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Côte d’Ivoire : la nécessité de moderniser l’économie

Les applications de m-energie, m-santé, m-agriculture ou m-education révolutionnent les usages en Afrique - Photo Thierry BARBAUT Côte d'Ivoire 2017 -
Les applications de m-energie, m-santé, m-agriculture ou m-education révolutionnent les usages en Afrique - Photo Thierry BARBAUT Côte d'Ivoire 2017 -

Avec un taux de croissance du PIB qui devrait atteindre 7 % en 2018 et 2019, la Côte d’Ivoire continue d’être l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique

Le dernier rapport de la Banque mondiale consacrée à la situation économique ivoirienne et publié aujourd’hui, note la performance indéniable de l’économie ivoirienne mais recommande également des mesures urgentes pour se moderniser et rattraper son retard technologique. Le pays doit encourager davantage la participation du secteur privé, améliorer la gestion de ses finances publiques, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

Intitulé Aux portes du paradis : comment la Côte d’Ivoire peut rattraper son retard technologique ?, ce sixième rapport économique propose une stratégie articulée autour de trois axes complémentaires :

  • ouvrir l’économie ivoirienne afin d’attirer des investisseurs étrangers et de bénéficier ainsi de transferts technologiques et de compétences ;
  • renforcer les compétences locales afin d’être en mesure d’assimiler, adapter et exploiter efficacement de nouveaux outils technologiques ;
  • réduire le prix des transports en améliorant les performances des ports ivoiriens (et des liaisons connexes), mais aussi celui des communications virtuelles en abaissant les coûts associés à l’usage des services de téléphonie mobile et internet.

« La théorie économique a démontré depuis longtemps le rôle clé des nouvelles technologies dans le processus de développement d’un pays », explique Jacques Morisset, économiste principal à la Banque mondiale. « Pour réussir et maintenir sa bonne trajectoire de croissance, l’économie ivoirienne doit s’ouvrir davantage à l’extérieur tout en élargissant les compétences de sa main-d’œuvre et en augmentant la connectivité, afin de mener une stratégie de rattrapage technologique réussie. »

L’expérience des pays est-asiatiques et de certains pays africains, montre en effet que l’émergence économique repose avant tout sur la technologie. « Cette stratégie, qui est déjà à l’origine du succès des transferts d’argent par téléphonie mobile et de leur expansion actuelle sur tout le continent, aiderait les entreprises ivoiriennes à être plus compétitives et à créer des emplois productifs pour une main-d’œuvre en expansion rapide », explique Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire.« Elle viendra soutenir les excellents résultats obtenus par le pays ces dernières années. »

La sixième édition du rapport sur la situation économique de la Côte d’Ivoire note la performance indéniable de l’économie ivoirienne mais pointe également la nécessité urgente de travailler sur certains aspects. Notamment d’encourager une plus grande participation du secteur privé et d’améliorer la gestion des finances publiques, surtout dans l’éducation et la santé.

La croissance économique de la Côte d’Ivoire reste l’une des plus rapides du continent africain 

En 2017, la Côte d’Ivoire a continué d’être une des économies les plus dynamiques d’Afrique, avec un taux de croissance qui devrait se maintenir autour de 7,6 % (graphique 1). Cette bonne performance s’explique par le rebond de l’agriculture et démontre la résilience de la Côte d’Ivoire aux chocs internes et externes. Les perspectives de court et moyen termes demeurent encourageantes. Le taux de croissance du PIB devrait atteindre 7 % en 2018 et 2019. Toutefois, l’économie ivoirienne reste vulnérable à des risques externes tels que les fluctuations des cours des produits agricoles et extractifs, les conditions climatiques, les risques sécuritaires mondiaux et régionaux ainsi qu’un resserrement des marchés financiers régionaux et internationaux.

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Graphique 1. La croissance économique de la Cote d’Ivoire (Source : Banque mondiale).

 

Une croissance de plus en plus portée par le secteur public alors que la contribution du secteur privé s’affaiblit 

Depuis la sortie de crise en 2012, la contribution du secteur privé à la croissance ivoirienne a diminué (graphique 2). En revanche, la contribution extérieure et celle du secteur public ont augmenté, traduisant une conjoncture internationale favorable et la politique budgétaire procyclique du gouvernement. Les autorités ont poursuivi un programme ambitieux d’investissements publics, visant à réduire des retards en infrastructures et en services sociaux, qui s’étaient creusés pendant plus d’une décennie de crises politiques

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Graphique 2. Une contribution du secteur privé en baisse (Source : Banque mondiale).

 

Le déficit budgétaire et la dette publique ont tous deux augmenté

La situation budgétaire du Gouvernement s’est détériorée en 2017. Le déficit budgétaire est passé de 2,9 % du PIB en 2015, à 4 % en 2016 puis 4,5 % en 2017 (graphique 3). La détérioration de la situation budgétaire s’explique par la stagnation des recettes intérieures (autour de 19,5% du PIB), alors que les dépenses publiques ont augmenté plus rapidement (+0,6 % du PIB) en raison de dépenses sécuritaires et sociales imprévues.

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Graphique 3. Hausses du déficit budgétaire et de la dette publique (Source : Banque mondiale et FMI).

 

Il faut encourager les investissements privés, encore relativement peu élevés… 

Le taux d’investissement privé a bondi entre 2011 et 2017, passant de 5,7 % à 12,0 % du PIB entre 2011 et 2012 pour se stabiliser autour de 11 % du PIB entre 2013 et 2017. Comme le montre le graphique 4, ce taux reste pourtant insuffisant, surtout si on le compare à ceux des pays émergents où il peut dépasser 25 % du PIB ou même à ceux des pays d’Afrique sub-saharienne plus performants, comme le Ghana (19 %) et l’Ouganda (18 %). La Côte d’Ivoire n’a également pas encore réussi à attirer un afflux significatif d’investissements directs étrangers, qui comptent pour uniquement 1,5-2% du PIB, loin des taux observés en Éthiopie ou au Mozambique. Or, le développement du secteur privé est déterminant pour que la Côte d’Ivoire puisse maintenir son rythme de croissance rapide et redistribuer plus équitablement les fruits de la croissance économique à l’ensemble de la population.

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Graphique 4. Part des investissements privés dans le PIB par pays africains (Source : Banque mondiale).

 

… et améliorer l’efficience des dépenses publiques, notamment dans les secteurs sociaux 

De plus, à cause de l’ajustement budgétaire prévu par les autorités ivoiriennes en 2018 et 2019, il devient urgent d’améliorer l’efficience de la dépense publique. S’il ne peut dépenser plus, l’État devra dépenser mieux pour atteindre ses objectifs ambitieux en termes d’infrastructures et de services sociaux. Il devra à la fois améliorer l’allocation des dépenses publiques (« savoir où dépenser ») et leur efficience financière (« savoir comment dépenser »).

Le rapport fournit une analyse comparative (graphique 5) réalisée auprès d’un échantillon d’une vingtaine de pays de la sous-région et de pays qui pourraient servir de modèles à l’État pour améliorer l’efficience de ses dépenses d’éducation et de santé (qui comptent pour près de 1/3 du budget). Cette analyse montre que malgré les dépenses importantes de l’État en faveur de l’éducation, les résultats demeurent décevants en termes d’inscription à l’école primaire. À titre de comparaison, le Bénin dépense proportionnellement moins que la Côte d’Ivoire alors que le taux d’élèves inscrits au primaire y est supérieur.

Pour ce qui est du secteur de la santé, la Côte d’Ivoire dépense relativement peu, ce qui explique ses résultats modestes en termes de mortalité maternelle. Seuls le Mali et la Guinée Bissau consacrent moins de ressources à la santé que la Côte d’Ivoire.

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Graphique 5. De l’efficience des dépenses publiques dans les secteurs sociaux (Source : Banque mondiale) Note : Chaque variable est mesurée en termes de déviation par rapport à la moyenne de l’échantillon. Les points en bleu représentent les pays membres de l’UEMOA

Rencontre, l’Afrique sera le continent du 21e siècle, si…

Samedi 10 février 2017, l’Association Les Amis de l’Afrique organisait une conférence à la Faïencerie Théâtre de Creil, autour du thème « L’Afrique, continent des possibles ? »

Alors que l’Afrique est perçue tantôt comme un « continent maudit », synonymes de guerres, de corruption et de pauvreté, tantôt au contraire comme un Eldorado, aux richesses, au développement et au potentiel économique incomparables, cette rencontre voulait tout d’abord dresser un état des lieux de la situation actuelle.

Rencontre organisée par l'association "Les Amis de l'Afrique"
Rencontre organisée par l’association « Les Amis de l’Afrique »

Faire un diagnostic du continent, c’est avant tout comprendre des réalités économiques, humaines ou encore environnementales très diverses, voir totalement opposées, mais qui pourtant ont une histoire partagée et un avenir en commun.

Pour aborder les défis auxquels est aujourd’hui confronté l’Afrique ainsi que les nombreux atouts dont elle dispose, quatre intervenants engagés et amoureux du continent, étaient réunis autour de Johann LUCAS, Président de l’association qui animait la rencontre.

Douglas MBIANDOU, promoteur du programme « 10000 Codeurs » destiné à faire de l’Afrique le premier fournisseur de développeurs informatique au Monde, a notamment évoqué la jeunesse africaine qui, si on lui en donne les moyens, sera le meilleur atout pour l’avenir du continent.

Jeannine FISCHER SIEWE TCHAMO, Fondatrice de Wawa l’asso, entrepreneuse, danseuse, chorégraphe et créatrice, est intervenue sur la culture afro à travers la valorisation de son identité et de sa richesse.

Thierry BARBAUT Responsable stratégies digitales de l’Agence des Micro Projets et fondateur du média info-afrique.com est revenu sur ses nombreux séjours à travers le continent, en abordant aussi bien les perspectives qu’offrent les nouvelles technologies pour l’Afrique qu’en dressant un retour d’expérience basé sur plus d’un millier de projets menés depuis 30 ans par l’Agence.

Isabelle BERRIER, Fondatrice de la plateforme Welcoming Diasporas, qui s’investit auprès des « repats », a présenté son travail et la démarche de cette start-up qui soutient les jeunes diplômés issus de la diaspora africaine qui souhaitent quitter l’Europe ou les États-Unis pour contribuer au développement du continent.

Chaque discours, résolument afro-optimiste, en évoquant les cas notamment de la Guinée, du Sénégal, du Rwanda, du Maroc, du Congo ou encore du Cameroun, a permis d’aborder de nombreux thèmes, tels que la culture, l’entreprenariat et les services publics, certains contextes géopolitiques, l’éducation et la formation, la jeunesse, la diaspora et bien d’autres sujets.

Corruption, la thérapie par l’exemple

Lors du 30ème sommet de l’Union Africaine de janvier 2018 à Addis Abeba, les dirigeants africains se sont assignés de faire de la lutte contre la corruption, l’un des principaux défis

Cependant cet élan volontariste, soulève de nombreuses interrogations car, si la majorité des chefs d’état africains se disent contre la corruption, ils restent encore nombreux à en faire usage au quotidien. L’augmentation constante du nombre de dirigeants englués dans des scandales de corruption prouve que la corruption n’est plus seulement un dysfonctionnement de la gouvernance, mais est devenue un mode de gouvernance. Comment en sortir?

Sortir du déni de responsabilité

Selon le Rapport sur la gouvernance en Afrique publié par l’ONU en 2016, la corruption est l’un des obstacles majeur à la transformation structurelle du continent. Sur la soixantaine d’Etats que compte le continent, seuls trois (Botswana, Cap-Vert, Ile Maurice) se détachent de la grande famille des pays corrompus, au rang desquels on retrouve en queue de peloton le Burundi, l’Angola, l’Erythrée, la Libye, le Soudan, la Somalie.

De nombreuses études soulignent que l’absence de bonne gouvernance, la  faiblesse des institutions, les mécanismes régulateurs inefficaces, les cadres juridiques et réglementaires inadéquats et les mécanismes d’exécution inopérants font le lit de la corruption en Afrique. Il apparait donc urgent de sortir du déni de responsabilité dans lequel s’enferment les dirigeants africains. En effet, si les Chefs d’Etat africains combattent publiquement la corruption, dans les faits, ils font très peu pour endiguer le fléau.

Dans ce domaine, tout commence par la volonté de donner le bon exemple. La grande majorité, les dirigeants africains ont accédé au pouvoir grâce à la corruption électorale, soit parce qu’ils en ont été directement acteurs, passifs ou bénéficiaires. Or, la corruption électorale est endémique en Afrique. Elle favorise l’ascension de dirigeants peu vertueux, dont la connexion avec les milieux d’affaires est un fait établi. Ces chefs d’Etat africains, insouciants du mieux-être des populations, livrent une guerre à la petite corruption tandis que règne l’omerta  sur la corruption d’Etat. Cette situation est de nature à biaiser le signal envoyé aux populations sur ce qui est acceptable ou non en matière de corruption.

D’un côté, la lutte anti-corruption sert à anéantir les voix discordantes et les velléités de challenge au sein de l’opposition ou même de la famille politique, tandis que de l’autre côté, les rentes issues de la corruption servent tout bonnement  à dompter les institutions de la République aux fins de les aider à tripatouiller la Constitution pour s’accrocher au pouvoir.

Ces réalités soulèvent des doutes quant à la sincérité des présidents africains pour engager une réelle lutte contre la corruption. L’affaire dite des biens mal acquis impliquant plusieurs familles présidentielles africaines a ravivé la nécessité pour les présidents africains d’effectuer une déclaration en bonne et due forme de leur patrimoine à l’entrée et à la sortie de leurs fonctions présidentielles. Cela devrait incomber aussi à toutes les personnes impliquées dans la chaîne de dépenses de l’Etat. Autrement, ce combat tel que lancé par l’UA équivaudrait à mettre la charrue devant les bœufs.

La promotion de la démocratie participe à la limitation des pouvoirs des dirigeants ainsi qu’au renforcement du contrôle institutionnel et social de l’usage dudit pouvoir. Elle impose donc des réformes structurelles pour  renforcer l’équilibre institutionnel.  Plusieurs actions sont possibles : par exemple, opter pour des fonctions publiques moins pléthoriques et mieux rémunérées pour faire reculer la politisation intéressée de l’administration,  assurer un financement public à un niveau satisfaisant pour les partis politiques, bâtir un état protecteur et neutre avec des leviers de contre poids sociaux, judiciaires, politiques et économiques.

Opter pour la thérapie par l’exemple

Pour contrer la corruption, il faut indéniablement améliorer la gouvernance au sommet. Les chefs d’Etat peuvent d’ores et déjà  donner l’exemple avec des procédures transparentes et traçables dans la gestion des affaires publiques, en l’occurrence les contrats miniers ou les concessions avec les multinationales. Par exemple, les Tchadiens se demandent encore aujourd’hui à quoi a servi la manne pétrolière au temps des vaches grasses. Au Bénin, de sérieux doutes subsistent sur les conditions d’adjudication de la mise en concession du port et de l’aéroport de Cotonou. Au Niger voisin, c’est un éternel brouillard autour des contrats d’uranium. Le cas de l’Afrique du Sud avec le Président Jacob Zuma est si retentissant qu’il est devenu ces temps derniers le symbole de la corruption au sommet de l’Etat.

