Ghana : le pétrole fait exploser les investissements

La production de pétrole au Ghana intéresse au plus haut point l’Inde qui veut s’appuyer sur le secteur pétrolier et gazier de ce pays ouest africain pour porter le volume des ses échanges dans la sous région de 20 à 40 milliards de dollars US ( plus de 1000 à plus de 2.000 milliards FCFA) d’ici trois ans, a indiqué un responsable indien en visite à Accra.


« Nous ne cherchons pas à améliorer seulement nos relations commerciales avec l’Afrique de l’ouest, mais nous sommes à la recherche de plus de coopération dans le secteur du pétrole et du gaz », a indiqué Anand Sharma, cité par le site Ventures-africa.comSelon l’officiel indien, le commerce bilatéral entre l’Inde et le Ghana devrait atteindre 1 milliard de dollars en 2013. A cela s’ajoute la signature de plusieurs accords portant sur la construction d’infrastructures.« L’année dernière notre croissance avoisinait les 14 % et nous sommes à la recherche d’investissements dans les secteurs des infrastructures et des services », a déclaré de son côté le ministre ghanéen de l’industrie et du commerce, Hannah Tetteh assurant à son homologue que les investissements indiens dans le pays continueront d’être « rentables ».

Le montant total des échanges entre l’Afrique et l’Inde est estimé actuellement à 50 milliards de dollars et la région ouest africaine représente 20 % de ce montant, selon la même source.

Le pétrole, dont l’exploitation a commencé au Ghana en fin 2010, est en train de devenir la base de l’économie de ce pays.
Selon le rapport 2012 publié sur l’investissement mondial établi par la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le Ghana est devenu en 2011 le 3ème pays africain récepteur d’investissements directs étrangers (I.D.E) après l’Afrique du sud et le Nigeria. Le Ghana gagne ainsi 4 places, para rapport à l’année précédente (2010).

Les aides reçus par le Ghana en 2011, s’élève à 3,2 milliards de dollars, contre 2,5 en 2010 et 2 milliards en 2009. Ce succès s’explique, selon la Cnuced, par les investissements actuels dans le secteur pétrolier.

 
Thierry Barbaut
Source: Ouestaf news