investir. Malheureusement, les politiques d’emploi dans ce pays découragent l’embauche de travailleurs peu qualifiés et non qualifiés. Des taux d’imposition marginaux élevés et d’autres taxes pernicieuses découragent l’épargne et l’investissement. Lorsque nous combinons toutes les taxes, nombre de sud-africains arrivent à payer plus de 50% de leurs revenus annuels. Typiquement, ce sont les gens qui pourraient investir dans l’économie et ainsi créer de nouveaux emplois. Soulignons que pour payer tous leurs impôts, ces gens doivent travailler pour le gouvernement six mois par an.

    Inciter ou écraser ?

    Le regretté économiste lauréat du prix Nobel, Milton Friedman, a proposé, au début des années 1960, un système d’imposition uniforme visant à simplifier la collecte des recettes fiscales et à encourager les gens à travailler, à épargner et à investir. Partant du principe qu’un individu réagit aux incitations et cherche toujours à défendre ses intérêts, il développait l’idée que les impôts très progressifs incitent à trouver des échappatoires fiscales pour réduire les impôts à payer par le biais de l’optimisation fiscale ou par des solutions illégales.

    Ainsi, un impôt à taux unique, par opposition à un système fiscal progressif, est un régime dans lequel le rapport de l’impôt au revenu imposable est le même pour tous les niveaux de revenu. Il remplace les diverses fourchettes d’imposition qui figurent dans un régime fiscal progressif par un taux unique. Un véritable impôt unique ne prévoit aucune exemption et ne prévoit aucune dispense spéciale pour les personnes à faible revenu. Cependant, pour des raisons humanitaires et pratiques, il n’y a aucun mérite à taxer les pauvres. Les raisons de compassion sont évidentes mais il y a aussi une raison pratique car en dessous d’un certain niveau de revenu, les coûts de collecte des impôts dépassent le montant perçu. Un seuil doit donc être fixé pour exempter les personnes à faible revenu.

    L’impôt à taux unique : comment ça marche ?

    Considérons, par exemple, que le seuil d’exonération se situe à un revenu de 75 000 rands par an et que le taux d’imposition soit de 15%. Une personne gagnant 75 000 rands ne paierait pas d’impôt, alors qu’une personne gagnant 100 000 rands paierait 3 750 rands (soit 3,75%). Une personne qui gagne 5 millions de rands par an paierait 738 750 rands (soit 14,78%) d’impôt. Ainsi, un impôt faible et uniforme serait équitable, élargirait l’assiette fiscale, inciterait à investir, rendrait l’évasion fiscale plus difficile et moins lucrative, accroîtrait la croissance économique, augmenterait l’investissement local en encourageant la formation de capital et créerait de nouveaux emplois en augmentant les salaires réels et les incitations à travailler. Cela encouragerait également les contribuables à être plus honnêtes et permettrait d’attirer davantage d’investissements étrangers.

    Quand on augmente les taux d’imposition, il est très difficile de les réduire plus tard. Il serait donc préférable que le ministre des Finances opte pour la réduction des dépenses gouvernementales plutôt que d’augmenter l’impôt. Ce choix allègerait le fardeau supporté par les Sud-Africains. L’impôt à taux unique est une réforme relativement simple à mettre en œuvre qui devraient recevoir l’approbation de tous les milieux: les entreprises, les travailleurs, la société civile et, surtout, les citoyens sud-africains. Il est temps pour les dirigeants sud-africains de se rendre compte que le rôle du gouvernement est de poursuivre des politiques qui favorisent la croissance économique et non pas d’empêcher les gens de travailler en appliquant des politiques destructrices d’emplois.

    Jason Urbach, analyste pour The Free Market Foundation.

    Avec Libre Afrique

    Afrobytes 2018, la tech africaine à Paris

    Afrobytes rassemble depuis 4 ans les experts des nouvelles technologies à Paris

    Haweya Mohamed et Ammin Youssouf proposent l’édition 2018 d’Afrobytes, le seul évenement qui rassemble les experts mondiaux de la tech africaine à Paris.
    Entreprises, organisations, états se réunissent autour des différents acteurs des nouvelles technologies en Afrique.

