Mali EN DIRECT: Les informations en temps réel sur le conflit au Mali

La France intervient en aide à l’armée Malienne.

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Mises à jours:

La mort d’Abou Zeid confirmée

Selon le président tchadien Idriss Deby, le chef de la branche sahélienne d’al-Qaida a été tué par ses soldats au nord du Mali.

Les dernières incertitudes sur le sort d’Abdelhamid Abou Zeid se sont levées vendredi soir avec la déclaration d’Idriss Deby. Des soldats tchadiens ont abattu Abdelhamid Abou Zeid, «émir» d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), lors d’affrontements dans le nord du Mali, a annoncé vendredi le président tchadien. Une quarantaine d’islamistes armés sont morts dans les combats qui les ont opposés au sol le 23 février au contingent tchadien et aux forces spéciales françaises renforcés par l’aviation française.La disparition de ce spécialiste de la gestion du commerce des otages occidentaux pourrait être lourde de conséquences pour les captifs français enlevés dans la région par les salafistes. «C’est un coup de massue», déclare Françoise Larribe, l’épouse de l’otage Daniel Larribe, un employé d’Areva kidnappé en septembre 2010 à Arlit au Niger sur un site d’exploitation d’uranium. Françoise Larribe, a été, elle-même, détenue pendant cinq mois dans le nord du Mali, avant d’être remise en liberté par Abou Zeid en personne. «On craint des représailles s’il a vraiment perdu la vie dans une opération militaire mais je ne peux pas m’empêcher de croire qu’il existe une porte de sortie», ajoute-t-elle. 

 

Vendredi à Washington, un responsable américain qui s’exprimait sous couvert d’anonymat a jugé les informations divulguées jeudi notamment par Le Figaro de «très crédibles». «Si cela est vrai, ce serait un coup significatif porté à Aqmi», a-t-il estimé.

Tests ADN

En France, la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, a affirmé que l’annonce de la mort d’Abdelhamid Abou Zeid, était «à prendre au conditionnel», en l’absence de «confirmation officielle». Des vérifications sont en cours. Selon el-Khabar, un quotidien d’Alger généralement bien informé, les autorités algériennes ont pratiqué des tests ADN sur deux membres de la famille d’Abou Zeid afin de les comparer avec celles des restes d’un corps retrouvé par les Français après des affrontements dans le massif de Tigharghar, devenue l’un des refuges des groupes islamistes depuis le 20 janvier.

Combattant dans les rangs d’Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique), Sedene Ag Hita, un des survivants de la colonne djihadiste ciblé par le raid français, aurait contacté le mouvement touareg du MNLA, allié à Paris, pour révéler la mort d’Abou Zeid et de plus de 43 extrémistes. Avant de rejoindre Aqmi, ce Touareg aurait appartenu à la garde nationale malienne.

Son témoignage reste à corroborer, mais une disparition de l’émir qui dirigeait ses katibas sans état d’âme devrait désorganiser Aqmi. Elle mettrait également en péril la vie de tous les otages français. Aqmi détient Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, tous employés d’Areva ou de la Satom. La bande dissidente de Mokhtar Belmokhtar, l’auteur de l’attaque sanglante d’In Amenas en Algérie, retient Serge Lazarevic et Philippe Verdon, interceptés devant leur hôtel à Hombori le 24 novembre 2011. Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) affirme avoir capturé voici plus de trois mois Gilberto Rodriguez Leal près de la frontière de la Mauritanie.

 

Le fils du président tchadien, Idriss Déby, aurait été blessé

Vendredi, un hommage solennel  a été rendu aux 26 soldats tchadiens morts après des combats au Mali.  Ils ont été décorés à titre posthume par le président Idriss Déby Itno, au cours d’une journée de deuil national. Les 26 soldats seront enterrés dans un cimetière militaire aménagé pour la circonstance à N’Djamena. Ils avaient succombé après les combats opposant l’armée tchadienne à des djihadistes  le 22 février, dans le massif des Iforas, dans l’extrême nord-est du Mali. Selon un diplomate français, Mahamat Idriss Déby, fils du président tchadien, aurait été blessé au combat et transféré  dans un hôtel parisien. Une information démentie par l’Élysée.

 

Selon nos informations, des tirs ont été entendus depuis ce vendredi 22 février. La veille, les islamistes du Mujao ont revendiqué l’explosion d’une voiture piégée à Kidal à quelques centaines de mètres du campement de l’armée française. Deux kamikazes et deux passants ont été tués, selon un notable local. C’est une nouvelle illustration de la stratégie des jihadistes dans le nord du Mali. Ils comptent multiplier les opérations de guérilla contre les militaires, comme ils l’ont fait à Gao en prenant le contrôle pendant plusieurs heures, de la mairie et de la résidence du gouverneur, dont ils n’ont été délogés qu’après de très violents combats.

Trois régions, trois stratégies. Entre la localité de Douentza située plus au sud et la région de Gao, les jihadistes posent ou tentent toujours de poser des mines. Conséquence : très peu de monde ose s’aventurer sur la route nationale qui relie le sud au nord.

Autre région où les jihadistes sont toujours présents : la région de Gao. Ils ont notamment trouvé refuge à une dizaine de kilomètres de Gao, dans la localité de Kadji, plus précisément sur une île. De cet endroit, ils regagnent facilement par pirogue la ville de Gao.

Un peu plus au nord, vers la localité de Bourem, les combattants islamistes sont également présents.Le porte-parole du Mujao par exemple, Walid Abou Sahraoui, envoie toujours des messages grâce à un téléphone portable, donc il n’est pas loin d’une des principales localités de la région.

Guerre asymétrique

Guérilla, embuscades, attentats… La technique de combattants des jihadistes est asymétrique. Ils viennent encore une fois de le montrer jeudi 21 février, en pleine ville de Kidal, où un véhicule a explosé.

D’autres troupes d’Aqmi, du Mujao et d’Ansar Dine sont retranchées toujours au nord-est du Mali. Pour les déloger de là, les troupes franco-africaines seront obligées de retrousser davantage leurs manches.

  

 
Journée de combats pour les islamistes

Les éléments jihadistes n’ont décidément aucun mal à s’infiltrer dans la ville de Gao, libérée par les Français et les Maliens le 26 janvier. Premier coup de force, les 8, 9  et 10 février : attentats suicides  à proximité de postes de contrôle de l’armée malienne et  attaques  contre des bâtiments officiels.

Jeudi 21 février, presque le même scénario s’est produit : infiltration des combattants jihadistes  et échanges de tirs nourris durant plusieurs heures, autour du quartier administratif.

Dans le même temps un check-point tenu par des soldats nigériens a été pris pour cible à plusieurs reprises, aux sorties nord de Gao. Dans le centre-ville, les forces françaises ont dû intervenir en soutien à l’armée malienne avec des blindés et des hélicoptères. Un missile anti-char a été tiré  contre l’un des bâtiments où étaient retranchés les extrémistes.

« Des gens fanatisés »

A Paris, l’Etat-major  annonce la mort de 15 jihadistes. « Nous avons affaire à des gens  fanatisés », confie une source militaire qui souligne que certains combattants  portaient des gilets d’explosifs qui n’ont pas été actionnés et ont été  désamorcés par la suite.

Les militaires français reconnaissent que les environs de Gao permettent de se dissimuler facilement. Il s’agit d’une zone de brousse  suffisamment vaste pour  compliquer les opérations de ratissage. « Nous devons obtenir du renseignement pour être  réellement efficaces »,  conclut cette source.

Un autre attentat suicide a été commis près d’un camp occupé par des Français et des Tchadiens prés de Kidal. Il y a peu de dégâts, ce qui fait dire que c’est  peut-être seulement  le chauffeur qui a fait sauter la bombe qu’il portait sur lui, et qu’il ne s’agissait pas d’un véhicule bourré d’explosif. En dehors  du  conducteur, il semble que la seule victime soit le gardien de cette enclos ou était stocké du carburant.

 

 

 

Harold Vormezeele, un légionnaire français du 2e régiment étranger de parachutistes, a été tué mardi dans un accrochage au Nord-Mali avec des “terroristes”, dans le massif des Ifoghas, a annoncé le président François Hollande, à Athènes.

Harold Vormezeele, un légionnaire français du 2e Régiment étranger de parachutistes (REP), a été tué ce mardi au Nord-Mali, dans le massif des Igofhas, lors d'”un accrochage sérieux” avec des “terroristes”, a annoncé François Hollande lors d’un déplacement à Athènes.

Le soldat tué était un “sous-officier de la section de commandos parachutistes du 2e Régiment étranger de parachutistes (REP) de Calvi”, a précisé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué. Il s’agit du deuxième mort français depuis le début de l’opération Serval le 11 janvier.

Opération Panthère

Interrogé par des médias français, le chef de l’État a expliqué que ces combats meurtriers découlent d’une opération des forces spéciales, encore en cours. “Plus d’une vingtaine” d’islamistes armés ont été tués entre lundi et mardi, lors de cette action baptisée “Panthère” a annoncé l’état-major de l’armée française.

“Cette opération des forces françaises a permis de localiser des éléments terroristes dans leur sanctuaire, de les poursuivre et de neutraliser plus d’une vingtaine d’entre eux”, indique un communiqué publié sur le site internet du ministère de la Défense.

“Dernière phase de l’opération au Mali”

Pour François Hollande, cette opération de grande ampleur indique que “nous sommes maintenant dans la dernière phase de l’opération au Mali”. Il s’agit d'”aller jusqu’au bout, c’est-à-dire l’arrestation des derniers chefs ou groupes terroristes qui demeurent à l’extrême nord du Mali”.

Le légionnaire tué est un “sous-officier de la section de commandos parachutistes du 2e Régiment étranger de parachutistes (REP) de Calvi”, a précisé de son côté le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué.

Mises a jour:

Des soldats français et tchadiens sont arrivés hier soir à Aguelhok, à 160 km au nord de Kidal, dans l’extrême nord-est du Mali, près de la frontière algérienne, le dernier fief des groupes islamistes armés, a-t-on appris de sources concordantes maliennes.

“Des militaires français et tchadiens ont quitté Kidal et patrouillent actuellement à Aguelhok”, a déclaré à l’AFP le capitaine Aliou Touré, de l’état-major de l’armée malienne. L’information a été confirmée par un fonctionnaire au gouvernorat de Kidal: “les soldats français et tchadiens sont partis en nombre par la route. Ils sont arrivés à Aguelhok et vont ensuite se diriger vers Tessalit”, a précisé cette source.

Les régions d’Aguelhok et de Tessalit, à 200 km au nord de Kidal, tout près de l’Algérie, sont la cible depuis plusieurs jours d’intenses frappes aériennes françaises, visant des dépôts logistiques et des centres d’entraînements des groupes islamistes, selon le porte-parole de l’état-major des armées françaises, le colonel Thierry Burkhard.

Aguelhok et Tessalit se situent dans le massif des Ifoghas, vaste zone de montagnes et de grottes où selon des experts et des sources de sécurité, une bonne partie des chefs et des combattants des groupes islamistes se sont réfugiés. Parmi eux, se trouveraient l’Algérien Abou Zeïd, un des émirs les plus radicaux d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et Iyad Ag Ghaly, chef d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam), un ex-rebelle touareg malien des années 1990, originaire de Kidal qui connaît parfaitement la région. C’est aussi dans cette région que les sept otages français au Sahel seraient détenus.

Les forces françaises ont repris le week-end dernier le contrôle de l’aéroport de Kidal, à 1.500 km de Bamako, ancien bastion islamiste, où quelque 1.800 soldats tchadiens sont entrés depuis pour sécuriser la ville. Mais, avant même l’arrivée des soldats français, Kidal était passée sous le contrôle du Mouvement islamique de l’Azawad (MIA, groupe islamiste dissident) et du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg).

Ces deux groupes ont assuré la France de leur soutien, mais ils ont exigé qu’aucun soldat malien, ni ouest-africain, ne soit déployé à Kidal, berceau traditionnel des rébellions touareg contre le pouvoir de Bamako, craignant notamment des exactions visant les communautés arabe et touareg.

 

Jeudi 07 Février:

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, annonce que les troupes françaises vont commencer à se retirer du Mali à partir du mois de mars. Ce délai est-il tenable compte-tenu de la situation complexe sur le terrain ?

– C’est une annonce qui est avant d’ordre politique et non militaire. Elle vise, dans un premier temps, à indiquer à la France et à la classe politique de manière claire, qu’il n’y aura pas d’enlisement et que les soldats français partiront. La deuxième cible est internationale. Il s’agit à la fois de la Cédéao, de l’Union Africaine (UA) et de l’ONU. De manière à les pousser à prendre leurs responsabilités en leur indiquant que la France ne resterait pas très longtemps et que c’est à eux de mettre en place les troupes et les moyens nécessaires. A l’UA et à la Cédéao d’accélérer la mise en place de l’équipement de la Misma, aux Nations unis de transformer, éventuellement, rapidement, la Misma en force onusienne.

