Une 6ème édition de la Foire Internationale de Kaolack sous le signe des tic

Les startups du tic se sont invitées à la foire internationale de Kaolack. Pour une sixième édition des initiatives qui a officiellement pris fin ce dimanche 14, les exposants du tic n’ont pas chômé au niveau de leurs stands bondés d’élèves. Ils font découvrir leurs métiers innovants aux visiteurs et jeunes collégiens de Kaolack. 

Kaolack est au diapason du 21ème siècle pour le temps de la foire. En effet, à côté des stands habituels, cette année, douze exposants de solutions technologiques ou numériques au service de l’éducation, communication ou l’agriculture ont fait le déplacement dans la capitale du Saloum. 

Le patron d’Agrosotech, Christian Mendy, nous présente sa startup évoluant dans le secteur de l’agritech.

«Agritech, c’est l’agriculture adaptée à la technologie. Avec Agritech kids, nous initions les enfants à tout ce qui touche à la technologie agricole: l’utilisation de biopesticides, d’engrais biologiques…Dans le cadre d’Agro-road, nous assistons les agriculteurs également grâce a notre équipe composée de géomètres, de géologues, d’informaticiens, et même des pilotes de drones pour la cartographie, le diagnostic notamment.» Une solution complémentaire à celle de la startup Senagriculture plus axée sur la formation et le renforcement de capacités, à en croire Christian Mendy.

À quelques pas de ce stand, les congolais Steph et Sam de la startup « Neema » s’entretiennent avec de jeunes lycéens de Mboutou Sow et Eureka captivés. Ils présentent leur startup active dans le domaine de l’audiovisuel.

«Chez Neema, nous faisons dans le marketing sonore. Nous lions les sons à une marque. La musique étant liée au sensoriel, donc au souvenir. Les entreprises l’utilisent pour fidéliser leurs clients. Nous proposons des identités sonores: des logos et ambiances sonores propres aux entreprises.»

Plus loin, Yacine et Penda de Kanarimagik parlent de leur label et du programme Startup 4 Xaley.

«spécialisés dans la création de dessins animées ou bandes dessinées, notre présence ici c’est pour faire découvrir aux jeunes les innovations technologiques des métiers, les startups en l’occurrence à travers une bande dessinée produite par nos équipes.» Le co-fondateur et directeur des programmes de la startup, Jérôme Diouf d’ajouter: «Nous distribuerons notre bande dessinée sur l’écosystème des startups aux quatre établissements ciblés en espérant que l’exploitation se fera au niveau des dits établissements.» explique-t-il.

Laïty Ndiaye est auteur, enseignant et journaliste freelance. Fondateur de la revue littéraire Ressacs, il est également consultant pour le label créatif Kanarimagik en création de contenus et en collaboration avec l'organe de presse sénégalais, Le Quotidien. Ses centres d'intérêt sont les questions relevant de la culture, l'éducation et le numérique.