Si les chefs d’Etat de l’UA veulent réellement endiguer la corruption, ils doivent adopter la réédition des comptes, c’est à dire respecter les règles qu’ils ont eux-mêmes mises en place. Il s’agit avant tout d’éviter un combat sélectif et partial dans la lutte contre la corruption. L’une des clés du succès est de ne pas faire de la lutte un instrument d’oppression et d’intimidation des voix discordantes. Dès lors, la nécessité de se doter de lois et des dispositions qui tiennent compte des valeurs humaines, la démocratie et qui respectent chacun dans sa personne, ses droits, ses obligations et ses aspirations, pourra féconder la lutte en succès. Il s’agira surtout de renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire et de la crédibiliser par un système transparent.

Si cette la thérapie par l’exemple est essentielle à la lutte, elle ne fait pas abstraction de la question des incitations. La corruption sur le continent résulte aussi des effets pervers des politiques occidentales, qui au fond ne visent qu’à servir leurs propres intérêts. Les chancelleries occidentales ont le devoir moral d’œuvrer pour sortir de cette coopération douteuse par la corruption. À l’opposé, ils peuvent geler les avoirs douteux, organiser un contrôle rigoureux de l’aide au développement, et récompenser  les dirigeants les plus vertueux.

Cette transformation positive de l’environnement aura un impact culturel décisif sur les mentalités du citoyen lambda, artisan ou bénéficiaire de la petite corruption. Si les chefs d’Etat ont eu le mérite de faire le diagnostic, il est peu probable qu’ils instaurent une lutte efficace. Le combat contre la corruption implique une reconversion des mentalités du sommet à la base. Ainsi elle cessera d’être vue comme une peccadille ou une émanation culturelle.

Kassim Hassani, journaliste béninois.

Article publié en collaboration avec Libre Afrique

Airbus Little Engineer au Kenya

La Fondation Airbus lance un programme de développement pour la jeunesse au Kenya Airbus Little Engineer
La Fondation Airbus lance un programme de développement pour la jeunesse au Kenya Airbus Little Engineer

La Fondation Airbus lance un programme de développement pour la jeunesse au Kenya

La Fondation Airbus a lancé son programme « Airbus Little Engineer » au Kenya avec le soutien de ses partenaires The Little Engineer et The Travelling Telescope. Cette initiative a pour objectif d’inciter les élèves âgés de 10 à 16 ans à comprendre et à s’intéresser à la technologie, et d’éveiller des passions susceptibles de conduire à de fascinantes carrières dans le domaine des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques.

La Fondation Airbus lance un programme de développement pour la jeunesse au Kenya Airbus Little Engineer
La Fondation Airbus lance un programme de développement pour la jeunesse au Kenya Airbus Little Engineer

Dans l’esprit de la pensée « think global, act local », la Fondation Airbus collabore avec The Travelling Telescope, une organisation locale fondée par Susan Murabana et Daniel Chu Owen, qui a pour vocation de faire découvrir l’astronomie aux enfants et aux adultes.

Depuis son lancement en 2012, le programme « Airbus Little Engineer » s’est imposé comme un vecteur efficace d’apprentissage par la découverte, cherchant à former et à responsabiliser les jeunes dans le domaine des sciences et des technologies par le biais de la robotique et de l’aérospatial.

Organisé en partenariat avec la MPESA Foundation Academy, l’atelier a amené quelque 30 élèves à simuler le lancement d’une mission dans l’espace, s’attachant à les initier à l’univers de l’exploration spatiale et à leur faire mieux comprendre les avantages et les applications des technologies spatiales. Pendant quatre heures, les jeunes ont assemblé et lancé une fusée, réalisé une base de lancement et établi des communications.

 

« Nous souhaitons soutenir et collaborer avec la jeunesse kényane dont le sens de l’innovation et de la haute technologie se développe à travers une multitude de petites et moyennes entreprises, d’entrepreneurs sociaux et d’organisations locales à but non lucratif », a déclaré Andrea Debbane, Directrice exécutive de la Fondation Airbus. « Le programme ‘Airbus Little Engineer’ facilite l’accès aux STIM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques), essentielles pour résoudre les problématiques complexes d’aujourd’hui. Je tiens à remercier tous nos partenaires, qui ont uni leurs forces pour réaliser ce projet au Kenya ».

« Nous sommes ravis de collaborer avec la Fondation Airbus et The Travelling Telescope, le programme ‘Airbus Little Engineer’ s’inscrit parfaitement dans notre approche de l’éducation à la M-PESA Academy, axée sur le leadership, la technologie, la formation entrepreneuriale et les activités périscolaires », a déclaré Les Baillie, CEO de la Fondation M-PESA.

Comme dans de nombreux pays africains, la jeunesse sera le moteur de la croissance durable au Kenya. D’après les Nations Unies, les petites et moyennes entreprises représentent 33,8 % du PIB et 81,1 % de l’emploi dans le pays, et jouent par conséquent un rôle clé dans le développement économique du Kenya. Elles sont pour la plupart dirigées par des jeunes âgés de 18 à 35 ans. C’est pourquoi l’éducation et la formation sont indispensables pour développer une main d’œuvre compétente et qualifiée. Avec le programme Airbus Little Engineer, la Fondation Airbus entend soutenir les efforts déployés par les pays du continent dans le but de créer un vivier de talents en Afrique.

Intégration d’Expertise France au sein d’un groupe AFD

AFD - Agence Française de Développement
AFD - Agence Française de Développement

Le comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) a confirmé hier la volonté du gouvernement de faire de l’aide publique au développement une priorité du quinquennat et de rénover la politique de développement et de solidarité de la France pour être plus proche des préoccupations et des besoins des populations bénéficiaires, plus inclusive à l’ensemble des acteurs, et mieux harmonisée avec ses partenaires.

Afin d’atteindre cet objectif ambitieux, le gouvernement a notamment décidé de « procéder à l’intégration d’Expertise France au sein d’un groupe AFD élargi » à horizon mi-2019.

C’est une nouvelle très positive pour nos deux agences ; ensemble nous constituerons un groupe sans équivalent dans le monde de la coopération internationale. Il apportera à nos partenaires des pays en développement une gamme complète de solutions financières et de prestations d’expertise pour répondre à leurs attentes et relever les défis d’un monde en commun. Notre nouveau groupe s’inscrit dans un contexte de croissance forte des moyens consacrés à la politique de développement, que nous saluons. Il devra y contribuer, en se montrant agile et innovant.

AFD - Agence Française de Développement
AFD – Agence Française de Développement

La France dispose en effet avec l’AFD d’une institution financière bilatérale solide et reconnue dans le monde, forte des compétences de ses 2000 salariés, d’un réseau de 85 agences sur le terrain, ayant dépassé en 2017, les 10 milliards d’euros de financements. Son action est plus particulièrement reconnue pour sa connaissance de toute l’Afrique, son expertise dans le domaine de la lutte contre le changement climatique et par la qualité des projets qu’elle finance.

Expertise France est devenue quant-à-elle, en 3 ans, un acteur clé de la politique de développement française et européenne ; une agence de mise en œuvre qui conseille, forme et renforce les capacités des pays partenaires en matière de politiques publiques. Ses prestations comprennent à la fois de l’assistance technique, la fourniture d’équipements et de la supervision de réalisation d’infrastructures. Elle intervient aujourd’hui dans une centaine de pays dans le monde, dans le cadre de plus de 500 projets mobilisant plusieurs centaines d’experts déployés sur le terrain, dans les principaux domaines de l’action publique : gouvernance démocratique et financière, stabilité –sécurité, développement durable et développement humain, pour un chiffre d’affaires de près de 200M€ en 2018.

Les métiers des deux agences sont pleinement complémentaires. L’intégration d’Expertise France dans le groupe lui permettra de bénéficier de l’expérience acquise depuis plus de 75 ans par l’AFD, de sa connaissance des enjeux du développement et de ses réseaux. A l’inverse, l’intégration d’Expertise France permettra à l’AFD de renforcer l’attractivité de son offre financière en la complétant par un volet d’expertise et de développer des projets qui pourront s’appuyer sur l’agilité d’une agence de mise en œuvre souple et innovante, y compris sur le continuum gouvernance-sécurité-développement, essentiel dans le contexte actuel de certaines régions du monde telles que le Sahel et le Levant.

Ce rapprochement a vocation à démultiplier l’action de la France en créant une nouvelle offre de service à partir de l’expérience et des savoir-faire développés par nos deux agences. Comme l’indiquent les conclusions du CICID, il préservera « la mission de service public d’Expertise France, les spécificités de son champ d’intervention sectoriel et géographique, ses modalités d’intervention, ses capacités de mobilisation de financement auprès des bailleurs internationaux et sa relation privilégiée avec les administrations mobilisatrices d’expertise publique ». L’agence restera un opérateur de mise en œuvre de projet de coopération aux services de ses nombreux bénéficiaires, bailleurs et partenaires et son adossement au groupe AFD lui permettra de s’appuyer sur l’expérience et le poids de l’AFD dans le paysage de la coopération mondiale.

Nous allons désormais travailler à l’élaboration d’un projet commun, en lien avec nos tutelles, dont la mise en œuvre effective interviendra courant 2019 au plus tard. Nous nous engageons à accroître dès 2018 le volume des projets portés en commun. Très concrètement, nous accompagnerons en 2018 des projets de structuration des finances publiques en Palestine, de mobilisation de l’épargne domestique au Mali, de gestion des migrations en Afrique de l’ouest, de renforcement des capacités commerciales dans l’océan indien, d’appui à l’égalité entre femmes et hommes en méditerranée, pour ne citer que quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Nous préparerons également ensemble des projets structurants pour intervenir dans les zones de crise sur le continuum sécurité-développement, en nous adossant financièrement sur la Facilité Paix et résilience dont la dotation est appelée à croître.

Notre objectif est de faire plus et surtout mieux, ensemble, au service de la politique de développement de la France et de l’Europe, et de la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable.

Nous le ferons en relation étroite avec tous les autres acteurs de la politique de développement française : administrations, institutions et organismes partenaires, entreprises, ONG et collectivités locales ; ainsi qu’avec nos partenaires européens.

Ensemble nous contribuerons à cette nouvelle ambition pour un « monde en commun ».

Rémy Rioux, directeur général de l’AFD, et Sébastien Mosneron Dupin, directeur général d’Expertise France

L’espoir du marché unique du transport aérien

Ethiopian Airlines
Ethiopian Airlines

Voyager en avion d’un pays africain à un autre, comme en témoigneront ceux qui ont l’habitude de se déplacer dans les airs, est souvent laborieux, coûteux et fastidieux en raison de mauvaises liaisons aériennes découlant de politiques protectionnistes mal avisées.

Comme l’expliquait Umaru Fofana, un journaliste de la BBC, dans son expérience en 2017 volant entre les capitales ouest-africaines entre Freetown (Sierra Leone) et Banjul (Gambie), un voyage de 700 km qui devrait durer environ 24 h, vous prendra 24 ou 72 heures en raison de l’indisponibilité de vols directs.

Les compagnies africaines en marge

Les voyageurs de Freetown doivent parfois passer par Abidjan (Côte d’Ivoire) puis Dakar (Sénégal) avant d’arriver à Banjul. Une option plus rapide mais beaucoup plus coûteuse serait de se rendre à Bruxelles (Belgique) et de se connecter à Banjul. Cet arrangement manifestement compliqué et problématique a laissé les pays africains incapables d’explorer le plein potentiel économique du marché naissant de l’aviation sur le continent. En conséquence, les compagnies aériennes non africaines contrôlent actuellement environ 80% du trafic aérien en provenance et à destination de l’Afrique et prend en charge environ 80% du trafic intercontinental à destination et en provenance de l’Afrique.

Enfin l’union ?

La décision de l’Union africaine (UA) de lancer le marché unique du transport aérien africain (SAATM) lors de son 30e Sommet à Addis-Abeba est donc une décision pertinente et bienvenue. Le marché unique du transport aérien africain est un projet phare de l’Agenda 2063 de l’UA.  Cette initiative vise à créer un marché commun et à unifier le transport aérien en Afrique et à y libéraliser l’aviation civile. Un projet  en mesure de faire avancer concrètement l’intégration économique du continent. La SAATM facilitera également la réalisation du passeport africain et la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que la création de la zone de libre-échange continentale (CFTA).

La mise en œuvre du SAATM, qui est similaire au marché unique de l’aviation de l’UE, contribuerait grandement à rendre les voyages aériens en Afrique plus compétitifs en réduisant les politiques protectionnistes. La libéralisation du transport aérien serait en mesure de faciliter les connexions sur le continent, ce qui se traduirait par des avantages substantiels pour : les passagers (meilleur rapport qualité/prix), les compagnies aériennes (plus de performance) et les économies des pays africains respectifs (plus de croissance).

L’union se dessine !

Actuellement 23 pays ont signé la convention relative à la mise en place du marché unique. Il s’agit du Bénin, du Botswana, du Burkina Faso, du Cap Vert, du Congo,  de la Côte d’Ivoire, de l’Egypte, de l’Ethiopie, du Gabon, du Ghana, de la Guinée, du Kenya, du Liberia, du Mali, du Mozambique, du Niger, du Nigeria, du Rwanda, de la Sierra Leone, de l’Afrique du Sud, du Swaziland, du Togo et du Zimbabwe. Les vingt-trois pays ont une population combinée d’environ 670 millions d’habitants, soit plus de la moitié de la population du continent. En outre, ces 23 pays ont un PIB combiné de 1500 milliards de dollars et leur revenu moyen par habitant de 2 119,5 dollars (plus élevé que la moyenne du continent qui est à 1888 dollars). Ces pays représentent également plus de 80% du trafic aérien intra-africain et captent également plus de 54% des 63,5 millions de touristes internationaux qui ont visité l’Afrique en 2015.

Des possibilités énormes !

Le secteur de l’aviation en Afrique représente actuellement plus de 72 milliards de dollars de PIB, créant ainsi 6,8 millions d’emplois. Clairement, il y a beaucoup de potentiel de croissance inexploitée dans ce secteur. Selon l’Association du transport aérien international, lever les barrières commerciales dans le transport aérien entre seulement 12 pays africains pourrait générer 4,9 millions de voyages supplémentaires, libérant 1,3 milliard de dollars d’activité économique supplémentaire et créant 155 000 nouveaux emplois. Le potentiel de demande de voyages aériens intra-africains reste important et les impacts économiques positifs des réformes politiques sur la connectivité intra-africaine pourraient être importants. La demande de transport aérien en provenance et à destination de l’Afrique devrait plus que tripler au cours des 20 prochaines années, passant de 75 millions de passagers en 2016 à plus de 240 millions de passagers par an d’ici 2035.

Dans le cadre de ce marché unique, les compagnies aériennes de la région seraient autorisées à relier deux villes africaines sans passer d’abord par leur hub national. South African Airways pourrait, par exemple, assurer le vol Johannesburg-Nairobi-le Caire en un seul voyage, et Ethiopian Airlines pourrait se rendre à Nairobi et à Johannesburg en un seul voyage également.

L’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria et le Kenya pourraient être les plus grands marchés du transport aérien unifié en Afrique, tandis que l’Ethiopie conserverait sa position de principal opérateur des voyages aériens entre l’Afrique et le reste du monde. Actuellement, le trafic intra-africain représente au moins la moitié du marché total du transport aérien dans la plupart des pays africains, le Cap-Vert et l’Egypte étant les seules exceptions à cette tendance.