 

Concrètement, le calendrier de retrait sera imposé par la réalité du terrain. Tout peut évoluer d’ici le mois de mars. La nature et le volume des retraits dépendront de l’évolution de la situation. Il faut noter que la France n’est pas dans la position qu’elle avait en Afghanistan, où elle pouvait repartir avant les délais fixés. Là, le pays est la force principale et en tant que telle, elle est responsable de la sécurité et du bon déroulement des opérations de relève. Or, François Hollande a bien indiqué qu’il soutiendrait l’action de la Misma autant que nécessaire. Et que la France participerait à la restauration de l’intégrité territoriale. Il est tenu par cet engagement fait en public, à Bamako samedi dernier. Il est aussi tenu désormais par l’engagement politique qui a été fait hier matin à l’issue du Conseil des ministres. Il lui reste une marge de manœuvre d’une durée de deux mois.

Que se passera-t-il en mars ?

– François Hollande tiendra probablement son engagement. Mais quand il dit qu’il retirera des troupes, il parle des troupes qui ne seront plus utiles. Je pense, en particulier aux troupes lourdes, dont la projection a été déclenchée alors que nous étions au cœur de la première bataille, alors que Gao et Tombouctou n’avaient pas été repris et que nous ne connaissions pas le degré de résistance que nous opposeraient nos adversaires.

Autant, il a été légitime de prendre la décision d’envoyer ces forces au Mali, autant on risque de s’apercevoir assez rapidement qu’elles ne sont plus nécessaires. Les combats dans la zone de l’Adrar des Ifoghas, ne sera pas une bataille de blindés, mais plus vraisemblablement une bataille dans laquelle les forces spéciales et la destruction par les frappes aériennes seront prépondérants.

Comment va se dérouler le passage de relais entre l’armée française et une éventuelle force des Nations Unis ?

– Il s’agirait de transformer la Misma en force onusienne. Probable que, comme nous l’avons fait en Côte d’Ivoire, la France conservera une force de réaction rapide capable d’apporter des appuis particuliers. Mais pour le moment, la décision n’a pas encore été prise, les plans définitifs n’ont pas été arrêtés. Nous sommes encore dans une démarche diplomatique. Les planificateurs commencent à travailler sur cette hypothèse.

Un débat à l’Assemblée nationale est prévu le 27 février. Certaines voix dans l’opposition commencent, bien que timidement, à critiquer l’action du chef de l’Etat. Si la date du mois de mars n’est pas tenue, pourra-t-elle servir la droite ?

– On aura un débat mais comme d’habitude, on n’a pas trop à en attendre. En général, les débats de Défense à l’Assemblée nationale entérinent les positions prises par l’exécutif. En France, la tradition c’est l’union. Et puis nous ne sommes pas encore au 27 février, il reste 20 jours.

 

Dimanche 03 Février:

D’“importantes frappes aériennes” ont été effectuées dans la nuit de samedi à dimanche au nord de Kidal et dans la région de Tessalit, au Mali, a annoncé à l’AFP le porte-parole de l’état-major des armées françaises.

France Mali Fighting

Le colonel Thierry Burkhard a précisé que ces bombardements visaient “des dépôts logistiques et des centres d’entraînement” des groupes i

 

slamistes armés, dans ces zones proches de la frontière avec l’Algérie.

Pour ces opérations de frappes, au total “30 appareils ont été engagés”: “chasseurs bombardiers, avions ravitailleurs, de reconnaissance”, a-t-on souligné de même source.

Après les prises successives de Gao puis Tombouctou, les soldats français avaient pris le contrôle il y a cinq jours de l’aéroport de Kidal, ville tenue par des rebelles touareg et des islamistes dissidents s’affirmant “modérés”.

Aller “plus au nord”

Samedi lors d’une visite d’une journée au Mali, le président François Hollande avait promis qu’après ces succès récents dans l’opération anti-islamistes, la France resterait au côté du Mali “le temps qu’il faudra”. Il s’agit d’aller “plus au Nord, finir cette opération” avec les armées africaines engagées, a dit le président français.

Kidal et sa région comprenant le massif des Ifoghas, près de la frontière algérienne, sont le berceau des indépendantistes touareg et, selon Paris, le lieu de détention “probable” de sept otages français.

 

Vendredi 1 Février 2013:

Un possible déploiement de 5000 casques bleus au Mali ?

A Nigerian peacekeeping soldier from the United Nations-African Union Mission in Darfur (UNAMID) patrols in Otash IDP's camp in Nyla, southern DarfurUne force militaire devra-t-elle rester sur place au Mali après la fin de l’offensive française ?  La question est plus que jamais à l’ordre du jour. La solution la plus probable discutée en ce moment au Nations unies est celle d’un contingent de casques bleus, jusqu’à 5 000 hommes, pour stabiliser le nord du pays. Si son déploiement a lieu, les Africains y occuperont sans doute une large place.

 Avec notre correspondant RFI à New York, Karim Lebhour

Pour les diplomates de l’ONU, la philosophie de la résolution 2085 selon laquelle c’est aux Africains de régler la crise malienne ne tient plus. Plutôt que de déployer une force sous le seul commandement africain, la Misma, le Conseil de sécurité veut envoyer des casques bleus.

Il s’agit d’une reprise en main de la force internationale directement par l’ONU. Cette force ne sera déployée qu’une fois l’opération Serval terminée. Elle aura pour mission d’empêcher le retour des islamistes, mais aussi d’éviter les représailles contre les Touaregs.

Le déploiement de ce contingent de casques bleus sera discuté dans les prochains jours avec l’Union africaine, la Cédéao et le Mali. Il pourrait compter jusqu’à 5 000 hommes. Les Africains y occuperont sans doute une large place. La question se pose du rôle des forces françaises. Si des soldats français restent au Mali, deux options sont envisagées : il s’agira soit un contingent français indépendant sur le modèle de la force Licorne en Côte d’Ivoire, soit d’un bataillon français intégré aux casques bleus. Une option plus acceptable sur le plan politique, mais militairement moins efficace.

 

Dimanche 27 Janvier 2013:

L’aviation française a bombardé des positions islamistes à Kidal et sa région, dans l’extrême nord-est du Mali, détruisant notamment la maison du chef du groupe armé Ansar Dine (Défenseurs de l’islam).

“Il y a eu des frappes aériennes dans la région de Kidal (1.500 km de Bamako). Ces frappes ont notamment touché la maison de Iyad Ag Ghaly à Kidal et un camp militaire dans la même ville”, a déclaré à l’AFP une source malienne de sécurité, dont le témoignage a été confirmé par des habitants de la région.

Samedi, soldats français et maliens se sont emparés de Gao, autre bastion islamiste à 1.200 km de Bamako.

Des soldats maliens, tchadiens et nigériens étaient en cours de déploiement dans la ville de Gao, bastion islamique dans le nord du Mali.

Selon le colonel Thierry Burkhard, qui s’exprimait sur Europe 1, ces forces africaines ont été projetées par voie aérienne sur l’aéroport de Gao, pris par les forces spéciales françaises.
“Au cours d’une action combinée dans la nuit de vendredi à samedi de forces spéciales et de frappes aériennes”, l’aéroport et un pont stratégique sur le Niger, à quelques km de Gao (1.200 km au nord-est de Bamako), ont été pris, a-t-il dit. “La prise de contrôle de Gao, qui compte 50.000 à 60.000 habitants, par les soldats maliens, tchadiens et nigériens est en cours”, a précisé le porte-parole.

Samedi 26 Janvier:

L’Afrique de l’Ouest a l’intention de déployer près de 6.000 hommes dans le cadre de sa force d’intervention au Mali (Misma), auquel s’ajouteront les 2.000 militaires promis par le Tchad, a annoncé aujourd’hui le chef d’état-major ivoirien, le général Soumaïla Bakayoko.

Lors d’une réunion d’urgence à Abidjan, les chefs d’état-major de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont décidé de “relever” le volume de leurs effectifs promis au Mali, pour qu’ils atteignent “5.700 hommes”, a déclaré à la clôture le général Bakayoko, dont le pays préside actuellement la Cédéao. Jusque-là, l’Afrique de l’Ouest visait le déploiement d’environ 4.000 militaires. Le Tchad s’est engagé à fournir 2.000 soldats, qui ne font pas partie de la Misma mais agissent en coordination avec elle.

 

L’aéroport et la ville de Gao repris par les Français:

Des soldats français et maliens ont pris aujourd’hui le contrôle de l’aéroport de Gao, un ville contrôlée par les islamistes située à 1200 km au nord-est de Bamako, indique une source de sécurité malienne.

“Les forces maliennes et françaises sécurisent l’aéroport de Gao et le pont Wabary de Gao. Ces deux endroits stratégiques sont sous contrôle des forces malienne et française”, a déclaré cette source à l’Agence France Presse.

L’aéroport se situe à environ 6 km à l’est de Gao. Le pont est lui placé à l’entrée sud de la ville. Gao, l’une des principales villes du Nord du Mali, est un territoire des islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

La source de sécurité n’a pas fait état de combats. D’autres sources ont indiqué que la plus grande partie des combattants islamistes avaient évacué la ville ces derniers jours, remontant vers l’extrême-nord-est du Mali pour échapper aux frappes aériennes françaises. 

 

Vendredi 25 Janvier 2013:

La ville de Hombori prés de Gao reprise !

Les soldats maliens et français ont repris la nuit dernière le contrôle de la localité de Hombori, sur la route menant à Gao, une des principales villes du Nord du Mali, occupé par des groupes islamistes armés, indiquent aujourd’hui des sources concordantes.

“Les militaires maliens et français sont à Hombori. Ils assurent la sécurité de Hombori. Il n’y a plus d’islamistes sur place”, a déclaré à l’AFP un enseignant de la ville, située à 920 km de Bamako, dont le témoignage a été confirmé par d’autres habitants et une source malienne de sécurité, qui a précisé que les soldats français et maliens allaient poursuivre leur progression vers Gao.

Hombori se trouve à un peu plus de 200 km à l’ouest de Gao. C’est à Hombori que deux Français, en voyage d’affaires selon leurs proches, ont été enlevés en novembre 2011. Un rapt revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Sept otages français sont aujourd’hui retenus au Sahel.

 

Jeudi 24 Janvier

Un nouveau groupe, le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), issu d’une scission d’avec le groupe islamiste armé Ansar Dine (Défenseurs de l’islam), s’est créé au Mali et a annoncé dans un communiqué reçu aujourd’hui qu’il veut “aller vers une solution pacifique”.

“Le MIA affirme de la manière la plus solennelle qu’il se démarque totalement de tout groupe terroriste, condamne et rejette toute forme d’extrémisme et de terrorisme et s’engage à les combattre”, affirme le communiqué qui ajoute: “Composé exclusivement de nationaux (maliens) le MIA réaffirme son indépendance et sa volonté à aller vers une solution pacifique” à la crise au Mali.

Le dispositif militaire africain pour le Mali s’étoffe un peu plus chaque jour. Dernière annonce en date, la Côte d’Ivoire fournira un « bataillon logistique » à la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). 500 hommes qui se consacreront à la logistique et dont beaucoup resteront en fait a priori à Abidjan. Il semble en tout cas que les soldats déployés soient à terme plus nombreux que prévu. Le chiffre de 6 000 soldats en tout est même évoqué.

C’est l’ambassadeur de Côte d’Ivoire à l’ONU qui l’annonçait hier, les effectifs de la force africaine au Mali pourraient doubler par rapport à ce qui était prévu au départ, et passer ainsi de 3 300 à 6 000 hommes. En plus des pays de la Cédéao, le Tchad, l’Afrique du Sud, le Rwanda, le Burundi ou la Tanzanie ont par exemple promis un soutien en effectifs ou matériels.

Et d’après le secrétaire général adjoint de l’ONU aux Affaires politiques, cette aide est plutôt la bienvenue. Selon lui, les groupes armés du nord se sont révélés mieux équipés et entraînés que cela n’était anticipé, d’où la nécessité de revoir les effectifs de la Misma à la hausse.

Ceci dit, pour l’instant, ces 6 000 soldats n’existent que sur le papier. Parce que sur le terrain, ils ne sont pour l’instant qu’environ un millier à s’être déployés au Mali, venus du Bénin, du Nigéria, du Sénégal, du Togo, et du Burkina

Les autres se « préparent  » à se déployer au Mali. Ainsi au Niger voisin, un bataillon est cantonné à Oualam, prêt à intervenir, avec les renforts tchadiens qui arrivent petit à petit. 400 militaires tchadiens seraient maintenant au Niger, sur les 2 000 prévus pour les opérations.

Enfin, la Côte d’Ivoire promet elle aussi de participer avec un bataillon de 500 hommes qui pour la plupart resteraient stationnés à Abidjan pour travailler sur la logistique.

 

Pas de soldats ivoiriens engagés dans les combats

Les 500 à 600 militaires ivoiriens, qui vont rejoindre la Misma, ne seront chargés que de logistique. Ils seront donc épargnés d’éventuels combats contre les groupes jihadistes au Mali. La Côte d’Ivoire n’avait pas encore envisagé officiellement de participer à cette force internationale, même si le numéro un ivoirien, Alassane Ouattara, qui préside actuellement l’organisation ouest-africaine, est l’un des fervents défenseurs d’une intervention militaire, depuis l’éclatement de la crise malienne, l’année dernière.

