Rebondissement sud africain dans l’affaire Uramin Areva

Le quotidien sud africain Mail & Guardian dévoile les raisons qui, selon son enquête, avaient amené Areva à surpayer la société Uramin en 2007 : la contrepartie de ce sur-paiement aurait été la garantie, de la part de l’administration Mbeki, de gagner un gigantesque appel d’offres nucléaire de 2 EPR et de plusieurs réacteurs.

«Le deal était qu’Areva achète Uramin et gagne en retour l’appel d’offres. Areva payait trop cher Uramin – qui valait la moitié. Mais le groupe français allait décrocher des contrats pour des réacteurs et une usine d’enrichissement, pour une valeur dix fois supérieure», affirme la source du quotidien sud-africain dont l’identité n’a pas été dévoilée.

La société Uramin avait été achetée, il y a 5 ans, par Areva, pour le prix faramineux de 2,5 milliards de dollars. Aujourd’hui cet actif est considérablement dévalué au point d’être compté pour nul dans la comptabilité du groupe français. Selon le Mail & Guardian Areva n’a finalement pas obtenu la contrepartie attendue puisque l’appel d’offre à été suspendu par le successeur du président Thabo Mbeki.

Les intéressés ont naturellement démenti cette information.

Thierry Barbaut
Sources: Agenceecofin

 

Thierry Barbaut #Afrique #Numérique #innovation #impact #ODD. Directeur des écosystèmes innovants chez TACTIS. Expert en plateformes digitales de financement orienté projet et impact, économie, innovation, startup, entrepreneuriat, ODD, smartCity, e-Government. Observateur engagé et passionné de l'écosystème numérique en Afrique depuis 20 ans il est conseiller pour des entreprises, états, fondations ou banques. Auteur et conférencier sur l'Afrique, les sujets d'innovation et les nouvelles technologies, jury et instructeur sur les challenges pour les entreprises françaises et africaines de l'innovation. Thierry Barbaut a fondé Info Afrique en 2008 avec objectif de valoriser de manière positive l'économie et le numérique sur le continent. Thierry Barbaut a effectué plusieurs centaines de déplacements dans plus de 38 pays en Afrique.