Les participants sont invités à envoyer leurs photos, les partager avec leurs réseaux et encourager leurs proches à « ajouter une touche de justice à leur vision du monde ».
La campagne vise à mieux faire connaître la CPI, ses objectifs et l’importance de la justice pénale internationale à l’échelle mondiale
Les auteurs des trois photos qui auront obtenu le plus grand nombre de « j’aime » et de partages recevront un album photo de l’exposition « Justice Matters ». La campagne vise à mieux faire connaître la CPI, ses objectifs et l’importance de la justice pénale internationale à l’échelle mondiale.
#JusticeMatters
Le Journée de la justice pénale internationale marque l’anniversaire de l’adoption, le 17 juillet 1998, du Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, qui vise à prévenir la commission de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et du crime d’agression. Le 17 juillet unit tous ceux qui souhaitent soutenir la justice, promouvoir les droits des victimes, et aider à prévenir les crimes qui menacent la paix, la sécurité et le bien-être dans le monde.
Après le passage des câbles sous-marins ACE et du SAT-3, le Gabon poursuit ses efforts en matière d’évolution du secteur numérique grâce au projet Central African Backbone (CAB4)
Au terme d’une récente mission de contrôle, les principaux acteurs de cet ambitieux projet ont été satisfaits de l’avancée significative des travaux.
La signature du contrat de déploiement de la fibre optique entre l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et de Fréquences et la China Communication Service International en octobre 2014 s’est matérialisée par le début des travaux pour l’interconnexion de 26 villes du Gabon. Les travaux consistent essentiellement en la pose de la fibre optique, la construction de centres techniques, l’interconnexion avec le Congo, le Cameroun et la Guinée-Equatoriale.
La dotation des infrastructures numériques est en cours de finalisation. La phase Une doit permettre de déployer 1100 km de fibre optique pour une durée de travaux de 18 mois. Le Congo déploiera pour sa part environ 540 km de fibre optique.
De nombreux centres techniques sont finalisés (douze sur dix huit prévus), comme ceux d’Owendo, Nkok, Ntoum, Ndjolé, Booué, Lastourville, Koulamoutou, Moanda, Bakoumba, Bongoville, Lékoni et de Franceville; six centres techniques sous-forme de shelter ont été livrés à Oyane, Ayem, Lopé, Mouyabi, Milolé et Lifouta; 82 % de tubes PEHD ont déjà été posé, soit 900 km sur 1100 km. Il ne manque plus que quelques semaines d’efforts pour atteindre Mbinda, le point d’interconnexion avec le Congo.
Au terme d’une récente mission de contrôle, malgré un léger retard de trois mois sur le calendrier initial et quelques difficultés logistiques liées à l’isolement du chemin de fer et au relief particulièrement accidenté dans certaines zones, les principaux acteurs de cet ambitieux projet ont été satisfaits de l’avancée significative des travaux. L’équipe projet est constituée du Ministère de l’Economie Numérique et de la Poste, de l’ANINF, de la Commission Nationale des TIPPEE, de la SPIN et du délégataire AXIONE.
La logistique du projet est la cheville ouvrière de la réussite de ce dernier : 90% des travaux se déroulent en pleine forêt équatoriale, le long du chemin, sans aucun accès routier.
« La SETRAG étant l’unique exploitant du chemin de fer qui n’a qu’une seule voie, il faut s’accommoder d’éviter de monopoliser trop longtemps la voie ferrée », confie un membre du projet. Au terme de ce projet, la SETRAG va pouvoir multiplier par trois le volume de son trafic, qui fera circuler plusieurs trains en même temps ! Une aubaine pour la COMILOG qui pourrait ainsi augmenter considérablement son volume de minerais à exporter.
La livraison des travaux de la phase une est prévue pour le troisième trimestre 2016. L’avancée des travaux relatifs au CAB4 prouvent bien que le Gabon s’attèle à surmonter tout ce qui pourrait empêcher le développement de son secteur du numérique. Cette ambition permettra non seulement de passer aisément à la réalisation des autres phases du projet CAB4, mais en plus de présenter le pays comme une référence du numérique en Afrique centrale. La 4G des opérateurs mobiles pourrait ainsi être présente sur la quasi-totalité du territoire national d’ici la fin de l’année !
D’après les responsables du projet, la phase Une du CAB4, financé par la Banque mondiale pour un montant de 33 millions de dollars, est l’un des plus rentable de la sous-région. En effet, soutiennent-ils, la sélection a été faite par un appel d’offres international, en présence de la Banque mondiale. Le coût de déploiement au kilomètre de la fibre optique avoisine les 12.000 dollars US pour trois fibres d’une qualité certifiée et reconnue au niveau international. Le reste des coûts est destiné à la construction des centres techniques et leur environnement (climatisation, groupes électrogènes, etc). « Un exploit lorsqu’on sait que certains pays africains déploient ces mêmes types d’infrastructures sans appel d’offres pour un coût qui avoisine souvent le triple ! », souffle une source proche du projet CAB4.
L’œuvre est signée par le journaliste et essayiste sénégalais, Cheikh Mbacké Sène qui en est à son deuxième ouvrage
Sène résume, pour l’histoire et à travers cet essai de 150 pages paru aux Editions du Net en France, le passage de Barack Obama à la tête de la plus grande puissance du monde.
En 2008, l’Amérique élit Barack Obama, le premier Afro-américain à présider à la destinée de la plus grande puissance du Monde. Au-delà du caractère historique de son élection, Barack Obama doit réparer les dégâts causés par huit années de règne désastreux de George W. Bush.
Tant au niveau interne qu’international, cet homme dont le charisme planétaire rappelle John Fitzgerald Kennedy, est arrivé en sauveur d’une Amérique engluée dans l’une des plus grandes dépressions économiques de son histoire et de plus en plus abominée pour sa politique impérialiste destructrice. Jamais dans l’histoire, le monde n’a tant attendu d’un seul homme.
« Homme issu de la minorité, Barack Obama a été élu grâce à un mouvement populaire puissant nourri par une jeunesse américaine lassée par huit années de politique impérialiste destructrice, la récession économique, le chômage, le tout à mettre sur le compte de George W. Bush », écrit Cheikh Mbacké Sène. Et de poursuivre : « L’envie de changement de l’Amérique, qui fut immense, croisa les ambitions d’un homme qui a su transcender les lignes et se projeter dans l’avenir en promettant d’apporter des réponses concrètes aux inquiétudes ».
« Face à ces défis multiples et lourds, Barack Obama a trouvé des réponses », estime l’essayiste sénégalais. « Pas toutes certes, mais des réponses et ô combien importantes. Et en termes de bilan de ses deux mandats et indépendamment de son œuvre qui est tout au plus admirable, l’élection de Barack Obama aura été en elle-même la première note positive », complète-t-il.
Barack Obama aura, en fin de compte, mené la rupture avec la « diplomatie du cow-boy » pratiquée par G. W. Bush, « renoue le dialogue et assainit les rapports entre l’Amérique et le reste du Monde. Il posa ainsi les bases d’une…nouvelle Amérique, celle qui réconcilie l’Amérique avec elle-même rappelant aujourd’hui plus que jamais que la race n’est pas une fatalité, mais incontestablement un espoir pour tous ceux qui luttent pour l’égalité entre les personnes de toutes races et de toutes couleurs, et celle qui respecte les autres », conclut Cheikh Mbacké Sène.
L’auteur
Cheikh Mbacke Sene
Cheikh Mbacke Sene
Cheikh Mbacké Sène est un journaliste et essayiste sénégalais spécialisé dans l’analyse et la révision de l’histoire et de l’actualité contemporaine.
Il a déjà publié en 2014, « Lions de la Téranga : Vérités et contre vérités sur les échecs répétés (2003-2013) », un essai à travers lequel l’auteur pose un regard critique sur les faits majeurs et détails qui ont défini le football sénégalais au cours de la décennie 2003-2013.
Le groupe Casino se lançait en 2014 avec Bolloré dans le e-commerce en Afrique
Cdiscount ferme le site Sénégal et Cameroun !
Les salariés du groupe en Afrique confirme la fermeture des deux sites, la nouvelle est tombée par Skype du directeur Afrique…
L’objectif de Cdisount était-t’il trop ambitieux ?
Contrer l’incroyable succès de AIG (Africa Internet Group) plus connu sous le nom de Jumia en Afrique qui rafle avec plus de 71 entreprises le pactole du e-commerce sur le continent Africain. Nous l’avions souvent évoqué, la stratégie gagnante de Jumia c’est de comprendre les business model locaux et de les adapter aux technologies : paiement par carte bleue mais aussi par mobile banking ou paiement à la livraison avec le clic & collect. Avec également un atout de taille qui est d’embaucher localement des experts des cultures et des modes de consommation.
Pas encore de communication officielle du groupe Casino ou de Bolloré
Signe de la fermeture imminente le site est en « maintenance »
La dernière évaluation de la qualité des politiques et des institutions nationales réalisée par la Banque mondiale montre qu’en 2015, la moitié des pays africains affichent des performances relativement faibles dans leur environnement politique en faveur du développement et de la réduction de la pauvreté.
Selon l’Évaluation des politiques et des institutions nationales 2015 (CPIA) pour l’Afrique subsaharienne, sept pays sur trente-huit ont amélioré leur performance tandis que douze pays ont vu leur note décliner. La CPIA évalue la performance et les défis des pays pauvres afin de déterminer l’allocation de prêts à taux zéro et de dons aux pays éligibles au soutien de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale*.
Les notes de la CPIA évaluent la qualité des améliorations des politiques et des institutions en utilisant 16 indicateurs de développement couvrant quatre domaines : la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques d’inclusion sociale et d’équité, ainsi que la gestion et les institutions du secteur public. Les pays sont notés sur une échelle allant de 1 (note la plus faible) à 6 (note la plus élevée) pour chaque indicateur. La note globale de la CPIA correspond à la moyenne des quatre domaines évalués par la CPIA.
La note moyenne de la CPIA pour l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne est de 3,2 en 2015, une performance similaire à celle de l’an dernier. Cette moyenne est aujourd’hui identique à celle de tous les pays éligibles pour des crédits de l’IDA. Grâce à une série de réformes de politiques publiques, le Rwanda est de nouveau en tête du classement avec une note de 4,0, suivi du Cabo Verde, du Kenya et du Sénégal, qui affichent tous les trois une note de 3,8. Des améliorations dans plusieurs domaines ont enrayé la chute de la note du Ghana, qui passe de 3,4 en 2014 à 3,6 en 2015.
Les pays ayant réussi à mettre un terme aux violences ont enregistré des améliorations modestes. Au terme de quatre années consécutives de vastes réformes et d’une amélioration de ses performances, la performance de la Côte d’Ivoire (3,3) relative à l’utilisation équitable des ressources publiques a progressé en 2015, sans que cela se traduise par une amélioration de sa note agrégée de la CPIA. En revanche, les notes du Burundi (3,1) et de la Gambie (2,9) ont été revues à la baisse, démontrant que des conflits et une faible gouvernance peuvent freiner les progrès de développement et les avancées en matière de politiques publiques.
« Bien qu’un certain nombre de pays restent très performants, les pays africains éligibles au soutien de l’IDA accusent toujours un retard dans la qualité de leurs politiques et de leurs institutions, a déclaré Albert Zeufack, Économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. Des mesures urgentes doivent être prises pour parer aux difficultés macroéconomiques croissantes auxquelles font face les pays africains telles que les pressions à la baisse sur les soldes budgétaires et du compte courant, la baisse des réserves de change, la dépréciation des monnaies, l’inflation et un alourdissement du fardeau de la dette. »
Les pays qui ont vu leur note chuter en 2015 sont deux fois plus nombreux que ceux ayant enregistré des progrès. Cette situation résulte en grande partie de la baisse des performances en matière de gestion économique, exacerbée par une conjoncture économique mondiale difficile. Les États fragiles de l’Afrique subsaharienne restent également loin derrière les pays fragiles du reste du monde, en particulier pour la qualité de leurs institutions publiques.
L’analyse montre un ralentissement de l’amélioration de la gouvernance en 2015. Sept pays seulement – le Ghana, les Comores, le Tchad, la Guinée, Madagascar, le Rwanda et le Zimbabwe – ont renforcé leur cadre de gouvernance, contre neuf pays en 2014, tandis que six pays ont enregistré une baisse, contre quatre en 2014. La faible performance des pays africains en matière de gouvernance démontre que la capacité des institutions publiques doit être renforcée afin qu’elles rendent des comptes concernant leurs actions de développement humain, de sécurité et de justice aux citoyens.
« La fin du super cycle des matières premières a mis en lumière les vulnérabilités de la structure des économies de l’Afrique subsaharienne, explique Punam Chuhan-Pole, économiste principal de la région Afrique à la Banque mondiale et auteur de ce rapport. Toutefois, les difficultés actuelles présentent également des opportunités pour accélérer les réformes fondamentales destinées à renforcer la compétitivité et la diversification, lesquelles sont essentielles pour développer les perspectives de croissance et mettre fin à l’extrême pauvreté. »
La journée de l’enfantafricain, a étéinstituée par l’UnionAfricaine en souvenir du massacre de centainesd’enfantslorsd’unemarche pour leursdroitsàSowetodansune « Afrique du Sud apartheid » le 16 juin 1976
A cette occasion, plusieurs pays n’ont pas manquéd’organiserdifférentesactivités pour montrerleur engagement dans la protection de l’enfance. Mais, en dépit de cetengouement pour la cause des enfants, le constatestque la situation de ceux-cisembletrèspréoccupantesur le continent. En témoignent les mariagesd’enfants, phénomène encore observable dans nos Etatsmalgréune prise de conscience, notammentavec le lancementd’unecampagnecontinentaleainsique des plans d’actionsnationauxdans un nombrerestreintmais croissant de pays.
Si le mariaged’enfantest un problèmed’enverguremondiale, ilfautreconnaîtreque le continent africain a l’un des taux de mariagesprécoces les plus élevés au monde. Uneétuderéalisée en 2015 par l’UNICEFrévèle par exemplequ’enAfriquecentrale, 42% des fillessontmariéesouviventmaritalement avant l’âge de 18 ans. En Afriquesubsaharienne, 40% de fillessontconcernéesalorsqu’enAfriqueorientale et australe le mariaged’enfantsaffecte 37% des femmes. Seloncetteétude, si la tendanceactuelle se poursuit, le nombredevrait doubler d’ici 2050. L’Afriquerafleraitalorsàl’Asie du sud la première place sur le triste podium des régionscomptant le nombre le plus élevé de filles-épouses. Un tableau peuélogieux qui traduittoute la difficulté des Etatsafricainsàluttercontrecefléau. C’estque, sous-tendu par plusieursfacteurs, le mariaged’enfantsest un problèmecomplexe et multidimensionnel.