Abidjan avait, dans un premier temps, envisagé une participation dans la force combattante, avant d’y renoncer. Selon le ministre de la Défense, la Côte d’Ivoire n’est pas autorisée à aller sur un théâtre d’opérations avec des armes, parce que le pays est sous embargo de l’ONU sur les armes depuis 2004. Il n’y aura donc pas d’unité combattante ivoirienne au sein de la Misma.

 

Mardi 22 Janvier 2013

L’armée française et les soldats maliens poursuivent leur offensive contre les islamistes maliens, au lendemain de la reprise de Diabaly et Douentza. L’objectif final étant la libération totale du nord du Mali. Pour le général Ibrahima Dahirou, chef de l’état-major malien, sans l’intervention française, il était difficile de tenir, même Sévaré. Il espère la liberation prochaine de Tombouctou et Gao. Propos recueillis par Christophe Boisbouvier.

RFI : Général Ibrahima Dahirou Dembélé, la reprise de Diabaly et de Douenzta, est-ce un tournant dans le conflit ?

Je dirais que c’est un tournant important, avec le soutien de nos partenaires français, lorsqu’on a perdu Konna et Diabaly.

Est-ce qu’il y a eu des combats pour la reprise de ces deux villes ?

Pour Diabaly, il y a eu des combats importants. Pas entre les éléments terrestres. Mais les partenaires français, avec l’appui aérien, ont neutralisé tous les véhicules ennemis et les éléments ennemis qui étaient dans la ville et aux environs de Diabaly, ce qui a permis à nos troupes de pénétrer dans la ville.

Et quelles sont les forces qui sont en première ligne ?

Je dirais que les forces en premier, les forces maliennes, travaillent ensemble dans des GTA, des groupements tactiques interarmées, pour la reprise de ces villes.

Le 10 janvier, l’armée malienne s’est battue à Konna, contre les jihadistes. Onze soldats maliens ont été tués. Pourquoi n’avez-vous pas pu tenir cette position ?

Parce que sans appui aérien, ça allait être difficile. Donc, pour Konna, les éléments ont résisté pendant quarante-huit heures. Il n’y avait pas d’appui aérien. Pour les éléments, c’était obligé de se replier vers Sévaré, parce qu’ils étaient déjà fatigués avec les cartouches. Je dirais même qu’on avait sous-estimé l’ennemi qui avait plus de moyens, plus d’équipements. Et sans l’intervention des partenaires français, les frères d’armes des forces aériennes françaises, c’était difficile de tenir, même Sévaré.

Et ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est l’appui des hélicoptères de combat ?

Ce qui change la donne c’est l’appui des hélicoptères de combat et les frappes dans la profondeur par des avions d’attaque.

Après la prise de Douentza et de Diabaly, quel est votre objectif maintenant ?

La libération totale des régions du nord du Mali.

Espérez-vous une libération de Tombouctou et de Gao dans les jours qui viennent ?

Si les appuis sont conséquents, ça ne dépassera pas plus d’un mois, pour Gao et Tombouctou.

À partir de Mopti, Sévaré ou à partir du Niger ?

Des deux. À partir du Niger, les forces qui sont là-bas, les forces armées nigériennes et les forces tchadiennes qui sont en appui, pourront en moins d’un mois arriver à Gao. Parce que pour l’élément ennemi, son intention est se retirer dans les collines, au niveau d’Aguelhoc.

Vous parlez d’Aguelhoc. C’est là, il y a un an, dans l’extrême-nord du Mali, que les jihadistes ont commis leurs premières exactions. Est-ce que les militaires maliens ne risquent pas aujourd’hui de vouloir venger leurs camarades ?

Non, parce que depuis le mois d’avril 2012, après le repli de nos éléments du Nord, on a commencé à les réorganiser et mettre un accent important sur le droit international humanitaire, le code de conduite du soldat, et faire comprendre au soldat qu’il est là pour protéger la population. Et tant que le soldat est avec la population, il va gagner sa guerre.

Entre Niono et Diabaly, cinq Touaregs, dont un marabout, auraient été tués par les forces maliennes. Dans le quartier de Waillhirdé, à Mopti, plusieurs dizaines de cadavres de soit-disant rebelles auraient été jetés dans un puits par des soldats en uniforme. Est-ce que tout cela n’est pas inquiétant ?

Je ne pourrai pas dire que cela est vrai, parce que n’importe qui peut se procurer des tenues militaires aujourd’hui. C’est pour ça même que notre crainte c’est que des éléments incontrôlés veulent créer des problèmes à l’armée malienne. On peut commettre des actes de ce genre pour mettre ça sur le dos des forces armées maliennes.

Vous parlez des éléments incontrôlés. Quand vous entendez le chef de la milice Ganda-Koy déclarer : « Nous considérons tous les Tamacheks,  tous les Touaregs comme des rebelles du MNLA ». Comment réagissez-vous ?

Tous les combattants ne sont pas uniquement des peaux blanches. Il y a plusieurs peaux noires qui sont parmi ces jihadistes et ces terroristes.

Donc, il ne faut pas faire l’amalgame ?

Il ne faut pas faire l’amalgame. Toute peau blanche n’est pas terroriste ou jihadiste. Et parmi l’ennemi qui a attaqué les différentes positions, il y avait beaucoup de peaux noires là-dedans. C’est dire que nous sommes entre frères, que l’on soit blanc ou noir, c’est la population malienne.

Mais est-ce qu’il n’y a pas, quelquefois, des soldats qui commettent des crimes, en les mettant sur le dos des milices ?

L’armée malienne a pris les dispositions pour former ses soldats. Donc, tout soldat qui va commettre des exactions contre des populations civiles, sera immédiatement ramené du terrain pour l’amener à Bamako, via le tribunal militaire, qui va le juger et le mettre à la disposition du tribunal civil.

Crainte de réglement de compte communautaires au Mali:

Ce que craignent les élus du nord, ce sont les amalgames et la stigmatisation de communautés entières. Car des exactions ont déjà eu lieu. « Il y a des propos qui nous inquiètent. Il y a des gens qui ont été maltraités, des femmes qui ont été violées. Les gens ont peur pour leurs enfants, rapporte Mohamed Ibrahim Cissé, président du Conseil régional de Tombouctou. Mais le Mali est un pays de pardon et c’est justement pour cela que nous travaillons à ça, pour qu’on puisse s’écouter et continuer à vivre ensemble ».

Vivre ensemble après la guerre est ce qui risque d’être le plus difficile, souligne Houmeini Belko, président par intérim du Conseil régional de Kidal. Lui aussi craint les règlements de compte et une détérioration générale du climat sécuritaire dans le nord : « Le problème de la guerre, ce ne sont pas les combats actuels ; c’est après, c’est ce que nous allons vivre après. Ce sont les règlements de compte, ce sont les coupeurs de route. Vivre demain est ce qui est le plus difficile. Ca va être très, très difficile pour nous ».

Houmeini Belko et les autres élus réunis ce lundi à Bamako appellent également les militaires maliens et étrangers qui se trouvent sur le territoire « à ne pas se laisser influencer par des délateurs ». La répression aveugle et arbitraire à des fins de revanche ne fera que semer les graines d’un futur conflit, préviennent les élus.

 

Washington voulait facturer à l’armée française le transport de troupes à bord de ses avions, ce qui a déclenché la colère de Paris, selon le Wall Street Journal. Suite aux vives protestations françaises, le Pentagone transportera les soldats à ses frais.

 

La Françe a repris Dabali:

Le ministre de la Défense a confirmé aujourd’hui la reprise de la ville de Diabali, à l’ouest du pays, par l’armée malienne. “Pour y parvenir, les militaires maliens ont été soutenus par les forces françaises, basées à Niono et à Mopti-Sévaré”, précise le ministère de la Défense dans un communiqué signé du ministre.

La France indique par ailleurs qu’une autre ville, Douentza, a également été reprise par les forces maliennes.

Diabali avait été prise la semaine dernière par des islamistes en provenance, selon toute vraisemblance, de la Mauritanie voisine.

Cette entrée dans Diabali confirme que les quelque 2000 soldats français de l’opération Serval déjà présents au Mali progressent vers le Nord, après avoir consolidé leurs positions sur deux points stratégiques à plusieurs centaines de kilomètres au nord-est de Bamako, Niono et Sévaré.

 

Des soldats français et maliens étaient en route ce matin vers la ville de Diabali (ouest du Mali) prise il y a une semaine par des islamistes qui l’avaient en partie abandonnée le 17 janvier après des bombardements de l’aviation française, a-t-on appris de source militaire.

La colonne de véhicules blindés a quitté à l’aube la ville de Niono, à 350 km au nord-est de Bamako. Niono est elle-même située à 60 km au sud de Diabali où des missions de reconnaissance ont été effectuées ces derniers jours par l’armée malienne.

Violents combats à Gao et Tombouctou…

L’aviation française a bombardé ces jours derniers les bases arrières des groupes islamistes dans les régions de Gao et de Tombouctou pour éviter qu’ils ne se ressourcent, a déclaré dimanche le ministre français de la Défense. Invité sur France 5, Jean-Yves Le Drian a précisé que ces frappes, qui constituent l’une des missions des forces françaises et ont pour objectif d’enrayer la progression des rebelles vers Bamako, allaient se poursuivre.

“Les forces aériennes frappent les bases arrières des terroristes, ça a été le cas dans la région de Tombouctou, ça a été le cas dans la région de Gao”, a-t-il expliqué.  “Ca, ça va continuer, pour taper sur des infrastructures, des centres de commandement, de lieux de concentration, pour éviter que les groupes ne reviennent”, a-t-il ajouté.

Le ministre a précisé que la ville de Diabali, conquise le 14 janvier par les djihadistes et où règne une certaine confusion depuis 24 heures, n’avait toujours pas été reprise par les forces maliennes.
“A l’heure où je vous parle, la ville elle-même n’est pas reprise (…) L’évolution va être positive dans les heures qui viennent”, a-t-il dit.

En revanche, les forces françaises et maliennes ont repris aux islamistes le contrôle de Konna, verrou stratégique dans le centre du pays.  Jean-Yves Le DRian a expliqué que l’objectif à terme avec les forces maliennes et la force africaine de la Misma était “la reconquête totale” du pays afin de “ne pas laisser des poches” terroristes.

Comme son collègue des Affaires étrangères Laurent Fabius, il a souligné qu’il appartiendrait à la Mission internationale de soutien au Mali de reprendre Tombouctou, mais que l’armée française pourrait intervenir en appui.  “Si nécessaire, les forces africaines pourront faire appel en soutien aux forces françaises”, a-t-il précisé.

15h15:

-Les forces régulières françaises au Mali ont avancé vers le Nord, prenant position dans les villes de Niono et Sévaré, a indiqué aujourd’hui le porte-parole à Bamako de l’opération Serval. “Le déploiement vers le Nord des forces de l’opération Serval, entamé il y a 24 heures, est en cours vers les villes de Niono et de Sévaré, où elles sont arrivées et sont en train de s’installer”, a précisé le lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur.

Un responsable de la police islamique aurait été lynché hier dans la ville de Gao, dans le nord du Mali, pour venger la mort, quelques heures auparavant, d’un journaliste local, selon des habitants et la présidence malienne.

-La population de Gao, aux mains des rebelles islamistes depuis la mi-2012, ont déjà protesté contre l’application d’une interprétation rigoriste de la “charia” (loi coranique). Mais si ce lynchage est confirmé, ce serait la première fois que des civils s’en prennent de cette manière à un combattant.

Le journaliste de Gao Kader Touré a été tué après avoir été soupçonné de travailler pour des radios étrangères, a déclaré l’un de ses anciens collègues, Idrissa Touré.

“Le commissaire de la police islamique Aliou Touré a été tué par un jeune homme en guise de revanche”, a déclaré un habitant de Gao, Mazou Touré. Aliou Touré avait été recruté par les islamistes radicaux du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui se sont emparés de Gao en juin.  Il s’est illustré pour avoir notamment tranché la main de son propre frère dans le cadre de l’application de la “charia”.

La radio française RFI a interrogé par téléphone satellite un habitant de Gao qui a donné une version des faits similaire. L’information a, en outre, été relayée sur le site Twitter de la présidence du Mali.

 

Déploiement de la MISMA avec l’accord de la CEDEAO:

alassane-ouattara-tribune-info-afriqueLes chefs d’Etat de la Cédéao ont signé l’ordre de déploiement de la Misma, la force internationale de soutien au Mali. C’est donc la première fois qu’est confirmée la force, qui sera dirigée par un général nigérian. Mais le sommet d’Abidjan n’a pas établi de calendrier précis pour l’ordre d’arrivée des troupes au Mali.

Rien de concret n’a été dévoilé sur le huis clos des dirigeants ouest-africains réunis pour la dixième fois en dix mois pour se pencher sur la situation malienne. Ils ont réaffirmé leur détermination à accompagner le Mali dans la résolution de la crise sécuritaire et institutionnelle.