La pleine adhésion et l’application des termes et accords de la politique du marché unique par les différents gouvernements africains sont cruciales. La libéralisation et l’unification des marchés du transport aérien africain devraient apporter une croissance financière sans précédent pour les compagnies aériennes locales en Afrique, dont la plupart enregistrent actuellement d’énormes pertes opérationnelles chaque année. Cela ouvrira également le secteur à des investissements étrangers indispensables.

Bukola Ogunyemi, analyste politique et responsable média à Lagos.

Article publié en collaboration avec Libre Afrique.

Il est grand temps de compter sur l’irrésistible ascension des femmes africaines

Ory Okolloh
Ory Okolloh

Jeunes ou matures, ambitieuses et sans complexes, solidaires et philanthropes, les femmes africaines n’ont peur de rien. Mieux : elles veulent tout !

Mondiales et visionnaires, elles bouillonnent d’idées et ne se privent jamais de les exprimer. D’avoir trop subi une culture machiste, elles n’attendent plus que les changements viennent d’en haut. Ou d’un ailleurs. Impatientes, fortes d’une résilience active à toute épreuve, elles agissent, pensent et créent une Afrique résolument ancrée dans son époque, qui entend rayonner et d’avoir un impact sur le monde.

Accélératrices de tous les changements

A l’échelle d’un pays, l’accès des femmes à des fonctions politiques favorise un développement plus pérenne et équitable de la société. Avec 64% de femmes élues au parlement, le Rwanda détrône la Suède de sa première place mondiale des pays avec le plus grand pourcentage d’élues.

La corrélation entre la stabilité de cet état et cette représentativité législative est évidente. Je pense aussi au Sénégal qui compte actuellement près de 44% de femmes élues sur les 150 sièges de l’assemblée, plaçant le pays 7ème rang mondial et le second en Afrique. A la Namibie, dont la représentativité des femmes au parlement s’est améliorée de plus de 39% en 15 ans. Et bien sûr à l’Afrique du Sud, le troisième pays africain qui compte le plus de femmes élues, avec une moyenne 42% des sièges à l’assemblée.

Le téléphone mobile est un levier de développement de entrepreneuriat - Photos Thierry BARBAUT - Côte d'ivoire 2017
Le téléphone mobile est un levier de développement de entrepreneuriat – Photos Thierry BARBAUT – Côte d’ivoire 2017

Puissantes et solaires, les femmes africaines s’affranchissent de la vision obsolète d’une Afrique misérabiliste et dépendante. Dans des secteurs hier encore réservés aux hommes (mines, banques, …), elles sont PDG de grandes entreprises (Bridgette Motsepe Radebe, Afrique du Sud, Bola Adesola, Nigeria, Tigui Camara, Guinée). Pionnières dans les nouvelles technologies (Ory Okolloh et Juliana Rotic, Kenya et Rapelang Rabana, Afrique du Sud), leurs recherches scientifiques sont primées internationalement (Ameenah Gurib-Fakim, Maurice, nanotechnologie et flore). Dans les médias et dans les arts, leur stature est mondiale (Nima El Bagir, Soudan, Tinashe, américano-zimbabwéenne, Lupita Nyongo, kényane et mexicaine, Angélique Kidjo, Bénin).

Avec l’initiative mondiale Women in Africa (WIA), officiellement lancée en 2017, nous ambitionnons de soutenir concrètement ce nouveau leadership féminin et protéiforme en Afrique. Nous nous sommes fixés deux missions principales : révéler le potentiel des femmes africaines, à tous les niveaux de responsabilités de la société civile et des États ; et mettre en réseau des femmes leaders africaines et internationales au service d’une Afrique innovante et inclusive.

Il faut désormais compter avec ces femmes attachantes, dotées d’une force de vie inouïe, qui développent l’Afrique et le monde de demain, parce qu’elles veulent y jouer un rôle majeur.

Développement au Sénégal

Signes du développement au Sénégal

Les visiteurs arrivant à #Dakar, comme Jim Yong Kim, président du groupe de la Banque mondiale, peuvent espérer un trajet rapide de l’aéroport au centre-ville.

Mais la nouvelle autoroute de 40km qui relie maintenant Dakar à la banlieue a d’autres avantages. Elle a transformé le quotidien des habitants de Dakar, des résidents et des entreprises. | Vidéo par Stephan Bachenheimer. #IFCmarkets

Conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE)

Le président du Sénégal Macky Sall, le président de la France Emmanuel Macron et Rihanna
Le président du Sénégal Macky Sall, le président de la France Emmanuel Macron et Rihanna

Un soutien mondial sans précédent pour le Partenariat mondial pour l’éducation et pour répondre à la crise mondiale de l’apprentissage

De nouveaux engagements financiers importants de la part des bailleurs et des pays en développement vont permettre un nouveau soutien mieux adapté pour l’éducation de millions d’enfants

Dix chefs d’État en exercice et trois anciens, et plus de 60 ministres se sont réunis lors de la Conférence de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), en faisant l’événement de financement de l’éducation du plus haut niveau jamais organisé.

Cet événement, co-animé par le Président Macky Sall de la République du Sénégal et le Président Emmanuel Macron de la République française, est une première. La conférence de financement de l’éducation innove en effet en étant co-présidée par le dirigeant d’un pays du G7 et le président d’un pays en développement. Plus de 1 200 personnes ont participé, notamment des responsables de l’UNESCO, l’UNICEF, la Banque mondiale, la société civile, des fondations à vocation philanthropique et du secteur privé. Rihanna, Ambassadrice mondiale du GPE, soutenue par Global Citizen, était également présente.

La conférence, par sa taille et la nature de ses participants, fut une véritable démonstration du renforcement de la volonté politique mondiale pour garantir que chaque enfant puisse aller à l’école et apprendre. Cet élan intensifié va permettre au Partenariat mondial pour l’éducation d’atteindre son objectif : contribuer 2 milliards de dollars par an d’ici 2020 à la planification sectorielle et aux services d’éducation afin de soutenir l’apprentissage dans les pays en développement.

Les pays donateurs ont annoncé des contributions au GPE de 2,3 milliards de dollars, une augmentation substantielle du financement, comparé à 1,3 milliard de dollars contribués au cours des trois dernières années. Par ailleurs, plusieurs pays donateurs ont indiqué leur intention de contribuer d’autres fonds au cours de la période de financement.

La plus importante source de financement de l’éducation demeure les pays en développement eux-mêmes. Plus de 50 pays en développement ont ainsi annoncé qu’ils augmenteraient leurs dépenses publiques consacrées à l’éducation pour la période 2018 – 2020 pour atteindre un montant total de 110 milliards de dollars, comparé à 80 milliards de dollars entre 2015 et 2017.

Le président du Sénégal Macky Sall, le président de la France Emmanuel Macron et Rihanna

Le président du Sénégal Macky Sall, le président de la France Emmanuel Macron et Rihanna
Le président du Sénégal Macky Sall, le président de la France Emmanuel Macron et Rihanna

Le GPE encourage les pays en développement à augmenter leurs dépenses en matière d’éducation pour atteindre 20 % de leur budget total. Sur les États qui se sont engagés aujourd’hui, plus des deux tiers auront atteint ce but d’ici 2020.

« Je suis enthousiasmée par la générosité et la détermination dont nous avons été témoins aujourd’hui pour garantir à chaque enfant et chaque jeune un accès à une éducation de qualité. Suite aux engagements de la journée, nous voyons émerger une réelle tendance à prendre à bras le corps la crise mondiale de l’apprentissage » a déclaré Julia Gillard, Présidente du Conseil d’administration du GPE et ex-Premier ministre de l’Australie.  « Le succès de la conférence marque un tournant du soutien politique mondial au financement de l’éducation, ainsi qu’une nouvelle dimension et profondeur de notre partenariat. »

Les Émirats Arabes Unis ont rejoint le GPE lors de la conférence, devenant ainsi le premier bailleur arabe avec une contribution annoncée de 100 millions de dollars. Le Sénégal, outre son engagement à augmenter ses propres dépenses en matière d’éducation, est devenu le premier bailleur africain du GPE. Les Pays-Bas et l’Espagne ont renouvelé leur implication, et pour la première fois, la Chine était présente.

« Ce soutien sans précédent signifie aujourd’hui que le Partenariat mondial pour l’éducation peut continuer à se concentrer sur les enfants les plus exclus et les plus vulnérables, et s’efforcer d’élargir son aide à 89 pays, dans lesquels vivent 870 millions d’enfants et 78 pourcent des enfants non scolarisés dans le monde » a déclaré Alice Albright, Directrice générale du Partenariat mondial pour l’éducation.

Le modèle de financement du Partenariat mondial pour l’éducation est un catalyseur de l’investissement dans l’éducation, qui œuvre aux côtés des gouvernements des pays à faible revenu et des pays de la tranche inférieure des pays à revenu intermédiaire au renforcement de leur système éducatif. Le Partenariat mondial pour l’éducation aide les gouvernements à développer des plans sectoriels de l’éducation robustes pour que les fonds soient dirigés en toute confiance vers les domaines prioritaires, et contribuer ainsi à améliorer la qualité de l’éducation pour tous les enfants.

La Conférence a été sponsorisée par : Ecobank, la Banque panafricaine ; la Fondation Sonatel ; et Altissia. Elle a été soutenue par Girls Not Brides ; la Campagne mondiale pour l’éducation ; Global Citizen ; le Fonds Malala ; ONE ; Plan International ; RESULTS ; et Women Deliver.

StarsInAfrica avec AGYP au Kenya

Après le succès du premier « Forum Jeunesse et Entrepreneuriat Afrique » en décembre 2016 à Paris, l’AGYP powered by MEDEF a décidé d’organiser en partenariat avec Organisation Internationale des Employeurs (OIE), Business Europe et Business Africa, la Fondation Jobs for Africa, le deuxième forum pour la jeunesse et l’entrepreneuriat les 6 et 7 mars 2018 à Nairobi, Kenya.

Baptisé « Stars In Africa », ce forum permettra de renforcer le lien entre les communautés business d’Europe et d’Afrique et de rassembler les fédérations business nationales et les écosystèmes de la jeunesse et de l’entrepreneuriat d’Afrique et d’Europe.

Avec le soutien de la Commission européenne et de l’Union africaine, il réunira ainsi l’ensemble des patronats africains et des délégations européennes : plus de 100 intervenants de haut-niveau, des keynotes, plénières et workshops (diversification, infrastructures, agrobusiness, tech industry/numérique, éducation/formation, villes durables, financement, santé, énergie…) mais aussi des market place pour favoriser le matchmaking et les projets concrets entre communautés d’affaires.

Ce grand rassemblement se veut un lieu pour réaliser et porter des actions concrètes notamment :

  • Les recommandations des secteurs privés africains et européens à l’issue du Sommet des chefs d’Etats Union européenne-Afrique (Abidjan les 29 et 30 novembre 2017)
  • La troisième édition des Prix de l’Entrepreneur Business Africa de l’année remis par le seul jury réunissant les présidents de patronats et les plus grands entrepreneurs d’Afrique
  • L’étude de référence sur l’innovation et les investissements des écosystèmes entrepreneuriaux en Afrique

Pour en savoir plus rendez-vous sur :  http://www.starsinafrica.org/

Pour s’inscrire au forum rendez-vous sur : http://registration.starsinafrica.org/

Transformer l’économie rwandaise grâce à l’urbanisation

Le masterplan de Kigali
Le masterplan de Kigali
  • Le Rwanda s’urbanise bien plus rapidement que ne l’estiment les chiffres officiels dont les indicateurs sont désormais dépassés.
  • Ce nouveau phénomène semble avoir eu un effet positif sur les transformations structurelles et contribué au relèvement du taux moyen national du PIB par habitant.
  • Il a également permis de créer des emplois non agricoles, surtout dans les zones les plus densément peuplées et mieux desservies en termes de transports et d’accès aux marchés.

« Je suis arrivé à Kigali il y a environ cinq ans, pour trouver un travail et de nouvelles opportunités », explique Hassan Mudenge, jeune homme de 35 ans aujourd’hui aide-manœuvre sur des chantiers de construction. « Je peux maintenant dire que j’ai une situation financière stable. Je paie mon loyer tous les mois et j’envoie régulièrement de l’argent à mes parents pour les aider. J’arrive aussi à faire des économies pour construire une maison au village ».

L’histoire d’Hassan Mudenge est aussi celle de nombreux autres jeunes rwandais qui quittent leur monde rural pour aller chercher un emploi dans des villes qui se développent rapidement, en particulier Kigali la capitale et ses environs.

La croissance urbaine est un objectif clairement affiché par le Rwanda qui entend devenir un pays émergent d’ici 2020. Sa stratégie d’urbanisation est soutenue par la Banque mondiale qui finance à hauteur de 95 millions de dollars un projet de développement urbain visant à fournir des infrastructures et des services de base à la conurbation de Kigali et a six villes secondaires du pays : Muhanga (anciennement appelée Gitarama), Rubavu (Gisenyi), Nyagatare, Huye (Butare), Rusizi (Cyangugu) et Musanze (Ruhengeri).

La nouvelle édition des Cahiers économiques du Rwanda intitulée Rethinking Urbanization in Rwanda: From Demographic Transition to Economic Transformation aborde en particulier le thème de l’urbanisation rapide du pays.

Le rapport constate que la population urbaine au Rwanda (actuellement près de 12 millions d’habitants) a augmenté plus rapidement que les estimations officielles dont les indicateurs sont dépassés. Le recensement démographique de 2012 et une enquête auprès des ménages menée en 2014 estiment respectivement que la population urbaine représente 16,5 % et 17,3 % de la population totale.

Kigali, novembre 2017, une ville qui impressionne : masterplan, connectivité, propreté, sécurité... photo Thierry Barbaut
Kigali, novembre 2017, une ville qui impressionne : masterplan, connectivité, propreté, sécurité… photo Thierry Barbaut

Or, les auteurs du rapport qui ont utilisé un indicateur d’urbanisation différent, constatent un niveau d’urbanisation bien plus élevé, qui serait passé de 15,8 % à 26,5 % entre 2002 et 2015, soit une augmentation de 132 %, équivalente à près de deux millions de personnes.

De fait, la transformation urbaine souhaitée par le Rwanda a déjà eu lieu.

Urbanisation et emplois

Malgré cette expansion rapide des villes, on observe un double mécanisme de migration entre les villes et les campagnes. D’une part, les villes densément peuplées, telles que Kigali, ont attiré de nombreuses personnes à la recherche d’un emploi entre 2011 et 2014 (39 % des migrants). D’autre part, de nombreuses personnes ont quitté les grandes villes pour acquérir des parcelles de terre en province. Ce deuxième phénomène est particulièrement important dans la province de l’est du Rwanda, peu densément peuplée.

En dehors de Kigali, la région de Rubavu (Gisenyi), à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), attire le plus gros des migrants internes du fait de sa situation géographique. Elle se situe en effet le long de l’axe de transport très fréquenté qui relie la RDC à l’Ouganda juste au nord de Musanze.

Le rapport indique que l’emploi non agricole est lié à l’évolution de la densité de la population urbaine, en particulier dans la grande région de Kigali et dans six villes secondaires. On observe en effet une augmentation du taux d’emplois non agricoles lorsque la densité croît de 10 % dans un rayon de 20 km à Kigali et de 5 km dans les villes secondaires.

