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Les conseils agricoles plombent le monde rural

Les Services de Conseil Agricole et Rural (SCA) sont un ensemble de dispositifs qui ont pour but de mettre à la disposition des différents acteurs en milieu rural, notamment les paysans démunis, des informations à jour sur l’optimisation de la production, transformation ou distribution de leurs produits en vue d’améliorer leurs revenus et leurs conditions de vie.

Sur le terrain, on note l’existence d’une distorsion entre les objectifs affichés, les moyens engagés et les résultats obtenus.

Quel problème et que faut-il faire ?

Des intérêts divergents

Le premier problème est celui du foisonnement des acteurs disposant d’intérêts divergents qui proposent aux paysans une diversité de conseils contradictoires. Au niveau gouvernemental, les activités du Programme National de Recherche et de Vulgarisation Agricole évoluait vers une approche centrée sur le développement des filières et des chaines de valeur tandis que celles des partenaires internationaux évoluaient plutôt vers une approche différente centrée sur le développement des spéculations subventionnées par les bailleurs de fonds et/ou pays d’origine (notamment en semences) et ce, en décalage avec les habitudes alimentaires et/culturales locales. On impose aux paysans ce qu’il faut cultiver. C’est le cas des cultures CGM (Coton Génétiquement Modifié) non-reproductibles qui est en décalage avec les habitudes de greniers communautaires des paysans dans les régions septentrionales du Cameroun. En conséquence, ces derniers sont confus devant la diversité des solutions proposées et développent des velléités de résistance au conseil agricole à travers la multiplication des partages officieux d’expériences alternatives. Malheureusement, ces expériences officieuses sont scientifiquement contre-nature avec le protocole d’origine et sont sources de résultats contreproductifs comme la sous-production (appauvrissement continu). Un CGM adéquat pour eux serait conforme à leur besoin d’autonomisation (empowerment) et de libération de la dépendance extérieure à la semence, intenable puisque nécessitant un nouvel achat à chaque saison agricole.

Manque d’approche participative

Le deuxième problème est celui de l’insuffisance de l’approche participative et donc, de la concertation entre les différents acteurs de la production, transformation et distribution. Ce manque de participation conduit à la présentation des produits inadéquats avec les réalités paysannes. C’est le cas de l’usine à tracteurs d’Ebolowa lancée pendant le comice agropastoral en 2011 et abandonnée après l’événement. En effet, offrir un tracteur à un paysan en milieu rural est excellent mais, il faut tenir compte de 3 paramètres majeurs : d’abord, il doit savoir conduire, ce qui n’est pas acquis. Ensuite, il doit pouvoir y mettre suffisamment de carburant, ce qui nécessite un budget supplémentaire. Enfin, il doit pouvoir réparer en cas de pannes, ces machines étant mécaniques. La solution des tracteurs avait été pensée en marge de ces paramètres opérationnels. Par conséquent, la quasi-totalité des 1000 tracteurs à moteur montés en 2011 est aujourd’hui garée et envahie par la broussaille en raison de leur non-fonctionnalité. Cet investissement lourd n’a pas permis d’ajouter une seule tonne supplémentaire à la production nationale. Quel gâchis ! En effet, même la meilleure des technologies serait aussi mal introduite en milieu rural qu’elle serait non-fonctionnelle (problème de méthode) ! Dans la logique d’autonomisation et d’apprentissage, il vaut mieux partir du connu vers l’inconnu. Il vaut mieux procéder par étapes. Il vaut mieux pratiquer la politique de ses moyens. Le gouvernement camerounais ne devait se lancer dans l’achat direct des tracteurs que s’il envisageait parallèlement d’assurer l’alphabétisation et la formation des agriculteurs à leur utilisation et surtout leur approvisionnement en carburant. Sinon, il aurait fallu dans un premier temps renforcer la traction animale déjà connue avant de passer à la mécanisation surtout que le coût d’un tracteur à moteur permet d’acheter un millier de mécanismes de traction animale et donc, d’élargir l’assiette des bénéficiaires et leurs capacités de production en temps réel. Il convient, dans un processus d’autonomisation, de stimuler le besoin de technologies en chaque producteur, quitte à lui de progresser librement vers les technologies de son choix en fonction de ses besoins et de ses moyens. Il est temps d’arrêter la propension à vouloir choisir à la place des paysans qui seraient, d’après les clichés, peu intelligents et incapables de discernement. L’on a longtemps pensé que le simple transfert des technologies en milieu rural sans mesures obligatoires d’accompagnement (incitations financières et non-financières, assistance technique) conduirait inexorablement au développement de l’agriculture et au relèvement substantiel du niveau de vie des paysans.

Des écosystèmes innovants dans l'agriculture en Afrique - Thierry Barbaut TOGO 2016
Des écosystèmes innovants dans l’agriculture en Afrique – Thierry Barbaut TOGO 2016

 

Des stratégies incomplètes

Troisièmement, les stratégies de recherche et de vulgarisation agricole n’ont pas toujours intégré d’autres composantes pertinentes du développement rural tels que l’accès au marché, la sécurité foncière, la gestion des ressources naturelles. Il existe un décalage entre une démarche standardisée au niveau central et un milieu récepteur marqué par une hétérogénéité à la fois socio-économique et naturelle. Si l’on ne s’intéresse qu’à l’accès au marché, on trouve inadéquat de promouvoir des filières non-demandées sur le marché local et régional. Par exemple, la SOTRAMAS à Sangmélima a englouti 2 milliards de FCFA dans la fabrication de l’amidon du manioc (une capacité de 16 tonnes par jour) moins demandé sur le marché local. Par conséquent, non seulement il n’existe pas suffisamment de matière première pour faire fonctionner l’usine mais, il n’existe surtout pas de marché local pour la rendre viable sans investissements supplémentaires.

Problème du financement

Le dernier problème est l’absence d’une stratégie nationale de financement de l’agriculture. L’Etat, qui ne dispose pas suffisamment des moyens financiers et techniques de coordination, a la propension à investir dans tous les secteurs à la fois. Pis, il ne consacre que 3,5% de son budget au développement rural, ce qui est insignifiant. Il est peut-être temps de spécialiser l’économie nationale en créant une locomotive nécessaire pour tirer les autres secteurs. Cela pourrait passer par l’augmentation substantielle du budget de l’agriculture.

En somme, nous disons que le caractère participatif du développement rural est important bien qu’il ne se décrète pas. Cela nécessite des incitations (financières ou non financières) et des compétences qui passent par une meilleure alphabétisation des paysans. Dans ces conditions, le SCA garantirait le partage et la diffusion de l’information pertinente entre parties prenantes.

Croissance et corruption en Côte d’Ivoire

corruption Afrique

La croissance en Côte d’Ivoire est prise au piège par la corruption qui gangrène le pays depuis des décennies…

Lors de son premier mandat, le Président Alassane Ouattara a dit qu’il ambitionnait de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020. La croissance économique qui tourne en moyenne autour de 8%, ces dernières années, témoigne du travail qu’il a abattu dans ce sens. Cependant, la corruption généralisée dans le pays constitue une réelle menace pour son projet d’émergence. La Côte d’Ivoire peut-elle devenir émergente dans un environnement où la corruption règne en maître ?

Est émergent un pays qui connait une croissance économique  forte, et des structures économiques et sociales convergeant vers celles des pays développés avec des transformations structurelles et institutionnelles de grande ampleur. Pour être émergent, certains leviers doivent absolument être actionnés et des défis relevés : une stabilité politique et sociale, une croissance inclusive et une qualité de la gouvernance. Or, en Côte d’Ivoire, la corruption est généralisée. Le pays occupant le 136e rang mondial, est considéré comme le 2e pays le plus corrompu de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). De plus, l’article 9 de l’ordonnance N°2013-660 du 20 septembre 2013 relative à la prévention et la lutte contre la corruption et les infractions assimilées,  stipule que la déclaration de patrimoine a un caractère confidentiel. Ceci prive d’une part, les ONG, les médias et les citoyens de l’information sur le patrimoine du président, des ministres, élus, présidents d’institutions  et  hauts fonctionnaires de l’Etat pendant et après leurs fonctions ; et d’autre part les empêchent de contrôler leurs patrimoines.

Le téléphone mobile est un levier de développement de entrepreneuriat - Photos Thierry BARBAUT - Côte d'ivoire 2017
Le téléphone mobile est un levier de développement de entrepreneuriat – Photos Thierry BARBAUT – Côte d’ivoire 2017

La colonne vertébrale de l’émergence demeure une croissance soutenue, inclusive  et durable

Celle de la Côte d’Ivoire se situant  à 8% en moyenne a besoin de se consolider durablement pour être inclusive. Elle est menacée par la corruption qui est un moyen d’exclure les autres. Permettant ainsi à une minorité de s’approprier l’essentiel des ressources, d’accéder aux opportunités d’emploi, aux marchés et aux affaires, au détriment de ceux qui le méritent le plus. Ainsi, aujourd’hui, près de la moitié de la population est en situation de pauvreté, et le taux de chômage tourne autour de 25 %. La corruption affaiblit l’économie et lui faire perdre des points de croissance. Puisque le potentiel  de richesses et d’emplois à créer n’est pas entièrement exploité, la Côte d’Ivoire perd  500 milliards de francs CFA (fraude fiscale : 200 milliards Fcfa ; corruption : 100 milliards Fcfa ; transactions illicites: 200 milliards Fcfa) selon le Réseau des cellules nationales de traitement des informations financières (CENTIF) de l’UEMOA.

L’émergence exige la stabilité politique et sociale. Celle-ci est menacée par la corruption qui crée des inégalités sociales. En témoigne le niveau assez élevé du coefficient de Gini (mesurant les inégalités de revenu), soit 41. Il y a ceux  qui en jouissent et ceux qui en  pâtissent. La deuxième catégorie nourrit alors le ressentiment envers la première. Lorsque la coupe du ressentiment devient pleine, la cohésion sociale s’effrite, ce qui débouche sur des tensions sociales voire des conflits. En témoignent, les récents remous sociaux en Côte d’Ivoire. En janvier, les fonctionnaires ont entamé une grève qui s’est étendue sur trois (03) semaines.  Les négociations avec le gouvernement ont permis une trêve. Toutefois, le front social demeure encore fragile. Aussi, des mutineries successives ont gravement troublé le pays. La dernière a fait planer l’ombre d’un coup d’Etat, en paralysant le pays, du 12 au 16 mai, et en  occasionnant 3 morts. Réclamant leur part du gâteau, les démobilisés ont repris le flambeau le 23 mai mais leur mouvement a été matée, avec un bilan de 4 morts.

L’investissement est incontournable dans la quête de l’émergence. Il est important pour la transformation des  matières premières et  l’industrialisation. D’énormes moyens ont été  investis dans la construction de nouvelles infrastructures. Les investisseurs privés ont aussi investi dans divers secteurs d’activité. La sécurisation des capitaux à long terme nécessite un Etat de droit.

Or, l’appareil judiciaire ivoirien  n’est pas  indépendant de l’exécutif. Son image est aussi profondément ternie par la corruption des magistrats. Les ONG nationales et internationales ne cessent de dénoncer une justice à double vitesse dans le cadre des poursuites judiciaires liées à la crise postélectorale de 2010-2011.  Par ailleurs, la corruption gangrène l’attribution des marchés publics. 54% des marchés publics en Côte d’Ivoire ne respectent pas la réglementation selon  l’Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics. La corruption devient donc un facteur d’incertitude car elle viole le principe d’égalité des chances. Ce qui décourage l’investissement privé, national et étranger. A terme, elle va priver la Côte d’Ivoire des investissements dont elle a besoin pour son décollage économique.

L’émergence requiert  des entreprises compétitives sur le marché international. Les piliers de cette compétitivité (prix et qualité). Mais, la corruption fait subir aux entreprises des surcoûts rendant l’investissement et la production plus onéreux qu’à l’étranger. L’affectation des ressources à un usage improductif (corruption des fonctionnaires) les rend moins compétitives comparées aux entreprises étrangères. Ainsi, sur le classement mondial de la compétitivité (WEF), la Côte d’Ivoire est mal classée puisqu’elle pointe à la 99ème place. Ce déficit de compétitivité fait et fera perdre  des parts de marchés importants aux entreprises ivoiriennes, pénalisant ainsi les exportations nationales, avec des effets néfastes sur sa stabilité macroéconomique (déficits, inflation, endettement). Par ailleurs, la corruption des responsables du contrôle et du suivi des projets notamment en infrastructures publiques, conduit à la gabegie, à des livraisons de médiocre qualité, ce qui par ricochet augmente les frais pour les entreprises et les empêchent de rivaliser avec les entreprises étrangères. Par exemple, agacé par la dégradation avancée de certains axes routiers, pourtant réhabilités récemment, le Président  Ouattara a demandé le 30 mars dernier, au ministre des Infrastructures économiques Amédé Koffi KOUAKOU, de mettre en place un mécanisme de sanctions contre les entreprises ayant réalisées ces travaux.

En définitive, la corruption nuit gravement au projet de l’émergence économique de la Côte d’Ivoire. Emergence économique et corruption ne peuvent donc cohabiter. Sans une réelle volonté politique traduite par une lutte radicale contre la corruption, l’émergence ne sera qu’un simple slogan politique populaire.

Safiatou OUATTARA, chercheure ivoirienne

Permettre à toutes les filles d’accéder à l’éducation

Il faut mettre fin à l’exclusion des élèves mariées ou enceintes

Dans de nombreux pays du continent africain, des millions d’adolescentes enceintes et mariées se voient refuser l’accès à l’éducation à cause de politiques et de pratiques discriminatoires, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui, à l’occasion de la Journée de l’enfant africain. Plus de 49 millions de filles sont privées de l’enseignement primaire et secondaire en Afrique subsaharienne, dont 31 millions pour le secondaire, ce qui porte atteinte à leurs droits et restreint leurs opportunités.

Le mariage précoce et la grossesse des adolescentes font partie des causes principales de ce problème. En Afrique subsaharienne, 40 % des filles se marient avant leurs 18 ans. Parmi les 20 pays du monde ayant le plus fort taux de mariage des enfants, 15 se trouvent sur le continent africain. La région est aussi celle où on compte le plus de grossesses à l’adolescence. Dans 14 pays subsahariens, on dénombre entre 30 et 51 % des filles qui enfantent avant d’atteindre 18 ans. Des croyances culturelles ou religieuses stigmatisent souvent les filles célibataires enceintes, ce qui fait que beaucoup de filles enceintes sont forcées de se marier précocement.

« Le continent africain affiche l’un des taux de grossesse adolescente les plus élevés du monde, pourtant de nombreux gouvernements persistent à traiter ce problème de société et de santé publique en punissant les filles et en compromettant leur avenir », a déclaré Elin Martínez, chercheuse auprès de la division Droits des enfants de Human Rights Watch. « Les gouvernements devraient au contraire tout faire pour aider les filles à éviter les grossesses non désirées et encourager leurs efforts pour continuer à étudier. »

Bien que la plupart des pays d’Afrique subsaharienne se soient engagés à garantir que tous les enfants soient scolarisés jusqu’au collège, beaucoup excluent ou expulsent des établissements les filles enceintes ou les jeunes mères.

La Tanzanie et la Sierra Leone font partie des pays africains subsahariens qui ont en place des politiques et des pratiques nocives qui discriminent les filles enceintes et mariées, comme le montrent les recherches de Human Rights Watch. En Tanzanie, Human Rights Watch s’est rendu compte que les responsables des écoles effectuaient des tests de grossesse afin d’expulser les élèves enceintes. Ainsi une jeune fille du Nord de la Tanzanie, Rita (19 ans), a expliqué qu’elle avait été expulsée à 17 ans, lorsqu’elle était tombée enceinte.  « Les professeurs se sont rendu compte de ma grossesse », a-t-elle déclaré. « Jai appris quaucune élève navait le droit de rester dans létablissement après une grossesse… Je navais eu aucune dinformation sur la grossesse [aucune éducation sexuelle] ni sur ce qui arriverait. »

Certains pays, dont le Cameroun, l’Afrique du Sud et la Zambie, ont adopté des politiques de « réadmission » pour que les mères adolescentes puissent retourner étudier après avoir enfanté. Pourtant, même si les gouvernements ont décidé de ces mesures, souvent la direction des établissements ne les met pas en œuvre correctement, ou pas du tout. En général, les jeunes mères sont très peu soutenues si elles veulent se réinscrire, à cause des frais de scolarité et annexes, du faible soutien de leur famille, de la stigmatisation en classe et du manque de garderies et d’autres services pour la petite enfance abordables.

