Africa Code Week à Madagascar

Quatrième édition d’Africa Code Week lancée à Madagascar avec l’objectif de toucher 600 000 jeunes en 2018

Avec plus d’1.8 million de jeunes bénéficiaires à ce jour, Africa Code Week s’appuie sur de solides partenariats pour renforcer les capacités de formation aux compétences numériques sur tout le continent africain.

Africa Code Week à Bujumbura - Thierry Barbaut
Africa Code Week à Bujumbura – Thierry Barbaut
L’édition 2018 d’Africa Code Week (ACW) a été lancée aujourd’hui lors des toutes premières formations de formateurs (TTT) à Madagascar. Plus de 200 enseignants ont ainsi pu se former au logiciel pédagogique Scratch qui leur permettra d’enseigner la programmation et les compétences numériques à leurs élèves.

Il s’agit de la quatrième édition de ce programme panafricain d’alphabétisation numérique, avec, cette année, un accent particulier sur le renforcement des capacités pédagogiques et la participation des filles dans le cadre de l’initiative #eskills4girls. Lancé par SAP CSR EMEA en 2015, ACW compte aujourd’hui sur le soutien de partenaires stratégiques comme l’UNESCO à travers son initiative YouthMobile, Google, le Cape Town Science Centre, le Ministère fédéral allemand de la coopération et du développement économique (BMZ), une quinzaine de gouvernements africains, plus de 150 partenaires réseau et une centaine d’ambassadeurs sur 35 pays. Au sein du réseau ACW, ils mettent leurs forces vives en commun pour réduire la fracture des compétences et les inégalités entre les sexes en matière d’éducation numérique en Afrique, mettant entre les mains de la jeune génération les compétences dont ils ont besoin pour devenir les acteurs clés de l’économie numérique.

La pédagogie au cœur des objectifs stratégiques

Après avoir permis à plus d’1,8 million de jeunes sur 35 pays africains de faire leurs premiers pas dans l’univers du code informatique depuis son lancement en 2015, ACW se fixe pour objectif de former 70 000 enseignants et de toucher 2 millions de jeunes à l’horizon 2020. Cette année SAP prévoit d’initier 600 000 jeunes au numérique sur 35 pays au mois d’octobre. Afin de respecter les différents calendriers scolaires, chaque pays décidera de la ou les semaines d’octobre lors desquelles se tiendra l’édition 2018 d’Africa Code Week. “De la sensibilisation de tout un continent à l’éducation numérique au renforcement des capacités pour un impact qui s’inscrit dans la durée : Africa Code Week 2018 passe à la vitesse supérieure en étroite collaboration avec les gouvernements, les écoles et le tissu associatif local.et le tissu associatif local,” explique Karolina Telejko, Directrice de la responsabilité sociétale d’entreprise en Europe, Moyen-Orient et Afrique et Chef de projet Africa Code Week chez SAP.

Avec plus de 25 000 enseignants formés sur les trois dernières années et une moyenne de 72 jeunes initiés au numérique par enseignant formé, les formations de formateurs (TTT) sont la pierre angulaire d’ACW et de son impact durable à l’échelle de tout un continent. Ces formations mettent entre les mains des enseignants les compétences et outils pédagogiques qui leur permettent d’intégrer facilement l’enseignement numérique aux cursus scolaires existants. Au cours de cette édition 2018, SAP CSR EMEA financera ainsi plus de vingt TTT qui seront organisés soit par l’équipe ACW, soit par les instances ministérielles, soit par les structures associatives. “Renforcer les capacités pédagogiques ne signifie pas seulement multiplier les formations de formateurs à l’échelle nationale et continentale. Il s’agit également de proposer un programme pédagogique exhaustif qui inculque aux jeunes les compétences du 21ème siècle au-delà de l’apprentissage du code : pensée computationnelle, analytique ou encore science des données,” précise Karolina Telejko.

L’impact des partenariats à Madagascar et au-delà

Quatrième île du globe, Madagascar compte 26 millions d’habitants, dont plus de la moitié sont des jeunes. Son économie dépend largement de l’export de sa production agricole, secteur qui emploie environ 80% de la population. Le pays prend de nombreuses mesures visant à éradiquer la pauvreté, comme l’expansion des infrastructures et de l’accès aux TICE, ou encore la mise en place de centres TICE dans les écoles. « Nous tenons à saluer SAP, l’UNESCO et leur partenaires pour l’initiative Africa Code Week, dont l’objectif répond parfaitement aux attentes du Ministère en termes de renforcement des capacités des enseignants et de tous les acteurs œuvrant au développement des TICE, » a tenu à souligner Lalaharontsoa Rakotojaona, Directeur Général de l’Enseignement Secondaire et de la Formation de Masse au Ministère de l’Education Nationale, lors de la conférence de presse qui s’est tenue à l’EPP Antanimbarinandriana le 6 juin.

Cathy Smith, Directrice générale de SAP Africa, insiste sur l’importance des partenariats public-privé et de la collaboration ouverte pour apporter et accompagner le changement dont la jeunesse africaine a besoin. « Make the world run better and improve people’s lives : c’est la mission de SAP, pour qui l’inclusion par le numérique est synonyme de perspectives pour les jeunes. D’où l’importance d’aider les acteurs des secteurs public, privé et associatif à renforcer les capacités de formation, chacun à leur échelle. L’Afrique étant le plus jeune talent du monde et avec la puissance d’un réseau ACW qui ne cesse de grandir, le développement des compétences STEM est en train d’entrer dans une nouvelle ère de collaboration et d’impact sans précédent. »

Le projet vous inspire ? Rendez-vous sur le site www.africacodeweek.org pour savoir comment participer. Pour en savoir plus sur SAP Africa, rendez-vous sur le SAP News

Thierry BARBAUT - Rédacteur en chef
Rédacteur en chef du média info-afrique.com - #innovation #Afrique #Digital - Responsable de la stratégie numérique et communication de l'Agence des Micro Projets (ONG La Guilde). 20 années de pilotage de projets dans l'aide au développement et en rapport avec les Objectifs de Développement Durables dans plus de 40 pays: eau, santé, éducation, agriculture, énergies renouvelables, entrepreneuriat et numérique.