De même, la densité de la population urbaine a des effets positifs sur la réduction de la pauvreté : dans un rayon de 5 km autour d’une ville secondaire rwandaise, une hausse de 10 % de la densité entraîne une baisse de 6 % du taux de pauvreté moyen.

Capitaliser sur le changement démographique

Au moment où le Rwanda élabore sa stratégie économique à long terme pour se hisser au rang de pays à revenu élevé à l’horizon 2050, comment peut-il tirer pleinement parti de cette urbanisation ?

Selon le rapport, l’État devrait mettre en œuvre des politiques publiques efficaces susceptibles de créer un environnement propice aux investissements, au lieu de décider lui-même du lieu où ces investissements doivent être réalisés. Les villes pourraient être gérées comme un « portefeuille » distinct dans lequel Kigali recevrait un appui spécial en tant que principal centre économique, et les autres villes du pays exerceraient d’autres fonctions dans le paysage économique national.

Il est aussi fondamental de développer le tissu économique, notamment en reliant certaines périphéries urbaines aux zones zones rurales voisines dont le potentiel reste inexploité. Jusqu’à présent, l’expansion urbaine au Rwanda a suivi un schéma de peuplement à faible densité.

« Nous devons agir sur les facteurs qui attirent la population vers les villes pour réaliser le modèle d’urbanisation visé et transformer nos villes », souligne James Musoni, ministre des Infrastructures du Rwanda. « Nous devons être en mesure d’identifier de nouveaux sites d’habitation et trouver les financements nécessaires pour les construire ».

Si, comme l’indique le rapport, l’amélioration des processus d’aménagement urbain permettrait de faire face à l’expansion rapide de Kigali, il faudrait, dans les autres villes, concentrer les investissements sur l’amélioration des services de base.

« L’urbanisation entraîne certes une transition démographique, mais elle facilite aussi la transformation socioéconomique, ce qui est plus important », souligne Narae Choi, spécialiste en développement urbain à la Banque mondiale.  « Il est temps de repenser la stratégie d’urbanisation pour en faire un levier de croissance économique et d’amélioration de la qualité de vie ».

Le Marché Unique Africain du Transport Aérien

Lancement du très attendu Marché Unique Africain du Transport Aérien

A l’occasion du Sommet de l’Union africaine (UA), la Commission de l’UA a lancé le Marché Unique Africain du Transport Aérien (SAATM ou Single African Air Transport Market).

Le SAATM est le premier projet phare de l’Agenda 2063 de l’UA et vise à créer un marché unique et unifié du transport aérien en Afrique, à libéraliser l’aviation civile sur le continent et à faire avancer le programme d’intégration économique de l’Afrique.

En amont de ce lancement, Mme. Amani Abou-Zeid, Commissaire chargée des Infrastructures et de l’Energie au sein de la Commission de l’UA, a souligné que l’industrie aéronautique soutient actuellement huit millions d’emplois en Afrique.

La Commissaire a déclaré que « le lancement du marché unique va stimuler les opportunités de promotion du commerce, les investissements transfrontaliers dans les industries de production et de services, y compris le tourisme, aboutissant ainsi à la création de 300 000 emplois directs supplémentaires et deux millions d’emplois indirects, une contribution importante à l’intégration et à la croissance socio-économique du continent ».

L’Agence du NEPAD, qui est en en passe de devenir l’Agence de développement de l’Union africaine, joue un rôle de premier plan dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 avec une attention particulière pour le développement du commerce et des infrastructures.

Le Programme de Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), développé par la Commission de l’Union Africaine, l’Agence du NEPAD, la Banque Africaine de Développement, la Commission Économique des Nations unies pour l’Afrique et les Communautés Économiques Régionales africaines, promeut l’intégration économique régionale par la construction d’infrastructures mutuellement bénéfiques qui permettent aux pays de commercer et d’établir des chaînes de valeur régionales pour accroitre leur compétitivité.

Le Plan d’action 2020-2030 du PIDA souligne la nécessité d’accroître la participation de l’Afrique au marché mondial, en accordant une attention particulière au transport aérien en Afrique. En outre, l’initiative MoveAfrica de l’Agence du NEPAD soutiendra les activités du marché unique du transport aérien en Afrique.

« L’importance du transport aérien en Afrique ne doit pas être sous-estimée. Même si l’Afrique ne contribue qu’à 1% du fret aérien mondial, ce chiffre représente également 35% de la valeur des marchandises transportées vers le continent. En outre, 85% du marché du tourisme en Afrique dépend du transport aérien », a déclaré M. Symerre Gray-Johnson, Responsable du programme sur l’Intégration régionale, les Infrastructures et le Commerce, au sein de l’Agence du NEPAD.

Aujourd’hui, 80% du trafic aérien en Afrique est assuré par des compagnies aériennes non africaines. Quant aux compagnies aériennes africaines, elles transportent moins de 3% du trafic aérien mondial bien que le continent représente plus de 17% de la population mondiale.

En 1999, la Déclaration de Yamoussoukro fut adoptée pour permettre une libéralisation complète de l’accès au marché entre les États africains, le libre exercice des droits de trafic, l’élimination des restrictions à la propriété et la libéralisation complète des fréquences, tarifs et capacités. Il s’agit de la plus importante initiative de réforme jamais lancée par les gouvernements africains dans le domaine du transport aérien mais sa mise en œuvre a connu des difficultés.

Le lancement du SAATM, près de deux décennies après l’adoption de la Déclaration de Yamoussoukro, marque une étape importante pour accélérer la mise en œuvre complète de la Déclaration.

Ibrahim Assane Mayaki, Secrétaire Exécutif du NEPAD, a commenté : « L’Afrique est le deuxième continent le plus grand et le plus peuplé au monde. Nous devons absolument créer un continent pleinement connecté et trouver les moyens d’intégrer et de simplifier les infrastructures de transport. La réalisation du Marché Unique du Transport Aérien en Afrique dépendra de réformes politiques et réglementaires progressistes qui stimuleront la croissance de l’industrie aéronautique en Afrique. »

« L’Agence du NEPAD a collaboré avec la Commission Africaine de l’Aviation Civile (CAFAC) pour mettre en œuvre la Déclaration et continuera dans cette voie pour assurer le succès du SAATM », a continué Dr Mayaki.

À ce jour, 23 pays africains sur 55 ont souscrit au Marché Unique du Transport Aérien Africain tandis que 44 pays africains ont signé la Décision de Yamoussoukro de 1999.

Proparco investit dans le numérique pour les startups

PROPARCO
PROPARCO
Afin d’accompagner la transformation digitale du continent africain, Proparco vient de prendre une participation de 5 millions de dollars dans TLCOM TIDE AFRICA FUND, un fonds qui financera de jeunes entreprises innovantes en Afrique subsaharienne.

Grâce aux nouvelles technologies, ces start-ups permettront d’améliorer l’accès des populations aux services essentiels.

PROPARCO
PROPARCO

La technologie au service du développement durable

Si le taux de pénétration des cartes SIM sur le continent africain est le seul aujourd’hui qui se rapproche de celui de l’Europe Occidentale (70% vs 83%), les taux d’accès aux services essentiels en sont encore très loin : les taux d’électrification, d’accès à la santé ou de bancarisation ne dépassent pas 31% en Afrique alors qu’ils s’élèvent à plus de 90% en Europe Occidentale.
Avec plus de 600 millions d’utilisateurs de smartphones attendus en Afrique en 2020, le téléphone portable est un outil-clé de développement qui permettra de déverrouiller l’accès des populations africaines aux biens et services essentiels (énergie, santé, éducation, transport, biens de consommation courante…).

TIDE Africa Fund (« Technology and Innovation for Developing Economies ») a été créé pour soutenir le développement de jeunes start-ups d’Afrique sub-saharienne dont le modèle économique, basé sur l’exploitation d’une technologie numérique ou digitale, répond à un besoin du marché local peu ou pas servi. Ces entreprises permettront ainsi d’améliorer, via les nouvelles technologies, l’accès aux biens et services essentiels en zones urbaines, péri-urbaines et rurales.

Accompagner le fonds dès le 1er closing

Avec un investissement de 5 millions de dollars, la participation de Proparco s’inscrit dans le premier tour de table de près de 40 millions de dollars, aux côtés notamment de  la BEI et de la BAD. Elle permettra au fonds TIDE Africa de répondre aux besoins de financements des jeunes start-ups africaines, le capital-risque en faveur de ces entreprises étant encore très peu développé en Afrique.

Forte d’une solide expérience dans l’accompagnement de start-ups innovantes et d’une connaissance pointue de l’écosystème des start-ups en Afrique, l’équipe TLcom investira dans une quinzaine de sociétés de moins de 5 ans, ayant franchi les stades de prototypage et de mise sur le marché, pour en financer la croissance et la mise à l’échelle.

Fiorano travaille sur la transformation numérique de la Bank of Kigali

Fiorano Software a annoncé aujourd’hui que Bank of Kigali, la plus grande banque commerciale du Rwanda, a choisi la plateforme Fiorano pour sa transformation numérique

Le projet comprend l’intégration avec la solution bancaire de base Temenos T24 de la Banque, avec un support pour les fonctionnalités bancaires en ligne et hors ligne. Fiorano ESB (Enterprise Service Bus) et API Management (Gestion de l’interface de programmation applicative) de Fiorano forment l’épine dorsale de toutes les intégrations dans l’environnement de la Banque, permettant des canaux de paiement tels que les Services Bancaires Mobiles et Services bancaires sur Internet avec une multitude de services de prêt.

La Banque a choisi Fiorano pour remplacer son intégration point à point par une architecture évolutive centrée sur les micro-services, construite sur une l’ESB. Fiorano ESB intègre son système bancaire central Temenos avec ses systèmes de gestion de cartes et des machines ATM et permet la standardisation de ses options de paiement numérique et de paiement mobile. La passerelle de paiement commune de Fiorano facilite maintenant ces paiements.

L’importance de la technologie pour exploiter le marché d’une génération croissante du millénaire qui dépend fortement des transactions mobiles, est essentielle. La Banque fournit à tous les opérateurs mobiles une interface de programmation d’application (API) pour accorder de petits prêts aux clients. Le système de prêt Paretix de la Banque est activé avec Fiorano ESB, tandis que l’API Management de Fiorano est utilisé pour exposer ces services, qui incluent la création de compte et les demandes de prêt en toute sécurité pour les utilisateurs finaux. Les fournisseurs de services mobiles peuvent désormais se connecter sur le portail de développement de l’API Management de la Banque pour s’auto-enregistrer et localiser les clés de sécurité du service selon les besoins. Les passerelles API sécurisées de Fiorano ont permis à la banque d’automatiser un certain nombre de services, améliorant ainsi l’expérience bancaire des clients en facilitant un accès ininterrompu et sécurisé aux informations du compte, aux transferts d’argent et à d’autres services.

Bank of Kigali est l’une des banques africaines les plus dynamiques, comptant plus de 258 000 clients de détail et 26 000 clients corporatifs. La banque a remporté plusieurs prix internationaux et régionaux, dont EuroMoney, The Banker, le magazine Global Finance et EMEA Finance.

Fiorano, une société Américaine basée dans la Silicon Valley (Californie) depuis 1995, est un fournisseur fiable de Fond de Panier d’Affaires Numériques, d’Intergiciels d’Intégration d’Entreprise, de messagerie haute performance et de systèmes pair-à-pair distribués. Fiorano opère à travers son réseau mondial de bureaux et de partenaires technologiques et revendeurs à valeur ajoutée.

Des sociétés internationales comme AT & T Wireless, L’Oréal, McKesson, NASA, Rabobank, Royal Bank of Scotland, Schlumberger, US Coast Guard et Vodafone ont déployé Fiorano pour réaliser la transformation numérique, générant une productivité sans précédent.

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence

Première étape vers la libéralisation du dirham

La première étape vers la libéralisation du dirham est franchie avec succès

Le taux de change du dirham est fixé sur la base d’un panier représentatif de l’euro et du dollar, à raison respectivement de 60% et 40%. Les fluctuations étaient jusqu’à présent limitées à plus ou moins 0,3%.

Depuis le 15 janvier, la bande de fluctuation est passée à 2,5%, constituant pour le Maroc, la première étape vers une libéralisation de sa monnaie.

Suite à la première tentative annoncée en juillet 2017, puis reportée, qui s’était soldée par une baisse de trois milliards de dollars des réserves de change en trois mois, les autorités ont cette fois pris le marché par surprise en annonçant le vendredi soir l’entrée en vigueur de l’assouplissement de lundi matin. Leur engagement à couvrir les besoins en devises du système bancaire a semble-t-il rassuré les opérateurs.

Lundi, seuls 3,5 millions de dollars sur les 20 millions proposés avaient été alloués.

Parallèlement, l’indice du marché des actions marocaines, le MADEX, atteignait son niveau le plus haut de l’année à 10634 points. L’activité de négociation à la bouse de Casablanca pourrait en effet être facilitée par une moindre restriction monétaire.

Le secteur financier se trouve aujourd’hui au cœur de la transformation. Les conditions d’accès des établissements étrangers et la réglementation financière vont devoir être questionnées car si les instruments financiers existent, la profondeur du marché risque d’être insuffisante pour faire face aux besoins, notamment de couverture, engendrés par cette mobilité accrue des capitaux.

Sandy Campart Directeur de l’IUP Banque Finance Assurance – IAE Caen. Co-auteur de « Risques de taux d’intérêt et de change » publié en 2016 aux éditions Afnor.
Sandy Campart
Directeur de l’IUP Banque Finance Assurance – IAE Caen. Co-auteur de « Risques de taux d’intérêt et de change » publié en 2016 aux éditions Afnor.

CongoTechDays carrefour des innovations

Congo-Tech-Days
Congo-Tech-Days

Deuxième édition pour les CongoTechDays à Lubumbashi en République Démocratique du Congo

Rendez-vous à Lubumbashi du 18 au 19 mai 2018

Véritable carrefour de l’innovation en RDC les CongoTechDays vont réunir les acteurs du Digital pour deux jours d’ateliers, de conférences, de networking et d’échanges.

Après une première édition réussie c’est désormais un nouveau cap pour les organisateurs avec l’objectif assumé de faire de cet évènement le premier salon du numérique et de l’innovation en RDC.

CongoTechDays les objectifs

– Accompagner les TPE/PME dans leur transition numérique – indispensable aujourd’hui pour se développer -en leur apportant des réponses concrètes sur ces nouveaux usages.

– Promouvoir les innovations numériques en Afrique centrale.

Ce salon sera l’occasion d’informer, de communiquer, de débattre et d’échanger des expériences innovantes dans le développement numérique et plus particulièrement sur la thématique placée au coeur de l’événement La Transformation Digitale

Le programme sera décliné en plusieurs séances autour de panels, et de thématiques tels que :
• L’innovation numérique au service de l’entreprise moderne
• La transformation numérique en Afrique – Etat des lieux
• La technologie comme support de la transformation numérique

Les 4 grandes raisons de venir aux CongoTechDays

  • Pour S’INFORMER : Des professionnels sont présents pendant 2 jours sur un même lieu, pour répondre aux questions et faire profiter de leurs conseils … gratuitement.
  • Pour SE FORMER : Près de 15 conférences sont proposées pour aider à mieux comprendre les enjeux et les usages du numérique.
  • Pour S’INITIER aux nouvelles technologies : Découverz en avant-première les innovations technologiques présentées sur le Sho-Room.
  • Pour RENCONTRER les professionnels : En savoir plus sur les usages professionnels du numérique; Quelles solutions pour développer son entreprise grâce au numérique? Comprendre le langage et les mots clés. Quels outils outils pour faciliter le travail quotidien? Astuces et bonnes pratiques du web … Plus de 50 professionnels présents pour répondre aux questions de tous!