De nombreuses filles adolescentes tombent enceintes car elles n’ont pas reçu les informations qu’il leur fallait pour prendre des décisions avisées relevant de leur sexualité, du planning familial ou de leur santé reproductrice. D’autres ont été forcées d’avoir des relations sexuelles et ont besoin de protection, de services médicaux et d’assistance. D’après les Nations Unies, 80 % de toutes les femmes du monde âgées de 15 à 24 ans qui sont porteuses du VIH vivent en Afrique subsaharienne. Sur l’ensemble du continent, les filles de 15 à 19 ans ont cinq fois plus de chances que les garçons d’être infectées par le VIH.

Souvent l’éducation sexuelle et reproductive ne figure pas dans les programmes scolaires nationaux. Pour les quelques pays où elle y figure, dans des programmes ou des thèmes de sensibilisation au VIH ou de « compétences de vie », les enseignants sont souvent réticents à aborder ces sujets, soit à cause du contenu sexuel et reproductif, soit à cause de contraintes de temps et de ressources d’enseignement.

Tous les gouvernements d’Afrique se sont engagés à atteindre les Objectifs de développement durable de l’ONU en termes d’ égalité des genres et d’ accès gratuit à l’enseignement primaire et secondaire pour tous les enfants d’ici 2030. L’Union africaine a d’ailleurs reconnu à quel point il était important de mettre fin au mariage des enfants, en constatant que c’était un obstacle majeur de développement et de prospérité dans la région, ainsi que d’éliminer toutes les formes de violence et de discrimination fondée sur le genre.

Les gouvernements d’Afrique devraient garantir aux filles le même accès que les garçons à un enseignement primaire et secondaire gratuit et de qualité, mais aussi un soutien pour continuer à étudier, a déclaré Human Rights Watch. Les gouvernements doivent faire marche arrière en ce qui concerne les politiques et pratiques dangereuses qui stigmatisent les filles, notamment les tests de grossesse forcés et les règlements qui autorisent à expulser les filles enceintes ou mariées. Les gouvernements devraient aussi adopter des lois qui fixent sans ambiguïté l’âge minimum du mariage à 18 ans aussi bien pour les garçons que pour les filles.

Il faut également qu’ils adoptent des directives claires ordonnant aux établissements de réadmettre les jeunes mères, qu’ils leur proposent une assistance et qu’ils veillent à ce qu’elles aient accès à des services pour la petite enfance. Enfin les gouvernements doivent veiller à ce que tous les enfants bénéficient d’une éducation sexuelle et reproductive complète et adaptée à leur âge. Dans la mesure du possible, ces enseignements scolaires devraient coopérer avec des centres d’éducation à la santé orientés vers la jeunesse afin que les adolescents reçoivent des informations impartiales et sans jugement de valeur.

« Ce sont avant tout les gouvernements qui ont la responsabilité de veiller à ce que les filles aient librement accès à lenseignement primaire et secondaire, sans être stigmatisées ou discriminées », a conclu Elin Martínez. « Tous les gouvernements doivent bannir les politiques excluant les filles enceintes ou mariées et mettre en place des mesures qui garantissent que toutes les adolescentes puissent étudier. »

Témoignages de filles africaines

Malawi
Au Malawi, environ la moitié des filles se marient avant 18 ans. Entre 2010 et 2013, 27 612 élèves du primaire et 4 053 du secondaire sont sorties du système scolaire à cause de leur mariage. Sur la même période, 14 051 autres filles du primaire et 5 597 du secondaire ont arrêté les cours pour cause de grossesse.

Les filles ont expliqué à Human Rights Watch que le mariage avait interrompu ou mis fin à leur éducation, et avec elle, à leurs rêves de devenir médecins, enseignantes ou avocates. Beaucoup ont dit qu’elles ne pouvaient pas retourner à l’école, une fois mariées, parce qu’elles n’avaient pas d’argent pour payer les frais de scolarité ou de garde des enfants, qu’il n’existait pas de programmes de formation flexibles, tels que des cours du soir, et parce qu’elles devaient effectuer des tâches ménagères. D’autres ont déclaré que leur mari ou leur belle-famille ne leur permettrait pas de rester à l’école.

Kabwila N., 17 ans, a relaté avoir quitté l’école à 15 ans, alors qu’elle était en dernière année de l’enseignement primaire (« Standard 8 »), à cause de la pauvreté.  Elle a expliqué qu’elle ne pouvait pas retourner au collège parce qu’elle avait honte de sa grossesse : « Je n’oserais pas retourner étudier car jai commencé à coucher avec mon petit ami lorsque jétais scolarisée. Je ne suis pas digne dy retourner. »

Soudan du Sud
Au Soudan du Sud, 52 % des filles se marient avant leur 18è anniversaire. D’après l’UNESCO, plus de 1,3 million d’enfants en âge d’aller à l’école primaire ne sont pas scolarisés. Le pays a le taux d’inscription en secondaire le plus faible du monde : 4 %.

La jeune Mary K., du comté de Yambio, nous a déclaré : « Mon père a refusé de me laisser aller à lécole. Selon lui, éduquer une fille, cest gaspiller de largent. Il a dit que ce serait le mariage qui mapporterait le respect de la communauté. Maintenant que jai grandi, je sais que ce nest pas vrai. Je ne peux pas trouver de travail pour aider mes enfants, alors que je vois des filles instruites qui en trouvent. »

Anyier D., 18 ans, a expliqué que ses oncles l’avaient forcée à quitter l’école en 2008, à 14 ans, pour se marier à homme âgé qu’elle ne connaissait pas : « Je voudrais retourner étudier, même si jai des enfants. Les gens pensent que je suis heureuse, mais je ne le suis pas, car je ne suis pas instruite. Je nai rien à moi et tout ce que je peux faire, cest nettoyer des bureaux. Si jétais allée au collège, je pourrais trouver un bon travail. »

Tanzanie
En Tanzanie, moins d’un tiers des filles sorties de l’école primaire finissent le collège. Plus de 15 000 filles sortent du système scolaire chaque année pour cause de grossesse. Human Rights Watch a constaté que dans certains cas, les adolescentes cessaient d’aller au collège à cause d’abus et de violence sexuelle de la part des enseignants.

Ainsi Joyce, 17 ans, de Shinyanga, a déclaré : « Il y a des professeurs qui entament des liaisons sexuelles avec des élèves je connais beaucoup [de filles] à qui cest arrivé… Si une élève refuse, elle est sanctionnée… Je me sens mal… Même si on dénonce les faits, on n’est pas prise au sérieux. À cause ça, nous ne nous sentons pas en sécurité. En 2015, trois filles ont arrêté à cause de problèmes liés au sexe avec des professeurs. »

Ethiopian Airlines, perle de l’aviation africaine ?

Ethiopian Airlines fait figure d’entreprise modèle tant dans sa croissance que dans sa qualité de service en Afrique et à travers le monde

Mais qu’en est-t’il vraiment ?
Quels sont les services proposés ?
L’aéroport d’Addis-Abeba est surchargé et en rénovation, quel planning pour quelles évolution ?

Nous allons tester pour vous les services le 5 juillet, de Paris à Lubumbashi, en RDC

la flotte d’Ethiopian Airlines est annoncée comme la plus jeune et la plus moderne d’Afrique, avec 67 appareils, essentiellement des Boeing. Elle est ainsi la seule compagnie du continent à utiliser les récents Dreamliner. 14 Airbus A350 sont également en commande. 

Les avions de la compagnie se vantent de faire d’Ethiopian Airlines la flotte la plus « jeune et la plus moderne d’Afrique », avec 67 appareils, essentiellement des Boeing. Elle est ainsi la seule compagnie d’Afrique à utiliser les récents Dreamliner. 14 Airbus A350 seraient également en commande pour fin 2017 ou début 2018.

hôtesse Ethiopian Airlines
Equipe Ethiopian Airlines

Ethiopian Airlines qui ouvrira en grande pompe le 25 juin prochain son impressionnant terminal cargo à l’aéroport d’Addis-Abeba. Ethipian qui n’oublie pas non plus Boeing, son avionneur historique, lui commandant au salon du Bourget en France deux 777 spécialement pour le fret.

De nombreux internautes nous questionnent régulièrement sur cette compagnie. Nous allons donc tester pour vous sur un vol Paris, Lubumbashi via Addis-Abeba le 5 juillet !

L’étatisme tue la créativité des citoyens

L’originalité n’a jamais été une grande vertu en politique

La protection des intérêts à long terme de l’État, de ses fonctionnaires et de ses citoyens exige une inertie et une certaine routine. La politique institutionnalise le statu quo, sauvegarde l’ordre permanent. Les régimes qui échouent à le faire deviennent les anomalies de l’histoire.

L’ennemi de l’État

Tout ce qui est nouveau et non testé est une menace potentielle en politique ; ce qui est différent pourrait pourtant apporter une solution à l’inégalité, mais il y a aussi le risque d’exacerber le problème. Les États ont un instinct primitif de survie, lequel est menacé par l’incertitude. L’originalité doit être au mieux traitée avec méfiance, au pire abolie avec hostilité.

Restreindre les compétences du gouvernement à un nombre limité de pouvoirs bien déterminés remédie à ce biais anti-originalité. Ainsi, la société est protégée contre les débordements politiques et ses innombrables dangers. L’État peut poursuivre ses propres fins avec l’efficacité impitoyable requise pour une domination à long terme. Mais il n’a pas la force de mettre à mal l’ingéniosité – pierre angulaire des pouvoirs productifs de l’homme – dans les projets créatifs qu’il entreprend pour son propre bénéfice, qu’il s’agisse de nourrir son corps ou son âme.

La politique est l’affaire de l’Etat qui doit efficacement allouer des ressources aux domaines où les besoins sont les plus urgents. Mais la politique est une machine imparfaite, car son moteur est l’homme avec ses imperfections et c’est bien là le danger. L’homme est animé de passions et de jugements qui sont le socle de la discrimination.

Compte tenu du poids de l’État dans la société, ce pouvoir discriminatoire est potentiellement dévastateur pour les citoyens. Cela réduit l’espace de liberté de l’homme et entrave sa capacité créative. Certes les nouvelles idées sont potentiellement une menace pour la stabilité de l’Etat, comme cela a toujours été le cas, mais un Etat « conscient » qui définit et poursuit sa propre idéologie est menacé par des idées concurrentes.

La disparition de la créativité

Le manque d’originalité dans la vie moderne s’étend du politique au culturel. C’est particulièrement incroyable pour la politique, car il n’y a pratiquement aucun problème qui dépasse le gouvernement central. Pourtant, le discours public est comme un disque condamné à être rejoué. Lors du cycle électoral, les mêmes vieux problèmes du bien-être, de la réforme réglementaire et de l’emploi sont discutés. Les promesses sont pourtant rarement suivies et il n’y a pas d’incitation à le faire, car pendant que la politique étouffe l’originalité qui constitue une menace pour son existence, l’État n’est pas un producteur d’idées et n’a pas d’imagination. Son jugement discrétionnaire est réactif et non proactif. La résolution de problèmes exige de l’ingéniosité. De ce fait, il devient de l’intérêt de l’État de perpétuer les inégalités les plus importantes et pressantes car il ne peut pas saisir les nuances des injustices plus subtiles.

Les restrictions de la créativité étant élargies au-delà des limites de la politique, le reste de la société stagne. Le discours politique est un masque obligatoire et de routine, il en va de même pour la culture. La créativité n’est pas illimitée. L’originalité devient relative, une question de réinterprétation du connu et de ce qui est certain. Les vieux slogans et messages sont recyclés de la même manière que les messages politiques.

Le résultat est l’émergence d’une hiérarchie de la créativité. La société, travaillant de concert avec l’État, approuve implicitement les formes d’expression appropriées. Puisque la culture doit évoluer, mais la politique est enracinée dans l’inertie, la genèse du divertissement populaire est vraiment une dévolution entre un choix de plus en plus étroit d’anciens et familiers modes d’expression créative (donc pas une menace pour la survie de l’État).

En somme, la culture devient de plus en plus fragmentée et imitative. De plus, tous les experts faisant autorité sont obsédés par le problème d’une politique fracturée et partisane. Le premier problème conduit au dernier. La culture n’est pas le principal problème. Un Etat « conscient » qui exerce des pouvoirs discrétionnaires illimités est la cause fondamentale du déficit de créativité.

Katherine Revello, analyste pour Fee.org avec Libre Afrique

La République centrafricaine doit agir pour protéger sa population

Les nouveaux soldats de Bangui ? Des enfants !

L’experte indépendante des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita Bocoum, a noté la progression très inquiétante des groupes armés dans le Centre et le Sud du pays, et en particulier dans les régions de la Ouaka, du Mbomou et de la Basse-Kotto

La République centrafricaine est témoin d’une situation «insoutenable» de la propagation de groupes armés et de violations croissantes des droits de l’homme, et le gouvernement doit agir maintenant, a averti une experte des Nations Unies.
L’experte indépendante des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita Bocoum, a noté la progression très inquiétante des groupes armés dans le Centre et le Sud du pays, et en particulier dans les régions de la Ouaka, du Mbomou et de la Basse-Kotto.

« Cette situation est insoutenable et l’Etat centrafricain doit retrouver sans plus tarder l’intégrité et la souveraineté de son territoire pour y assurer sécurité et Etat de droit » a dit Mme Keita Bocoum.

Enfants soldats à Bangui
Des Kalachnikovs pour les enfants de la Seleka

Elle a alerté sur les conséquences de ces violations inadmissibles et a regretté qu’encore une fois, les auteurs ne sont pas inquiétés, les enquêtes ne sont pas menées, laissant ainsi les rumeurs nourrir l’esprit de vengeance.

L’experte indépendante a constaté que la violence du conflit et la faible réponse de protection qui s’en est suivie, ont suscité l’indignation et les cris de détresse de la population.

« La responsabilité de protéger les populations est une obligation de l’Etat, et la communauté internationale, particulièrement la MINUSCA doit pouvoir être à ses côtés pour la mettre en œuvre efficacement », a affirmé Marie-Thérèse Keita Bocoum.

Elle a ajouté que « la lutte contre l’impunité apparaît comme essentielle à la résolution de la crise en République centrafricaine. Il est encourageant de voir quelques améliorations en ce sens, telle la nomination du Procureur Spécial de la Cour pénale spéciale et la création de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales ».

« Mais ces avancées doivent s’articuler autour d’une politique nationale des droits de l’homme, qui tienne compte de l’égal accès  des centrafricains aux droits économiques, sociaux et culturels ».

Réitérant l’impératif d’enquêter les violations des droits de l’homme sans plus tarder et faire procéder aux arrestations de ceux qui ont pu commettre, ordonner ou laisser faire ces violations, individuellement ou collectivement.

L’experte indépendante a aussi invité le Ministère de la justice à renforcer les moyens mis à la disposition des juridictions nationales pour assurer la présence effective des autorités judiciaires dans les villes où ils ont été redéployés.

« Les autorités que j’ai rencontrées, y compris le corps diplomatique, le gouvernement et le parlement, ont unanimement affirmé leur détermination à lutter contre l’impunité et à proscrire toute possibilité d’amnistie pour les crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou crimes de génocide, conformément au forum de Bangui, à la Constitution et aux conventions internationales ratifiées par la République Centrafricaine », a tenu à clarifier Mme Keita Bocoum.

Exprimant sa satisfaction pour la publication du rapport Mapping des Nations Unies, elle a insisté sur la nécessité de continuer à documenter ces violations, et de protéger et assister les victimes et les témoins afin que justice soit rendue et qu’aucun fait grave ne reste impuni.

Alors que la situation humanitaire reste critique, L’experte indépendante a souligné les richesses naturelles dont dispose la République centrafricaine, et encouragé les autorités nationales  à évaluer l’accès aux droits économiques et sociaux et à assurer le contrôle des ressources naturelles afin d’explorer les opportunités économiques qui existent dans ce pays et de démontrer aux jeunes qu’elles sont porteuses d’espoir.