    Mobile, télécom, santé, innovation, mobile money, smart cities, industries, social network, découvrez les innovations des entreprises, des états et des communautés. Des conférences, des ateliers, du networking… The place to be

    – Pour réserver dès maintenant avant la fin de la période Super Early Birds: https://lnkd.in/eFG938d

    Afrobytes 2018 c’est:

    – 2 journées de networking en continu – 10 Go to Market Workshops

    – 30 sessions « Tech Industry Leaders » pour connaître les dernières tendances et opportunités des marchés Africains

    – Un nouveau format cette année avec les sessions « Pitch My Country » dédiées à deux poids lourds des marchés Africains: Nigeria et Éthiopie.

    Pour en savoir plus:

    – Un programme totalement axé business: https://lnkd.in/eJRdP2S

    – Un networking incroyable pour accélérer sa stratégie en Afrique (bientôt plus de profils encore): https://lnkd.in/eg4uUXu

    – Trailer: https://lnkd.in/exdkac8 #networking #business  #africantech #nigeria #ethiopie #medef

    Congo-Gabon : au fil de l’intégration régionale numérique

    Les applications de m-energie, m-santé, m-agriculture ou m-education révolutionnent les usages en Afrique - Photo Thierry BARBAUT Côte d'Ivoire 2017 -
    Les applications de m-energie, m-santé, m-agriculture ou m-education révolutionnent les usages en Afrique - Photo Thierry BARBAUT Côte d'Ivoire 2017 -
    • La République du Congo vient de boucler la première phase du projet de dorsale à fibre optique en Afrique centrale en interconnectant son réseau terrestre de fibre optique avec celui du Gabon.
    • Grâce à cette nouvelle infrastructure de près de 504 kilomètres de fibre optique, le pays dispose désormais d’un deuxième point d’accès internet très haut débit.
    • La République du Congo renforce ainsi son intégration régionale numérique qui devrait contribuer au développement des technologies de l’information et de la communication et à la création d’emplois.

    BRAZZAVILLE, 9 avril 2018‒Étudiante à la faculté des sciences de l’Université Marien Ngouabi de BrazzavilleMarinette Moyo n’envisage pas de réussir ses études sans internet. Comme pour ses camarades, qu’elle soit en classe ou à la maison, elle ne lâche pas son téléphone et ordinateur portables. Comment se passer des moteurs de recherche en ligne pour faire un exposé ou bachoter un examen ?

    C’est pareil pour Gilles Massamba, jeune promoteur cinématographique hyperconnecté et pour de nombreux autres Congolais pour qui internet est devenu un outil social, administratif et professionnel incontournable. Le problème, c’est que lorsque la connexion rame, est irrégulière et coûte cher, on perd du temps, de la patience et de l’argent. Dur d’attendre vingt minutes pour télécharger un document ou d’être déconnecté en permanence pendant une conversation Skype avec un proche à l’intérieur du pays.


    « Des études menées en Afrique notamment par la Banque mondiale en 2010, prouve qu’une hausse de 10% du nombre de connexions internet à haut débit entraîne, entre autres, une augmentation de croissance économique de 1,3%  »
    Jérôme Bezzina
    Chargé de projet et spécialiste en télécommunication à la Banque mondiale

    Image

    En République du Congo, on estime que le secteur des TIC représente 4% du PIB. Avec de meilleures infrastructures, sa contribution devrait être encore plus importante, surtout dans le secteur tertiaire où il occupe déjà une place prépondérante.

    Photo: Franck Bitemo/Banque mondiale


    Du très haut débit grâce à la fibre optique

    « Pour la majorité des Congolais, la fibre optique restait une notion abstraite », estime Gilles. « Jusqu’à ce qu’un bateau naviguant le long de la côte de Pointe-Noire sectionne accidentellement le câble sous-marin à fibre optique. Là, tout le monde a fait le lien parce que plus personne n’avait internet à Brazzaville. C’est flippant de penser que tout cela ne tient finalement qu’à un fil au sens propre comme au sens figuré ».

    À bien des égards, le développement de l’économie numérique et la réalisation de l’intégration régionale en Afrique centrale ne tiennent en effet « qu’à un fil ». Plus précisément à celui de la fibre optique en train d’être installée par le projet Central African Backbone (CAB), dont la première phase vient de s’achever ce 6 avril 2018 par l’interconnexion de la dorsale à fibre optique entre la République du Congo et la République du Gabon.

