Madagascar: Entretien avec le candidat Edgard Razafindravahy et ses solutions pour sortir Madagascar de la crise

Les Malgaches veulent sortir de la crise, et selon de nombreux sondages, ils ne font pas vraiment confiance aux hommes politiques mais sont unanimes sur le fait que cette Ă©lection est la solution inĂ©luctable à  l’amĂ©lioration de leurs conditions de vies.

 

C’est depuis 2009 que la HAT, Haute AutoritĂ© de Transition gouverne le pays, les derniĂšres Ă©lections dates de 2006 !

Andry Rajoelina pilote donc le gouvernement et la grande ßle. Maintes fois repoussées les élections sont confirmées pour le 25 Octobre, une date clé pour Madagascar qui attend fermement le nouvel homme qui sortira la deuxiÚme plus grande ßle du monde de la pauvreté.

Comment comprendre la situation Ă©conomique Ă©pouvantable de Madagascar quand le reste du continent affiche fiĂšrement une croissance de 5,6 % ?

Quelles solutions concrÚtes proposent les 34 prétendants ?

Info Afrique vous propose de dĂ©couvrir un candidat, et comme ils sont tous “numĂ©rotĂ©s” c’est le 34 Edgard Razafindravahy au hasard que nous avons choisi.

Entretien avec Edgard Razafindravahy

Thierry Barbaut:  Votre projet de refonte de l’éducation est enthousiasmant, pourriez-vous nous donner clairement le budget allouĂ©, les sources de financement et le planning de cette rĂ©forme ?

EDGARD-MARIE-NOE-RAZAFINDRAVAHYEdgard Razafindravahy: Notre projet vise avant tout Ă  transformer et dĂ©velopper le systĂšme Ă©ducatif Ă  Madagascar en amĂ©liorant l’accĂšs de tous les enfants Ă  l’école primaire ainsi que la qualitĂ© de leur Ă©ducation. En plus, il faut redonner la confiance du peuple Ă  leurs dirigeants. De ce fait, des mesures immĂ©diates seront prises dĂšs  mon ascension au pouvoir

– l’intĂ©gration des maĂźtres FRAM dans la Fonction Publique.

– la dotation de kits scolaires;

– la mise  en place d’une cantine scolaire et d’une infirmerie dans chaque fokontany, l’Ă©chelle administrative en dessous de la commune

Tout cela nĂ©cessite la modification du budget national en coopĂ©ration auprĂšs des bailleurs de fond internationaux. Les fonds existent mais leur utilisation n’arrive pas Ă  toucher le peuple malgache. De ce fait, l’essentiel est d’assurer une bonne gouvernance pour ĂȘtre crĂ©dible vis Ă  vis du peuple malgache et de la CommunautĂ© internationale. MalgrĂ© la crise pendant cette transition, le taux de croissance est de 3%, vous imaginez avec une bonne gouvernance, nous pourrons doubler cette croissance pour permettre des emprunts publics.

Thierry Barbaut:  Les Malgaches veulent croire en l’avenir, mais nomment comme responsable de la crise Ă©conomique les dirigeants, Ă©tonnamment 83% d’entre eux estiment que c’est l’élection prĂ©sidentielle qui pourrait changer leurs conditions de vie : Comment redonner espoir dans le long terme ?

Edgard Razafindravahy: Mon objectif principal c’est le bien ĂȘtre de mes compatriotes. Au cours de mes campagnes Ă  travers le pays, j’ai donnĂ© une nouvelle image de la propagande en Ă©vitant de faire un discours litanie  mais Ă  travers des questions posĂ©es par leurs reprĂ©sentants sociaux et que je rĂ©ponde par la suite. De ce fait, j’ai permis une adhĂ©sion populaire Ă  mon programme.

Et le rĂ©sultat ne se fait pas par attendre, partout oĂč j’aille, c’est vraiment une liesse populaire, pourtant sans  distribution de tee-shirt, ni argent. Avec cette nouvelle vision, le peuple malgache reprend de l’espoir et de la confiance. Mais il faut absolument que cela se traduit par des mesures gouvernementales qui vont affecter leurs conditions de vie dĂšs les premiers mois de mon ascension, et en plus il faut absolument que les dirigeants soient d’une exemplaire de vie exceptionnelle dans le respect des lois et des textes en vigueur. La lutte contre la corruption Ă  tous les niveaux fait partie de ma prioritĂ© gouvernementale.

 

Thierry Barbaut:  L’industrie touristique comme un des moteur de croissance : L’ensemble des opĂ©rateurs et des clients s’accordent sur le fait que l’ile possĂšde un potentiel Ă©norme. Comment, enfin parvenir Ă  une croissance ? Une rĂ©forme de la lĂ©gislation sur l’acquisition des terres par les Ă©trangers serait-elle possible ?

Edgard Razafindravahy: Madagascar possÚde une biodiversité exceptionnelle permettant de développer le tourisme. Cependant il faut construire des infrastructures adéquates, aéroports, transports  des chaßnes, assurer la formation, créant un environnement sécuritaire en matiÚre de santé, et de sécurité publique. La participation des investisseurs nationaux ou étrangers deviennent ainsi indispensable.