Mme Keita Bocoum a également noté l’impact disproportionné du conflit centrafricain sur les femmes, réitérant sa recommandation de renforcer la présence des femmes dans les négociations pour la paix et la sécurité et dans les efforts de développement. De même, elle appelle le gouvernement et la communauté internationale à soutenir les initiatives de réconciliation et de cohésion sociale et à définir des stratégies qui facilitent l’insertion des jeunes dans le marché du travail et de l’entrepreneuriat sur toute l’étendue du territoire.

Au cours de sa visite, l’Experte a rencontré des représentants du gouvernement, du parlement, du corps diplomatique, de la société civile, des partis politiques, des organisations non gouvernementales et des Nations Unies, ainsi que des représentants de victimes et de personnes déplacées, à Bangui et à Obo.

Mme Keita Bocoum rendra compte de ses conclusions au Conseil des droits de l’homme de l’ONU et présentera son rapport final en septembre 2017.

Former aux bons usages sur mobile et allier Big Data et Blockchain

En Côte d'Ivoire les agriculteurs utilisent l'application Nkalo pour connaitre les cours des matières premières
En Côte d'Ivoire les agriculteurs utilisent l'application Nkalo pour connaitre les cours des matières premières

Former les populations aux bons usages du numérique et développer des centre de formations locaux adaptés aux besoins des utilisateurs

Un dispositif qui pourrait utiliser Big Data et Blockchain

L’objectif du projet RAN (Réseau d’Accès au Numérique) est de former les populations exclues du numérique aux bons usages des mobiles, smartphones et toutes les applications disponibles pour mieux gérer ses activités.

Ce projet se déploie avec un réseaux de 5 centres numériques en quartiers urbains et dans 5 zones rurales.
Chaque année il est dupliqué afin d’obtenir 15 centres en ville et 15 en zone rurale en 5 ans.

Pourquoi développer un RAN ?

Sur 90 % des utilisateurs mobile seulement 2% savent en exploiter le potentiel !

– Applications santé, éducation, agriculture, entrepreneuriat, énergie !
– Bancarisation : mobile money, assurance, crédit…
– Gestion des données : contacts, stockage, photos, documents.
– Numérisation des actes civils, fonciers, administratifs.
– Réseau sociaux : e-reputation, communication.

Objectif 2017 : trouver un bailleur pour notre projet

C’est après avoir mené une mission d’évaluation en Afrique, que je cherche un bailleur pour mette en place le projet qui dans sa phase initiale se déroulera sur trois ans :
– Un réseau de formation à l’accès au numérique dans 5 quartiers urbains et 5 zones rurales par pays.
– Un site présentant le dispositif : agenda, géolocalisation, fiches de bonnes pratiques, documentation numérique, réplicabilité du dispositif.
– Un moteur des applications mobiles et smartphones issu des témoignages des utilisateurs. Un dispositif qui pourrait utiliser Big Data et Blockchain

Mots clefs : Innovation, numérique, mobile et smartphone, formatons, portail collaboratif et participatif

En Côte d'Ivoire les agriculteurs utilisent l'application Nkalo pour connaitre les cours des matières premières
En Côte d’Ivoire les agriculteurs utilisent l’application Nkalo pour connaitre les cours des matières premières

Perspectives économiques mondiale

Une reprise fragile, mais…

La Banque Mondiale prévoit un renforcement de la croissance globale à 2.7 pour cent cette année, soutenue par une reprise du secteur manufacturier et du commerce, une confiance affermie, des conditions de financement favorables, et une stabilisation des prix des matières premières.

La croissance dans les économies avancées devrait accélérer pour atteindre 1.9 pour cent en 2017, faisant d’eux un soutien pour leurs partenaires commerciaux.

La croissance dans les marchés émergents et économies en développement comme en Afrique devrait également se consolider pour atteindre 4.1 pour cent en 2017, soutenue par la diminution des obstacles à l’activité dans les pays exportateurs de matières premières.

Focus Afrique sur les perspectives économiques

Selon les prévisions, la croissance en Afrique subsaharienne devrait s’accélérer pour atteindre 2,6 % en 2017 et 3,2 % en 2018 grâce à une augmentation modérée des prix des produits de base et aux réformes visant à corriger les déséquilibres macroéconomiques.

La production par habitant devrait toutefois se contracter de 0,1 % en 2017 avant d’enregistrer une modeste croissance de 0,7 % sur la période 2018-19.

À ce rythme, la croissance ne sera pas suffisante pour permettre d’atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté dans la région, surtout si les obstacles à une expansion plus robuste persistent. La croissance sud-africaine se renforcera pour atteindre 0,6 % en 2017 puis 1,1 % en 2018.

Le Nigéria devrait passer d’une situation de récession à une croissance de 1,2 % en 2017 puis de 2,4 % en 2018. La croissance des pays pauvres en ressources naturelles devrait rester solide, soutenue par l’investissement dans les infrastructures, la résilience du secteur des services et la reprise de la production agricole. L’Éthiopie devrait enregistrer un taux de croissance de 8,3 % en 2017, la Tanzanie de 7,2 %, la Côte d’Ivoire de 6,8 % et le Sénégal de 6,7 %.

201420152016e2017p2018p2019p
Afrique subsaharienne4.63.11.32.63.23.5
Afrique du Sud1.61.30.30.61.12.0
Angola4.83.00.01.20.91.5
Bénin6.42.14.05.56.06.3
Botswana4.1-1.72.94.04.24.3
Burkina Faso4.04.05.46.16.36.3
Burundi4.7-3.9-0.61.52.02.6
Cameroun5.95.84.53.94.44.6
Cap-Vert0.61.53.93.33.73.7
Comores2.11.02.23.34.04.0
Congo, République démocratique du9.06.92.24.74.94.9
Congo, République du6.82.6-2.11.01.51.5
Côte d’Ivoire8.59.27.86.86.56.3
Guinée équatoriale-0.7-8.3-7.3-5.9-7.0-6.0
Éthiopie10.39.67.58.38.07.9
Gabon4.34.02.31.32.42.9
Gambie0.94.12.12.53.84.0
Ghana4.03.93.66.17.86.2
Guinée0.40.14.64.44.64.6
Guinée-Bissau2.54.84.95.15.15.1
Kenya5.35.75.85.55.86.1
Lesotho4.51.62.53.03.43.6
Libéria0.70.0-1.23.05.35.7
Madagascar3.33.84.43.56.44.7
Malawi5.72.82.54.44.95.3
Mali7.06.05.65.35.25.1
Mauritanie5.61.42.03.52.74.6
Maurice3.73.53.53.43.53.3
Mozambique7.46.63.34.86.16.7
Namibie6.55.31.23.04.04.2
Niger7.03.64.75.25.55.5
Nigéria6.32.7-1.61.22.42.5
Ouganda5.65.64.84.65.25.6
Rwanda7.06.95.96.06.87.0
Sénégal4.36.56.66.76.97.0
Seychelles3.33.54.44.23.83.5
Sierra Leone4.6-20.65.05.45.65.9
Soudan2.74.94.74.13.93.9
Swaziland2.71.9-0.61.73.13.2
Tanzanie7.07.06.97.27.27.4
Tchad6.91.8-7.00.23.23.1
Togo5.95.45.04.65.55.5
Zambie5.02.93.34.14.54.7
Zimbabwe3.80.50.72.31.81.7

 

Découvrez le rapport complet de la Banque Mondiale

Journées Economiques et Consulaires Africaines

Journées Economiques et Consulaires Africaines
Journées Economiques et Consulaires Africaines

Les Journées Economiques et Consulaires Africaines se tiendront du 30 juin au 2 juillet 2017 à Lyon

Sur proposition de la Métropole de Lyon, les JECA coïncident avec la Grande Fête Consulaire de Lyon pour mieux assurer une visibilité et une communication optimale de l’événement.

Les JECA réunissent un auditoire d’investisseurs, de financiers, de politiques, de ministres et de diplomates pour parler de l’optimisme croissant des perspectives économiques de l’Afrique dans le but de promouvoir les investissements.

La première édition à Bordeaux a réunie 12 pays, 253 participants (dont 20% bordelais) avec 151 rencontres B to B et 56 contrats signés. La deuxième édition à Marseille a été organisée en partenariat avec la Région PACA, la Mairie de Marseille, la Villa Méditerranée, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille et le Département d’Etat américain. Elle a réunie 15 pays (représentés par les Présidents des CCI, Ambassadeurs, Ministres et Premier Ministre), 372 participants (dont 30% marseillais) avec 249 rencontres B to B et 108 contrats signés.

Les JECA 2017 sont organisées en partenariat avec la Métropole de Lyon, le Département d’Etat américain (Africa Régional Services), la CPME Auvergne-Rhône-Alpes et le Royal Air Maroc.

Le programme de cette année accueille des personnalités de haut niveau :

Le Premier Ministre, l’Ancien Président de la République, les  Ministres, les Ambassadeurs et les Directeurs Généraux des Agences de Promotion des Investissements présenteront le climat des affaires et les potentialités de leurs pays pour attirer des investisseurs

Les Présidents des CCI, les Entrepreneurs et les Acteurs économiques partageront des informations économiques pour explorer des opportunités d’affaires avec leurs homologues Français et Européens.

Les Responsables des Collectivités locales, des Associations et des ONG vont partager leur vision de partenariat au développement.

Journées Economiques et Consulaires Africaines
Journées Economiques et Consulaires Africaines

Cette rencontre de haut niveau réunit pendant deux jours, d’une part, des acteurs institutionnels et de la société civile pour le partenariat au développement et, d’autre  part,  des  acteurs  économiques  dans  le  but  de  créer  des  opportunités  d’affaires  mutuellement  profitable.  La diplomatie économique rimait avec la diplomatie du développement pour la promotion des intérêts de l’Afrique sur la scène internationale.

Les JECA - Journées Economiques Consulaires Africaines de Lyon
Les JECA – Journées Economiques Consulaires Africaines de Lyon

La première journée est réservée aux Représentants des Pays pour une présentation globale du climat des affaires et les potentialités du pays pour attirer des investissements.

Les Représentants des Etats présentent le climat des affaires et les potentialités de leurs pays en soulignant les atouts du pays (la situation de l’environnement et du cadre des affaires, la situation socio-économique et sécuritaire, les infrastructures, les perspectives économiques,….), les politiques de promotion et de facilitation d’investissement (politiques fiscales pour attirer les capitaux étrangers, Zones franches, guichet unique, promotion et renforcement de la compétitivité, renforcement des capacités des secteurs publics et privés, renforcement des compétences managériales des dirigeants d’entreprises pour le partenariat, les mesures pour encourager l’investissement de la diaspora) et les mesures de protections d’investissement (engagements et garanties publics de sécurisation des investissements)

Les JECA - Journées Economiques Consulaires Africaines de Lyon
Les JECA – Journées Economiques Consulaires Africaines de Lyon

Les Entrepreneurs partagent des expériences innovantes, des informations économiques et des possibilités d’investissement ou de partenariat stratégique.

La deuxième journée est consacrée aux panels (avant midi) sur les fondamentaux de l’économie

Les intervenants de différents panels abordent sérieusement certains défis majeurs comme l’investissement, l’interconnectivité, l’employabilité et l’inclusivité pour souligner la transformation des économies africaines et l’amélioration de l’environnement des affaires dans le but d’attirer davantage d’investissements à travers la mise en place des politiques de promotion et de sécurisation d’investissement, le développement des partenariats public-privé (PPP) pour remplacer des garanties souveraines, la diplomatie économique, l’innovation stratégique, l’entreprenariat dans la dynamique de développement économique du continent et la maîtrise de l’intelligence économique au service des Etats et de l’entreprise.

Les acteurs institutionnels et de la société civile présentent des outils de partenariat au développement

Le dernier panel d’après-midi est consacré à la Rencontre d’Affaires B to B pour faciliter les contacts d’affaires dans un cadre privatif et convivial. C’est le moment de proposer des services et des contrats.

L’Afrique entreprenante et l’Afrique diplomatique gomment l’afro-pessimisme pour converger vers l’afro-optimisme pour s’approprier son avenir, son destin et son émergence dans la globalisation des échanges mondiaux.

La bataille de 2020 a-t-elle commencé ?

La dernière mutinerie et la révolte des démobilisés n’a pas encore fini de livrer ses secrets

Surtout que ces mouvements créent et continuent de créer la turbulence au sein de la classe politique ivoirienne. Notamment la découverte d’armes chez l’un des proches du président de l’Assemblée nationale. Ce qui a conduit à son interrogatoire à la brigade de recherche de la gendarmerie nationale. Sont-ce les hostilités pour 2020 qui s’annoncent ? Ou une simple bataille de positionnement entre le président de l’Assemblée nationale et le Chef de l’Etat ?

Déjà, l’on sait qu’au niveau du PDCI, principal allié du président Alassane Ouattara, les positions commencent de plus en plus à se préciser. Et les voix discordantes se font entendre. Plus questions de candidats uniques, notamment en faveur du RDR pour 2020, comme ce fut le cas lors de la dernière élection présidentielle. Plus grave, l’alliance pour le parti unique n’est plus à l’ordre du jour. On s’active à mettre en place des stratégies de reconquête du pouvoir. On évoque même à certains moments la question des primaires pour désigner le candidat du plus vieux parti ivoirien.

Si avec le PDCI, la bataille semble se mener dans la sérénité, il n’en est pas de même pour le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafory Soro. Parce qu’incarnant, pour certains, l’avenir, la jeunesse et l’espoir dans l’arène politique ivoirienne, d’aucun sont allés jusqu’à le comparer à Emmanuel Macron qui a défié tous les pronostics en France. Hier adulé par toute la classe politique ivoirienne (PDCI, FPI et RDR), il est aujourd’hui diabolisé par une partie de cette classe (PDCI et RDR). Héros il n’y a pas longtemps du RDR qui a fait de lui son candidat lors des deux législatives passées, il est devenu l’homme à abattre.

Pourquoi Soro fait-il si peur ? 

Pour créer la psychose au sein de la nation ou du peuple, Soro Guillaume en a la renommée.  Il a, pendant des années, mis à mal le parti au pouvoir de cette époque le PDCI. Son curriculum vitae est impressionnant : très tôt engagé en politique, il dirige la  Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), de 1995 à 1998.

Une affiche en Côte d'Ivoire, à Grand Bassam - Credit photo Thierry BARBAUT
Une affiche en Côte d’Ivoire, à Grand Bassam – Credit photo Thierry BARBAUT

Son charisme et sa détermination lui valent d’être l’un des leaders incontesté de ce mouvement. Plusieurs fois incarcéré par le pouvoir, il n’a jamais renoncé au combat ; ce qui lui a d’ailleurs valu la distinction de « l’homme de l’année », en 1997, par le quotidien pro gouvernemental Ivoir Soir. Il a également été déclaré prisonnier d’opinion par Amnesty international en 1995.  Outre la FESCI où il a fait ses armes en tant qu’homme politique, il a également côtoyé les présidents Eyadéma du Togo, Oumar Bongo du Gabon, Me Wade du Sénégal, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Il a fait partie de l’alliance qui a tenté de dissuader le Général Robert Guéi de ne pas se maintenir au pouvoir. Il s’allie aussi à Alassane Ouattara et au RDR en 2000 pour s’opposer à la décision d’exclusion de Ouattara à l’élection présidentielle.

Exilé au Burkina Faso de 2000 à 2002, il deviendra par la suite le leader de la rébellion en Côte d’Ivoire.

Guillaume Soro, en tant que Secrétaire général du Mouvement  Patriotique de Côte d’Ivoire (Mpci). Puis Secrétaire général des trois mouvements rebelles qui dirigent les régions Centre, Nord et Ouest (MPIGO, MPCI, MJP). En 2003, Soro Guillaume participe à l’accord de Linas Marcoussis en France. Au sortir de cette rencontre, il fait son entrée au sein de gouvernement de réconciliation nationale en qualité de Ministre d’Etat, ministre de la Communication. Puis de décembre 2005 à mars 2007, il est Ministre d’Etat, ministre chargé de la Reconstruction et de la Réinsertion.