Ils ont aussi exprimé leur gratitude à la France, pour avoir déclenché les opérations qui ont permis de contenir la progression des terroristes vers le sud du Mali. Des remerciements également aux pays africains ayant déjà prépositionné les troupes qui vont constituer la Misma.

Cette force internationale n’est pas encore financée, et c’est peut-être l’une des raisons de l’inertie des pays de la Cédéao, pour une force dont l’idée émane de ces mêmes dirigeants africains. Les intentions maintes fois affichées lors des conférences des chefs d’Etat ouest-africains n’ont jamais été mises en application.

Formées et équipées pour assurer la sécurité des frontières nationales, « nos armées n’ont pas la logistique et la capacité de se projeter dans l’urgence au-delà de 1 000 km »explique un ministre ouest-africain. Au départ, il était question d’une force exclusivement ouest-africaine pour le Mali. L’idée a fini par évoluer vers une force internationale. Une meilleure façon d’impliquer les bailleurs de fonds. 

Les yeux vont être désormais rivés sur la conférence des donateurs (pour financer la Misma), prévue le 29 janvier au siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba.

De son côté, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a souligné que la Misma devait  se déployer  « le plus vite possible » au Mali. Selon lui, l’opération française engagée le 11 janvier « n’a pas vocation à se substituer à l’action de la Misma ». Laurent Fabius a jugé ce sommet de la Cédéao utile et il a expliqué pourquoi.

 

Samedi 19 Janvier 2013:

Le président ivoirien Alassane Ouattara a appelé samedi à une mobilisation internationale “plus large” dans les opérations militaires au Mali, où des soldats français et maliens combattent des groupes islamistes armés.

 “L’heure a sonné pour un engagement plus large des grandes puissances et du plus grand nombre d’Etats et d’organisations aux opérations militaires afin qu’une plus grande solidarité se noue autour de la France et de l’Afrique dans la guerre totale et multiforme contre le terrorisme au Mali”, a déclaré M. Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), à l’ouverture d’un sommet ouest-africain destiné à accélérer le déploiement de la force régionale au Mali.

Sonner la mobilisation et obtenir le déploiement rapide des troupes africaines de la Force internationale de soutien au Mali, la Misma, c’est le menu de cette rencontre d’Abidjan. Ce sommet doit établir un calendrier précis de l’arrivée des 3 300 militaires ouest-africains, attendus pour épauler les troupes françaises et maliennes dans leur lutte contre les groupes islamistes.

Le sommet d’Abidjan devrait aussi compter l’apport des autres pays africains en dehors de la Cédéao. Des pays comme le Tchad dont un contingent est déjà positionné au Niger. Plusieurs chefs d’Etat sont arrivés hier à Abidjan. Et avant le début du sommet officiel ce matin, ils ont déjà commencé à échanger sur le point de la situation, au cours d’un dîner organisé hier soir, en présence du président malien par intérim, Dioncounda Traoré.

Le ministre français des Affaires étrangères est arrivé ce samedi matin à Abidjan. Laurent Fabius se joint aux dirigeants ouest-africains pour les aider à accélérer le déploiement de la Misma afin que cet effort prenne le relais des militaires français qui ont stoppé l’offensive des jihadistes qui voulaient contrôler l’ensemble du Mali.

Le point sur une semaine de guerre

Vendredi 18 janvier, les troupes maliennes et françaises coalisées ont repris le contrôle de la ville de Konna, au centre du Mali, tenue jusqu’alors par les islamistes. Les regards se tournent désormais vers la situation à Diabaly.

En une semaine d’opérations, l’armée française a réalisé 110 sorties et 70 frappes aériennes dont une dizaine par hélicoptères. Le ministère de la Défense évoque des frappes sur des cibles  mobiles et assure que l’armée malienne contrôle Konna, mais souligne que l’armée française n’a pas mené d’action pour reprendre la ville de Diabaly.

Paris rappelle que des groupes de terroristes se sont mélangés à la population dans cette localité, une situation délicate. Ces derniers jours, d’après nos informations, des éléments du Commandement des opérations spéciales (COS) ont mené des raids éclair autour de cette ville du centre du Mali. Ils ont été au contact avec les terroristes, reconnaît l’état-major. Cela veut dire qu’il y a eu quelques accrochages, mais pas de blessés côté français, selon la Défense.

Du côté des forces dites conventionnelles, Paris souligne que 1 800 soldats français sont aujourd’hui sur le sol malien, formant notamment un sous-groupement tactique interarmée à hauteur du pont de Markala afin d’empêcher les troupes islamistes de passer le fleuve et de descendre vers Bamako.

Vendredi 18 Janvier 2013:

16h40 : Le ministère français de la Défense annonce qu’il n’y aucun combat à Diabaly, à cette heure, laissant entendre que la ville n’a pas encore été reprise. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, annonce que 1 800 soldats français sont sur le sol malien et que les forces maliennes occupent la localité de Konna.

16h20 : Les soldats maliens et français sont entrés dans la ville de Diabaly, à 400 km au nord de Bamako, tombée lundi aux mains de combattants islamistes, indiquent des habitants de la ville qui précisent également que « les islamistes sont partis ».

16h00 : « Il faut libérer le pays mais il faut soulager les souffrances » souligne Aurélien Agbénonci, coordinateur humanitaire des Nations-unies pour le Mali. Joint par RFI, il rappelle que, sans financement, les meilleures intentions pour assister les populations maliennes, les déplacés et les réfugiés seront vaines. L’appel de fonds, lancé en décembre, a été presqu’ignoré. « Seuls 1 à 2 % des fonds demandés sont disponibles » s’inquiète t-il.

14h10 : L’Agence France presse, citant des diplomates onusiens qui souhaitent rester anonymes, indique que les forces françaises ont rencontré une résistance plus forte que prévue au Mali. Plusieurs diplomates en poste à l’ONU affirment que la France a sous-estimé les capacités militaires des jihadistes islamistes.

13h32 : En Egypte, une centaine d’islamistes ont manifesté aux abords de l’ambassade de France au Caire pour protester contre l’intervention française au Mali. « Stop à la guerre au Mali. Ils prétendent que c’est une guerre contre le terrorisme, mais c’est une guerre contre l’islam », proclamaient leurs pancartes.

12h54 : Le Nigeria annonce qu’il va renforcer son contingent envoyé au Mali dans le cadre de la force africaine. Au total, près de 1 200 soldats devraient être déployés pour « des missions de combats limitées » au lieu des 900 prévus dans un premier temps.

12h40 : Mercredi prochain, la chancelière allemande Angela Merkel, recevra le président béninois et président de l’Union africaine Thomas Boni Yayi pour évoquer la situation au Mali.

12h35 : Peu d’informations circulent sur la situation à Diabaly, cette ville de l’ouest tombée aux mains des islamistes le 14 janvier. D’après les informations recueillies par notre correspondant au Mali, Serge Daniel, les jihadistes seraient toujours présents dans la ville : « On n’arrive toujours pas à joindre les populations locales pour confirmer ou pour infirmer ce qui se dit à droite et à gauche. Mais il y a deux habitants de la localité de Niono, au sud de Diabaly qui disent que les jihadistes sont encore visibles à la lisière de la localité de Diabaly. Ce qui a de sûr à Diabaly, c’est que les forces françaises et maliennes ont réussi hier l’exfiltration d’un ressortissant français. C’est un privé qui dirigeait une entreprise. Il était coincé avec l’arrivée des islamistes et les forces françaises et maliennes ont pu le ramener jusqu’au sud dans la localité de Niono. Actuellement, ce monsieur est à Ségou ».

12h05 : Notre envoyée spéciale à Bamako, le point sur la situation à Konna : « Ce matin, un officier malien joint au téléphone a confirmé la présence de l’armée malienne dans la ville. Un élu local joint dans la ville de Douentza, il y a quelques minutes, assure lui-aussi que Konna est libérée suite aux frappes qui ont eu lieu hier notamment à Mbengué, qui se trouve à une dizaine de kilomètres après Konna. Prudence tout de même, les communications sont très difficiles avec Konna ce matin. Par ailleurs, l’armée française, ici à Bamako qui appuie les Maliens, se veut prudente et ne confirme pas encore. Peut être parce qu’il y a quelques jours certains s’étaient réjouis un peu vite de la libération de la ville alors que ce n’était pas encore le cas. Prudence aussi car si la ville est effectivement libérée aujourd’hui, combien de temps l’armée va-t-elle pouvoir la tenir ? On sait que les jihadistes ont l’art de se disperser très vite, qu’ils sont très mobiles et qu’ils ont déjà prouvé qu’ils pouvaient s’infiltrer dans une ville sans être repérés ».

12h00 : Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des pays de la Cédéao sont actuellement réunis à Abidjan, en Cote d’Ivoire, afin de préparer le sommet extraordinaire de samedi. Ils ont affiché leur volonté d’accélérer le déploiement de la Misma.

11h28 : L’Union européenne prévoit de débloquer 50 millions d’euros pour soutenir la force d’intervention africaine et aider le développement de Bamako à travers une partie du financement de la Misma. L’UE « serait en mesure de couvrir des dépenses non-militaires de la force », déclare Andris Piebalgs, commissaire chargé du Développement. Les modalités de cette aide seront discutées lors de la réunion des donateurs le 29 janvier en Ethiopie.

11h01 : Le conflit au Mali pourrait faire 400 000 réfugiés et au moins 700 000 déplacés selon le Haut Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR). Le HCR s’attend à voir un afflux important de Malien dans les pays voisins lors les prochains mois. Actuellement, 147 000 Maliens ont déjà trouvé refuge hors de leurs frontières surtout dans les pays limitrophes en Mauritanie, au Niger, au Burkina Faso et en Algérie.

10h36 : Médecin Sans Frontières (MSF) demande de nouveau l’accès des ONG à la région de Konna afin d’y envoyer des équipes médicales. Déjà jeudi alors que la ville n’était pas encore sous contrôle total de l’armée, MSF souhaitait pouvoir acheminer des secours dans la zone expliquant que les routes étaient encore fermées par les forces armées.

10h04 : Dominique de Villepin, ancien Premier ministre français, demande à la France de limiter son intervention au Mali à une « opération de soutien ».

9h13 : La Pologne serait prête à envoyer des militaires instructeurs au Mali. Un déploiement qui pourrait se faire dans le cadre de la mission de l’Union européenne de formation et de réorganisation de l’armée malienne.

8h40 : Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères annonce sa participation au sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) consacré au Mali qui doit se tenir demain à Abidjan, Côte d’Ivoire. Il sera présent pour « accélérer la mise en place » de la force africaine.

7h40 : L’armée malienne annonce avoir repris le contrôle total de la ville de Konna dans un communiqué. C’est la chute aux mains des combattants islamistes de cette ville du centre du pays qui avait précipité l’engagement militaire français au Mali dès le 10 janvier dernier.

Selon notre correspondant au Mali, Serge Daniel : « Les forces françaises ont pilonné il y a 24 heures les positions rebelles dans la zone de Konna faisant beaucoup de dégâts. Les militants jihadistes ont fui avant de tenter un retour dans la zone. Ils ont alors été confrontés à l’armée malienne qui arrivait. Désormais, il n’y aurait plus de rebelles à 50 kilomètres à la ronde autour de Konna ».

Les forces françaises de l’opération Serval se sont déployées avec les soldats maliens dans la ville de Konna de laquelle les rebelles islamistes se sont retirés, ont indiqué des habitants, hier.

La ville, située au nord de la ville de garnison de Sevare, est considérée comme une localité-clé sur la route menant vers la capitale Bamako.

C’est la chute de Konna aux mains des rebelles qui avait convaincu la France d’intervenir militairement au Mali sans attendre le déploiement de la force ouest-africaine sous mandat de l’Onu.

18h48 : L’Union française des industries pétrolières (UFIP) envisage de rapatrier ses employés des zones à risque, notamment d’Algérie, en raison du conflit au Mali et de la prise d’otages dans l’Est algérien.

18h00 : Arrivée au Mali de 50 soldats togolais, les premiers de la Force d’intervention africaine à arriver sur place. La totalité du contingent togolais – 540 hommes – doit arriver à Bamako d’ici la fin de la semaine.

17h00 : L’armée malienne s’est déployée autour de Banamba, à 140km de Bamako, sur la route de Koulikoro. Selon des sources RFI convergentes, ce déploiement fait suite à la présence remarquée d’islamistes aperçus dans la localité de Boro, à 50km au nord de Banamba où des renforts maliens sont arrivés sur place.

16h34 : Les 27 ministres des Affaires étrangères se sont retrouvés aujourd’hui, à Bruxelles, pour une réunion extraordinaire sur le Mali. Les 27 ont approuvé l’intervention de la France. Ils ont aussi décidé d’accélérer la mission européenne de formation de l’armée malienne. Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, a salué « l’unanimité » des Européens sur ce dossier.

11h57 : Dans un communiqué envoyé à l’AFP, un influent dignitaire du Qatar critique l’action française au Mali. L’union internationale des oulémas musulmans présidée par le cheikh Youssef al-Qaradaoui estime que « cette intervention militaire aura des conséquences dangereuses, qu’il s’agisse des morts, des destructions, des déplacements de population ».