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Il faut d’abord prendre en compte les traditions et normes sociales qui malheureusement cautionnent cette pratique. Dans de nombreux endroits en effet, le mariage des enfantsestune tradition qui persiste de génération en génération et se décline sous différentes formes selon les communautés. Ainsi, dans les communautés rurales du nord-est de l’Ethiopie, on parle de telefa lorsqu’un homme kidnappe, cache et viole une fille, afin de pouvoir prétendre au mariage en tant que père de son enfant à naître. Courante au Ghana, au Bénin et au Togo, la tradition trokosi quant à elle, consiste à offrir une jeune fille vierge à un prêtre local pour obtenir le pardon divin quand un membre de la famille commet un crime. En fait, dans ces traditions, le concept de l’enfant est différent. Dès qu’il montre les premiers signes physiques de puberté, il est déjà considéré comme un adulte. En outre, diverses pratiques sociales telles la faible utilisation de la contraception qui conduit à des grossesses pendant l’adolescence, le souci de renforcer des alliances familiales ou acquérir un statut social et la mauvaise interprétation de la religion peuvent justifier le mariage précoce.
En plus de cet aspect socio-culturel, il faut également relever que la dimension économique constitue un ressort supplémentaire de cette pratique. Pour de nombreuses familles vivant dans la pauvreté, le mariage des enfants est une source de revenus et donc une stratégie de survie économique. Cette attitude témoigne de la faible valeur accordée dans la société aux filles souvent perçues soit comme un fardeau soit comme une marchandise. De plus, donner une fille en mariage est considéré comme un moyen d’assurer sa sécurité, en particulier dans les zones où les filles sont exposées au risque de violence physique ou sexuelle.
Mais, un élément non moins important est la déliquescence de la justice. En effet, dans certains pays, il n’existe pas de lois sanctionnant le mariage de mineurs. Tel est le cas par exemple de la Gambie, de la Guinée équatoriale ou encore du Gabon. Dans d’autres pays, quand bien même elles existent, ces lois ne sont pas appliquées. Dès lors, beaucoup de familles ignorent et enfreignent la loi. Dans certaines régions, cette violation est si répandue que les poursuites sont rares. Pire est la situation dans certains Etat où la loi pénale oblige le violeur à épouser sa victime souvent mineure. Tel a été longtemps le cas en Mozambique jusqu’à la modification du code pénal survenue en 2014.
Quels que soient les facteurs et les justifications invoqués, le mariage des enfants a des conséquences graves et préjudiciables pour les filles. Il compromet leur santé et leur éducation, ainsi que les possibilités de réalisation de leur potentiel. Pour chacune de ces filles, le mariage met fin à leurs rêves, leurs ambitions et parfois même leur vie. Le mariage d’enfants, disons-le, est le viol d’une joie de vivre, le viol d’une confiance, le viol d’un rêve, voire le viol de toute une vie.
Ainsi pour mettre fin à ce fléau, les Etats depuis quelques temps, élaborent des stratégies nationales ou d’autres initiatives. On peut citer, entre autres, la Zambie où une campagne nationale de trois ans a été lancée depuis 2013, ou encore l’Egypte et l’Ethiopie qui ont tous deux mis en place une stratégie nationale en 2014. Mais, bien que la volonté politique d’aborder la question du mariage des enfants semble plus présente que jamais, il est évident qu’il reste beaucoup à faire.
Les gouvernements devraient donc, en collaboration avec les organisations de la société civile, les partenaires du développement, les leaders de communautés locales, et d’autres acteurs, élaborer des plans d’action actionnant tous les leviers culturels, sociaux et économiques. Pour Girls No Brides (une coalition internationale de 500 ONG luttant contre le mariage précoce), ces plans d’actions nationaux doivent inclure l’autonomisation des filles, la mobilisation des familles et des communautés en tant qu’agents du changement, ainsi que la fourniture des services de santé, d’éducation et de justice. En outre, les Etats devraient mettre en un cadre juridique favorable, y compris une législation qui fixe à 18 ans l’âge minimum requis pour le mariage et qui supprime les lacunes juridiques telles que le consentement des parents ou le recours aux lois coutumières. Il faudrait également renforcer les systèmes de registres d’état civil qui enregistre les naissances et mariage. Enfin, la lutte ne peut réussir sans l’autonomisation économique des communautés pauvres et des femmes.
Espérons que ces actions permettront d’avancer vers un monde où le mariage d’enfants n’existe plus, et où les filles et les femmes peuvent réaliser leur plein potentiel dans toutes les sphères de leur existence.
Zakri Blé Eddie, Etudiant en droit, Abidjan-Cocody
Un nouvel indice dans l’écosystème des innovations vers l’Afrique
Le MEDEF International, 1er réseau d’entreprises françaises actives à l’international, et Up Afrique, 1er réseau de start-up françaises opérant sur le continent, s’unissent et créent l’index UP40, rassemblant 40 start-up représentatives de l’innovation française à destination des marchés africains (ville durable, e-commerce, e-santé, énergies renouvelables, financement participatif, agriculture…).
La sélection sera fondée sur des critères quantitatifs – chiffres d’affaires jusqu’à 10 M€/an dont un tiers en Afrique – et qualitatifs – rupture/originalité du modèle économique.
Le réseau UP40 permettra une meilleure coordination des jeunes entrepreneurs français en Afrique, une collaboration plus étroite entre start-up, PME et grands groupes et un fléchage accéléré des investissements vers les projets innovants.
Des évènements ponctueront la vie du réseau dont une première rencontre consacrée au financement (MEDEF International/Paris/T4 2016) et un colloque consacré à la lutte contre le changement climatique et les solutions portées par les start-up françaises (COP22 / Marrakech / T4 2016).
Le réseau UP40 engagera également un dialogue avec les autorités. A cet égard, la création d’un fonds d’amorçage public/privé destiné à investir dans les jeunes entreprises françaises orientées vers l’Afrique et le renforcement de l’espace OHADA comme cadre d’intégration d’un espace d’affaires francophone constituent des axes de réflexion privilégiés.
Pour Frédéric Sanchez, président de MEDEF International : « L’index UP40 reflète la mission de MEDEF International : rassembler les entrepreneurs et chefs d’entreprise qui souhaitent gagner à l’international et dynamiser la France grâce à l’innovation. Les 180 actions collectives menées chaque année par MEDEF International ont toujours fait le pari de la pertinence d’un pacte entre start-up, PME et grandes entreprises, afin de proposer un visage unique du secteur privé français en Afrique comme dans le reste du monde. L’intégration de jeunes entrepreneurs est également essentielle pour pérenniser et renforcer l’offre française sur le continent. »
Pour Fabrice Le Saché, coordinateur de l’index UP40 et cofondateur d’Aera Group : « L’Afrique est une zone d’innovation et de croissance où la compétition mondiale s’exprime avec force. Cette concurrence nous contraint à une critique constructive de notre action. Notre obsession est d’améliorer la performance de nos entreprises en rendant plus lisible notre valeur ajoutée sur le continent et en intégrant les initiatives au lieu de les multiplier. L’index UP40 est un outil au service de cette volonté de redéploiement et d’intégration. Les jeunes entrepreneurs doivent contribuer, par leur mobilisation, à redéfinir la stratégie économique française sur le continent. »
Un événement sur l’innovation, les énergies et le potentiel de l’Afrique en octobre à Paris avec un concours et des dotations
Selon une étude du cabinet Ernst & Young, les investisseurs déjà établis en Afrique considèrent qu’il s’agit de la région du monde la plus attractive. 66 % d’entre eux estiment que le climat des affaires s’est amélioré en 2015 et 81 % pensent que cela sera encore mieux dans les trois prochaines années.
Mais l’Afrique a encore de nombreux défis à relever dans les secteurs des énergies, des infrastructures, de l’éducation, des équipements urbains, des nouvelles technologies de l’information, de l’agriculture, des affaires juridiques. C’est pour ces raisons que Le LAB est né, en marge de la COP21, au coeur des préoccupations africaines. Neuf journées de débats intenses, constructifs ont permis à plus de 3 000 participants dont les 2/3 venus du continent africain de faire entendre leurs voix tournées vers des solutions innovantes et performantes.
Mais au-delà de cette ambition, c’est vers les investisseurs qu’il nous faut nous tourner et les inviter à cesser de considérer l’Afrique à travers leur propre miroir. Arrogants, suffisants sommes-nous souvent qualifiés… forts d’une science africaine infaillible. Cette complexité nous échappe et il est temps que de nouvelles générations, des deux côtés de la Méditerranée, se regardent sur un pied d’égalité. Le développement, hérité du positivisme occidental, comme l’économiste Sénégalais, Felwine Sarr, l’affirme dans son dernier ouvrage « Afrotopia », ne peut plus constituer la principale explication d’une génération d’investisseurs d’un autre temps !
L’Afrique est bien sûr en mouvement et n’a personne à rattraper, à condition aussi de prendre confiance en elle, d’inviter ses enfants à être dignes de leur futur et enfin de proposer un Bonheur National Brut africain correspondant à la vie de chacun, comme une estime de soi retrouvée !
Le LAB apportera sans cesse son expertise, ses interrogations et ses recommandations à cette relation exceptionnelle que nous avons à inventer entre nos peuples.
Eric Bazin, fondateur
Land of African Business organise les African Rethink Awards (ARA), lieu de rencontre privilégié entre des entrepreneurs africains et des investisseurs étrangers
Après une première édition réussie en décembre 2015, les ARA installent un nouveau rendez-vous les 22 et 23 octobre prochain
Ces trophées identifient, analysent et valorisent des start-up portées par de jeunes entrepreneurs africains ou issus de la diaspora, qui entendent répondre efficacement aux problématiques actuelles de mutation sociétale, économique, sociale et environnementale de l’Afrique.
Fort du partenariat initié avec la Mairie de Paris, et son incubateur de start-Up, Paris&Co, les African Rethink Awards dédient à l’entreprenariat africain et de la diaspora deux journées complètes, les 22 et 23 octobre 2016, 100 jeunes dirigeants sont invités à venir présenter leur concept d’entreprise et concourront pour les ARA.
4 catégories de Trophées pour l’édition 2016
Les ARA remetent quatre catégories de prix pour encourager les lauréats, leur offrir un soutien financier, leur apporter une visibilité internationale et favoriser des opportunités de networking.
‣ Le Grand Prix, doté de 5 000 €
Ce prix a pour objet de récompenser l’entrepreneur(se) africain(e) ou issu(e) de la diaspora présentant le business plan le plus performant, à la fois pour répondre efficacement aux besoins de la population et pour générer des changements tangibles, positifs et concrets en Afrique. À travers ce trophée, le partenaire veut souligner l’exemplarité de l’engagement de l’entrepreneur, son esprit d’initiative et sa contribution à la promotion de l’entreprenariat en Afrique, levier incontournable du développement.
‣ Le Prix de l’Entrepreneriat Féminin, doté de 3 000€
Ce prix récompense l’entrepreneuriat féminin africain ou issu de la diaspora, l’exemplarité de son projet et sa contribution à la transition vers un modèle économique viable et durable en Afrique. Le partenaire veut ainsi saluer et encourager le dynamisme des femmes, porteuses de start-up créatives, ambitieuses et pérennes.
‣ Le Prix de la Diaspora doté de 3 000 €
Ce prix récompense un(e) entrepreneur(se) issu(e) de la diaspora africaine, pour son initiative exemplaires qui contribue à la transition vers un modèle économique viable et durable en Afrique. Le partenaire entend ainsi encourager les initiatives entrepreneuriales de la diaspora dans le monde et l’inciter à partager son expérience, bénéficiant aux populations africaines et au développement du continent.
‣ Le Prix Coup de Coeur du Jury
Ce prix, décerné par la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale (SEIN), sera remis par son président Olivier Mousson, et récompensera une start-up à fort potentiel qui participe à la transition vers un modèle économique viable et durable en Afrique.
Fondateur de StartupBRICS, le premier blog en français couvrant l’actualité Startup des pays émergents, Samir Abdelkrim annonce le lancement de Startup Lions un livre qui retrace le projet #TECHAfrique et présente les acteurs africains du numérique.
Une campagne de financement participative est actuellement en cours pour pré-acheter le livre Startup Lions et financer son édition.
Startup Lions
#TECHAfrique, une initiative entrepreneuriale pour rencontrer et mettre en avant les acteurs de l’Afrique numérique
Au mois de mai 2014, Samir Abdelkrim partait en immersion au sein des écosystèmes digitaux de 20 pays africains pour y rencontrer les communautés startups et comprendre leurs dynamiques. Il a ainsi passé presque une année et demi – à dénicher les meilleures pépites technologiques et les talents de l’Afrique qui innove et qu’il a mis en avant à travers ses articles, ou dans les grandes conférences internationales à laquelle il fût invité à s’exprimer comme Speaker comme durant le grand festival South By South West d’Austin, ainsi que durant le Sommet Global de l’Entrepreneuriat de Marrakech, une conférence qui s’est tenue en 2015 et qui fut initiée par le Président Barack Obama.
Ayant rencontré Samir lors de nombreux événement, je soutiens avec Info Afrique ce projet qui mettra en avant l’incroyable effervescence de l’entrepreneuriat et des nouvelles technologies en Afrique, Samir est très connecté avec la réalité du terrain et c’est un avantage indéniable. Thierry Barbaut directeur de Stratégie Afrique
Startup Lions, le guide sur la révolution startup africaine
Au sein des incubateurs, hubs technologiques, espaces de coworking et autres FabLabs explorés en Afrique, Samir Abdelkrim s’est entretenu avec des centaines de jeunes entrepreneurs qui incarnent la révolution startup africaine et se battent chaque jour pour apporter des solutions aux difficultés du quotidien, dans tous les domaines : santé, agriculture, finance, transports, etc. Du Rwanda au Sénégal, de la Tunisie à la Côte d’Ivoire en passant par le Bénin, le Kenya ou encore Madagascar.
« Startup Lions est une aventure humaine retraçant, au travers de 200 pages, les écosystèmes startups et les témoignages de ces entrepreneurs courageux et passionnés qui, en dépit de difficultés parfois colossales, ont décidé de prendre tous les risques pour avoir un impact positif sur leur ville, leur pays, et au final sur l’ensemble de leur continent, grâce au numérique », commente Samir Abdelkrim.