La loi fonciĂšre actuelle permet dĂ©jĂ  l’obtention de bail emphytĂ©otique dont sa durĂ©e de 99 ans constitue dĂ©jĂ  une certaine garantie des investissements. Je vais  surtout m’attacher aussi Ă  donner un climat de confiance auprĂšs ces investisseurs. Dans le contexte actuel, beaucoup de facteurs exogĂšnes pĂ©nalisent la gestion quotidienne d’une entreprise.

 

La biographie du candidat Biographie 03 avril

La page Facebook du candidat

 

Le programme et le Mot du Candidat Edgard Razafindravahy

Depuis l’indĂ©pendance, la pauvretĂ© a gagnĂ© davantage de terrain. En 2013, le taux de pauvretĂ© Ă  Madagascar se chiffre Ă  86% avec 4 millions de nouveaux pauvres chaque annĂ©e. Par ailleurs, la crise politique cyclique a dĂ©gradĂ© l’économie entrainant de fait une dĂ©pendance aux financements extĂ©rieurs. En dĂ©pit des financements des bailleurs de fonds et leur allocation dans dans les secteurs sociaux, le nombre d’enfants non scolarisĂ©s a augmentĂ© de 500.000 chaque annĂ©e depuis 2009. La perte de recettes publiques de l’Etat, due Ă  une faible croissance au cours des quatre derniĂšres annĂ©es a Ă©galement privĂ© ce dernier de ressources financiĂšres non-nĂ©gligeables.

Notre projet vise avant tout Ă  transformer et dĂ©velopper le systĂšme Ă©ducatif Ă  Madagascar en amĂ©liorant l’accĂšs de tous les enfants Ă  l’école primaire ainsi que la qualitĂ© de leur Ă©ducation. Ainsi, je vais considĂ©rer tous les enfants malgaches comme mes propres enfants en les donnant tous les moyens nĂ©cessaires afin qu’ils puissent poursuivre leurs Ă©tudes en toute tranquillitĂ©. Notre dĂ©fi sera d’envoyer tous les enfants malgaches Ă  l’école en leur donnant tous les moyens nĂ©cessaires.

Il est temps de mettre en place des infrastructures scolaires adéquates dans chaque fokontany dans tous Madagascar. Des infirmeries, des cantines scolaires, et des aires de loisirs seront implantés dans chaque école afin de satisfaire les attentes des élÚves et des parents.

 

En mettant en avant les potentialitĂ©s touristiques du pays, on peut certainement crĂ©er des emplois et gĂ©nĂ©rer des devises afin de rĂ©duire le taux de chĂŽmage et sortir Madagascar dans la liste des pays les plus pauvres du monde.  Dans ce projet, le tourisme sera un levier de dĂ©veloppement pour le pays, Ă  court et moyen terme. Il s’agit de relancer et promouvoir le secteur tourisme pour garantir le dĂ©veloppement durable du pays. Le secteur touristique est en plein essor Ă  Madagascar. Il est le principal pourvoyeur de devises du pays. On compte environ 
 emplois directs dans le tourisme en 2013. Une redynamisation de la destination Madagascar est donc envisagĂ©e afin d’attirer plus d’investisseurs de haut de gamme.

La mise en valeur des potentialitĂ©s locales rendra la population locale bĂ©nĂ©ficiaire directe du tourisme culturel. Des mesures spĂ©ciales vont ĂȘtre prises afin de rĂ©soudre les problĂšmes d’infrastructures reliĂ©s au secteur tourisme, permettant ainsi de dĂ©senclaver les zones touristiques potentielles. De mĂȘme, les partenariats publics-privĂ©s seront priorisĂ©e afin de rĂ©habiliter les rĂ©seaux routiers, ferroviaires ou fluviaux reliant les zones. La mise en application de la politique de « Ciel Ouvert » ou « Open Sky » sera assurĂ© afin de dĂ©velopper des nouvelles alliances entre transporteurs aĂ©riens, ce qui amĂšnera inĂ©vitablement de nouveaux acteurs dans le ciel malgache.

Un environnement propice sera Ă©galement instaurĂ© en mettant fin Ă  l’insĂ©curitĂ©, et cela sera atteint en dotant les forces de l’ordre de matĂ©riels adĂ©quats et performants et en promulguant une loi stricte sur la dĂ©tention des armes. Toutes barriĂšres ne leur permettant pas d’accomplir  leur mission  en tant que garants de la sĂ©curité  seront identifiĂ©es et enlevĂ©es. ParallĂšlement, je serai toujours en faveur des DINAM-POKONOLONA et ANDRIMASOM –POKONOLONA.

Je lutterai contre les effets pervers du tourisme et  j’accorderai une attention particuliĂšre au droits des enfants. Ce faisant,  j’appliquerai volontiers des mesures prĂ©ventives et rĂ©pressives contre le tourisme sexuel des enfants et des adolescents. Ainsi, je mettrai en place une stratĂ©gie de rĂ©insertion professionnelle des  jeunes sans emploi. Je rĂ©itĂšre encore qu’il sera obligatoire d’envoyer nos enfants  à  l’école.

Notre projet vise Ă  instaurer un Etat de droit impartial et efficient favorisant une bonne gouvernance dans tous les secteurs. Cet Etat de droit va de pair avec la garantie d’une stabilitĂ© politique ainsi que la lutte contre la corruption. En effet, notre projet vise Ă  instaurer des tribunaux communautaires afin de rendre plus transparentes les affaires judiciaires. La participation citoyenne effective sera ainsi mise en avant.