11h33 : L’Union européenne valide sa mission de formation et de réorganisation de l’armée malienne. Près de 450 Européens seront déployés dans le pays à partir de la mi-février dont au moins 200 instructeurs.

11h26 : En Mauritanie, une dizaine de partis d’opposition se déclare contre toute intervention armée au Mali et prône le dialogue.

10h48 : Les premiers soldats tchadiens ont quitté Ndjamena pour le Mali. Même mouvement au Togo où 100 soldats sont déjà en route pour Bamako.

10h30 : Le ministre français de la Défense annonce que 1 400 soldats français sont actuellement engagés au Mali où il y a actuellement des combats. Jean-Yves Le Drian va par ailleurs se rendre rapidement à Berlin pour discuter avec les autorités allemandes de la situation au Mali.

9h44 : Invité sur la radio française RTL, le député de l’opposition Henri Guaino assure que l’heure n’est pas au débat face à l’intervention militaire au Mali.

9h11 : Un nouvel accrochage a opposé dans la nuit des soldats maliens et des combattants jihadistes du côté de Konna. La ville était tombée aux mains des rebelles le 10 janvier dernier, un événement qui avait précipité l’engagement de la France aux côtés des forces maliennes.

9h03 : Des troupes supplémentaires et des hélicoptères de combats français de type Tigre sont déployés actuellement au Mali, selon l’état-major des armées.

8h27 : Pour l’ambassadeur français en poste à Bamako, l’attaque en Algérie justifie l’intervention armée au Mali.

Point du Jeudi 17 Janvier:

L’engagement militaire français au Mali est passé dans une nouvelle phase avec le début des opérations terrestres mercredi. Ce Jeudi 17 janvier 2013, les soldats français et maliens continuent leur progression vers le nord du pays pour y chasser les groupes rebelles islamistes.

Dans le même temps, des renforts arrivent à Bamako avec le déploiement de troupes en provenance de Côte d’Ivoire et l’annonce de l’arrivée prochaine de soldats tchadiens

22h11 : Les chefs d’état-major de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) – réunis depuis hier à Bamako – ont convenu, pour un début, de mobiliser 2 000 hommes. Dès demain, jeudi, l’armée nigériane enverra son premier contingent. « Les troupes des autres pays suivront rapidement » a déclaré à l’AFP le commandant Abdoulaye Diakité. « Toutes les phases pour aller libérer le nord du Mali ont été arrêtées, mais c’est évident qu’on ne peut en dire plus », a-t-il ajouté. La Cédéao doit former une force d’intervention – la Misma – qui sera dirigée par un général nigérian, Shehu Abdulkadir.

21h00 : Selon le compte Twitter de la présidence du Mali, le lieutenant Damien Boiteux a été élevé au grade d’Officier national de l’Ordre national du Mali à titre étranger par le président Dioncounda Traoré.

20h52 : Les Etats-Unis considèrent que les opérations militaires en cours, au Mali, ne constituent pas « une guerre française » mais elles exigent « un effort international » qui devra être confirmé par l’ONU, a déclaré ce soir à Rome, le secrétaire d’Etat américain à la Défense, Leon Panetta, cité par l’agence Ansa.

20h10 : Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat – joint par RFI – déclare que le Tchad va envoyer un total de 2 000 hommes constituant un régiment d’infanterie et deux bataillons d’appui. Une partie de ces soldats tchadiens est déjà en route pour le Mali.

 

Point du Mercredi 16 Janvier:

19h03: Des combats se déroulaient cet après-midi entre des islamistes et des soldats maliens appuyés par l’armée française près de Konna (centre du Mali), dont la prise le 10 janvier par les jihadistes avait provoqué l’intervention de Paris.  “Des combats se déroulent actuellement non loin de la localité de Konna entre les islamistes et notre armée soutenue par l’armée française”, a déclaré une source sécuritaire malienne.

Ces combats ont été confirmés de source sécuritaire régionale, mais la nature de l’appui apporté par l’armée française n’a pas été précisée. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait reconnu mardi que Konna n’avait pas encore été reprise par l’armée malienne, contrairement aux affirmations officielles maliennes. La zone n’est pas accessible à des observateurs indépendants.

 

11h40 : L’ancien président français Valery Giscard d’Estaing met en garde contre une action « néocolonialiste » de la France au Mali suite à l’intervention terrestre.

11h38 : L’agence France Presse a reçu un appel de personnes se présentant comme membres d’Aqmi venus du nord du Mali qui revendiquent la prise d’otage ce matin en Algérie. L’ambassade de France en Algérie procède à des vérifications.

11h30 : Le président français, François Hollande lors de ses vœux à la presse, revient sur l’intervention militaire au Mali et réaffirme que la France n’y a pas d’intérêts, « elle est simplement au service de la paix ».

11h20 : L’Allemagne annonce mettre à la disposition de la Cédéao deux avions de transport.

 10h30 : Fin d’un Conseil de défense à Paris qui a notamment réuni le Premier ministre et les ministres de la Défense et des Affaires étrangères. C’est le quatrième de ce type depuis le début de l’intervention française au Mali.

10h15 : Invité sur la radio française RTL, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian réaffirme les objectifs de la mission française au Mali : « le but c’est que le Mali retrouve sa souveraineté, son intégrité sur l’ensemble du territoire » ajoutant concernant les rebelles islamistes que « les combattants soient extirpés ».

10h00 : Le correspondant de RFI au Mali, David Baché constate qu’un détachement de l’armée française est actuellement déployé pour sécuriser un pont sur le fleuve Niger. Il s’agit d’empêcher les islamistes d’accéder au sud par un point stratégique situé à Markala près de Ségou.

07h00 : Les troupes françaises sont actuellement en train de remonter vers le Nord, selon le ministère français de la Défense. Plusieurs centaines de militaires maliens et français ont été vus quittant la localité de Niono, selon des témoins, pour se rendre à Diabaly toujours aux mains de rebelles.

Ce mercredi, les hélicoptères Tigre, arrivés tout récemment sur le théâtre d’opération, devraient être en mesure de mener leurs premières missions de combat au Mali en appuyant les troupes au sol. Au sixième jour de l’opération Serval, 1 700 militaires français sont engagés dont 800 sur le sol malien.

Mardi, un premier convoi était parti de Bamako en fin d’après-midi en direction du front ouest. Sur le front est, les troupes maliennes et français ont rencontré une résistance inattendue à Konna qui était encore tenue par les combattants islamistes, contrairement aux informations données ces derniers jours.

POINT : Les frappes françaises se sont poursuivies, sur les positions des rebelles maliens, notamment sur la ville de Diabaly prise lundi par les islamistes. Près de 750 soldats français sont désormais déployés sur le terrain au cinquième jour de l’opération. Progressivement, la France devrait déployer 2 500 soldats au Mali, selon l’entourage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

21h55 : La réunion des chefs d’état-major ouest-africains, réunis ce mardi à Bamako, pour préparer la « libération » du nord du Mali, se poursuivra demain, mercredi.

21h47 : Les réactions de soutien à l’intervention militaire française se multiplient et le nombre de  pays prêts à envoyer des troupes  au Mali augmente. Au niveau de la Cédéao, le Togo, le Sénégal, le Niger, le Ghana et le Burkina Faso enverront des troupes. Le Nigéria monte même ses effectifs à 900 hommes, assurant que les premiers arriveront dans 24 heures. Au Benin, le chef de l’Etat, Boni Yayi, président en exercice de l’Union africaine, promet 300 hommes et en Guinée, le président Alpha Condé s’engage sur environ 120 soldats.

François Hollande a profité de sa visite aux Emirats arabes unis pour tenter de convaincre le président mauritanien de participer, lui qui dans ses dernières déclarations disait qu’il n’en était pas question. Le Burundi se dit lui d’ores et déjà prêt à envoyer des troupes si on le lui demande.

20h16 : Les Etats-Unis sont en « discussion avec les français » sur l’aide qu’ils pourraient apporter à la France, afin de rétablir la sécurité au Mali, a déclaré, à Madrid, le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, en tournée en Europe. Il a exclut tout déploiement de forces américaines sur le terrain.

19h27 : Premier engagement, au sol, des soldats français : une trentaine de véhicules blindés français ont quitté Bamako cet après-midi pour rejoindre le nord du Mali. Parallèlement à ce mouvement des troupes françaises, des centaines de soldats maliens et français faisaient route vers Diabaly, en partant de Niono, ville située à 60 km au sud de Diabaly.

Notre correspondant au Mali, le point sur cet engagement, au sol, des soldats français : « Depuis le début de l’opération, c’est la première fois qu’on voit des soldats français au sol. Ils sont, ce mardi, avec l’armée malienne, à 60 km au sud de Diabaly, dans la localité de Niono. Les populations témoignent : « les militaires français ont des blindés ; ils sont avec plus de 300 militaires maliens et ils vont à Diabaly ».
A Niono, les troupes ont été accueillies en libérateurs :
« Vive la France, vive les militaires maliens » ont scandé les populations.
Il faut dire que les raids de l’aviation française ont fragilisé les positions des djihadistes. Il y a eu, au moins six raids, selon une source sécuritaire malienne et à Diabaly, ce sont probablement des djihadistes affaiblis que les soldats maliens et français devraient rencontrer. Il y a ceux qui pensent qu’ils vont résister ; ceux qui pensent qu’ils vont plutôt se cacher dans les maisons et mener une guerrilla et ceux qui pensent qu’ils vont quitter les lieux en prenant soin d’éviter les avions français qui sillonnent toujours le ciel malien. »

19h14 : Situation très compliquée pour les habitants de Diabaly, au sud de Léré. Les islamistes sont toujours dans la ville. Selon les dernières informations obtenues par RFI, dans le quartier de Berlin – au sud de Diabaly – les islamistes ont caché leurs véhicules dans les concessions des habitants pour se protéger de nouveaux bombardements. Des quartiers périphériques de Diabaly ont été bombardés cette nuit, selon des témoins. Les hommes d’Abou Zeid – l’un des chefs d’Aqmi – ont du faire marche arrière, à la frontière mauritanienne, là encore en raison de raids français.

18h58 : Les militaires français seraient dans la région de Niono et se dirigent vers la localité de Diabaly afin d’apporter un soutien à l’armée malienne qui veut reconquérir cette ville tombée hier aux mains des islamistes, selon des sources contactées par RFI.

La ville de Konna, dont la chute avait déclenché l’intervention des forces françaises au Mali, n’a toujours pas été reprise par l’armée malienne aux djihadistes, a déclaré mardi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.
Ce dernier a également souligné que sur “le fuseau Ouest”, les groupes terroristes qui ont pris hier la ville de Diabaly, étaient encore “très présents” et qu’ils “menacent le sud” du pays.

Il a précisé que 1.700 soldats français étaient actuellement engagés dans l’opération, dont 800 sur le terrain.

Soldats Français au Mali:

La France déploiera “progressivement” 2.500 soldats au Mali pour lutter contre les groupes islamistes qui occupent le nord du pays, a déclaré à l’AFP l’entourage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Le président François Hollande avait annoncé un peu plus tôt depuis Abou Dhabi que le nombre de militaires français engagés dans ces opérations était de 750 et allait augmenter.

Une colonne d’une quarantaine de blindés français venus de Côte d’Ivoire est arrivée dans la nuit de lundi à mardi à Bamako, où elle a renforcé le dispositif luttant contre les forces jihadistes.

L’entourage du président français a par ailleurs indiqué qu’une partie des 700 hommes de la base d’Abou Dhabi était mobilisable ainsi que les six avions Rafale stationnés sur cette base, pour participer à l’opération Serval au Mali en cas de besoin.

 

Réfugiés:

Le nombre de réfugiés chassés par le conflit au Mali approche les 150.000 personnes dans les pays voisins, a indiqué le HCR et le nombre de personnes déplacées dans le pays est proche de 230.000, a précisé le bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

Le Haut Commissariat aux réfugiés a enregistré 144.500 réfugiés en provenance du Mali, dont 54.100 en Mauritanie, 50.000 au Niger, 38.800 au Burkina Faso et 1.500 en Algérie. Par ailleurs le Programme Alimentaire Mondial, qui distribue de la nourriture au Mali via plusieurs ONG a souligné qu’il lui manque un financement de 129 millions de dollars pour répondre aux besoins.

 

La France est soutenue par les Nations unies

En prenant l’initiative de réunir le Conseil de sécurité, la France dit vouloir agir au Mali dans la transparence. Personne autour de la table n’a soulevé de critiques. Pas même les Russes ni les Chinois qui approuvent cette intervention française. Reste la question du jour d’après.

Les groupes armés, dit le représentant français Gérard Araud, devront négocier. « Nous prouvons aux groupes armés du nord qu’ils ne pourront pas l’emporter par les armes, que la détermination française est totale : nous défendrons Bamako. Nous espérons donc que les groupes armés du nord, dont certains ont des revendications de longue date, comprendront que la seule voie est la reprise de la négociation entre le nord et le sud, c’est la solution politique », a déclaré l’ambassadeur français.