#TECHAfrique, soutenu par plusieurs acteurs digitaux de la French Tech, est une mission terrain en direction de l’Afrique des Startups – jeunes pousses, mentors, incubateurs, FabLabs – qui vise à mettre en lumière ceux qui feront battre le pouls numérique du continent africain. http://techafrique.startupbrics.com/ – @samirabdelkrim
C’est fait, 51% des Anglais choisissent de quitter l’Europe, le Brexit est une réalité et pour de nombreux experts ce sera une catastrophe économique pour l’Angleterre
Quel va en être l’impact sur l’Afrique, quel changement pour la monnaie Européenne ?
Ce que est sur c’est que l’onde de choc est mondiale et que les réactions venant d’Afrique sont nombreuses, nous y reviendront avec un dossier complet.
La porte de l’Europe vers l’Afrique, Gibraltar sous le feu des projecteurs
«Le gouvernement espagnol prend note avec tristesse du résultat du référendum», a déclaré Mariano Rajoy quelques minutes après l’annonce de la démission de David Cameron. Le chef de l’exécutif espagnol par intérim s’est exprimé du Palais de la Moncloa, sa résidence officielle, pour adresser un message «de sérénité et de tranquillité».
Rajoy a voulu rassurer les Espagnols, en indiquant que «les traités prévoient un processus négocié et ordonné de sortie qui durera au moins de deux ans». En particulier, il a indiqué aux plus de 100.000 ressortissants au Royaume-Uni que «leurs droits restent pleinement en vigueur», jusqu’à la sortie effective de l’Union européenne, dont il a estimé qu’elle se produirait après un délai «d’au moins deux ans».
De son côté, le ministre des Affaires étrangères, José Manuel García-Margallo, a sauté sur l’occasion pour réitérer ses revendications sur Gibraltar, le minuscule territoire britannique au sud de la péninsule ibérique, dont l’Espagne a perdu la souveraineté il y a trois cents ans. «Le drapeau espagnol est aujourd’hui beaucoup plus proche du rocher de Gibraltar», a déclaré le ministre lors d’une interview radiophonique.
«L’Espagne doit dire au Conseil européen que Gibraltar ne peut pas faire partie d’un nouveau cadre de relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Ce doit être un sujet bilatéral, à négocier uniquement entre le Royaume-Uni et l’Espagne, a indiqué le ministre. Celui-ci a proposé la «formule espagnole» pour que ce territoire, qui a voté à 96% pour rester dans l’Union européenne, continue d’avoir accès au marché unique: «une co-souveraineté durant un certain temps, puis une restitution de Gibraltar à l’Espagne».
L’impact économique du Brexit sur les autres pays
Les principales Bourses européennes devraient plonger. Selon le courtier britannique CMC Markets, la Bourse de Londres va perdre autour de 7% tandis que celle de Francfort est attendue en chute de 6%.
Le retour de bâton devrait donc être violent sur les marchés qui avaient largement misé ces derniers jours sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. « La portée exacte de l’impact économique et sur les marchés financiers du Brexit ne sera pas claire avant un moment, mais il est certain qu’il sera très perturbateur à court terme et qu’il pèsera sur la croissance économique et l’emploi à plus long-terme, particulièrement au Royaume-Uni », a affirmé ce vendredi matin l’IIF, association internationale des acteurs de la finance (banques, fonds privés, assureurs, banques centrales, fonds souverains).
Un effet déjà important sur les marchés financiers
L’effet sur les marchés est déjà important puisque la livre sterling est tombée à son plus bas niveau depuis 1985, alors que les places boursières asiatiques ont perdu pied. La Bourse de Tokyo ainsi lâché près de 8%. Les investisseurs se sont rués en revanche sur les valeurs refuges, comme le yen ou l’or, qui a bondi à son plus haut niveau depuis mars 2014.
Africa Internet Group connecte aujourd’hui l’ensemble de ses entreprises sous une seule marque, Jumia. Un seul écosystème pour 9 compagnies
Africa Internet Group connecte aujourd’hui l’ensemble de ses entreprises sous une seule marque, Jumia. Avec pour vision “Vous ouvrir de nouveaux horizons », l’écosystème Jumia donne accès à l’ensemble des produits et services de ses 9 sites référents.
En 4 ans, Africa Internet Group, aujourd’hui Jumia, s’est imposé comme le n°1 du e-commerce en Afrique, en construisant et développant ses services, couvrant l’ensemble des secteurs de l’économie digitale et devenus leaders sur leurs marchés.
Julia au Nigéria
“ Nous nous sommes lancés dans cette aventure car nous sommes convaincus qu’internet peut transformer la vie des gens en Afrique. En unissant l’ensemble de nos services, nous serons à même de mieux répondre aux aspirations de nos clients. Nous rendons cela possible en mettant à leur disposition des sites et des applications conçus pour leur donner un accès facilité à l’ensemble de nos produits et services, et en leur garantissant une offre de qualité et au meilleur prix dans un cadre fiable et pratique”, déclarent Sacha Poignonnec et Jérémy Hodara, fondateurs et co-CEOs de Jumia.
Les clients trouveront ainsi sur Jumia tout ce dont ils peuvent avoir besoin dans leur vie de tous les jours : Grandes marques de mode et d’électronique sur Jumia, produits issus des commerces locaux sur Jumia Market (précédemment Kaymu), réservation d’hôtels sur Jumia Travel (précédemment Jovago), livraison de repas sur Jumia Food (précédemment Hellofood), petites annonces sur Jumia Deals (précédemment Vendito), immobilier sur Jumia House (précédemment Lamudi), emplois sur Jumia Jobs (précédemment Everjobs), voitures sur Jumia Car (précédemment Carmudi), sans oublier les solutions logistiques sur Jumia Services (précédemment AIGX).
Les vendeurs et partenaires de Jumia vont également bénéficier de ce changement, avec la garantie de plus de visibilité et d’opportunités. Chaque jour, des milliers de restaurants, d’hôtels, de petits commerçants, de marques, d’agents immobiliers, de concessionnaires, de grandes entreprises et de sociétés de livraison trouvent de nouveaux clients grâce à Jumia, avec pour conséquence un développement de leur business et un impact positif pour l’économie africaine.
“Opérer sous une seule marque nous permet de proposer davantage de services à nos clients et partenaires. Nous souhaitons établir une marque inspirant de la confiance et de l’attachement à l’ensemble de nos clients et partenaires en Afrique”, complètent les deux fondateurs.
La nouvelle vision de Jumia, «Expand your horizons», exprime l’ambition du groupe de transformer la vie des gens en surmontant les défis technologiques et d’offrir à tous les Africains la possibilité d’accéder à des services et des produits de grande qualité quel que soit l’endroit où ils se trouvent.
Hong Kong est en tête tandis que Kinshasa monte en flèche sur l’échelle de la 22ème Enquête sur le coût de la vie effectuée par Mercer
Luanda reste l’une des villes les plus chères pour les employés expatriés
Johannesburg baisse de quatorze places et Le Cap (Cape Town) de huit places comparativement à l’enquête de 2015.
Malgré les marchés mondiaux volatiles et les problèmes de sécurité toujours plus préoccupants, les organismes continuent à tirer parti de stratégies d’expansion mondiale afin de rester concurrents et de croître. Pourtant, peu d’organismes sont préparés aux défis que les événements mondiaux posent à leurs affaires, y compris l’impact sur le coût des packages offerts aux expatriés.
La 22ème enquête de Mercer sur le coût de la vie trouve que les facteurs tels que les fluctuations monétaires, l’inflation des coûts des biens et services et l’instabilité des prix du logement contribuent au coût de la rémunération des employés expatriés en mission internationale.
Luanda une des villes les plus chères du monde
« Malgré les avances technologiques et la montée d’une main-d’œuvre connectée à l’échelon mondial, le déploiement d’employés expatriés reste un aspect toujours plus important de la stratégie de toute entreprise multinationale compétitive, » a indiqué Il y a Bonic, principal associé et président du service de Gestion des Talents de Mercer. « Toutefois, face à la volatilité des marchés et à une croissance économique ralentie dans de nombreuses régions du monde, il est essentiel de veiller à la rentabilité et de garder à l’œil notamment la rémunération des employés expatriés. Au fur et à mesure que les organismes continuent d’ambitionner une croissance rapide susceptible de les imposer à l’échelon mondial, il leur faut des données exactes et transparentes afin de pouvoir rémunérer d’une manière équitable tous les types de missions, y compris celles à court terme et de statut dit « local plus » (avec package de rémunération dit « local plus » pour expatriés).
Selon l’enquête Mercer de 2016 sur le coût de la vie, Hong Kong se trouve en tête de la liste des villes les plus chères pour les employés expatriés, reléguant ainsi Luanda (Angola) en deuxième position. Zurich et Singapour restent en troisième et quatrième position respectivement tandis que Tokyo occupe désormais la cinquième place, ayant grimpé de six crans depuis l’an dernier. Kinshasa, qui occupait la treizième place, est désormais classé sixième, apparaissant ainsi pour la première fois dans les 10 villes les plus chères.
D’autres villes figurant dans les 10 premières villes les plus chères pour les expatriés sont Shanghai (7), Genève (8), N’Djamena (9) et Pékin (10). Les villes les moins chères du monde pour les employés expatriés, d’après l’enquête de Mercer, sont Windhoek (209), Le Cap (208) et Bichkek (207).
Cette enquête de Mercer – largement reconnue et une des plus exhaustives du monde – est destinée à aider les entreprises multinationales et les gouvernements à déterminer leurs stratégies de rémunération pour leurs employés expatriés. La ville de New York est utilisée comme base de toutes les comparaisons et les fluctuations monétaires sont mesurées par rapport au dollar US. L’enquête comprend plus de 375 villes dans le monde entier ; le classement de cette année comprend 209 villes sur cinq continents et mesure le coût comparatif de plus de 200 éléments dans chaque lieu, y compris le logement, les transports, l’alimentation, l’habillement, les articles ménagers et les divertissements.
« La tâche de maximiser le retour sur investissement à partir de ressources réduites et face à des pénuries de talents à l’échelle mondiale rend plus difficiles les initiatives de croissance des multinationales, » a dit M. Bonic. « Les organismes doivent s’assurer qu’ils sont en mesure de faciliter les démarches nécessaires pour générer des résultats commerciaux en offrant des régimes de rémunération équitables et concurrentiels. »
M. Bonic a précisé que les coûts des biens et services fluctuent avec l’inflation et la volatilité monétaire, ce qui vient majorer ou minorer les coûts des missions à l’étranger. De faibles niveaux d’inflation se sont traduits par des hausses de coûts assez constantes partout dans le monde.
Les Amériques
Les villes des États-Unis ont grimpé les échelons en raison de l’appréciation du dollar US face aux autres grandes monnaies, ainsi qu’en raison de la chute importante de nombreuses villes dans d’autres régions, ce qui a entraîné le reclassement vers le haut de la liste des villes des États-Unis. New York, la ville la plus chère de la région, est montée de cinq crans pour occuper la 11ème place. San Francisco (26) et Los Angeles (27) ont grimpé de onze et neuf places respectivement par rapport à l’an dernier, tandis que Seattle (83) a bondi de vingt-trois places.
En Amérique du Sud, Buenos Aires (41) a été classée la ville la plus chère malgré une chute de vingt-deux places par rapport à l’an dernier. Porto Rico (67) arrive en deuxième place pour la région, en montant de vingt-deux crans. La majorité des autres villes d’Amérique du Sud ont baissé en raison de l’affaiblissement des monnaies par rapport au dollar US, malgré la hausse des prix des biens et services dans des pays tels que le Brésil, l’Argentine ou l’Uruguay. En particulier, São Paolo (128) et Rio de Janeiro (156) ont reculé de quatre-vingt-huit et quatre-vingt-neuf places respectivement, malgré une forte hausse des prix des biens et services. Lima (141) est descendue de dix-neuf places et Bogota (190) de quarante-deux places. Managua (192) est la ville la moins chère en Amérique du Sud. Caracas (Venezuela) a été exclue du classement en raison de la situation monétaire complexe ; son classement aurait varié considérablement selon le taux de change officiel sélectionné.
Les villes canadiennes ont continué leur chute dans le classement de cette année en raison du dollar canadien affaibli. La ville la plus chère du pays, Vancouver (142), a chuté de vingt-trois places. Toronto (143) a baissé de dix-sept places, tandis que Montréal (155) et Calgary (162) sont descendues de quinze et de seize places respectivement.
Les prix excessifs du logement locatif pour les employés expatriés à Luanda contribuent très fort à son statut inchangé en tant qu’une des villes les plus chères
Europe, Moyen-Orient et Afrique
Deux villes d’Europe sont classées parmi les 10 premières villes les plus chères du monde. Numéro trois dans le classement mondial, Zurich reste la ville européenne la plus chère, suivie de Genève (8), qui est descendue de trois crans par rapport à l’an dernier. La ville européenne qui suit Genève dans le classement, Berne (13), a baissé de quatre places comparativement à l’an dernier suite à l’affaiblissement du franc suisse par rapport au dollar US.
Plusieurs villes en Europe sont restées relativement constantes en raison de la stabilité de l’euro par rapport au dollar US. Paris (44), Vienne (54) et Rome (58) sont demeurés quasiment inchangées par comparaison avec l’an dernier, tandis que Copenhague (24) et Saint-Pétersbourg (152) sont restées à la même position.
D’autres villes, y compris Oslo (59) et Moscou (67), ont chuté de vingt-et-une et dix-sept places respectivement, en raison des pertes de valeur considérables des monnaies locales par rapport au dollar US. Au Royaume-Uni, Londres (17) et Birmingham (96) sont descendues de cinq et six places respectivement, tandis que les villes allemandes de Munich (77), Francfort (88) et Düsseldorf (107) ont grimpé dans la liste.
Quelques villes en Europe de l’Est et centrale ont également grimpé dans la liste, notamment Kiev (176) et Tirana (186) qui sont montées de huit et douze places respectivement.
Tel-Aviv (19) demeure la ville la plus chère du Moyen-Orient pour les employés expatriés, suivi de Dubaï (21), Abou Dhabi (25) et Beyrouth (50). Djeddah (121) reste la ville la moins chère de la région tout en ayant bondi de trente places. « Plusieurs villes du Moyen-Orient ont avancé dans le classement, poussées par le déclin d’autres régions, et en raison de la forte hausse des prix du logement locatif pour les employés expatriés, notamment à Abou Dhabi et à Djeddah, » a précisé Mme Constantin-Métral.