En 2007, à la faveur de l’Accord politique de Ouagadougou, signé par les Forces Nouvelles et Laurent Gbagbo, Guillaume Kigbafori  Soro est nommé Premier ministre. C’est encore lui, qui, en 2010, alors que la bataille entre Gbagbo et Alassane Ouattara battait son plein, a rallié le camp Ouattara avec ses combattants pour l’assaut final. Il est reconduit à ce poste après l’élection d’Alassane Ouattara. Avant de devenir président de l’Assemblée nationale.  Alors est-ce son courage qui fait peur, ou sa personnalité ?

Une chose est certaine, la lutte pour 2020 ne sera pas de tout cadeau. Quand on sait que du côté du PDCI les préparatifs ont déjà commencé. Et le parti de Félix Houphouët-Boigny ne veut plus être un accompagnateur du RDR. Du côté de Soro, l’on pense qu’il est temps pour le président de l’assemblée nationale de jouer sa partition. Mais comment ?

Au sein du parti au pouvoir, certaines personnes pensent que le chef de l’Etat en poste doit continuer afin de terminer le travail qu’il a commencé. Car comme aiment à le dire les politiciens africains, il faut terminer le travail débuté. Ainsi le RDR n’entend rien lâcher parce qu’il a du travail à achever.

Qui sera son candidat ? Le président Ouattara qui a annoncé son départ en 2020 ? Ou bien les membres de son parti parviendront-ils à le convaincre de rester au pouvoir pour continuer l’œuvre entamée ?

Jean-Jacques Maïkere de Jumia évoque les évolutions

Jumia ne cesse d’évoluer sur le continent Africain

Jean-Jacques Maïkere est country manager au Kenya.
Dans cet entretien vidéo il évoque comment les sites de Jumia évoluent en profondeur cette année.
En effet Jumia est aujourd’hui un véritable écosytème en ligne qui fédère Jumia avec les extension de nom de domaine dans les différents pays, mais aussi avec Carmudi, Easy Taxi, Everjobs, hellofood, Jovago, Jumia, Kaymu, Lamudi, Vendito et Zando.

Jumia va valoriser les échanges entre les clients sur ses plateformes de e-comemrce partout en Afrique

L’UX ou eXpérience Utilisateur est prédominante dans le e-commerce. Jumia souhaite donc permettre les échanges entre acheteurs, les témoignages, les partages les publication de photos des clients qui utilisent les produits, un mix d’Instagram et de E-bay en quelque sorte ?

Une autre grade force du systèmes : Rocket Internet l’entreprise à l’initiative de Jumia et n’a pas fait l’erreur d’opter pour une gestion centralisée depuis l’Europe. Seul un bureau demeure à Paris, mais tout est géré depuis Lagos, au Nigeria: 98% des 3000 salariés résident en Afrique.

Attaque de l’hôtel Le Campement au Mali

Le complexe hôtel Le Campement attaqué par les terroristes au Mali à Kangaba.
Le complexe hôtel Le Campement attaqué par les terroristes au Mali à Kangaba.

Plusieurs morts dont une Franco-gabonaise et 5 assaillants djihadistes tués, des personnes toujours introuvables !

Plusieurs hommes armés. Selon le ministère de la Sécurité du Mali, l’attaque a été menée par plusieurs hommes armés, des « jihadistes présumés ». Ils auraient fait irruption dans un village de vacances, connu sous le nom de campement Kangaba.

Il y avait des militaires occidentaux, des Français, mais aussi des soldats européens déployés au Mali, qui se trouvaient en permission. Au moins l’un d’entre eux aurait ouvert le feu le premier sur les assaillants.

Les forces de l’armée française sont entrées dans le Campement de Kangaba, un centre de villégiature du quartier de Yirimadjo, dans la banlieue de Bamako, fréquenté notamment par des Occidentaux, où des hommes armés ont fait irruption. Des coups de feux sont entendus depuis 16h30 TU.

 

« Ils cherchaient en réalité des Blancs ».

En début d’après-mi, vers 14h30, deux groupes d’assaillants, selon les récits des survivants qui semblent concordants, ont attaqué directement l’établissement. « Les premiers assaillants sont arrivés très bien armés à la porte principale, a raconté Karim, un employé. Ils ont tiré en l’air alors avant de grimper vers les piscines. » « Ils cherchaient en réalité des Blancs ». Un autre employé de l’hôtel, Boubacar Konta, raconte avoir vu les attaquants brandir « leurs armes en l’air, crier Allah Akhbar, avant de tirer des rafales dans le ciel ».

Des coups de feux pendant plusieurs heures…

Un autre groupe de plusieurs hommes, des djihadistes armés de kalachnikov, se sont approchés par le haut de l’établissement, tirant immédiatement sur les clients. « Par chance, poursuit Karim, il y avait des militaires en permission. » Les soldats présents auraient alors aussitôt saisi leurs armes pour répliquer, parvenant à repousser les assaillants.

Les Forces spéciales antiterroristes du Mali du FORSAT sont ensuite arrivées sur les lieux pour exfiltrer les clients, certains, vêtus de leur seul short de bain, équipés à la hâte par les soldats d’un gilet pare-balles. En fin d’après-midi, les Forsat, appuyées par l’armée, des soldats européens et des éléments de sécurité de l’ONU, ont lancé un assaut sur la colline où les terroristes s’étaient retranchés. D’intenses échanges de tirs et des explosions se sont fait entendre alors que la consigne d’éteindre toute source de lumière avait été donnée afin que les djihadistes ne disposent pas de cibles.

 

Le complexe hôtel Le Campement attaqué par les terroristes au Mali à Kangaba.
Le complexe hôtel Le Campement attaqué par les terroristes au Mali à Kangaba.
Le complexe hôtel Le Campement attaqué par les terroristes au Mali à Kangaba.
Le complexe hôtel Le Campement attaqué par les terroristes au Mali à Kangaba.
Le complexe hôtel Le Campement attaqué par les terroristes au Mali à Kangaba.
Le complexe hôtel Le Campement attaqué par les terroristes au Mali à Kangaba.

 

l’index Up40 illustre la dynamique de l’investissement innovant

Avec plus de 30 millions d’euros investis en Afrique en 10 mois l’index Up40 illustre la dynamique de l’investissement innovant français sur le continent

Créé en juin 2016, l’index Up40 rassemble aujourd’hui les 25 start-up françaises les plus dynamiques sur le continent africain

Up Afrique, plateforme de jeunes entrepreneurs français, et le MEDEF International (www.MEDEFinternational.fr) ont présenté la première promotion de l’index Up40 qui rassemble les start-up françaises les plus actives en Afrique.

L’index Up40 a pour objectif de rassembler prochainement les 40 start-up représentatives de l’innovation française à destination des marchés africains. Dix mois après sa création, l’index regroupe aujourd’hui 25 start-up dans plus de 10 secteurs d’activité : énergie, éducation, agroalimentaire, services, e-commerce, sport, industrie, finance, e-santé, assurances. Avec 24 M€ de fonds levés pour un investissement global de 32 M€ en Afrique, ces start-up employaient en 2016 335 salariés et représentaient un chiffre d’affaires cumulé de 35 M€. En 2017, l’index devrait représenter plus de 880 emplois et un chiffre d’affaires cumulé estimé à 84 M€.

Créé en juin 2016, l’index Up40 permet une meilleure coordination des jeunes entrepreneurs français en Afrique, une collaboration plus étroite entre start-up, PME et grands groupes et un fléchage accéléré des investissements vers les projets innovants.

Fabrice Le Saché, coordinateur de l’index Up40 et cofondateur d’Aera groupe indique : « L’Afrique est une zone d’innovation et de croissance où la compétition mondiale s’exprime avec force. Dans ce contexte, les start-up françaises sont parmi les plus dynamiques sur le continent ! Elles investissent, concluent des alliances commerciales et agissent dans les 54 pays en défendant l’entrepreneuriat. À l’image du continent, la France change parfois plus rapidement que le regard porté sur elle. »

Google News Lab va former au journalisme numérique

Google News Lab Africa
Google News Lab Africa

Comme Info Afrique, le journalisme professionnel mais aussi participatif et collaboratif se développe en Afrique, il est désormais promu par le Google News Lab

Ces nouveaux médias numériques permettent de donner la parole à tous ceux qui vivent sur le continent ou ailleurs dans le monde et souhaitent l’évoquer.

Google News Lab explique : Pour les journalistes, les avancées récentes dans le domaine des technologies numériques offrent de formidables opportunités pour découvrir, raconter et partager des articles comme celui-ci paru dans le Mail & Guardian qui relate comment l’application Google My Maps permet de repérer les principaux gaspilleurs d’eau dans les zones urbaines pendant la sécheresse.

La perspective de se former à l’utilisation des nouveaux outils numériques de reportage a néanmoins de quoi intimider ou même de quoi effrayer. C’est particulièrement vrai en Afrique où l’intégration numérique en termes de médias et de storytelling reste souvent un défi. Seuls quelques instituts proposent des programmes de formation aux outils numériques et bien souvent les organismes de presse ne disposent pas des moyens pour intégrer les nouvelles technologies numériques dans leurs reportages.

Google News Lab
Google News Lab

C’est pourquoi nous soutenons une nouvelle initiative qui va permettre aux journalistes de plusieurs pays d’Afrique d’acquérir des compétences telles que le reportage mobile, le mapping, la visualisation des données et la vérification des faits. En partenariat avec la Banque mondiale et Code For Africa, ce projet vise à former plus de 6 000 journalistes d’ici février 2018, dans 12 métropoles africaines : Abuja, Le Cap, Casablanca, Dakar, Dar es-Salaam, Durban, Freetown, Johannesburg, Kampala, Lagos, Nairobi et Yaoundé. Nous espérons que la formation à une utilisation plus efficace des outils numériques et l’accompagnement dont ils vont bénéficier vont permettre aux journalistes de toute l’Afrique de produire des reportages passionnants à la pointe de la technologie. La formation se déroulera en trois temps selon des formats distincts :

  • À partir du 15 juin, nous organiserons des sessions de formation en présentiel sur des sujets allant de la présentation de données à l’aide d’une carte interactive jusqu’au reportage proprement dit avec un dispositif mobile. Dans chaque ville, des formations auront lieu dans trois salles de rédaction et se tiendront deux fois par mois pendant toute la durée de ce programme.
  • Au mois d’août, un MOOC (massive open online course – cours en ligne) sera accessible gratuitement en ligne. Nous y aborderons un large éventail de concepts et de pratiques web destinés aux journalistes numériques.
  • En collaboration avec Hacks/Hackers (organisation mondiale de journalistes) nous organiserons également des groupes de travail afin de proposer des formations individualisées et plus ciblées. Trois rencontres mensuelles auront lieu au Cameroun, au Kenya, au Maroc, au Nigeria, au Sénégal, en Sierra Leone, en Afrique du Sud, en Tanzanie et en Ouganda.

Google : En 2016, nous avons annoncé notre engagement à former un million de jeunes Africains aux techniques numériques au cours de l’année afin de les aider à créer et à trouver un emploi. Nous espérons que cette nouvelle initiative contribuera également à favoriser la croissance de l’économie numérique en Afrique.

Consultez le site https://academy.codeforafrica.org pour en savoir plus et pour vous inscrire.

Afrobytes réussit à nouveau le défi de réunir la tech Africaine

AFROBYTES
AFROBYTES

Mobiliser c’est une chose, surfer sur la vague du digital aussi… Mais réunir à Paris le top de la « tech » africaine, anglophone, et durant deux jours c’est un exploit !

Un exploit qu’Haweya Mohamed et Ammin Youssouf, ainsi que l’ensemble de l’équipe viennent à nouveau de relever avec Afrobytes 2017 au MEDEF le 8 et 9 juin.

Les échanges furent passionnants, les thématiques sont identiques à celle de l’année dernières : agriculture, santé, business, entrepreneuriat, éducation, mais les avancées sont significatives. Les nouvelles technologies, de l’avis des experts sont des leviers désormais indispensables pour l’ensemble du continent et ses 54 pays. En effet quel que soit le contexte local, les technologies agissent en levier de croissance.

Vous les experts, n’évoquez pas ce que Google propose déjà, mais faites nous vibrer avec vos expériences vécues, vos aventures humaines, et vos témoignages !

Les experts, intervenants et invités réussirent à échanger tout au long de l’événement et chacun se projette déjà sur les possibilités d’échanges, de business ou de développement de leurs compétences respectives. Mission accomplie pour Afrobytes

C’est désormais un fait, Afrobytes se pose en HUB incontournable connectant la diaspora et les entrepreneurs qui souhaitent aller vers l’Afrique, et ce de partout à travers le monde !

Ammin Youssouf et Haweya Mohamed #afrobytes
Ammin Youssouf et Haweya Mohamed #afrobytes
Rich Tanksley de Pulse, Thierry Barbaut de Stratégie Afrique, Jean-Michel Huet de Bearing Point et Ammin Youssouf d'Afrobytes
Rich Tanksley de Pulse, Thierry Barbaut de Stratégie Afrique, Jean-Michel Huet de Bearing Point et Ammin Youssouf d’Afrobytes

Sommes-nous tous faits pour le retour en Afrique ?

Inspire Afrika au MEDEF le 23 juin !

Désormais animés par Laure GNAGBE BLEDOU, les Inspir’Talks reviennent avec une problématique qui est au cœur de l’actualité : « Après un parcours académique et/ou professionnel en Occident, tout africain est-il fait pour retourner sur ses terres d’origines ? »

Cette 6ème édition qui se déroulera le 23 Juin prochain au MEDEF s’ouvrira sur une discussion autour des initiatives privées et publiques visant à accompagner le retour. Si vous vous posez des questions sur un éventuel retour au Bénin ou en Côte d’Ivoire, ou si vous souhaitez mener des projets en Afrique, venez posez vos questions à nos cinq intervenants :

  • Mme Marion Scappaticci, Directrice Adjointe de la fondation AfricaFrance, qui après ses études en France, a rejoint le Cabinet de la première dame du Gabon en tant que consultante.
  • Issiaka Konate, Directeur Général des Ivoiriens de l’extérieur, retourné dans son pays d’origine la Côte d’Ivoire et recruté au ministère de l’intégration africaine et des ivoiriens de la diaspora
  • José Pliya, écrivain et dramaturge, Directeur Général de l’agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (ANPT) du Bénin.
  • Brice Bredji & M. Steve Nicouey, fondateurs de Kodji Agency, une agence de conseil et d’accompagnement aux projets de la diaspora africaine en Afrique.

Cette 6ème édition aura pour invité d’honneur Monsieur Souleymane KHOL, VP Marketing & Sales du groupe AccorHôtels en Afrique et l’Océan indien. Son intervention visera à donner les clefs d’un retour réussi tout en travaillant dans une multinationale.

À la suite de cette intervention inspirante, les débats s’articuleront autour de deux entrepreneurs aguerris ayant osé le pari du retour en Afrique :

  • Mme Paola Audrey Ndengue, co-fondatrice du magazine FashizBlack, qui après une dizaine d’années passées à Paris est rentrée en Côte d’Ivoire où elle a fondé son agence de communication africaine, Pannelle&Co.
  • M. Gossy Ukanwoke, fondateur et directeur de la Beni American University retourné dans son pays d’origine le Nigéria, après des études universitaires en Turquie.

Après un Inspir’Talk d’une heure et demie, la soirée se poursuivra autour d’un cocktail dinatoire.

Ce sera l’occasion pour les invités d’échanger avec les différents intervenants dans une ambiance détendue et conviviale.

Les places étant limitées, nous vous invitons à prendre la vôtre en cliquant ici

A.T. Kearney s’associe à l’Energy Transition Institute

A.T. Kearney Energy Transition Institute
A.T. Kearney Energy Transition Institute

A.T. Kearney, cabinet international de conseil en stratégie, annonce la signature d’un partenariat de recherche avec l’Energy Transition Institute (anciennement SBC Energy Institute)

Cette nouvelle association, baptisée A.T. Kearney Energy Transition Institute, basée à Paris, a pour vocation de fournir aux grands acteurs internationaux un éclairage sur les tendances mondiales de l’énergie, l’évolution des technologies ainsi que sur leurs répercussions stratégiques dans les secteurs privé comme public, avec au centre de ces enjeux la question de la transition énergétique.