Le déploiement de la force africaine sous mandat de l’ONU, la Misma, est accéléré. Le général nigérian qui commandera cette force est déjà sur place. Les premiers contingents du Sénégal, du Togo, du Niger, du Burkina sont attendus au Mali dans les prochains jours. Mais si les Français sont impatients de passer la main, les experts militaires de l’ONU estime que cette force africaine ne sera pas prête à entamer la reconquête du nord du Mali avant plusieurs mois.

20h00 : Le Nigeria annonce que des militaires nigérians seront au Mali « avant la semaine prochaine » a indiqué le président nigérian Goodluck Jonathan. «Nos équipes techniques sont déjà au Mali. Donc, sans aucune doute, les troupes nigérianes seront au Mali avant la semaine prochaine” a-t-il dit.

19h50 : Le Nigeria annonce l’envoi de militaires nigérians « avant la semaine prochaine » selon le Président Goodluck Jonathan.

18h53 : L’Algérie a décidé, officiellement, de « fermer ses frontières  avec le Mali » a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani.

18h45 : L’armée mauritanienne se déploie à sa frontière avec le Mali, selon une source militaire à Nouakchott.

18h22 : Le Canada fournira un avion de transport pour assurer un soutien logistique à la mission française mais «il n’est pas question que le gouvernement du Canada participe directement à une mission militaire au Mali» a annoncé le Premier ministre Stephen Harper dans un communiqué.

18h05 : En Mauritanie – pays qui partage plus de 2000km de frontière avec le Mali – on suit la guerre avec inquiétude. Depuis le début des hostilités, le gouvernement s’est refusé à tout commentaire mais la classe politique est unanime : le pays ne doit pas s’engager dans la guerre au Mali.

17h51 : La réunion « exceptionnelle » des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne sur le Mali se tiendra probablement jeudi à Bruxelles. Selon Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, elle permettra de dresser le bilan des possibles actions de l’UE comprenant « le déploiement rapide de la mission EUTM visant à former et conseiller les forces armées maliennes, une assistance financière et logistique pour le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali (AFISMA), et tout autre soutien direct au gouvernement malien pour l’aider à faire face à la situation actuelle» a-t-elle précisé.

17h00 : En France, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, souhaite un débat sans vote au Parlement « rapidement » sur l’intervention française au Mali. Il s’apprête à rencontrer les responsables parlementaires, dans trois heures.

16h55 : Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne vont se réunir cette semaine. Une réunion “exceptionnelle” sur la situation au Mali, annonce le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Et la France devrait, par ailleurs, bénéficer du soutien des membres du conseil de sécurité des Nations unies qui se réunit ce soir.

16h48 : Le Premier ministre kényan Raila Odinga s’est dit « reconnaissant envers la France » pour son intervention militaire au Mali, dans une interview exclusive à l’AFP ce lundi.

16h20 : Selon le HCR, contacté par RFI,  les réfugiés maliens continuent de quitter la localité de Léré, au nord du Mali, pour se réfugier dans le camp d’urgence mauritanien de Fassala avant d’être transférés à celui de M’béra, à 50 km de la frontière. Ils gagnent la Mauritanie à pied ou en charrette pour éviter d’être confondus avec des colonnes de combattants rebelles et être pris pour cible. Hier, le HCR a recensé près de 300 nouveaux réfugiés au camp de M’béra, soit trois fois plus qu’au cours d’une journée ordinaire. L’agence des Nations unies a adopté un plan de contingence en vue d’un éventuel afflux de réfugiés.

La plupart des habitants ont fui Léré et les villages aux environs. Des raids de l’armée française ont visé, dimanche, des camps d’entraînements de jihadistes à la périphérie de Léré, située à une centaine de kilomètres au nord de Diabaly et à une soixantaine de kilomètres de la frontière mauritanienne.

Les bombardements ont sûrement tué de nombreux civils donc nous avons décidé de fuir“, a déclaré à RFI une femme d’un village à proximité de Tombouctou, à son arrivée  au camp de M’béra, après quarante huit heures de route. Plus au Nord, des témoins signalent également de nombreux départs de  familles de Kidal en direction de l’Algérie.

15h55 : Le Ghana annonce l’envoi au Mali de 120 experts techniques de l’armée en soutien à l’intervention militaire ouest-africaine.

14h30 : L’aviation française a mené de nouveaux raids sur la ville de Douentza selon des témoignages rapportés par l’AFP. « Des avions ont bombardé lundi, plusieurs fois, le quartier général des islamistes de Douentza. Il a été détruit, mais les islamistes n’étaient pas sur place », a déclaré un habitant.

14h15 : Plus tôt dans la journée, les rebelles ont affirmé sur RFI avoir le soutien des populations de Gao. Une déclaration contre laquelle s’insurge un habitant originaire de la ville, qui se trouve depuis deux semaines à Bamako.

14h00 : Les rebelles touaregs du MNLA se disent prêts à aider la France selon un responsable.

13h00 : Au Niger, le président Mahamadou Issoufou a réuni un Conseil de sécurité national concernant la situation au Mali. Le Niger a confirmé sa participation à la force de la Cédéao qui doit se déployer dans le pays. « Un conseil de Défense aura lieu demain suivi d’un Conseil des ministres », a déclaré Hassoumi Massaoudou, le directeur de cabinet du chef de l’Etat.

12h30 : Notre correspondant au Mali, Serge Daniel, fait le point sur RFI sur la montée en puissance ce matin des bombardements français : « Toutes les personnes interrogées le confirment. On assiste à un véritable déluge de feu. Au nord de Gao, par exemple, il y a une localité qu’on appelle Taoussa. C’est une importante localité où se trouve la plus importante base du Mujao. Elle a été détruite, selon des témoins. À la périphérie de la ville de Gao également, il y a deux autres bases, des camps d’entraînement qui ont été détruits, et à Gao même un local, un repère, appartenant aux jihadistes a été touché.

Au total, après des recoupements, dans la région de Gao, on compterait facilement une centaine d’islamistes tués et de très nombreux autres blessés. Parmi les tués, il y a le fameux Abdoulah Abdoulah. C’est le nom du seul subsaharien à diriger une katiba au sein du Mujao. Il est de nationalité béninoise. Parmi les blessés, vous avez l’adjoint au financier du mouvement, et on parle également d’Abdoul Hakim, qui est de l’état-major du Mujao.

Un peu plus au nord-est, il y a eu également des frappes, selon des témoins. Un camp d’entraînement et du matériel, ont été détruits. On parle là également de nombreuses victimes ».

12h54 : L’Union européenne confirme l’accélération de sa mission militaire de formation de troupes au Mali mais réaffirme que cette mission n’aura aucun rôle de combat.

12h30 : Selon plusieurs témoignages recueillis par RFI et l’AFP, la ville de Diabaly serait tombée aux mains des rebelles islamistes. Une information confirmée par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. « Nous savions qu’il y aurait une contre-offensive vers l’ouest, d’autant plus que là se trouvent les éléments déterminés, les plus structurés, les plus fanatiques », a déclaré le ministre sur BFM-TV.

Sur RFI, un habitant de Diabaly témoigne de l’entrée en ville des islamistes : « Depuis sept heures du matin, les rebelles sont entrés dans la ville. Ils ont semé la panique. Ils sont nombreux parce que tous les postes que contrôlaient les militaires sont aux mains des rebelles maintenant. [Bruits de tirs par balle] En rentrant ils ont profané le nom de Dieu et de l’islam, et ils sont rentrés dans la ville. Franchement, je ne sais pas ce qu’ils cherchent. Tout ce qu’on sait c’est qu’ils nous dérangent. On ne voit aucun militaire malien à Diabaly. On voit même des véhicules de l’armée malienne avec des rebelles ».

11h40 : Informations RFI d’une source proche du ministère de la Défense à Paris qui annonce des frappes aériennes françaises cette nuit et ce matin sur des pick-up d’islamistes dans le secteur au nord-ouest de Diabaly et au nord de Konna. Cette source dément les bombardements sur Kidal et Tombouctou et dénonce des « tentatives de manipulations ». Une information qui est aussi démentie par une élue locale déplacée à Bamako et surtout par un habitant de Kidal, joint au téléphone ce matin par le correspondant de RFI dans la capitale malienne David Baché : « pas de tirs, pas d’avions, il n’y a rien, assure-t-il. Les islamistes ne sont pas là. Mais il se passe des choses à Tessalit ». Une information strictement impossible à confirmer : les communications ne passent pas vers Tessalit.

11h30 : Suite aux raids qui ont visés la ville de Léré 294 refugiés maliens ont été enregistrés dans un camp du HCR à M’bera en Mauritanie. Selon MSF Mauritanie, joint sur place, le flux de réfugiés est continu jour et nuit.

11h15 : Le ministre français de la Défense annonce un repli des groupes islamistes dans la partie est du pays. Les forces françaises restent aux prises avec un « point difficile » à l’ouest a précisé Jean-Yves Le Drian.

 

 

 

La petite ville de Diabali, à 400 km au nord de Bamako, est tombée aujourd’hui aux mains des djihadistes, en dépit de l’intervention française qui bombarde leurs colonnes et leurs positions, a indiqué un élu de la ville.

“Les islamistes sont dans la ville de Diabali. Ils sont nombreux. Ce matin, ils ont échangé des tirs avec les militaires maliens, puis les tirs ont cessé et les islamistes sont entrés dans la ville”, a-t-il expliqué, après avoir requis l’anonymat. Diabali est située au centre-ouest du Mali. La France a confirmé la prise de la ville.

Plus tôt, nous apprenions que l’armée malienne et les forces françaises étaient de fait confrontées à “un point difficile” dans l’Ouest du pays. “La situation (…) évolue favorablement”, a toutefois déclaré Jean-Yves Le Drian lors d’une déclaration dans la cour de l’Elysée, à l’issue d’une réunion interministérielle sur la situation au Mali sous la présidence de François Hollande.

 

« La France a attaqué l’islam. Nous allons frapper le cœur  de la France. Au nom d’Allah, nous allons frapper le coeur de la France », a déclaré à l’AFP Abou Dardar, l’un des responsables du Mujao dans le nord du Mali, joint par téléphone par l’agence depuis Bamako.

Interrogé sur l’endroit où ce « cœur » de la France serait frappé, Abou Dardar, dont les propos étaient traduits par un proche, a affirmé : « Partout. A Bamako, en Afrique et en Europe ».

Le responsable du Mujao a également évoqué le sort des huit otages français détenus au Sahel. « Nous allons faire aujourd’hui un communiqué sur les otages. À partir d’aujourd’hui, tous les moudjahidines sont ensemble », a t-il ajouté.

Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) détient depuis le 16 septembre 2010 quatre employés du groupe nucléaire français Areva et de son sous-traitant Satom, enlevés au Niger, et depuis novembre 2011 deux Français capturés dans le nord du Mali. Une septième personne a été enlevée le 20 novembre dans l’ouest du Mali par le Mujao.

Abou Dardar a refusé de donner un bilan des raids des hélicoptères et avions de combat français contre les positions des islamistes armés. « Je n’ai rien à dire sur ces affaires. Je n’ai rien à dire, mais tous les moudjahidines qui sont morts, sont allés au paradis », a-t-il dit.

Selon le témoignage d’habitants de Gao, une soixantaine de jihadistes auraient été tués dans la ville dimanche lors des raids menés par les avions Rafale de l’armée française.

 

Les armées Africaines se préparent, revue des troupes qui s’engagent au Mali

  • Niger : 500 hommes prêts au départ

Cela fait plusieurs semaines que le bataillon nigérien composé de 500 hommes attend le feu vert de l’Assemblée nationale pour entrer en action. Prépositionnés non loin de la frontière malienne, ils ont subi pendant plusieurs mois des entraînements intensifs par des forces spéciales occidentales.

Leur départ du Niger est imminent, assure-t-on. Le président Mahamadou Issoufou vient d’ailleurs de convoquer une session extraordinaire de l’Assemblée nationale concernant le nord du Mali. Préparé à toute éventualité, l’état-major général des forces armées nigériennes a rassemblé plusieurs milliers de soldats le long de la frontière avec le Mali. Un important dispositif de sécurité quadrille également les montagnes de l’Aïr pour éviter que, dans leur fuite, les islamistes ne sanctuarisent ces lieux.

Un autre bataillon prêt à foncer au nord du Mali est celui du colonel malien Gamou. Les 500 soldats maliens réfugiés avec armes et bagages au Niger sont déjà prêts. Tous les permissionnaires ont d’ailleurs été rappelés pour la circonstance.

Sur le tarmac de Niamey, des avions militaires en provenance du Nigeria sont attendus. Aux côtés des drones français, des hélicoptères nigériens MI-21 et bien d’autres, dit-on, participeront par air à la libération du nord du Mali.

  • Le Bénin, dans un bataillon conjoint avec le Togo

Déjà présentes en République démocratique du Congo et en Côte d’Ivoire, les forces armées béninoises s’engagent sur le théâtre malien dans un bataillon conjoint avec le Togo. Selon le contre-amiral Denis Gbessemehlan, chef d’état-major général, le Bénin va déployer une compagnie d’infanterie motorisée, des policiers et des gendarmes. Les forces de ce bataillon bénino-togolais se retrouvent chacune de son côté en camp de cohésion, un ultime rassemblement de contrôle matériel et technique avant le déploiement.

