Le monde va si (trop) vite, les totems défilent, les machines sont là. Le numérique avale la mécanique, au nord comme au sud. Dans le grand chaudron BPI InnovGeneration, on a déplié le calendrier.
J-100 pour le grand événement : le salon mondial de l’innovation, entre Jack et Pot, dans le désert des Mojaves, soit 4500 sociétés et 180.000 professionnels venus de 160 pays. https://www.ces.tech/
C’est la troisième édition du prix EDF Pulse Africa !
1 mois et 7 pays, ou plutôt 7 haltes singulières d’EDF Pulse Africa sur un continent africain dynamique et riche de ses ressources entrepreneuriales.
A chaque nouvelle étape, le temps d’une journée, EDF s’est associée à de nombreuses entreprises et institutions locales pour faire rayonner le thème de « L’énergie au cœur de l’innovation entrepreneuriale ».
Retour sur cette tournée qui a fait sa place dans le panorama entrepreneurial africain.
Partir à la rencontre de l’écosystème local : telle était la nouveauté de cette troisième édition d’EDF Pulse Africa. Au long de cette tournée dans sept pays africains, soixante-trois candidats ont pu confronter leur projet. Des projets répondant à des problématiques et des enjeux variés, mais des projets toujours engagés à démocratiser l’accès à une source fiable d’énergie.
C’est cette même diversité d’idées et d’engagement que l’on retrouve au sein des sept start-up finalistes. Voici un rapide tour d’horizon de ces projets finalistes qui permettra d’appréhender tout l’enjeu du dynamisme entrepreneurial africain : batteries intelligentes optimisées pour augmenter leur longévité (AZOLIS – Maroc), pompes solaires connectées renforçant l’autosuffisance alimentaire (NADJI.BI – Sénégal), valorisation de la biomasse locale via des générateurs thermoélectriques (SUSTAINABLE ENERGY TECHNOLOGIES – Ghana), chauffe-eaux transformés en batterie thermique pour éviter les pics de consommation (PLENTIFY – Afrique Australe), technologie couplant offre numérique et solution énergétique (LIFI LED – Côte d’Ivoire), appareil de recharge installable directement sur engins à deux roues (ENERGY CYCLE – Togo), réfrigérateurs photothermiques pour assurer la conservation alimentaire et médicamenteuse (FRIGO SOLAIRE PHOTOTHERMIQUE – Cameroun). Vaste et riche panorama.
Avec la thématique « L’énergie au cœur de l’innovation entrepreneuriale », l’objectif était autant de sélectionner des projets cohérents avec les enjeux locaux que d’embarquer l’écosystème global dans la dynamique entrepreneuriale. Et c’est une mission réussie puisque de nombreux partenaires d’EDF à travers ses filiales ont remis des Prix « Coup de Cœur » et « Coup de pouce » à des candidats désireux d’avoir un impact positif sur leur entourage.
EDF Pulse Africa tour est née d’une triple ambition : mobiliser l’écosystème de l’innovation africain, offrir des opportunités aux start-up locales naissantes et cibler les projets ayant un réel impact sur le paysage local. Partout, les représentants locaux d’EDF se sont emparés d’EDF Pulse Africa Tour pour rassembler des incubateurs nationaux, des pépites technologiques, d’importants protagonistes du secteur de l’énergie, des entrepreneurs avertis et même des ministres et conseillers gouvernementaux. Un panel certes large, mais qui s’est montré capable de prendre en compte les contextes nationaux et les besoins du tissu économique local dans la construction de leur jugement.
Testée et approuvée, cette tournée a propulsé l’appel à projet EDF Pulse Africa vers l’écosystème local et s’inscrit dorénavant comme une étape incontournable en Afrique. EDF Pulse Africa Tour 2019 est sans nul doute la première d’une longue série. Car de cette lancinante cadence du roadshow 2019, il ne restera pas gravé uniquement le nom des sept finalistes, mais également la large quantité d’opportunités offertes aux écosystèmes énergétique et entrepreneurial africains.
Le Programme annuel d’initiation à la
programmation informatique par le code, a lancé ses activités au Cameroun. En
cette 5ème édition, Genius Muna entend accompagner gratuitement plus
de 6 000 élèves au cours d’une compétition nationale qui se tiendra du 3
au 30 Octobre 2019.
Une fois de plus, le Cameroun est invité comme
hôte à l’Africa Code Week. Le programme annuel d’incubation à la programmation
portée par la SAP, Google, Unesco et autres, sera piloté par le start Up Génius
Muna. Il s’agit tout au long du mois d’octobre, d’initier les jeunes à cette
nouvelle forme d’alphabétisation que représente désormais le code informatique.
Selon Marc Andreessen il n’existera plus que
deux types d’individus « Ceux à qui donneront des ordres aux
ordinateurs et ceux à qui les ordinateurs donneront des ordres ». En
Europe tout comme en France, ce programme numérique qui vise à positionner davantage
les jeunes à la production plutôt qu’à la consommation ne date pas
d’aujourd’hui et au Cameroun non plus. Sous l’initiative de Genius Muna, à
travers les services Genius Centers, c’est en 2017 qu’une vague de petits
développeurs de 4 à 17 ans ont vu le jour. Des enfants de tout ce qu’il y a de
plus commun, à l’exception du code.
Pourquoi apprendre aux enfants à coder ?
Apprendre aux enfants à programmer c’est
stimuler leur imagination sur le monde de demain. Puisque les métiers
traditionnels sont appelés à disparaître et que la tendance est à
l’entrepreneuriat, il est nécessaire voire vital de dessiner de nouveaux
métiers qui s’arrimeront à l’ère de la 4ème révolution
industrielle : celle du numérique.
Coder c’est aussi outiller les apprenant à
réaliser des projets utiles qui répondent à leurs besoins ou ceux de leur
localité. Il s’agit par exemple de concevoir des systèmes automatisés ou à
résoudre des problèmes complexes, à formuler des prévisions ou à simuler des
événements qui ne se sont pas encore produits et c’est dans cette esprit que le
thème de cette 5ème édition Africa Code Week se tiendra au
Cameroun : « Tout commence par un rêve »
La compétition Africa Code Week est lancée
Mercredi dernier dans les locaux des Centres Genius, Muna a accueilli une vingtaine de volontaires composés d’enseignants (GSB la volière, Complexe Scolaire Bilingue la Perle, GSB la Régénération, GSB Mgr Henri Vieter, GSB Etoile Brillante du Matin, Collège Etoile Brillante du Matin, GSB Yimo, GSB Les Lauréats, Academic School Of Excellence) et jeunes entrepreneurs pour accompagner ces jeunes dans la réalisation de leur projet. L’objectif, leur donner des outils nécessaires pour accompagner ces plus jeunes dans la réalisation leur projet aussi timide soit-il. Les candidatures 1ères candidatures seront appréciées au sein des écoles, puis appréciées par un collège de jury indépendant pour une remise solennelle des récompenses le 30 Octobre prochain.
Facebook (Facebook.com) a annoncé aujourd’hui l’extension de son programme de vérification des faits par des organismes tiers (Third-Party Fact-Checking) à dix nouveaux pays d’Afrique subsaharienne, dont notamment la République Démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry et le Burkina-Faso. Ce programme, conduit en partenariat avec l’Agence France Presse (AFP) (bit.ly/2Voxvyh), Les Observateurs de France 24 (bit.ly/2MlNU2A), Pesa Check (bit.ly/2IykrRG) et Dubawa (bit.ly/2AVaQQR) s’inscrit dans le cadre de l’intensification des efforts engagés par la plateforme pour aider à évaluer l’exactitude et la qualité des informations qu’on trouve sur Facebook et réduire la propagation des fausses nouvelles.
En collaboration avec un réseau d’organisations de fact-checking certifiées par l’IFCN (International Fact-Checking Network), le programme de vérification des faits de Facebook sera désormais disponible en Éthiopie, en Zambie, en Somalie et au Burkina Faso grâce à un partenariat avec l’AFP ; en Ouganda et en Tanzanie par le biais de Pesa Check et de l’AFP ; en République Démocratique du Congo (RDC) et en Côte d’Ivoire grâce à Les Observateurs de France 24 et l’AFP ; en Guinée Conakry via Les Observateurs de France 24 et enfin au Ghana avec l’aide de Dubawa.
Ces différents pays rejoignent l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria, le Cameroun et le Sénégal, déjà bénéficiaires du programme de la plateforme via l’organisation Africa Check.
Les avis (bit.ly/2AULTF0) et signalements de la communauté font partie des nombreux signaux que Facebook prend en compte pour détecter les informations potentiellement fausses qui sont présentées aux organismes de vérification. Les articles locaux, de même que les photos et vidéos peuvent faire l’objet d’une vérification. Si un des partenaires identifie une information comme fausse, Facebook la fait apparaître plus bas dans le fil d’actualité ce qui fait baisser considérablement l’audience qui y est exposée et réduit immédiatement sa portée.
Agir pour contribuer à la lutte contre les fausses nouvelles sur Facebook est une responsabilité que nous prenons au sérieux
S’exprimant sur cette annonce, Kojo Boakye, responsable affaires publiques de Facebook en Afrique sub-saharienne a déclaré : « L’élargissement de notre programme de vérification des faits par des organismes tiers à 15 pays d’Afrique en un peu plus d’un an, couplé au récent développement du même programme dans les langues locales africaines, témoigne de notre engagement envers le continent. Agir pour contribuer à la lutte contre les fausses nouvelles sur Facebook est une responsabilité que nous prenons au sérieux. Nous avons bien conscience que la désinformation est un problème, et ce sont là des étapes importantes pour continuer à s’attaquer à ce défi. Nous savons que la vérification des faits par une tierce partie n’est pas la seule solution, elle n’est qu’une des nombreuses initiatives dans lesquelles nous investissons pour aider à améliorer la qualité de l’information que les gens voient sur Facebook. Nous avons déjà fait de grands progrès et nous continuerons d’investir pour faire en sorte que Facebook demeure un espace qui accueille toutes les opinions mais pas les fausses informations. »
Dès lors qu’un média de vérification aura rédigé un article donnant davantage d’informations sur une actualité, Facebook le fera apparaître dans les articles connexes (bit.ly/2oqAnP1) sur le fil d’actualité, sous la publication concernée. Les administrateurs de la page recevront également une notification s’ils partagent des actualités qualifiées fausses et les personnes qui ont partagé cette information ou sur le point de le faire seront également averties, pour pouvoir décider d’eux-mêmes, en connaissance de cause, de ce qu’ils lisent, partagent et ce à quoi ils se veulent se fier.
Partenaire du programme à travers huit pays, en langues française et anglaise, Phil Chetwynd, directeur de l’information de l’AFP a déclaré : « L’AFP se réjouit d’élargir avec Facebook son projet de vérification des faits. Nous sommes connus pour la grande qualité de notre journalisme à travers l’Afrique et nous allons mettre à profit notre réseau inégalé de bureaux et de journalistes sur le continent pour lutter contre la désinformation ».
Eric Mugendi, rédacteur en chef de Pesa Check, qui assurera la vérification des faits en swahili et en anglais, a pour sa part ajouté : « Les réseaux sociaux comme Facebook n’ont pas seulement changé la façon dont les Africains consomment l’information. Ils sont souvent le principal accès au contenu numérique ou à l’Internet pour de nombreux Africains. Ils façonnent notre perception du monde, le discours public et notre façon d’interagir avec les personnalités publiques. Ce projet nous aide à élargir considérablement notre activité de vérification des faits pour débusquer les déclarations qui, autrement, pourraient causer des préjudices dans nos sociétés. Le programme nous aide à réagir plus rapidement et plus directement et nous constatons des résultats vraiment positifs dans nos interactions avec les éditeurs et le public lui-même. Ce projet aide également nos vérifications à atteindre un public beaucoup plus large que nous ne l’aurions fait autrement. Cela nous a aidé à mieux comprendre le manque d’information de qualité et les autres dynamiques virales qui sont à l’origine de la diffusion des fausses nouvelles en Afrique. Notre impact croissant est une contribution modeste mais tangible pour des sociétés mieux informées en Afrique. »
Derek Thomson, rédacteur en chef des Observateurs de France 24, qui vérifieront les actualités en RDC, en Guinée et en Côte d’Ivoire a également réagi : « Nos utilisateurs africains nous envoient constamment des images et des messages discutables qu’ils ont reçus via les médias sociaux nous demandant : » Est-ce vrai ? Pouvez-vous vérifier ? « . Il est de notre responsabilité, en tant que journalistes spécialisés dans la vérification des faits, d’analyser l’information qui circule et faire remonter la vérité à la surface. Participer au programme de Facebook nous permet de nous assurer que nos vérifications de faits atteignent les personnes qui ont partagé ces fausses informations en premier lieu. »
Enfin, Caroline Anipah, chargée de programme, Dubawa (Ghana) a conclu : » Dubawa est ravie d’être au Ghana où la mal information et la désinformation se sont répandues en raison des progrès technologiques et de la pénétration croissante d’Internet. Dubawa a l’intention d’améliorer la qualité de l’information mise à la disposition du public dans le but ultime d’enrayer la diffusion des fausses nouvelles et de promouvoir la bonne gouvernance.“
Dans un
rapport, l’AFRICA CEO FORUM et OKAN, cabinet de conseil en stratégie et en
finance dédié à l’Afrique, livrent leurs recommandations pour faire bouger les
lignes dans le domaine de la logistique africaine. Un élément clé pour le
succès de l’intégration économique continentale.