    Devenir une région interconnectée

    Initié en avril 2007 par les pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), lors du sommet de Ndjamena, au Tchad, le projet Central African Backbone (CAB) vise à favoriser l’intégration sous-régionale et à réduire la facture numérique grâce à des infrastructures terrestres de haut débit à fibre optique. L’enjeu est d’augmenter la capacité de liaison numérique entre les 11 pays de la Communauté.

    « C’est l’aboutissement d’une décennie d’efforts continus et la concrétisation d’une ambition forte exprimée par les dirigeants de la sous-région pour arrimer les pays à l’économie numérique et favoriser ainsi l’intégration régionale », explique Yvon-Didier Miehakanda, coordonnateur du projet CAB en République du Congo.

    En République du Congo, la première phase de ce projet a été lancée en juillet 2011 grâce à un financement conjoint du gouvernement et de la Banque mondiale de 30 millions de dollars. Objectif ? Construire une dorsale de 521 km de fibre optique (ramené plus tard à 504 km) entre la station d’atterrissement de Matombi (rattachée à la ville océane de Pointe-Noire), et celle frontalière de Mbinda. Les travaux ont été menés par la société chinoise Huawei, leader mondial des télécommunications, avec le concours du Chemin de Fer Congo Océan (CFCO) qui a facilité la pose de la fibre tout le long du chemin de fer.

    La dorsale congolaise poursuit son parcours jusqu’à la ville frontalière de Lekoko où elle se raccorde aux 1100 km du réseau terrestre gabonais qui court jusqu’à Libreville.

    Cette nouvelle infrastructure d’interconnexion avec le Gabon donne justement à la République du Congo un deuxième point de connexion à la fibre optique qui lui permettra de garantir une connexion relais dans l’éventualité d’une nouvelle défaillance du câble sous-marin mis en service en 2012, ou du point de connexion de Matombi, dans le Kouilou.

    La première phase du projet CAB ainsi bouclée laisse place à la deuxième qui prévoit la construction de deux nouveaux réseaux à fibre optique au nord du pays, afin de raccorder d’ici 2020 le réseau congolais à celui du Cameroun et de la Centrafricaine. Cofinancé par la Banque africaine de développement (BAD) et l’État congolais à hauteur de 66,56 millions d’euros, cette deuxième phase prévoit, entre autres, la construction d’un centre national d’hébergement de données (Datacenter) et d’une technopole pour développer les nouvelles technologies et l’économie du numérique.

    Enfin, la troisième phase, exclusivement financée par la Banque mondiale pour un montant de 5 millions de dollars, devrait créer un fonds de développement de l’économie numérique destiné à financer le développement de start-ups et la création d’emplois dans ce secteur.

    Une offre plus rapide et moins chère

    « Si cette infrastructure contribue effectivement à augmenter l’offre d’internet dans le pays, alors la conséquence logique devrait être la baisse des coûts de connexion pour les utilisateurs », soutient Aymar Kodia, jeune internaute chevronné. « Et ça, c’est une bonne nouvelle parce que les tarifs pratiqués actuellement par les opérateurs, aussi bien publics que privés, sont simplement exorbitants (1 Mo à 65 000 francs CFA soit 122 dollars !) ».

    Dans la foulée de l’installation du réseau de fibre optique, le projet CAB a aussi équipé l’université publique d’outils informatiques, et interconnecté les 11 établissements d’enseignement supérieur de Brazzaville. Les étudiants attendent à présent que l’opérateur national de télécommunication, Congo-Telecom active l’accès à internet très haut débit pour profiter pleinement du nouvel environnement technologique mis à leur disposition. « Je me vois déjà accéder à des ressources documentaires illimitées, télécharger à volonté des fichiers lourds, faire mes recherches ou suivre des cours en ligne comme le font les étudiants des pays développés, ça sera vraiment génial ! », confie Marinette.