La présence des forces françaises aux côtés de l’armée malienne a accéléré les choses auprès des autorités de Cotonou. Après son appel à Québec en direction de l’Otan et de toute la famille francophone, le président béninois Boni Yayi, dans un courrier adressé à son homologue français ce dimanche, se félicite du rôle de leadership qu’exerce la France en engageant ses troupes, conformément à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.

  • Le Sénégal apporte son aide

Le Sénégal a également annoncé qu’il allait déployer un bataillon de 500 hommes au Mali. Explications et précisions :


20h15: Raids aériens à Gao

Les informations en provenance de Gao, la grande ville du nord-est du Mali, sont unanimes : de nombreuses bases jihadistes ont été détruites par des frappes aériennes françaises ce dimanche 13 janvier et les combattants du Mujao ont évacués la ville.

Principales cibles de ces raids : les dépôts de munitions et d’armes aux abords de Gao mais aussi le camp militaire des islamistes situé tout près de l’aéroport.

plan_attaque_mali_armee_francaise_ansardine_mujao_islamistesLe ministère français de la Défense a confirmé dans l’après-midi que quatre avions Rafale ont décollé de France avant de bombarder des camps d’entraînement, des infrastructures et des dépôts de carburant constituants les bases arrière des groupes terroristes dans la région.

Des raids ont aussi eu lieu plus à l’ouest, à Léré. Selon plusieurs sources, la base militaire de cette ville au sud de Tombouctou était tenue par des islamistes depuis plusieurs semaines. Elle a été entièrement rasée.

Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, affirme que l’objectif de la France est de mener « une lutte implacable contre les groupes terroristes en réduisant leurs capacités partout où ce sera nécessaire ».

Un dispositif militaire qui prend de l’ampleur au fil des heures

Côté français, l’opération Serval mobilise plusieurs centaines d’hommes venus de détachements en Afrique mais aussi directement de France. Des hélicoptères, une dizaine d’avions de combats, de ravitaillement et de surveillance aérienne sont mis à contribution. Les Mirages F1 et Mirage 2000 ont été utilisés dans un premier temps, et désormais les Rafale.

Le dispositif de renseignement a, lui aussi, été renforcé. Niamey devient rapidement une tête de pont capitale pour l’armée de l’Air française, d’où pourront décoller et atterrir les hélicoptères – Niamey étant la capitale régionale la plus proche du nord du Mali, à proximité de Gao.

Une opération à dimension internationale

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont déjà promis une aide logistique et du partage de renseignement à Paris. Dans le même temps, la Misma, la force africaine de la Cédéao, se met elle aussi en place.

Le général nigérian Shehu Abdulkadir, qui coordonne la Misma, est déjà sur place à Bamako  pour préparer l’arrivée des troupes africaines. Quatre bataillons nigérien, nigérian, togolais et burkinabè sont en alerte, soit au total 2 000 hommes. D’autres Etats africains membres de la Cédéao ont annoncé ce dimanche 13 janvier leur participation à cette mission africaine de soutien à l’armée malienne : le Sénégal et le Bénin. De son côté, le Tchad n’a pas exclu l’envoi de troupes.

Enfin, des militaires français sont également arrivés à Bamako pour sécuriser les ressortissants français dans la capitale. Une dizaine de gendarmes du GIGN sont également présents pour renforcer la sécurité de l’ambassadeur et des locaux diplomatiques français à Bamako.

 

17h11: Des bases jihadistes ont été détruites par des frappes aériennes françaises dans leur fief de Gao (nord) et les combattants islamistes ont évacué la ville, ont indiqué aujourd’hui des habitants de cette ville du nord du Mali et une source de sécurité régionale.

“Il y a eu une dizaine de frappes, dans Gao et près de Gao. Toutes les bases des islamistes ont été détruites”, a déclaré un habitant contacté par téléphone. Une source sécuritaire régionale a confirmé que “les principales bases” des islamistes, à Gao et dans sa périphérie, ont été “mises hors d’usage” par les raids français.

 

16h10: Les forces militaires françaises au Mali affrontent des groupes islamistes “bien équipés, bien armés et bien entraînes”, dotés “d’un matériel moderne, sophistiqué”, a souligné  l’entourage du chef de l’Etat à l’Elysée. “Ce qui nous a beaucoup frappés, c’est la modernité de leur équipement, leur entraînement et leur capacité à s’en servir”, a affirmé l’Elysée. Ces groupes armés ont “montré comment ils pouvaient endommager un hélicoptère et blesser mortellement son pilote”, a-t-on souligné.

Une référence au pilote français, le lieutenant Damien Boiteux du régiment d’hélicoptère de combat (RHC) de Pau, mortellement blessé vendredi lors d’une intervention contre une colonne se dirigeant vers deux villes de la partie sud du Mali, Mopti et Sévaré. Selon la Défense, ce militaire a été tué par un tir d’arme légère d’un combattant islamiste alors qu’il se trouvait dans un hélicoptère Gazelle.

“A l’origine, on pouvait penser qu’il s’agissait de quelques soudards à bord de Toyota avec quelques armes, ils se révèlent en réalité bien équipés, bien armés et bien entraînés”, ajoute-t-on de même source, notant que les groupes islamistes “ont récupéré en Libye un matériel moderne sophistiqué, beaucoup plus robuste et efficace que ce qu’on pouvait imaginer”.

Concernant la suite de l’opération française, “le mot important c’est +l’africanisation+, c’est-à-dire le déploiement rapide de la force africaine. La situation au Mali justifie l’accélération de son déploiement parce que c’est aux Africains de rétablir l’intégrité du Mali”.

Au troisième jour de son intervention au Mali, l’armée française poursuit ses opérations visant à “liquider” les groupes islamistes. Un haut responsable du mouvement Ansar Dine aurait été tué dans les combats à Konna.

  • Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a indiqué dimanche 13 janvier que de nouveaux raids aériens de l’armée française étaient en cours au troisième jour de l’intervention de l’armée régulière malienne appuyée par Paris pour “liquider” la rébellion islamiste.  “Il y a des raids en permanence. Il y en a en ce moment, il y en a eu cette nuit, il y en aura demain”, a déclaré le ministre sur Europe 1, soulignant que l’avancée des groupes armés n’est pas “totalement empêchée”. Jean-Yves Le Drian est aussi revenu sur la “nécessité” de l’intervention de la force française, composée d’environ “400 hommes”, estimant que la capitale Bamako serait tombée aux mains des islamistes en “deux ou trois jours” sans l’action de la France.

 

Dimanche 13 Janvier 2013 09h07:

Barack ObamaLa réaction américaine aux frappes aériennes françaises a été jusqu’à présent discrète. Pour Washington, l’intervention française est certainement un soulagement.

L’administration Obama n’aime pas les actions unilatérales, préférant agir de concert avec la communauté internationale. Elle pourrait offrir un soutien logistique à la France, l’assistance de ses services de renseignement, et peut-être même des drones.

Pour les Américains, le Mali est un peu un « remake » de la Libye où Nicolas Sarkozy avait joué un rôle décisif. Il avait été le leader et l’Amérique avait suivi. François Hollande a agi de même et cela lui vaut les compliments des conservateurs qui, d’habitude, ne sont guère portés à la dithyrambe à l’égard d’un socialiste.

Le Wall Street Journal, propriété de Rupert Murdoch, salue sa décision qui, note-t-il avec une pointe de sarcasme, a coïncidé avec l’annonce par Obama d’une accélération du retrait américain d’Afghanistan.

Le quotidien salue «  les Français qui ont agi seuls et de façon décisive plutôt que de laisser un pays assiégé par al-Qaïda attendre que les beaux parleurs de l’ONU fassent plus que simplement parler ».

 

19h55:

Les bombardements aériens français et les combats autour de la ville de Konna ont fait plus de 100 morts dans les rangs des rebelles et ceux des forces gouvernementales, ont indiqué aujourd’hui l’armée malienne et des témoins.

Un officier du QG des forces maliennes à Bamako a déclaré que “plus de 100” rebelles avaient été tués, tandis qu’un commerçant de Konna a comptabilisé 148 cadavres, et parmi eux des dizaines des soldats gouvernementaux.

“Nous les avons chassés, nous sommes effectivement à Konna”, a dit à Reuters le porte-parole du ministère malien de la Défense, le lieutenant-colonel Diaran Koné.

“Nous ne savons pas s’ils ont posé des mines ou d’autres pièges, donc nous avançons avec précaution. Il y a eu de nombreux morts des deux côtés”, a-t-il ajouté.

18h50 : «Un coup d’arrêt a été porté à nos adversaires » au Mali, a déclaré François Hollande. « La France n’a pas d’autre but que la lutte contre le terrorisme », a précisé le président français.

17 h : Un nouveau conseil de Défense sera réuni à l’Elysée, dimanche 3 janvier à 15h, par le président François Hollande.

16h45 : Quelques dizaines de manifestants musulmans se sont rassemblés devant l’ambassade de France à Londres pour protester contre l’intervention militaire française au Mali.

16h25 : José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne a salué samedi à Marseille « la courageuse action des troupes françaises » au Mali et en Somalie, après avoir exprimé ses « sincères condoléances » pour les victimes.

16h20:Le Niger annonce l’envoi d’un bataillon de 500 soldats pour participer à la force de la Mission internationale de soutien (Misma) au Mali.

16h15 : Selon le ministre ivoirien de l’intégration africaine, Ally Coulibaly, « les premiers soldats de la force ouest-africaine pourraient arriver dès dimanche » au Mali.

16h : Alger exprime son soutien « sans équivoque » aux autorités maliennes.  « Il faut noter que c’est en toute souveraineté que le Mali a demandé l’aide de puissances amies pour renforcer ses capacités nationales de lutte contre le terrorisme » a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Amar Belani.

15h : Selon l’état-major malien, les forces maliennes appuyées par des forces françaises, ont pris le contrôle complet de la ville de Konna ce samedi après de violents affrontements qui ont fait « une centaine de morts » dans les rangs des combattants islamistes venus du Nord.

14h25 : Le Burkina va envoyer un bataillon de 500 hommes au Mali.

L’intervention militaire de la France contre les islamistes au Mali aura des “conséquences” pour les ressortissants français à travers le monde musulman, a déclaré aujourd’hui un porte-parole du groupe rebelle Ansar Dine.

“Il y a des conséquences, non seulement pour les otages français, mais aussi pour tous les ressortissants français où qu’ils se trouvent dans le monde musulman”, a déclaré Sanda Ould Boumama à Reuters. “Nous allons continuer à résister et à nous défendre. Nous sommes prêts à mourir au combat.”

“Vous creuserez la tombe de vos propres enfants”

Vendredi, un porte-parole d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), évoquant le sort des otages français aux mains de groupes islamistes en Afrique, avait déjà invité la France à reconsidérer son intervention. “Stoppez votre assaut contre nous, ou vous creuserez la tombe de vos propres enfants”, a prévenu Abdallah al Chinguetti dans une vidéo mise en ligne sur internet.

13h50 : Le président François Hollande reçoit José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, pour évoquer la position de l’Europe sur le Mali.

L’armée malienne, qui a pris le contrôle de la ville de Konna (centre) après de violents affrontements avec les islamistes, a fait “une centaine de morts” dans le camp de ses adversaires, a affirmé le lieutenant Ousmane Fané, de l’état-major de la région des combats.

“Nous avons fait des dizaines de morts, même une centaine de morts parmi les islamistes à Konna. Nous contrôlons la ville. Totalement la ville”, a déclaré le lieutenant Fané, joint à l’état-major de Mopti, région dans laquelle est située Konna, sans plus de détails.

Samedi 12 Janvier 2013 à 12h28:

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a affirmé aujourd’hui qu’un pilote français a été tué hier au Mali lors d’un raid des forces françaises. Le lieutenant concerné a été dans un premier temps blessé après un tir d’arme légère. Hospitalisé à Mopti, il a succombé à ses blessures.

Le ministre a par ailleurs précisé que d’autres frappes ont eu lieu cette nuit au Mali. Des unités françaises sont par ailleurs déployées à Bamako depuis hier soir pour protéger les ressortissants français.

Un conseil de Défense se tiendra aujourd’hui à 15h, sur convocation de François Hollande. Jean-Yves Le Drian a précisé que les opérations au Mali et en Somalie sont déconnectées.

13h : Les islamistes n’ont pas complètement déserté Konna. Certaines poches de jihadistes résistent encore dans le sud de la ville.

12h40 : L’armée malienne qui dit contrôler Konna affirme que les combats qui s’y sont déroulés ont fait une centaine de morts dans le camp des jihadistes.

12h20 : Des témoins rapportent avoir vu des dizaines de corps d’islamistes dans la zone des combats.

12h15 : Le président malien par intérim Dioncounda  Traoré a remercié François Hollande pour l’intervention militaire de la  France au Mali et faire « un point sur les opérations ».

12h00 : Le président malien Dioncouda Traoré reporte la visite qui était prévue mercredi à Paris, annonce l’Elysée.