La modernisation de la logistique africaine est l’un des
chantiers les plus importants auquel fait face le continent aujourd’hui. Malgré
les progrès enregistrés ces quinze dernières années, notamment dans le domaine
portuaire par lequel transite 90% du commerce continental, le secteur reste
insuffisamment compétitif et moderne pour soutenir l’industrialisation et
l’intégration économique africaine : le continent enregistre 23 fois moins
d’investissements logistiques comparé à la Chine et compte uniquement 10 pays
dans les deux premiers quartiles du Logistics
Performance Index 2018, soit 15% des états africains.
A l’heure où la Zone de Libre-Echange Continentale
africaine rentre dans sa phase opérationnelle, l’AFRICA CEO FORUM, en
partenariat avec le cabinet OKAN, publie un rapport exclusif qui formule des
recommandations pragmatiques visant à accélérer une véritable révolution du
secteur de la logistique africaine.
Renforcer les capacités des Etats, structurer la
logistique intra-africaine, accélérer la modernisation des ports ou encore
prendre en compte les exigences de la classe moyenne : de Tanger à Djibouti, en
passant par Nairoibi, Mombasa et Lomé, ce rapport s’appuie sur l’étude de cas
de nombreuses success stories africaines, ainsi que les nombreux défis qui
freinent l’avènement du secteur, pour dresser ces recommandations qui ont pour
vocation de répondre aux besoins des investisseurs et entrepreneurs.
A l’image du baromètre des CEOs africains publié en mars
dernier, la publication de ce rapport exclusif fait écho à la mission de
l’AFRICA CEO FORUM : mettre en lumière les défis rencontrés par les
entreprises africaines, apporter des solutions concrètes et porter la voix du
secteur privé sur les grands enjeux de développement du continent.
Fondé en
2011, OKAN est un cabinet de conseil en stratégie et en finance dédié à
l’Afrique. OKAN accompagne l’ensemble des acteurs du développement économique
et social de l’Afrique (privés et publics), en offrant à ses clients les
meilleures prestations pour la réussite de leurs projets critiques.
Conseil en stratégie : stratégie d’entreprise / stratégie publique, structuration de projet, appui à la mise en œuvre
Il fallait y être et j’ai rarement vu autant de passion, d’enthousiasme et d’implication dans un événement qui met en avant l’Afrique, le numérique et les entrepreneurs.
Plus de 1 300 personnes, 32 pays et trois jours passionnants. Des entreprises, fondations, personnalités, états, des jeunes et des mentors, des passionnés et tous d’une proximité et d’une accessibilité unanimement reconnue. Un bonheur de pouvoir échanger librement avec tous et sur toute les thématiques. De voir Abdou Samb, Lacina Kone ou Tomi Davies parler avec des jeunes pour leur donner de précieux conseils.
Afric’Up c’est parvenir à s’écouter, se poser parfois une ou deux heures pour comprendre, se projeter et décider de quelle action mener ensemble !
J’ai aussi été très agréablement surpris par la Tunisie qui se tourne véritablement vers les autres pays voisins et même ceux d’Afrique centrale. J’ai senti un désir de s’unir entre pays pour ensemble véritablement avancer et construire afin de prendre en main cette révolution numérique.
Dario Giuliani de BriterBridges
Ce que je regrette souvent dans les événements c’est de s’échanger des cartes de visites sans finalement véritablement avancer, sans prendre le temps de comprendre ce que nous faisons tous mais chacun de notre côté. Ici à Tunis, c’était vraiment parvenir à s’écouter, se poser parfois une ou deux heures pour comprendre, se projeter et décider de quelle action mener ensemble ! Enfin du concret, des partenariats et de la complémentarité de compétences. C’est ainsi que les choses avancent vraiment sur les projets numériques et avec les entrepreneurs.
Voici mon message pour les entrepreneurs d’Afrique lors cette édition d’Afric’Up 2019 que j’ai pu évoquer en keynote à Tunis :
Engageons nous pour créer le plus grand réseau des jeunes Acteurs du Développement grâce au numérique. Déployons ensemble le partage des compétences, les financements et le contexte pour un terrain fertile aux projets qui allient numérique et thématiques du développement.
Thierry Barbaut Africup
Comme avec le mobile et le fameux « leapfrog » l’Afrique peut innover et démontrer un savoir faire mondial avec le développement des smart city ou « villes intelligentes ».
Des villes, quartiers, agglomérations qui vont redessiner l’Afrique d’aujourd’hui pour relever les défis de demain. Démographie, protection de l’environnement, migration, emplois, changement climatique dans la logique des 200 indicateurs clefs des Objectifs de Développement Durable.
Les villes durables représentent l’innovation et l’avenir de l’Afrique, mais aussi le présent. La Tunisie peut réellement regarder vers le sud pour nouer des partenariats vertueux car de nombreuses solutions existent déjà.
Le coût de la vie augmente en Tunisie, l’eau, la santé, l’électricité, le transport, l’éducation. C’est aussi une opportunité de refonte de ces services avec de nouvelles opportunités à déployer avec les solutions des entrepreneurs et ainsi transformer ces coûts en valeurs, en services et donc en réussite économique, en croissance.
Les villes durables, smart city ou villes intelligentes en sont le reflet car elles offrent une synergie dans ces thématiques. L’énergie par exemple, devient renouvelable avec le solaire et surtout les batteries et les nouvelles technologies de stockage qui permettent une diffusion raisonnée et mesurée de cette précieuse ressource. Une ressource non polluante ou épuisable mais verte et économiquement viable.
Le masterplan de Kigali
La logistique avec les transports en communs, électriques et connectés qui ne nuisent plus à l’environnement et offrent des services plus adaptés aux contextes locaux.
La poste qui se transforme en une identité virtuelle avec la dématérialisation du courrier, des factures, des informations propose des coordonnées précises à un habitant, une famille ou une entreprise.
Des services publics qui eux aussi de manière physique ou dématérialisée offrent l’accès aux informations d’état civil, du foncier, d’imposition ou l’ensemble des démarches administratives. Une administration connectée couplée à des bâtiments physiques qui offrent de meilleurs services aux usagers.
Ou sont ces villes intelligentes ?
Au Rwanda, en Ouganda, en Ethiopie sous forme de quartiers gigantesques modernes et innovants qui se développent vite avec un savoir faire local et en partenariat avec des entreprises et des compétences internationales. Des centaines de personnes les visitent chaque jour pour les étudier.
Les bus dont je parle plus haut sont déjà en services à Kigali et ont y monte avec son smartphone pour payer électroniquement ce qui offre aussi immédiatement la connexion en 4G. L’état envisage de transformer une grande partie des transports en commun à l’énergie électrique.
Station de Bus à Kigali au Rwanda
Le tramway n’est plus un rêve, il fonctionne depuis de nombreuses années en Ethiopie à Addi Abeba. Un pays ou c’est encore l’énergie renouvelable avec le barrage hydraulique du Nil qui alimente en électricité des villes modernes.
Des transports ferroviaires comme au Kenya où les grandes villes sont connectées entre elles avec là aussi avec de nouvelles gares ultra modernes.
Le modèle de service Rwandais
Changer la relation entre les administrations et les populations
L’administration 3.0 est devenue une des expertises majeure et reconnue de Kigali avec le Rwanda Development Board (RDB) qui, au delà de mettre à disposition une administration puissante qui dans ses bâtiments garantie une réponse et une solution en moins de 30 minutes. Le RDB propose également une plateforme en ligne Irembo traduite en plusieurs langues proposant elle aussi les services administratifs, foncier, civil et business pour les Rwandais et les étrangers en rapport avec une activité au Rwanda. Le RDB qui forme déjà d’autres pays pour connecter les habitants aux administrations. L’état civil comme le foncier ou la création d’entreprises sont désormais une routine avec ces plateformes physiques et virtuelles.
La plateforme Irembo du Rwanda Development Board
Des solutions innovantes se développent au pays des mille collines et mettent en synergie drone, santé et messagerie comme Zipline qui avec ses drones livre du sang par le biais de commandes Whatsapp avec 100% de taux de réussite. Là aussi une solution replicable qui se déploie déjà au Ghana et au Sénégal.
Le e-commerce avec Jumia qui, dans plus de 14 pays ne livrera plus une adresse mais va localiser le smartphone dont le propriétaire a passé commande pour toucher directement le consommateur connecté et donc géolocalisé.
L’éducation, avec les cours en lignes mais aussi les écoles de formations au numérique : Simplon, 42, Fondation 01, Andela etc… offrent de nouvelles perspectives aux jeunes. Ces écoles sont de plus en plus proches des HUB physiques qui se développent massivement en Afrique, ils étaient 310 en 2018 et sont plus de 650 en 2019 !
Enfin la bancarisation par le mobile que l’on ne présente plus offre désormais de nouveaux services avec l’épargne, le crédit, l’assurance, le paiement de factures qui est justement au cœur des services de la ville moderne.
Afric’Up comment y participer ?
Comment faire partie de cette aventure en tant qu’entrepreneur ? En pensant « service » et en apportant le savoir faire local des pays ou des régions d’Afrique aux bailleurs qui cherchent des opérateurs fiables, innovants, avec des solutions concrètes adaptées aux contextes.
Il est essentiel de fédérer ces Acteurs du Développement et c’est à ce titre aussi qu’il faut remercier Mohamed Zoghlami M’Hamed Dalla et Skander Haddar pour l’impressionnante passion dans l’organisation d’Afric’Up ici en Tunisie. L’engagement est unanimement reconnu par l’ensemble des acteurs internationaux.
Les fonds ne manquent pas, ils sont disponibles auprès de banques privées publiques ou de développement, auprès des fonds de dotations ou de bailleurs internationaux. Ce sont des projets concrets portés par des opérateurs fiables et adaptés au contexte qui manquent. Les jeunes qui sont capables de les déployer et qui sont ici à Tunis peuvent porter ces projets, ils en rêvent. Connectons nous maintenant sous peine d’arriver trop tard et de rater cette incroyable révolution numérique qui offre à l’Afrique la possibilité de devenir la locomotive innovante de la croissance mondiale.
Entreprises, ONG, consommateurs, états, banques, fonds de dotations, startup et organisations doivent aussi converger vers les objectifs de développement durable pour mieux vivre. Il faut imaginer notre avenir en harmonie avec nos ressources et notre environnement.
Si l’Afrique dispose d’un savoir faire numérique, nul doute qu’il va falloir s’adapter au rythme effréné du développement des technologies; Le risque étant de rater en partie ce virage technologique. L’internet des objets (IOT), la réalité augmentée, la blockchain et l’intelligence artificielle arrivent et vont elles aussi révolutionner nos usages.
Il faut visiter cette nouvelle Afrique, les pays et aller rencontrer ces acteurs du développement pour comprendre cet incroyable potentiel. Cette Afrique qui monte.
Du 3 au 4 octobre, Deloitte sera présent au Choiseul Africa Business Forum, rendez-vous annuel dédié aux opportunités d’affaires en Afrique et avec l’Afrique, pour réfléchir et partager sa vision sur les nouveaux enjeux du continent africain.
Cette présence s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement et de co-construction que Deloitte développe dans tous les pays africains où il est implanté.
A cette occasion, Deloitte donnera un éclairage sur les investissements en Afrique à l’occasion de la publication de l’écobaromètre Choiseul Africa. (Plénière : Écobaromètre Choiseul Africa Jeudi 3 Octobre -12h00 -13h15)
Partenaire du Choiseul Africa Business Forum, aux côtés de l’institut Choiseul, de partenaires institutionnels et économiques de premier plan, décideurs africains et européens influents, Deloitte interviendra afin de nourrir les réflexions sur les nouvelles opportunités offertes par la coopération entre les sphères publiques, privés et institutionnelles.«La réussite des grands programmes de développement passe notamment par une coopération intelligente et performante entre les acteurs publics et privés engagés sur le continent et l’intégration de nouvelles technologies.
Deloitte Afrique, acteur africain et global, accompagne aujourd’hui les réflexions stratégiques, la conception et le déploiement de ces projetsp our optimiser leur impact. Grâce ànotre présence de manière inclusive en Afrique, la nature des projets sur lesquels nous intervenons et nos initiatives responsables, nous contribuons de manière positive, croissante et durable à la transformation économique et sociétale en Afrique.», déclare Brice Chasles, Directeur Général de Deloitte Afrique.
Les villes africaines vers une transition multiforme
Véritable enjeu, les villes africaines sont au cœurdes territoires. Créatrices d’emplois et d’innovation, elles stimulent la productivité et les économies d’échelle. Mais à l’instar de certaines capitales mondiales, elles peinent aujourd’hui à être des moteurs de croissance. Elles font face, en effet, à divers problèmes : un développement urbain fragmenté, des prestations de services urbains de faible qualité, des villes déconnectées en raison d’une insuffisance des transports en commun.Cependant, la transition urbaine multiforme que connaît le continent, offre également de nouvelles occasions d’accélérer le développement économique et social.