Si la ville angolaise de Luanda (2) n’est plus en tête de liste, elle n’en demeure pas moins la ville la plus chère d’Afrique, suivie de Kinshasa (6), qui a grimpé six échelons depuis 2015. Avançant d’un cran, N’Djamena (9) est la ville Africaine placée après Kinshasa, suivie de Lagos (13), au Nigeria, qui est montée de sept crans. La capitale de la Namibie, Windhoek (209), descendue de trois places, est classée comme la ville la moins chère de la région et à l’échelle mondiale. Johannesburg et Le Cap ont également chuté – de quatorze et huit places respectivement.
« La volatilité des taux de change dans la plupart des monnaies africaines et l’impact de celle-ci sur l’inflation, à plus ou moins brève échéance, contribue directement aux résultats variables comparativement à l’an 2015. Les prix excessifs du logement locatif pour les employés expatriés à Luanda contribuent très fort à son statut inchangé en tant qu’une des villes les plus chères au monde du point de vue du coût de la vie, » a expliqué M. Carl Van Heerden, Chef de la mobilité internationale pour la région Afrique chez Mercer.
Asie-Pacifique
Cette année, Hong Kong (1) est devenue la ville la plus chère pour les expatriés tant en Asie qu’à l’échelle mondiale tandis que Luanda est passée du premier au deuxième rang en raison de l’affaiblissement de sa monnaie locale. Singapour (4) est restée stable tandis que Tokyo (5) a grimpé six échelons, suivi de Shanghai (7) et Pékin (10). Shenzhen (12) est montée de deux places tandis que Séoul (15) et Guangzhou, Chine (18), ont glissé de sept et trois places respectivement.
« L’appréciation du yen japonais a fait monter les villes japonaises dans le classement, » a ajouté Mme Constantin-Métral. « Cependant, les villes chinoises sont descendues en raison de l’affaiblissement du yuan par rapport au dollar US. »
Mumbai (82) est la ville la plus chère de l’Inde, suivie de New Delhi (130) et Chennai (158). Kolkata (194) et Bangalore (180) sont les villes indiennes les moins chères figurant dans le classement. Ailleurs en Asie, Bangkok (74), Kuala Lumpur (151) et Hanoï (106) ont chuté spectaculairement de vingt-neuf, trente-huit et vingt places respectivement. Bakou (172) a connu la chute la plus draconienne en perdant plus de cent places. La ville d’Achkhabad au Turkménistan a grimpé soixante-et-un échelons pour occuper la 66ème place dans le classement mondial.
Les villes australiennes ont marqué quelques-unes des chutes les plus dramatiques du classement de cette année en raison de la dépréciation de la monnaie locale par rapport au dollar US. Brisbane (96) et Canberra (98) ont chuté de trente et trente-trois places respectivement, tandis que Sydney (42), la ville australienne classée la plus chère pour les employés expatriés, a connu une chute relativement modérée de onze places. Melbourne est descendue de vingt-quatre crans pour occuper la 71ème place.
Mercer produit un rapport individuel sur le coût de la vie et le prix du logement locatif pour chaque ville étudiée. Pour de plus amples renseignements sur le classement des villes, visiter mercer.com/col. Pour acheter des exemplaires de rapports individuels par ville, visiter imercer.com/products/cost-of-living.aspx ou appeler Mercer Client Services à Varsovie au +48 22 434 5383.
Les abonnés Orange Money en France peuvent désormais transférer de l’argent via leur mobile vers d’autres clients Orange Money situés en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal
ALEDA (www.ALEDA.fr), spécialiste français des solutions de paiements dématérialisés et du transfert d’argent, s’impose comme acteur de premier plan dans le récent déploiement du service Orange Money. Lancé le 15 juin dernier, Orange Money, solution de paiement mobile, a été mise en place grâce à l’alliance de deux savoir-faire, ceux d’Orange et d’Aleda, premier distributeur à déployer ce service sur le territoire français. Il permettra aux clients de l’opérateur de transférer des fonds à leurs proches, à partir de leur téléphone mobile, vers la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal, ainsi que dans le périmètre de l’Hexagone.
L’apport d’Aleda dans le projet Orange Money
Grossiste partenaire historique d’Orange pour la distribution des offres en téléphonie prépayée, Aleda représentait une valeur ajoutée à plus d’un titre dans ce projet :
– La typologie de son réseau de points de vente, fortement implanté au plus près des communautés, s’avérait des plus pertinentes dans le cadre du lancement de l’offre Orange Money. Près de 4000 points de vente de proximité indépendants œuvrent avec Aleda pour ce qui concerne les transactions dématérialisées, tels que le rechargement mobile, les codes de monnaie électronique ou le transfert d’argent.
– Aleda, premier grossiste en téléphonie en France à être agréé par les opérateurs pour la vente des offres prépayées sur le web, dispose également d’une forte expertise sur le digital. Comme le précise Pascal Roudier, Président du groupe Aleda : « Les innovations technologiques développées par nos équipes ont été des accélérateurs dans la mise en œuvre d’Orange Money en France. Notre application Sepia pour tablettes et smartphones permet l’identification des consommateurs et nos applications dédiées rendent possible la gestion des transactions ».
Un réseau commercial voué à l’expansion
Le réseau a été initialisé lors d’un pilote en juillet 2015 avec l’ouverture, avenue de St Ouen à Paris, d’une première boutique Orange Money équipée des solutions techniques développées et gérées par Aleda. Lequel a ensuite déployé cette offre dans une quarantaine de points de vente en France. Toutefois, du fait du maillage conséquent propre à Aleda, « ce n’est qu’un début » pour Daniel Frenet, Directeur associé au sein du groupe : « notre réseau de points de vente indépendants va rendre plus accessible encore ce nouveau service aux personnes désirant recharger en France leur compte Orange Money ».
La patronne des patrons, Mme MiriemBensalah-Chaqroun a déclaré : « qu’aucun pays àtraversl’histoire de l’industrien’a bâtiuneéconomiepérennesur des bas salaires ».
D’aucunslui répliqueront: oui, maisquefaîtes-vous de la Chine, de la Corée du Sud, et de tous les autrestigres et dragons asiatiques, qui ontprofité de leur main d’œuvrequalifiée et bon marché pour en faire un avantage comparatifdans la course à la compétitivité ? Celle-cipeut porter soitsur le prix de vente (compétitivité-prix), soitsurd’autresavantagescomme l’innovation et la qualité (compétitivité-hors-prix).
Certes, les pays du Sud-Estasiatique se sontappuyés, et continuent de le faire pour certains, sur le bassalaire pour attirer des investisseursétrangers et exporter. Néanmoins, unetellestratégien’estni viable nisoutenablesur le long terme, en l’occurrence pour le Maroc. Pourquoi? Pour plusieurs raisons.
D’abord, parceque la compétitivité ne peut se réduire au coût du travail. Sans parler de la compétitivité hors-prix fondéesur la qualité et l’innovation. Cellebaséesur le prix dépendaussi du coût du capital et des coûts de transactions liés aux complexités des cadres juridique et réglementaire. Par ailleurs, suite aux différentesréévaluations du SMIG au Maroc, cetavantagecomparatif du bas salaire ne cesse de s’effriter au point que le travailleurmarocainestdevenu plus chercomparativementàd’autres pays telsque la Corée du Sud, Taïwan, la Malaisieou encore la Turquie. Et même en l’absence de salaire minimum,rappelonsque plus uneéconomieexporte, plus elle attire d’investisseursétrangers. Dans le même temps, la demandesur le marché du travail augmente et les salariésdemandent la revalorisation de leursalaire,c’estmathématique. L’exemple de la Chine estédifiantàcesujet, puisqu’entre 2000 et 2009, en moins de 10 ans, le salairehorairedansl’industrie a triplé. Celaexpliquepourquoi la Chine a déjàcommencéà délocaliserdans des pays où la main d’œuvreestmoinschère, notamment au Vietnam, au Bangladesh, en Ethiopieou encore en Egypte, pour ne citerqueceux-ci.
Ensuite, compteruniquementsur les bas salaires pour attirer des investisseursétrangersdans le but de relancer la croissanceéconomique, revientàcroirequ’ilexisteune course au bas salaire. Saufque, si le bas salaireétait le seulcritère, comment expliqueralorsque les pays développés, où le coût du travail est plus élevé, attirent plus d’IDEque les pays moinsdéveloppés ? Si cette course existe, c’estuniquement pour des biens de bas de gamme. Pour les autresbiens, des critèressupplémentairespèsentdans la balance.
Enfin, limiter sacompétitivitéàcelle des salaires, revientà rester cantonnédans des activitésàfaiblevaleurajoutée et àfaiblecontenutechnologique. Car on voit mal comment un investisseur de produitshigh-tech investiradans un pays uniquementparcequesestravailleurssont bon marché, sans vérifiers’ilssontassezqualifiés. Faire valoiruniquement le bas salaire, pourraitcondamnerl’économieà rester à unstadeprécaire de développementindustriel et technologique, ce qui bienévidemment ne favorise pas sacroissanceà long terme. A cetitre la Chine, citée en modèle par les pays en voie de développement, et face àl’essoufflement de sacroissance, doit changer de modèle passer d’uneéconomie « bas degamme » baséesur le bas salaireàuneéconomie « de gammemoyenne» tirée non seulement par les exportations maisaussi par la demandeintérieure et l’émergenced’uneclassemoyenne.
Dès lors, quand on s’inscrit dans une perspective de long terme, et quand on tient compte des différents aspects de la compétitivité (prix et qualité), les propos de la patronne des patrons sonnent juste. Bien sûr, les sources de compétitivité sont légion, mais au regard de la contrainte d’espace, j’aimerais insister ici uniquement sur un aspect souvent passé sous silence, alors qu’il est déterminant, à savoir la productivité du travail.
S’il est vrai que l’on peut obtenir des produits compétitifs grâce à des salaires bas, il est tout à fait possible de réduire le coût de total avec des travailleurs plus productifs, qui permettront non seulement d’avoir une production plus élevée, mais aussi de faire des économies dans l’utilisation des autres facteurs de production, grâce justement à leur efficacité. Ainsi, dans l’hypothèse d’une convergence, c’est-à-dire d’un rapprochement, des salaires dans tous les pays, et c’est ce qui arrivera à terme, ce qui va faire la différence ce n’est pas le coût de travail mais c’est la productivité de travail.
Or, si l’on observe la productivité du travail au Maroc, elle traine loin derrière celle de ses principaux concurrents sur les marchés européens, tels que la Pologne, la Turquie et la Roumanie, mais aussi loin derrière les grands pays émergents asiatiques, à savoir la Chine, l’Inde et l’Indonésie. De même, les estimations de la Banque Mondiale montrent que le rythme de progression de la productivité du travail dans les économies émergentes dépasse 4% alors qu’il se situe dans le cas du Maroc autour de 2,5% par an.
La productivité du travail dépend de la qualité du capital humain et de la technologie et management utilisés. L’amélioration de la qualité du capital humain passe inéluctablement par la refonte du système d’éducation et de formation professionnelle. Sans une main d’œuvre qualifiée et efficace, le Maroc ne peut converger vers une économie productive à haute valeur ajoutée comme l’ont pu faire des économies comme la Corée du sud par exemple. De même, sans l’amélioration des procédés technologiques et de management utilisés, il est impensable d’espérer l’avancement de cette productivité. Cela passe par la consolidation de l’ouverture de notre économie pour profiter des bienfaits de transfert technologique et de la concurrence. D’ailleurs, si les gains de productivité ont principalement bénéficié à un nombre limité de secteurs au Maroc : les télécommunications, les transports, les services financiers (la banque et l’assurance), c’est parce que des réformes considérables ont été introduites dans ces secteurs en les ouvrant à la privatisation et à la concurrence. Contrairement à des secteurs comme l’agriculture, les BTP et l’industrie où les gains de productivité sont restés plus modestes.
Somme toute, malgré les avancées indéniables réalisées par le Maroc, le chemin reste long pour aller vers une meilleure compétitivité, gage d’une croissance pérenne et inclusive. L’amélioration de la productivité du travail, permettra non seulement de consolider notre compétitivité-prix, mais également de converger vers une compétitivité basée sur la qualité et l’innovation. Pour y arriver, la qualité du capital humain est primordiale. On ne le répétera jamais assez, il n’y a de richesses que d’hommes.
Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économieàl’université Sultan MoulaySlimane
Grâce à un projet soutenu par la Banque mondiale, l’entreprise Gold Coast Fruits est parvenue à se hisser au quatrième rang des exportateurs d’ananas du Ghana.
Le projet a permis de financer les services d’un consultant venu du Costa Rica pour former les agriculteurs à l’utilisation des engrais, au sarclage et au désherbage, à l’application de produits chimiques et aux systèmes de drainage.
Le succès de l’entreprise bénéficie aux ouvriers et aux communautés environnantes, puisqu’elle soutient des projets de développement social, environnemental et économique.
Pendant pratiquement huit ans, les agriculteurs travaillant pour Gold Coast Fruits ont planté, rangée après rangée, des plantules d’ananas sur quelque 400 hectares de terres. Ensuite, toutes les trois semaines, ils venaient sarcler, désherber et engraisser le terrain à la main. Puis ils laissaient faire la nature.
Au moment de la récolte, plus d’un an après, au lieu de fruits charnus, juteux et sucrés, les ouvriers retrouvaient des plantes malades, des fruits gorgés d’eau, peu sucrés voire excessivement acides et trop petits pour être commercialisés. L’exploitation perdait ainsi jusqu’à 40 % de ses récoltes.
« Pendant la saison des pluies, il suffit de perdre deux centimètres de couche arable pour perdre la majorité des éléments nutritifs », explique Richard Kudjonu, responsable de l’éducation au commerce équitable sur l’exploitation. « Les ananas ne grossissaient pas suffisamment et manquaient de goût, sans parler d’une apparence peu appétissante. Il n’y a pas de miracle : vous cueillez ce que vous avez planté. »
Cette situation a perduré jusqu’en 2013, lorsque le responsable de l’exploitation Patrick Osei Serebour a postulé pour un financement du Fonds pour le développement des compétences, soutenu en partie par la Banque mondiale à travers son Projet d’appui au développement des compétences et des technologies au Ghana. Grâce à l’allocation de 247 920 cedis ghanéens (61 220 dollars), Gold Coast Fruits a pu s’adjoindre les services avisés d’un consultant originaire du Costa Rica, l’un des plus gros exportateurs d’ananas au monde.