11h20 : François Hollande annule son déplacement à Marseille, en raison de la situation au Mali. Un conseil de Défense est convoqué à l’Elysée à 15h.

11h15 : Un soldat français a été mortellement blessé lors d’un raid hélicoptère « contre une colonne terroriste » se dirigeant vers deux villes de la partie sud du Mali après la prise de Konna  (centre) vendredi, annonce Jean-Yves Le Drian. « Dans ce combat intense, l’un de nos pilotes a été mortellement blessé », a précisé le ministre de la Défense.

11h10 : Déploiement de soldats français à Bamako depuis vendredi soir pour « protéger les ressortissants français », annonce Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

10h : Jointe par RFI, une habitante de Konna décrit la situation pendant la nuit comme « l’enfer qui tombait du ciel ». Elle confirme que les troupes maliennes auraient pris la ville avec l’appui des hélicoptères français, infligeant des pertes aux jihadistes qui se seraient enfuis. La ville est bouclée, personne n’entre ou ne sort. Il y a peu d’électricité, ce qui complique notamment le chargement des téléphones portables.

9h : Les communications avec Konna sont interrompues. Incertitude sur la reprise des combats.

Vendredi 11 Janvier à 22h00: Le président malien par intérim Dioncounda Traoré a exhorté ce soir ses compatriotes à “la mobilisation générale” autour de l’armée malienne, engagée dans une offensive contre des groupes islamistes contrôlant le nord du pays et envisageant de progresser vers le Sud. “Je l’ai dit et répété, la guerre n’est pas notre choix. Notre choix, c’est la paix, encore la paix et toujours la paix. Mais on nous impose la guerre. Nous porterons une riposte cinglante et massive à nos ennemis”, a déclaré Traoré.

21h00 : « Reprendre, des mains des djihadistes, la localité de Konna est très rapidement possible » a affirmé une source militaire étrangère que RFI a pu joindre sur place.

19h26 : Les troupes de la Cédéao envoyées au Mali seront dirigées par un Nigérian dont l’ adjoint est originaire du Niger, selon une source contactée par RFI.

19h00 : La Cédéao autorise l’envoi immédiat de troupes au Mali « pour aider l’armée malienne à défendre l’intégrité du territoire » selon un communiqué signé par le président ivoirien, Alassane Ouattara, qui dirige actuellement la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest.

18h50 : Entrée en vigueur de l’état d’urgence au Mali. Le ministre de l’Administration du territoire, Moussa Sinko Coulibaly a indiqué que la mesure entrait en vigueur « immédiatement et sur toute l’étendue du territoire national ».

Le président a confirmé vendredi le déploiement des forces françaises aux côtés de l’armée malienne, pour l’aider à repousser les groupes islamistes armés qui contrôlent le nord du pays.

• François Hollande officialise l’engagement de l’armée française

Lors d’une brève intervention télévisée vendredi soir, le président François Hollande a confirmé que les forces françaises avaient apporté cet après-midi leur soutien à l’armée malienne dans les combats contre les groupes islamistes qui contrôlent le nord du pays. «Cette opération durera le temps nécessaire», a-t-il affirmé, rappelant que cette intervention se faisait dans le cadre de la légalité internationale. «La France sera toujours là lorsqu’il s’agit des droits d’une population qui veut vivre libre et dans la démocratie», a ajouté le chef de l’Etat.

La présidence a précisé que la décision d’intervention avait été prise «vendredi matin en accord avec (le président malien Dioncounda) Traoré», qui avait sollicité jeudi soir l’aide militaire de Paris afin de repousser l’offensive des groupes islamistes et d’éviter la contagion du conflit au sud. Dioucounda Traoré, qui doit s’adresser ce soir aux Maliens, rencontrera le chef de l’Etat mercredi à Paris. D’ici là, le Parlement français sera saisi, dès lundi.

De leur côté, les pays d’Afrique de l’Ouest ont également autorisé le déploiement immédiat de troupes au Mali.

• Paris appelle les Français à quitter «provisoirement» le Mali

En raison de l’aggravation de la situation sécuritaire, le Quai d’Orsay recommande désormais aux ressortissants français dont «la présence n’est pas indispensable au Mali» de «quitter provisoirement le pays». «En tout état de cause, il est recommandé à nos compatriotes résidant sur place de faire preuve de la plus extrême vigilance, de se tenir informés de l’évolution de la situation et de respecter les consignes de sécurité de l’ambassade», ajoute le ministère.

• Les familles des otages inquiets

Le père d’un des huit otages français détenus par des groupes islamiques au Sahel a exprimé son inquiétude croissante après l’annonce de l’engagement de forces françaises aux côtés de l’armée malienne. «Je constate que nous sommes dans une position où nous subissons les choses. Il y a une série de choses qui s’enchaînent qui nous tombent dessus», a dit Jean-Pierre Verdon, père de Philippe Verdon, sur RTL. «Nous sommes en situation de subir. Notre inquiétude va croissant, c’est une angoisse qui prend un corps de plus en plus consistant», a-t-il ajouté. Selon lui, les autorités ont «tout mis en oeuvre pour essayer de trouver des solutions» en vue de la libération des otages, «mais ça n’a pas abouti». Philippe Verdon et Serge Lazarevic ont été enlevés le 24 novembre 2011 au Mali par Aqmi. Vendredi, le président de leur comité de soutien a demandé que François Hollande fasse intervenir les forces spéciales françaises pour libérer les otages dans les camps où ils sont détenus.

• Les rebelles tentent d’avancer vers le sud

L’armée malienne, soutenue donc par des troupes françaises et européennes, a déclenché une contre-offensive vendredi pour reprendre la ville de Konna, prise la veille par des djihadistes au centre du pays. Depuis plusieurs jours, des combats ont éclaté sur une ligne de front entre le nord, contrôlé depuis fin juin par les groupes islamistes, et le sud tenu par les forces gouvernementales.

Mali_conflit_france_islamistes• «Il n’y aura pas uniquement de solution militaire»

Jeudi soir, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté une résolution demandant «un déploiement rapide» de la force internationale au Mali devant «la grave détérioration de la situation» sur le terrain. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Wasterwelle, «très préoccupé par la nouvelle escalade de violence», avait tout de même appelé à «intensifier les efforts politiques», soulignant qu’«il n’y aura pas de solution uniquement militaire du problème du Mali».

 

14h54 : L’Union européenne estime qu’une accélération de l’engagement international au Mali est nécessaire.

14h45: Un habitant de Konna témoigne que le calme règne désormais sur la ville. Depuis la mi-journée, il n’a plus entendu de tirs. Il n’y aurait plus de présence de jihadistes dans le centre-ville.

14h15 : La France demande à ses ressortissants dont la présence au Mali n’est pas indispensable de quitter le pays.

13h50 : Une source diplomatique française a confié officieusement à RFI l’arrivée sur place d’une trentaine de membres de forces spéciales françaises afin de préparer une intervention aérienne et de troupes au sol. L’opération d’assistance prévue depuis longue date s’est manifestement transformée en opération d’urgence après les évènements de jeudi.

13h40 : Selon un témoin contacté à Konna des tirs sont entendus au sud de la localité, sur la route de Sévaré. Par ailleurs, des convois de combattants jihadistes ont fait route vers le sud.

13h30: Un entretien est en cours entre les ministres français et américain de la Défense à propos de la situation au Mali (sources françaises).

12h40 : Un officier de l’armée malienne a confié à l’AFP que des appareils militaires de « pays amis » sont utilisés lors de la contre-offensive menée par l’armée régulière sur la ville de Konna.

12h37 : Selon notre correspondant au Mali, Serge Daniel, l’armée malienne a lancé une contre-offensive anti-islamistes pour récupérer la ville de Konna. Ce que l’armée confirme, c’est que ses troupes de Sévaré sont en train de monter vers Konna pour renforcer leurs dispositifs situés à mi-chemin et pour donc reprendre la ville de Konna avec le soutien de soldats, de matériel, d’avions étrangers.

Serge Daniel rapporte également les propos d’un proche du président malien qui se réjouit des déclarations de François Hollande plus tôt ce matin : « La France a compris notre message. Nous sommes très satisfaits ». Ce proche insiste aussi sur la rapidité de la réaction de la France par rapport au Mali.

12h30 : Selon des sources françaises, l’opération d’assistance à l’armée malienne a bel et bien été déclenchée. Des forces spéciales françaises ont été déployées sur le terrain pour préparer une intervention aérienne mais aussi une opération terrestre.

12h10 : Selon une source diplomatique française, le président malien Dioncounda Traoré est attendu mercredi prochain à Paris pour rencontrer François Hollande.

11h45 : Selon un témoin contacté par téléphone, il y a eu un peu plus tôt dans la matinée des échanges de tirs entre deux hélicoptères blancs et les jihadistes sur Konna.

 

Mises à jour Vendredi 08h30:


 

Poursuivant leur offensive, les islamistes se sont emparés de la localité de Kona, qui constitue la porte du Nord désertique du Mali, jusqu’ici tenue par l’armée, au terme de violents combats. De son côté, Bamako demande l’aide militaire de Paris.          

Au terme de deux jours de violents affrontements entre l’armée et les islamistes, les rebelles djihadistes ont annoncé jeudi soir la prise de la localité de Kona, dans la région de Mopti, au centre du pays. Une zone proche de la ligne de partition qui coupe le Mali en deux, les groupes islamistes armés occupant le Nord depuis neuf mois.

 

Mises à jour Jeudi 19h08:

Selon un responsable du groupe islamiste Ansar Dine, ils seraient entrés dans la ville de Konna, jusqu’ici contrôlée par l’armée. “Nous sommes actuellement à Konna pour le jihad. (…) Nous contrôlons la cité presque en totalité. Après, nous allons continuer” à progresser vers le Sud, a dit Abdou Dardar, joint par téléphone depuis Bamako et dont les propos ont été traduits à l’AFP par un interprète nigérien.   Plus tôt dans la journée de jeudi, des “affrontements se déroulaient dans le petit village de Koko, situé entre les localités de Konna et de Boré”, dans la région de Mopti, selon un représentant local d’une ONG étrangère . “Il y a de violents coups de feu”, a affirmé la même source.

rebelles-islamiste-ansardine“Ça a repris. Selon certains, c’est l’armée malienne qui a repris l’initiative parce qu’elle veut aller jusqu’à Douentza. Mais, pour d’autres, ce sont les islamistes qui ont tiré les premiers et l’armée riposte”, a affirmé de son côté un haut fonctionnaire malien en poste à Mopti, chef-lieu de la région éponyme. Douentza, une localité située à 145 km au nord-est de Mopti, est sous le contrôle des islamistes.

Ces nouveaux affrontements surviennent au lendemain d’échanges de tirs à l’arme lourde dans la nuit de mercredi à jeudi dans la même région de Mopti entre les islamistes et l’armée. Cette dernière affirme pour sa part avoir repoussé une incursion des djihadistes.

“Nous avons déclenché les opérations contre l’ennemi, qui a tenté de faire face. Nous allons les déloger”, a ainsi déclaré mercredi 9 janvier au soir un militaire malien joint par l’AFP à Kona, sans donner plus de détails.

 

Mercredi 9 Janvier 2013:

Des militaires maliens déployés à Mopti (centre) échangeaient mercredi soir des tirs avec des islamistes armés occupant depuis plus de neuf mois le nord du Mali, a affirmé à l’AFP un militaire joint à Kona, localité proche de la limite des zones sous contrôle gouvernemental. “Nous avons déclenché les opérations contre l’ennemi, qui a tenté de faire face. Nous allons les déloger”, a dit ce militaire, sans plus de détails.

Kona est proche de la ville de Mopti, capitale de la région du même nom, et elle a déjà été le théâtre, selon l’armée, d’une tentative d’attaque islamiste dans la nuit de lundi à mardi. Un habitant de Kona a parlé à l’AFP de tirs à l’arme lourde et d’une “guerre” entre l’armée malienne et les islamistes”. Selon lui, les affrontements seraient en cours depuis la fin de l’après-midi de mercredi.

combats_mali“On entend beaucoup de tirs. L’armée tire, les islamistes aussi”, a dit un autre habitant contacté par téléphone depuis Bamako. Aucune source n’a pu être jointe au sein des groupes islamistes armés Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et Ansar Dine, qui occupent le Nord et une partie de la région de Mopti. Reprise éventuelle des négociations autour du 20 janvier

Malgré les tensions et les violences, le ministre des Affaires étrangères malien Djibril Bassolé, s’est montré optimiste quant à un apaisement de la situation. Il a évoqué un retour de toutes les parties à la table des négociations “autour du 20 janvier”. “Le médiateur de la Cédéao pourra de nouveau rencontrer toutes les parties belligérantes avec le gouvernement de transition”, a annoncé le chef de la diplomatie malienne, qui souligne que les négociations n’avaient pas été boycotté. “Les parties ont demandé un délai pour ce préparer techniquement”, a-t-il expliqué. En dépit des combats qui font rage, Djibril Bassolé a bon espoir : “Cette fois, le médiateur à l’intention de proposer un cadre formel pour l’arrêt des hostilités”.

Thierry Barbaut
Avec France24.fr