Galileo, ou comment l’Afrique ne doit pas prendre exemple sur l’Europe

Les satellites envoyés par la France sont hors de trajectoire, et c’est un nouvel échec pour ce programme qui persiste et signe depuis 20 ans…

Le système de positionnement satellites Galileo est censé concurrencer le GPS américain, et donner des débouchés commerciaux à l’a France et l’Europe, mais depuis 20 ans c’est un échec.

« A vouloir concurrencer les USA le système Français est au final un échec cuisant »

Heureusement que l’Afrique coopère activement avec les américains, les russes et d’autres nombreux partenaires pour ses systèmes GPS car le Global Positioning System est (bien) géré par les USA et à la particularité de fonctionner…

Nous apprenons que les satellites du système européen de navigation Galileo, soit disant concurrent du GPS, qui devaient être à 23 522 kilomètres se sont retrouvés plus bas à environ 17 000 kilomètres de la Terre ?

Depuis près de 24 heures à Kourou en Guyane , les experts d’’Arianespace, du Centre national d’’études spatial (CNES), de l’’Agence spatiale européenne (ESA) et du Roscosmos tentent de comprendre ce qu’il s’’est passé au niveau du lanceur russe Soyouz. Et bien la réponse est que c’est un énorme échec comme depuis 20 ans…

Cgalileoela pourrait être un gag de la série Ivoirienne « On va ou la ? » ou même un film d’espionnage tellement il est difficile de comprendre l’entêtement de la France et de l’Europe à tenter, avec Galileo, de concurrencer les Américains, propriétaire du GPS depuis la création en 1989 puis sa commercialisation « grand public en 1996.

Les américains disposent à loisir de satellites leurs permettant de gérer le GPS, et donc c’est vrai, d’en changer les données. Par exemple lorsque je traversais l’Afrique en 2000 les pistes Africaines étaient décalés intentionnellement de 20 kilomètres, c’est les USA qui, géraient ce changement afin de garder la main sur le positionnement de leurs troupes et des mouvements ennemis pendant la guerre.

 

« La France et son égo tente de détrôner le GPS avec Galileo… Des milliards d’euros gâchés ! »

 

La France persiste toujours dans sa démarche de concurrencer, a coup de millions d’euros et avec sa nouvelle alliée l’Europe, le GPS Américain…

Il aurait mieux valu payer un audit sérieux et consulter des professionnel pour mesurer un tel enjeux. Même si spatial et militairement stratégique il faut avoir les reins solide pour se permettre une telle offensive.

Les moyens sont la (ceux des contribuables) et les envies de fierté aussi… L’investissement initialement prévu s’élevait à 3,4 milliards d’euros d’ici à la fin 2013, mais le commissaire européen à l’industrie, l’italien Antonio Tajani, vient d’annoncer que ce système de positionnement par satellite aurait besoin d’une rallonge de 2,5 milliards. Soit un total de 6,8 milliards, ce qui se traduit par une augmentation de plus de 65% du prix initial. Auquel il faudra ajouter un coût d’exploitation de 900 millions par an.

Quel dommage au vu des pépites de nouvelles technologies qui existent en France et qui sont souvent dénigrés comme Iliad plus connu sous le nom de Free, qui vient justement d’être classé par Forbes dans les 100 entreprises mondiale les plus innovantes. Citons également Critéo, maintenant cotée au Nasdaq, Dassault systèmes, Airbus, etc…

« Constat en 2014, 100% du monde utilise le GPS Américain, sur mobile, tablette, GPS et ordinateurs… »

Que faire de Galileo: l’abandonner et vite, car 1 milliard de pertes par an pour une France en crise c’est beaucoup trop !

 

L’Afrique sait en 2014, comment coopérer avec ceux qui disposent des technologies

Heureusement en Afrique les pays en pointe comme le Rwanda l’Angola, le Gabon, le Mozambique, l’Afrique du Sud, le Ghana et bien d’autres pensent à développer les positionnement par des opérateurs fiables et motivés, et non pas par des désirs de monopole mais d’efficience.

Le géant MTN le sait et participe déjà à des essais avec les leaders mondiaux comme Google, Facebook au travers de Internet.org pour diffuser gratuitement de la donnée, du contenu et du positionnement avec… le GPS Américain qui… marche !

Nous reviendrons en septembre sur le sujet avec une étude sur les nouvelles technologies en Afrique centrale.

Thierry Barbaut