De plus en plus de villes africaines se projettent à court ou moyen terme en tant que villes durables, intelligentes et ont engagé leur mutation. De nombreuses initiatives et innovations fleurissent ainsi à travers le continent. Souad El Ouazzani, Directrice des services aux bailleurs internationaux en Afrique francophone chez Deloitte participera à une table ronde sur les nouveaux modèles pour la ville africaine de demain. (Workshop Smart City -Quel modèle pour la ville africaine de demain ? Vendredi 4 Octobre -9h15 -10h30)
Les nouvelles opportunités apportées par le digital
Alors que l’infrastructure numérique en Afrique est en pleine expansion, les entreprises ont d’importantes possibilités d’améliorer radicalement leur efficacité opérationnelle, de transformer leurs modèles commerciaux et d’améliorer leurs performances grâce à la transformation numérique et aux innovations de rupture dans toute la chaîne de valeur.La forte croissancede la population jeune, la taille du marché ainsique la facilité d’accès à l’économie numérique sont des éléments clés pour développer les opportunités numériques en Afrique. Cependant, la faiblesse de l’écosystème local de contenus et des services numériques, l’accès à l’énergie et le manque d’intégration régionale à travers le continent demeurent aujourd’hui des obstacles majeurs au développement de la création de valeur par le numérique.
Karim Koundi, Associé DeloitteAfrique en charge des Technologies et du Digital en Afriqueréfléchira sur les nouvelles opportunités apportées par le digital.(Workshop Digital -Vers une recomposition des chaînes de valeur : saisir les opportunités du digital. Jeudi 3 Octobre -14h30 -15h45)
Implanté en Afrique dans près de 40 pays, Deloitte dispose d’une équipe de plus de 400 associés et 6000 collaborateurs. Deloitte est un partenaire intégré qui comprend l’Afrique et accompagne la transformation économique du continent avec les acteurs locaux et internationaux. Partenaire solidaire, l’équipe Deloitte se mobilise pour soutenir les projets responsables de nos clients, associés et collaborateurs et prend en compte l’impact social de ses activités.
Jésus s’appelle yvan sagnet, il est venu du Cameroun pour étudier en Italie, il a cueilli des tomates et des mandarines à s’en arracher la peau des doigts, il a dirigé la rébellion des ‘esclaves’ des plantations.
Quand le Suisse Milo Rau a lancé la production, à Matera, capitale européenne de la culture 2019, de son film ‘Le Nouvel Evangile’, c’est donc Sagnet qui a été choisi pour incarner Jésus.
Ce samedi 5 et ce dimanche 6 octobre, ceux qui se trouvent en Basilicate peuvent prendre la route de Matera pour participer librement au tournage des scènes de la passion (11h) puis de la crucifixion (15h) aux côtés du Christ noir.
Là même où furent tournés Le Christ s’est arrêté à Eboli de Francesco Rosi, La Passion du Christ de Mel Gibson et surtout l’incomparable Évangile selon saint Matthieu de Pasolini. https://www.nocap.it/
Talent2Africa – le leader panafricain de l’emploi cadre – organise l’événement incontournable consacré au Maroc
Au programme : des conférences de haut niveau entrecoupées de moments de networking dans un cadre privilégié.
Vendredi 11 octobre 2019 à Paris
Profil des participants : cadres marocains de l’international; investisseurs, bailleurs de fonds, dirigeants et managers d’entreprises marocaines, décideurs et influenceurs Afrique de grands groupes internationaux, journalistes.
Entrée gratuite MAIS inscription préalable obligatoire. Le site de Talent2Africa
En parallèle des conférences, se tiendront des entretiens avec des recruteurs.Vous êtes un cadre expérimenté dans le secteur du conseil, de la transformation digitale, de l’énergie et de la banque ? Vous êtes mobile au Maroc ou en Afrique subsaharienne ?N’hésitez pas à envoyer votre CV à jobs@talent2africa.com avec comme objet du mail “Maroc Leadership Forum“.
Medef
International a confié, le mercredi 18 septembre 2019, à Momar NGUER, directeur
général de la branche Marketing & Services et membre du comité exécutif de
Total, la présidence du Comité Afrique de Medef International. Il remplace à
cette fonction Patrice FONLLADOSA, ancien président-directeur général de Veolia
Africa & Middle East, qui prend la tête de la Commission Afrique du CEPS
(Centre d’Etude et de la Prospective Stratégique).
Depuis
2016, Momar NGUER était président du conseil de chefs d’entreprise
France-Afrique de l’Est au sein de Medef International.
Pour
ce mandat à la tête du Comité Afrique, Momar NGUER souhaite notamment « faire de l’accompagnement des
jeunes et de leur formation professionnelle, l’un des axes forts de la présence
et de l’engagement des entreprises françaises en Afrique ». Il
entend par ailleurs « donner la priorité au soutien à l’implantation des petites et moyennes
entreprises françaises sur le continent mais aussi favoriser les partenariats
entre les entreprises françaises et africaines, en appelant de ses vœux de
pouvoir renouer avec un peu de l’esprit pionnier français et pas seulement en
Afrique francophone. »
Momar NGUER, 63 ans, diplômé de l’ESSEC, a débuté sa carrière en 1982 chez Hewlett Packard France avant de rejoindre en 1984 Total, où il occupe successivement différents postes dans le secteur Aval Distribution. Après un passage par Total Afrique, il devient directeur commercial de Total Sénégal en 1985, puis en 1991, responsable Réseau et Consommateurs de Total en Afrique. Il se voit ensuite confier la direction générale de Total Cameroun (1995), puis celle de Total Kenya (1997). En 2000, il devient directeur Afrique de l’Est et océan Indien. Il est nommé directeur général Aviation en 2007, puis en 2011, directeur Afrique et Moyen-Orient.
Momar Nguer président du MEDEF international
Il
est depuis le 15 avril 2016, directeur général de la branche Marketing &
Services et membre du Comité exécutif du Groupe. Il préside par ailleurs le
Conseil de la Diversité depuis le 1er août 2015.
A propos du Comité Afrique de Medef International
Medef International représente le Medef dans le monde,
au niveau bilatéral, et met à la disposition des entreprises françaises – quels
que soient leur taille et leur secteur – son réseau public et privé, en France
et à l’étranger. Medef International leur permet ainsi, à travers des actions
collectives, de se développer ou de se renforcer principalement sur les marchés
émergents, et de promouvoir les solutions business françaises auprès des
décideurs, donneurs d’ordre, prescripteurs ou partenaires publics et privés
étrangers.
Le Comité Afrique rassemble les entreprises françaises
membres de Medef International qui travaillent et investissent dans l’ensemble
des pays du continent africain. Il s’appuie sur plus de 6000 dirigeants actifs
en Afrique représentant 2300 entreprises.
Deloitte Tunisie a annoncé à Tunis, à l’occasion de l’Afric’Up – Tech & Startup Africa Summit, le lancement de son espace collaboratif « Deloitte Greenhouse » qui met l’intelligence collective au service de l’innovation et de l’accélération des projets.
Une nouvelle initiative, un lieu, mais surtout un dispositif qui concentre ses méthodologies innovantes et toute la palette de ses expertises : transformation numérique, conduite du changement, gestion des risques et d’innovation pour répondre aux enjeux de la réflexion stratégique et de la mise en œuvre opérationnelle de ses clients.
Emanant d’un concept
largement éprouvé et réussi au sein du réseau mondial de Deloitte, la
Greenhouse de Tunis est le nouveau-né du réseau mondial des
« Deloitte Greenhouse ». La première dans la région, elle offrira à
ses clients en Tunisie et en Afrique francophone une expérience collaborative
et immersive unique pour bien mener leur réflexion stratégique et réussir sa
mise en œuvre.
La Greenhouse permettra de
résoudre en quelques jours des problèmes complexes, grâce à une approche
systémique couplée à l’intelligence du collectif. Qu’il s’agisse de faire
naître des idées, d’explorer de nouvelles opportunités de croissance, d’engager
un collectif ou des équipes pour actionner une stratégie, de piloter un projet
à haute valeur ajoutée, de tirer un avantage concurrentiel de ses données, ou
encore de concevoir une feuille de route ou prototyper des intentions, Deloitte
Tunisie met à disposition ce lieu, son écosystème interne (son expertise, ses
méthodes, …) mais aussi son réseau de partenaires, notamment des start-ups au
service de ses clients.
« Ce concept est une
innovation en soi dans le domaine du conseil en management, apportant une approche
disruptive pour mieux accompagner nos clients d’une part et de contribuer
activement au développement de la culture d’innovation et des nouvelles
approches de management en Afrique » a déclaré Karim
Koundi, Associé leader des secteurs des technologies, médias et
télécommunications en Afrique Francophone chez Deloitte.
Deloitte Greenhouse Tunis
offre des moyens adaptés au travail collaboratif via un pool de
facilitateurs s’appuyant sur des méthodes uniques et éprouvées par une équipe
de chercheurs américains, un accès direct à l’ensemble des experts Deloitte
pour nourrir les réflexions, et un espace modulable, propice à l’émulation
collective pouvant accueillir des labs de 5 à 40 personnes intégrant des outils
digitaux choisis pour faciliter et fluidifier le travail collaboratif.
Pour Deloitte,
l’innovation commence par une intention, une attitude, qui doit permettre de
réaliser, donner vie à ces idées, en amenant les collaborateurs à penser
différemment et à travailler ensemble à un futur désirable.
A propos de Deloitte en
Afrique
Deloitte est le leader
mondial des services professionnels.
En Afrique, Deloitte
dispose d’une forte présence avec 51 bureaux et une capacité d’intervention
dans 51 pays. Cette dimension panafricaine par sa présence sur l’ensemble du
continent permet une coordination forte au service de ses clients.
En Afrique francophone,
Deloitte dispose de 16 bureaux dans 13 pays et a la capacité d’intervenir sur
19 pays.
Deloitte est un cabinet multidisciplinaire avec ses activités d’Advisory, d’Audit, d’Expertise Comptable, Juridique et Fiscal et Financial Advisory. Ces expertises permettent de répondre aux attentes et aux besoins des acteurs publics et privés de l’ensemble des secteurs d’activités. Forts de plus de 1 100 collaborateurs dont 35 associés basés dans 16 bureaux en Afrique francophone, Deloitte offre à ses clients un accompagnement de proximité et sur mesure grâce à la maîtrise des enjeux locaux.
La Fondation Mo Ibrahim
lance son premier « Rapport sur la gouvernance en Afrique »
en 2019
Ce rapport s’appuie sur
l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) pour approfondir ses
analyses
La Fondation Mo Ibrahim a le plaisir d’annoncer le
lancement du premier Rapport
sur la gouvernance en Afrique, qui sera publié en ligne sur le
site mo.ibrahim.foundation le 15 octobre 2019.
Ce rapport très complet, fondé sur les données de l’IIAG,
se concentrera sur la
gouvernance en Afrique et la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union
africaine et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des
Nations Unies sur le continent. Le rapport soulignera
l’importance de s’appuyer sur des données pour analyser les défis grandissants
de la gouvernance et les possibilités qui doivent être envisagées pour
dynamiser le développement durable en Afrique.
Le rapport mettra également en lumière le manque de
données fiables afin de suivre et mesurer les progrès. Ces données étant
essentielles pour stimuler et guider le développement sur tout le continent, la
Fondation lancera un appel aux acteurs nationaux et internationaux et les
encouragera à travailler ensemble pour remédier de toute urgence à ces lacunes.
Le Rapport
sur la gouvernance en Afrique :
1) Examinera les environnements de gouvernance
nécessaires à l’atteinte des ODD et la concrétisation de l’Agenda 2063, ainsi
que les liens entre les deux, en soulignant les points communs et les
principaux défis existants.
2) Identifiera les progrès réalisés dans ces
domaines ainsi que le manque de données en étudiant les instituts nationaux de
statistique et les registres et statistiques des états civils.
Un nouveau rapport pour relever de nouveaux
défis
L’Afrique se trouve à un tournant capital. Si la
gouvernance connaît toujours des améliorations sur l’ensemble du continent, le
paysage est transformé par l’apparition de nouveaux défis et besoins présentés
par les parties prenantes et les citoyens.
Le domaine de la gouvernance publique s’est élargi et
englobe de nouveaux défis liés à des questions actuelles et de nouveaux
besoins, notamment l’accès à des soins de santé de qualité et la durabilité environnementale. Dans le même temps, des
cadres novateurs, tels que l’Agenda 2063 de l’Union africaine ou les
objectifs de développement durable des Nations unies, ouvrent la voie au
développement de l’Afrique et contribuent à l’identification de priorités
stratégiques vectrices de progrès politiques, sociaux, environnementaux et
économiques.
Face à cette évolution, la Fondation publiera le Rapport sur la gouvernance en Afrique qui proposera un point de vue unique sur ces cadres, ces défis et ces
possibilités.
Renforcer l’utilisation de nos données
L’IIAG est la plus grande source de données relatives à
la gouvernance en Afrique, ce qui en fait un outil essentiel de mesure des
progrès vers la concrétisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et
l’atteinte des ODD.
La bonne gouvernance demeure une question centrale du
développement africain et du rapport. La Fondation a effectué la collecte et
l’évaluation de données en la matière les plus complètes à ce jour : elle
s’est appuyée sur 90 indicateurs et 150 000 points de données afin
d’évaluer les performances dans 54 pays.