C’est avec cette vision bien dĂ©terminĂ©e qu’on va sortir ensemble Madagascar de la pauvretĂ© extrĂȘme. Et en travaillant ensemble, on instaurera le vrai changement. Madagascar connaĂźtra des progrĂšs tangibles dans les domaines de la santĂ© et des infrastructures reliĂ©es. , des mines et des hydrocarbures, de l’amĂ©nagement du territoire, et du dĂ©veloppement des PME ;

Je  procÚderai  également à la reforme du secteur public.

  • Des mesures visant Ă  Ă©radiquer les abus et impunitĂ©s des agents de l’Etat seront prises afin de combattre la corruption. La libertĂ© de la presse sera aussi une rĂ©alitĂ©.
  • La rĂ©forme du secteur public se basera sur la publication de la description normative des postes par le MinistĂšre de la fonction publique. Le tableau des emplois sera remis Ă  jour  pĂ©riodiquement  pour identifier  le nombre des fonctionnaires Ă  recruter, les fonctionnaires qui vont partir Ă  la retraite, les fonctionnaires qui reçoivent des gratifications et les fonctionnaires traduits en conseil de discipline.
  • Le redĂ©ploiement  des agents de l’Etat en appliquant l’adĂ©quation profil /poste et profil /agent. J’instaurerai une Ă©valuation de performance annuelle afin de dĂ©terminer une nouvelle classification hiĂ©rarchique et une nouvelle grille indiciaire

Bien Ă©videmment, notre stratĂ©gie de dĂ©veloppement ne peut se rĂ©aliser qu’avec la collaboration de l’Etat et des bailleurs de fonds internationaux. Madagascar sera un pays ouvert au monde extĂ©rieur tout en respectant la souverainetĂ© nationale. Priorisons le « dialogue » entre les gouvernants et les gouvernĂ©s. Veillons Ă  ce que le programme de lutte contre la pauvretĂ© rĂ©pond aux attentes de la CommunautĂ© locale. Adoptons une culture de performance, visant des rĂ©sultats ambitieux.

 

Le dĂ©veloppement durable de Madagascar n’attend que notre engagement. C’est mon devoir mais aussi le votre de conduire notre pays vers la croissance.

 

Que Dieu nous bénisse !

Edgard Razafindravahy

VISION

La Vision  du candidat RAZAFINDRAVAHY reflĂšte  le souhait  et la dĂ©termination des  malgaches Ă  refonder  « l’IdentitĂ©, l’unitĂ© et la dĂ©mocratie ». Madagascar sera transformĂ© en un pays Ă  forte croissance Ă©conomique  oĂč  les  malgaches  bĂ©nĂ©ficieront  d’une meilleure santĂ©, d’une Ă©ducation soutenue et  d’une sĂ©curitĂ© garantie. Ainsi, Madagascar vaincra la pauvreté  en visant  un PIB  par  habitant  de 900$  en 2023,  comparĂ© Ă  339 $ en 2003, ce qui exigera un taux de croissance annuel de 7%.

 

APPROCHE

Dans un premier temps, sur le court terme, le pays ne pourra se dĂ©velopper que grĂące Ă  une politique budgĂ©taire expansive. L’Etat se doit d’investir de maniĂšre consĂ©quente dans la crĂ©ation d’infrastructures physiques et dans l’optimisation du capital humain du pays. Partant du constat que 40% du budget de l’Etat provient de ressources financiĂšres extĂ©rieures, que l’épargne domestique est quasi inexistant, et que le taux de pression fiscale est seulement de l’ordre de 10% en 2008, cette stratĂ©gie budgĂ©taire est conditionnĂ©e par un engagement Ă  une gestion transparente et par l’instauration d’un climat des affaires propice aux allocations de ces ressources publiques, qui rappelons-le, dĂ©pendent en grande partie des financements extĂ©rieurs.

Dans un deuxiĂšme temps, sur le moyen terme, l’Etat pourra compter sur l’essor du secteur privĂ© pour soutenir le dĂ©veloppement dĂ©jĂ  initiĂ©. Une fois, les infrastructures physiques mises en place et disponibles, le capital humain revalorisĂ©, la productivitĂ© de la main d’ouvre optimisĂ©, les procĂ©dures administratives allĂ©gĂ©es, les tarifs et autres taxes administratives plus attractifs, le secteur privĂ© deviendra le moteur de croissance.

 

L’Etat s’engagera Ă  mettre en place une rĂ©forme transformationnelle pour soutenir ces objectifs structurels macroĂ©conomiques. L’objectif est de transformer le pays en une nation Ă©duquĂ©e, sa population en des acteurs pro-actifs du dĂ©veloppement grĂące Ă  des rĂ©formes agraires et Ă  une priorisation du secteur tourisme, et ses administrateurs en des personnes intĂšgres soucieux de respecter les rĂšgles de bonne gouvernance.

 

L’Etat se penchera Ă©galement sur les dĂ©fis strictement structurels en termes de :

–          Capital humain et social

–          Agriculture et Elevage

–          ActivitĂ©s Extractives et EnergĂ©tiques

–          Secteur privĂ© et Emploi

–          Economie, Industrie et Commerce

–          NTIC

–          Infrastructures, AmĂ©nagement du Territoire, Environnement et Eau.

