Algérie: Opération terminée (source officcielle) décès de nombreux occidentaux pris en otage par Al Qaïda sur un site BP

 

Intervention de l’armée, des otages Français sont parvenus à s’enfuir et sont entre le mains de l’armée Algérienne.

Mercredi avant l’aube, vers 4h30 du matin, un groupe terroriste a attaqué un site du groupe pétrolier britannique BP, à In Amenas, à 1500 kilomètres au sud-est d’Alger, à la frontière avec la Libye, une région connue pour être une zone de trafic.

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 Mises à jour:

Dimanche 20 janvier 2013:

Neuf Japonais ont été exécutés dès mercredi par les islamistes qui ont pris en otages ce jour-là plusieurs centaines de personnes dans un complexe gazier du Sahara algérien, près d’In Aménas, ont déclaré deux otages algériens témoins de la scène. “En tout, neuf Japonais ont été tués” mercredi, a dit l’un d’eux, Brahim.

Les deux témoins ont expliqué que les islamistes avaient d’abord tué trois Japonais qui s’étaient échappés du bus, chargé vers 4h, d’emmener notamment des expatriés vers l’aéroport d’In Aménas, à quelque 1300 km au sud-est d’Algérie.

“Nous avons tous eu peur quand nous avons entendu des tirs de rafales mercredi à 5h30. Après, nous avons réalisé qu’il venaient de tuer trois de nos collègues japonais qui voulaient s’enfuir du bus”, a expliqué l’autre témoin, Riad, qui travaille pour le Japonais JGC. Les six autres Japonais ont été tués dans la base-vie, selon les deux Algériens.

-Un groupe de rescapés ayant fui les militants islamistes qui se sont emparés d’un site gazier algérien près d’In Amenas a passé 15 heures dans le désert pour échapper aux ravisseurs, rapporte aujourd’hui un journal norvégien. Le tabloïd Verdens Gang (VG) relate l’histoire d’un Norvégien de 57 ans qui, de concert avec sept autres personnes dont la nationalité n’a pas été précisée, a fui le complexe gazier dans la nuit de jeudi à vendredi pour regagner à pied la ville d’In Amenas à près de 50 km de là.

“Le groupe a passé 15 heures dans le désert impitoyable du Sud de l’Algérie”, écrit VG sur son site internet. “On ignore ce qu’ils avaient en nourriture et en eau mais l’homme de 57 ans, originaire de Bergen (ouest de la Norvège) était sérieusement déshydraté et épuisé quand ils sont arrivés dans la ville vendredi soir”, ajoute le journal. Le Norvégien a ensuite reçu des soins dans un hôpital algérien et on ignore quand il sera rapatrié.

La Norvège reste sans nouvelles de cinq ressortissants, des employés du groupe pétrolier Statoil, présents sur le site gazier au moment de l’attaque mercredi matin par des militants islamistes, une attaque suivie d’une prise d’otages puis d’une opération militaire algérienne. Samedi soir, le premier ministre norvégien Jens Stoltenberg a indiqué qu’“il est possible que des Norvégiens aient perdu la vie“.

Les hôpitaux d’Algérie passés au crible

Le directeur général de Statoil Helge Lund a aussi exprimé son “inquiétude profonde et grandissante” pour les employés encore portés manquants. “Nous devons nous préparer à de mauvaises nouvelles dans les jours à venir”, a-t-il dit samedi soir.

M. Lund avait peu auparavant rendu visite aux premiers rescapés évacués en Norvège. “Ils décrivent des expériences tellement extrêmes qu’il est impossible de comprendre comment quelqu’un pourrait commettre de tels actes”, a-t-il dit, ajoutant que cet acte “terrorisme international brutal de la pire espèce” les marquerait, eux et leurs familles, “à vie”.

La compagnie et les autorités norvégiennes et britanniques parcourent actuellement les hôpitaux d’Alger et d’autres villes à la recherche de survivants, a précisé la compagnie. Un premier bilan provisoire officiel algérien fait état de 23 morts et 32 assaillants tués, mais ce chiffre risque d’être “revu à la hausse”, a averti le ministre algérien de la Communication Mohamed Said.

Un islamiste Français parmi les preneurs d’otages

Selon des sources émanant de l’armée algérienne et citées par Europe 1, un jihadiste français installé à Tombouctou (nord du Mali) depuis 2011, Gilles Le Guen, se serait trouvé parmi les preneurs d’otages du site gazier d’In Amenas, en Algérie. Un passeport français n’appartenant pas aux otages aurait été retrouvé. Selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui s’est exprimé ce samedi 19 janvier sur la chaîne de télévision France 3 Bretagne, l’information n’est pas sûre et reste à confirmer.