« Ce projet soutient les chefs d’entreprise en leur laissant toute latitude pour utiliser les fonds en fonction des besoins les plus pressants », souligne Peter Darvas, ancien responsable du projet. « Certaines entreprises ont choisi de former leur personnel, d’autres de privilégier les échanges de connaissances. Dans tous les cas, cela a permis d’avoir une main-d’œuvre plus solide, mieux outillée et plus compétitive. »
Le consultant a formé les ouvriers agricoles aux pratiques agronomiques nécessaires pour produire une nouvelle variété d’ananas, le MD2, qui se conserve longtemps et dont la forme cylindrique caractéristique permet un empilement facile sur les étals des commerçants. Les zones de plantation ont été drainées, pour éviter que l’eau ne stagne au pied des plantes et ne provoque des maladies. Les agriculteurs ont appris à utiliser les engrais selon un dosage idéal pour obtenir les meilleurs fruits. Et ils se sont convertis aux pulvérisateurs mécaniques pour épandre les engrais et les désherbants, bien plus efficaces que les méthodes manuelles habituelles.
« Quand nous travaillions à la main, nous propagions les maladies d’une plante à l’autre avec nos vêtements. Ensuite, il fallait dépenser beaucoup d’argent pour soigner les ananas », raconte George Dzibolosu, responsable du sarclage, du désherbage, des engrais et des produits chimiques. « Maintenant, nous savons qu’en limitant le nombre de personnes en contact avec les plantes, nous réduisons la propagation des maladies. »
Ces changements ont permis d’obtenir des ananas dont la qualité fait désormais la réputation de l’entreprise qui, sur les 55 tonnes produites par hectare, en exporte 45 tonnes vers l’Europe, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient, ce qui fait d’elle le quatrième exportateur d’ananas du Ghana.
« Nous ne sommes pas forcément les mieux placés en termes de volume, mais la qualité de notre production est constante », note Patrick Osei Serebour. « Et nos ananas sont vraiment excellents. »
La réussite de Gold Coast Fruits a également eu des retombées positives sur les employés et les communautés environnantes. Grâce au principe du commerce équitable, les agriculteurs et les ouvriers touchent une rémunération juste et des sommes supplémentaires à investir dans des projets de développement social, environnemental ou économique.
« La prime du commerce équitable leur est directement versée sur un compte distinct », indique Richard Kudjonu, qui rappelle aussi que les projets sont choisis de manière collégiale. « Le commerce équitable bénéficie aux familles, aux ouvriers et à leurs communautés. » Car 60 % au moins des ouvriers vivent à proximité de l’exploitation.
Parmi les domaines dans lesquels les ouvriers ont investi leur prime, le renforcement des capacités. Cela leur permet, quand ils ne travaillent pas sur l’exploitation, de réfléchir à de nouvelles vocations — une recherche financée par l’entreprise.
« Nous ne voulons pas que les ouvriers soient uniquement tributaires de l’argent qu’ils gagnent ici, avec les ananas », explique George Dzibolosu. « Nous voulons qu’ils apprennent un métier qu’ils auront choisi, qu’ils acquièrent d’autres compétences et qu’ils puissent avoir une autre source de revenu. »
Certains se sont déjà formés à l’art du batik, à la boulangerie, à la coiffure ou au métier de chauffeur. Les fonds ont également été investis dans des programmes d’éducation sanitaire, ou ils ont servi à payer les études secondaires des enfants des ouvriers ou encore à améliorer la nutrition de tous en subventionnant le déjeuner de chaque travailleur.
Selon Patrick Osei Serebour, grâce à leurs acquis, les cultivateurs envisagent désormais d’augmenter les volumes de production et d’améliorer leur compétitivité. « Nous espérons exporter cette année entre 50 et 55 tonnes d’ananas », conclut-il. « Nous ne rattraperons pas les autres du jour au lendemain, mais nous finirons par y arriver. »
Uneseulepersonne de moins de 35 ans au gouvernement, moins de 10% de jeunes au Parlementivoirien…
Pourtant, près de 70% de la population ontmoins de 35 ans et la listeélectoraleestdominée par les jeunes. Cesderniers constituent doncl’essentiel de la population ivoirienne et de l’effectif des partispolitiques.
Seulement, ilspeinentà occuper des postesconséquents, en dépit de leurferveur et de leur engagement en politique. Ceparadoxeestinquiétant et suscite de vives interrogations. D’aucunsproposent la discrimination positive via les quotas pour améliorer la représentativitépolitique des jeunes. Est-ce pertinent ?
Les partisans du système de quota avancentplusieurs raisons pour justifier son adoption. D’abord, Ils estimentque les quotas sontcorrectifsd’uneirrégularité et qu’iln’existed’autres alternatives que de forcer la réparation des disparités par le système de quotas qui permetd’obtenirrapidementl’équilibrequel’on désireatteindre. Le systèmeauraitdoncl’avantage de l’efficacité. Ensuite, ilssoutiennentquel’inscription des quotas dans la loiaideraitàcontourner la résistancetraditionnelle.
Certainsdirigeantspolitiquessont hermétiques aux discours et à la sensibilisation en faveurd’uneapproche-jeunes. Pour eux, un poste politiqueestl’aboutissementd’unelonguelutte et n’est par conséquentréservéqu’auxpersonnesd’un certain âge qui jouissentd’uneprésomptiond’expérience et de compétence. Ilss’appuientmêmesur des proverbesafricains qui dénotent de l’encragesocioculturel du mal comme : « Un vieillardassisvoit plus loin qu’unjeunehommedebout », « Les enfantssaventcourir, mais ne savent pas se cacher », etc. Autant de proverbesinfantilisant la jeunesse et luiôtanttoussoupçons de responsabilités. Les quotas permettraientalors de passer outrecespréjugés et d’imposer les jeunes. Enfin, les jeunespromus par le système de quotas pourraientconstituerunevitrine, des modèles, des références, qui aideraient la société àréaliserque la jeunessepeutdiriger et motiverainsi les jeunesàs’engagerdavantage en politique.
Ces arguments, bienquepartant de bonnes intentions, sontdiscutables. Loin d’êtreune solution, lesystème de quota estproblématique et pourraitbienêtre la porteouverteàl’incompétence et àl’irresponsabilité. En effet, les postesoccupésdanscette configuration ne relèvent pas de la compétence,mais de l’obligation. Il estclairque la nécessité de l’application de tellesloisdéboucheraitsurl’émergencede personnesdont le seulmériteestd’êtredans la tranched’âgedéfinie par les textes.
De même, ce système renforce le soupçon sur les politiques car l’accès au poste sera dévalorisé même pour ceux qui ont la compétence, puisqu’aux yeux des citoyens ils ont eu leur poste grâce au quota. Le soupçon sur la compétence est l’odieux corollaire des politiques de discrimination positive.
Dans la même veine, ce système n’est pas forcément un bon signal donné à la société. En effet, la faible responsabilisation sociale est due, en partie, aux pesanteurs, clichés, préjugés sociaux. Ceux-ci ne disparaitront pas parce que l’on impose des jeunes à certains postes. Cependant, il est difficile d’apprécier la valeur et le mérite d’une autorité qui, loin de résulter d’une appréciation de ses capacités, ne l’est qu’en faveur de l’application de la contrainte du quota. Au final, l’effet recherché est complètement inverse et l’admiration recherchée fait plutôt place à l’accentuation des résistances à la responsabilisation des jeunes.
En outre, dans un tel contexte, le quota fixé risque, plutôt que d’être un nombre planché, de devenir un chiffre plafond. En d’autres termes, si le mal n’est pas traité à la racine et que l’on se borne à définir un nombre de jeunes à certains postes, la dynamique de responsabilisation peinera à s’enclencher et le nombre de jeunes ne dépassera pas celui prévu par les textes. Le système de quotas ne s’attaque donc pas au mal, il ne fait qu’en couvrir les symptômes puisque l’on traite une discrimination avec une autre discrimination. Cela nourrira le ressentiment de ceux qui ne bénéficient pas de telles mesures de discrimination positive et donc, avoir l’effet inverse que celui recherché.
Par ailleurs, le système de quotas est injuste puisqu’il piétine le principe d’égalité de tous devant le droit. En effet, il réserve un certain nombre de sièges à une catégorie définie : les jeunes, ceci au détriment des autres couches sociales. En d’autres termes, en voulant régler le problème de responsabilisation politique des jeunes, le système de quotas fait naître d’autres disparités et freine le mérite d’autres personnes peut-être plus compétentes. Les postes qui devaient résulter d’une saine appréciation des compétences, sont finalement l’émanation d’une course inégalitaire déjà remportée par les jeunes avant même le coup de sifflet de départ.
En définitive, le système de quotas part d’une bonne intention. Seulement, il n’est guère curatif, ne donnant qu’un semblant de résultats d’ailleurs édulcorés par de nombreux vices. En effet, ce système de quotas entretient une situation de rente au profit des jeunes discriminés sans leur donner les vrais moyens de s’en sortir. De même, ce système incite les autorités à ne plus faire d’effort pour prendre le problème à bras-le-corps.
Dès lors, la solution est à rechercher ailleurs, notamment dans le changement radical des règles du jeu politique qui constituent souvent des barrières à l’entrée pour les jeunes: les structures de jeunesses des partis politiques qui isolent les jeunes de la direction des partis, la caution excessive de 20 millions de FCFA du candidat à l’élection présidentielle, son âge minimum 40 ans trop élevé etc.
Telles sont les véritables réformes à envisager, en plus de la sensibilisation à mener, en vue de faire du jeune un authentique acteur de changement.
GohiHugesArnaud, Doctorant au Laboratoired’EtudesConstitutionnelles Administrative et Politique(LECAP) de l’UniversitéFélixHouphouëtBoignyd’Abidjan. Le 15 juin 2016.
Une Afrique positive dynamique mise en avant par le team Afrobytes
À la Gaîté Lyrique, les participants ont pu apprécier le dynamisme des écosystèmes digitaux du Kenya (iHub), du Rwanda (kLab), du Sénégal (CTIC) et de l’Ethiopie (XHub et IceAddis). Les intervenants de la Silicon Valley, du Royaume-Uni et de Africa Internet Group, 1ère « Licorne » africaine, ont permis de souligner de nouveau tout le potentiel du marché digital africain pour les investisseurs à la recherche de retour sur investissement.
Démonstration a été faite de la pertinence du « Mobile First Continent » pour les startups européennes et les grandes entreprises à la recherche de nouveaux relais de croissance, annonce Ammin Youssouf fondateur d’Afrobytes
La tenue de la seconde conférence au Medef a permis de mettre en avant les usages liés à la téléphonie mobile largement diffusés en Afrique et peu adoptés en Europe que ce soit dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, des fintechs ou encore de l’emploi. Il s’agissait pour Afrobytes de montrer que les nouvelles pistes d’atterrissage du business en Afrique sont résolument technologiques.
En présence d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’État chargée du numérique, de Marc Rennard, Directeur Général Adjoint Expérience client et services financiers sur mobile d’Orange, Afrobytes a annoncé le lancement de son Lab dont les premiers membres sont IDVIU-VR et VRCorp. Il s’agira de rendre accessibles les technologies de réalité virtuelle aux développeurs hébergés chez les hubs et incubateurs africains partenaires.
La rencontre a réuni la presse internationale et surtout panafricaine et a eu un fort écho sur les réseaux sociaux. Ainsi, le Hashtag #Afrobytes a été « Trend Topic » dans l’après-midi du 10 juin avant le match d’ouverture de la coupe d’Europe et a potentiellement atteint plus de 18 millions d’utilisateurs (« reach twitter »). Chiffres qui soulignent qu’aujourd’hui l’Afrique et son potentiel de croissance lié au digital sont loin d’être un sujet de niche mais un véritable enjeu sociétal et économique.
Mandatory Credit: Photo by REX/Shutterstock (4881053e)
Bill Gates
Facebook for The Global Citizen event, London, Britain - 23 Jun 2015
Il est préférable d’élever des poules que d’apprendre à utiliser un ordinateur pour sortir de la pauvreté indique Bill Gates, et il a raison
L’information et le post de Bill Gates est bien sur à remettre dans son contexte mais c’est une évidence, en Afrique il faut gérer les priorités, et se nourrir passe avant l’informatique.
Un axe majeur est bien sur de générer rapidement des activités génératrices de revenus et c’est la aussi plus facile avec un élevage qu’avec un ordinateur !
Mieux vaut élever des poules qu’avoir un ordinateur pour sortir de l’extrême pauvreté, conseille Bill Gates, l’homme le plus riche du monde et fondateur de l’empire Microsoft.
«Il me semble assez évident que n’importe qui vivant dans l’extrême pauvreté, se trouve mieux loti s’il a des poules», a écrit le milliardaire philanthrope cette semaine sur son site internet GatesNotes.com.
Bill Gates, à la tête d’une fortune de 75 milliards de dollars, a expliqué que sa fondation Bill et Melinda Gates s’était associée à l’ONG Heifer International pour donner 100 000 poules à des familles d’Afrique sub-saharienne vivant avec moins de 2 dollars par jour.
L’objectif, a expliqué M. Gates, est que 30% des familles rurales de cette région élèvent des poules vaccinées, contre 5% actuellement.
L’investissement est efficace, estime-t-il, car l’élevage de poule est peu coûteux, elles se reproduisent rapidement et les oeufs et la viande de poulet représentent des apports nutritifs importants.
Enfin, estime Bill Gates, l’élevage de poules est un moyen de renforcer le rôle des femmes
«Parce que ce sont de petits animaux qui restent près de la maison, dans de nombreuses cultures ils sont associés aux femmes, contrairement au bétail plus imposant comme les chèvres ou les bovins. Les femmes qui vendent du poulet sont enclines à réinvestir leurs profits auprès de leur famille», analyse ainsi le milliardaire.
Une bouffée d’oxygène pour le développement du secteur agricole au Sénégal avec la somme de 10 millions d’euros accordé par l’Agence Française de Développement à l’état sénégalais
Monsieur Amadou BA, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal et Monsieur Rémy RIOUX, Directeur Général de l’Agence Française de Développement, en présence de Monsieur Papa Abdoulaye SECK, Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural et de Monsieur Malick NDIAYE, Directeur Général de la Caisse Nationale du Crédit Agricole du Sénégal, signent ce lundi 13 juin 2016 la convention de financement relative à une ligne de crédit dédiée au financement de l’investissement agricole au Sénégal.