L’A.T. Kearney Energy Institute est une référence internationale pour ses FactBooks sur les technologies de l’énergie, notamment le photovoltaïque, les hydrates de gaz, la capture et le stockage du carbone, l’éolien, les smart grids et le stockage de l’énergie. Cette nouvelle collaboration permet à l’Institut de poursuivre ses recherches sur les sujets émergents les plus critiques, comme l’impact de la décarbonatation, de l’électrification, de la décentralisation et des technologies numériques sur le futur de la transition énergétique.

L’A.T. Kearney Energy Institute s’est construit un réseau scientifique international composé de professionnels et d’universitaires reconnus dans les sciences naturelles et appliquées, les entreprises du secteur et l’ingénierie pétrolière. L’indépendance de l’Institut garantit la génération d’idées impartiales et lui permet de trouver d’autres partenaires externes ponctuels afin de cofinancer des projets de recherche.

Cet institut dirigé depuis Paris par Romain Debarre est régi par un conseil d’administration composé de huit membres dont Claude Mandil (ancien Président de l’IFP et directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie) et Adnan Shihab-Eldin (directeur général de la Kuwait Foundation for the Advancement of Sciences et ancien secrétaire général de l’OPEP)

« Cette collaboration avec A.T. Kearney va nous permettre de nous appuyer sur son réseau mondial et son expertise des problématiques spécifiques des entreprises pour développer nos travaux de recherches tout en garantissant notre indépendance, déclare Romain Debarre. Comme en témoigne la sortie annoncée récemment des accords de Paris par les Etats-Unis, les questions de transition énergétique reposent de plus en plus sur les entreprises et les consommateurs : un bouleversement majeur dans lequel l’A.T. Kearney Energy Institute a vocation à éclairer et accompagner les grands acteurs internationaux ».

A.T. Kearney Energy Transition Institute
A.T. Kearney Energy Transition Institute

 

« La transition énergétique ne concerne plus uniquement les politiques publiques ou les entreprises du secteur, renchérit Richard Forrest, Associé A.T. Kearney en charge du département Energie au niveau mondial. Ce partenariat va nous permettre de renforcer notre connaissance et notre maîtrise des technologies en développement et des tendances mondiales afin d’accompagner au mieux nos clients, quel que soit leur secteur, dans leurs orientations stratégiques, financières et opérationnelles ».

Banques et états, attention danger

Ces dernières années, le déficit budgétaire du Togo ne cesse de se creuser

Pour financer ce déficit, l’Etat togolais a recours à l’emprunt bancaire. La preuve en est que les concours des banques Togolaises à l’Etat Togolais ne cessent d’augmenter. Ils sont passés de 237,8 milliards de FCFA à fin décembre 2015 à 283,9 milliards de FCFA à fin septembre 2016. Le financement du déficit budgétaire par les banques contribue à accroitre leur surexposition aux risques souverains et aux créances douteuses. Alors comment juguler un tel risque?

Avant de proposer le remède, il faudrait bien identifier la racine du mal, à savoir l’envolée du déficit budgétaire, lequel est le fruit d’une politique budgétaire expansionniste (dégradation du solde public par une hausse des dépenses et/ou une baisse des recettes). En effet, il y a eu une augmentation significative des dépenses publiques au cours des dernières années. A titre d’illustration : les dépenses totales et prêts nets sont passés de 18,2% du PIB en 2007 à 30,2% du PIB en 2016. Sur les trois dernières années, le déficit budgétaire s’est creusé pour aggraver la dette qui est passée de 48,6% du PIB en 2011 à 80,8% du PIB en en 2016, selon le FMI. Une dette publique qui est composé à 56,4% de dette intérieure et à 43,6% de dette extérieure en 2015. Cette part importante de la dette intérieure est due à l’émission des bons et obligations du Trésor. Autrement dit, l’épargne intérieure est « détournée » pour financer le déficit public au détriment des besoins des ménages et des entreprises. L’Etat togolais semble avoir conclu un accord tacite avec les banques togolaises dans la mesure où il offre donc de l’argent facile aux banques (facilités de refinancement), et en échange les banques achètent des bons et obligations étatiques, finançant ainsi le déficit public.

Le financement des déficits publics essentiellement par l’emprunt bancaire est malsain dans la mesure où les banques censées financer la consommation des ménages et l’investissement des entreprises, se trouvent en train de financer le déficit budgétaire. D’où l’effet d’éviction de l’investissement privé, indispensable pour la croissance et l’emploi. L’intrusion de l’Etat sur le marché de crédit, raréfie l’offre de crédit disponible par rapport à la demande qui devient excédentaire, ce qui explique la hausse des taux d’intérêt. A titre d’illustration, le taux débiteur au Togo qui était de 7,73% fin 2016 est supérieur au taux moyen de l’UEMOA qui est de 6,93%. Bref, le financement des déficits par l’emprunt bancaire crée un cercle vicieux car l’effet d’éviction engendre une chute des investissements qui à leur tour entrainent une faible croissance créant le déficit public et in fine à nouveau nourrit l’endettement. Par ailleurs, le financement du déficit par emprunt est un fardeau pour les générations futures car les dettes d’aujourd’hui sont les impôts de demain. Ceci va hypothéquer la croissance économique et le niveau de vie des générations futures, surtout dans un pays réputé être le troisième ayant la pression fiscale la plus élevée. Alors que faire?

La responsabilité de l’Etat est de rompre avec le laxisme budgétaire. Cela implique qu’il se recentre sur ses fonctions régaliennes pour rationaliser ses dépenses. Il s’agit de revoir la division du travail entre, d’une part, l’Etat et les structures locales en appliquant le principe de subsidiarité impliquant la délégation de toutes les responsabilités administratives pouvant être accomplies par l’échelon local ; et d’autre part, entre secteur public et secteur privé en renonçant aux activités qui pourraient être mieux assurées par le marché. Avec moins de tâches, l’Etat dépensera moins, donc taxera moins. Aussi, le retrait de l’Etat des activités du système bancaire est souhaitable ! Il doit céder ses actifs pour éviter que ces banques publiques soient soumises aux caprices du gouvernement qui leur exige une contribution pour le financement du budget de l’Etat. De plus, l’Etat togolais doit orienter le financement des infrastructures vers le partenariat public privé qui demeure le financement alternatif le plus efficace dans le domaine des infrastructures.

Parallèlement à la rationalisation des dépenses, l’Etat togolais devrait optimiser également les recettes fiscales en offrant un environnement d’investissement propice pour à la fois attirer des investisseurs étrangers, mais aussi aider le secteur informel à se restructurer pour une économie plus compétitive et productive, ce qui se traduira in fine par plus de recettes fiscales pour le Trésor public.

Concernant le volet bancaire, il est d’abord impératif de faire en sorte que le laxisme budgétaire ne soit pas couvert par son pendant le laxisme monétaire. En d’autres termes, il est important de réformer la BCEAO dans le sens de plus d’indépendance par rapport aux pesanteurs de la sphère politique que représente l’ensemble des gouvernements des États de l’Union, et auxquels est associé le gouvernement français. Ceci passe par l’instauration de nouvelles règles du jeu, avec force d’application, favorisant la rigueur budgétaire et limitant le financement du déficit budgétaire par les banques. La constitutionnalisation de l’indépendance des banques centrales dans les pays membres sera également une initiative non négligeable pour consolider la nouvelle culture de séparation du politique et du monétaire.

Par ailleurs, le  comité de politique monétaire de la BCEAO doit porter quelques réformes afin d’inciter les banques à financer en priorité les ménages et les entreprises au lieu de l’Etat. Il s’agit de rendre opérationnel les bureaux d’information sur le crédit pour permettre aux banques de collecter des informations sur la solvabilité des clients. Il est aussi indispensable de réformer le cadre juridique pour une meilleure protection des créanciers afin de réduire le risque de défaut et inciter les banques à prêter plus aux ménages et entreprises. Avec la baisse du risque financier et juridique, les banques non seulement seront plus enclines à prêter, mais le loyer de l’argent sera moins cher. Et si l’Etat togolais s’engage à garantir une ouverture plus grande du secteur bancaire à tous les investisseurs, il y aura plus de concurrence, ce qui ne pourrait qu’être qu’un grand pas vers la démocratisation du financement pour l’ensemble des Togolais.

Somme toute, sans une réforme globale allant de l’Etat jusqu’au secteur bancaire en passant par la BCEAO, le gouvernement togolais risque de courir derrière les prêts et les dons pour équilibrer une économie mal en point. Sans rompre avec le laxisme budgétaire et monétaire, le gouvernement togolais est en train d’hypothéquer la souveraineté du pays. Si les réformes sont inévitables, autant les faire avant de se retrouver au pied du mur !

Dr Kramo Germain, analyste économiste.

Article publié en collaboration avec Libre Afrique

Le MEDEF présente son programme Afrique

MEDEF et MEDEF International
MEDEF et MEDEF International

C’est en même temps que l’événement Afrobytes, HUB qui réunit le meilleur des acteurs des nouvelles technologies en Afrique, qui se tenait justement au MEDEF, que Pierre Gattaz présentait le programme des déplacements en Afrique.

Une stratégie affirmée et assumée par le MEDEF pour soutenir les entreprises qui œuvrent en Afrique

Le Medef et Medef International ont rappelé la priorité donnée au renforcement des partenariats avec le continent africain, dans lesquels les entreprises françaises sont engagées depuis plusieurs décennies.

Medef International et le Medef organiseront et participeront à plusieurs événements d’envergure dans les prochaines semaines en Afrique :

– Délégation de chefs d’entreprise en Ouganda et au Rwanda – juin 2017

– Délégation de chefs d’entreprise à Abidjan, à l’occasion de l’ouverture de la 8e édition des Jeux de la Francophonie – juillet 2017

– Participation à la 1re édition de l’Université du patronat ivoirien, la CGECI CEO Academy à Abidjan – septembre 2017

– Délégation de chefs d’entreprise en Algérie – octobre 2017

– Délégation d’entreprises conduite par Pierre Gattaz en Ethiopie et au Kenya – novembre 2017

– Forum jeunesse et entrepreneuriat, Journée des patronats africains et Sommet des start-up organisé à Nairobi par AGYP powered by MEDEF, MEDEF International, Business Africa, BusinessEurope et l’Organisation internationale des employeurs (OIE), à l’occasion du déplacement de Pierre Gattaz au Kenya – novembre 2017

– Soutien et participation au EU-Africa Business Forum et à la 5e édition du Sommet Union européenne-Afrique qui se tiendra en Côte d’Ivoire – novembre 2017

– Délégation de chefs d’entreprises au Nigéria – décembre 2017

Medef International et le Medef confirment ainsi leur engagement sur le long terme avec leurs homologues du secteur privé africain pour des partenariats renforcés entre les entreprises africaines et françaises, et leur volonté de développer des actions concrètes pour la jeunesse et l’entrepreneuriat à travers les programmes AGYP powered by Medef.

Medef et Medef International prendront en particulier position sur un nouveau cadre européen de coopération entre l’Union européenne et l’Afrique, indispensable d’ici 2020. En ce sens, les secteurs privés français et africains sont structurants pour répondre aux enjeux de nos continents.

Pour Pierre Gattaz, président du Medef : « Nous devons définir un avenir commun sans arrogance. Le partenariat avec l’Afrique doit se bâtir sur du long terme, dans une logique gagnant-gagnant, en plaçant les entreprises au cœur des actions à mener. Nous sommes mobilisés pour le renforcement des partenariats économiques,  mais aussi pour répondre aux attentes de la jeunesse et aux enjeux de l’emploi par le développement de l’entrepreneuriat. »

Le Next Einstein Forum lance la Semaine Africaine des Sciences

Le Next Einstein Forum lance la toute première Semaine Africaine des Sciences

L’évènement aura lieu ce mois dans 13 pays d’Afrique

Le Next Einstein Forum (NEF), une initiative de l’Institut panafricain des Sciences Mathématiques (AIMS) en partenariat avec Robert Bosch Stiftung, a annoncé le lancement de la Semaine Africaine des Sciences du NEF dans 13 pays africains au cours du mois de juin 2017. Les Ambassadeurs du NEF, les champions locaux de la science et de la technologie, avec le soutien des universités locales, des secteurs public et privé, conduiront les trois à cinq jours d’événements dans leur pays.

« La Semaine Africaine des Sciences du NEF est la première semaine scientifique coordonnée à travers l’Afrique. Notre objectif principal est de développer les scientifiques et les technologues de demain en engageant les écoliers et les jeunes dans des activités scientifiques tels que les caravanes scientifiques et les hackathons. Nos activités démontreront également l’impact critique de la science dans la vie quotidienne. À long terme, nous espérons catalyser les investissements dans la recherche et le développement et vulgariser les sciences», a déclaré Thierry Zomahoun, Président et Directeur General d’AIMS et Président du NEF.

Le mois de juin 2017 va connaitre des séances passionnantes au Soudan, au Rwanda, au Sénégal, en Tanzanie, Afrique du Sud, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Kenya, au Malawi, au Mali, au Maroc, au Nigeria, et en République du Congo. Chaque pays aura des activités spécifiques, conçues pour permettre aux citoyens de s’engager dans les sciences et rencontrer des scientifiques. Dans cette gamme se trouvent des événements passionnants comme les hackathons, la découverte de la technologie par le codage, l’accent mis sur l’entrepreneuriat par la science et les mathématiques, les connaissances scientifiques diverses, les caravanes de la science et des événements axés sur les femmes scientifiques.

En regroupant les principaux acteurs de tous les secteurs, discuter des meilleures pratiques pour attirer et retenir les jeunes, en particulier les filles et les femmes, dans les sciences

« Cette semaine mettra en évidence les meilleures pratiques pour attirer et retenir les jeunes, en particulier les filles et les femmes, dans les sciences et sur le côté académique, la semaine renforcera les réseaux de recherche et les communautés de scientifiques en Afrique. Nous nous attendons que les prochaines éditions utilisent la technologie pour faciliter des activités régionales coordonnées.

Nous tenons à remercier nos partenaires du secteur public, universitaire et privé pour le soutien apporté à cette initiative. L’Afrique ne fera concurrence sur le plan mondial que s’il existe des investissements durables et coordonnés dans la construction du pipeline de chercheurs et d’innovateurs », a déclaré M. Zomahoun.
En ce qui concerne l’avenir, le NEF élargira la portée de sa Semaine Africaine des Sciences à 30 pays en 2018 et à tous les 54 pays d’ici 2020. Au-delà des chiffres, le NEF espère que la Semaine Africaine des Sciences va grandir pour englober des activités majeures dans les écoles et les universités et aboutir à la collaboration concrète entre le milieu de la recherche et le secteur privé.

Conformément à la Déclaration de Dakar du NEF, publiée lors de la première Rencontre biennale Internationale du NEF, tenue à Dakar, au Sénégal, la Semaine Africaine des Sciences mettra l’engagement public au cœur des efforts pour avancer l’agenda scientifique africain. La prochaine édition de la Rencontre Internationale du NEF se tiendra à Kigali en mars 2018 sous le patronage de S.E. Paul Kagame, Président du Rwanda.

La Semaine Africaine des Sciences est financée par Johnson & Johnson Innovation, Google et les sponsors locaux dans chaque pays. Découvrez comment participer et soutenir la Semaine Africaine des Sciences à Nef.org/fr/sas

Numérisation et dématérialisation des paiements aident les agriculteurs

En Côte d'Ivoire les agriculteurs utilisent l'application Nkalo pour connaitre les cours des matières premières
En Côte d'Ivoire les agriculteurs utilisent l'application Nkalo pour connaitre les cours des matières premières

Étude de l’ONU : La numérisation des paiements des agriculteurs contribue à lutter contre la pauvreté au Kenya

One Acre Fund réduit de plus de 80% les pertes liées au paiement ainsi que les frais de recouvrement, renforçant aussi la satisfaction des agriculteurs et leur développement économique

Une nouvelle étude de cas réalisée par l’Alliance Better Than Cash (www.BetterThanCash.org) des Nations Unies montre comment l’organisation agricole à but non lucratif One Acre Fund (www.OneAcreFund.org), en partenariat avec Citi Inclusive Finance (www.CitiInclusiveFinance.com), est parvenue à numériser les remboursements de prêts des agriculteurs au Kenya. Cette initiative a considérablement favorisé la transparence et l’efficacité, et contribué au développement économique et à l’inclusion financière de milliers de petits exploitants et de leurs familles.