Qui est ce jihadiste français que l’on soupçonne d’avoir fait partie des preneurs d’otages du site gazier d’In Amenas ? Gilles Le Guen, d’origine bretonne, ancien officier de la marine marchande, se fait appeler Abdel Jelil. En décembre 2012, RFI évoquait son cas dans un reportage effectué à Tombouctou.

Gilles Le Guen s’est converti à l’islam en 1985, et a multiplié les séjours en Mauritanie,  puis au Maroc, avant de s’installer en 2011 à Tombouctou avec sa femme et ses cinq enfants. L’homme se décrit comme un marginal, rejetant l’impérialisme et la société de consommation.

Agé d’une cinquantaine d’année, Gilles Le Guen fait parler de lui en octobre dernier en s’exprimant à visage découvert dans une vidéo diffusée sur internet. Armé d’un fusil d’assaut, il met en garde la France contre une intervention au nord du Mali.

Mais visiblement, ce jihadiste au parcours atypique ne fait pas l’unanimité dans les rangs d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Il est soupçonné fin 2012 d’être un espion à la solde de la France, ou du moins de ne pas correspondre aux valeurs des factions islamistes. Des membres d’Aqmi n’hésitent alors pas à l’arrêter quelques jours, en novembre 2012.

Gilles Le Guen, ultra de la cause islamiste, affirmait dans la vidéo diffusée sur internet suivre « le chemin tracé par Oussama ben Laden ». Il affirmait aussi : « j’ai suivi un entraînement militaire à Tombouctou. En cas d’attaque, je me dois de protéger ma famille. »

Trois « responsables » islamistes tués à In Amenas

Lamine Ben Cheneb est l’un des premiers terroristes authentifié par les militaires algériens. Il a créé, il y a quelque temps, le Mouvement des enfants du Sahara et est responsable de plusieurs attentats dans le sud algérien.

Abdul Rahman el-Nigeri intègre ce qui est alors le GSPC (avant 2007, ndlr), dans la région du nord du Mali. Il devient proche de Mokhtar Belmokhtar, cerveau présumé de la prise d’otages d’In Amenas. Il apparaît en Mauritanie, au Mali et au Niger. Il a participé, en juillet 2005, à une attaque contre l’armée mauritanienne dans laquelle 17 militaires avaient été tués.

Abou al-Baraa al-Jazaïri est l’homme qui a contacté la télévision al-Jazeera dès le deuxième jour de la prise d’otages d’In Amenas. Son poste de chargé de communication laisse penser qu’il avait de hautes responsabilités.

Selon les autorités algériennes, tous ces hommes sont entrés en Algérie par la frontière libyenne. Une frontière fragilisée par la chute de Mouammar Kadhafi et le changement de régime. Les médias algériens préviennent : après l’heure du bilan viendra celle des questions. Le pouvoir va devoir convaincre que le pays n’est pas devenu le lieu où les groupes terroristes peuvent organiser trafics et enlèvements en toute quiétude.

 

Samedi 19 Janvier 2013:

Opération terminée… (Source officielle)

A environ 13h30 (TU), l’assaut final donné par l’armée algérienne sur le site gazier d’In Amenas, dans le sud-est du pays, est terminé, a confirmé, sur Twitter,  Leila Beratto, notre correspondante à Alger.

Bilan incertain de l’opération de ce samedi :sept otages étrangers et onze ravisseurs auraient été tués lors de l’assaut, selon l’agence de presse algérienne (APS). Des chiffres fiables, puisque le nombre de terroristes encore retranchés était estimé à une dizaine, mais demandent cependant à être confirmés. Les sept otages étrangers ont apparemment été assassiné en représailles, affirme une source de sécurité algérienne.

Au total, « selon mes propres calculs, le bilan est donc : 29 assaillants tués (ils étaient «une trentaine») + 32 otages tués (algériens et étrangers) », estime la correspondante de RFI.

« Nous pensons que les otages ont été assassinés en représailles », a déclaré une source sécuritaire à l’AFP.

De son côté, l’agence Reuters rapporte que seize otages étrangers, dont deux Américains, deux Allemands et un Portugais, ont été libérés. La nationalité des autres otages libérés n’a pas été précisée et on ignore pour l’instant les détails de cette opération.

Un  peu plus tôt dans la matinée, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, assurait qu’il n’y avait plus aucun Français présent sur le site. Un seul Français, Yann Desjeux, ancien militaire parachutiste de 52 ans, a trouvé dans la mort dans cette tragique prise d’otages qui aurait duré quatre jours.