    « Des études menées en Afrique notamment par la Banque mondiale en 2010, prouvent qu’une hausse de 10% du nombre de connexions internet à haut débit entraîne, entre autres, une augmentation de croissance économique de 1,3% », explique Jérôme Bezzina, chargé de projet et spécialiste en télécommunication à la Banque mondiale. « En République du Congo, on estime que le secteur des TIC représente 4% du PIB. Avec de meilleures infrastructures, sa contribution devrait être encore plus importante, surtout dans le secteur tertiaire où il occupe déjà une place prépondérante. »

    Avec la Banque Mondiale

    CongoTechDays 2018 à Lubumbashi en RDC

    CongoTechDays 2018 c’est l’événement sur le numérique et la transformation digitale à ne pas manquer

    L’édition 2017 s’était déroulée en juillet à Lubumbashi réunissant plus de 300 personnes dont de nombreuses personnalités venant de l’étranger et de la RDC

    Rendez-vous le 18 et 19 mai à Lubumbashi pour les CongoTechDays 2018

    L’objectif des CongoTechDays est de permettre aux différents acteurs du numérique de comprendre quel sont les enjeux pour la RDC et pour l’Afrique centrale de manière plus générale dans le secteur des nouvelles technologies et du numérique. Le paiement su mobile, les données ou « big data », l’innovation, le marketing digital, la domotique, les objets connectés, la e-santé, les réseaux sociaux, le cloud computing, la cyber sécurité, les métiers du numérique.

    Pour cette édition 2018 les organisateurs vont programmer des focus spéciaux sur les sujets qui passionnent le plus, répondant ainsi à la demande du public, des acteurs et bien sur des partenaires: les métiers du numériques: quelles perspectives pour quels acteurs, le e-commerce en Afrique, le cloud et les outils numériques dédiés.

    Un Hackathon aux CongoTehDays

    Ce CTD Hackathon est un évènement au cours duquel les équipes formées de codeurs principalement et de graphistes seront amenés à développer un projet numérique, créer un prototype d’une application ou d’un service en ligne, sur une période de 48 heures.

    Le service ou l’application doit répondre à une thématique ou problématique ciblée qui sera transmise en début d’évènement.

    Pour en savoir plus rendez-vous sur le site des CongoTechDays 2018

    CongoTechDays2018
    CongoTechDays2018

     

    Orange Digital Ventures investit dans Africa’s Talking

    Orange Digital Ventures investit dans Africa’s Talking, leader de la distribution des APIs de communication et paiement mobile auprès des développeurs

    Cette opération une fois réalisée, permettra à Africa’s Talking d’accélérer son internationalisation afin d’accompagner la stratégie d’expansion de ses clients

    Orange Digital Ventures (www.DigitalVentures.Orange.com) Africa, la nouvelle initiative pour l’Afrique du fonds d’investissement d’Orange (www.Orange.com), lancée en juin dernier, est fier d’annoncer son premier investissement en participant à la levée de 8,6 millions de dollars d’Africa’s Talking (https://AfricasTalking.com) aux côtés de IFC World Bank et Social Capital.

    Basé à Nairobi au Kenya, Africa’s Talking est aujourd’hui leader pour faciliter l’accès aux APIs (interfaces de programmation) de communication et de paiement des opérateurs de télécommunication auprès des développeurs. C’est aujourd’hui la solution privilégiée de nombreuses start-up kenyanes et de plus de 15.000 développeurs dont beaucoup s’appuient sur ces APIs telles que le SMS, la voix, l’USSD pour concevoir des services qui révolutionnent notamment les services financiers, l’énergie, la santé, l’assurance.

    Nous pensons qu’il est nécessaire de soutenir toutes les initiatives qui visent à faciliter l’accès de ces APIs auprès des entrepreneurs en Afrique

    L’opération est soumise aux conditions suspensives d’usage, incluant l’approbation des autorités kényanes compétentes.

    Cette opération une fois réalisée, permettra à Africa’s Talking d’accélérer son internationalisation afin d’accompagner la stratégie d’expansion de ses clients. Au-delà du Kenya, l’entreprise a aujourd’hui commencé à opérer en Ouganda, Rwanda, Tanzanie, Malawi, Nigeria et Ethiopie.