 

LA  REFORME   TRANSFORMATIONELLE

Avant tout, le candidat Edgard Razafindravahy fera de l’éducation la prioritĂ© des prioritĂ©s. Cet investissement dans les gĂ©nĂ©rations futures est la clef d’un dĂ©veloppement durable du pays. Le tourisme tiendra Ă©galement une place importante dans le programme du candidat : gĂ©nĂ©rateur d’emploi et de devises Ă  trĂšs court terme, vitrine de Madagascar aux yeux du monde entier, son dĂ©veloppement sera priorisĂ© afin d’accompagner ce secteur Ă  fortes potentialitĂ©s.  A moyen terme, des efforts et des moyens consĂ©quents seront dĂ©ployĂ©s pour transformer l’économie basĂ©e sur l’agriculture de subsistance en  une sociĂ©tĂ© basĂ©e sur la connaissance avec des niveaux Ă©levĂ©s d’épargne et d’investissements  privĂ©s, et qui pourra gĂ©nĂ©rer des emplois pour la gĂ©nĂ©ration actuelle. Enfin, l’instauration immĂ©diate des pratiques de bonne gouvernance sera notre engagement afin de regagner  la confiance du peuple et de la communautĂ© internationale.

 

I –Notre cheval de bataille : l’école de vie

Refonte de l’éducation : Tous les enfants malgaches bĂ©nĂ©ficieront d’une Ă©ducation de meilleure qualitĂ© dĂšs l’école  primaire et jusqu’Ă  l’universitĂ©. GrĂące Ă  la rĂ©forme de l’Education,  l’avenir  professionnel des enfants sera  assurĂ©. Toutefois,  pour encourager le dĂ©veloppement de compĂ©tences, des plans de microcrĂ©dit seront spĂ©cifiquement encouragĂ©s pour Ă©tendre le financement aux jeunes techniciens indĂ©pendants. De ce fait, une attention particuliĂšre sera consacrĂ©e aux entrepreneurs  innovateurs des petites entreprises.

 

AmĂ©liorer l’accĂšs de tous les enfants Ă  l’école primaire: Tous  les enfants  seront envoyĂ©s à  l’école primaire. En y procĂ©dant, l’Etat assurera l’allĂšgement des dĂ©penses scolaires en mettant en place des infirmeries et des cantines scolaires. A l’avenir, les disparitĂ©s  entre les rĂ©gions  seront  rĂ©duites par la construction des Ă©coles  suivant la distance minimale Ă  parcourir. Par ailleurs, la rĂ©habilitation et la construction  des Ă©coles assureront la crĂ©ation d’emploi locale. En occurrence, des jardins potagers et des  centres de petits Ă©levages seront  amĂ©nagĂ©s dans  chaque Ă©cole. Enfin, L’Etat consacrera un budget spĂ©cifique pour la construction de terrains de sport.

 

AmĂ©liorer la qualitĂ© de l’éducation : Tous  les enfants devront ĂȘtre capables de lire et de rĂ©diger en français, en  malgache et en anglais. Par  ailleurs, les rĂ©gions seront dotĂ©es  de 22 observatoires scolaires rĂ©gionaux. En plus, le calendrier scolaire  sera ajustĂ© en 24 semaines de cours et 12 semaines de vacances. Ainsi, l’enseignement au rabais dans les zones enclavĂ©es  sera Ă©vité  en  dotant aux chefs ZAP (zone d’administration pĂ©dagogique) des matĂ©riels roulants  pour qu’ils puissent faire des visites de supervision  rĂ©guliĂšres. Finalement, les enseignants suivront une formation intensive.  

                     

RĂ©former l’enseignement secondaire et  l’enseignement supĂ©rieur : Les  jeunes bĂ©nĂ©ficieront   des   nouvelles  filiĂšres notamment TOURISME DURABLE  et  HOTELLERIE, NTIC, BTP/HIMO, ENVIRONNEMENT, ENERGIE RENOUVELABLE, RECYCLAGE DES DECHETS SOLIDES et AGRO –ALIMENTAIRE  dans l’enseignement professionnel. En plus, la connaissance des jeunes sur ‘’ L’entreprenariat ‘’  sera augmentĂ©e. A la fin du premier cycle,  les Ă©lĂšves auront  acquis  la culture de la performance, l’esprit  de   crĂ©ativitĂ© et la  dĂ©termination à  gĂ©rer les risques. En plus, les universitĂ©s seront dotĂ©es de bibliothĂšques  informatisĂ©es et de vidĂ©othĂšques. Par ailleurs, le budget allouĂ© Ă  l’enseignement supĂ©rieur sera augmentĂ©.

II-Notre  levier   de développement : le tourisme durable

Réforme du Tourisme durable : Le  tourisme durable sera notre levier de développement. En mettant en avant les potentialités du pays, on peut certainement créer des emplois, générer des devises afin de réduire le taux de chÎmage et sortir Madagascar de  la liste des pays les plus pauvres du monde.