Objectif JO pour Valentin Betoudji

Valentin Betoudji
Valentin Betoudji

Le semi-marathon de N’Djamena le 27 janvier 2018

le semi-marathon de la paix de la ville de N’Djamena propose la 12e édition qui intervient après 3 ans suspension pour des raisons de sécurité.

L’objectif recherché, est, d’une part, de dénicher les meilleurs athlètes, et, d’autre part, le lancement officiel des activités de la Fédération Tchadienne d’Athlétisme.

Marathon de Ndjamena au Tchad
Marathon de Ndjamena au Tchad

La 12ème édition regroupera par ailleurs plusieurs athlètes locaux et des étrangers vivant au Tchad et la participation, pour la première fois, des réfugies vivant à N’Djaména en attendant la confirmation du bureau du Haut-Commissariat pour les Réfugiés du Tchad.

Cinq sites d’inscriptions sont retenus pour cette édition à savoir les lycées, Ibrahim Mahamat Itno de Farcha (1er arrondissement), Hérédité de Gassi (7ème arrondissement), de Walia (9ème arrondissement) et au Stade Idriss Mahamat Ouya de N’Djaména.

Le rêve de Valentin Betoudji

Représenter le Tchad au marathon des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 et de Paris en 2024 donc réaliser les minimas de 2h20

Soutenir Valentin Etoudji c’est possible cliquez ici: Valentin-BETOUDJI

Valentin Betoudji
Valentin Betoudji

Au préalable

  • Se qualifier aux Jeux Mondiaux Militaires en Chine en 2019
  • Réaliser 1h06 sur semi-marathon en 2018
  • Courant sur des distances allant du 5000m au Marathon, il est actuellement le meilleur athlète tchadien.
  • Aidé par quelques amis français, Valentin a pu venir ponctuellement en France en 2016 et 2017 pour se mesurer à des athlètes de haut niveau et progresser lors de grandes classiques internationales
Valentin Betoudji
Valentin Betoudji

Soutenir Valentin Etoudji c’est possible cliquez ici: Valentin-BETOUDJI

Ouverture de la centrale solaire de Ten Merina au Sénégal

La centrale solaire de Ten Merina Dakhar
La centrale solaire de Ten Merina Dakhar

Accès à l’électricité pour plus de 2200 000 personnes avec la centrale de Ten Merina

Six mois après l’inauguration de la centrale photovoltaïque Senergy, qui était jusqu’alors la plus grande d’Afrique de l’Ouest, le Premier ministre de la République du Sénégal Mahammed Boun Abdallah Dionne a inauguré ce mardi 16 janvier 2018 la centrale jumelle, Ten Merina. Une étape majeure qui confirme la position du Sénégal comme principal producteur d’énergie solaire de la sous-région.

Les 92 000 panneaux solaires ont été inaugurés ce matin dans la commune de Merina Dakar, à 120 Kms au nord-est de Dakar. Ils couvriront les besoins en électricité de plus de 225 000 habitants à un coût plus compétitif que celui des centrales thermiques du pays et permettront d’éviter l’émission de 33 300 tonnes de CO2 par an en remplaçant directement des unités de production à base de fioul.

L’une des plus grandes centrales solaires d’Afrique de l’Ouest 
Ten Merina présente les mêmes caractéristiques que Senergy : une capacité totale de 30 Mégawatts (MWc), le recours aux mêmes technologies et l’association du savoir-faire de spécialistes français dont la société d’investissement Meridiam et la filiale d’Engie, Solairedirect. Le projet prévoit également la construction des infrastructures de connexion au réseau pour le compte de l’acheteur public sénégalais Senelec. Seules différences avec Senergy : la construction était assurée par le spécialiste français et co-actionnaire du projet, Eiffage, qui interviendra également aux côtés de Solairedirect pour l’exploitation de la centrale.

La centrale solaire de Ten Merina Dakhar
La centrale solaire de Ten Merina Dakhar

Proparco engagée durablement en faveur de la filière solaire au Sénégal
Après avoir financé à 80% Senergy, Proparco avait renouvelé son engagement en accordant en décembre 2016 un prêt de 18,4 millions d’euros et en prenant un rôle d’arrangeur pour financer la construction et l’exploitation de Ten Merina. Proparco a ainsi  joué un rôle structurant dans le financement de ces deux projets qui, combinés, permettent l’approvisionnement de 450 000 foyers en électricité propre et durable, et l’économie de 65 000 tonnes de CO2 par an.

C’est au Sénégal que Proparco a accompagné ses premiers projets photovoltaïques en Afrique de l’Ouest, a déclaré ce midi Fatoumata SISSOKO-SY, chargée d’affaires infrastructures & énergies en Afrique de l’Ouest et représentante de Proparco lors de la cérémonie d’inauguration. Nous restons résolument engagés à poursuivre ces efforts et à accompagner l’émergence de nouveaux marchés, de nouveaux modèles, pour répondre aux enjeux majeurs d’accès à l’électricité, notamment au travers de projets d’efficacité énergétique hors réseau (« off-grid ») et aussi en accompagnant le futur du solaire au Sénégal, à savoir le stockage solaire, en posant les premiers jalons au Sénégal, à l’instar de ces premières centrales solaires privées en Afrique de l’Ouest. 

Le Sénégal accélère la diversification de son mix énergétique 
Après Senergy, cette nouvelle centrale confirme la dynamique de diversification du mix énergétique sénégalais qui restait jusqu’alors très largement dépendant des énergies fossiles (90 % du mix).
La mise en service de Ten Merina, comme celle de Senergy, contribue à la réalisation du Plan Sénégal Emergent (PSE) du gouvernement et confirme la volonté du Sénégal de traduire ses engagements pris à la COP 21 en décembre 2015

Pour toute demande d’interview de Mme Fatoumata SISSOKO-SY merci de contacter
Florence Priolet – 01 53 44 47 32 – presse@proparco.fr 

ANPI GABON un guichet unique d’affaires à Libreville

Ce nouvel espace au cœur de Libreville accueille entrepreneurs et investisseurs nationaux et internationaux pour formaliser, accompagner et promouvoir l’attractivité du Gabon.

Le président de la République gabonaise, S.E Ali BONGO ONDIMBA, a procédé lundi 15 janvier 2018 à l’inauguration du guichet de l’investissement de l’ANPI-Gabon, destiné à la prise en charge des investisseurs nationaux et internationaux et des entrepreneurs dans la création d’entreprise, la facilitation des procédures d’obtention d’agréments et d’autorisations, l’appui à l’entrepreneuriat et le dialogue public-privé.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Vice-Président de la République, du Premier ministre, Chef du Gouvernement, du Ministre de la promotion des investissements privés et de plusieurs membres du Gouvernement. Le corps diplomatique, la société civile, les acteurs du secteur privé et les cadres de l’administration gabonaise étaient également présents.


Le président de la République gabonaise, S.E Ali BONGO ONDIMBA.
© Twitter : @gabon_invest

Sur une surface totale de 2 000 m2, le guichet de l’investissement de l’ANPI-Gabon regroupe en un lieu unique les différents services relatifs à la création et à la formalisation des entreprises. Ce nouvel espace réaffirme l’engagement des autorités gabonaises à promouvoir et développer un cadre des affaires propice à l’amélioration de l’attractivité économique du pays, à la simplification des formalités administratives des entreprises et au développement de l’entrepreneuriat.

L’ANPI-Gabon, Guichet de l’Investissement s’arrime ainsi aux meilleures pratiques de promotion des investissements et de facilitation dans la création et le développement des affaires au Gabon, en proposant un « One-Stop-Shop ». Toutes les entités impliquées dans le processus de création d’entreprise sont réunies dans un lieu unique, permettant de créer une entreprise en 24h désormais, contre près de 20 jours auparavant. Les coûts liés à création d’entreprise ont également été fortement réduits.

Nina Alida Abouna, Directrice générale de l’ANPI-Gabon, explique : « Nous sommes très fiers de ce lieu, véritable trait d’union entre le potentiel de l’économie gabonaise et l’intérêt des investisseurs internationaux. L’ensemble des collaborateurs de l’ANPI-Gabon est au service de l’attractivité économique du Gabon. Notre objectif est clair : accompagner, orienter et faciliter la création de valeur dans notre pays. »

Liban Soleman, Président du Conseil d’Administration de l’ANPI-Gabon et Coordonnateur Général du Plan Stratégique Gabon Émergent ajoute : « Le Gouvernement gabonais a adopté un Plan de Relance de l’Économie pour sortir de la conjoncture économique morose des trois dernières années. La réussite de ce plan repose en grande partie sur le volume et la qualité des investissements privés que notre pays sera capable d’attirer. La mise en place du guichet unique de l’investissement est donc un grand pas en avant et un signal fort vis-à-vis de la communauté des investisseurs nationaux et internationaux. Le Gabon est business friendly et se donne les moyens de faciliter le parcours de l’investisseur. »

L’ANPI-Gabon annonce également la création d’un Desk Investisseurs qui va permettre à l’agence de renseigner les investisseurs sur les atouts économiques du pays, la culture d’affaires des gabonais, son économie et son cadre des affaires.

L’impact de la technologie engendre le changement au Maroc

Les entrepreneurs locaux présentent des projets commerciaux et écosystèmes innovants lors de la Micro-Conférence Allianz Explorer Hub

Le Maroc est plus synonyme de souks que de start-ups. Mais au sein de la communauté d’affaires locale et internationale, cette perception est rapidement en train de changer.
En marge du Championnat FIA de Formule E à Marrakech, des entrepreneurs se sont réunis dans la ville de Marrakech pour participer à la Micro-Conférence Allianz Explorer Hub afin de partager les actions entreprises pour s’attaquer à certains challenges du pays, au travers de l’utilisation innovante de la technologie. Parmi cela: améliorer les transports, réduire la pollution et autonomiser les femmes.
Jean-Marc Pailhol, Directeur “Group Market Management & Distribution”, a déclaré: « Le Maroc a un énorme potentiel: il y a plus d’opportunités d’innovation dans les pays émergents comme le Maroc, moins de problèmes réglementaires et de contraintes. Les décisions sont plus rapides et la population est plus jeune. »
e-Mobilité
La Micro-Conférence Allianz Explorer Hub s’est déroulée ce week-end durant l’étape de Marrakech du Championnat FIA de Formule E, première compétition monoplace entièrement électrique au monde. Allianz est non seulement un partenaire officiel mais aussi un investisseur direct dans la course.
Le Responsable Global de la Communication de Marque, Florian Scheiblbrandner, a déclaré que l’assureur est impatient de découvrir comment les gens se déplaceront dans le futur, comme par exemple au moyen de voitures électriques.
« Vous vous attendez à ce que la Formule E vous montre des voitures qui font la course sur une piste – et c’est ce qui se passe. Mais le but derrière la Formule E est beaucoup plus grand. Cela permet de se pencher sur la façon dont les gens pourraient se déplacer dans les villes à l’avenir.
« Il y a beaucoup de nouvelles technologies à l’horizon, comme ce que nous voyons avec la Formule E. Notre métier consiste à rassurer les gens. Si nous ne savons pas ce que les gens veulent faire et ce qu’ils craignent, nous ne pouvons pas les assurer à l’avenir. « 
L’entrepreneur marocain Abid Khirani travaille sur des initiatives pour améliorer la sécurité dans les transports. Casky a développé un dispositif qui se colle à l’arrière des casques et utilise les mouvements de la tête des motocyclistes pour signaler d’une lumière rouge si un motocycliste tourne ou freine, sur la base du mouvement de la tête du pilote.
« La moitié des accidents au Maroc impliquent une moto et pourtant la moitié des motocyclistes n’utilisent pas de casques. »
Casky téléchargera également des informations sur la circulation routière vers une application en ligne et avisera les services de secours et les familles si un utilisateur est impliqué dans un accident.
L’autonomisation des femmes
Les entrepreneurs utilisent également la technologie pour améliorer l’égalité hommes-femmes. L’entrepreneur social Manal Elattir s’est associé à plus de 1.800 jeunes femmes artistes et entrepreneurs pour les aider à vendre leurs produits artisanaux en ligne, tels que des sacs à main.
« Au Maroc, nous voyons plus de femmes devenir des pionnières – et cela crée des modèles pour d’autres jeunes femmes qui veulent lancer leur propre entreprise. »
La mobilité sociale
Le panéliste Ali Fahim de Pintail dirige un bureau de change à faible commission en ligne et est convaincu que les nouvelles technologies améliorent la vie des citoyens ordinaires: «Nous avons des problèmes, mais c’est pourquoi je suis optimiste. Nous voyons nos problèmes et nos contraintes et nous essayons de les résoudre. »
Réduire la pollution
Entre-temps, le panéliste Faical Said de Peps-Meca utilise l’énergie solaire pour transformer les déchets ménagers en énergie. « Les déchets sont un problème pour tout le monde. Nous pouvons leur donner de la valeur et les rendre vendable et générer du profit.”
Il ajoute: « il y a une envie de lancer de nouveaux projets et innovations au Maroc, les choses vont aller mieux à l’avenir ».
La start-up du panéliste Oumaima Chamchati, Ville Propre, réduit les déchets dans les villes urbaines qui s’étalent dans le pays grâce à une application pour smartphone. Les utilisateurs peuvent alerter les autorités locales sur les déchets qui doivent être collectés en envoyant des photos vers l’application.
Pendant ce temps, les fans locaux de la course de Formule E ont profité d’une expérience immersive dans la Zone Allianz Explorer du Allianz E-Village.

La problématique de la corruption dans les Etats modernes

Le Franc CFA
Le Franc CFA

Pourquoi la pratique de la corruption est-elle si répandue dans certains pays, particulièrement ceux en apprentissage de la gestion moderne et démocratique comme les pays africains ?

N’y a-t-il pas un lien entre leur pratique de la gouvernance et le phénomène de la corruption auquel se livrent les populations ?

Si elle est négativement perçue comme le moyen que l’on utilise pour obtenir certains avantages de quelqu’un, contre son gré ou contre son devoir, ce qui, à terme, conduit à la décadence et à la déliquescence de la société, comment comprendre ou expliquer ce phénomène ?

Est-il lié à la propension humaine à choisir la voie de la facilité, ou faut-il regarder du côté du système (social) lui-même qui, d’une certaine manière, incite sournoisement les uns et les autres à cette pratique ?

L’évolution vers l’Etat moderne

Dans les sociétés anciennes, celles d’avant la révolution sociale moderne du XVIIIe siècle, les plus forts commandaient et profitaient simplement du travail des autres. Dans ces sociétés-là, il n’était pas besoin de corrompre. C’est donc à partir de la modernité, fondée théoriquement sur l’EGALITE en droit des humains d’une part, et sur la répartition juste et équitable des ressources d’autre part, que vient à naître la pratique de la corruption. Mais pourquoi la corruption survient là où l’on pensait avoir accompli un énorme progrès humain et social en sortant du système de l’exploitation féodale des uns par les autres ? Pourquoi ce paradoxe ?

