L’accès et l’intégration grâce à des smartphones plus abordables

Les smartphones peuvent jouer un rôle déterminant dans la vie quotidienne des Africains. Mais seulement 48 % des Kenyans ont actuellement accès à un appareil connecté à Internet.

Le coût des smartphones constitue l’un des obstacles majeurs à l’adoption de l’Internet. C’est pourquoi en 2018 nous avons créé Android (édition Go), en association avec des opérateurs de réseaux mobiles et des fabricants d’appareils de tout le continent et du monde entier pour toucher le plus grand nombre. Il existe aujourd’hui plus de 1300 modèles d’appareils Android (édition Go) dans 54 pays africains, disponibles à partir de 27 USD.

Bien que le prix de vente moyen des smartphones en Afrique subsaharienne ait régulièrement diminué, une étude récente a montré que le coût moyen d’un appareil d’entrée de gamme est toujours supérieur à 60 % du revenu mensuel moyen. Cela signifie que la seule façon de le payer serait de recourir au crédit, qui est inaccessible à la plupart des personnes à faibles ou moyens revenus.

Aujourd’hui, Safaricom lance le dispositif « Lipa Mdogo Mdogo » (« Payer petit à petit »). Il s’agit d’un plan de financement conçu pour permettre aux Kenyans qui n’ont pas accès au crédit d’acheter facilement un nouveau smartphone Android (édition Go) et de le payer en plusieurs mensualités abordables. De cette manière, un nombre croissant de personnes peuvent désormais acheter le Neon Ray Pro, un smartphone 4G Android (édition Go), moyennant le versement d’un acompte de 1000 Ksh (environ 9 USD) suivi par des paiements quotidiens de 20 Ksh (~ 0,20 USD). Cela représente une réduction de 85 % du coût initial. C’est une aide significative pour une grande partie de la population qui est payée journellement.

La pandémie à coronavirus/Covid-19 a montré plus clairement que jamais que l’accès à des smartphones performants et abordables peut s’avérer d’une importance vitale. Lorsque Maryann, violoncelliste de l’orchestre des jeunes de Safaricom s’est retrouvée confinée dans sa maison de Nairobi, elle ne pouvait plus assister à ses cours de musique ni être en contact avec son professeur et ses amis. Le mois dernier, Maryann a reçu son premier smartphone grâce à un don de Safaricom, et a pu reprendre ses cours et se connecter avec ses amis virtuellement en utilisant Google Meet.

L’histoire de Maryann et de beaucoup d’autres confirme que nous devons continuer à investir pour rendre les smartphones plus accessibles à un plus grand nombre de personnes. En cette période de crise, l’amélioration de l’accès des Kenyans à Internet signifie que davantage de personnes pourront rester en contact avec leurs amis et leur famille, maintenir leurs entreprises à flot et faire face à l’évolution de la situation.

Publié par Mariam Abdullahi, Directeur, Partenariats Android et plateformes pour l’Afrique

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