One Acre Fund, avec le soutien de Citi, a rendu possible en toute facilité pour les agriculteurs le remboursement de prêts en « argent mobile » plutôt qu’en espèces, réduisant ainsi l’incertitude, l’inefficacité, l’insécurité et les coûts élevés causés précédemment par les opérations en espèces.

One Acre Fund peut désormais atteindre davantage d’agriculteurs avec une plus grande fiabilité. Son personnel peut utiliser près de la moitié du temps qui était nécessaire à la perception des paiements en espèces, à aider plus efficacement les agriculteurs afin d’augmenter leurs revenus par le biais de programmes éducatifs et de formation. Grâce à l’offre de services de One Acre Fund, qui comprend notamment de la formation et l’apport d’intrants tels que les semences et les engrais, l’agriculteur moyen qui participe au programme gagne près de 50 % de plus que celui qui n’y participe pas.

Les conclusions de l’étude montrent :

Les remboursements mobiles nous ont permis d’accroître notre efficacité et d’offrir un meilleur service aux agriculteurs

  • Une augmentation de la satisfaction des participants due à la transparence et à la commodité.
  • Une baisse de quatre-vingt-cinq pour cent des cas de fraudes de remboursement.
  • Une réduction des délais de traitement de chaque remboursement périodique, de 12-16 jours à 2-4 jours ; désormais, les agriculteurs sont immédiatement informés de la réception de leur paiement, ce qui évite des préoccupations liées à l’incertitude.
  • Une diminution de 80 % des coûts liés au traitement des remboursements.
  • Quarante-six pour cent de temps récupéré pour le personnel chargé des perceptions, ce qui libère  plus de temps pour assister les agriculteurs dans l’amélioration des pratiques agricoles.
  • Les agricultrices y trouvent particulièrement leur compte, appréciant la sécurité des paiements digitaux par rapport aux paiements en espèces plus dangereux à transporter.

« Les remboursements mobiles nous ont permis d’accroître notre efficacité et d’offrir un meilleur service aux agriculteurs », a déclaré Mike Warmington, directeur des partenariats de microfinance chez One Acre Fund. « Nous sommes ravis de faire partie des pionniers de cette technologie dans le secteur des prêts aux petits exploitants agricoles. Notre expérience montre que les agriculteurs peuvent prospérer dans ces communautés. Les clients reçoivent une confirmation immédiate de l’aboutissement des paiements, ce qui leur permet de mieux gérer leurs entreprises et leurs finances familiales. »

En Côte d'Ivoire les agriculteurs utilisent l'application Nkalo pour connaitre les cours des matières premières
En Côte d’Ivoire les agriculteurs utilisent l’application Nkalo pour connaitre les cours des matières premières

« L’envergure et l’expérience de Citi dans le domaine de l’accessibilité du financement et des transactions bancaires nous permettent de fournir un soutien mondial aux principales entreprises sociales telles que One Acre Fund », a indiqué Bob Annibale, directeur mondial de Citi Inclusive Finance. « Parmi d’autres avantages, la numérisation favorise l’efficacité et la sécurité, et développe des modèles d’affaires innovants et inclusifs. La banque Citi est fière de jouer un rôle permettant à One Acre Fund et à d’autres organisations similaires d’améliorer les moyens de subsistance des communautés agricoles. »

One Acre Fund est un exemple des avantages significatifs et de l’influence que les paiements numériques et l’infrastructure d’accessibilité financière numérique, tels qu’ils sont développés au Kenya, peuvent apporter aux chaînes de valeur agricoles, en contribuant à développer un secteur agricole plus durable et plus productif, une des pierres angulaires des objectifs de l’ONU pour le développement durable (Sustainable Development Goals, ou « SDG »). Ces apprentissages peuvent facilement être transmis aux communautés pauvres d’autres pays et One Acre Fund élabore des plans d’expansion future au Rwanda, en Tanzanie et en Zambie.

« Pour les entreprises et les organismes à but non lucratif désireuses de travailler en milieu rural africain, cette réussite est une référence », a indiqué Oswell Kahonde, responsable régional pour l’Afrique de l’alliance Better Than Cash. « Les paiements numériques sont essentiels pour construire des modèles d’affaires durables et générer un impact à long terme. En permettant aux petits exploitants d’émettre et de recevoir des paiements numériques, nous favorisons une transparence et une responsabilité qui se traduisent par de nombreux avantages et permettent aux particuliers de prendre le contrôle de leurs finances. »

G20 : le siècle de l’Afrique selon One

A la veille de la conférence du G20 sur le partenariat avec l’Afrique qui se tiendra à Berlin les 12 et 13 juin, l’ONG ONE publie un nouveau rapport intitulé « Le siècle de l’Afrique » qui montre que d’ici 50 ans, il y aura plus de jeunes en Afrique que dans tous les pays du G20 réunis.

Ce rapport prouve l’opportunité que peut constituer cette explosion démographique en Afrique pour l’économie et la stabilité mondiale, à condition que le G20 double les investissements publics et privés dans l’éducation, l’emploi et l’émancipation de la jeunesse africaine.

Mené à bien, ce nouveau partenariat entre le G20 et l’Afrique pourrait déboucher sur une augmentation du PIB du continent de 500 milliards de dollars par an, soit environ un tiers du PIB actuel de l’Afrique subsaharienne, pour les 30 prochaines années.

 

Le dividende démographique africain : Une chance pour la croissance économique et la stabilité mondiale

L’Afrique fait face à une explosion démographique : La population du continent devrait atteindre au moins 2,5 milliards d’habitants d’ici à 2050, dont la moitié seront des jeunes de moins de 25 ans.

Cette évolution peut mener à une crise démographique déstabilisante ou au contraire à un dividende démographique, soit une accélération de la croissance économique qui se produit lorsque le nombre d’enfants et de personnes âgées est nettement inférieur au nombre de personnes en âge de travailler.

 

Le G20 n’est pas encore prêt

L’Allemagne a certes pris la bonne décision en mettant l’Afrique à l’agenda de son G20 mais le partenariat qu’elle propose se concentre pour l’instant sur le développement des investissements privés dans quelques pays africains, déjà économiquement robustes (le Maroc, la Tunisie, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Rwanda), dans le cadre de « Compacts ».

Or pour parvenir à ce dividende démographique, le nouveau partenariat avec l’Afrique doit permettre de donner des perspectives d’avenir à la jeunesse, notamment aux filles, dans des secteurs clés comme l’éducation, l’agriculture, le numérique ainsi que dans l’ouverture de l’espace politique et la lutte contre la corruption. Ceci ne pourra pas se faire sans aide au développement de la part du G20. De plus, ces investissements doivent concerner un maximum de pays et notamment les Etats fragiles et les pays les moins avancés, qui seront confrontés à la plus forte explosion démographique.

Un enfant au téléphone en Guinée - Crédit photo Thierry BARBAUT
Un enfant au téléphone en Guinée – Crédit photo Thierry BARBAUT

Les chiffres clés du rapport « Le siècle de l’Afrique »

  • La population du continent africain devrait atteindre au moins 2,5 milliards d’habitants d’ici à 2050, dont la moitié seront des jeunes de moins de 25 ans.
  • Au cours des cinquante prochaines années, il y aura plus de jeunes en Afrique (1,4 milliard) que dans tous les pays du G20 réunis (1,3 milliard).
  • D’ici à 2050, les jeunes en Afrique seront 10 fois plus nombreux que les jeunes dans l’Union européenne.
  • Si les tendances actuelles se poursuivent, d’ici à 2022, le nombre de personnes au chômage en Afrique (41,4 millions) sera pratiquement identique au nombre total de travailleurs en Allemagne (40,7 millions).
  • Il y a actuellement dans le monde 130 millions de jeunes filles non-scolarisées, dont 51 millions (39 %) vivent en Afrique. Pour chaque fille non-scolarisée en Europe, on en compte 27 en Afrique.
  • Mené à bien, le Partenariat avec l’Afrique pourrait déboucher sur une augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 500 milliards de dollars par an – soit environ un tiers du PIB actuel de l’Afrique subsaharienne – au cours des 30 années à venir.

 

Retrouvez l’intégralité des recommandations de ONE pour le G20 dans le rapport « Le siècle de l’Afrique ».

Le lien du rapport en cliquant ici

Combattre la fraude

L’Afrique est touchée de plein fouet par la fraude, sur Internet, dans le commerce, les entreprises et les administrations.

La fraude existe depuis la nuit des temps. Depuis quelques années, la fraude aux entreprises s’amplifie et surtout, entre autres avec Internet, se complexifie.

Florent Pinard, associé Baker Tilly France spécialiste du sujet, explique les mécanismes de fraude et la manière dont les entreprises peuvent s’organiser pour en limiter les risques.

Au départ, le contrôle interne a été conçu pour éviter les erreurs et limiter les fraudes. Un exemple simple : une entreprise qui oublie d’indiquer le nom d’un prestataire sur le formulaire DAS 2 (sur lequel doivent être mentionnés tous les prestataires) s’expose à une amende en cas de contrôle fiscal. Pour limiter ces erreurs, les entreprises ont mis en place le contrôle interne, le point le plus important étant la séparation des fonctions entre l’exécutant et le contrôleur, entre l’initiateur de la demande, le conservateur des actifs et le contrôleur des actifs.

Il ne faut pas que ce soit pas la même personne qui fasse les opérations de remise en banque, de comptabilisation et de lettrage des comptes clients et de rapprochement bancaire. Les fraudes les plus courantes en entreprise étaient réalisées sans complicité externe par cumul des fonctions ou habile contournement des règles de contrôle interne. Elles étaient découvertes par chance (prise de congés du collaborateur et remplacement par un autre) ou par des audits appropriés dirigés ou non (les bons réflexes, les bonnes questions, la réponse reçue cohérente de l’ensemble des points à suivre).

Le contournement des règles de contrôle interne rend la fraude possible

La fraude se complexifie par la collecte d’informations nombreuses au sein de l’entreprise par des acteurs mal intentionnés.

Rien de tel que des exemples vécus pour illustrer ce constat. La personne responsable des règlements fournisseurs chez un grand fabricant de pneumatiques est contactée par un fournisseur qui réclame le paiement de sa facture de 2 millions d’euros sur un compte bancaire figurant sur un RIB joint. Cette créance figure bien dans les comptes de l’entreprise. La personne exécute le règlement sur la foi de cette demande légitime. Evidemment, le RIB était celui de l’escroc.

Qu’est-ce qui a rendu la fraude possible dans ce cas précis ? Le fait que ce soit la même personne qui se soit donné elle-même l’autorisation d’effectuer le virement attendu du fournisseur et qui a, matériellement, exécuté le virement ; et l’absence d’esprit critique à la modification des coordonnées bancaires du fournisseur. Autre élément qui est rentré en jeu : « L’homme est bon ». L’escroc (fournisseur) menaçait, s’il n’était pas payé, de bloquer ses livraisons et de bloquer l’usine. Le comptable ne voulait pas créer de problème… Il croyait bien faire.

Autre exemple : un grand cabinet d’audit et de conseil réalise régulièrement de grosses opérations de fusions-acquisitions, impliquant plusieurs intervenants : avocats, conseils, etc. Un vendredi soir, quand il n’y a plus personne, et notamment plus de contrôleur, l’escroc demande au comptable de payer à l’avocat immédiatement un million d’euros. Le nom de l’avocat et l’existence de l’opération en cours sont connus du comptable.

a demande est en conséquence vraisemblable. Une forte contrainte imaginaire mais plausible (les fonds doivent être versés impérativement ce week-end si l’on veut emporter l’affaire) convainc le comptable d’effectuer le virement. Là encore, c’est le contournement des règles de contrôle interne qui a rendu possible cette fraude. Pour des sommes de ce montant, ce sont trois ou quatre autorisations concomitantes qui doivent être données, par le N-1, le N, le N+1. Et le délai de paiement doit évidemment être respecté.

Les petites entreprises sont elles aussi menacées

La faille pour les escrocs consiste dans le fait que les règles de contrôle interne sont souvent moins strictes, voire inexistantes, dans les PME. Autre exemple vécu : la comptable reçoit un appel lui demandant de virer 200 000 euros à un fournisseur en Argentine, fournisseur référencé. Elle donne l’ordre de virement à la banque. C’est la banque qui a eu le bon réflexe. Celle-ci a appelé trois fois le dirigeant, jusqu’à ce qu’il décroche, pour valider ce virement. Le plus étonnant est que le comptable se trouvait dans le bureau adjacent de son dirigeant au moment de l’appel, et qu’il ne lui a même pas demandé son accord…

Sur un autre dossier, la demande de virement a été faite à une jeune embauchée en période d’essai, chargée d’exécuter un virement à la demande du président de l’entreprise ; les réflexes d’auditeur de ce collaborateur ont eu raison de la fraude ; le vrai président a contacté la collaboratrice pour lui demander de ne rien faire et la féliciter.

La fraude sur internet est exponentielle et de plus en plus sophistiquée

Les particuliers, et les personnes âgées, moins averties, sont bien évidemment victimes des fraudes sur internet. « Pour recevoir votre règlement CAF, cliquez ici… ». Dans les entreprises, ces fraudes sont de plus en plus sophistiquées. On doit une facture, et comme « l’homme est bon », le premier réflexe est de vouloir payer ses dettes. Les adresses mails avec une seule lettre qui change sont parfois difficiles à déceler. On le sait, mais il suffit que ce soit le soir, qu’on soit fatigué… et l’on tombe dans le piège.

Les demandes de rançon sont de plus en plus courantes. Alors si vous arrivez un matin et que votre écran, ou le serveur, est noir, ne vous posez aucune question : mettez-le directement à la poubelle, débranchez internet. Le pire est d’essayer de savoir ce qui se passe… Racheter un nouvel ordinateur vous coûtera infiniment moins cher. En revanche, évidemment, cela passe par une politique rigoureuse de sauvegarde.

Un commentaire : les indépendants ne sont pas protégés parce qu’ils sont petits. Combien négligent encore d’organiser leur sauvegarde…

Les escrocs jouent sur la psychologie humaine

Sur quels ressorts jouent-ils ?

– Leurs informations sont extrêmement précises : par exemple type de la transaction, montant, timing, parties en jeu… Or, plus l’information dont ils disposent est précise, plus leur demande est crédible, plus le risque de « tomber dans le panneau » est grand.

– Leurs fraudes sont de plus en plus sophistiquées et se jouent en plusieurs étapes : un premier contact d’un président national, qui annonce un mail d’un président international, lequel arrive effectivement sur la boîte mail. Et le piège se referme progressivement.

– Ils jouent sur le fait que « l’homme est bon » : on veut être honnête, on veut payer ce qu’on doit.

– Ils jouent sur l’ego : « Nous avons besoin de vous ; nous savons que nous pouvons compter sur vous ; nous sommes certains que vous serez à la hauteur de la tâche ; le président a confiance en vous ; nous savons que vous êtes toujours efficace et réactif ». Bien sûr ! Alors on va se montrer digne de cette honorable réputation. Piège !

La confiance n’exclut pas le contrôle

Le grand classique : le comptable modèle qui ne part jamais en congé est suspect. Les dirigeants victimes de fraude ont souvent la même réflexion : « Lui ? ou elle ? C’est la personne en qui j’avais le plus confiance ! »

Les dirigeants doivent également se méfier des décisions prises à l’emporte-pièce. Encore un exemple vécu : on fait signer à un Autrichien, en fin de repas, un papier sur un coin de table, avec une version allemande et une version française. Il signe les deux documents…. Sauf que la traduction française, qu’il ne comprenait pas, différait de la version allemande… Faites toujours vérifier les traductions par un professionnel rémunéré par vous.

Comment avoir un temps d’avance sur les escrocs

Trois règles :

Respectez les procédures de contrôle interne en toutes circonstances, et encore plus le soir et le week-end. On vous demande un virement le vendredi soir, veille d’un week-end de trois jours ? Cela pourra attendre le mardi matin. Ne pas agir à tout le moins sans avoir contacté une ou deux personnes concernées par le sujet.