Thierry Barbaut

Une personnalité parmi les otages:

L’otage français Yann Desjeux, 53 ans, tué lors de l’assaut contre les terroristes qui s’étaient rendus maîtres du site gazier d’In Amenas en Algérie était le cousin germain d’Hervé Bourges, ancien Président du Conseil supérieur de l’Audiovisuel, de France Télévisions, et de TF1, du côté de sa mère.

L’otage français Yann Desjeux, 53 ans, tué lors de l’assaut contre les terroristes qui s’étaient rendus maîtres du site gazier d’In Amenas en Algérie était le cousin germain d’Hervé Bourges, ancien Président du Conseil supérieur de l’Audiovisuel, de France Télévisions, et de TF1, du côté de sa mère.

Ancien militaire, reconverti dans la restauration à Anglet, Yann Desjeux avait conservé de sa première carrière un certain nombre de missions de sécurité pour des entreprises privées. C’est dans ce cadre qu’il se trouvait sur le site gazier exposé d’In Amenas.

Hervé Bourges, lui même très proche de l’Algérie, accompagnait encore récemment le Président français François Hollande lors de sa visite officielle à Alger, et il avait à ses côtés retrouvé à cette occasion le Président Abdelaziz Bouteflika, qu’il connait bien.

Point sur la situation:

« Moins de dix » ressortissants britanniques restent « en danger ou portés disparus » dans la prise d’otages a annoncé ce samedi après-midi le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, soulignant que le Royaume-Uni pourrait recevoir d’autres « mauvaises nouvelles ».

Et s’agissant de l’identité des ravisseurs, le Premier ministre libyen a démenti que les islamistes étaient venus de Libye comme l’a affirmé le ministre algérien de l’Intérieur. Des  sources mauritaniennes rapportent que le chef de fil du commando serait un Nigérien nommé Abdul Rahman al-Nigeri.

Le pire était déjà écrit. Les otages étaient pris entre des terroristes prêts à mourir et des militaires décidés à ne jamais transiger. Les ravisseurs se présentent comme les «Signataires par le sang» de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, un historique du terrorisme islamique, lié à al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Le chef de la 4e région militaire algérienne, dont dépend le site gazier d’In Amenas, le major général Abdelrazak Chérif, commandait les unités de parachutistes qui «éradiquaient»les terroristes islamistes dans les années 1990. Autre vétéran de cette «décennie noire» qui ensanglanta l’Algérie, le patron de la sécurité intérieure, Bachir Tartag, surnommé «le Bombardier», dirige les opérations.

ALGERIA-MALI-CONFLICT-ENERGY-KIDNAPLorsque l’attaque a lieu, ils sont plusieurs centaines, d’une dizaine de nationalités – Algériens, Européens, Américains, Asiatiques – coincés sur l’immense site gazier BP de Tiguentourine, près de In Amenas, à quelque 1300 km au sud-est d’Alger, en plein désert, non loin de la frontière libyenne. Les employés algériens sont les plus nombreux, autour de 600. Les étrangers sont plus de 100.

Certains employés sont sur la base de vie, dans leur logement ou au restaurant. D’autres se trouvent sur les installations gazières proprement dites, qu’ils mettent rapidement hors service pour limiter les risques d’explosion.

Les djihadistes sont plusieurs dizaines, de différentes nationalités. Selon les accents, les otages reconnaissent un Égyptien, un Tunisien, un Algérien. Des Noirs font également partie du groupe, qui dit réagir à l’action de la France au Mali. Ces hommes sont bien armés et ont des explosifs.

Vendredi soir, alors que la prise d’otages n’était toujours pas terminée, l’agence de presse algérienne indiquait que 600 Algériens avaient été libérés, soit quasiment tous les employés de ce pays travaillant sur le site. La plupart ont en fait réussi à fuir. Par petits groupes, ils se sont évadés, parfois en coupant les clôtures de l’enceinte.

Les djihadistes n’étant pas assez nombreux pour contrôler l’immensité du site, ils cherchent surtout à mettre la main sur les étrangers, occidentaux de préférence. Et c’est le sort de ces ressortissants étrangers qui demeurait incertain vendredi soir. Les djihadistes, cités par l’agence mauritanienne ANI, ont affirmé que 34 de leurs otages avaient été tués durant l’assaut mené jeudi par les militaires algériens.

L’agence algérienne APS, citant des sources sécuritaires, avançait vendredi soir le chiffre de douze otages et de dix-huit ravisseurs tués, et d’une centaine d’Occidentaux libérés. Le bilan des morts par les forces spéciales algériennes n’a pas été communiqué, pas plus que le nombre des blessés. On était par ailleurs sans nouvelle vendredi soir d’une trentaine d’otages et, selon ANI, sept ressortissants étrangers étaient toujours aux mains des djihadistes. Il s’agirait de trois Belges, deux Américains, d’un Japonais et d’un Britannique.