    « Nous sommes très heureux que la première pierre de notre initiative africaine soit un acteur reconnu dans la facilitation de l’accès des APIs des opérateurs. Nous pensons qu’il est nécessaire de soutenir toutes les initiatives qui visent à faciliter l’accès de ces APIs auprès des entrepreneurs en Afrique. L’expansion de ces services mobile est une des clés pour contribuer à faire émerger de nouvelles innovations qui auront un impact sur le continent. Par ailleurs, cet investissement renforce la position de leader d’Orange dans la révolution mobile en cours. Nous sommes impatients de voir Africa’s Talking accélérer son expansion pan-africaine », a déclaré Marc Rennard, président d’Orange Digital Ventures.

    « Cette nouvelle levée de fonds va nous permettre de continuer à faire croitre notre communauté de développeurs s’appuyant sur des APIs de communication et de paiement. Dans cette perspective, l’arrivée d’Orange Digital Ventures est une excellente nouvelle pour Africa’s Talking. Nous comptons beaucoup nous appuyer sur cet investissement pour accélérer notre développement, notamment dans les pays où Orange est aujourd’hui présent et lancer de nouveaux produits qui renforceront les liens entre Orange et les développeurs » a déclaré Samuel Gikandi, CEO et co-fondateur d’Africa’s Talking.

    À propos d’Orange Digital Ventures
    Orange Digital Ventures (DigitalVentures.Orange.com) est un fonds d’investissement technologique early-stage de 125 millions d’euros à visée internationale. Il finance les start-up innovantes dans les domaines de la connectivité et des réseaux, du SaaS pour les entreprises (cloud, IA, big data, cybersécurité, etc.), de la Fintech et de l’Internet des Objets. En outre, le programme Orange Digital Ventures Africa vise à aider les entrepreneurs audacieux qui créent des services numériques innovants destinés au continent africain. Soutenu par le groupe Orange, le fonds propose de la « smart money » en facilitant la mise en place de synergies avec ses nombreuses unités commerciales et ses 263 millions de clients répartis dans 29 pays. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur DigitalVentures.Orange.com ou suivez-nous sur twitter @Orange_DV

    A propos d’Orange
    Orange (Orange.com) est l’un des principaux opérateurs de télécommunications dans le monde, avec un chiffre d’affaires de 41 milliards d’euros en 2017 et 150 000 salariés au 31 mars 2018, dont 91 000 en France. Le Groupe servait 263 millions de clients dans le monde au 31 mars 2018, dont 202 millions de clients mobile et 20 millions de clients haut débit fixe. Le Groupe est présent dans 28 pays. Orange est également l’un des leaders mondiaux des services de télécommunications aux entreprises multinationales sous la marque Orange Business Services. En mars 2015, le Groupe a présenté son nouveau plan stratégique « Essentiels2020 » qui place l’expérience de ses clients au cœur de sa stratégie, afin que ceux-ci puissent bénéficier pleinement du monde numérique et de la puissance de ses réseaux très haut débit.

    Orange est coté sur Euronext Paris (symbole ORA) et sur le New York Stock Exchange (symbole ORAN).
    Pour plus d’informations (sur le web et votre mobile) : Orange.comOrange-Business.com ou pour nous suivre sur Twitter : @presseorange.
    Orange et tout autre produit ou service d’Orange cités dans ce communiqué sont des marques détenues par Orange ou Orange Brand Services Limited.

    La culture africaine est-elle prête s’industrialiser ?

    Des femmes qui cherchent un emploi en Ouganda - Crédit photo Thierry Barbaut www.barbaut.net
    Des femmes qui cherchent un emploi en Ouganda - Crédit photo Thierry Barbaut www.barbaut.net

    Les industries culturelles sont porteuses non seulement de valeurs et d’identités mais contribuent considérablement au développement local. Portées par des entrepreneurs culturels, ces derniers font faces à de nombreux défis qui limitent leur performance dans la production, la promotion et à la diffusion de produits et services culturels. Dans cette contribution, nous nous proposons de revenir sur quelques-uns puis de proposer des pistes de solutions.

    La culture africaine est-elle vraiment prête à entièrement s’industrialiser ?