Tout, dans le phénomène de la corruption, part semble-t-il de ce que, désormais, l’on n’est plus dans la relation du maître et de l’esclave, mais dans celle où des gouvernants (élus par le peuple) ont été choisis pour s’occuper du bien-être de tous et de chacun.

Malheureusement, l’incapacité pour certains dirigeants, particulièrement africains, de bien maîtriser et conduire les modalités spécifiques de gestion des sociétés modernes, va être à l’origine de nombreux problèmes, notamment la corruption ?[1] Manifestement, le lien semble indéniable entre la mauvaise gouvernance, c’est-à-dire la non maîtrise ou le dévoiement des mécanismes de gestion moderne, et le développement de tous ces maux.

Qu’en est-il du bien commun ?

La révolution moderne, sur la base de l’égalité, de la solidarité et de la justice, a pour objectif de faire des biens communs et de la quête de l’intérêt général, notamment sous la forme des services publics, l’Alpha et l’Omega des nouvelles sociétés en construction. Le « Bien commun » n’est-il pas l’autre nom de l’Etat ?

Le passage des sociétés anciennes aux nouvelles est à ce prix : tourner le dos à l’exploitation « naturelle » des plus faibles par les plus forts et promouvoir l’épanouissement de tous. Plusieurs mécanismes institutionnels ont donc été prévus à cet effet : la démocratie, qui implique une véritable séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire ; la liberté et l’égalité des citoyens ; la justice sociale en vue d’une bonne distribution des ressources à tous, etc.

Or, dans certains Etats, ces mécanismes ne fonctionnent pas correctement, parce que mal maîtrisés ou simplement détournés vers des fins occultes. Surviennent alors, comme des vices rédhibitoires, tous les maux que nous avons cités plus haut qui, en réalité, profitent à ces nouveaux maîtres des temps modernes.

La défaillance des Etats

En Afrique notamment, les maux en question ne font que refléter l’état de la gouvernance, c’est-à-dire sa défaillance. Si les mécanismes institutionnels fonctionnent bien, les citoyens peuvent s’épanouir dans la paix. Dans le cas contraire, c’est le retour à la loi de la jungle comme on peut le constater un peu partout sur le continent. En effet, le constat premier qui s’impose est la défaillance de nombreux Etats à accomplir leur mission d’utilité publique et de promotion de l’intérêt général.

La corruption, particulièrement, est souvent liée, dans de nombreux pays, à la défaillance de certains services publics : pénurie, dysfonctionnements divers, difficultés d’accès aux services proposés, etc.

En effet, comment faire si un centre hospitalier reçoit cent (100) médicaments là où il en faudrait mille (1000) ? Comment faire si une structure prévue pour accueillir deux mille (2000) personnes en reçoit dix mille (10000) ? Comment faire si le fournisseur ou la société prestataire de l’Etat doit attendre deux ou trois ans au lieu de six mois avant de percevoir son dû ? Comment faire pour bénéficier d’un droit qu’on vous refuse ou qu’on vous rend inaccessible pour cause de dysfonctionnement ? Dans les démocraties évoluées, les vrais combats ne portent plus sur la corruption, le racket, le népotisme, les coups d’Etat, les modifications constitutionnelles pour s’accaparer le pouvoir, mais les vrais combats portent sur les abus de pouvoir, les abus de biens sociaux, la gabegie.

Comment sortir du désordre ?

La gabegie, qui renvoie à la fourberie, à la fraude, à la mauvaise gestion et au désordre généralisé, illustre parfaitement, à elle seule, la nature de ces Etats fraîchement sortis de l’ère coloniale et incapables de porter les idéaux de la noble révolution sociale des « Lumières ». C’est pourquoi, lorsque les gouvernants de ces Etats disent vouloir lutter contre la corruption, cela ne doit pas faire rire. Cela doit signifier une chose sérieuse : qu’ils veulent peut-être bien maîtriser, à leur propre niveau, tous les mécanismes de la bonne gouvernance propres aux sociétés modernes et les appliquer pour le bien-être de tous.

C’est à ce niveau qu’il faut tuer le mal. Mais pour éviter que les déclarations restent purement cosmétiques et déclaratives, la société civile doit jouer son rôle qui consiste à surveiller attentivement le comportement de ses dirigeants. Sans cela, la corruption vivra encore très longtemps dans nos pays… Comme le soulignaient clairement les pères fondateurs des Etats Unis, une démocratie sans contre-pouvoir, qui se limiterait à des élections, s’apparenterait plus à une tyrannie.

CHRISTOPHE Yahot, Professeur Titulaire, Université Alassane Ouattara-Bouaké – Côte d’Ivoire.
Article publié en collaboration avec Libre Afrique.

African Digital Week à Abidjan

l’African Digital Week porte la réflexion sur le thème:“Quels modèles de transformation digitale pour réussir le développement économique et social de l’Afrique ?”
l’African Digital Week porte la réflexion sur le thème:“Quels modèles de transformation digitale pour réussir le développement économique et social de l’Afrique ?”

C’est en Côte d’Ivoire et dans sa capitale Abidjan que se déroulera la première African Digital Week

Digital Week à Abidjan du 17 au 19 janvier 2018

Comme le site l’indique de nombreuses interventions et ateliers sont prévus sur les trois jours.

Les speakers de l'Africa Digital Week
Les speakers de l’Africa Digital Week

Sous l’égide de Monsieur Bruno Nabagné Koné, Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Poste, Porte-parole du Gouvernement, la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), en partenariat avec le Club des DSI, Le Groupement des Opérateurs du secteur des TIC en Côte d’Ivoire (GOTIC) et l’Union Nationale des Entreprises de Télécommunications (UNETEL), organise du 17 au 19 Janvier 2018 au Palais de la Culture de Treichville, à Abidjan, la 1ère édition de l’ADW (African Digital Week) .

l’African Digital Week porte la réflexion sur le thème:“Quels modèles de transformation digitale pour réussir le développement économique et social de l’Afrique ?”
l’African Digital Week porte la réflexion sur le thème:“Quels modèles de transformation digitale pour réussir le développement économique et social de l’Afrique ?”

Marché: les smartphones chinois au Sénégal

Les smartphones chinois les plus recherchés au Sénégal

Les smartphones chinois ont envahi le marché de la téléphonie au Sénégal, ils connaissent un engouement sans pareil au vu de leur performance et de leur design sophistiqué. Jumia Mall Sénégal a réalisé une infographie qui montre les tendances de recherches sur Google des smartphones de marques chinoises durant l’année 2017.

Alors quelles sont les marques de smartphones chinois les plus recherchées au Sénégal ? Quels sont les modèles qui retrouvent un succès sur le marché ?

Est-ce Infinix, Tecno ou Itel ?

Dans son rôle d’acteur majeur dans le secteur du e-commerce en Afrique, Jumia répond à cette question à travers une infographie:

Un cacao respectueux des producteurs et des forêts

Cacao
Cacao
  • La production mondiale de cacao fait face à des difficultés économiques et environnementales croissantes.
  • Malgré l’existence d’une demande mondiale à long terme, les producteurs de cacao sont confrontés à un triple défi : accroître leur productivité sur des zones réduites, atténuer les pressions sur les forêts et les écosystèmes et renforcer leur résilience au changement climatique.
  • Un nouveau rapport de la Banque mondiale a pour objectif d’informer les pouvoirs publics, les entreprises et la société civile sur les mesures susceptibles de pérenniser la filière, encourager les petits producteurs à faire des choix climato-intelligents et, in fine, éviter le déboisement. Il aborde tout particulièrement les interventions qui favorisent la restauration et la remise en état des plantations, en vue de produire plus de cacao sur moins de terres.

À priori, on ne pense pas vraiment à la disparition des forêts lorsque l’on offre des chocolats pour les fêtes. Et pourtant, le cacao, l’ingrédient essentiel du chocolat et d’autres produits de consommation courante, est l’une des principales causes de déboisement dans les pays producteurs.

Malgré une forte croissance en Asie, en Amérique du Sud et en Amérique centrale, les deux tiers de la production mondiale de cacao proviennent de Côte d’Ivoire et du Ghana. Entre 1988 et 2007, 2,3 millions d’hectares de forêt ont disparu en Afrique de l’Ouest à cause de la culture du cacaoyer, provoquant une dégradation des sols, des pénuries d’eau et des mauvaises récoltes. En Côte d’Ivoire et au Ghana, près de 90 % du cacao est produit par de petits agriculteurs, qui doivent désormais faire face à plusieurs difficultés : une productivité en baisse, des sols qui se dégradent et des cacaoyers vieillissants et infestés par des ravageurs. Ces problèmes affaiblissent leurs moyens de subsistance, mais aussi leur capacité à adopter de nouvelles pratiques agricoles respectueuses de la forêt.

Ce constat alarmant a amené la Côte d’Ivoire et le Ghana, ainsi que 20 entreprises majeures de la filière, à se réunir le mois dernier à Bonn, lors de la Conférence de l’ONU sur le changement climatique, pour lancer un Cadre d’action inédit en faveur d’une production durable de cacao. Deux cadres spécifiques, signés par la Côte d’Ivoire et le Ghana, définissent les modalités d’une collaboration de ces pays avec le secteur privé et d’autres acteurs pour accélérer les investissements destinés à pérenniser la production de cacao. L’enjeu étant de produire « plus de cacao sur moins de terres ».

En collaboration avec la Fondation mondiale du cacao et Climate Focus, la Banque mondiale a publié un nouveau rapport pour aider ces pays et entreprises à mettre en œuvre les Cadres d’action au niveau des producteurs de cacao. Intitulé Forest- and Climate -Smart Cocoa in Côte d’Ivoire and Ghana: Aligning Stakeholders to Support Smallholders in Deforestation-Free Cocoa, ce rapport met en évidence huit mesures prioritaires que les acteurs publics et privés peuvent prendre afin d’orienter les pratiques agricoles vers une gestion plus durable de la production de cacao en Afrique de l’Ouest, et ainsi mettre fin à la déforestation.

« Si l’on veut accélérer la transition vers une production de cacao climato-intelligente en Côte d’Ivoire et au Ghana, il est impératif que les autorités publiques, les entreprises, les populations et les organisations de la société civile partagent une même vision » explique Charlotte Streck, directrice de Climate Focus. « Ce rapport, ajoute-t-elle, vise à indiquer aux autorités publiques, aux partenaires du développement, aux entreprises de la filière et aux investisseurs responsables les priorités pour que les producteurs de cacao pérennisent leurs moyens de subsistance, protègent et remettent en état les forêts, et prennent des mesures d’adaptation face au changement climatique »

Cacao
Cacao

Les huit priorités ci-dessous se renforcent mutuellement et encouragent la collaboration entre les pouvoirs publics et les entreprises de la filière, l’élaboration et la mise en œuvre de mesures de soutien aux petits producteurs et la conception et l’utilisation de mécanismes financiers.

  1. Mettre en pratique les Cadres d’action à l’aide de plans sectoriels : les Cadres d’action pour la Côte d’Ivoire et le Ghana peuvent être mis en œuvre par le biais de plans d’action concrets élaborés par les entreprises de la filière et harmonisés avec les politiques publiques.
  2. Concevoir des principes et des définitions opérationnelles communes : pour harmoniser les intérêts des parties prenantes et les interventions, la première étape doit être de concevoir un ensemble de définitions, de lignes directrices et de principes opérationnels communs.
  3. Créer des plateformes pour permettre la mobilisation et l’action de diverses parties prenantes : les partenariats institutionnels sont essentiels pour coordonner les interventions de soutien aux petits producteurs.
  4. Élaborer un ensemble intégré de mesures de soutien aux petits producteurs : les plateformes de mobilisation et d’action peuvent contribuer à la conception de mesures de soutien aux petits producteurs selon la zone concernée.
  5. Définir une stratégie de financement : une stratégie de financement permet de définir le véhicule de financement idoine, qu’il s’agisse de partenariats individuels ou d’un fonds dédié à la régénération des cultures de cacaoyers, et d’obtenir l’engagement des bailleurs de fonds.
  6. Fournir aux petits producteurs des mécanismes financiers et un appui : les entreprises et les coopératives qui entretiennent des liens étroits avec les producteurs sont idéalement positionnées pour lancer des programmes de restauration et de remise en état des plantations.
  7. Effectuer un suivi des effets et établir des synergies avec le programme Zéro déforestation : les systèmes de suivi et d’évaluation contribuent au renforcement des programmes à long terme et à l’élimination des sources d’inefficiences.
  8. Renforcer la gouvernance : il est possible d’appuyer les efforts pour réduire le rôle de la filière dans la déforestation en définissant et en appliquant des réglementations sur l’utilisation des forêts et des terres.

Les analyses et consultations menées pour élaborer ces huit mesures prioritaires ont bénéficié du soutien du Programme pour les forêts (PROFOR) en partenariat avec l’Initiative cacao et forêts, qui est pilotée par la Sustainable Trade Initiative (IDH), la Prince of Wales’s International Sustainability Unit et par la Fondation mondiale du cacao. Ce rapport s’appuie également sur la publication Eliminating Deforestation from the Cocoa Supply Chain, lancée en mai 2017 par le Fonds biocarbone de la Banque mondiale et le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation, en collaboration avec la Fondation mondiale du cacao et Climate Focus. Ce rapport analyse les moyens pour passer à une production de cacao n’entraînant pas de déforestation, et présente un ensemble de principes pour une production durable et climato-intelligente.


Nigéria : comment sortir de la crise énergétique ?

Actuellement, près de 95 millions de Nigérians vivent dans l’obscurité quotidienne imposée par la crise énergétique qui dure depuis des décennies

La situation s’explique par l’échec du secteur de l’électricité contrôlé par l’État. Notons que même après qu’une grande partie du secteur ait été confiée à des opérateurs privés, rien n’a changé.

Les pannes d’électricité continuent de perturber les ménages et la vie sociale, sans parler de la paralysie qu’elles infligent aux activités industrielles et commerciales de plus de 180 millions de Nigérians.

Où réside la racine du mal ?

Depuis 1999, les gouvernements successifs consacrent environ 2 milliards de dollars américains par an à la production d’électricité. Dans le but de revitaliser le secteur de l’énergie, le régime Jonathan a lancé une feuille de route pour la réforme du secteur en 2010. Ainsi, la gestion des services de l’électricité a été transféré au secteur privé, avec notamment la privatisation de la Power Holding Company (PHCN). En 2013, «cinq centrales électriques et onze sociétés de distribution dégroupées de la PHCN ont finalement été privatisées». Pourtant, en 2016, le gouvernement a augmenté le tarif de l’électricité à dessein pour le ramener au véritable coût de l’énergie arguant du fait que cette augmentation serait à même de stimuler les investissements privés.

Malheureusement, cela s’est produit à un moment où le Nigeria a été touché par l’effondrement des cours mondiaux du pétrole le plongeant dans une forte récession. En conséquence, la réforme a été bloquée par l’opposition ferme des syndicats et de la majorité des citoyens. Même si le Nigeria a récemment réussi à sortir de la récession, les mauvaises infrastructures énergétiques restent un handicap de taille, qui rend difficile la diversification de l’économie dépendante du pétrole.

Faire fonctionner la privatisation

Il est important de mentionner pourquoi l’implication du privé a été considérée comme la solution au problème énergétique. Clairement, la mise à niveau des infrastructures et l’augmentation de la fourniture d’énergie propre exigent d’importants investissements que le gouvernement ne peut pas se permettre. En fait, le gouvernement ne faisait qu’emprunter pour financer les dépenses. Malheureusement, le pays a déjà un haut ratio « dette/PIB», ce qui signifie qu’il est proche de la  limite de surendettement.