L’affrontement était inévitable et promettait un nombre élevé de victimes. «Nous faisons face à des assoiffés de sang, prêts à mourir et à tuer le maximum de personnes», avait prévenu Knaoui Sidi, un notable de la région cité par le site algérien TSA, après une vaine tentative de négociations.

«On ne cherche que les expatriés»

Le drame commence à se nouer mercredi à l’aube. Le premier mort de l’attaque lancée par le groupe d’islamistes est peut-être le gardien algérien du portail du site gazier, abattu d’une balle dans la tête pour avoir refusé d’ouvrir. Un Britannique est également évoqué parmi les premières victimes. Avant de prendre possession du site, les djihadistes auraient, selon certains témoignages, croisé un bus d’employés qui se rendait à l’aéroport d’In Amenas. Ç’aurait été le premier accrochage entre les djihadistes et les militaires algériens.

De nombreux barrages ferment l’accès du site gazier, qui est gardé par des forces de sécurité. Les djihadistes ouvrent le feu pour l’investir, faisant des victimes. «J’ai entendu énormément de coups de feu. L’alarme qui nous dit de rester là où nous sommes était activée. Je ne savais pas si c’était un exercice ou si c’était vrai», a raconté Alexandre Berceaux, l’un des employés français, joint par Europe 1. «Je suis resté caché pendant presque 40 heures dans ma chambre. J’étais sous le lit, j’ai mis des planches un peu partout, au cas où. J’avais un peu de nourriture, un peu à boire.»

Un ingénieur algérien a raconté à France Info: «On s’apprêtait à sortir de nos chambres, vers 5 h 30 ou 5 h 45 du matin: c’était l’heure du changement des équipes», sur le site d’In Amenas. «Tout à coup, il y a eu les coups de feu, les explosions, on n’a rien compris, l’alarme s’est déclenchée», a raconté cet homme à la voix jeune, qui a gardé l’anonymat. «Juste après, ils nous ont plongés dans le noir, ils ont réussi à couper l’électricité, ils ont pris possession de la base, ils sont entrés dans les chambres, ils ont cassé les portes tout en criant: on ne cherche que les expatriés, les Algériens, vous pouvez partir!», a témoigné cet ingénieur. «Ils ont récupéré les expats, ils les ont encerclés, ils les ont attachés. Ils se sont regroupés du côté du restaurant.»

Lourd bilan humain

C’est jeudi en fin de matinée que l’assaut est donné par les forces spéciales algériennes. Des hélicoptères attaquent un convoi de véhicules qui tente une sortie. Les djihadistes ont pris des otages avec eux, certains sont bardés d’explosifs. L’intention des preneurs d’otages est apparemment de fuir dans le désert. L’Irlandais Stephen McFaul a raconté aux médias britanniques qu’il était dans la cinquième jeep de ce convoi et qu’il a réussi à s’échapper quand les quatre premières ont été bombardées. Sa jeep à lui a versé. Il a couru avec le collier d’explosifs que ses ravisseurs lui avaient accroché autour du cou durant sa détention.

Selon nos informations, les militaires algériens avaient encerclé le site avec des véhicules blindés et mobilisé une cinquantaine de chars T90 de fabrication russe. L’assaut a été mené par deux Mi24 Superhind, des «hélicoptères qui peuvent porter une dizaine de kilos de charge explosive et tirer à 5 kilomètres», précise Akram Kharief, journaliste spécialiste des questions militaires. L’attaque du convoi des véhicules djihadistes a sans doute conduit les forces spéciales algériennes à investir le site. Jeudi après-midi, on commence à recueillir des témoignages d’otages réfugiés dans la base de vie qui, manifestement, a été vidée de ses assaillants. Mais ceux-ci se regroupent sur d’autres parties du site de In Amenas. Les militaires algériens les poursuivaient encore dans la nuit de vendredi.

Le lourd bilan humain de cette opération inquiète de plus en plus les chancelleries étrangères. Les Japonais sont les plus virulents et ont convoqué l’ambassadeur d’Algérie. Le premier ministre britannique, David Cameron, avait proposé l’envoi de SAS: il s’est dit «déçu» de n’être pas tenu informé par les militaires algériens, bien décidés à gérer seuls cette gigantesque prise d’otages. L’Élysée multiplie les conseils de défense. Les Américains ont envoyé des drones d’observation sur place et demandé, par la voix d’Hillary Clinton, une «précaution extrême pour préserver des vies innocentes» . Le monde entier attend.

