Nigéria: Un cabinet d’un ancien conseiller de Barack Obama en appui à l’opposition pour la campagne 2015

Le principal parti d’opposition nigérian All Progressives Congress (APC) a annoncé, le 18 février, avoir engagé le cabinet de conseil politique fondé  par un ancien conseiller du  président américain Barack Obama pour préparer sa campagne pour la présidentielle de 2015.

David AxelrodIl s’agit du cabinet AKPD Message and Media qui a orchestré les campagnes électorales du président américain Barack Obama en 2008 et en 2012.
Ce cabinet est fondé et dirigé par David Axelrod, qui a été le directeur de communication et l’un des principaux conseillers d’Obama.

Cet artisan de l’ombre des campagnes électorales victorieuses du premier président noir des Etats-Unis avait déjà été le stratège électoral de John Edwards (candidat à la vice-présidence des États-Unis en 2004, NDLR), puis un des plus proches conseillers politiques du président Bill Clinton.

Selon le site d’Obama, cet ancien reporter au Chicago Tribune a en tout participé à plus de 150 campagnes à l’échelle locale, provinciale et nationale. «Nous avons travaillé en étroite collaboration avec AKPD Message and Media au cours des derniers mois, et nous allons nous appuyer sur la compétence et l’expertise de ce cabinet dans l’ensemble du cycle de la campagne à venir», a déclaré le porte-parole l’APC Lai Mohammed dans un communiqué.

Né en mai 2013 de la fusion de trois partis d’opposition (Congress for Progressive Change,  All Nigeria People’s Party et Congress of Nigeria), l’APC tente de saisir l’opportunité de la crise interne que traverse le People’s Democratic Party (PDP, au pouvoir) pour remporter la prochaine présidentielle prévue pour le 14 février 2015.

Le PDP a toujours remporté la présidentielle depuis le retour au pouvoir des civils en 1999.

La volonté de l’actuel président Goodluck Jonathan, un chrétien originaire du sud, de se représenter en 2015 a provoqué une crise majeure au sein du PDP qui s’est matérialisée par la défection de plusieurs députés et hauts dirigeants du parti. La candidature de M. Jonathan pour  un nouveau mandat  remet, en effet, en cause un accord tacite au sein du PDP qui remonte à 1999 et selon lequel le pouvoir suprême doit alterner tous les huit ans entre chrétiens et musulmans.