Redynamiser le tourisme durable communautaire: Les conditions de vie de la population locale s’amĂ©lioreront. En effet, les acteurs locaux participeront  et s’impliqueront   dans le dĂ©veloppement du  tourisme culturel et durable Ă  travers des activitĂ©s locales. Ainsi, les activitĂ©s de la population auront plus de valeurs afin d’attirer les touristes.

 

Promouvoir la destination Madagascar : Madagascar aura un meilleur positionnement au niveau international. Ainsi, l’Etat se fixe comme objectif d’augmenter  de 100% le nombre de touristes actuels. Ce faisant, l’Etat organisera pĂ©riodiquement des vitrines de Madagascar Ă  travers nos ambassades et nos consulats. L’un des faits saillants est alors l’intĂ©gration de Madagascar dans les Ăźles vanilles. Par la richesse de sa faune et sa flore , Madagascar sera le premier promoteur de l’Eco-tourisme dans l’üle de l’OcĂ©an Indien . D’autant plus qu’un climat de sĂ©curité  favorable  au secteur tourisme sera instaurĂ©.

 

AmĂ©liorer l’investissement dans le secteur tourisme durable : Le  secteur tourisme sera libĂ©ralisĂ© ; « tourisme durable  pour tous ». Un environnement favorable sera Ă©tabli en vue d’attirer les investisseurs dans le dĂ©veloppement du tourisme Ă  l’exemple de l’üle  Maurice. En effet, les ressources humaines qualifiĂ©es en tourisme durable  seront augmentĂ©es en multipliant  les instituts de tourisme durable et d’hĂŽtellerie dans les zones Ă  forte potentialitĂ© touristique. Ainsi,  Madagascar sera doté  des  complexes hĂŽteliers balnĂ©aires, adoptera la stratĂ©gie de l’Open Sky et mettra en place des moyens de transports maritime (paquebot), terrestre (camping car), ferroviaire (TGV) en travaillant avec les services privĂ©s de transport local afin de faciliter le dĂ©placement des touristes.

 

 

 

IIINotre moteur de dĂ©veloppement à moyen terme: l’amĂ©nagement des espaces ruraux  en des  centres agro-alimentaire  intĂ©grĂ©s

L’amĂ©nagement des espaces ruraux  en des  centres  agro –alimentaires  intĂ©grĂ©s: Le dĂ©ploiement  de l’agro-business intĂ©gré  sera notre moteur de dĂ©veloppement. Madagascar implantera  une politique harmonieuse de l’utilisation de l’espace rural, visant ainsi Ă  augmenter les superficies agricoles.

RĂ©viser les lois sur l’amĂ©nagement  des zones  fonciĂšres et l’organisation de la

Migration, respectivement du 22 mars 1974 n°74 022 et du 20 juin 1974 n°74197 en

se basant sur le concept  de l’agro-alimentaire  intĂ©grĂ©, orientĂ© vers le marchĂ© national et

International.

 

CrĂ©er des villages modernes : Des zones excentrĂ©es et pĂ©riphĂ©riques seront identifiĂ©es suivant les prioritĂ©s du gouvernement. La zone d’habitation sera amĂ©nagĂ©e  avec une zone agro-pastorale afin que chaque  famille puisse gĂ©rer sa propre entreprise privĂ©e. Conjointement, des fermes collectives seront Ă©difiĂ©es dans des terrains spacieux. Successivement, un espace agro-industriel sera bĂąti avec des usines agricoles, une laiterie, des usines d’empaquetages d’Ɠufs et des lĂ©gumes, et un bĂątiment d’administration. Le dĂ©veloppement  des voies de desserte, les adductions d’eau potable, l’électrification rurale, et la construction des Ă©coles et des hĂŽpitaux seront insĂ©rĂ©s dans le schĂ©ma d’amĂ©nagement du territoire.

 

Garantir la sĂ©curitĂ© dans les villages modernes par l’installation des postes de gendarmerie et ‘’ Trano aro zo’’  pour rĂ©soudre certains conflits communautaires.

 

Organiser la migration : Tout d’abord, des volontaires Ă  la migration organisĂ©e seront sĂ©lectionnĂ©s en se basant sur les critĂšres d’éligibilitĂ©. Ensuite, ils recevront des formations sur l’entreprenariat rural, la modernisation de l’agriculture et de l’élevage, et la coopĂ©rative agricole dans la zone d’accueil. Conjointement, les  candidats sĂ©lectionnĂ©s  bĂ©nĂ©ficieront des crĂ©dits pour acheter des produits et matĂ©riels agricoles. Enfin, les migrants seront organisĂ©s en coopĂ©ratives agricoles.

 

Moderniser les anciens centres de migration organisĂ©e dans le Moyen Ouest : L’Etat va moderniser  les centres  de migration organisĂ©s dĂ©jĂ  existants.

 

IntĂ©grer l’agriculture, l’industrialisation  et le commerce : l’agriculture et l’élevage  seront modernisĂ©s afin d’obtenir des excĂ©dents agricoles.  Des industries de premiĂšre transformation et de deuxiĂšme transformation des produits alimentaires crĂ©eront des emplois directs. Ainsi, notre projet contribuera au plein essor Ă©conomique par un circuit de commercialisation bĂ©nĂ©fique. L’efficience et l’efficacitĂ© de notre projet  dĂ©pendra  de la mise aux normes internationales des Ă©coles et  des dispensaires.

