Macky Sall en visite à Paris

Signature d’un accord militaire et économique entre la France et le Sénégal

Le nouveau président de la République sénégalaise, Macky Sall, élu le 25 mars, est, depuis mardi, en visite officielle en France. Il a rencontré ce mercredi son homologue, Nicolas Sarkozy. Ils ont évoqué « le développement de la coopération franco-sénégalaise ». Un accord de défense et un accord budgétaire ont été signés à l’issue de leur rencontre.

Le président (fraîchement élu) de la République sénégalaise, Macky Sall, a été convié à un déjeuner ce mercredi par le président français, Nicolas Sarkozy, au Palais de l’Elysée. Un accord de coopération militaire et économique a été signé entre les deux présidents.
Macky Sall est arrivé en France mardi en compagnie du ministre des Forces armées, Augustin Tine, ainsi que du chef d’Etat-major général des Armées, le général Abdoulaye Fall.

Le président Sénégalais

Selon TV5 Monde, cet accord redéfinit les principes de coopération militaire entre la France et le Sénégal, et ce, en « toute transparence ». Celui-ci intervient à la suite de la décision préalablement prise par Nicolas Sarkozy et l’ex-président sénégalais, Abdoulaye Wade, de réduire l’effectif des troupes françaises à Dakar, passant ainsi de 1200 à 300 soldats.

Un accord budgétaire a également été signé au cours de cette rencontre. La France s’est engagé à débloquer 130 millions d’euros, dont 50 millions d’euros en juin 2012. Macky Sall a déclaré que ce prêt est « un gros ballon d’oxygène que la France accorde au peuple sénégalais ». Le Sénégal se trouve dans une grave situation économique. Ce prêt permettrait de redresser quelque peu la situation du pays.

Une économie pillée

Lors de son accession à la magistrature suprême en 2000, Abdoulaye Wade s’était réjoui d’hériter de 200 milliards de FCFA (environ 300 millions d’euros) d’Abdou Diouf dans les caisses du Trésor. Macky Sall ne peut malheureusement pas en dire autant. A la Présidence et dans certains ministères, l’argent s’est évaporé, le mobilier et le matériel informatique ont disparu et les véhicules se sont envolés au lendemain du départ de la présidence de l’ancien dirigeant.

Sources: afrik.com