En vue d’améliorer constamment l’IIAG, d’étendre sa
portée pour y inclure de nouveaux défis et de nouvelles données, et de mettre à
profit sa mine d’informations et ses ensembles croissants de données, la
Fondation publiera tous les deux ans une nouvelle version de sa base de données
intégrant les derniers scores, classements et tendances ; la prochaine
version sera publiée en 2020.
Entre ces mises à jour biennales, la Fondation publiera, outre le Rapport sur la gouvernance en Afrique fondé sur l’IIAG, des documents de recherche supplémentaires s’appuyant sur des données ainsi que des outils destinés aux parties prenantes africaines, en vue de leur fournir des ressources favorisant la prise de décisions et les débats politiques fondés sur des données probantes.
Ceux qui ont eu le privilège de travailler avec Richard Boidin savent son goût pour les vies plurielles. La télévision, le cinéma, la haute administration, et voici un premier roman parmi les 500 nouveautés de la rentrée littéraire française…
Au cœur de l’Afrique équatoriale, le long de l’énigmatique fleuve Congo, ‘D’autres viendront’ est son titre. A paraître aux Presses de la Cité, la maison de Sophie Lajeunesse.
Ambassadeur de France à Harare, Richard Boidin est le dernier diplomate français à avoir présenté ses lettres de créance à Robert Mugabe, héros destructeur qui n’a jamais voulu croire qu’après lui d’autres viendraient.
De Lombardie au Zululand, marcher avec style. Reggi Xaba, le chausseur de Durban, ose la sandale tradi-chic sur la base de l’imbadada zouloue avec la griffe iFele.
Et les Italiens de Fratelli Rossetti SpA enchantent les pampilles du Brera d’un coup de wax.
Restez dans le ton, commandez un Spritz au Lighthouse Bar d’Umhlanga Rocks, un des plus jolis comptoirs entre Knysna et Mogadiscio.
Les 11 et 12 novembre 2019, 100 startups, parmi les
meilleures du continent Africain, dévoileront leur solution aux investisseurs
et entreprises durant le Sommet AfricArena, le premier salon dédié au futur
tech de l’Afrique. Depuis le mois d’Avril, l’équipe d’AfricArena a parcouru la
majorité des capitales du continent pour s’assurer que seulement les meilleures
startups soit présentes pour le Sommet. L’équipe a terminé son tour en Afrique
du Sud, lors d’évènements à Cape Town et Johannesbourg les 3 et 10 septembre
2019, évènements qui ont connu un véritable succès grâce au talent et à la diversité
des panelistes et entrepreneurs présents.
Le fondateur d’AfricArena, Christophe Viarnaud,
explique : « Ces derniers mois, nous avons rendu visite au 10
meilleurs hubs tech en Afrique, à la recherche des meilleures startups, et
sommes allés à Tokyo, San Francisco, New York et à Vivatech à Paris pour présenter
les plus grandes « success stories ». Nous avons remarqué une évolution
dans la perception de l’Afrique et particulièrement de la tech en Afrique, qui
semble être considérée comme le futur de l’économie. Nous avons décidé
d’organiser les deux derniers évènements en Afrique du Sud dans le cadre du
Tour AfricArena pour permettre aux startups locales d’avoir une plateforme pour
s’exprimer. Nous souhaitons contribuer au dynamisme de la future génération
d’entrepreneurs africains et défendons un soutien plus important en
Afrique. »
Les deux évènements ont débuté par des tables rondes portant
sur l’écosystème des startups techs ainsi que sur les tendances et dynamiques affectant
les startups africaines, en particulier celles en Afrique du Sud. Les intervenants
présents à l’évènement de Cape Town furent composés d’Abraham Cambridge,
fondateur et CEO de The Sun Exchange, Danai Musandu, associée chez Goodwell
Investments, Karabo Nkoana, associée au SA SME Fund et Guillaume De Smedt, directeur
Global Community chez Startup Grind. La table ronde de Johannesbourg était quant
à elle composée de Clive Butkow, CEO de Kalon Venture Partners, Courtney
Bentley, CEO de Visibiliti Insights, Karabo Nkoana, associée au SA SME Fund et
Kwena Mabotja, directrice de l’Afrique Sub-Saharienne à SAP Next Gen.
Ces échanges ont permis de mettre en évidence plusieurs
réalités, notamment le fait que 95% des startups africaines sont soit
sous-financées ou soit elles ne le sont pas du tout, l’investissement continuant
d’être concentré sur les startups matures en Série A ou au-delà. C’est ce
problème qu’AfricArena souhaite résoudre en priorité. A ce sujet, Bentley a
déclaré : « Même si certaines grandes entreprises affirment qu’elles
sont très innovantes et qu’elles investissent dans le futur, elles
n’investissent pas dans les startups plus petites, qu’elles estiment trop
risquées. C’est un problème fondamental que les entreprises sud-africaines
doivent surmonter, car selon moi, celles qui investissent dans les startups
plus petites vont surpasser celles qui ne le font pas. »
Lors de l’événement qui a eu lieu à Cape Town, une des
tendances mise en avant par Musandu a été le fait que les startup tech locales,
particulièrement à Cape Town, apportent des solutions qui ne se focalisent
pas sur les besoins de tous, mais davantage sur ceux de 1% de la population, ce
qui découle du fait que la plupart de ces entreprises se concentre sur des
solutions à l’échelle mondiale. Elle a déclaré : « Dans les
autres villes africaines, nous voyons apparaitre de nombreuses activités et
d’intéressantes solutions qui s’adressent directement aux gens qui en ont
besoin, ce qui nous intéresse en priorité en tant que fonds d’impact
investing. Cela peut être une des raisons pour laquelle, en 2018, le
Nigeria et le Kenya ont dépassé pour la première fois l’Afrique du Sud en tant
que pays attirant le plus d’investissements pour les startups tech.
En examinant l’écosystème du Gauteng, Butkow a déclaré : «
D’après de récentes recherches, pour la première fois les fonds de
capital-risque investissent davantage au Gauteng que dans la région du Cape
Occidental. Je ne pense pas que nous nous donnions suffisamment de crédit pour
ce qu’il se passe ici, je pense que nous avons beaucoup de travail à fournir
pour transformer le Gauteng en Silicon Cape. Nous devons travailler davantage
pour booster cet écosystème et nous donner plus de visibilité.
Suite au panel de discussion, les startups ont réalisé des
pitchs haletants et n’ont eu que trois minutes pour vendre leur solution aux
juges du panel. A Cape Town, 12 startups ont mis en avant leur produit répondant
à 3 challenges : le Challenge du SA SME, le Challenge de Old Mutual, et le
Challenge de Engie. A Johannesbourg, 12 autres startups ont présenté des
solutions répondant à 5 challenges – le
Challenge du SA SME, le Challenge de Old Mutual, les Challenges de Sanofi sur
les maladies mentales, et le diabète, et le Challenge de la Fantom Foundation
Blockchain. Les solutions étaient variées, allant du gaz prépayé pour faire la
cuisine, de la plateforme en ligne qui automatise l’obtention de licence et
d’actions virtuelles, à une plateforme de rencontre de professionnels du
médical, une application pour le soutien scolaire ou encore une assurance
fondée sur le concept du ‘stokvel’.
Les deux startups sud-africaines sorties gagnantes des
challenges de l’écosystème et qui auront l’occasion de participer à la
conférence d’AfricArena sont BONANG.ai à Cape Town et Khula à Johannesbourg.
BONANG.ai offre une digitalisation complète de l’expérience client des
assurances des véhicules motorisés, plaçant le domaine de l’assurance à la
pointe des objets connectés. Khula est une application qui permet aux jeunes
fermiers non seulement d’établir un lien avec leurs clients mais aussi de
livrer leur produit plus facilement, à tout moment, via une chaîne frigorifique
partagée.
“Nous sommes très fiers de faire partir de ceux qui contribuent à écrire l’histoire entrepreneuriale africaine dans le domaine de la tech à travers cette future génération d’entrepreneurs. Nous leur souhaitons une grande réussite, tout en continuant de bouleverser l’écosystème local », a conclu Christophe Viarnaud.
Les brunes ne comptent pas pour des prunes, eh-eh, refrain connu! A Brazza, un truc ‘énorme’ s’est passé l’autre dimanche : le concours Miss Ecologie.
Les candidates ont fait du jardinage, de la collecte de détritus, un peu de course à pied, bref de vraies belles plantes. Pour la mobilisation de l’opinion autour du réchauffement climatique et des énergies décarbonées, on attend beaucoup de cette élection.
Comme on le voit sur la photo, les filles portent des jeans slims coton-élasthanne fabriqués par des enfants bengali et des chaussures de sport en plastique vendues 100 x leur coût de production asiatique.
Quant aux cheveux, ils sont également en fibres pétro-dérivées et issus d’ateliers chinois. Bref, l’écologie congolaise en majesté.
Un jour à Davos, aiguillonné par Sharon Stone, il avait sorti son chéquier et signé 50.000 usd pour lancer un fonds anti-palu.
Bertie Lubner, juif de l’Est devenu un africain du Sud, désormais résident au ciel, serait heureux de voir la mobilisation autour des vingt-cinq ans de son œuvre de charité, Afrika Tikkun.
Pour les Journées du patrimoine, escale à Marie-Galante dans les îles de Guadeloupe. Fantastique écomusée au sein de l’Habitation Murat, son moulin à vent, son jardin médicinal ses cases en gaulettes – témoignage des conditions de vie des esclaves.
Pour se mettre en jambes , je conseille la liqueur Bois Bandé « généreuse et virile » de la distillerie Bielle, Médaille d’or au Concours agricole. Moins alcoolisé, mêmes effets, le punch Pété Bwaguet de l’Habitation Bellevue. Pour les costaud(e)s, l’iconique Père Labat, explosion de cannes fraîches, seul rhum français à 59°.
S’y retrouver ? Lire La Route des rhums, de Sandrine Colombo, ed. Ibis rouge.
Kinshasa s’apprête à accueillir son 1er Salon e-commerce & Fintech en 2020
Kinshasa, capitale de la RDC, va très bientôt accueillir son tout
1er Salon e-commerce & Fintech prévu du 21 au 22 février 2020. Cette
initiative est sponsorisée par Tinda, que gère Bonny Maya.
Ce
forum est dans le souci de répondre aux multiples attentes, et ce, après des
solutions mobile money et mobile banking proposées par des banques ou des
compagnies de télécommunication aux congolais.
Plusieurs
thématiques seront développées au cours de cette grand-messe de l’innovation
financière. « Innovations Fintech et usages domestiques » tel est le
thème principal qui va cimenter les travaux dans les différents
ateliers.
Il
sied de signaler que, ce salon réunira les meilleures solutions fintech et
e-commerce de la République Démocratique du Congo.
Parmi
les principaux intervenants de ce forum il y aura entre autres Bonny Maya,
fondateur de Tinda et eMart.cd, de surcroit, organisateur en chef du Salon
ainsi que Ruddy Mukwamu, co-fondateur et CEO de Maxicash, un dessponsors de ce salon. Ce dernier promet d’y faire la présentation de
la carte bancaire Maxicash, son gateway de paiement e-commerce et son module de
crowfunding.
En
partenariat avec les incubateurs et accélérateurs de la RDC, Ingenious City,
Silikon Bantu et Kobo Hub, les start-ups congolaises dans le e-commerce et dans
la fintech seront également présents lors de ce salon.
Le
rendez-vous est donc pris. Vivement Kinshasa en 2020 !
Toutes les informations sur le Salon sont disponibles sur le site www.tinda.cd
Kinshasa s’apprête à accueillir son 1er Salon e-commerce & Fintech en 2020
Thierry Barbaut et Karim Ndiaye de l'entreprise Meridiam sur la centrale photovoltaïque de Ten Merina au Sénégal
Une publication de La Banque Mondiale
LES POINTS MARQUANTS
L’ initiative
pluriannuelle Rethinking Power Sector Reform vise à relancer le débat
autour de la politique de l’électricité en présentant un tableau complet
des réformes entreprises dans les pays en développement depuis les
années 90. À travers ce tableau et la façon dont les récentes évolutions
technologiques perturbent le secteur et mettent en évidence la
nécessité de nouvelles stratégies, le rapport entrevoit des implications
majeures pour les politiques publiques à venir.
Chaque pays aspire à fournir une
électricité fiable, abordable et durable à ses citoyens. Pourtant, alors
que certains ont fait des progrès énormes ces 25 dernières années,
d’autres n’ont guère évolué. Qu’est-ce qui explique cette différence ?
Un nouveau rapport de la Banque mondiale — Repenser la réforme du secteur de l’électricité dans les pays en développement—
examine les données concernant les différentes manières par lesquelles
les pays en développement ont essayé d’améliorer leur performance dans
le secteur de l’électricité et les résultats auxquels ils ont abouti.
Depuis
1990, de nombreux pays se sont embarqués dans des réformes du secteur
de l’électricité axées sur le marché, qui allaient de la création
d’entités de régulation indépendantes et la privatisation de certains
segments du secteur à la restructuration des compagnies d’électricité et
l’ouverture du secteur à la concurrence. Chacune de ces réformes a sa
propre histoire.