IV- Notre engagement  vis-à-vis du peuple et de la communauté internationale : la bonne gouvernance

RĂ©former le secteur public: La rĂ©forme du secteur public sera basĂ©e sur la culture des rĂ©sultats, l’application du standard de service, l’augmentation du taux de satisfaction des usagers de services et le recrutement de nouveaux agents publics. Conjointement, l’Etat procĂšdera Ă  une Ă©valuation de performance des agents publics afin de rĂ©viser l’augmentation de la grille indiciaire de chaque fonctionnaire.

 

Instaurer un Ă©tat de droit: L’instauration d’un Etat de droit impartial et efficient favorisera  une bonne gouvernance dans tous les secteurs. Cet Etat de droit ira de pair avec la garantie d’une stabilitĂ© politique ainsi que la lutte contre la corruption. Par ailleurs, l’Etat  dĂ©mantĂšlera le rĂ©seau du trafic  d’influence  pour que la justice soit indĂ©pendante. Conjointement, les missions des  ‘’TRANO ARO ZO‘’ ou ‘’clinique juridique communautaire ‘’ seront  rĂ©visĂ©es afin de dĂ©sengorger le tribunal de premiĂšre instance.

 

DĂ©manteler le trafic illicite des armes : le trafic illicite  des armes  sera dĂ©mantelĂ© par la rĂ©vision des lois sur le port des armes, l’inventaire  physique de l’arme dĂ©tenues par la police, la gendarmerie et l’armĂ©e et le contrĂŽle strict de l’exportation des armes.

 

Assurer que les forces de l’ordre soient garants de la sĂ©curité : la  rĂ©forme judiciaire sera utopique si les forces de l’ordre n’assument pas leur principale mission comme Ă©tant le garant de la sĂ©curitĂ©. L’Etat  équipera toutes les composantes de l’armĂ©e (air, mer, terre, gendarmerie) et de la police nationale du matĂ©riel conforme aux standards internationaux de garantie minimale de dĂ©fense nationale, de protection des citoyens et des biens. Face Ă  l’insĂ©curitĂ© rĂ©currente, la formation  et l’encadrement des agents des forces de l’ordre s’avĂšrent incontournable. Afin de bien dĂ©finir la mission et prĂ©venir l’émiettement des forces de l’ordre, l’Etat encouragera la tenue d’une nouvelle « ASSISE MILITAIRE ».

 

 

Assurer l’intĂ©gritĂ© du ministĂšre des finances : Afin d’assurer le contrĂŽle interne de la gestion du budget, l’Etat va recruter des inspecteurs des finances rĂ©gionaux. Le contrĂŽle interne sera complĂ©tĂ© par le contrĂŽle externe menĂ© par les Inspecteurs d’Etat et les contrĂŽleurs  financiers.  En plus, des  cabinets d’audit  internationaux vont contribuer au contrĂŽle  des fonds publics nationaux et les aides publiques provenant de nos partenaires financiers bilatĂ©raux et multilatĂ©raux. Ce qui peut se concrĂ©tiser par l’octroi de matĂ©riels informatiques Ă  la Cour de Compte afin d’augmenter la performance de cette Institution.

 

Consolider la coopĂ©ration multilatĂ©rale et bilatĂ©rale : En termes de politique Ă©trangĂšre, il s’agit de formuler des stratĂ©gies conjointes entre l’Etat Malgache et les Institutions Internationales. Ces stratĂ©gies viseront la mobilisation optimale des ressources financiĂšres externes. En consĂ©quence, une attention particuliĂšre sera accordĂ©e au renforcement des capacitĂ©s de nĂ©gociations des organismes directement ou indirectement impliquĂ©s dans le partenariat avec les institutions internationales (systĂšme des Nations unies, l’Union EuropĂ©enne, les pays Ă©mergents et autres cadres de coopĂ©ration.)

 

 

Renforcer l’intĂ©gration rĂ©gionale : Notre politique Ă©trangĂšre sera Ă©galement basĂ©e  sur l’intĂ©gration  Ă©conomique rĂ©gionale. De ce fait, un partenariat sera Ă©tabli avec les Ăźles voisines pour  la rĂ©ouverture des zones franches, incitant ainsi la prise de responsabilitĂ© de l’Etat vis-Ă -vis du public pour diminuer le taux de chĂŽmage. La  collaboration avec les  Ăźles  voisines s’étendront dans les volets de la sĂ©curitĂ© alimentaire, la gestion des catastrophes naturelles, le tourisme et la lutte contre les pirates maritimes.

 

 

Consolider la décentralisation, la déconcentration et la séparation des pouvoirs pour un développement harmonieux des communes. Cependant, la participation de la population, comme acteur principal du développement au niveau des communautés de base, sera encouragée dans la prise des décisions.

 

Renforcer l’unitĂ© nationale: l’unitĂ© nationale sera concrĂ©tisĂ©e par la crĂ©ation d’une ‘’plate-forme de rĂ©conciliation nationale, ’’ regroupant tous les partis politiques. Ainsi, la loi sur les partis politiques sera rĂ©visĂ©e afin de les regrouper dans des plateformes suivant leurs idĂ©ologies, basĂ©es sur la redevabilité  sociale et la culture des rĂ©sultats. L’Etat formera la sociĂ©tĂ© civile et les partis politiques sur les outils de redevabilitĂ© sociale. Pourtant, ce systĂšme ne sera rĂ©aliste sans la libertĂ© d’expression de la presse et la mise en place d’un observatoire sur la bonne gouvernance.