Ce prêt concessionnel d’un montant global de 15 millions d’euros – soit environ 10 milliards de FCFA -, accordé par l’Agence Française de Développement à l’Etat du Sénégal, sera intégralement rétrocédé à la Caisse Nationale du Crédit Agricole (CNCAS) et affecté au financement de l’investissement agricole, en particulier dans les exploitations familiales. Il est complété par une subvention de 300.000 € pour appuyer la CNCAS notamment sur les aspects environnementaux et sociaux du projet.
Le projet a pour finalité de contribuer à lever deux des principaux freins au développement de l’agriculture sénégalaise : l’accès au financement long-terme et l’insuffisance des équipements. Il appuiera la réalisation d’investissements permettant la modernisation, la diversification et l’extension des activités des exploitations agricoles et des organisations professionnelles, dans des filières agricoles à fort potentiel. Plus spécifiquement, il visera à :
Augmenter les superficies aménagées et la production, notamment céréalière.
Améliorer la compétitivité des filières agricoles.
Faciliter l’insertion des jeunes et des femmes dans l’agriculture, notamment dans la commercialisation et la transformation des produits agricoles.
Le réseau social géan LinkedIn sera dans le giron de Microsoft fin 2016
Un rachat pour 26,2 milliards de dollars, c’est le prix à payer pour disposer de plusieurs millions de profils professionnels, la preuve que ce sont bien les datas que les géants des nouvelles technologies recherchent !
Microsoft déploie sa stratégie pour accroître son offre à destination des professionnels. Lundi, le groupe informatique a annoncé le rachat de LinkedIn, le réseau social professionnel américain. L’opération, annoncée sur le site officiel du groupe LKD est clair : 26,2 milliards de dollars pour la transaction.
«L’équipe de LinkedIn a construit une entreprise solide, capable de mettre en contact les professionnels du monde entier», a expliqué Satya Nadella
Le PDG de Microsoft, précise «Ensemble, nous pouvons accélérer cette croissance.» Il précise que LinkedIn gardera son PDG, Jeff Weiner.
Créé en 2003, LinkedIn est un réseau social dédié à la recherche d’emploi et à la construction d’un réseau professionnel. Il revendique aujourd’hui plus de 433 millions de membres dans le monde, dont 11 millions en France. Plus de 105 millions se connectent tous les mois au site ou à l’application. Au fil des ans, le site a étoffé son offre. On peut aujourd’hui utiliser LinkedIn pour s’envoyer des messages privés ou publier des articles de blog. Le site a également beaucoup investi dans les technologies mobile. Plus de 60% de ses utilisateurs utilisent ses services sur smartphone ou tablette. Son chiffre d’affaires annuel est de plus de 3 milliards de dollars, dont les deux tiers venant des offres payantes à destination des recruteurs et des entreprises.
Des services à destination des professionnels
Microsoft, de son côté, renforce son offre à destination du monde professionnel. Le groupe informatique a beaucoup investi dans ce secteur récemment. Il mise notamment sur la version dématérialisée de sa suite de logiciels bureautique, Office 365, afin de séduire les entreprises. Cette dernière compte aujourd’hui 22,2 millions d’abonnés dans le monde. C’est la branche mobile avec les piètres performances de Windows Mobile qui pénalise le plus le groupe.
President Abdelaziz bouteflika, le président de l'Algérie
L’Algérieva de mal en pis
Le pouvoir en place qui a, littéralementdilapidél’embelliefinancière du pétrole, au lieu de sortir le pays de son marasmesocioéconomique, ne veut pas lâcher prise. Voyantl’état de santé du Président de la Républiques’affaiblir de jour en jour, ils’obstineàchercher un successeur pour l’imposer.
Le citoyenaura-t-il son mot à dire ?
Pas sûr ! D’abord, parceque, sil’onregardel’histoirepolitique de l’Algérie, la souveraineté du peuplen’ajamaisété le souci du RégimeAlgériendepuis 1962, quecesoit pour élire les dirigeants, ou pour adopter les textesfondamentauxengageantl’avenir du pays sur les plans politique, économique, social et culturel. Dans le choix de sesdirigeants, le peuplealgérien a, depuisl’indépendance et jusqu’àce jour, étémisàl’écart. Il estconsultélorsd’unemascaraded’élections, sousl’égide du parti unique, aprèsque le Présidentaitreçu la caution de l’arméeou des clans faisant office de famillerévolutionnaire.
President Abdelaziz bouteflika, le président de l’Algérie
La Constitution quantàelle, a étéélaborésurmesure par tous les Présidents de la République qui se sontsuccédés. Elle estd’ailleursconstamment source de discorde.
On a pu noter un semblantd’ouverturedémocratiqueàl’issue des évènements du 5 octobre 1988 mais, rapidement, les consultations populairesontétédétournées et le bourrage des urnes a occulté la voix du peuple.
Sous le règne de Bouteflika, la Constitution a étéréviséeàtrois reprises sans avoirrecours au référendumpopulaire. Bouteflika a préféré la voixparlementaire : l’Assemblée et le Sénat. Lors de la révision de 2008, le Président a déverrouillé un article limitantàdeux le nombre de mandats du Président. Bouteflika a ainsibrigué un troisième et un quatrièmemandatd’unemanièrecontroversée. La révisionconstitutionnelle de 2016 esttruffée de renvois aux loisorganiquesce qui rend la lecture compliquée et floue.
AjoutonsàcelaqueBouteflika a suréduirevoireanéantirl’action de l’armée en déstructurant le DRS (département du renseignement et de la sécurité), ce qui lui a permis de régner en maitre et sans partage en affaiblissant les institutions de l’Etat. Outre la généralisation de la corruption àtous les niveaux (l’affaireKhallifa, l’affaireSonatrach I et II…), l’Algérie, en dépit de sesimportantesrichesses, connaîtuneprécarisation de tout un pan de sasociété. Quant au parlement et au Sénat qui devraient porter la voix du peuplealgérien, ils se sonttransformés en simples chambresd’enregistrement.
Ensuite, notonsque les richessesgénérées par la rentepétrolièreprofitentessentiellementàuneoligarchieconstituée des proches du président, de chefs de partispolitiques et de syndicatasservis, de patrons d’entreprisesprivéesamis du pouvoir, de responsables de journaux et de chaines de télévision, et biensûr de la caste militaire et d’autres corps constitués. Pour justementpréservercesavantages, cetteoligarchie fait tout pour bloquer la voix du peuple et étouffertoutes les réformesdémocratiquesallantcontresesintérêts.
Pour gardersarente, cetteoligarchieveilleàceque le successeursoitissu du sérail. Le but étant de continueràcontrôlerl’économie et de profiter de la mannepétrolière. Les mégaprojetsd’infrastructures, en apparenced’intérêtgénéral (comme la réalisation de l’autorouteest-ouest, de l’extension du réseauferroviaire, la grandemosquée de la capitaleou encore l’achèvement des travaux du métrod’Alger), ontpermis des détournementscolossaux. Celaexpliqued’ailleurs la médiocrequalité des ouvrages.
Enfin, le successeur au pouvoirdevraveilleràsauvegarder les intérêts des partenaireséconomiquesoccidentauxnotamment les ÉtatsUnis et la France. Cesderniersdétiennent en effetune part substantielle des marchés en Algériedansdifférentssecteurséconomiques (entreautres :hydrocarbure, automobile, industriepharmaceutique).
Ainsi les dirigeants de ces pays occidentaux, anciennespuissancescoloniales, pour maintenirleurspositionnementéconomique, soutiennentcesrégimesdespotiques et totalitaires qui pour se maintenir au pouvoirentretiennentl’abrutissement de leursadministrés et usent de la tyrannie et de l’arbitrairecontre les intellectuels pour mieux les mâter.
Somme toute, la conjugaison de touscesfacteurslaissepeu de chance pour que le peuplealgérienexprimesavéritablevolonté, àmoinsd’unerévolutionmiraculeuse. Certes, le peuplealgérienestpeut-êtrerendusceptiqueoufrileux face au changement, notamment en raison de la décennie noire (années 90), maiscela ne veut pas dire qu’ildoit se résigner. Le changement ne pourraitvenirque de la base populaire, car ceux qui sont au sommetn’ontaucunintérêtà le faire.
Par BOUHASSOUNELahouari, journalistealgérien Avec Libre Afrique
L’édition 2016 du Classement mondial de la liberté de la presse, que Reporters sans frontières (RSF) a publiée le 20 avril 2016, met en évidence une dégradation profonde et préoccupante de la liberté de la presse dans le monde.
L’indice global décline de 13,6% par rapport à 2013
A l’occasion de la parution du Classement, l’organisation établit depuis 2013 un indice mondial et des indices par continents, qui permettent d’évaluer la performance générale des pays en matière de liberté de la presse. Plus l’indice est élevé, pire est la situation. Or l’indice mondial, à 3719 points l’an dernier, s’inscrit cette année à 3857 points, soit une détérioration de 3,71% et de 13,6% par rapport à la situation de 2013.
La Tunisie gagne 30 places et s’affiche au 96ème rang sur 180 pays au Classement de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières (RSF) en 2016.
Classement mondial de la liberté de la presse 2016 : la paranoïa des dirigeants contre les journalistes
Reporters sans frontières (RSF) dévoile l’édition 2016 du Classement mondial de la liberté de la presse. L’évolution générale témoigne d’un climat de peur généralisée et de tensions qui s’ajoute à une emprise des Etats et des intérêts privés de plus en plus grande sur les rédactions.
Les journalistes d’Afrique harcelés, entre terrorisme, conflits armés et crises électorales
Sur le continent africain, les journalistes semblent souffrir de plus en plus des violations de la liberté de la presse. C’est au Soudan du Sud (140ème) que l’on observe l’évolution la pire, avec une perte de 15 places au Classement. Dans ce pays miné par une guerre civile depuis 2013, les journalistes sont victimes des violences du conflit et de la campagne d’intimidation mise en place par les autorités.
Moyen-Orient Afrique du nord : les reporters victimes des stratégies de la terreur
La région Afrique du nord/Moyen-Orient demeure l’une des plus difficiles et dangereuses du monde pour les journalistes. Ces derniers y sont en de nombreux endroits pris en étau entre factions, belligérants, groupes radicaux et Etats aux comportements extrêmes, souvent adeptes de stratégies de la terreur. Entre terrorisme et abus de la lutte anti-terroriste, où trouver une place pour le journalisme indépendant ? La liste des entraves à la liberté de la presse, qui comprend les lignes traditionnelles à ne pas franchir – liées à la politique (familles dirigeantes) ou à la religion (blasphème, apostasie), ne cesse de s’allonger.
Aux Amériques, le journalisme au bout du flingue et de la matraque
La situation de la liberté de la presse s’est dégradée en 2015 sur le continent américain. La raison ? Des tensions politiques grandissantes dans de nombreux pays, alimentées par la récession économique, les incertitudes sur l’avenir et les replis communautaires.
Une belle carte postale pour les journalistes du Pacifique, mais pas pour l’Asie
La grande majorité des pays d’Asie enregistrent une dégradation significative ou une relative stagnation de leur situation en matière de liberté de la presse. Auparavant considérés comme des modèles régionaux, les démocraties d’Asie orientale déclinent.
Le “tour de vis” sur la presse dans l’ancien espace soviétique
Dans l’ancien espace soviétique, la situation de la liberté de la presse est toujours plus catastrophique. Près des deux tiers des pays de la région pointent autour ou derrière la 150ème place du Classement, et leurs scores ne cessent de se dégrader.
L’Europe menacée par ses démons et ceux du monde
La tendance amorcée en Europe lors du Classement 2015, à savoir une érosion du modèle, tend à se confirmer en 2016 : détournement du contre-espionnage et de la lutte contre le terrorisme, adoption de lois permettant une surveillance à grande échelle, augmentation des conflits d’intérêts, mainmise de plus en plus grande des autorités sur les médias publics et parfois privés, le continent où la liberté de la presse est en moyenne la plus grande ne s’illustre pas par une trajectoire positive.
Au Maroc, on a coutume de dire que les Marocainsn’aiment pas trop prendre de risques, donc, ils ne seraient pas faits pour être entrepreneurs
Cettevisonpessimisteestd’autant plus facilement adoptéeque la préférence des entrepreneurs marocainsvavers les projets de petite envergure, àrentabilitégarantieouàretoursurinvestissementrapide (Les domaines des services, du commerce, du BTP, concentrentprès de 90% des créationsd’entreprises).
Certes, la peur du risqueexiste, maisil y a, d’une part, le risquenatureldanssa raison d’être, celuiconsistantàaccepter de passer àl’actemêmesil’onn’est pas sûr de cequel’onvagagner plus tard.Selonl’économistefrançais, Richard Cantillon, c’estl’essencemême de l’acted’entreprendre. Et d’autrepart, il y a le risque qui estartificiellementcréé par des lois, des réglementations, des politiquesaussibieninstablesqu’inadéquates.
Le risqueestmieuxacceptési la peur de l’échecestfaible et cettepeurestréduitesi le coût de l’échecn’est pas trop important. Or, quandvousregardez, par exemple, la complexité de la procédure de liquidation (en cas de faillited’uneentreprise) au Maroc, tout estréuni pour quel’échecd’uneentreprisesoit un véritabledrameéconomique et social. En effet, dans le Doing Business 2016, le Marocesttrès malclassépuisqu’iloccupe la 130ème place sur 189 pays. Celareflètel’indigence de cetteprocédure. Ainsi, ilfaudrait 3 ans et demi de délai en moyennecontre 1 an et 7 moisdans les pays d’OCDE. Quant au coût de la procédure, ilreste exorbitant puisqueils’élèveà 18% du patrimoinecontre 9% seulementdans les pays de l’OCDE. Avecunetellelenteur et un telcoût, iln’est pas étonnantquen’importequel entrepreneurpotentielappréhende la possibilitéd’échec. A titred’image, sil’onexige de tous les futursmariés de payeruneindemnitéélevée en cas de divorce, il y aura peu de nouveaux mariés. On en déduiraque les jeunesn’ont plus le goût du mariage, alorsque le problèmeestailleurs. Quand le coût de sortie estélevé, onappréhende tout simplementl’entrée.
Toujoursdans le mêmeordred’idées, les entrepreneurs marocainspotentielspayentsouvent le prix cheràcause des mauvaischoix de politiquesmacroéconomiques. A titred’exemple, sivouspreneztous lesgouvernementsdepuisl’indépendance, ilsontsuiviunepolitiquebudgétaireexpansionniste pour stimulerla croissance: subventions à la consommation des ménages, investissements publics. Sauf, quecettepolitiques’esttraduite par un excès des dépensespubliques qui a conduit àl’explosion de l’endettement. La crise des années 80 esttoujourslà pour en témoigner. Cetendettementexcessif de l’Etat fait peser ungrosrisquesurl’investissementprivé car celadévalorise la monnaienationale, soit en raison de ladégradation de la note souveraine, soit via l’inflation. Unedévalorisation qui décourage les entrepreneursàinvestirà long terme, puisque la valeur de leurpatrimoine, de leursbénéficesdans 3 ou 5 anspourraitêtreérodée, ce qui représente un risquemajeur.