    D’emblée et pour limiter toute asymétrie d’information dans notre analyse, il nous parait important d’indiquer quelques considérations préliminaires. Il est généralement admis qu’il y a industrie culturelle lorsque les biens et services culturels sont produits, reproduits, stockés ou diffusés selon des critères industriels et commerciaux :  c’est-à-dire une  production  en  grande  série  et  une stratégie  de  type  économique  prioritaire  sur  toute  visée  de  développement culturel. Cependant, signalons que c’est la présence du capital, de la mécanisation et de la division du travail, et non les intentions des auteurs, qui détermine le caractère industriel ou non d’une production. Ainsi, l’industrialisation de la culture africaine, dont nous traitons, renvoie essentiellement à deux formes de distribution : la reproduction sur copie individualisée et  la  diffusion,  sur  des réseaux appropriés, d’une seule copie captée par des milliers de récepteurs.

    La culture, a-t-on coutume de dire, est le moteur sinon le cœur du développement économique. En effet, l’industrie culturelle et créative est le secteur de l’économie mondiale qui connaît la croissance la plus rapide, estimé à 7 % du PIB mondial. Ce discours contemporain sur les industries culturelles est bien optimiste. Alors que certains n’y voient qu’un magma déstructuré et diffus au sein duquel il semble difficile de se repérer, d’autres y perçoivent le gisement d’un énorme potentiel économique qui demeure largement sous-exploité.

    Ce dernier cas, nous renvoie à la situation de la culture en Afrique, qui n’est point au cœur du développement mais au cœur du fleuve Léthé[1]. Le moteur de la culture en Afrique subsaharienne est donc en panne et dysfonctionne. Et nécessite par conséquent des « réparations » pour assumer pleinement son rôle de catalyseur de l’économie nationale. Tous s’accordent sur la nécessité voire l’urgence de mieux structurer et règlementer le secteur des arts et de la culture afin qu’on puisse véritablement parler d’industrialisation de la culture africaine.

    Quelques obstacles à la structuration du marché des industries culturelles.

    Le principal dénominateur commun à la plupart des pays ACP[2], c’est la faiblesse des politiques sur l’économie de la culture. Il s’agit entre autres :

    • Le faible soutien aux entreprises culturelles.

    C’est ce que soulignait Moelle Kombi, ministre camerounais des Arts et de la Culture: « Ces structures sont confrontées à des problèmes juridiques, de structuration organique et fonctionnelle et de financement ». On tournera toujours en rond en soutenant les entrepreneurs culturels sans que l’encadrement règlementaire, juridique et fiscal ne soit mis en place par les Etats.

    • De l’insuffisance de cadres et experts formés aux métiers des industries culturelles et créatives.

    Dans l’industrie du cinéma africain par exemple, la majorité des organisations professionnelles ont des faiblesses structurelles qui les empêchent d’être des interlocuteurs et des forces de propositions auprès des partenaires institutionnels. Si bien que ces derniers ne recueillent que les points de vue des individus et se retrouvent isolés quand il s’agit de prendre des décisions. Et comme le soulignait jadis le producteur burkinabè Toussaint Tiendrebeogo, les organisations professionnelles du secteur de la culture ne « disposent pas d’expertise suffisante pour être porteuses de propositions pertinentes et concrètes auprès des bailleurs de fonds ni même auprès des États. Ceux-ci ne peuvent mettre en place des politiques si elles ne sont pas inspirées par le milieu qu’elles doivent soutenir ». En effet, le manque de formation des entrepreneurs culturels et la nature souvent  informelle  des  méthodes  de  gestion  constituent  des  contraintes  techniques  et culturelles qui empêchent l’élaboration avec une capacité suffisante de stratégies à moyen et long  terme  pour  intégrer  les  logiques  du  marché  local,  sous-régional  et  international. Telle est la tâche à laquelle l’Organisation Internationale de la Francophonie s’attèle aujourd’hui à travers son opérateur direct au service du développement africain : l’Université Senghor d’Alexandrie. On y forme des cadres en matière d’entreprenariat culturel à travers son Département de la culture qui contient des filières tels que Gestion du patrimoine culturel (GPC), Communication et Média[3] (CM) et gestion des Industries culturelles (GIC) pour résorber à ce déficit de cadres en Afrique. Au-delà de cette formation de professionnels du secteur culturel, il est aussi important, pour saisir les opportunités numériques et le contexte de la mondialisation, de disposer d’un meilleur accès au financement afin de moderniser leurs équipements, de concevoir de nouvelles méthodes de production et de distribution et d’adapter leurs modèles commerciaux.