 

Optimiser la libertĂ© d’expression de la presse : Le problĂšme principal des mĂ©dias Ă  Madagascar rĂ©side sur la mauvaise qualitĂ© de l’information prĂ©sentĂ©e, ainsi que la « non-objectivité »  des analyses d’informations. L’Etat va renforcer la formation des journalistes. Par ailleurs, des Ă©quipements modernes  seront  mis Ă  leur disposition en vue de professionnaliser leur mĂ©tier. Toutefois, la libertĂ© d’expression de la presse sera optimisĂ©e   et elle sera accompagnĂ©e d’un  vĂ©ritable systĂšme de rĂ©gulation de l’ensemble des mĂ©dias.

 

LA  REFORME SECTORIELLE

 

I – Le capital humain et social

RĂ©forme de la santé : Un plan de redĂ©ploiement du personnel de santĂ© sera disponible afin d’assurer la rĂ©ouverture des  centres de santĂ© de base. En plus, les dĂ©penses de santĂ© seront allĂ©gĂ©es par l’instauration de mutuelles de santĂ© et de boites Ă  pharmacies communautaires. Pour constituer un fond de garantie afin de financer les mutuelles de santĂ© et le partage des coĂ»ts de mĂ©dicaments, l’Etat sollicitera le soutien des bailleurs de fonds.

 

Lutte contre la malnutrition et l’insĂ©curitĂ© alimentaire : L’entreprise sociale  NUTRI’ZAZA sera mise en place dans  les 22 rĂ©gions de Madagascar afin de combattre la malnutrition des enfants moins de cinq ans et de  gĂ©nĂ©rer des emplois pour les mĂšres de famille. La disponibilitĂ© alimentaire des mĂ©nages sera amĂ©liorĂ©e  en modernisant l’agriculture et l’élevage.

 

RĂ©forme de la protection Sociale : La protection sociale sera amĂ©liorĂ©e tout en priorisant l’accĂšs de la population, notamment les plus pauvres et les plus vulnĂ©rables, aux systĂšmes d’Epargne et de CrĂ©dit,  ainsi que  la promotion de petites entreprises. L’Etat appliquera la programmation basĂ©e sur les droits humains dans les activitĂ©s de lutte contre le travail des enfants et  la violence Ă  l’égard des femmes.

 

AmĂ©liorer l’accĂšs des jeunes au TIC : Seulement 7% des jeunes en milieu urbain ont accĂšs Ă  l’Internet, possibilitĂ© pratiquement inexistante en milieu rural. La grande majoritĂ© de cette tranche d’ñge se trouve privĂ©e d’accĂšs aux technologies de pointe en matiĂšre d’information et de communication, qui lui permettrait non seulement de chercher et recevoir des informations mais aussi d’en Ă©mettre. NĂ©cessitĂ© est donc de donner un sens culturel valable Ă  l’utilisation de nouvelles technologies et de dĂ©velopper des stratĂ©gies afin de stimuler le potentiel positif de ces technologies pour l’ensemble des jeunes malgaches  utilisateurs. Dans ce contexte, des instituts de tĂ©lĂ©-enseignement vont  crĂ©er et diffuser la connaissance par le biais  des  TICs

 

Favoriser les Ă©changes culturels entre les jeunes : L’élaboration des  programmes d’échanges culturels entre  les jeunes est un moyen de connaitre  les diversitĂ©s culturelles des 22 rĂ©gions de Madagascar. Des concours de danses folkloriques seront organisĂ©s chaque annĂ©e afin de valoriser notre patrimoine culturel. Par ailleurs, les Ă©changes culturels peuvent aussi  s’organiser entre les jeunes provenant des iles de l’OcĂ©an Indien et les jeunes malgaches. Dans ce sens, l’Etat construira des parcs d’attraction et des espaces de loisirs aux normes internationales.

 

Reformer la politique des sports : L’Etat  ambitionne de vulgariser toutes les  disciplines sportives  sur la Grande Ile. Le gouvernement va attirer la masse juvĂ©nile Ă  s’intĂ©resser au sport afin de les Ă©loigner des tentations nĂ©fastes Ă  la sociĂ©tĂ©. Ce faisant, les activitĂ©s suivantes seront rĂ©alisĂ©es :

  • Promotion du sport semi –professionnel
  • Valorisation des sports d’élite
  • Organisation des sports scolaires et sport  des quartiers
  • Edification des infrastructures  sportives aux normes internationales
  • Multiplication et diversification des rencontres sportives et des compĂ©titions

 

Consolidation des projets humanitaires intĂ©grĂ©s, dirigĂ©s par le BNGRC (Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes) : En collaboration avec les organismes nationaux, rĂ©gionaux  et internationaux, l’Etat s’efforcera Ă  rĂ©duire au maximum les dĂ©gĂąts causĂ©s par les catastrophes naturelles et l’insĂ©curitĂ©.

