Ebola, une volontaire française de Médecins Sans Frontières touchée par le virus

La première française touchée par Ebola est en cours de rapatriement en France

C’est à Monrovia en Sierra Leone qu’elle à été infectée par le virus qui à fait plus de 2 500 victimes sur environ 5 000 cas recensés à présent.

Rappelons que le virus Ebola provient de RDC et que son nom provient d’une rivière du nord est de la République Démocratique du Congo.
Cette épidémie touche maintenant 6 pays d’Afrique de l’ouest avec un taux élevé en Guinée, Sierra Leone et Libéria.

La volontaire travaille pour l’ONG Médecins Sans Frontières MSF et travaille dans la capitale Monrovia, son nom n’a pas été communiqué. Elle à été touchée Mardi par le virus et le résultat des examens est revenu positif le mercredi 17 Septembre. La française va être traité dés son arrivée à Paris dans l’hôpital militaire de St Mandé, une salle spéciale est en cours de préparation pour accueillir et isoler la patiente.

“Une application mobile permet de suivre avec la géolocalisation le virus” indique Thierry Barbaut, un système disponible sur téléphone et partenaire d’Orange

Rappel d’informations sur le virus Ebola

Description du virus Ebola:

Un virus Ebola (parfois orthographié Ébola) est un virus appartenant à la famille des filovirus. Son nom provient du nom d’une rivière passant près de la ville de Yambuku, en République démocratique du Congo.

C’est à l’hôpital de cette localité que fut identifié pour la première fois le virus, lors d’une épidémie qui débuta le 1er septembre 1976. Le virus est responsable de la fièvre hémorragique Ebola, une maladie foudroyante qui s’attaque à l’humain et aux autres primates, principalement transmise par la chauve-souris.

Son apparition chez l’homme semble récente (premier cas recensé en 1976) bien que l’on retrouve chez certaines populations africaines des traces d’anticorps.

 

Modes de transmission

Le virus EbolaLa transmission par contact direct avec les liquides organiques (sang, sperme, excrétions, salive) d’une personne infectée est la plus considérable de toutes. Les risques de propagation chez le personnel hospitalier sont très élevés, particulièrement si la stérilisation du matériel n’est pas assurée. Dans les zones endémiques, des manques en matière d’hygiène et de sécurité ont causé la mort de plusieurs médecins et infirmiers lors d’épidémies et favorisent les contaminations nosocomiales.

La transmission du virus peut aussi s’effectuer par contacts étroits du malade avec ses proches. On entend par contacts étroits des contacts directs avec les liquides organiques d’une personne infectée, qu’elle soit vivante ou décédée. Les rituels funéraires de certaines populations d’Afrique centrale, consistant à laver le corps, puis à se rincer les mains dans une bassine commune, ont souvent favorisé la propagation du virus à travers la famille et les amis du défunt. Des cas de transmission par le sperme se sont déjà produits jusqu’à sept semaines après la guérison clinique du malade.

La transmission peut se produire chez des personnes ayant manipulé des primates infectés par le virus, morts ou vivants. Sous des conditions expérimentales, le virus arrive également à se propager par des gouttelettes ou des particules aérosol.

Symptômes

La fièvre hémorragique Ebola se caractérise par une soudaine montée de fièvre accompagnée d’asthénie, de myalgie, de céphalées ainsi que de maux de gorge. Débutent ensuite les diarrhées, les vomissements, les éruptions cutanées et l’insuffisance rénale et hépatique. Des hémorragies internes et externes surviennent ensuite, suivies du décès par choc cardio-respiratoire dans 50 à 90 % des cas

Les signes hémorragiques peuvent être très frustes à type d’hémorragies conjonctivales. Elles peuvent aussi être profuses à type d’hématémèse et de melæna. La contagiosité des malades est donc très variable bien qu’il ne suffise que de 5 à 10 particules virales d’Ebola pour déclencher une amplification extrême du virus dans un nouvel hôte.

La durée d’incubation (le temps écoulé entre l’infection et l’apparition des symptômes) varie de 2 à 21 jours mais elle est dans la plupart des cas de 4 à 9 jours

Le décès survient dans un tableau de choc avec défaillance multi-viscérale, au bout de 6 à 16 jours. Les cas non mortels peuvent entraîner des séquelles neurologiques, hépatiques ou oculaires. Le virus zaïrois semble plus dangereux que le virus soudanais, avec une mortalité atteignant de 60 à 90 % des cas.

Thierry Barbaut