Elections en Afrique: Mascarades et batailles de pouvoir

Pseudo-Elections en Afrique…

Tel un homme étranglant un autre homme, telle est la manière dont la pérennité au pouvoir d’un homme politique, étrangle les populations. Des hommes conscients de leur despotisme et hypocrites, n’hésitent pas à mettre en avant la mascarade républicaine ou démocratique.

La période électorale en Afrique, est semblable à un tsunami pour les dirigeants. Ce sont de grands enfants qui considèrent le pouvoir comme leur jouet préféré. Ils en  oublient la responsabilité et le devoir qu’impose ce moyen. Un moyen qui sait être égoïste entre de mauvaises mains. Ces hommes se lèvent fiers, devant des populations miséreuses et une communauté internationale ambiguë.

Une banalisation des règles, des principes et des valeurs de la société, traduite en un rejet de la constitution, est réellement une aberration imposée dans cette région du monde.

politique ventreIl semble aisé dans certains pays de modifier les modalités de désignation, les conditions d’accès ou la durée de mandat de la fonction de président.
Pauvre Constitution ? Dévalorisée. Du vulgaire papier. Comment peut-il y avoir une organisation ? Un ordre? Sans respect des lois ? Impossible. Anarchie et désordre sont maître mot dans une telle société. Effectivement, on observe un premier ministre de paille, chargé des affaires administratives, un parlement non représentatif de la population, ami avec l’exécutif et vidé de son rôle de contre-pouvoir. Un système judiciaire corrompu et doté d’une autonomie fictive.

Avec des populations sans minimum social, carence d’eau, d’électricité, de salubrité, de systèmes éducatifs supérieurs… et autres, il relèverait du miracle que la chose politique intéresse. Maintenir la tête des populations sous l’eau, serait-il une stratégie de maintien au pouvoir ? Car ventre affamé n’a point d’oreille.

L’alternance politique est l’oxygène d’un pays. Tout d’abord, elle permet de contrôler l’impact que l’excès de pouvoir peut avoir sur l’être humain, c’est un contre-pouvoir en son mécanisme même. Ensuite, elle est la manifestation de la souveraineté du peuple qui  ouvre la réflexion sur une vision nouvelle   vers le bien-être des sociétés. Enfin, le pouvoir renouvelé laisse entrevoir la concrétisation d’un avenir  toujours meilleur.

La planète entière se lasse de ce bourdonnement d’abeilles. L’Afrique est riche, elle le sait, la communauté internationale le sait. Pourquoi l’Afrique ne s’applique-t-elle pas ? Pourquoi est-ce l’Occident qui doit faire le gendarme ?

Africains, nous détestons-nous  à ce point ?

Ousialveck DJONA