Étonnamment, alors qu’il n’y a pratiquement pas eu de résultats concrets, le Nigéria est déjà au stade de s’interroger sur la suite à donner à la privatisation. Le Magazine The Economist a élaboré une analyse claire stipulant que rien ne devrait changer jusqu’à ce que les obstacles rencontrés par les opérateurs privés soient enlevés. Et d’ajouter : « Il est peu probable que les investisseurs privés placent de l’argent dans des projets d’infrastructure s’ils croient qu’il y a peu ou pas de chance d’obtenir des rendements élevés sur leurs investissements».

Pour donner un exemple, la politique de prix du gouvernement est responsable de la pénurie de gaz et cela malgré les importants gisements de gaz naturel au Nigeria. De plus, les faibles prix payés par les compagnies d’électricité n’encouragent pas les compagnies pétrolières internationales à investir davantage dans la construction des installations pour collecter et traiter le gaz du pays destiné à la consommation domestique. Ce sont des questions urgentes auxquelles le gouvernement doit s’attaquer.

Diversification

L’énergie est au cœur de la réforme économique au Nigeria dans une perspective de développement durable. Dans cette optique, « le gouvernement doit diversifier les sources d’énergie dans les secteurs domestique, commercial et industriel et adopter de nouvelles technologies pour réduire les gaspillages d’énergie et réduire les coûts», écrit Sunday Oyedepo dans une revue détaillée intitulée Energy and sustainable développement au Nigeria: la voie à suivre.

Aujourd’hui, compte tenu de la consommation d’énergie dans le monde, le Nigeria (et bien sûr les pays africains) a les taux de consommation les plus bas. Pourtant, il souffre d’une alimentation électrique erratique. C’est paradoxal parce que le pays n’est pas seulement «riche en ressources énergétiques conventionnelles, qui comprennent le pétrole, le gaz naturel, le lignite et le charbon. Il est également doté de sources d’énergie renouvelables telles que le bois, l’énergie solaire, l’hydroélectricité et l’éolien».

Le mix énergétique doit être diversifié. Le Nigéria peut transformer ses abondantes ressources en énergie renouvelable et renforcer la sécurité de l’approvisionnement en installant une infrastructure appropriée et en faisant une large sensibilisation. Encore une fois, le Nigeria dispose de ressources importantes en biomasse pour répondre aux usages énergétiques traditionnels et modernes, y compris la production d’électricité.

Le rôle des entreprises

A côté de la privatisation et de la diversification, le rôle des grandes entreprises nigérianes est important, notamment via leurs investissements, le financement des projets et la diversification du secteur grâce aux énergies renouvelables.

Certaines entreprises locales, telles que le groupe Aiteo, agissent dans ce sens. Aiteo Group, un conglomérat énergétique nigérian intégré et global, a été fondé par Benedict Peters en 1999. La société est aujourd’hui l’une des sociétés énergétiques les plus prospères et les plus importantes qui aident le Nigeria à gérer ses ressources naturelles. D’autres géants industriels, dont l’homme le plus riche d’Afrique, Aliko Dangote, ont plus de rôles à jouer. Alors que Dangote a fait des millions de dons privés à des programmes d’éducation et d’autonomisation en Afrique de l’Ouest, il reste encore beaucoup à faire dans le secteur de l’énergie.

En conclusion, il est nécessaire d’investir massivement dans les infrastructures d’énergie alternative et dans les micro-réseaux pour aider les habitants des zones reculées à avoir accès à l’énergie, au lieu des grandes entreprises de production d’électricité, comme le prétend Peters. Dans l’ensemble, le Nigeria doit metre en place des mesures incitatives pour les investisseurs sans quoi, la privatisation ne résoudra jamais le problème énergétique.

Shakir Akorede, écrivain, contributeur au Forum économique mondial et fondateur de 501Words.

Article publié en collaboration avec Libre Afrique.

Le Zimbabwe peut-il redevenir le joyau de l’Afrique ?

Zimbabwe
Zimbabwe

Emmerson Mnangagwa, le nouveau président du Zimbabwe, aura du mal à sortir son pays du bourbier économique dans lequel il a été coincé pendant les 37 années de règne de Robert Mugabe. Ce n’est pourtant pas mission impossible.

Sous Mugabe, toute activité économique dépendait de la sphère politique d’où les enjeux de la lutte pour se l’accaparer. Les entreprises d’État, le contrôle des capitaux, le contrôle des prix, les contrôles à l’importation, les redevances minières et une pléthore de réglementations ont enserrer le Zimbabwe dans une gigantesque paperasserie et détruit son économie.

Le début du déclin

Mesuré par le produit intérieur brut réel par habitant, le niveau de vie ne représente plus que de 78% de ce qu’il était lorsque M. Mugabe a pris le pouvoir en 1980. Quand on regarde l’agriculture, par exemple, le déclin est clair. Le Zimbabwe avait l’habitude d’exporter du maïs; maintenant c’est un importateur net. Depuis les réformes agraires de 2000, la valeur de la production agricole a chuté de 45%. La situation financière n’est pas saine non plus. Les fonctionnaires du budget avaient pris à cœur la question rhétorique de M. Mugabe en 1997: «Avez-vous déjà entendu parler d’un pays qui s’est effondré à cause des emprunts?» Pendant le mandat de M. Mugabe, les déficits budgétaires annuels du Zimbabwe atteignaient en moyenne 5,4% du PIB, avec un déficit actuel à 11,2%. Le résultat est une montagne de mauvaises dettes et d’arriérés.

L’inflation abyssale

De 2000 à 2008, le vrai PIB par habitant s’est contracté en moyenne de 8,29% par an. Pendant cette période, le Zimbabwe a connu d’importants déficits budgétaires financés par la planche à billets et a connu le deuxième cas d’hyperinflation le plus grave de l’histoire. En effet, le 14 novembre 2008, le taux d’inflation annuel a culminé à 89,7 sextillions de pour cent. Les prix doublaient chaque jour, rendant les billets de 100 trillions de dollars du Zimbabwe sans valeur. En fin de compte, le gouvernement a été forcé d’abandonner le dollar zimbabwéen, parce que les Zimbabwéens ont simplement refusé de l’utiliser.

Le dollar US au secours du déclin

Le gouvernement de M. Mugabe a alors institué un système dans lequel le dollar US est devenu la monnaie de référence et les comptes de l’État ont alors été libellés en dollars US dès 2009. À la suite de cette dollarisation et de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale la même année, l’économie a rebondi. Ce rebond a persisté pendant le mandat du gouvernement d’unité nationale, qui a duré jusqu’en juillet 2013. Durant cette période, le taux de croissance annuel moyen du produit intérieur par habitant a été de 11,2%. Le ministre des Finances, Tendai Biti, qui était membre de l’opposition, a compris que sous un régime dollarisé, le pays ne serait plus en mesure d’imprimer de l’argent pour financer les déficits. Par conséquent, les déficits budgétaires ont presque été éliminés.

Avec l’effondrement du gouvernement d’union et le retour du parti Union africaine-Patriotique du Zimbabwe de Mugabe, les vieilles habitudes ont refait surface. Le déficit budgétaire a explosé, chose qui n’aurait pas du se produire dans le cadre du «régime de dollarisation». Mais Mugabe enfreignait toute règle. Pour financer ses déficits énormes, le gouvernement a commencé à émettre un nombre énorme de «nouveaux dollars Zimbabwe» en 2016. Comme la nuit suit le jour, le Zimbabwe a connu son deuxième épisode d’hyperinflation en une décennie.

S’inspirer du modèle de Singapour ?

La fin du règne de Mugabe soulève la question suivante: comment désormais redresser l’économie? Le Zimbabwe pourrait adopter la stratégie de Lee Kuan Yew, le Premier ministre de Singapour. Cette stratégie reposait sur quatre principes: une monnaie stable, aucune aide étrangère, une compétitivité du premier plan et la protection de la propriété privée ainsi que la sécurité de l’ordre public. Grace à la stratégie de M. Lee, Singapour a échappé à sa pauvreté écrasante de 1965 pour devenir l’un des pays les plus riches du monde.

Manangagwa n’a pas le même profil que Lee. En effet, il était un pilier du régime Mugabe. Contrairement à la population qui s’est appauvrie, Mnangagwa, ses partisans dans l’armée et le parti se sont bien enrichis sous le système prédateur de Mugabe. Mais les gens en ont marre de leur pauvreté. Mnangagwa prétend les écouter, déclarant même que «la voix du peuple est la voix de Dieu». Pour être crédible, Mnangagwa doit interdire l’émission de dollars New Zim. La dollarisation suivie en son temps par le gouvernement d’unité devrait être rétablie et il devrait faire de l’entreprise privée le socle de l’avenir du Zimbabwe.

Améliorer  l’environnement des affaires

La Banque mondiale a constaté qu’il existe une forte relation positive entre la prospérité d’un pays et la facilité avec laquelle on peut y mener des affaires. À l’heure actuelle, le Zimbabwe se classe 159ème sur 190 dans l’indice Doing business de la Banque Mondiale, avec un score de 48,47. Si le pays relâchait l’emprise du gouvernement sur l’économie et atteignait le même score que le voisin du Botswana (64,94), il connaîtrait un boom, comme il l’avait fait pendant les années du gouvernement d’unité.

Le nouveau président devrait créer un groupe de travail qui serait chargé de faciliter les affaires au Zimbabwe. Il faut maintenant 61 jours et plus que le revenu annuel d’une personne moyenne pour démarrer une entreprise. Comparés à ceux des autres pays de la région, ces coûts sont très élevés. En tant que première étape de la réforme, le gouvernement devrait réduire la plus grande source de ces coûts: les exigences des permis et les frais nécessaires pour démarrer une entreprise.

En adoptant une telle stratégie, la confiance pourrait être retrouvée et l’économie monterait en flèche. Le PIB par habitant du Zimbabwe atteindrait le même niveau que le niveau actuel du Botswana dans environ 16 ans. Le niveau de revenu des Zimbabwéens serait alors près de six fois supérieur à son niveau actuel. Le Zimbabwe serait une fois de plus le «joyau de l’Afrique».

Steve Hanke est professeur d’économie appliquée à l’Université Johns Hopkins.

Article publié en collaboration avec Libre Afrique.

L’Afrique est-elle condamnée à rester instable ?

L’intensité des conflits armés en Afrique augmente et baisse cycliquement. Selon les données issues du Uppsala Conflict Data Program et de la Base de données mondiale sur le terrorisme, les conflits armés ont atteint leur pic en 1990/1991 à la fin de la guerre froide, ils ont baissé jusqu’en 2005/2006, sont restés relativement stables jusqu’en 2010/2011, puis sont repartis à la hausse jusqu’en 2015 même si leur pic cette fois-ci n’a pas atteint celui enregistré en 1990/91.

Au moins sept facteurs sont à l’origine de la violence sur le continent. Les comprendre peut aider à mieux gérer la situation.

La pauvreté

Les conflits armés internes sont beaucoup plus fréquents dans les pays pauvres que dans les pays riches. Ce n’est pas parce que les pauvres sont violents, mais parce que les États pauvres n’ont pas la capacité d’assurer la loi et l’ordre. L’impact de la pauvreté est exacerbé par les inégalités, comme en Afrique du Sud.

Selon les prévisions actualisées à l’aide du International Futures Forcasting System, environ 37% des Africains vivent dans l’extrême pauvreté (environ 460 millions de personnes). En 2030, 32% des Africains (soit 548 millions) risquent encore de vivre dans une pauvreté extrême. Ainsi, alors que la part diminue (environ 5% de moins), les chiffres absolus augmenteront vraisemblablement d’environ 90 millions du fait de l’augmentation de la population. Il est donc improbable que l’Afrique atteigne le premier des objectifs de développement durable visant à mettre fin à la pauvreté absolue, si l’on garde le sentier de croissance actuel d’environ 4% de croissance du PIB par an.

La démocratie électoraliste

La démocratisation peut déclencher des violences à court et moyen terme, en particulier autour des élections. Les événements récents au Kenya en sont un exemple. Là où il y a un déficit démocratique important, comme en Afrique du Nord avant le printemps arabe, les tensions s’accumulent et peuvent accoucher de violences. Et un déficit démocratique – où des niveaux de démocratie inférieurs à ce que l’on peut attendre par rapport à d’autres pays ayant des niveaux de revenu et d’éducation similaires – conduit souvent à l’instabilité. Celle-ci est également alimentée par la manipulation des élections et des constitutions par les chefs d’État pour prolonger leur séjour au pouvoir. Les exemples incluent le Burundi, la République Démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda.

Le type de régime

La nature du régime gouvernemental est un autre facteur structurel. La plupart des pays stables sont des démocraties pures ou des autocraties pures. Mais, la plupart des pays africains ont des régimes mixtes alliant démocratie et autocratie. Ils affichent une façade démocratique mais n’en ont nullement la substance. Ces régimes mixtes sont intrinsèquement instables.

Structure de la population

La population africaine est jeune, avec un âge médian de 19 ans. En comparaison, l’âge médian est de 41 ans en France (un pays relativement jeune selon les normes européennes). Ainsi, 22% des adultes français sont âgés de 15 à 29 ans contre 47% des Africains. Les jeunes pays ont tendance à être plus turbulents parce que les jeunes hommes sont en grande partie impliqués dans la violence et de la criminalité. Si les jeunes manquent d’emplois et que les taux d’urbanisation sont élevés, l’exclusion sociale et l’instabilité s’ensuivent.

Les cycles de violence

L’histoire de la violence est généralement le meilleur prédicteur de la violence future : la violence génère de la violence. Des pays comme le Mali, la République centrafricaine et la RDC sont pris au piège dans des cycles de violence difficile à rompre. Cela exige un effort considérable et très coûteux, ce qui nécessite souvent une mission de paix multidimensionnelle de grande envergure que seule l’ONU peut fournir. Mais, redimensionner le maintien de la paix plutôt que de l’intensifier est à l’ordre du jour à l’ONU.

Un mauvais voisinage

Selon l’endroit où se trouve un pays, le risque de violence peut varier parce que les frontières et les zones rurales sont mal contrôlées. La plupart des conflits en Afrique sont soutenus par les pays voisins. La violence déborde les frontières nationales et affecte d’autres pays, tandis que les institutions chargées de la loi et de l’ordre, mal formées et mal équipées, ne peuvent généralement pas bien fonctionner au niveau régional.

Faible croissance et inégalités croissantes

L’Afrique est dominée par les inégalités. La croissance ne se traduit pas par la réduction de la pauvreté. En outre, le monde subit actuellement une croissance faible après la crise financière mondiale de 2007/2008, avec des taux de croissance moyens nettement inférieurs à ceux d’avant. L’Afrique doit croître à des taux moyens de 7% ou plus par an si elle veut réduire la pauvreté et créer des emplois. Les prévisions à long terme affichent pourtant des taux nettement inférieurs.

Opportunité au milieu des défis

Ces sept facteurs liés indiquent que l’idée selon laquelle l’Afrique peut en quelque sorte «faire taire les armes d’ici 2020», comme le préconise l’Union africaine dans le cadre de son Agenda 2063, est irréaliste. La violence restera malheureusement une caractéristique d’un certain nombre de pays africains pendant de nombreuses années et le continent devrait réagir en conséquence.