Régulation. La régulation a été la plus
populaire des réformes, environ 70 % des pays en développement ayant
établi des entités de régulation quasi indépendantes pour superviser la
détermination des prix et le contrôle de la qualité du service. Si
beaucoup se sont dotés de cadres juridiques robustes, la pratique de la
régulation laisse beaucoup à désirer. À titre d’exemple, alors que
presque tous les pays ont conféré à leur organe de régulation une
autorité légale sur la fonction critique de fixation des tarifs, cette
autorité est régulièrement remise en cause par l’administration dans un
tiers des cas. Et bien que trois pays sur quatre aient adopté des règles
satisfaisantes sur la qualité du service, celles-ci ne sont appliquées
véritablement que dans la moitié des cas étudiés.
Privatisation. Grâce à l’adoption généralisée de l’approche des projets indépendants
de production d’électricité, jusqu’à 40 % des nouvelles capacités de
production établies dans le monde en développement depuis 1990 sont
attribuables au secteur privé (ce qui est remarquable), même dans les
pays à faible revenu. Cela dit, la privatisation des sociétés de
distribution s’est révélée nettement plus ardue. Les marchés d’Amérique
latine ont été à l’avant-garde de la première vague de privatisations à
la fin des années 90, mais il n’y a guère eu d’incitation à poursuivre
sur cette lancée. Là où les sociétés de distribution ont été
privatisées, les pays étaient plus susceptibles d’adopter des tarifs
propres à assurer le recouvrement des coûts. De nombreuses sociétés
privatisées atteignent aussi des niveaux d’efficacité élevés ; et elles
rivalisent de performance avec la meilleure moitié des compagnies
publiques. Indépendamment de la nature de leurs capitaux, les compagnies
d’électricité les plus efficaces ont adopté de meilleures pratiques de
gouvernance et de gestion, notamment des méthodes d’information
financière transparentes, des procédures de recrutement privilégiant le
mérite et des systèmes informatiques modernes.
Restructuration. La plupart des pays en développement ont conservé des sociétés
nationales d’électricité intégrées verticalement qui fonctionnent comme
des monopoles. Seul un pays sur cinq a procédé au dégroupage à la fois
vertical et horizontal de sa compagnie d’électricité, afin de dissocier
la production du transport et le transport de la distribution, ce qui a
donné lieu à la multiplication des sociétés de production et de
distribution. La restructuration est conçue principalement comme un
tremplin vers des réformes plus approfondies, et les pays qui ne sont
pas allés plus loin n’ont pas vu d’impact significatif d’une manière
générale. En effet, la restructuration de réseaux électriques très
étroits et/ou mal gouvernés — comme ceux de nombreux pays d’Afrique
subsaharienne — peut être contre-productive en ce sens qu’elle réduit
l’échelle et accroît la complexité des opérations.
Concurrence. Durant les 25 dernières années, un seul pays en développement sur cinq a
pu établir un marché de gros de l’électricité dans lequel les
producteurs ont la latitude de vendre directement leur production à une
grande diversité de consommateurs. Ce type de marché se trouve
essentiellement en Amérique latine et en Europe de l’est, où les pays
concernés ont su tirer profit d’une allocation plus efficace des moyens
de production, mais ont le plus souvent dû introduire de nouvelles
mesures incitatives pour mobiliser des investissements suffisants dans
les nouvelles capacités de production. Une liste impressionnante de
conditions structurelles, financières et réglementaires à remplir
préalablement à la mise en place des marchés de l’électricité empêche la
majeure partie des autres pays en développement d’opérer la transition
voulue pour suivre la même trajectoire. Une telle transition est
rarement possible, à moins que les réseaux électriques n’atteignent une
taille de l’ordre de 3 gigawatts et un chiffre d’affaires d’environ 1
milliard de dollars dans le segment de gros. Pour les pays qui n’en sont
pas encore là, la participation à un marché régional peut offrir bon
nombre d’avantages dans ce secteur.
Incidence sur les politiques publiques. Les principaux enseignements à tirer de cette étude sont les suivants :
L’électricité est un enjeu politique. La mise en œuvre de réformes axées sur le marché dans le secteur de
l’électricité présente des défis d’ordre politique. Beaucoup de pays ont
annoncé des réformes qui n’ont pas abouti au bout du compte, et
certains autres ont adopté des réformes qui ont par la suite été remises
en cause. De fait, les réformes du secteur de l’électricité ont été les
plus prospères dans les pays qui avaient déjà largement épousé une
idéologie de marché et dont les systèmes politiques étaient basés sur la
déconcentration du pouvoir. Certes, les promoteurs de la réforme ont
souvent joué un rôle crucial pour faire avancer le processus de
changement, mais l’adhésion d’un plus grand nombre de parties prenantes
s’est révélée tout aussi importante pour soutenir les mesures à plus
long terme. Dans le cas de la République dominicaine par exemple, un
programme de réforme de grande envergure fondé sur le marché a été
adopté dans un environnement politique peu favorable et un contexte
macroéconomique mouvementé, ce qui a conduit, au bout du compte, à la
renationalisation des compagnies d’électricité.
Les conditions de départ sont importantes. Les réformes axées sur le marché sont complexes et présupposent un
réseau électrique déjà largement développé, bien gouverné et
financièrement viable. De manière générale, les pays qui ont démarré
leur processus de réforme de cette position avantageuse ont obtenu des
résultats plutôt positifs. Mais ceux qui s’y sont aventurés avant
d’avoir établi ces conditions de base ont connu une trajectoire plus
tortueuse, leurs résultats ne correspondant souvent pas aux attentes. De
ce fait, ces réformes ont donné des résultats nettement meilleurs dans
des pays à revenu intermédiaire relativement développés comme la
Colombie, le Pérou ou les Philippines que dans des milieux plus
difficiles tels que le Pakistan ou l’État indien d’Odisha. Au Pérou par
exemple, le secteur de l’électricité était complètement restructuré en
1994 ; et la participation privée avait augmenté considérablement dans
la production, le transport et les réseaux de distribution en zone
métropolitaine, pour atteindre environ 16 milliards de dollars en 20
ans. En outre, la création d’un organe de régulation efficace et la
constitution d’établissements de vente en gros de l’électricité ont
contribué à porter les performances du secteur aux niveaux de référence
et permis une diminution considérable du coût de l’énergie.
Il n’existe pas de solution universelle. La réforme du secteur de l’électricité est un moyen d’atteindre un but
particulier. Ce qui importe en définitive, ce sont de bons résultats
pour le secteur, et il peut y avoir différents moyens d’y parvenir.
Certains des pays en développement les plus performants en matière
d’électricité ont intégralement mis en œuvre des réformes axées sur le
marché, tandis que d’autres ont conservé une entreprise publique
dominante et compétente guidée par de solides objectifs d’action, en
confiant au secteur privé un rôle plus progressif et ciblé. Cette
réalité illustre l’importance d’une plus grande pluralité d’approches à
l’avenir. Au Viet Nam par exemple, les pouvoirs publics avaient
essentiellement pour objectif d’assurer l’accès de tous à l’électricité
et l’expansion rapide de la capacité de production pour parvenir à la
sécurité énergétique dans une économie en croissance rapide. Ces
objectifs ont pu être réalisés grâce au rôle dynamique joué par les
compagnies publiques, complété par l’adoption sélective et progressive
de réformes axées sur le marché et par des investissements privés
ciblés.
Les objectifs ont évolué. S’il suffisait
auparavant de tendre vers la sécurité énergétique et la viabilité
financière, actuellement, les pays ont des objectifs stratégiques plus
ambitieux pour le XXIe siècle, à savoir assurer l’accès
universel et décarboniser la fourniture d’électricité. La réforme des
marchés peut aider à améliorer l’efficacité globale et la viabilité
financière du secteur de l’électricité, et à créer un climat plus
favorable à l’investissement. Cependant, elle ne peut pas — en soi —
répondre à ces aspirations sociales et environnementales. Des politiques
complémentaires sont nécessaires pour orienter et encourager les
investissements spécifiques nécessaires. Au Maroc par exemple, un
ambitieux programme de transposition à plus grande échelle de
l’exploitation des énergies renouvelables a été mis en œuvre par la
création d’une nouvelle institution opérant parallèlement à la compagnie
historique, avec pour mission spécifique d’orienter l’investissement
privé vers la réalisation des objectifs stratégiques du Royaume.
La technologie perturbe. L’innovation rapide dans le secteur de l’électricité transforme le
paysage institutionnel par l’effet combiné de l’exploitation des
énergies renouvelables, des accumulateurs et des réseaux numérisés. Ce
qui était auparavant un secteur de réseau hautement centralisé est de
plus en plus contesté par des acteurs décentralisés. Il s’agit de
nouveaux entrants et de consommateurs qui peuvent avoir la capacité de
produire leur propre électricité et/ou d’ajuster leur demande en réponse
aux signaux du marché. L’incidence ultime de ces évolutions sur
l’organisation du secteur de l’électricité dépendra de la mesure dans
laquelle les organes de régulation favorisent l’ouverture des marchés à
de nouveaux acteurs et réaménagent les incitations destinées aux
opérateurs en place pour les encourager à adopter des technologies
innovantes.
En somme, il ressort des expériences des pays en
développement qui ont cherché à améliorer les performances de leur
secteur de l’électricité durant les 25 dernières années une image
nuancée. S’appuyant sur la masse de données historiques recueillies, et
prenant en compte les nouvelles tendances technologiques, le présent
rapport offre un nouveau cadre de référence pour la réforme du secteur
de l’électricité qui est fondé sur le contexte, axé sur les résultats et
défini sur la base des différentes solutions disponibles.
Le rapport intégral en anglais peut être consulté ici.
Thierry Barbaut et Karim Ndiaye de l’entreprise Meridiam sur la centrale photovoltaïque de Ten Merina au Sénégal
La
Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, participera à la
Biennale de Luanda qui se déroulera du 18 au 22 septembre dans la
capitale de l’Angola et qui réunira des responsables gouvernementaux,
des représentants de la société civile, d’organisations internationales,
ainsi que des artistes et des scientifiques du continent africain comme
de la diaspora.
La
Directrice générale participera à l’ouverture de la Biennale aux côtés
de João Manuel Gonçalves Lourenço, Président de l’Angola, d’Ibrahim
Boubacar Keïta, Président du Mali, de Moussa Faki Mahamat, Président de
la Commission de l’Union africaine, et de Denis Mukwege, Prix Nobel de
la paix 2018.
Les
présidents de la République du Congo et de la Namibie doivent aussi
participer à cette première édition de la Biennale de Luanda qui sera
organisée autour de trois axes :
1.Forum des partenaires – Alliance pour l’Afrique.
Créée en 2018 par l’UNESCO, l’Alliance mobilise des donateurs, des
entreprises des secteurs public et privé, ainsi que des organisations
régionales et internationales autour de projets de développement durable
en Afrique. Ceux-ci concernent un large éventail de domaines relevant
du mandat de l’UNESCO, notamment la préservation du patrimoine et le
soutien aux médias libres et pluralistes ;
2.Forum d’idées ; Forum des jeunes ; Forum des femmes.
Il s’agit de trois plates-formes de réflexion sur l’avenir de
l’Afrique, axées sur la diffusion de bonnes pratiques et de solutions
pour la prévention des crises, ainsi que sur la résolution et
l’atténuation des conflits ;
3. Festival des cultures. Mise en valeur de la diversité culturelle des pays africains et de la diaspora africaine.
Né
d’un partenariat entre l’Angola, l’Union africaine et l’UNESCO, le
Forum est conçu pour promouvoir la prévention de la violence et le
règlement des conflits en facilitant les échanges culturels en Afrique
et au sein de la diaspora africaine, ainsi que le dialogue
intergénérationnel et l’égalité des sexes. Il s’agit de nourrir la
réflexion et de faciliter la diffusion d’œuvres artistiques, d’idées et
de connaissances relatives à la culture de la paix. Il s’inspire de la Charte de la renaissance culturelle africaine adoptée en 2006.
Au
cours de sa visite en Angola, la Directrice générale de l’UNESCO
signera également un accord de partenariat en vue de la création d’un
programme national de doctorat en science, technologie et innovation,
visant à former 160 doctorants d’ici 2020. Le projet s’inscrit dans le
cadre d’un partenariat plus large visant à renforcer les capacités
éducatives, scientifiques et culturelles de l’Angola.
Kinshasa Digital Week et
Publicis s’associent pour booster l’Open Innovation en Afrique francophone avec
le soutien de la Présidence de la RDC
Fort du succès rencontré lors de ses deux premières éditions, le
plus grand rassemblement tech de RDC s’allie au géant mondial de la publicité
pour connecter grands groupes et innovateurs africains
Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du nouveau
plan national du numérique dévoilé par le Président de la République
Félix-Antoine Tshisekedi
Kinshasa, le 6
septembre 2019 — Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine
Tshisekedi, a annoncé lui-même à l’occasion de la cérémonie de lancement de
l’atelier de validation du Plan National du Numérique de la RD Congo “Horizon
2025, sa volonté de voir se tenir un sommet sous régional sur le Digital en
2020.
Cet
évènement sera dénommé « AFRICA DIGITAL STORY – SOMMET 2020 », se
tiendra à l’Hôtel Pullman de Kinshasa du 16 au 17 avril 2020 en collaboration avec
la Présidence de la République, Congo Tech Network et CMCT TCG.