De même, aveccetexcès de dépensespubliques, la pressionfiscaleétouffe les contribuables, réduisantainsileurcapacitéd’épargne. Et quandvousajoutezàcela, la faible protection juridique des investisseursminoritaires, l’atonie du marché financier n’estune surprise pour personne. Uneatonie qui explique ladifficulté de canaliserl’épargnevers un entrepreneuriatproductif et de long terme. Pire, l’Etat, en raison de son déficit public, exercesouventuneponctionsur le créditdisponibleévinçantautomatiquement les entrepreneurs privés.
Un autrefacteur de risqueartificielest la volatilité des lois, des réglementations et des politiquesmacroéconomiques. L’exempletypiqueest la loi de finances qui, chaqueannée, introduit de nouvellesdispositions, notammentfiscales, réduisant la visibilité pour les entrepreneurs à long terme, les conduisantàverserdansl’attentisme. Quand les règles du jeuéconomiquechangent tout le temps, ildevientdifficilepour les entrepreneurs potentiels de faire de bonnesprédictionssurl’évolution de leurs profits, de leurscoûts, de leurs parts de marché, etc. Ils ne peuvent pas non plus se projeterdansl’avenir, car ils ne sontpas sûrsqueleursprojetsresterontaussirentablesqueprévu. Demainouaprès-demain, une nouvelle loi,circulaire, ouréglementation, sans préavis, risquerait de remettre en cause la rentabilitéattendue de leursprojets. Résultat des courses, ilss’abstiennent de s’engagerdans des projets de long terme pour leurpréférerceux de court terme car moinsrisqués.
Somme toute, les entrepreneurs marocains ne sont pas tous par nature frileuxou du moins pas plus queles autres. Ils le seraientseulements’ilsgardaient la même attitude aprèsavoiréliminé le risqueartificielcrée par l’Etat. Nos responsablesdoiventcomprendrecette nuance, faute de quoiilscontinuerontà fairefausse route en concoctant des programmes de soutien aux résultatsdouteuxcomme le fameuxprogrammeMokawalati. Or, ilsuffitquel’Etatréformesérieusement la justice pour assurerunemeilleureprotection juridique pour les entrepreneurs, redéfinisse et stabiliseintelligemmentsespolitiquesmacroéconomiques et sesréglementations, pour réduirel’incertitude et donner plus de visibilité aux entrepreneurs potentiels. Malheureusement pour l’instant, on préfère la facilité en taxantl’entrepreneurmarocain de frileux, alorsque la véritéestailleurs. Comme on a coutume de dire : les apparencessontsouventtrompeuses.
Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économieàl’université Sultan MoulaySlimane Avec Libre Afrique
Le paradoxemondial de la sécuritéalimentaireesttriste car d’uncoté, il y a plus de nourriturequenécessaire pour nourrir les sept milliards d’habitants de la planète…
De l’autre, un trop grand nombre de personnes vitdansunegrandefragilitéalimentaire. L’autre ambivalence estquel’Afrique dispose de 60% des terresarables non cultivéesdans le monde tout en abritant la plus grande population de personnessouffrant de faim chronique et de malnutrition.
En Afrique, la migration des zones ruralesvers les villes se fait à un rythmetrèsrapide. Pour lutterefficacementcontreceproblème, ilfaut le comprendre. La réponseest simple. Les gensrecherchent avant tout des opportunitésd’emplois. La migration urbaine en Afrique, en particulierchez les jeunes, s’expliquepar la stagnation de l’économierurale. Il est important de comprendrequecesjeunesgens ne fuient pas lemondeagricolemaisfuientplutôt la pauvreté.
L’agriculture semble avoir échoué à enrichir une génération entière. Trop de jeunes Africains ont grandi en voyant leurs parents travailler toute leur vie pour assurer difficilement leur subsistance! Ainsi, les agriculteurs africains ne récoltent qu’un cinquième de ce que les agriculteurs américains pourraient récolter sur le même hectare de terre.
Il est donc urgent de s’occuper de ce secteur. La bonne nouvelle est que c’est possible grâce à l’africapitalisme, concept selon lequel le secteur privé s’implique dans la promotion du développement. L’africapitalisme encourage les investissements à long terme dans des secteurs stratégiques qui offrent des dividendes économiques et sociaux. L’agriculture est sans doute le secteur le plus stratégique, parce qu’il permet un retour sur investissement de l’ordre de 2 à 3. Elle représente 32% du PIB de l’Afrique, et emploie 65% de la population active. Plus important encore, elle est le secteur qui permet aux plus pauvres de se nourrir dignement. Ainsi, tout programme ou initiative visant à éliminer ou atténuer la pauvreté , à stimuler la création d’emplois ou à faciliter l’autonomisation des femmes, doit s’attaquer au secteur de l’agriculture.
Arachides en Afrique
Fondamentalement, toute transformation du secteur agricole peut conduire à un progrès radical du continent africain. Cependant l’agriculture est intimement aux autres secteurs stratégiques du transport et de l’énergie. Les secteurs économiques sont en effet interdépendants les uns des autres. Pour stimuler le secteur de l’agriculture, il faut investir dans les routes pour faciliter le transport de la récolte et des produits finis des zones rurales vers les marchés. Il faut également investir dans l’énergie pour le traitement et la conservation des denrées, en particulier pour respecter la chaîne du froid nécessaire pour répondre aux nouvelles exigences alimentaires des consommateurs urbains. Des financements seront nécessaires pour répondre à l’ensemble de ces besoins en infrastructures.
Les gouvernements africains ne disposent pas du capital nécessaire pour satisfaire tous ces besoins en infrastructures. Toutefois, le secteur privé a et peut accéder au capital, dispose de l’expertise nécessaire pour aider à relever ces défis. L’africapitalisme offre la solution, puisqu’il exige que les gouvernements et le secteur privé travaillent ensemble pour atteindre un «objectif commun», celui de la « prospérité partagée », où tous les acteurs et secteurs économiques participent et en même temps profitent des fruits de la croissance économique.
Les gouvernements africains commencent à comprendre cela et mettent en place des partenariats public-privé (PPP) pour construire des routes qui désenclavent les zones rurales de manière à faciliter l’acheminement des produits agricoles vers les marchés. Ces voies permettent aussi d’accroître les échanges avec les pays voisins.
Par exemple, entre 2010-2014, la Banque africaine de développement, en partenariat avec les gouvernements africains et le secteur privé, ont financé la construction et la réhabilitation de 230.000 kilomètres d’échangeurs permettant à 563 000 personnes de bénéficier d’un meilleur accès au transport. Dans le secteur de l’énergie, en collaboration avec les gouvernements africains et les dirigeants du secteur privé, l’Initiative Africa Power, lancée par le président Obama, est en train de relever audacieusement le défi d’améliorer l’accès à l’électricité, ce qui favorisera la croissance dans d’innombrables autres secteurs. A travers Africa Power, le gouvernement américain a réuni 120 partenaires des secteurs public et privé, et mobilisé 43 milliards de dollars pour créer 60 millions de nouvelles connexions électriques.
Ainsi dans le domaine agricole, des PPP permettraient de mobiliser les connaissances et la main-d’œuvre nécessaires à l’essor du secteur, réduisant ainsi l’exode rurale. Les jeunes pourraient alors gagner leur vie et faire prospérer leurs entreprises là où ils sont nés et ont grandi.
Transformer en priorité l’agriculture en Afrique est un impératif moral et une stratégie intelligente pouvant sauver des vies, créer les emplois, et booster la croissance des économies. Investir dans l’agriculture permettrait d’atteindre le second des Objectifs de Développement Durable (SGD), à savoir la «lutte contre la faim». En découle la réalisation d’autres objectifs tels que la bonne santé, la croissance économique et l’amélioration des infrastructures, transformant ainsi le continent. Tout le monde – secteurs public et privé, scientifiques, universitaires, médias, secteurs à but non lucratif – a un rôle à jouer. Et nous devons travailler à réaliser cet « l’objectif partagé » et terriblement stimulant compte tenu de son fort impact.
Tony O. Elumelu, Président du Heirs Holdings et de la United Bank for Africa, et fondateur de la Fondation Tony Elumelu
Afrobytes, l’événement important à Paris cette semaine, le nouveau rendez-vous incontournable de la Tech Africaine à Paris !
Le premier rendez-vous de la conférence #Afrobytes dédiée à la Tech Africaine se tiendra le 9 juin à La Gaîté Lyrique de 14h30 à 16h45
Une première partie sera dédiée aux écosystèmes numériques africains avec un focus sur l’Ethiopie, le Rwanda, le Kenya, le Sénégal et Afrobytes, le premier Hub dédié à la Tech Africaine à Paris. Dans la seconde partie, la parole sera donnée aux investisseurs de la Silicon Valley qui s’intéressent de plus en plus aux économies les plus dynamiques du continent. L’approche anglo-saxonne sera complétée par un spécialiste du Private Equity anglais. Africa Internet Group, plus grande valorisation locale, illustrera les potentialités des marchés africains à forte croissance.
#Afrobytes, 10 juin 2016 au Medef !
Le meilleur de la Tech Africaine vous donne rendez-vous le 10 juin au Medef de 8h30 à 18h00 lors de la conférence #Afrobytes
L’ambition de la conférence est d’une part de redéfinir la relation entre l’Afrique et l’Europe via la technologie et l’innovation, et d’autre part de contribuer à attribuer de nouveaux mots clés à la « Marque Afrique » : technologies mobile, innovation inversée, Fintech… Sur scène, les innovations et les usages déjà largement diffusés sur le « Mobile First Continent » et qui ne sont pas encore adoptés sur le vieux Continent.
La séance de networking permettra à tous ceux qui envisagent l’Afrique non pas comme une option mais comme une stratégie d’avenir, de rencontrer les acteurs de la transformation digitale du continent.
Nous reviendrons en détail sur l’événement avec une interview Info Afrique d’Haweya Mohammed co-fondatrice d’Afrobytes avec Ammin Youssouf
L’évasion fiscale des grandes multinationales coûte jusqu’à l’équivalent de 60 % des revenus de certains pays africains, dénonce l’activiste Stella Agara, qui estime que l’UE n’en fait pas assez pour lutter contre le phénomène.
Stella Agara s’est impliquée dans les questions d’évasion fiscale à un jeune âge, en devenant bénévole de la campagne Cancel Debts for Children (Supprimons la dette des enfants). Elle est à présent une des dirigeantes de l’African Youth Trust. Originaire du Kenya, elle travaille aujourd’hui au Malawi et était à Bruxelles lors d’une campagne de sensibilisation européenne.
Le nouveau projet européen de rapport pays par pays a pour objectif de montrer où les multinationales payent leurs taxes et engrangent leurs bénéfices. Qu’en pensez-vous?
La Commission européenne a bien déclaré qu’il y aurait un rapport pays par pays. Je ne l’appelle pas un rapport « public » pays par pays, parce qu’il est limité aux États membres.
Quid des pays non européens ? Si ces informations ont pour but de combatte l’évasion fiscale, c’est dans les pays qui en souffrent le plus que ces données seraient le plus utiles. Je ne l’appellerai un rapport public pays par pays que s’il couvrait réellement tous les pays et si tout le monde y avait accès. L’UE fait des efforts, mais ce n’est pas suffisant.
Que pensez-vous de l’idée d’une liste noire des paradis fiscaux ? Les entreprises devraient publier les informations relatives à leurs activités dans ces pays-là.
Il est peu probable que la Suisse ou les Pays-Bas se retrouvent sur cette liste. Nous avons réalisé qu’un très grand nombre d’Européens ne considèraient même pas les Pays-Bas comme un paradis fiscal. J’imagine que les pays qui ne font pas partie de l’UE seront sur la liste et que les États membres seront pris avec des pincettes.
Certaines parties empêcheraient en effet que tous les paradis figurent sur la liste. Au final, il ne s’agit pas de paradis fiscaux, mais de la mise à disposition d’informations utiles au public. C’est pourquoi je défends un vrai rapport public pays par pays, et non cette espèce de club exclusif qui sera utilisé pour maintenir le status quo et désavantager des millions de personnes.
L’UE verse de l’aide au développement aux pays comme le Kenya…
C’est vrai, un grand volume d’aide au développement est versé aux pays comme le Kenya. Je voudrais cependant rappeler un certain nombre de faits établis par un rapport de l’Union africaine (UA) sous la commission Mbeki.
Le rapport se penche sur les flux financiers illicites au départ de l’Afrique et conclut que le continent perd l’équivalent de trois fois l’aide au développement qu’il reçoit.
Le principal problème est l’évasion fiscale des multinationales, puisque ce phénomène représente 60 % de l’argent que l’on perd. La corruption représente entre 12 et 15 %. Le reste est avant tout engendré par les mauvaises pratiques commerciales.
C’est pourquoi je pense que nous devons attirer l’attention du monde sur l’évasion fiscale. Certaines pratiques ne sont parfois pas illégales, mais elles sont toujours immorales. Surtout quand des économies qui ont désespérément besoin de ces ressources en sont privées.
Il ne s’agit pas d’un luxe, mais de première nécessité. Certains achètent des yachts, alors que d’autres ne parviennent pas à se nourrir. C’est un niveau d’inégalité qui est inacceptable à notre époque, quel que soit le continent. C’est aussi une question de dignité.
Si l’évasion fiscale était efficacement combattue, il n’y aurait pas besoin d’autant d’aide au développement ?
En réalité, si notre système d’impôts fonctionnait correctement, l’Afrique n’aurait besoin d’aucune aide. Nous pouvons responsabiliser nos gouvernements en ce qui concerne la corruption, c’est déjà ce qui se passe. Après tout, c’est un problème qui existe partout.
L’aide est en outre souvent conditionnelle. Les pays africains sont souvent tenus de dépenser cet argent d’une manière qui plaise au donateur. Les taxes sont le revenu le plus fiable d’un pays, et c’est le seul revenu qui permette aux citoyens de forcer leurs gouvernants à prendre leurs responsabilités.
Pour mettre en place une réaction mondiale, il faut s’en prendre aux multinationales. Il y a-t-il un consensus panafricain sur cette question ?