Communiquez. Rien de tel que raconter ce qui vous est arrivé, ce qui est arrivé au collègue du cousin de votre voisin. Mettez un mouchoir sur votre ego et racontez vos propres mésaventures. C’est la meilleure manière de sensibiliser les autres.

Doutez et faites douter. Dans ce domaine, cultivez la culture du doute. Au moindre doute, soyez en alerte. Apprenez à vos équipes à demander à leurs collègues, à vous-même. On doute ? On s’abstient. Mieux vaut un retard de paiement qu’une catastrophe financière.

Et une dernière recommandation… pour les patrons caractériels ! Il faut savoir que les risques de fraude sont plus importants dans leur entreprise. Les collaborateurs ayant toujours la crainte de mal faire, de se faire réprimander, risquent d’exécuter un ordre émanant d’un escroc sans se poser trop de questions.

Baker Tilly France en quelques chiffres

un réseau fédéraliste de 36 cabinets indépendants répartis sur l’ensemble du territoire français, y compris les départements d’Outre-Mer (Guadeloupe et Réunion) et dans la plupart des pays francophones d’Afrique (Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Madagascar, Maroc, Tunisie et Sénégal)

date de création : 1974

159 experts-comptables diplômés et 1400 collaborateurs

un siège basé à Paris avec une équipe de permanents

chiffre d’affaires : 128 millions d’euros

Le Burkina avec Eutelsat pour la TNT

Le Burkina Faso choisit Eutelsat pour passer à la TNT

Pour accélérer la transition vers la télévision numérique terrestre, la Société Burkinabè de Télédiffusion (SBT) s’appuie sur le satellite EUTELSAT 3B

Eutelsat Communications (NYSE Euronext Paris : ETL) a officialisé aujourd’hui, à l’occasion de Discop Abidjan, la signature d’un contrat pluriannuel avec la Société Burkinabè de Télédiffusion (SBT), opérateur public de diffusion de la TNT au Burkina Faso.

Ce contrat s’inscrit dans le cadre du basculement de la télévision analogique vers le tout-numérique, actuellement en pleine phase d’accélération au Burkina Faso.

La capacité louée sur le satellite EUTELSAT 3B sert ainsi depuis quelques semaines à alimenter 35 émetteurs numériques terrestres déployés pour mailler l’ensemble du territoire burkinabè. Le signal satellitaire, qui comprend une vingtaine de chaînes de télévision[1], est ensuite rediffusé par ces émetteurs terrestres auprès des foyers burkinabés équipés d’un décodeur numérique ou d’un téléviseur adapté.

En plus de la capacité mobilisée sur EUTELSAT 3B pour la diffusion de ce bouquet gratuit de la TNT, la SBT, dans en partenariat avec la RTB, la chaîne publique de l’Etat a loué également des capacités satellitaires sur l’Europe et l’Afrique via EUTELSAT 9B et EUTELSAT 16A, pour assurer la mission de service public. Ce mode de diffusion est particulièrement adapté aux besoins des ambassades et de la diaspora burkinabé sur ces deux continents.

Kadidia Savadogo, Directrice de la SBT, a déclaré : « Nous nous sommes appuyés sur la parfaite couverture de notre pays par le satellite EUTELSAT 3B pour lancer une offre de télévision qui va permettre à un très grand nombre de foyers de notre pays de bénéficier d’un maximum de chaînes TV, avec une meilleure qualité d’image et de son. Notre objectif étant que d’ici la fin de l’année 2017, nous puissions couvrir 98 % du territoire par la diffusion en TNT. »

Michel Azibert, Directeur général délégué et directeur commercial et du développement d’Eutelsat, a ajouté : « A travers ce contrat, nous accompagnons l’évolution du paysage audiovisuel dans ce pays, en mobilisant des ressources sur trois satellites de notre flotte. Nous saluons tout particulièrement la volonté de la SBT d’accélérer l’accès aux chaînes numériques au Burkina Faso. »

[1] SMTV, Canal 3, TVZ Africa, Impact TV, BF1, TV Maria, Alhouda, CVK, El-Bethel, Burkina Info TV, RTB Télévision, RTB Zénith, Edifice McCann, Savane FM, TAM-TAM Production (3TV), Omega TV, Assemblée TV

Maroc : pas d’émergence sans changement de cap

La présentation du mémorandum de la Banque mondiale, le 15 mai dernier, est venue interpeller les autorités marocaines sur la question de l’émergence du Maroc d’ici 2040.

Est-ce possible ? Et comment y arriver ?

Sur les chances d’y arriver trois raisons rendent optimiste. Primo, le Maroc est à un tournant de sa transition démographique où le taux de dépendance (part des moins de 15 ans et des plus de 65 ans dans la population totale) a chuté de moitié entre 1970 et 2010 et restera historiquement bas jusqu’en 2040 avant d’augmenter dans les décennies suivantes.

Cela offre un gros potentiel de production et de consommation pour nourrir la croissance future du pays. Secundo, en dépit de la faible qualité de notre enseignement la population est plus instruite, ce qui est indispensable pour améliorer notre productivité. Tertio, une conjoncture favorable dans la mesure où, d’une part, les prix de l’énergie et de matières premières sont bas, et d’autre part, la redéfinition de la stratégie de développement chinoise est susceptible d’offrir des opportunités d’investissement et d’industrialisation pour le Royaume. Mais la conjugaison de ces trois aubaines ne saurait conduire à l’émergence que si l’on ose changer de modèle de développement, c’est-à-dire notre vision sur le mode de création et de répartition de la richesse.

D’abord, nos responsables ont besoin de comprendre que le développement n’est pas une machine où il suffit d’appuyer sur un bouton (financement, infrastructures..) pour générer de la richesse. Le développement est un processus organique, tout un écosystème où tous les éléments ont leur importance et doivent contribuer chacun à sa manière. Et si un des maillons de la chaine ne suit pas le même rythme, il risque de compromettre le fonctionnement de tout le système.

D’où la nécessité de rompre avec cette approche mécanique, « par le haut », où une élite décide pour les autres ce qui leur convient et leur indique ce qu’ils doivent consommer, produire et où investir. Cela implique que l’on aille vers une approche « par le bas », plus participative où chacun est libre mais aussi responsable de ses choix et de ses actions. Ainsi, chaque Marocain pourra participer à la création de la richesse et à sa répartition. Il est important alors que l’on cesse de penser la croissance inclusive dans une logique de redistribution. Avant de traire une vache, il faudrait penser à la nourrir. Cela signifie qu’en favorisant l’inclusion économique de tous les Marocains par l’emploi et l’entrepreneuriat, l’on favorisera une répartition plus équitable.

Ensuite, dans cette approche « par le bas », le rôle de l’entrepreneur devient cardinal.

Si dans le discours officiel on fait la promotion de l’entrepreneuriat, force est de constater malheureusement que dans les choix de politiques publiques il existe un biais anti-entrepreneuriat. D’une part, notre stratégie de croissance est tournée vers la stimulation de la demande interne (consommation des ménages et investissements publics) qui a certes amélioré la croissance, mais au prix de déficits public commercial et d’endettement.

Et d’autre part, les réglementations, la fiscalité ne sont pas assez incitatifs à l’entrepreneuriat. Pis cette focalisation sur le marché intérieur a créé un biais anti-exportation. Or, avec un marché étroit et un pouvoir d’achat faible, le Maroc est condamné à conquérir les marchés extérieurs. Pour ce faire, il est besoin de changer de stratégie de croissance en s’orientant vers une véritable politique de l’offre qui replace l’entreprise au cœur du processus de développement et l’aide à devenir plus compétitive.

Quand je parle de l’amélioration de la compétitivité, il ne s’agit pas seulement de celle des prix, mais surtout de celle hors prix basée sur la productivité. Car aujourd’hui, un consensus se dégage selon lequel il ne suffit pas d’accumuler le travail ou le capital physique, mais l’enjeu est d’améliorer leur rendement, leur qualité pour avoir l’impact le plus élevé en création de richesse et d’emploi. Pour ce faire, il est important d’améliorer la qualité de notre capital humain, institutionnel et social. Autrement dit, il faudrait investir dans le terreau sous-jacent à la création de la richesse à savoir : la connaissance, la gouvernance et la confiance.

Il s’agit essentiellement de remettre à plat toutes les règles du jeu encadrant l’acte entrepreneurial pour réduire au minimum les coûts et les risques artificiels supportés par les entrepreneurs.

Pour ce faire, le mot d’ordre est : plus de liberté pour les acteurs économiques en rationalisant les interventions de l’Etat pour laisser plus de place à l’investissement privé, en sécurisant plus le cadre juridique pour plus d’état de droit et d’incitation à l’investissement productif et innovateur, et en introduisant plus de concurrence, d’une part par la libéralisation des échanges avec l’extérieur, et d’autre part, en assouplissant les réglementations des marchés du travail, du crédit et des affaires pour faire la chasse aux rentes de situations et réhabiliter l’égalités des chances économiques. Des efforts existent dans ce sens, mais aujourd’hui l’enjeu est d’accélérer la cadence si l’on veut converger vers l’émergence.

Enfin, le pilotage de cette nouvelle approche de développement ne doit plus suivre une logique sectorielle fragmentée. On ne peut plus se contenter de miser sur un secteur et espérer qu’il servira de locomotive pour tirer les autres. Il faudrait une approche intégrée où l’on mise sur les synergies et les complémentarités entre secteurs, comme entre l’agriculture et l’industrie via l’agroalimentaire. Dans la logique d’écosystème, tous les éléments, en dépit de leurs poids d’importances différents, devraient suivre le même rythme pour faire progresser de manière saine et plus efficace tout le système. D’où la nécessité également de consolider la culture et la gouvernance par le résultat et la qualité. Il s’agit de la condition sine qua non pour obtenir une croissance inclusive et plus équilibrée.

Si, le vent nous est aujourd’hui favorable pour aller vers l’émergence, nos responsables ont le devoir historique de changer de cap. Faute de quoi l’on risque de rater le coche comme dans le passé. Comme on dit : il n’y pas de vent favorable à celui qui ne sait pas où il va.

Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane (Maroc)

Article publié en collaboration avec Libre Afrique.

Côte d’Ivoire : comment bâtir une armée républicaine ?

Armée Ivoirienne
Armée Ivoirienne

La Côte d’Ivoire doit sortir d’une spirale sans fin de conflits et de mutineries, avec une nouvelle armée ?

Depuis les années 1990, l’armée ivoirienne est au cœur de toutes les heures funestes que le pays a connues : le coup d’Etat militaire du 24 décembre 1999 renversant le Président Henri Konan BEDIE au profit du Général  Robert GUEÏ ; le refus de ce dernier de reconnaître sa défaite face à Laurent Gbagbo à la présidentielle d’octobre 2000, suivi du charnier de Yopougon ; la rébellion armée du 19 septembre 2002 contre le Président Laurent Gbagbo qui a conduit à la partition du pays pendant cinq ans ; la répression de la marche du Rassemblement des  Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix  en mars 2004 ;  la crise postélectorale de 2010-2011 née du refus du Président Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, Président élu selon la certification de la présidentielle faite par l’Opération des Nations Unies en Côte d’ Ivoire et les minuteries à répétition depuis janvier 2017. Autant d’évènements durant lesquels l’armée ou une grande partie de l’armée a joué un rôle négatif.  Cette armée n’est donc pas au service de la République. D’où la nécessité de la réformer. Comment bâtir une armée résolument républicaine en Côte d’Ivoire ?

Le chantier de la formation

Le premier chantier capital est la formation pour doter la Côte d’Ivoire d’une armée à la hauteur de ses ambitions. En effet, les écoles militaires qui portent encore les stigmates des crises passées nécessitent une réhabilitation et un rééquipement adéquat pour servir de creuset afin d’inculquer les valeurs républicaines et former les futurs militaires de manière à ce que leur allégeance cesse d’être pour des personnes, mais devienne acquise pour l’institution. Aussi, le renforcement de la formation sur les droits de la personne humaine, le respect des institutions et symboles de la république est  impératif. L’animation de ces modules par des activistes de droits de l’homme de renoms pourrait être un plus. Dans la même veine, des formations de mise à niveau des ex-rebelles ayant rejoint l’armée sont nécessaires pour renforcer leurs compétences et capacités opérationnelles. Cela leur permettra d’être au niveau des autres militaires. De plus, une application stricte des critères requis pour intégrer les écoles militaires serait un signal fort d’équité envoyé aux candidats. Cela implique le démantèlement  des réseaux de fraude qui gangrènent tous les secteurs où des concours sont organisés. De plus, proscrire le recrutement clanique ou ethnique orchestré la plupart du temps par les ministres de la défense au prétexte que les membres de leur clan ou ethnies devenus militaires seront des inconditionnels du régime quoi qu’il advienne, serait une grande évolution.

Armée Ivoirienne
Armée Ivoirienne

Une nécessaire dépolitisation

Le second levier qu’il va falloir actionner est la dépolitisation de l’armée afin qu’elle serve réellement les intérêts de la république. Pour y parvenir, la séparation et l’indépendance de l’armée de la politique pourraient être constitutionnalisées et institutionnalisées pour éviter les interférences mutuelles. C’est là une garantie capitale pour les autorités militaires de maintenir l’armée dans sa fonction régalienne. Ainsi, elles pourront s’y appuyer pour récuser toute ingérence du politique.  Cela mettra fin aux nombreuses  aberrations  notamment la sécurisation du Président de la République. Par exemple, comme son prédécesseur, le Président Alassane Ouattara, a privilégié sa sécurité en s’appuyant sur des hommes de confiance au détriment de l’édification d’une armée réconciliée, unifiée et républicaine.

Une séparation armée business

De même que  la séparation du militaire du politique est nécessaire, celle du militaire du business l’est également. En effet, les anciens patrons militaires de l’ex-rébellion sont devenus des entrepreneurs prospères. Ils continuent de jouir des gains acquis grâce au braquage de l’agence de la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) de Bouaké, à l’exploitation des ressources et au système de péage qu’ils avaient instauré dans les zones sous leur contrôle durant la rébellion. Il y a quelques années, ils exhibaient leur fortune pendant les soirées abidjanaises dans les bars et night clubs avant que le Président Ouattara ne le leur interdît. Aujourd’hui, il est connu que ces ex-barons ont pignon sur rue et leur train de vie en témoigne. C’est ainsi que, dans le premier gouvernement sous son régime, le Président  Ouattara a dû limoger un ministre issu de l’ex-rébellion après que ce dernier ai offert une voiture d’une valeur de 300 millions de francs CFA environ 510 837 dollars US à l’une de ses maitresses. Cela peut expliquer, en partie, la grogne au sein des soldats qui se sentent lésés et laissés pour compte.

Une gouvernance juste

Enfin, l’amélioration de la gouvernance est un impératif vital pour moderniser l’armée ivoirienne. Pour cela, une définition claire et précise des critères requis pour les promotions constitue une base raisonnable. La performance, le mérite et la dépersonnalisation du service en sont les piliers.  Les promotions et nominations faites sur cette base objective permettront à la  chaîne de commandement d’être restaurée. L’autorité des responsables s’en trouverait renforcée puisque leur légitimité ne souffrirait d’aucune remise en cause surtout par leurs subalternes. L’armée aura  alors une véritable colonne vertébrale. C’est ainsi que la discipline sera restaurée et deviendra un credo. Les conditions de travail et la rémunération sont aussi des pans importants eu égard au rôle de l’armée et à la conjoncture du pays. D’où l’urgence d’accélérer l’application de la loi n°2016-10  portant Programmation Militaire pour les années 2016-2020. Elle consacre la mise en cohérence des moyens d’action des forces armées de Côte d’Ivoire avec le contexte géostratégique, les progrès technologiques et l’évolution sociale. Il s’agit globalement de résorber les dysfonctionnements de l’institution exacerbés par une décennie de crise, qui a contribué à détruire les infrastructures et le matériel, à affaiblir la chaîne de commandement et la capacité opérationnelle, à instrumentaliser l’institution militaire et à altérer l’esprit du corps.

La Côte d’Ivoire vise  l’émergence  économique, d’ici 2020. Elle a besoin d’une armée à la hauteur de cette ambition. Cette armée doit être résolument républicaine. Cela passe par  une profonde réforme. La paix et la cohésion sociale, gages de l’émergence économique, en dépendent largement. Parviendra-t-elle à la réformer?