Suite à l’engouement généré par les
premières éditions de la Kinshasa Digital Week, dont la dernière en date a
réuni 1500 visiteurs dont 300 entreprises et startups autour de la thématique
de l’innovation sur le continent africain, Publicis et Kinshasa Digital Week
ont mis en place un partenariat stratégique visant à étendre ces bonnes
pratiques à l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest, soit l’ensemble du
territoire francophone du continent africain.
Soutenu par des acteurs tech de premier
plan au niveau global tels que Facebook, Canal+ et le Group Vivendi Africa
ainsi que par les présidences de la RDC, du Bénin et du Gabon, African Digital
Story se rendra successivement à
Brazzaville (République du Congo), Cotonou (Bénin), Douala (Cameroun),
Libreville (Gabon) et Lubumbashi (RDC) en novembre et décembre 2019, avec un
sommet régional prévu à Kinshasa les 16 et 17 avril 2020. L’objectif est assumé
: promouvoir l’Open Innovation et connecter grands groupes et startups.
« Notre
ambition est de rassembler 1000 à 2000 innovateurs, corporates et décideurs
dans une douzaine de pays africains d’ici 2021, et ainsi devenir le principal
organisateur d’événements dédiés à l’Open Innovation sur le continent »déclare Didier Aplogan, Directeur
Afrique centrale et de l’Ouest de Publicis. « Nous avons la ferme conviction que la transformation digitale de
l’Afrique passera par une collaboration efficace de ces différents acteurs,
ainsi qu’entre pouvoirs publics et secteur privé. »
« Nous
avons également mis en place une plateforme d’Open Innovation panafricaine pour
permettre aux alliances formées lors de ces événements de rendre leur
collaboration effective immédiatement » ajoute Thomas Strouvens, fondateur
de Kinshasa Digital Week. « Pas moins de
18 agences de développeurs, académies de formation de développeurs et autres
Tech Hub africains y seront connectés en permanence et prêts à accompagner les
grands groupes et PME africaines dans leurs différents challenges. Ce programme
est déjà soutenu par plus de 40 entreprises de premier plan à l’échelle
planétaire et ne demande qu’à poursuivre son développement. »
« La RDC souhaite s’affirmer en tant qu’acteur
majeur de l’évolution du digital sur le continent africain, c’est pourquoi nous
sommes fiers de soutenir cette démarche visant à connecter jeunes acteurs
innovants et grandes structure traditionnelles dans nos régions », conclut
Dominique Migisha, Conseiller Spécial du Président de la RDC en charge du
numérique.
Programme d’African Digital Story : Lubumbashi – 15 et 16 novembre – co-organisé par: Cinolu Libreville – 22 et 23 novembre – co-organisé par: Sing Cotonou – 29 et 30 novembre – co-organisé
par: Idée.O ConsultingBrazzaville – 6 et 7 décembre –
co-organisé par: OsianeDouala – TBC : co-organisé par Active Space
La 16è édition de la
Biennale internationale d’Istanbul ouvre ses portes dès ce samedi 14 septembre
jusqu’au 10 novembre au centre de la plus grande ville de Turquie. Istanbul sera
de ce fait la capitale mondiale de l’art et de la culture. Une culture venue
des sept continents et l’Afrique est fortement représentée.
«Parmi
les grands rendez-vous internationaux de l’art contemporain, la Biennale
d’Istanbul occupe une place de choix. Elle est très importante, parce
qu’elle a lieu dans une métropole où beaucoup d’artistes habitent. Cela donne
une scène artistique très vivante et des connexions avec le monde entier» souligne Franck Odjokume artiste Béninois présent à la Biennale.
Comme à son habitude,
la Biennale d’Istanbul mettra en lumière des artistes en provenance de pays
rarement représentés. Plus de 90 nations se retrouvent cette année avec plus de
10.000 visiteurs. Des expositions d’art contemporain seront disséminées un peu
partout dans la ville, dans les musées, palais et les rues. L’art contemporain
africain qui s’inspire aussi bien des traditions du continent que des réalités
urbaines contemporaines de l’Afrique sera abondamment représenté. Un art
caractérisé par des techniques et des supports variés comme la peinture et la
sculpture, faites en matériaux de récupération.
Les
artistes africains se font leur place.
Avec de nouveaux
pavillons et une grande visibilité dans les expositions internationales, le
continent africain sera présent en force à la plus importante biennale d’art
contemporain de Turquie et elle imposera ses thématiques. Istanbul, une ville
sublime à laquelle les plasticiens du continent y sont de mieux en mieux
représentés (Madagascar, Mozambique, Côte d’Ivoire, Zimbabwe, Seychelles,
Ghana, Afrique du Sud, Cameroun…). Il sera possible d’y admirer en particulier,
le travail de deux femmes Zimbabwéennes : Georgina Maxim et Kudzanai-Violet
Hwami. Les broderies et les vêtements traditionnels des deux femmes sont le
fruit d’un long et patient travail de couture à partir de vêtements déjà
portés, déconstruits et reconstitués de manière à évoquer l’histoire de celle
qui les a portés. «Artistes et amateurs
aimeraient voir une institution publique fixer le travail des artistes dans le
pays» indique Manuel Ikunga, spécialiste de l’art contemporain africain.
Un
art en nette évolution
La popularité
croissante de l’art contemporain africain peut se traduire doublement : beaucoup
d’œuvres ont ainsi quitté le continent, achetées par des collectionneurs ou
exposées dans les musées d’Europe et aux Etats-Unis d’Amérique.
Le patrimoine culturel est
l’une des matières premières du développement économique de l’Afrique. Pour ce
faire, les musées africains jouent un rôle actif dans sa conservation.
L’Afrique détient donc un
patrimoine culturel aux origines et influences diverses, enraciné dans une
profondeur millénaire. Cependant, pour des raisons multiples, ce capital
culturel est peu valorisé et souvent menacé de dégradation ou de disparition.
Une
présence muséistique diversifiée
L’Afrique compte à ce
jour, une centaine de musées et plusieurs représentants de ces lieux de la
culture sont déjà présents à Istanbul. Ces musées ont évolué avec le temps. Les
buts poursuivis sont ceux de donner aux touristes, des éléments ethnographiques
pour mieux comprendre l’Afrique et ses régions respectives, de garder pour les
chercheurs et les curieux certains objets des cultures autochtones appeler à disparaître
ou à dégénérer et enfin, conserver pour les peuples des différentes régions des
témoins, des traditions et de l’effort fait par leurs ancêtres pour s’adapter
aux milieux et aux conditions de vie locales.
L’Afrique dispose d’un
patrimoine énorme. Le Palais Bafut à l’Ouest du Cameroun, célèbre depuis le
XIXè siècle. Il est désormais en voie d’extinction car, la plupart des cases
sont en ruines. Malheureusement, les rares cases Obus encore existantes et
celles que l’on peut localiser se retrouvent dans le Canton de Pouss, plus
précisément dans les villages de Mourla et de Gaya et à Maga dans l’extrême-Nord
du Cameroun.
Même constat à
Tombouctou au Mali, Gagnoa en Côte d’Ivoire ou à Göbekli Tepe dans la province
de Sanliurfa en Turquie. Ces lieux sont de rare témoignage de la puissance de
la culture.
Pendant trois mois, la Biennale d’Istanbul va mettre en valeur la culture et l’art mondial.
Objets d’art exposé à Istanbul. Ici une boîte de miracle Baoule de Côte d’IvoireObjets d’art exposé à Istanbul. Ici une boîte de miracle Baoule de Côte d’Ivoire
La 11ème édition du Prix
Carmignac du Photojournalisme est consacrée à la
République démocratique du Congo (RDC) et aux enjeux humains, sociaux et
écologiques qu’elle affronte aujourd’hui.
Le Prix Carmignac du Photojournalisme entend soutenir la production d’un projet journalistique et photographique qui documente ces réalités complexes, mais aussi les raisons d’espérer pour les 90 millions d’habitants de la République démocratique du Congo, dont 60 % ont moins de 20 ans : initiatives dans l’éducation et la santé, actions de préservation de la faune, et luttes contre les trafics, la corruption et la mainmise de quelques individus et des multinationales sur les exploitations minières.
En 2009, face à une crise des
médias et du photojournalisme sans précédent, Édouard Carmignac crée le
Prix Carmignac du photojournalisme pour aider les photographes sur le
terrain. Dirigé par Emeric Glayse, le Prix Carmignac du photojournalisme
soutient, chaque année, la production d’un reportage photographique et
journalistique d’investigation sur les violations des droits humains dans
le monde et les enjeux environnementaux et géostratégiques qui y sont
liés.. Sélectionné·e par un jury international, le·la lauréat·e reçoit
une bourse de 50 000 € lui permettant de réaliser un reportage de terrain
de 6 mois avec le soutien de la Fondation Carmignac qui finance, à son
retour, une exposition itinérante et l’édition d’un livre monographique.
Date limite d’envoi des dossiers
:
Mercredi 16 Octobre 2019 à minuit (GMT) sur ce lien
Agence publique, Expertise France est un acteur clé de la coopération technique internationale.
Elle conçoit et met en œuvre des projets qui renforcent durablement les politiques publiques dans les pays en développement et émergents. Gouvernance, sécurité, climat, santé, éducation… Elle intervient sur des domaines clés du développement durable et contribue, aux côtés de ses partenaires, à la concrétisation de l’Agenda 2030. Dans « Bilan & perspectives 2018-2019 », son dernier rapport annuel, (re)découvrez l’agence, son métier et ses projets !
Les chiffres militent pour une action urgente. L’ampleur des conflits violents n’a jamais été aussi importante depuis 30 ans et plus de 70 millions de personnes sont déracinées à travers le monde, deux fois plus qu’il y a seulement 20 ans. Et alors que l’extrême pauvreté recule à l’échelle mondiale, la tendance s’inverse dans les pays en situation de fragilité, de conflit ou de violence. D’ici à 2030, si rien ne change, près de la moitié des personnes les plus pauvres du monde vivront dans des régions en proie aux conflits. Pour un acteur du développement tel que le Groupe de la Banque mondiale, s’attaquer au problème de la fragilité, des conflits et de la violence est une mission prioritaire.
La semaine dernière, lors d’une session du Conseil de sécurité de l’ONU (a) consacrée à la consolidation et à la pérennisation de la paix, j’ai eu l’occasion de présenter la première stratégie institutionnelle du Groupe de la Banque mondiale sur les problèmes posés par la fragilité, les conflits et la violence. La session était axée sur la priorité du secrétaire général de l’ONU consistant à renforcer les partenariats pour pérenniser la paix, en particulier dans le contexte de transitions après des opérations de maintien de la paix. Dans mon allocution (a), j’ai souligné la complémentarité de la démarche de développement à long terme du Groupe de la Banque mondiale pour répondre au problème de fragilité, de conflits et de violence. Celle-ci fait partie intégrante de notre stratégie et nous y consacrons déjà des investissements par l’intermédiaire de l’IDA. Le Cadre de partenariat entre le Groupe de la Banque mondiale et l’ONU pour les situations de crise est un exemple concret de cette démarche. Il nous a aidés à renforcer notre coopération dans plus de 40 pays.
La session du Conseil de sécurité s’inscrivait dans la droite ligne du soutien vigoureux apporté début juillet par le G7 à ces enjeux. Dans leur déclaration intitulée Lutter contre les fragilités et prévenir les crises dans les pays en développement, les membres du G7 ont souligné l’importance des leviers d’action mis en avant par notre directrice générale Kristalina Georgieva, au nom de la Banque mondiale : renforcer la légitimité et la responsabilisation des institutions publiques dans les contextes de fragilité, de conflit et de violence ; lutter contre les principaux facteurs de fragilité en donnant la priorité aux investissements dans la bonne gouvernance, la création d’emplois — notamment pour les jeunes —, l’égalité des sexes et la lutte contre le changement climatique ; agir pour prévenir les conflits et renforcer les partenariats garantissant la cohérence des dimensions d’action humanitaire, de paix et de développement.« Un consensus mondial sans précédent s’impose au plus haut niveau : la collaboration entre les acteurs œuvrant pour la paix, la sécurité et le développement — peu habitués à travailler de concert — doit devenir la “nouvelle norme” pour relever ensemble le défi posé par les situations de fragilité, de conflit et de violence. »
Franck BousquetDirecteur principal de la cellule Fragilité, conflit et violence à la Banque mondiale
Un communiqué conjoint du G7 et du G5 sur le Sahel a par ailleurs fortement insisté sur le rôle majeur du Groupe de la Banque mondiale au Sahel où, en partenariat étroit avec d’autres acteurs, nous avons contribué à investir 6,7 milliards de dollars dans des zones en proie à l’insécurité. Parallèlement à un appel à l’intensification des efforts dans le Sahel, le communiqué a apporté un ferme soutien à notre stratégie relative à la fragilité, aux conflits et à la violence ainsi qu’à la réussite de la dix-neuvième reconstitution des ressources de l’IDA (IDA-19), l’institution du Groupe de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres, ce qui nous permettrait d’accentuer notre lutte contre la fragilité.