Non, mais une discussion a été lancée après la publication du rapport de l’UA dont je vous ai parlé. Il faut colmater les nombreuses failles des systèmes africains.
Quelle est votre réaction aux scandales des LuxLeaks et des Panama papers ?
Les Panama papers ne sont qu’une autre manifestation du problème. C’est une démonstration de ce que les égoïstes font quand ils en ont l’occasion. Il est inquiétant de voir un groupe d’avocats conseiller à une entreprise de s’installer dans un autre pays.
L’Ouganda, par exemple, a perdu plus de 350 millions de la société Heritage Oil parce que Mossack Fonseca a convaincu l’entreprise de s’enregistrer à île Maurice. Ce chiffre est plus élevé que le budget santé du pays. Des gens meurent en Ouganda parce qu’il n’y a pas assez de ressources. Je refuse de croire que les gens sont aussi mauvais, qu’ils veulent garder toutes ces ressources pour eux-mêmes et laisser les autres souffrir.
Ce scandale a dévoilé une maladie dont nous devons nous débarrasser. Il est important de souligner que tout le monde ne bénéficie pas de l’évasion fiscale [dans les pays abritant les multinationales], elle ne profite qu’aux très riches.
Nous ne parlons vraiment pas de petites sommes. Ce sont des montants qui auraient un impact colossal sur l’économie kényane, par exemple, qui pourrait accorder des prêts et investir dans son développement. À l’heure actuelle, l’argent jalousement entassé aux Îles Cayman ne bénéficie qu’aux propriétaires des comptes.
Les Panama papers et les LuxLeaks illustrent bien le fait qu’il ne s’agit pas seulement d’un problème africain. Après tout, même le Premier ministre islandais et le président de la Commission européenne ont été impliqués.
Tout à fait. Le fait que le Premier ministre britannique bénéficie des avantages des paradis fiscaux montre bien que nos problèmes ne sont pas spécifiques à l’Afrique. Si l’on regarde les chiffres absolus, cette partie du monde perd plus d’argent que l’Afrique. Il est facile de nous montrer du doigt et de dire que nous sommes corrompus et que nous perdons l’argent de l’aide au développement, alors que le vrai problème est l’évasion fiscale, et que cela ne concerne pas que nous.
Que pensez-vous du procès des lanceurs d’alerte, qui doit commencer aujourd’hui ? En parle-t-on en Afrique ?
Je défends un système qui protège les lanceurs d’alerte, parce qu’une grande partie des actes dangereux dans nos sociétés se déroulent en secret. Si nous ne fournissons pas un système de protection des personnes qui exposent ces actes, ces dernières continueront d’exister et de se développer.
Si vous pouviez faire passer un message à l’UE à ce sujet, quel serait-il ?
Les injustices fiscales ne bénéficient jamais aux paradis fiscaux ou aux pays que l’on prive de ces ressources.
J’ajouterai qu’ils doivent vraiment réfléchir aux souffrances qui perdurent dans les pays pauvres et en développement à cause de l’évasion fiscale.
Je voudrais qu’ils imaginent à quoi ressemblerait la situation si elle était renversée. Seraient-ils satisfaits de voir certains vivre une vie de luxe pendant qu’ils souffrent ? Je parle de la pauvreté abjecte que l’on voit au Malawi, par exemple. Je voudrais implorer l’UE, et notamment le Conseil des ministres, de s’imaginer dans cette situation et de se demander s’ils veulent réellement continuer comme ça.
Le Young African Innovators Program est lancé pour la première édition d’Africa4Tech
Vous avez un projet innovant qui peut change les modes de vies en Afrique sur une de ces thématiques : santé, éducation, énergies, agriculture ? Alors à vos dossiers !
YOUNG AFRICAN INNOVATORS PROGRAM
L’objectif du Young African Innovators Program est faire participer au bootcamp qui aura lieu au Maroc en Novembre entre 40 et 50 jeunes innovateurs africains.
Pendant le bootcamp les jeunes innovateurs:
participeront aux workshops thématiques selon leur spécialité, pour aider les équipes à résoudre un challenge préidentifié par nos consultants. Ils seront amenés à travailler dans une équipe composée d’entrepreneurs, experts tech et chercheurs.
auront la possibilité de se créer un réseau et faire passer leurs innovations à une plus grande échelle grâce aux rencontres et sessions de networking avec les patrons d’entreprises et les décideurs politiques présents sur place.
lors du quatrième et dernier jour du bootcamp, les jeunes innovateurs présenteront leurs projets respectifs ou leur vision de l’innovation en Afrique devant un jury composé de membres du Board Stratégique et du Comité Scientifique. Un Digital Champion sera élu pour chaque thématique (éducation, santé, énergie, agriculture). Néanmoins, cette compétition permettra aux jeunes innovateurs de faire connaître leurs projets devant notre communauté et notre Board stratégique et de bénéficier d’une couverture médiatique (Jeune Afrique, Le Monde Afrique, True Africa…).
Mois de septembre
Les membres du Board Stratégique identifient les jeunes innovateurs qui participeront au bootcamp. Les invitations officielles seront envoyées à la fin de la procédure de sélection.
Critères d’éligibilité pour les jeunes innovateurs
être citoyen d’un pays Africain ;
avoir entre 18 et 40 ans ;
être porteur d’un projet/ idée qui appartient à l’une des catégories suivantes : éducation, santé, énergie, agriculture et qui inclus un élément technologique (numérique, machinerie, ordinateurs, TIC, processus automatisés, etc.) Ou avoir un savoir faire / expertise reconnue dans le secteur du numérique ;
Avoir déjà eu une expérience, même personnelle ou isolée, dans un pays autre que son pays d’origine
Dans la mesure du possible, être capable de communiquer, même sommairement, en anglais
Être porteur d’un projet/ idée réalisable en Afrique et ayant un potentiel de réplication au delà d’une seule région en Afrique, afin d’avoir un impact panafricain.
Décès de Mohamed Ali, une légende, star et icône de l’histoire de la boxe mondiale
Mohamed Ali n’était pas simplement le plus grand champion de boxe. C’était une homme qui a changé l’histoire. L’histoire du monde, des gens, des relations entre les société. Il a défendu la cause des noirs a travers le monde avec une réussite et un flegme exemplaire.
muhammad ali
Mohamed ALi, Cassius Clay de son vrai nom restera à jamais une légende et fait rare il l’était déjà de son vivant
Mohamed Ali était atteint de la maladie de Parkinson depuis 1984, il avait 74 ans. C’est donc le sport qui pleure la star mais aussi le monde, et l’Afrique. L’Afrique qui avait reçu a de nombreuses reprises le champion ALI.
Mohamed Ali avec Mobutu au cœur de l’Afrique écrase Foreman
«Un cadeau du président Mobutu au peuple zaïrois et un honneur pour l’homme noir», pouvait-on lire sur les affiches
Le match pour le championnat du monde le 30 Octobre 1974 au Zaire, devenu République Démocratique du Congo. Le dictateur Mobutu, a la solde des américains invite Ali pour défendre son titre contre Foreman.
«Rumble in the Jungle» (combat dans la jungle) à Kinshasa. «Un cadeau du président Mobutu au peuple zaïrois et un honneur pour l’homme noir»
Un « combat dans la jungle » qui se transforme en un combat du noir contre le monde avec un show incroyable au cœur de la nuit brûlante et humide de Kinshasa ou James Brown donne un concert incroyable. Mohamed Ali écrase Foreman !
Mohamed Ali écrase Foreman à Kinshasa
«Si jamais tu rêves de me battre, il vaut mieux pour toi que tu te réveilles et viennes t’excuser.» Mohamed ALi
Mohamed Ali donne le ton dans le monde de la boxe, le champion « danse » littéralement sur le ring et abat un à un ses adversaires… Le champion du monde joue un rôle politique dans une époque clef et restera un icône mondial voué a la cause et a la défense des noirs. De smillions de jeunes vont l’idolâtrer de son vivant, avec son décès la légende continue.
«Flotte comme un papillon, pique comme une abeille»
Le magazine Sport Illustrated lui donne le titre de sportif du siècle en 1999.
Ali Mohamed jeune
Mohamed Ali s’était convertit à l’Islam en 1964 à 22 ans. Il aura plus souffert de ses relations sentimentales que de tous ses combats, il avait d’ailleurs régulièrement évoqué ses souffrances et plaisantait régulièrement sur les relations difficiles avec ses conquêtes féminines…
«Mon combat le plus dur, ça a été contre ma première femme.» Mohamed Ali
Quel sont les domaines dans lesquels les drones pourraient bien participer au développement du continent Africain ?
Hélas et injustement les drones sont souvent associés aux armes, c’est justement dans de nombreux autres domaines que ces nouveaux appareils vont révolutionner les usages. Une entreprise : DroneVolt ambitionne de devenir leader dans le domaine et regarde de près les applications possible sur le marché Africain.
Santé bien sur avec par exemple les drones qui livres du sang dans 28 centres de santé au Rwanda dont nous parlions récemment : Les drones Zipline au Rwanda
Les possibilités de contrôle des zones sensibles, comme en RDC (République Démocratique du Congo) avec un programme de 15 millions de dollars par an pour l’ONU
Quel usages dans quels contextes pour les drones en Afrique ?
Mais la ou les drones semblent rencontrer un succès unanime c’est sur des terrains plus basiques comme le bâtiment, avec des drones capables de peindre des zones complexes ! Ils sont équipés de buses de peintures…
Les prises de vues ou de contrôles d’infrastructures ou les accès sont complexes comme les barrages hydrauliques, et nous pensons à Inga III en RDC mais aussi sur le Nil en Ethiopie, en Guinée, au Zimbabwe, Mozambique, Botswana, Ghana, Sénégal, Gambie, Ouganda, Congo, Kenya, Tanzanie…
Le « Drone Spray » de la société DroneVolt peut peindre dans des zones complexes
Quelles entreprises sont aujourd’hui capables d’apporter une expertise tant en matériel qu’en formation et innovation technologique ?
Dimitri Batsis
Justement Dimitri Batsis président de DroneVolt indiquait qu’il était en développement sur le marché émergents dont l’Afrique dans la revue Drone Multirotors.
Dans un récent entretien Dimitri Batsis confirmait que le marché du drone était dans croissance qu’il n’avait jamais vu auparavant. Le marché explose, les usages se démocratisent et les entreprisent suivent !
Ce continent est en pleine croissance et réunit justement les thématiques d’applications qui sont en synergies avec les applications possibles des drones :
Santé, nous l’avons vu avec les possibilité d’intervention rapide en zone complexe.
Agriculture, surveillance bien sur des récoltes mais aussi épandage et traitement, les capacités sont impressionnantes.
Énergies, le contrôle des infrastructure dans les thématique phares du développement : barrages hydroélectrique bien sur, mais aussi éolien, solaire, des zones complexes d’accès ou les drones fournissent des informations précieuses évitant de déplacer un hélicoptère, parfois impossible en Afrique. Nous alons l’évoquer en détail dans notre média Énergies renouvelables Afrique.
Sécurité, avec des possibilités aussi sur les plateforme in ou off shore. Le Nigeria serait un des pays avec le Gabon, le Congo, l’Angola et la Côte d’Ivoire un des plus gros client.
La société roneVolt propose de nombreuses applications, de la formation jusqu’à la fourniture de drones maison et le développement d’application de gestion de vol
Tarifs, utilisation, formation ?
les couts varient selon les usages et les besoins finaux, mais comme indice de budget, compter environ 2 000 euros pour un drone grand public du type Phantom 4 de DJI, 8 000 euros pour un modèle professionnel comme le Z18x De DroneVot, et vers les 40 000 euros pour des appareils plus complexes. Les formations sont plus abordables et apportent un professionnalisme indispensable aux usagers.
Pour en savoir plus, tarifs, formations, livraison et les thématiques que les drones permettent de mettre en avant, rendez-vous sur www.droneafrique.com
Ce qu’il faut retenir ? Dans tous les cas des économies importantes par rapport à l’utilisation d’un hélicoptère ou d’autres usages du même type.
L’Afrique sera à coup sur un marché énorme pour qui saura s’y développer tant les besoins sont importants.
Vous avez une idée de projet en lien avec l’Afrique mais ne savez pas par où commencer ? Vous avez un projet et souhaitez être accompagnés par des professionnels qui peuvent répondre à vos questions et vous aider à faire face aux difficultés que vous rencontre dans le lancement de votre Startup ?
Initiative For Africa (IFA), association dynamique, résolument tournée vers l’avenir de la jeunesse africaine et qui œuvre en faveur de l’entrepreneuriat de la diaspora, organise un évènement inédit à Paris : un « Startup en un week-end ».
A destination des porteurs de projets ayant un lien avec le continent africaine, le « Startup en un week-end » aura lieu les 24, 25 et 26 juin 2016, dans des locaux situés au 37 rue Marbeuf – Paris 8e. L’évènement débutera vendredi 24 juin à 18h par une session de Pitch de 3 minutes devant un Comité de sélection composé de mentors d’Initiative For Africa, de consultants de son pôle Entrepreneuriat, d’experts de divers domaines liés à l’entrepreneuriat.
Le comité désignera les 8 meilleurs porteurs de projets. Les autres candidats poursuivront le challenge et en même temps l’assimilation des étapes clés pour réaliser une Start-up, en rejoignant l’un des 8 porteurs de projets sélectionnés pour constituer des équipes pluridisciplinaires de 6 personnes maximum.
Chaque équipe, assistée de professionnels du droit, du marketing, de la finance et de la communication, travaillera alors sur le projet concerné pendant les deux autres jours de l’événement, pour donner vie aux projets et tenter de remporter l’un des prix d’une valeur totale de 5000 euros en compétition, proposés par les partenaires de l’association comme le Cabinet LABS-NS, la structure de crowdfunding Afineety, l’agence LVnexcentury, etc.
Le Start-up Week-end s’achèvera le dimanche 26 juin par un IFA’TALK réunissant 5 à 10 entrepreneurs de la diaspora, avec la présence du Chef Dieuveil Malonga (TOP 30 des jeunes africains les plus influents en 2016 selon Forbes Afrique), parrain 2016 d’Initiative For Arica.
Les inscriptions sont ouvertes et se poursuivent à travers ce lien d’inscription : http://bit.ly/24Xr4R4.
À l'évocation de l’intelligence artificielle (IA), on pense souvent aux grands modèles de langage qui font les gros titres des médias — des systèmes massifs,...
La Banque mondiale publie des projections économiques semestrielles pour chacune des régions du monde en développement : Afrique subsaharienne, Asie de l’Est et Pacifique, Europe...