Madagascar: La grande ile ne parvient pas à sortir de sa crise politique malgré les éléctions prévues en août

Les élections semblent promises à un échec de plus à Madagascar… C’est un constat accablant qui se profile avec des anciens chefs d’états dont certains accusé de putsch qui tentent de revenir sur le devant de la scène.

Un ile qui n’a pourtant pas besoin de ça, crise économique, infrastructures quasi-nulles, nouvelles technologies absentes… Madagascar doit chasser ses vieux démons et passer à la vitesse supérieure afin de s’associer et faire synergie avec les pays Africains en forte croissance.

Les atouts sont la, les matières premières, les ressources, l’attrait touristique, mais depuis la prise de pouvoir en 2008 d’Andry Rajoelina et la mise en place de la HAT (Haute Authorité de Transition) le pays s’effondre…

Quand à Andry Rajoelina, qui criait haut et fort qu’il ne se présenterais pas, force est de constater qu’il est bien candidat à la présidence de la république Malgache…

Didier RatsirakaSituation actuelle:

A Madagascar, le Conseil œcuménique des églises chrétiennes (FFKM) tente d’organiser un sommet des chefs d’Etat. L’objectif est de réunir, à Madagascar, l’actuel président de la transition Andry Rajoelina et ses trois prédécesseurs.

Une réunion pour essayer de sortir Madagascar de l’impasse politique dans laquelle elle se trouve alors que la tenue d’une élection présidentielle cette année est de plus en plus menacée. Mais plusieurs obstacles font durer les négociations, à commencer par le retour de Marc Ravalomanana.

Avec notre correspondant à Antananarivo,

C’est un projet ambitieux sur lequel travaillent les chefs des quatre Eglises chrétiennes. Un peu plus d’un mois après avoir organisé un conclave dont les résolutions sont restées lettre morte, le FFKM espère concrétiser au plus vite ce sommet des chefs d’Etats.

Dans l’entourage des protagonistes, les plus optimistes parlent de pourparlers très avancés, et d’une tenue possible de cette réunion d’ici dix jours. Pour d’autres, ce sommet soulèverait trop de problèmes dans un contexte déjà trouble.

Communauté internationale réticente

L’initiative implique le retour sur la Grande Île de Marc Ravalomanana. Renversé il y a 4 ans, l’ancien président est toujours exilé en Afrique du Sud, et Andry Rajoelina refuse son retour.

La position du président de la transition n’a pas changé, reconnaît son entourage. Autre difficulté : la communauté internationale. Ses représentants, sollicités, n’ont pas donné de réponse, font savoir les organisateurs.

Joints par RFI, plusieurs diplomates admettent craindre qu’une telle réunion ne compromette un peu plus la tenue d’élections cette année.

Thierry Barbaut
Pour Info Afrique

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