Safiatou Ouattara, chercheur ivoirien

Article publié en collaboration avec Libre Afrique

Madaraka Express, le train de la fierté pour le Kenya

Le nouveau train, Madaraka Express, fierté du Kenya
Le nouveau train, Madaraka Express, fierté du Kenya

Au Kenya le nouveau train Madaraka Express relie désormais Nairobi à Mombasa !

Une infrastructure moderne et luxueuse qui ouvre une nouvelle ère dans le transport par voie ferrée.

C’est Uhuru Kenyatta lui-même qui a inauguré la nouvelle voie ferrée reliant Nairobi à Mombasa, ville portuaire de l’océan Indien, avec pour stratégie l’ouverture du continent par le Kenya !

Après une cérémonie à Mombasa, le président Kenyatta est lui-même monté dans ce nouveau train du Standard Gauge Railway (SGR) d’une capacité de 1260 passagers pour rejoindre la capitale Nairobi, accompagné notamment de divers responsables kényans et chinois, ainsi que de 47 enfants issus des 47 comtés du pays.

Le train est motorisé par des locomotives au diesel ultra modernes, il s’est arrêté à plusieurs gares, elles aussi parfaitement moderne.

700 shillings soit 6 euros, c’est le le ticket le moins cher pour un aller simple Nairobi-Mombasa en 5 heures !

Les 472 kilomètres de rail financés et construits principalement par la Chine doivent remplacer le «Lunatic Express», la ligne construite par le colon britannique. Cette dernière a façonné le Kenya moderne et faisait jusqu’en avril le bonheur des touristes avides de désuétude, mais désespérait d’autres par sa lenteur.

Le nouveau SGR offre désormais une alternative compétitive au pénible voyage sur une des routes les plus dangereuses du pays. Le trajet par la route prend généralement deux jours aux camions, alors que le nouveau trajet en train dure cinq heures pour le transport de passagers, et huit pour les marchandises.

Le nouveau train, Madaraka Express, fierté du Kenya
Le nouveau train, Madaraka Express, fierté du Kenya

Ce projet de 2,8 milliards d’euros s’inscrit dans la perspective de relier par le rail l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, le Soudan du Sud et l’Ethiopie. Malgré plusieurs controverses – son coût, des accusations de corruption et des préoccupations environnementales -, il est aussi un des principaux arguments de l’exécutif kényan en vue de sa réélection en août.

Le Madaraka Express entre en gare de Nairobi
Le Madaraka Express entre en gare de Nairobi

Le train a été surnommé «Madaraka Express», en référence à la promesse faite récemment par Kenyatta d’inaugurer le SGR avant le 1er juin, jour férié au Kenya, dit Madaraka Day (jour de la liberté en swahili, soit «train de la liberté») et célébrant l’établissement d’une République autonome en 1963, en amont de l’indépendance. Kenyatta a assuré avoir ordonné aux gestionnaires du SGR de fixer à 700 shillings (6 euros) le ticket le moins cher pour un aller simple Nairobi-Mombasa.

Vidéo du Madaraka Express

 

 

L’ancienne ligne dite du «Lunatic Express» avait été construite à partir de 1896 par les Britanniques, qui souhaitaient relier l’Ouganda et ses richesses à l’océan Indien. Nairobi n’était au tournant du XXe siècle qu’un petit poste avancé perdu dans les marais, mais entamait son irréversible développement après avoir été choisi pour accueillir le siège de la Société des chemins de fer kényans.

La nouvelle gare de Nairobi ou arrive le Madaraka Express
La nouvelle gare de Nairobi ou arrive le Madaraka Express

Livre : le droit OHADA

Au cœur de l'unité africaine - le droit OHADA en 40 pages
Au cœur de l'unité africaine - le droit OHADA en 40 pages

Au cœur de l’unité africaine –  Le droit OHADA.

Harmonisation du droit des affaires et intelligence économique

Le contexte mondial actuel, marqué par la libéralisation croissante des échanges, induit des expériences d’intégration régionale.

Les exemples ne manquent pas dans le monde, de l’Union Européenne à la Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) en passant par l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). L’Afrique est d’ailleurs, à ce sujet, une zone où de nombreux modèles d’intégration régionale, notamment à vocation économique, sont en place. Il est indéniable qu’une des conditions principales de l’efficacité et de la compétitivité de ces grands espaces économiques est la cohérence juridique. Or il est une organisation africaine de premier ordre en matière d’intégration juridique : l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).

Le droit est un ciment extrêmement puissant des économies et des peuples. C’est aussi un instrument d’influence et de pouvoir.

Fort d’un droit prestigieux, autonome, unifié, les 17 États l’OHADA (Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Guinée Bissau, Guinée Équatoriale, Mali, Niger, République Démocratique du Congo, Sénégal, Tchad, Togo) et leurs acteurs économiques, leurs entrepreneurs, sont renforcés dans le monde globalisé d’aujourd’hui. Ils ne sont plus dépendants des droits d’autres pays ou d’autres continents et sont bien mieux à même de défendre leurs intérêts face à des acteurs économiques d’autres continents, qui, souvent, forts de leur puissance financière, peuvent être tentés d’utiliser le droit à des fins prédatrices.

Les pratiques économiques étant de plus en plus offensives, l’adjonction d’un volet intelligence économique à l’intégration juridique du droit des affaires constitue ou pourrait constituer un progrès sur les plans opérationnel, stratégique et sécuritaire. Harmonisation des droits des affaires et intelligence économique non seulement se complètent, mais surtout poursuivent des objectifs communs, la compétitivité des opérateurs économiques, le développement économique et le développement du territoire.

L’objectif de cet ouvrage est d’amener les opérateurs économiques et les politiques à mieux comprendre l’importance stratégique du droit dans leurs décisions.

Tout particulièrement du droit des affaires, ce droit des entreprises, des marchands, des commerçants, qui sont à la source même de l’emploi, de la création de richesses, de ressources fiscales et sociales des États. Il se veut accessible au plus grand nombre en désacralisant un droit qui souvent semble trop complexe, trop technique et peu abordable.

Table des matières :

La Collection « Au coeur de… » – 9

Remerciements – 11

Préface du Secrétaire Général de l’UNIDA – 13

Liminaire introductif – 17

Chapitre I – De l’intelligence économique – 21

Chapitre II – Droit romano-viviliste vs common law… stratégies s’influence et recherche de puissance – 29

Chapitre III – Sécurité juridique et compétitivité économique : un mariage annoncé – 37

Chapitre IV – Harmonisation du droit des affaires et intelligence économique : le chemin de l’avantage concurrentiel – 45

Conclusion – 101

Références – 105

L’auteur – 119

Catalogue – 121

Ouvrage disponible en version numérique et en version papier sur : https://www.uppreditions.fr/auteurs/stephane-mortier/

Au cœur de l'unité africaine - le droit OHADA en 40 pages
Au cœur de l’unité africaine – le droit OHADA en 40 pages

Révolution Digitale ? L’Ipemed évoque les impacts et incidences

Pierre Beckouche, professeur des universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne, expert associé de l’IPEMED
Pierre Beckouche, professeur des universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne, expert associé de l’IPEMED

Révolution digitale : quels impacts sur la localisation des activités, quelles incidences pour la Méditerranée ?

L’Ipemed travaille depuis longtemps sur le secteur des technologies de l’information. De précédents travaux ont montré son rôle dans le développement, le potentiel du commerce électronique dans les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée (Psem), et l’importance du numérique pour bâtir un espace de confiance entre les deux rives de la Méditerranée. Le présent texte s’appuie sur ces travaux, et propose en outre une vision prospective de la révolution digitale.

Il devient clair, en effet, que le numérique n’est pas un secteur, mais transforme tous les secteurs d’activité, les sociétés et le pouvoir. Si c’est le cas, les incidences de cette révolution sur le développement au Sud et sur les relations euro-africaines doivent être envisagées dans cette perspective de changement radical.

Envisagé sous un angle technique, le tournant numérique porte un nom : celui du big data. L’effet de cette ressource exponentielle est déjà grand sur l’aménagement urbain avec les smart cities, sur l’aménagement du territoire du fait de l’architecture distribuée de cette ressource, sur le développement local du fait de l’intensification des pratiques collaboratives permise par les outils numériques. Les incidences sur les Psem portent sur le développement urbain, rural, la transition énergétique (smart grids) et la gouvernance.

Envisagé sous un angle économique, cette révolution va bien plus loin que la croissance du secteur des TIC, car elle consiste dans un nouveau paradigme économique : celui du passage de la propriété à l’usage, plus économe en ressources. C’est un atout pour les pays émergents. Jamais dans l’histoire moderne des pays en développement, sauter les étapes n’a autant été envisageable – même si le texte montre que les différents pays du Sud méditerranéen disposent d’atouts inégaux à cet égard.

L’Europe et l’Afrique sont ici placées devant le même défi, celui de résister à la puissance du Gafa américain.

La révolution numérique conduit même à un nouveau paradigme sociétal. La « troisième révolution industrielle » (Rifkin), le retour des « biens communs » et l’interaction croissante entre sphère économique et sphère sociale, dessinent une nouvelle société. Sur le plan territorial, cela pourrait aider au succès des circuits courts, mais aussi à celui du low cost local dans lequel les services de proximité sont rendus avec une qualité décroissante. Au plan international, le « voisin » acquiert un nouveau statut : il n’est plus un concurrent pour le prélèvement de ressources finies mais, de plus en plus, un partenaire pour la coproduction de ressources nouvelles. Cela change la nature des relations Nord-Sud.

Enfin, plusieurs arguments conduisent à penser que la révolution numérique est même un tournant anthropologique. Car dans ce nouveau monde digital, le risque n’est pas mince que la structure politique ne tienne plus aux institutions mais qu’elle soit ordonnée par les algorithmes des plateformes numériques. L’Europe et l’Afrique sont ici placées devant le même défi, celui de résister à la puissance du Gafa américain.

Le texte ne propose donc pas de solutions opérationnelles pour les acteurs publics et les entreprises. Mais il esquisse une prospective, un exercice qui est lui aussi dans les missions de l’Ipemed.

Pierre Beckouche, professeur des universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne, expert associé de l’IPEMED
Pierre Beckouche, professeur des universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne, expert associé de l’IPEMED

 

Télécharger l’étude IPEMED_Revolution-digitale-Mediterranee

Changer les soins et la santé en Afrique

De nouveaux modèles de partenariats public-privé pourraient changer le visage des soins de santé en Afrique

L’efficacité des gouvernements aurait pu sauver deux fois plus de femmes et d’enfant

L’augmentation des dépenses en soins de santé dans les secteurs public et privé sur le continent africain a amélioré les indicateurs de la santé et l’espérance de vie.

« Mais la progression de cette amélioration est extrêmement lente et sans proportion avec l’augmentation du financement », a déclaré le Dr Amit Thakker, président de la Fédération africaine des soins de santé et conférencier au Salon et congrès africain sur les soins de santé (www.AfricaHealthExhibition.com).

Le secteur privé de la santé ainsi que les organisations non gouvernementales (ONG) sont bien placés pour contribuer à améliorer les soins de santé à travers le continent, et bien que des partenariats public-privé (PPP) aient été mis en place, ils doivent être intensifiés si l’Afrique veut surmonter les défis auxquelles elle est confrontée en matière de santé.

Valter Adão, responsable de Deloitte Digital Africa et de Healthcare and Life Sciences, a déclaré : « Les dépenses de soins de santé sont souvent considérables en termes de dollars, mais faibles au regard du PIB, comme au Nigeria ; ou alors, le rapport est raisonnablement comparable aux pays d’Europe, mais les résultats sont médiocres, comme en Afrique du Sud. »

« La différence avec les modèles traditionnels de PPP, c’est que les destinataires ne sont pas les gouvernements, mais plutôt les propriétaires ou les responsables de la mise en œuvre et peut-être même les investisseurs de ces solutions », a récemment déclaré Valter Adão dans le cadre du Forum économique mondial.

« Ces mauvais résultats reflètent les défis à surmonter en matière de gouvernance et de leadership », a indiqué Thakker. « Les allocations budgétaires dans un certain nombre de pays africains sont relativement importantes, mais malheureusement les inefficacités réduisent considérablement leur impact. »

« Nous aurions sauvé deux fois plus de femmes et d’enfants si les gouvernements étaient efficaces », a ajouté Thakker.

La Fédération africaine de la santé a proposé une nouvelle stratégie de PPP pour le continent, à mettre en œuvre en trois étapes.

  • La P1 comprendra un dialogue entre le gouvernement et les fédérations du secteur privé afin de clarifier les rôles et de s’entendre sur une vision commune.
  • La P2 comprendra la création ou l’adaptation des cadres réglementaires et des obligations contractuelles et l’institutionnalisation des actes de PPP.
  • La P3 constituera la phase de mise en œuvre du projet, qui comprendra la construction et l’utilisation des projets et produits, suivies de l’évaluation de la mise en commun des informations et des études de cas.

« L’innovation devrait être menée par le secteur privé », a déclaré Thakker, « tandis que le secteur public devrait être chargé de créer un environnement propice à l’épanouissement de l’innovation. »

Plus de 9 300 professionnels de la santé et experts médicaux locaux et internationaux y sont attendus

« Afin de trouver des façons de dépenser plus efficacement, les gouvernements, entrepreneurs, multinationales et organisations non gouvernementales devraient tous contribuer aux initiatives de soins de santé », a précisé Adão. « Ils devraient examiner de plus près les innovations suivies dans d’autres parties du monde et en cours d’élaboration sur le continent, pour les mettre en œuvre et encourager le progrès. »

Actuellement, les gouvernements sont considérés comme des clients et doivent parfois financer et mettre en œuvre des produits et des projets.

« Prenez exemple sur les entreprises privées mondiales qui innovent. Bon nombre d’innovateurs de premier plan ont adopté le concept d’innovation ouverte, qui consiste à définir le produit ou les problèmes sociétaux qu’ils souhaitent résoudre, puis à tirer parti d’« intervenants externes » pour développer les solutions potentielles, et chacun participe ainsi à la production de la solution », suggère Adão.

« Et si le gouvernement abandonnait ce rôle de client pour devenir promoteur et que le client à servir devenait le citoyen ? Les gouvernements définissent le problème et permettent alors aux entreprises, aux micro-entreprises ou aux ONG de participer. »

Au lieu de cela, les gouvernements pourraient plutôt identifier les défis de santé à résoudre, définir les contraintes de conception, superviser et évaluer les résultats souhaités et favoriser l’innovation afin de permettre le déploiement rapide et proportionné des solutions.

Selon lui, les bénéficiaires seraient les citoyens tandis que la propriété et l’investissement dans les solutions reposeraient entre les mains des entreprises privées et des ONG. Le rôle du gouvernement consisterait à soutenir l’environnement et les risques seraient assumés par l’entité qui emploierait la solution.

« Si nous faisons ceci correctement, nous assisterons à l’amélioration des indicateurs de soins de santé et nous parviendrons à créer un environnement attrayant pour l’investissement », a ajouté Adão. « Certaines des plus grandes organisations du monde sont conscientes de ne pas pouvoir innover à un rythme suffisamment rapide en interne. C’est également vrai pour les gouvernements, et à ce titre, ils devraient chercher des moyens de puiser dans de plus larges réseaux de connaissances pour le bien de leurs citoyens, qui sont probablement les destinataires finaux de ces initiatives. »

« Il existe un univers technologique qui n’attend qu’à bouleverser le domaine des soins de santé de façon positive », a signalé Adão.

« Ces technologies pourraient permettre de relever les défis du continent en matière de santé et contribuer à la croissance économique, à la création d’emplois et à l’augmentation des investissements ».

Les PPP novateurs exigent l’aval des gouvernements et Thakker soutient que la bonne volonté politique « est bien meilleure qu’il y a 10 ans ».

« Les intervenants prennent conscience que deux valent mieux qu’un », conclut-il.

Thakker et Adão interviendront tous deux dans le cadre du 7e Salon et congrès africain sur les soins de santé (Africa Health Exhibition & Congress 2017), qui se tiendra du 7 au 9 juin 2017 au Palais des Congrès Gallagher de Johannesburg, en Afrique du Sud. Plus de 9 300 professionnels de la santé et experts médicaux locaux et internationaux y sont attendus.

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