Sortant d’un long silence, les militaires algériens commencent à faire valoir leur point de vue. L’assaut a été donné dans des conditions «extrêmement complexes», rapporte l’agence de presse algérienne, qui parle d’un groupe terroriste multinational doté d’un véritable arsenal de guerre composé de missiles, lance-roquettes, grenades, fusils mitrailleurs et fusils d’assaut. Un «véritable désastre» aurait été évité, assure le gouvernement algérien.

Les ravisseurs proposent un échange

Les djihadistes qui détenaient toujours vendredi un nombre indéterminé d’étrangers sur le complexe gazier de Tiguentourine, dans l’est de l’Algérie, ont proposé d’échanger leurs otages américains contre deux militants islamistes emprisonnés aux États-Unis, selon l’agence de presse mauritanienne ANI. L’agence, qui cite un porte-parole de la «Brigade al-Moulathamin» (les «Signataires par le sang»), précise que les ravisseurs exigent la libération de la Pakistanaise Aafia Siddiqui, emprisonnée pour tentative de meurtre contre des soldats américains en Afghanistan, et du cheikh Omar Abderrahman, chef spirituel de la Jamaa Islamiya égyptienne. Washington a refusé à plusieurs reprises de relâcher le «cheikh aveugle», considéré comme le commanditaire d’un attentat au camion piégé contre le World Trade Center, à New York, en 1993. Les États-Unis n’ont pas précisé combien de leurs ressortissants étaient toujours retenus en otages.

Citant des sources au sein du groupe de Mokhtar Belmokhtar, ANI a également affirmé que ce dernier demande «à la France et à l’Algérie de négocier pour l’arrêt de la guerre menée par la France dans l’Azawad (le nord du Mali)».

Vendredi 18 Janvier:

Les forces spéciales algériennes ont libéré quelque 100 otages étrangers, mais 30 autres sont toujours portés disparus, a rapporté vendredi l’agence officielle algérienne APS. “Près d’une centaine de ressortissants étrangers, sur les 132 otages pris par le groupe terroriste qui a attaqué mercredi le site gazier de Tigantourine ont été libérés”, indique l’APS, citant une source sécuritaire. Le sort des autres otages reste incertain.

 

Un rescapé irlandais de 38 ans a pu raconter à sa famille l’assaut des forces algériennes contre les islamistes. Selon lui, les bombardements ont débuté lorsque les ravisseurs ont tenté de quitter la zone en entassant des otages dans cinq jeeps

Les tirs ont alors débuté et détruit quatre des cinq véhicules. Stephen McFaul ne doit sa survie qu’au fait que la Jeep dans laquelle il se trouvait n’a pas été touchée. Peu après, le véhicule a eu un accident et l’homme a pu s’enfuir. “Il pense que tout le monde est mort dans les autres véhicules“, raconte sa famille dans les médias.
D’après l’Irlandais, les otages étaient bâillonnés et devaient porter des explosifs autour du cou.

La situation est toujours confuse sur le site gazier d’In Amenas en Algérie. La France a confirmé que l’opération algérienne sur place était toujours en cours.
Des otages sont morts, opération toujours en cours
“Je viens à l’instant de m’entretenir avec le premier ministre algérien, qui m’a confirmé que l’opération se poursuivait”, a déclaré Jean-Marc Ayrault lors de ses voeux à la presse. “A l’heure où je vous parle, le décès de plusieurs otages est à déplorer. Nous n’en connaissons pas le nombre ni la nationalité”.

Les employés de CIS Catering sont saufs
Le patron de l’entreprise marseillaise d’hôtellerie et de restauration assure que ses 150 employés travaillant à In Amenas ont survécu à la prise d’otage. L’un d’entre eux, Alexandre Berceaux, le seul Français de sa société travaillant sur place, est “épuisé et traumatisé. Il n’a qu’une seule hâte, c’est de rentrer” en France.

Paris ouvre une enquête sur la prise d’otages
Le parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête pour “enlèvement suivi de mort en relation avec une entreprise terroriste” à la suite de la prise d’otages d’In Anemas. Les investigations sont été confiées à la DCRI, les services du renseignement intérieur. Ce type de procédure est automatiquement lancée dès que des Français sont susceptibles d’être victimes de tels faits à l’étranger.

Au lendemain de la prise en otage de plusieurs centaines d’employés sur un site gazier par des djihadistes, les forces de sécurité sont passées jeudi à l’offensive. Le bilan serait lourd.

Alger a opté jeudi pour la force, 24 heures après l’entrée, dans la nuit de mardi à mercredi, des terroristes islamistes sur le complexe gazier d’In Aménas, exploité par BP tout près de la frontière libyenne.Le ministre de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia avait rejeté toute négociation avec les preneurs d’otages. « Les autorités algériennes ne répondront pas aux revendications des terroristes et refusent toute négociation », avait-il indiqué. «Le cours des événements n’augure rien de bon pour les otages, confiait jeudi soir au Figaroun ex-haut responsable des services de renseignements algériens. Mais il est tout à fait clair que les terroristes seront totalement éliminés, quel que puisse être le prix à payer.»