La première stratégie du Groupe de la Banque mondiale destinée à remédier aux facteurs de fragilité, de conflit et de violence, en cours d’élaboration, met l’accent sur quatre domaines clés : la prévention en s’attaquant aux causes profondes de la fragilité, le maintien de l’engagement dans les zones touchées par les conflits en liaison avec les partenaires humanitaires et les Nations Unies, l’aide aux pays en transition pour sortir de la fragilité, et le soutien aux réfugiés et aux communautés d’accueil.
Cette approche se traduisait déjà dans IDA-18, qui a doublé le volume des ressources de l’IDA allouées aux situations de fragilité, de conflit et de violence pour les porter à 14 milliards de dollars — un montant sans précédent mobilisé par le Groupe de la Banque mondiale. IDA-18 a également marqué un tournant en orientant l’action de l’Association dans de nouvelles voies, en particulier le soutien au secteur privé qui fournit la majorité des emplois dans les contextes de fragilité. Cette approche stratégique est totalement en phase avec les priorités d’IDA-19 et avec l’augmentation générale de capital, afin de maximiser l’impact du Groupe dans les pays à revenu faible et intermédiaire.
Nous venons de terminer la première phase des consultations sur notre stratégie en matière de fragilité, conflit et violence. En trois mois, nous avons recueilli l’avis de plus de 1 400 parties prenantes dans 85 pays et territoires, lors de réunions en présentiel, au moyen d’un questionnaire en ligne, par courrier électronique et sur les réseaux sociaux. Le vif intérêt et l’appui manifeste de l’ensemble des partenaires et parties prenantes nous motivent encore davantage à élaborer une stratégie qui confortera encore la détermination de notre institution à relever le plus grand défi du monde : mettre fin à l’extrême pauvreté et bâtir une prospérité partagée.
‘Yalta’ des goûts, des couleurs et des hashtags : vous êtes #af19 ou #EEF2019? Calés sur les mêmes dates, à peine le temps de boucler la valise, deux maousses raouts pour voir le monde très différemment. Troisième voie non-alignée, les Québécois avec le #forumae d’Amina Gerba, M.B.A., C.Q.
La fin de l’hiver au Cap ou bien celle de l’été à Vladivostok, choses à vivre en grand écart géopolitique, avec le World Economic Forum pour l’Afrique d’un côté et l’Eastern Economic Forum de l’autre.
Pour visualiser les deux planètes et comprendre l’irréconciliable beauté du divers, on observe les thèmes annoncés et plus encore les « partenaires », ici l’escouade libérale en pleine urticaire de responsabilité durable face au ‘continent du futur’, là-bas l’armée des costauds russes bien décidés à ne pas laisser l’ordre global aux mains des softies.
Côté réjouissances, Le Cap aligne ses vins, ses paysages édéniques et des cafés transgenres. A Vladivostok, les conférenciers pourront suivre un concours de beauté ‘charme-oriental’ et surtout assister au tellurique bang-bang d’arts martiaux mixtes entre Polina et Lyubomira, dite La Lionne.
À l’aide de nouvelles données et méthodes, cette étude démontre comment la conjonction de bactéries, d’eaux usées et de produits chimiques et plastiques peut extirper l’oxygène de l’approvisionnement en eau et transformer l’eau en poison pour les êtres humains et les écosystèmes. Afin d’apporter un éclairage sur la question, la Banque mondiale a constitué la plus grande banque de données au monde sur la qualité de l’eau à partir de données relevées sur le terrain dans des stations de contrôle, au moyen de techniques de télédétection et selon le processus d’apprentissage automatique.
Selon le rapport, le manque d’eau potable réduit la croissance économique d’un tiers. Ses auteurs demandent que l’on accorde, au plan mondial, national et local, une attention immédiate à ces dangers qui menacent aussi bien les pays développés que les pays en développement.
« L’eau propre est un facteur essentiel de croissance économique. La détérioration de la qualité de l’eau entrave la croissance économique, aggrave les problèmes sanitaires, réduit la production de denrées alimentaires et exacerbe la pauvreté dans de nombreux pays », constate David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale. « Les pouvoirs publics doivent prendre d’urgence des mesures pour lutter contre la pollution de l’eau de sorte que les pays puissent croître plus rapidement de manière équitable et durable sur le plan environnemental. »
Lorsque la demande biochimique en oxygène — mesure de la quantité de pollution organique qui se trouve dans l’eau et mesure indirecte de la qualité globale de l’eau — dépasse un certain seuil, la croissance du PIB des régions situées en aval subit une baisse pouvant atteindre un tiers en raison des répercussions sur la santé, l’agriculture et les écosystèmes.
L’azote est l’une des principales causes de la mauvaise qualité de l’eau : répandu sous forme d’engrais sur les terres agricoles, il finit sa course dans les rivières, les lacs et les océans où il se transforme en nitrates. Les enfants exposés aux nitrates dès leur plus jeune âge souffrent de problèmes de croissance et de développement cérébral qui ont des répercussions sur leur santé et, plus tard, sur leur capacité à gagner leur vie à l’âge adulte. Le ruissellement et le déversement dans l’eau de chaque kilogramme d’engrais azoté supplémentaire par hectare sont susceptibles de relever dans une proportion pouvant aller jusqu’à 19 % le niveau de retard de croissance chez les enfants et de réduire de quelque 2 % leurs revenus à l’âge adulte en comparaison des enfants non exposés à ces produits.
Le rapport recommande aux pays de prendre diverses mesures pour améliorer la qualité de l’eau : politiques et normes environnementales ; évaluation exacte des charges polluantes ; systèmes efficaces d’application de la réglementation ; infrastructures de traitement des eaux facilitées par des mesures d’incitation en faveur de l’investissement privé ; communication d’informations fiables et exactes aux ménages pour encourager la participation citoyenne ; etc.
N.B. Financé en partie par le Partenariat mondial pour la sécurité de l’eau et l’assainissement (GWSP), fonds fiduciaire rassemblant plusieurs bailleurs de fonds basé au sein du Pôle mondial d’expertise en Eau de la Banque mondiale, le rapport peut être téléchargé à l’adresse worldbank.org/qualityunknown.
Corvée eau en RDC République Démocratique du Congo
Arsenal et WorldRemit lancent la deuxième édition de Future Stars
Deux entraîneurs de football communautaire, un homme et une femme,
participeront à un programme d’entraînement exclusif avec les entraîneurs
d’Arsenal Football Development à Londres.
WorldRemit, le service de transfert d’argent en ligne, et Arsenal, offrent à un entraîneur et une entraîneuse de football du continent africain ou d’Amérique la chance d’assister à un programme d’entraînement exclusif avec les entraîneurs d’Arsenal Football Development à Londres.
Cette seconde édition du programme « Future
Stars » a été développée par WorldRemit et Arsenal pour célébrer l’impact
positif que les entraîneurs de
football locaux ont sur leurs communautés, en aidant les enfants qu’ils
forment à développer des compétences de vie à la fois sur et en dehors du
terrain.
« Future Stars » est libre et
ouvert aux entraîneurs des jeunes équipes (moins de 16 ans) de toute l’Afrique
et des Amériques. WorldRemit parrainera deux gagnants, un homme et une femme,
qui s’envoleront pour Londres pour un programme d’entraînement personnalisé
avec les entraîneurs d’Arsenal Football Development. Dans le cadre de ce
programme, 20 entraîneurs présélectionnés seront récompensés avec des maillots
d’Arsenal pour leur équipe de jeunes.
Postulez dès maintenant
Les inscriptions sont désormais ouvertes sur www.futurestars.worldremit.com ou via un chatbot sur la page
Facebook de WorldRemit jusqu’au 4 septembre 2019. Pour
participer, les entraîneurs ont simplement besoin de remplir un court
formulaire de demande expliquant pourquoi ils méritent de vivre cette
expérience unique de formation et comment ils l’utiliseraient pour construire
un héritage durable de changement positif à travers le football.
Comment ça marche
Parmi les candidatures en ligne, 20 entraîneurs seront présélectionnés pour
recevoir des maillots d’Arsenal pour leurs équipes. Les candidats seront
évalués en fonction des critères suivants par un panel de juges, dont Catherine
Wines, cofondatrice de WorldRemit ; Simon McManus, entraîneur-chef chez Arsenal
Football Development ; et Marc Thorogood, Business Manager chez Arsenal
Football Development.
Critères de
sélection :
L’engagement de
l’entraîneur à améliorer la vie de sa communauté.
L’impact de
l’entraîneur sur les jeunes de sa communauté.
La force de la
proposition de l’entraîneur de transmettre la plus-value de son entraînement à
son retour.
Sur la liste restreinte des 20, le jury sélectionnera huit entraîneurs
comme finalistes, soit quatre hommes et quatre femmes.
Les histoires des huit finalistes seront partagées sur
www.futurestars.worldremit.com et les gagnants seront choisis en fonction d’un
vote du public sur le site Web.
Andrew
Stewart, directeur général pour le Moyen-Orient et l’Afrique chez WorldRemit, a
déclaré : « Nos clients travaillent dur chaque jour
pour envoyer de l’argent chez eux pour soutenir leurs communautés. Inspirés par
eux, nous avons développé le programme Future Stars avec Arsenal pour mettre en
lumière les entraîneurs de jeunes de différentes communautés qui utilisent leur
passion pour le football pour construire un avenir meilleur pour les autres.
Le
niveau de candidature pour le programme de l’année dernière a dépassé nos
attentes. Nous sommes ravis de bâtir sur ce succès et de célébrer les
contributions incroyables des entraîneurs masculins et féminins de toute
l’Afrique et des Amériques. »
Simon
McManus, entraîneur-chef d’Arsenal Football Development, a déclaré :« L’engagement communautaire a toujours été au cœur de tout ce que
nous faisons et nous continuons à travailler dur pour promouvoir un plus grand
niveau de participation au sport, tant dans le nord de Londres que dans le
monde entier. »
« Le
programme Future Stars vise à reconnaître les entraîneurs pour jeunes à travers
l’Afrique et les Amériques qui rassemblent les communautés et changent des vies
grâce au football. Nous sommes impatients de les célébrer et d’accueillir les
deux entraîneurs gagnants pour s’entraîner avec nous à l’Emirates ! »
Le
gagnant des Future Stars l’an dernier était Hamisi Mohamed de la Young Talents
Soccer Academy. Hamisi a fondé Young Talents, une académie mixte en dehors de
Nairobi, au Kenya, pour rassembler les jeunes membres de sa communauté et les
aider à éviter de tomber dans le tribalisme, l’abus de drogues et la
criminalité.
Hamisi
a déclaré : « S’entrainer
avec Arsenal Football Development a été l’occasion d’une vie. Pour ma propre
formation, j’ai été ravi d’entendre parler de la philosophie d’entraînement
d’Arsenal et de la manière dont il peut réunir des équipes de tous niveaux.
L’échange d’idées et de pratiques est bénéfique pour les deux parties et
conduit à un niveau plus élevé du football au niveau local. Bonne chance aux
Future Stars de cette année ! »
FIN
Le site
Future Stars est ouvert pour les candidatures depuis mercredi 14 août et les
candidatures seront acceptées jusqu’au mercredi 4 septembre 2019, 23h59 BST
(heure d’été britannique)
À
propos de WorldRemit
WorldRemit
change la façon dont les gens envoient de l’argent. C’est facile – il suffit
d’ouvrir l’application ou de visiter le site Web – plus d’agents, plus de files
d’attente.
Envoyer de l’argent
24 heures sur 24, 7 jours sur 7, de 50 à 150 pays.
Plus de façons de
recevoir de l’argent (mobile money, virement bancaire, retrait d’argent et
recharge mobile).
Notre service
clientèle primé est disponible pour aider 24/7.
Plus de 125 000 avis
5 étoiles pour notre application.
Soutenus par Accel,
TCV et Leapfrog, les premiers investisseurs de Facebook, Netflix et Slack.
Le
siège social mondial de WorldRemit se trouve à Londres, au Royaume-Uni, avec
des bureaux aux États-Unis, au Canada, en Afrique du Sud, à Singapour, aux
Philippines, au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande.
À
propos de Arsenal Football Club
Arsenal
est l’un des principaux clubs de football dans le monde, avec une longue tradition
de succès, de pensée progressive et de stabilité financière.
Le club
a été fondé en 1886 à Woolwich, au sud de Londres, avant de s’installer à
Highbury dans le nord de Londres en 1913. Nous avons déménagé à l’Emirates
Stadium en 2006.
Arsenal
a un impressionnant palmarès d’honneur : 13 fois champion de ligue anglaise, 13
fois vainqueur de la FA Cup, deux fois vainqueur de la coupe de la Ligue et une
fois vainqueur de la Coupe des vainqueurs de coupe européenne (1994) et Coupe
de la coupe européenne des foires (1970). De plus, Arsenal Women est le club
anglais le plus titré du football féminin. Ils ont célébré leur 30e saison
l’année dernière.
La
Fondation Arsenal utilise la puissance du football et le nom d’Arsenal pour
inspirer et soutenir les jeunes dans le nord de Londres et à travers le monde.
La Fondation Arsenal recueille des fonds chaque année et travaille avec un
certain nombre de partenaires clés, y compris Save The Children, Islington
Giving, Willow et le Gunners’ Fund. Au niveau local, Arsenal, dans la
Communauté, a mis en œuvre des programmes visant à obtenir des résultats
sociaux positifs depuis plus de 30 ans.