À long terme, seule une croissance économique rapide et inclusive associée à une bonne gouvernance pourrait éliminer les facteurs structurels de la violence. Il est également clair que les pays à revenu intermédiaire font des progrès pour attirer les investissements directs étrangers, mais que les pays pauvres resteront tributaires de l’aide. D’où la nécessité de davantage de coopération internationale et régionale dans le cadre de ce processus, y compris un appui substantiel et accru au maintien de la paix.

Jakkie Cilliers, président du conseil d’administration et directeur de « African Futures and Innovation » à l’Institute for Security Studies. Professeur au Centre des droits de l’homme de l’Université de Pretoria.

Avec Libre Afrique

Christelle Kwizera remporte le «Prix Africain d’Entrepreneuriat»

Christelle Kwizera
Christelle Kwizera

La Rwandaise Christelle Kwizera a été nommée l’une des 12 lauréates du « BMCE BANK of Africa  – African Entrepreneurship Award » de cette année d’une valeur totale de 1 million de dollars.

La start-up de Madame Kwizera, « VOMA Groundwater Solar Kiosks », spécialisée dans la purification et la distribution d’eau potable aux communautés vulnérables, a remporté 50 000 dollars (environ 43 millions de RWF) dans la catégorie « innovation ».

Christelle Kwizera
Christelle Kwizera

Les 12 lauréats de six pays africains se sont partagé une enveloppe de 1 million de dollars (environ 600 millions de francs rwandais). Les huit premiers lauréats ont empoché chacun 100 000 dollars (environ 86 millions de francs rwandais) de capital d’amorçage pour leurs projets, tandis que quatre autres, dont Madame Kwizera, ont gagné chacun 50 000 dollars, indique une déclaration des organisateurs.

Ce fut la troisième édition du « African Entrepreneurship Award », une initiative qui vise à soutenir les entrepreneurs africains. Les lauréats faisaient partie des 40 finalistes de 19 pays africains qui ont participé au « boot camp » à Casablanca du 6 au 10 décembre. Les prix reconnaissent les «projets durables les plus percutants» dans trois catégories du programme: l’éducation, l’environnement et les domaines inexplorés.

A propos du « Prix Africain d’entrepreneuriat »

Le « Prix Africain de l’Entrepreneuriat » a été annoncé par Monsieur Benjelloun lors du Sommet Mondial de l’Entrepreneuriat à Marrakech en 2014, et qui a été mis en place en 2015.

Grâce à ce prix, « BMCE Bank of Africa » cherche à stimuler l’entrepreneuriat innovant en Afrique. Il en est maintenant à sa troisième année avec plus de 12 000 propositions de projets émanant de 132 pays, dont les 54 pays africains. Plus de 112 entrepreneurs ont été coachés et encadrés par l’initiative. L’initiative a permis à « BMCE Bank of Africa » de «concrétiser sa vision d’une Afrique en croissance, stimulée par ses jeunes entrepreneurs pour renforcer les opportunités économiques et sociales présentées à tous les Africains»

Les gagnants Les autres lauréats de la catégorie « innovation » sont Meryam El Ouafi et Badr Idrissi du Maroc, et Geoffrey Ssekatawa (Ouganda).

Les gagnants principaux (100 000 $) sont Louise Williamson et Paul Bartels d’Afrique du Sud, Allen Kimambo de Tanzanie, et Folashade Amusa et Sylvester Mujakperuo du Nigeria.

Les autres lauréats sont Adan Mohammed du Kenya, Kwame Ababio (Ghana) et Flavien Simo du Cameroun.

Les 12 lauréats ont été sélectionnés par un jury remarquable, présidé par Monsieur Othman Benjelloun, Président de « BMCE Bank of Africa » et composé de Monsieur Gong Li, ancien Président « d’Accenture Chine », Monsieur John-Bernard Duler investisseur et entrepreneur franco-américain, Monsieur Marie Paul Niat un entrepreneur camerounais, et Monsieur Brahim Benjelloun Touimi  Directeur Général Exécutif du Groupe BMCE Bank of Africa.

George Weah nouveau président du Liberia

George Weah président du Liberia
George Weah président du Liberia

George Weah est le nouveau président du Liberia !

George Weah doit prendre ses fonctions le 22 janvier

61,5% des voix pour George Weah, mardi, contre 38,5% pour Joseph Boakai, a annoncé la Commission électorale nationale (NEC) après dépouillement de 98,1% des suffrages.

George Weah est né le 1er octobre 1966 à Monrovia, c’est un joueur de football international libérien devenu homme politique puis président du Liberia.

Attaquant de renom, il remporte en 1995 le Ballon d’or récompensant le meilleur joueur évoluant en Europe. Il est le premier joueur non européen à remporter ce trophée et le seul originaire du continent africain.

George Weah est issu du groupe ethnique krou, alors que le pays est dominé par les descendants d’esclaves américains, qui fondèrent le Libéria au XIXe siècle. Né dans une famille pauvre, il est élevé à la dure par sa grand-mère dans un bidonville de Monrovia.

Il est le seul joueur africain à avoir obtenu le ballon d’or, c’était en 1995

Weah commence sa carrière de footballeur dans son pays natal.

Formé au Young Survivors, puis à Bongrange Company, il joue par la suite à Mighty Barolle et Invincible Eleven les deux plus grands clubs libériens, avant de rejoindre le club camerounais du Tonnerre Yaoundé.

George Weah une incroyable carrière et un parcours atypique !

Un an plus tard, il est repéré par Claude Le Roy, alors entraîneur du Cameroun, qui le met en contact avec l’AS Monaco. Il a alors 22 ans.

George Weah président du Liberia
George Weah président du Liberia

Weah débute en première division du football français le  sous les couleurs de l’AS Monaco (champion de France en titre) par une défaite face à l’AJ Auxerre. Entraîné par Arsène Wenger, l’ASM parvient avec Weah à décrocher la coupe de Franceen 1991 face à l’OM. En 1992, Weah et ses coéquipiers atteignent la finale de la Coupe des coupes, mais échouent face aux Allemands du Werder Brême. Weah s’impose comme un buteur hors pair alliant vitesse, puissance et efficacité. Dépité par la finale de coupe d’Europe perdue par le club monégasque, Weah décide de rejoindre le PSG durant l’été 1992.

À Paris, Weah s’impose comme le meilleur buteur du club en championnat lors de la saison 1992-1993 pendant laquelle le PSG atteint la demi-finale de la Coupe UEFA, éliminé par la Juventus. En 1993-1994, le PSG est champion de France et est de nouveau demi-finaliste, mais cette fois-ci en Coupe des Coupes, face à Arsenal. Weah ne dispute pas le match retour à la suite d’un choix tactique d’Artur Jorge. Le PSG est battu 1-0 et éliminé.

La saison suivante, le PSG, entraîné par Luis Fernandez, réalise une saison de rêve en Ligue des Champions en effectuant un parcours sans faute en poule (6 victoires en 6 rencontres) durant lequel Weah inscrit plusieurs buts, face au Bayern Munich et au Parc des Princes face au Spartak Moscou. Le PSG élimine le FC Barcelone en quarts de finale. George inscrit le but égalisateur au Camp Nou lors du match aller. Le PSG est éliminé une nouvelle fois en demi-finale (pour la troisième fois de suite) par le Milan ACet termine troisième du championnat.

Sur toute la durée de son contrat avec le PSG, il inscrit 55 buts en 137 matchs avec notamment 8 buts en C1 lors de la saison 1994-1995.

Weah est alors sollicité par l’AC Milan et accepte de rejoindre les rangs milanais. Weah est naturalisé français durant son passage à Paris, ce qui ne l’empêche pas d’être la vedette de l’équipe du Liberia. Il quitte le PSG un an avant sa victoire en Coupe des coupes.

Le fait qu’il ait vécu à l’étranger durant la guerre civile, où il y a fait fortune, le rend « innocent » des crimes commis durant cette sombre période

Mister George signe donc pour l’AC Milan en 1995. Dès la première année, quelques mois après son arrivée il est récompensé par le Ballon d’or, notamment pour ses bonnes prestations avec le PSG en coupe d’Europe. Il est le premier joueur non européen à recevoir cette récompense. Actuellement il est toujours le seul Africain à avoir reçu cet honneur. Il passe plus de quatre saisons, remportant deux titres de champion d’Italie en 1996 et 1999 avec Milan.

Weah rejoint Chelsea en Angleterre, malgré une victoire en coupe en 2000, il n’arrive pas à s’imposer dans sa nouvelle équipe. Il décide alors de se consacrer à son équipe nationale. Il investit son propre argent pour aider l’équipe. Il échoue à un point de la qualification pour la Coupe du monde 2002. Après une demi-année à Manchester City, Weah revient en France à l’Olympique de Marseille. Il n’y reste que très peu de temps. Il quitte la Ligue 1 pour les Émirats arabes unis. Il joue quelques matchs pour Al Jazira jusqu’en 2003 et joue en sélection nationale jusqu’en 2007, avant d’arrêter définitivement sa carrière.

Weah débute en 2005 une reconversion en politique

Weah débute en 2005 une reconversion en politique en se présentant à l’élection présidentielle libérienne sous les couleurs du Congrès pour le changement démocratique (CDC), après plusieurs années de guerre civile, sous le régime du président Charles Taylor. Le fait qu’il ait vécu à l’étranger durant la guerre civile, où il y a fait fortune, le rend « innocent » des crimes commis durant cette sombre période. Durant le conflit, en 1996, il avait même demandé que l’ONU intervienne au Libéria. Le président avait alors chargé ses hommes d’incendier sa maison, alors que deux de ses cousines étaient agressées.

Il perd finalement l’élection présidentielle du 8 novembre 2005 avec 40,4 % des voix

Les sondages le placent, avec l’économiste Ellen Johnson Sirleaf, comme principal favori. Celle-ci, qui a eu plusieurs postes à responsabilités, notamment à la Banque mondiale, critique Weah pour son manque de formation et son inexpérience en politique. Ce dernier rétorque que ce ne sont pas des personnes inexpérimentées en politique qui ont mené le pays vers une guerre civile, ayant engendré plusieurs centaines de milliers de morts. Il perd finalement l’élection présidentielle du 8 novembre 2005 avec 40,4 % des voix ; il lui est alors proposé de collaborer au nouveau gouvernement en tant que ministre des Sports et de la Jeunesse par la nouvelle présidente élue mais cela n’a pas lieu.

Lors l’élection présidentielle, il se présente aux côtés de Winston Tubman au poste de vice-président, mais Ellen Johnson Sirleaf est réélue. Son parti, le CDC, dénonce alors des fraudes.

Le 28 décembre 2014, il est élu sénateur de Monrovia avec 78 % des voix en devançant Robert Sirleaf, le fils de la présidente.

Il est de nouveau candidat à l’élection présidentielle du 10 octobre 2017.

Lors de ce scrutin, il dispose d’une meilleure réputation politique, investissant une partie de sa fortune dans des programmes d’aide aux populations pauvres, aux malades ou encore à l’éducation. Il subit cependant des critiques concernant son absentéisme au Sénat, la légèreté de son programme ou encore pour avoir désigné comme colistière pour le poste de vice-président la sénatrice Jewel Taylor, respectée mais femme de Charles Taylor, qui vit en exil depuis la guerre civile (purgeant une peine pour crimes contre l’humanité au Royaume-Uni). Au sujet de cette réconciliation avec le clan Taylor, George Weah déclare que « tout le monde était l’ami de Charles Taylor », ajoutant n’avoir cependant « aucun contact » avec ce dernier.

À l’issue de laquelle il est qualifié pour le second tour, arrivant en tête avec 40 % des voix face à Joseph Boakai, le vice-président sortant.

Les incroyables usages des drones

Le contenant et le parachute reçoivent le précieux sang à livrer en drone
Le contenant et le parachute reçoivent le précieux sang à livrer en drone

Les drones révolutionnent l’agriculture, l’inspection d’infrastructure et la sécurité

Pour que l’Afrique puisse se développe les thématiques sont connues: agriculture, santé, éducation, énergie… Ce que personne n’imaginait c’est à quel point les drones révolutionnent ces usages !

Des usages multiples et les data en perspectives

Les domaines où les drones se montrent utiles ne manquent pas. C’est notamment le cas dans le secteur agricole, où ils ouvrent la voie à l’agriculture de précision. La société Airinov, créée en 2010 par un fils d’agriculteur et deux ingénieurs, a pour slogan « L’avenir de vos terres est dans le ciel ». Érick Lebrun, responsable marketing, témoigne : « Nous avons travaillé avec l’Inra afin de créer un capteur embarqué sur un drone qui soit capable de mesurer avec une grande précision la biomasse ainsi que l’azote absorbé par les plantes, pour définir aux mieux les apports nécessaires ».

Les algorithmes ainsi mis au point par cette start-up permettent de définir les doses précises d’engrais ou de pesticides à apporter à chaque mètre carré de parcelle, des données directement injectées dans la console d’un tracteur. Dix mille exploitations bénéficient déjà de cette approche.

Si les drones peuvent couvrir une grande surface en peu de temps, ils peuvent aussi être utilisés pour inspecter des ouvrages très divers : barrages hydroélectriques d’EDF, lignes à haute tension d’Enedis ou pipelines transportant du pétrole ou du gaz. Les drones constituent une vraie révolution dans ce domaine, notamment grâce à leur rapidité et leur facilité de déploiement. Même la RATP s’y intéresse : la régie des transports parisiens s’est associée à Squadrone System afin de développer un drone indoor pour l’inspection de ses chantiers souterrains. Un autre constructeur français, Hélicéo, s’est fait une place dans le secteur du BTP, grâce à des drones multirotors, des ailes volantes à décollage vertical et même des drones aquatiques, qui permettent aux géomètres d’accélérer d’un facteur de cinq à dix leurs mesures sur le terrain. « Le drone réalise la cartographie d’un emplacement géographique en prenant des photos et des mesures GPS qui permettront de concevoir une représentation en 3D« , résume Guillaume Schavann, directeur marketing d’Hélicéo.

Le container permet le stockage des drones Zipline
Le container permet le stockage des drones Zipline
Un village touché par la famine en RDC - Photo prise en drone - Crédit photo Thierry Barbaut - www.barbaut.net
Un village touché par la famine en RDC – Photo prise en drone – Crédit photo Thierry Barbaut – www.barbaut.net

Si un drone peut inspecter en quelques minutes un territoire ou un lotissement, afin d’aider les professionnels du bâtiment dans leur ouvrage, il se révèle aussi très utile en cas de catastrophe naturelle ou de sinistre.

Depuis plusieurs années, les experts de l’assureur Allianz utilisent des drones pour photographier les dommages causés aux habitations, par exemple après un orage de grêle. La gendarmerie nationale s’est également équipée de drones — des Novadem NX110 de 2 kg seulement déjà employés par des brigades de pompiers afin de disposer d’images en temps réel d’un incendie. Les gendarmes comptent exploiter ces drones pour la surveillance de certaines zones, dans le cadre de la lutte antiterroriste, lors d’événements sportifs, de manifestations ou encore pour rechercher une personne disparue. L’appui aux équipes d’interventions est aussi au programme des drones : le Raid s’est longtemps intéressé aux drones grand public de type DJI Phantom, avant de s’équiper du Black Hornet de Prox Dynamics, un nanodrone capable de voler dans un bâtiment sans couverture GPS.

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