Avions de combat

Un assaut a donc été lancé contre ce groupe qui retenait plusieurs centaines d’employés algériens et une quarantaine d’étrangers de différentes nationalités, parmi lesquels des Français, des Britanniques, des Norvégiens, des Américains et des Japonais notamment. Au cours de cette attaque, qui aurait été appuyée par des hélicoptères, de nombreux otages auraient été tués. Le bilan de l’opération, conduite jeudi à la mi-journée et qui était toujours en cours dans la soirée, était, selon les autorités algériennes, de trente otages tués, parmi lesquels sept ressortissants étrangers, dont un Français.

Onze terroristes de différentes nationalités auraient également perdu la vie, dont semble-t-il un Français, même si cette information n’avait pas été immédiatement confirmée par Paris. Ces chiffres étaient toutefois partiels et provisoires, alors que seule une partie du complexe était sous contrôle de l’armée algérienne, à savoir le «site de vie», où se trouvait la majorité des otages. Les forces de sécurité encerclaient toujours au début de la nuit l’usine gazière.

19h52:

De nombreux otages ont été libérés mais quelques personnes ont été tuées et blessées lors de l’assaut lancé par l’armée sur le site gazier, selon le ministre algérien de la Communication.

Mohamed Said a expliqué qu’il n’était pas possible pour l’instant de “les chiffrer définitivement”.

600 otages algériens ont été libérés par l’armée dans le cadre de l’assaut donné contre les ravisseurs dans le complexe d’In-Aménas, selon l’agence nationale Algérie Presse Service (APS).

16h05:

Assault en cours: Les ravisseurs se présentent comme les «Signataires par le sang», le nom de la katiba (unité combattante) de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, surnommé «le Borgne», ou encore «Mister Marlboro» pour ses supposés trafics de cigarettes, récemment destitué par al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

Les assaillants réclament la libération de 100 terroristes détenus en Algérie pour relâcher leurs otages. Ils prétendent être venus du Mali, situé à plus de 1.200 km de là, mais le ministre algérien de l’Intérieur a démenti en affirmant qu’ils étaient venus de la région.

Les experts sont perplexes : une opération aussi complexe que l’assaut contre le site a de toute évidence été montée de longue date, bien avant l’intervention française au Mali, même si elle est présentée comme la première action de représailles à cet engagement.

 

13h30 : le groupe d’otages algériens qui s’est échappé a été récupéré par des hélicoptères de l’armée algérienne qui survolent la base d’In Amenas, rapporte notre correspondante à Alger Leila Berrato. Des coups de feu et des bombardements auraient eu lieu, faisant des blessés, sans qu’aucune de ces informations ne puisse être vérifiées. Ces dires proviennent soit de médias algériens qui ne citent pas leurs sources, soit de l’agence mauritanienne citée plus bas, qui relaie les communiqués des ravisseurs.

13h10 : « Il y a des Français sur ce site » gazier, confirme François Hollande. Mais « la situation est confuse et je suis en contact avec les autorités algériennes pour que l’issue la meilleure puisse être trouvée », rappelle le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse à l’Elysée, aux côtés du Premier ministre portugais Pedro Coelho. L’extrême prudence prévaut à l’Elysée.

13h : Des hélicoptères de l’armée algérienne seraient en train de pilonner le site, selon un communiqué de la brigade de Mokhtar Belmokhtar, publié il y a un peu plus d’une heure sur le site Agence Nouakchott Information. Ces bombardements auraient blessés deux otages japonais. Les ravisseurs menacent de tuer les otages si l’armée algérienne refuse de se retirer.  Le ministre de l’Intérieur algérien, Dahou Ould Kablia, a confirmé que les forces de sécurité algérienne avaient été renforcées autour de l’entrée du site où sont retenus les otages selon lui.

11h57 : Selon des médias algériens, 15 otages étrangers, dont un couple de Français, sont parvenus à s’enfuir. Le patron de la chaîne Ennahar a indiqué à l’AFP qu’elle citait une « source officielle ». L’ambassade de France ne s’est pas prononcée et Paris n’a pas encore confirmé ou infirmé la présence de ressortissants français parmi les otages.

11h37 : Les autorités françaises ont « une confiance totale » en la capacité des autorités algériennes à résoudre la prise d’otages, a déclaré jeudi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Depuis mercredi, plusieurs chancelleries concernées par les évènements en Algérie, ont également réagi.