Pour plus d’informations, veuillez visiter arsenal.com
Congo Business Network a organisé un événement sur l’écosystème numérique congolais le 26 juillet 2019 à Kinshasa. Cette conférence a réuni les professionnels du numérique, notamment les ingénieurs, les entrepreneurs de commerce en ligne, les incubateurs, quelques responsables des banques et des sociétés de télécommunications, les start-ups tech, ainsi que la Présidence de la République qui a été représenté par le Cabinet du Conseiller Spécial sur le Numérique. Congo Digital reçoit dans cette interview Noel K. Tshiani, fondateur de Congo Business Network et Bonny Maya, directeur général de Tinda et eMart.cd. Ces deux personnes principales ont travaillé sur ce premier événement du réseau en République démocratique du Congo.
Noel K. Tshiani, parlez-nous de votre parcours et présentez-vous à nos lecteurs s’il vous plaît.
Noel K. Tshiani : Je suis originaire de la République démocratique du Congo, et j’ai vécu aux États-Unis depuis 1996, ce qui va faire 23 ans à la fin de cette année.
Concernant mes études académiques, j’ai trois diplômes de licence en finance, en marketing et en science politique. De plus, j’ai suivi une formation des cadres sur les marchés financiers et la gestion efficace des entreprises à la Wharton School en Philadelphie. J’ai également suivi une autre formation en entrepreneuriat à la Kauffman Foundation à New York.
Je suis actuellement président de Agere Global, une société de conseil en investissement et stratégie commerciale basée à New York.
Aussi, je suis le fondateur de Congo Business Network, un réseau international des professionnels et des entrepreneurs congolais. Sa mission est de connecter les entrepreneurs de la diaspora au monde des affaires au Congo.
Basé aux États-Unis depuis des années, que pouvez-vous nous dire de l’écosystème numérique en Amérique ?
Noel K. Tshiani : L’écosystème numérique en Amérique est composé de 5 acteurs majeurs : les start-ups, les fournisseurs de services Internet, les espaces de travail en commun, les incubateurs et les politiques publiques qui encouragent les initiatives entrepreneuriales.
Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ne pourraient pas exister aujourd’hui sans un écosystème numérique qui fonctionne aux États-Unis, surtout à San Francisco et à New York, les deux villes principales au cœur de l’innovation et la tech en Amérique. La compétitivité numérique des États-Unis est le résultat de start-ups tech qui émergent dans un environnement florissant et qui sont capables de se développer en grandes entreprises dans un marché très concurrentiel (qui exige la démonstration d’une expertise pointue dans un secteur où dans une niche quelconque).
Les espaces de travail en commun ont rendu le coût de démarrage d’une start-up aujourd’hui en Amérique beaucoup plus abordable parce que les entrepreneurs n’ont pas à payer le coût de loyers élevés afin d’avoir un bureau juste pour commencer un business.
La République démocratique du Congo se trouve dans l’écosystème numérique avec plusieurs projets, connaissez-vous quelques acteurs tech qui font bouger cet espace au pays ?
Noel K. Tshiani : Il y a aujourd’hui plusieurs start-ups au Congo dans différents secteurs. On peut facilement trouver des start-ups à travers le pays (à Kinshasa, à Goma, et à Lubumbashi).MaxiCash, MEDpay, Eteyelo, Tinda et Ebutelo font partie des start-ups prometteuses.
MaxiCash s’impose comme une solution de paiement pour les transactions financières. MEDpaysimplifie les paiements des soins de santé pour les membres de la famille. Tinda s’est spécialisédans le service de livraison de produits à domicile. Eteyelo a choisi de moderniser le secteur de l’éducation sur l’étendu du pays. Ebutelo est un logiciel de gestion intégré pour différents types d’entreprises en ligne comme les hôtels, les restaurants et le commerce de détail.
Avec une connaissance des entrepreneurs congolais ainsi que leurs projets dans le numérique, quelles sont les priorités pour vous afin de permettre la croissance des start-ups congolaises ?
Noel K. Tshiani : En tant que fondateur de Congo Business Network, je travaille avec de nombreuses start-ups et je parle avec leurs fondateurs pratiquement tous les jours. Ayant vécu et travaillé aux États-Unis pendant près de 23 ans, lorsque j’analyse l’écosystème start-up au Congo aujourd’hui, je conclus qu’il est au début dans presque tous les domaines.
La priorité pour les entrepreneurs devrait se concentrer sur une formation appropriée en entrepreneuriat, la mise en place de plateformes professionnelles de base telles que les sites Internet, les brochures, la création de pages d’entreprise sur les réseaux sociaux et l’utilisation d’adresses électroniques professionnelles. Ces domaines fondamentaux constitueront une bonne base pour passer à des sujets avancés en entrepreneuriat.
J’ai également observé que la majorité d’entrepreneurs sont très faibles en stratégie commerciale, notamment en compétence marketing, surtout en marketing digital qui nécessite des techniques sophistiquées de micro-ciblage et de segmentation de la clientèle basée sur des traits spécifiques.
Le monde est devenu très globalisé quand il s’agit des activités commerciales dans le numérique. Apprendre l’anglais de base est également une nécessité pour aller loin dans le business car la majorité d’informations sur Internet aujourd’hui sont en anglais, et non en français.
Vous êtes initiateur de plusieurs évènements qui « booste » l’écosystème start-up au Congo. Comment arrivez-vous à organiser ces évènements et surtout celui qui s’est déroulé à Kinshasa le 26 juillet 2019 ?
Noel K. Tshiani : Le premier objectif de nos événements c’est de créer un environnement dans lequel les professionnels et les entrepreneurs dans le réseau peuvent se rencontrer pour discuter un sujet économique clé et, en même temps, proposer des solutions qui contribuent au développement économique du pays.
Le deuxième but de nos conférences c’est de favoriser les opportunités de réseautage pour les adhérents et d’autres participants afin que les entrepreneurs trouvent l’expertise dont l’on a besoin pour travailler sur un projet dans le monde de business. Dans le monde des affaires, les relations sont un atout le plus important qu’un entrepreneur peut avoir, que ce soit avec des investisseurs, des clients, des fournisseurs ou des collaborateurs.
Nous avons organisé de nombreux événements en ligne avec Cisco WebEx et LinkedIn Events, un système pour organiser des événements professionnels, sur de thèmes différents, allant de la solution digitale à la blockchain, et aussi sur l’importance d’appartenir à un réseau d’affairs. Un événement en personne comme celui du 26 juillet 2019 sur l’écosystème numérique a été organisé en collaboration avec plusieurs personnes à travers le monde, l’équipe de base était en Amérique, à Kinshasa et à Brazzaville.
Bonny Maya, parlez-nous de votre parcours et présentez-vous à nos lecteurs s’il vous plaît.
Bonny Maya : Je suis originaire de la République démocratique du Congo, où je vis depuis ma naissance avec ma famille.
J’ai suivi un cursus d’Ingénieur en radio transmission et en développement logiciel que j’ai débuté au pays à l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées, et que j’ai approfondi ensuite avec des cours en ligne.
Concernant mon expérience professionnelle, j’ai occupé des postes en Monétique à la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo ; d’Administrateur système à l’Office Congolais de Contrôle et des Consultants en développement web et marketing digital dans plusieurs entreprises et organisations en RDC.
En 2013, je me suis mis sur mon propre compte en créant ma première entreprise, une agence web à l’époque, qui développait des solutions web sur mesure. Et 3 ans plus tard, en 2016 je fondaiseMart.cd, une plateforme de vente en ligne des provisions alimentaires et qui sert des passerelles de vente pour les producteurs congolais en quête de nouveaux débouchés.
Ensuite en 2018 j’ai lancé Tinda, un service de livraison à domicile pour les vendeurs en ligne et tous les socials sellers, les vendeurs sur Facebook et WhatsApp qui n’ont pas le temps ni les moyens d’assurer les livraisons aux domiciles de leurs clients de tous les produits qu’ils vendent. Et je suis actuellement membre du réseau d’affaires Congo Business Network.
Acteur majeur de l’écosystème numérique congolais que vous êtes, quelles devraient être les priorités du gouvernement pour soutenir les entrepreneurs locaux pour développer les vraies solutions numériques ?
Bonny Maya : À ce jour nous ne pouvons pas parler de développement du pays sans développement de l’écosystème numérique.
Le développement du pays est intrinsèquement lié à celui de l’écosystème numérique. Il est donc primordial aux décideurs politiques de prendre conscience de l’apport du secteur numérique dans le développement de notre pays et de prendre des mesures adéquates.
Nous vivons dans un pays où les megabytes d’Internet est encore un luxe pour bon nombre de personnes, alors que l’accès à Internet fait partie des droits de l’homme. Avoir accès à Internet à un coût abordable comme dans d’autres pays africains relèvera notre écosystème et, de file en aiguille, notre Produit Intérieur Brut.
Cet écosystème utilise des services et des solutions exigeantes en énergie électrique permanente. Comment un Congolais vivant 2 semaines par mois sans électricité pourrait-il espérer rivaliser un jeune d’un autre pays qui ne connaît presque pas de coupure électrique ?
Les droits de douanes pour importer des ordinateurs devraient être revus à la baisse comme le font les autres pays émergents.
L’amélioration de la prise en main des outils technologiques par la formation et l’initiation à l’informatique et aux autres outils technologiques dès les niveaux les plus élémentaires de notre système d’éducation fait partie des piliers majeurs de ce développement. Les enfants tout comme les adultes congolais devraient être initiés à la manipulation des outils informatiques. Et cette stratégie devra être quantifiée, suivie et mesurée par des indicateurs de suivi de performance.
Quelques exemples de ces indicateurs seraient : le nombre d’élèves ayant accès aux outils informatiques dans les écoles ; le nombre d’ordinateurs disponibles par école ; le nombre de centres d’apprentissage à l’informatique disponible par commune ; et le nombre d’élèves ayant suivi les cours d’informatiques pratiques par année.
Avec un nombre des prospects important maîtrisant l’outil technologique, avec une énergie électrique permanente, avec un coût d’Internet au plus bas et avec des droits de douanes des outils informatiques réfléchis, les entrepreneurs locaux peuvent aisément développer des vraies solutions numériques sans rêver d’une manne financière.
Après le premier événement de Congo Business Network le 26 juillet 2019 à Kinshasa sur l’écosystème numérique, quelles étaient vos attentes et êtes-vous certains que vous avez atteint les objectifs de cette conférence au niveau local ?
Bonny Maya : Concernant le premier événement du réseau du 26 juillet 2019 à Kinshasa, il était question d’identifier les priorités pour faire émerger la tech congolaise ensemble avec les acteurs de l’écosystème qui étaient présents. Chose qui a été faite avec brio au vu de la qualité et de la diversité de l’auditoire et des échanges tenues.
Je suis sûr que l’objectif a été largement atteint car une vraie identification des priorités a été faite par tous. Et chaque acteur majeur du numérique en RDC a saisi l’occasion pour comprendre quel serait son rôle dans la construction de cet écosystème en résolvant la part des priorités qui lui incombent.
Noel K. Tshiani et Bonny Maya
Et à la surprise générale, c’est durant cet événement du réseau que les Représentants du Conseiller Spécial sur le Numérique ont annoncé le lancement du Forum sur la validation du Plan National du Numérique prévu pour septembre 2019. Ce plan contiendrait beaucoup d’éléments émanant de nos discussions lors de l’événement.
D’après votre expérience en tant que fondateur de Tinda et eMart.cd vivant en RDC, quels sont les besoins prioritaires des entrepreneurs comme vous pour réussir dans vos activités ?
Bonny Maya : Pour un entrepreneur comme moi, vivant en RDC, les besoins prioritaires pour réussir dans mes activités sont :
Un nombre important des prospects ayant accès à Internet ;
Un profil fiscal et douanier adapté à ma start-up ;
Une existence de business angels et de capital-risque dans le pays ;
Une disponibilité des profils d’informaticiens expérimentés dans des domaines avancés (data analystes et data ingénieurs) ; et
Une prise de conscience des décideurs politiques portant sur la valeur d’avoir des champions locaux à promouvoir et à sécuriser en vue de faire face à la guerre des données, comme le Kenya le fait pour le M-Pesa, le Nigéria pour Jumia ou Iroko.
Vous êtes membre de Congo Business Network. Quels sont les avantages majeurs d’appartenir à ce réseau international des professionnels et des entrepreneurs congolais ?
Bonny Maya :
Être membre de Congo Business Network me permet d’entrer en contact avec des dizaines d’experts congolais dans des domaines variés : propriété intellectuelle, intelligence financière, investissements, fintech et la stratégie commerciale dans les villes principales comme New York, Montréal, Hong Kong, Paris et Johannesburg.
Le réseau me permet de participer à des rencontres de haut niveau dans le domaine de la tech à travers le monde.
Un autre avantage, c’est de bénéficier d’un carnet d’adresses riche afin de bâtir de nouvelles relations d’affaires.
Ensuite, en tant que membre, je suis connecté à des sources d’informations importantes dans mon secteur et dans le monde de business en RDC et en Afrique.
Et finalement, être membre du réseau me donne la capacité de découvrir des opportunités d’affaires grâce aux relations avec d’autres entrepreneurs en Asie, en Amérique et en Europe.
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