    • Le faible accompagnement des collectivités locales

    En effet, avec l’inefficacité des politiques de décentralisation, les collectivités locales que sont les régions, les communes et les communautés rurales n’ont pas suffisamment de fonds pour la promotion des arts et de la culture. On note également des besoins en matière d’infrastructures et de ressources humaines qui défavorisent le renforcement des entreprises culturelles locales privées. Or la culture fait partie de l’attractivité d’une ville au même titre que son dynamisme économique. Il est donc important que les collectivités locales développent leur stratégie de marketing territorial de la culture et établissent des partenariats publique-privés avec les acteurs culturels. Les dimensions culturelles du développement des territoires se manifestent en chacun de nous à travers différents points de nos coutumes et nos traditions.

    L’industrialisation de la culture africaine n’est possible que s’il existe un marché suffisamment grand pour y écouler les biens et services culturels produits.  Avec le numérique, la diffusion et la distribution des biens informationnels et culturels s’en trouve grandement faciliter. Mais en Afrique, l’on note cette faible circulation des produits culturels. Pour le cas de la littérature, il est plus facile de trouver un ouvrage camerounais à Paris qu’au Tchad, Gabon… Les récents accords de libre circulation intra-africain, lorsqu’ils seront réellement effectifs et mis en œuvre pourront significativement contribuer au renforcement du commerce des biens et services culturels. Car au les industries culturelles constituent un secteur incontournable de la cohésion sociale, de la paix et du développement économique des Etats de chaque sous-région d’Afrique.

    Des voies de sortie…

    Au-delà de ces obstacles, nous pensons qu’il serait également important de :

    • Mener une réflexion concertée, multipartite et profonde des mécanismes de financement des projets de l’économie culturelle dans chaque pays en fonction des réalités locales.

    Aucun modèle d’industrie culturelle ne doit être importé ou imposé à l’Afrique. Chaque pays doit définir et développer les secteurs prioritaires de sa politique culturelle en fonction de l’environnement local. Le plus important est qu’il y ait une coordination entre le Gouvernement, le secteur privé et la société civile. Les pouvoirs publics, dans ce cadre, interviennent à trois niveaux indissociables : pour faciliter l’accès aux consommateurs, pour stimuler la créativité des acteurs et l’émergence de marchés viables et structurés.

    • Promouvoir les opportunités d’investissements dans le secteur de la culture.

    Pour y parvenir de manière effective, il faut que la culture soit réellement considérée comme une activité économique à part entière et qu’elle soit soumise aux règles concurrentielles du marché comme les autres secteurs de l’économie. Le champ de la culture et des communications n’échappe plus aux règles fondamentales de l’économie capitaliste (Tremblay, 2008). « Il est inconcevable qu’au moment où on parle de plus en plus d’économie de la culture, les porteurs de projets ne soient pas traités comme tout le monde et continue de bénéficier de subventions à fonds perdus sans pour autant être obligés d’être contrôlés au vu des résultats de leurs projets », complète Espera Donouvossi, Chargé de Projet au sein du réseau d’entrepreneurs culturels MOKOLO.

    • Encourager la recherche technologique, stimuler l’innovation et établir un propice climat des affaires dans le secteur culturel et touristique etc. ;
    • Promouvoir le partenariat public –privé, le marketing territorial de la culture, le développement de l’économie de la fonction publique territoriale par la culture et le secteur productif de sa main d’œuvre.

    En définitive, le passage au numérique a un énorme impact sur la manière dont les biens et services culturels sont produits, diffusés et consommés. Ces changements offrent des possibilités aux secteurs de la culture. Grâce au numérique, les efforts pour l’industrialisation de la culture africaine peuvent être propulsés, à condition de le faire à bon escient. La baisse des coûts de distribution, l’apparition de nouveaux canaux de distribution et l’émergence de possibilités pour des produits culturels peuvent faciliter l’accès aux œuvres et améliorer leur circulation en Afrique et dans le monde entier.

    [1] Dans la mythologie grecque, Léthé, fille d’Éris (la Discorde), est la personnification de l’Oubli.

    [2] Afrique Caraïbe Pacifique

    [3] Par exemple, on y forme au métier de journaliste culturel. Une fonction assez négligée de par ses faibles enjeux économiques pour les praticiens.

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