11h14 : Trente otages algériens, parmi les 150 présents dans la base (plusieurs centaines selon certaines sources), seraient parvenus à s’enfuir du complexe gazier d’In Amenas.

L’armée bombarde le site et des otages se sont échappés dont deux Français:

Un hélicoptère algérien bombarde le complexe gazier où sont pris en otages plusieurs dizaines d’otages, dont des Occidentaux, dans le sud-est du pays, annonce un ravisseur islamiste à l’agence de presse mauritanienne ANI. L’armée algérienne encercle ce site gazier exploité par le Britannique BP, le Norvégien Statoil et l’Algérien Sonatrach.

Quinze étrangers, dont un couple de Français, qui étaient retenus en otages par des islamistes sur un site gazier en Algérie, ont réussi à s’échapper, rapporte la chaîne privée algérienne Ennahar.

Le patron de la chaîne, Anis Rahmani, a indiqué à l’AFP que celle-ci citait une “source officielle”. De source gouvernementale algérienne, on a cependant indiqué à l’AFP qu’il était impossible dans l’état actuel des choses de pouvoir confirmer une telle information.

L’armée algérienne encercle ce site gazier exploité par le Britannique BP, le Norvégien Statoil et l’Algérien Sonatrach.

Jeudi 17 à 08h00:

la quasi-totalité des otages algériens détenus par un groupe islamiste dans un site pétrolier situé près de la frontière algéro-libyenne auraient été libérés dans la nuit.

Les ravisseurs souhaiteraient se concentrer sur la quarantaine d’expatriés occidentaux qui travaillaient sur le site. Le flou règne toujours quant à leur nombre et nationalités exacts, mais le Japon, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont confirmé que des ressortissants de leurs pays se trouvaient parmi les otages.

22h00:

«Les terroristes nous ont dit qu’ils avaient miné la base.» Jointe par téléphone, une des quelque 400 personnes retenues sur un des sites gaziers d’In Amenas, au sud-est d’Alger à la frontière avec la Libye, attaqué dans la nuit de mardi à mercredi par un groupe armé, a déclaré que les assaillants étaient aussi équipés de lance-roquettes.

«Ils détiennent une quarantaine d’otages étrangers mais nous ne trouvons pas tous au même endroit», poursuit-elle. Les sites mauritaniens Sahara Medias et l’Agence Nouakchott Information font également état de 41 otages occidentaux dont 7 Américains, des Français, des Britanniques et des Japonais. Après une matinée tendue, où plusieurs coups de feu ont été tirés, les preneurs d’otages seraient désormais «plus calmes».

21h00: Les islamistes qui ont enlevé 400 personnes dont plusieurs dizaines d’Occidentaux aujourd’hui sur le site gazier d’In Amenas, dans l’est de l’Algérie, affirment être cernés par les forces algériennes et assurent que toute tentative pour libérer les otages conduira à une “fin tragique”, rapporte l’agence de presse mauritanienne ANI.

20h29: Un Algérien et un Britannique ont été tués dans la prise d’otage qui s’est produite aujourd’hui dans le site gazier d’In Aménas, dans le sud-est de l’Algérie, a déclaré le ministre algérien de l’Intérieur et des collectivités locales, Dahou Ould Kablia.

Les auteurs de la prise d’otages, ne sont venus ni de Libye ni du Mali, a-t-il par ailleurs affirmé, en précisant qu’il s’agissait d’un groupe d'”une vingtaine d’hommes issus de la région”.

Les terroristes auraient pris en otage plusieurs employés, notamment des Japonais travaillant pour le groupe Japan Gas Corp, et des Européens, un Irlandais, un Norvégien.

Le sort d’un Français reste confus. Il aurait été enlevé ou serait mort lors de l’attaque. En dehors de ces otages occidentaux, quelques 400 personnes sont retenues sur le site, comme l’indique un témoin de l’attaque.

enlevement_bp_otages_algerie_franceSelon un porte-parole du groupe islamiste qui les a enlevés, cité par deux sites d’informations mauritaniens, Agence Nouakchott information et Sahara Medias, et dont le nom n’est pas précisé, «41 ressortissants occidentaux dont 7 Américains, des Français, des Britanniques et des Japonais» ont été pris en otages. Il a précisé que 5 otages sont retenus dans l’usine alors que les 36 autres se trouvent sur un «site d’hébergement».

Il a ajouté que cette opération intervient «en réaction à l’ingérence flagrante de l’Algérie autorisant l’usage de son espace aérien par l’aviation française pour mener des raids contre le nord du Mali». Il a estimé que cette attitude de l’Algérie «est une trahison pour le sang des martyrs algériens tombés sous les balles du colon français».

