Accueil Pays Océan Indien Madagascar: Suite aux enlèvements la France dépêche le GIGN dans la grande...

Madagascar: Suite aux enlèvements la France dépêche le GIGN dans la grande ile

Trois Français ont été kidnappés contre rançon depuis la deuxième semaine de ce mois.

Les groupes d’intervention de la police et de la gendarmerie de la Réunion viennent à la rescousse.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Trois rapts de Français commis en trois semaines. Le mardi 16 avril, le lendemain même du kidnapping de François Raphaël, directeur général du groupe Henri Fraise, le gouvernement français a dépêché à Antananarivo des hommes des Groupes d’intervention de la police nationale (GIPN) de l’île de la Réunion et de la gendarmerie nationale (GIGN) de ce département français d’Outre-mer.
À vocation régionale, le GIPN est une unité d’élite de la police nationale française. Ses éléments sont spécialistes des missions en situation d’extrême violence ou à haut risque, telles que les prises d’otages, les actes de terrorisme, les mutineries dans les prisons ou les interpellations de dangereux individus. Recrutés selon des critères très sélectifs, ils disposent de surcroît de moyens technologiques avancés.
Pour sa part, le GIGN a pour devise « Sauver des vies au mépris de la sienne ». Constituée de gendarmes triés sur le volet, cette unité spécialisée intervient dans les libérations d’otage et les opérations lancées contre les terroristes.
Sitôt débarquées dans la Grande île, ces forces spéciales sont présentées à la direction de la police judiciaire à Antananarivo, qui chapeaute les cinq sections de la brigade criminelle. « Par le biais de l’attaché de la sécurité à l’ambassade de France à Mada­gascar, deux représentants du GIPN et du GIGN se sont entretenus avec nous. Le kidnapping contre rançon, dont des Français sont les victimes, était au cœur de leur préoccupation », indique le commissaire divisionnaire Marcel Velontsara, directeur de la police judiciaire à Antananarivo. « Les investigations ont été multipliées notamment de notre côté. Toutefois, la réticence des proches des victimes pose problème », enchaîne-t-il.

Cette arrivée d’experts réunionnais vient renverser la vapeur face à une montée en force du kidnapping d’opérateurs français.

Dans la soirée du mardi 10 avril, un jeune Français d’origine indienne, fils du propriétaire du magasin de pièces automobiles Chamsul à Isotry, est tombé dans un guet-apens tendu par une bande armée de kalachnikov.
Il conduisait le véhicule de son père qu’il avait pris avant de regagner sa maison, lorsqu’il a subi ce rapt. La véritable cible des bandits aurait été en fait son père, comme on l’a constaté à la lumière de l’enquête.
Bloqué devant un arrêt-bus entre une Peugeot 205, un taxi, et une deuxième voiture, le jeune homme, encerclé par des individus armés de kalachnikov, a fort heureusement réussi à échapper aux griffes de ses agresseurs.
Thierry Barbaut
Avec l’Express de Mada

Vous êtes abonné(e)!

Exit mobile version