Un groupe lié à Aqmi revendique l’attaque

Selon les deux sites d’informations mauritaniens, ce porte-parole est membre d’un groupe islamiste récemment créé par Mokhtar Belmoktar dit «Le Borgne», qui a longtemps été un des chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Ce groupe a mené à l’aube une attaque sur un site à Tigantourine, à 40 km d’In Aménas.

Deux étrangers, dont un Britannique, ont été tués dans l’attaque, selon l’agence de presse algérienne APS. Le ministère britannique des Affaires étrangères a indiqué qu’il n’était pas en mesure de confirmer la mort d’un de ses ressortissants. Dans un communiqué, il a seulement «confirmé que des Britanniques ont été pris dans l’incident» actuellement «en cours près de la ville d’In Aménas».

D’après une source locale, les militaires algériens auraient encerclé la base à l’intérieur de laquelle se trouveraient encore les assaillants. Ces derniers seraient «vêtus d’uniformes militaires et s’exprimeraient en arabe classique avec un fort accent libyen». Toujours d’après la même source, l’attaque aurait tué un gardien d’origine algérienne. Le journal francophone El Watan affirme que des ravisseurs auraient pris la fuite à bord d’un 4 × 4. La base attaquée se trouve dans une importante région gazière très sécurisée, à Tinguentourine, à l’extérieur de la ville d’In Amenas. British Petroleum y exploite un gisement avec le groupe norvégien Statoil et l’algérien Sonatrach.

Selon le ministère algérien de l’Intérieur, «un ressortissant étranger» a été tué dans l’attaque, «six personnes ont été blessées (deux étrangers, deux gendarmes et deux agents de sécurité) et un nombre indéterminé de travailleurs, dont des étrangers, ont été pris en otage». Une opération de l’armée algérienne serait toujours en cours contre les assaillants, qui auraient miné la base.

La France mène depuis vendredi une intervention militaire au Mali pour y repousser une offensive de groupes islamistes armés liés à al-Qaida. L’Algérie l’a autorisée à utiliser son espace aérien pour mener cette opération.

Ils affirment venir du Mali et se disent membres d’al-Qaïda : un groupe d’islamistes armés a attaqué, ce mercredi matin 16 janvier, un bus puis une base d’un site du géant pétrolier britannique BP dans le sud-est de l’Algérie. Le groupe affirme aussi détenir 41 otages de nationalités différentes. Selon le ministère algérien de l’Intérieur, deux étrangers dont un Britannique ont été tués.

 Les revendications:

Le groupe d’Aqmi qui a revendiqué l’attaque affirme avoir capturé 41 otages d’une dizaine de nationalités différentes, dont sept Américains. C’est tout du moins ce qu’a déclaré la nouvelle brigade d’un des chefs historiques d’Aqmi, Moktar Belmokhtar,  à l’Agence Nouakchott Information et Saharas Medias deux agences mauritaniennes qui relaient régulièrement les déclarations d’al-Qaïda au Maghreb islamique. La brigade précise qu’elle détient sept ressortissants américains.

D’après le ministère de l’Intérieur algérien, ces combattants islamistes, qui affirment venir du nord du Mali, ont procédé en deux temps. Ils auraient d’abord attaqué un bus, puis la base de vie du gisement gazier d’In Amenas, où ils retiendraient un important groupe d’otages, toujours selon le ministère de l’Intérieur algérien, qui affirme que deux personnes dont un étranger ont d’ores et déjà été tuées, et qui fait état d’un nombre important de blessés.

La situation est donc très évolutive. On sait désormais de source officielle qu’un ressortissant irlandais figure parmi les otages. Le ministère des Affaires étrangères à Dublin exige sa libération immédiate. Un travailleur norvégien est également retenu, il a alerté son épouse au téléphone, c’est ce qu’elle a déclaré à un journal local norvégien. Il y aurait également des Japonais, une information non confirmée.

Pour l’heure, aucun élément n’indique que des Français figurent parmi les otages, l’ambassade de France en Algérie procède à des vérifications.

La brigade d’Aqmi qui a revendiqué l’attaque affirme que son opération est une réponse à l’ingérence de l’Algérie qui a ouvert son espace aérien à la France depuis le début de l’intervention militaire française au Mali vendredi dernier.

Thierry Barbaut
Avec LeFigaro.fr

 

Thierry BARBAUT - Numérique et développement
Expert en stratégie numérique et projets de développement - #innovation #Afrique #Digital - Responsable de la stratégie numérique et communication digitale de l'Agence des Micro Projets depuis 2013. 20 années de pilotage de projets dans plus de 40 pays: eau, santé, éducation, agriculture, énergies renouvelables, entrepreneuriat et numérique. Auteur et conférencier sur l'Afrique et le numérique.