 

II- L’agriculture et l’élevage

 

DĂ©velopper une riziculture  à haute valeur ajoutĂ©e et orientĂ©e vers le marchĂ© national et international: L’agriculture de subsistance sera remplacĂ©e par un secteur agricole totalement monĂ©tisĂ© et commercial. Madagascar deviendra non seulement un pays autosuffisant en riz,  mais aussi un exportateur pour les Ăźles de l’OcĂ©an indien et les pays d’Afrique de l’Est. Une augmentation de la superficie rizicole sera au centre des prĂ©occupations de l’Etat. Par ailleurs,  le gouvernement  rĂ©habilitera  les infrastructures agricoles  et luttera contre l’ensablement des riziĂšres dans la plaine de Marovoay.En plus, le barrage de DABARAH, dans la rĂ©gion de Menabe, sera aussi rĂ©novĂ©.

 

Relancer le secteur Ă©levage : Madagascar redeviendra « l’üle de ZĂ©bus » en renforçant la lutte contre l’insĂ©curitĂ© et en priorisant la lutte contre les maladies animales. Par ailleurs, le dĂ©veloppement des autres cheptels (ovin, porcin, caprin) sera assurĂ© en appuyant les acteurs qui Ɠuvrent dans ce secteur.  L’Etat favorisera Ă©galement la promotion de l’apiculture et redynamisera le secteur pĂȘche. La lutte contre les pirates maritimes fera partie des principaux objectifs.

 

 

    III- Les activités extractives  et  énergétiques    

RĂ©viser les codes miniers et des hydrocarbures: L’Etat rĂ©visera les codes miniers et des hydrocarbures en insistant sur l’accroissement du taux de redevances miniĂšres et hydrocarbures. Par ailleurs l’Etat modifiera la charte des grands investisseurs miniers et pĂ©troliers, tout en respectant les normes internationales. Ce faisant, les Compagnies  miniĂšres et de l’hydrocarbure contribueront au dĂ©veloppement rĂ©gional de leurs zones d’intervention.

 

Formaliser les zones d’extraction des petites  mines : L’Etat fera un inventaire des sites de petites mines. Ensuite, des guichets uniques de dĂ©livrance des permis d’exploitation seront installĂ©s dans les communes. Aussi, des comptoirs des petites mines formaliseront leur mise en activitĂ© et leur commercialisation.

 

RĂ©duire le coĂ»t des hydrocarbures: Il est difficile de stabiliser le coĂ»t des hydrocarbures. En effet, l’OMH se cantonne dans son rĂŽle d’observateur  puisque la commercialisation des hydrocarbures est libĂ©ralisĂ©e. Ainsi, des projets de culture de JATROPHA couplĂ© avec ceux d’usine de production de biodiesel seront mis en place. De ce fait,  le coĂ»t des hydrocarbures sera rĂ©duit grĂące Ă  la promotion des carburants d’origine vĂ©gĂ©tale.

 

Optimiser l’utilisation  des sources d’énergies renouvelables : Le coĂ»t  de l’électricitĂ© sera rĂ©duit par l’utilisation des sources d’énergie renouvelables, l’augmentation du potentiel hydroĂ©lectrique et le dĂ©veloppement de la concurrence. En effet, l’Etat mettra en place des mesures incitatives pour que des opĂ©rateurs puissent intervenir plus librement dans le secteur de l’eau et d’électricité : ElectricitĂ© de Madagascar (EDM), Jiro sy Ranon’ny Fisakana (JIRAFI), Power and Water, SociĂ©tĂ© Eau et ElectricitĂ© de Madagascar (SEEM),

 

IV- La  relance du secteur privé et la promotion du plein emploi

 

Le secteur privĂ© reste un des moteurs de croissance Ă  moyen terme. Avec un taux d’investissement des acteurs locaux faible, et le taux de croissance des exportations infĂ©rieure Ă  la croissance Ă©conomique, il apparaĂźt Ă©vident que le secteur privĂ© n’a pu jouer ce rĂŽle qui lui est propre. La stimulation du secteur privĂ©, notamment la promotion des exportations et de la compĂ©titivitĂ©, ne sera pas rĂ©alisable que grĂące Ă  une instauration d’un environnement des affaires largement optimisĂ©, une rĂ©vision des coĂ»ts logistiques et une productivitĂ© des ressources humaines augmentĂ©e.

 

Soutenir la promotion du secteur privé : L’Etat instaurera des mesures incitatives afin de crĂ©er  un environnement  favorable Ă  la promotion des entreprises. La facilitation des dĂ©marches  administratives et fiscales, la  sĂ©curisation des biens et des personnes, la sĂ©curisation  des transactions, la stabilitĂ© de l’Ariary et une politique fiscale rĂ©visĂ©e feront partie des mesures incitatives. Ce  faisant, les  jeunes entrepreneurs locaux bĂ©nĂ©ficieront d’un encadrement  par les chambres de commerce, de l’artisanat et de l’industrie. Concernant les PME, leur promotion sera effective avec la mise en place d’un systĂšme de crĂ©dit  bancaire  moyennant d’un taux d’intĂ©rĂȘt  moins Ă©levĂ©. Cependant, une loi sera promulguĂ©e sur l’obligation d’ouverture d’un compte en banque de tous les actifs malgaches. Cette centralisation des Ă©pargnes et des ressources financiĂšres dans le circuit financier formel devra augmenter le capital disponible et donc diminuer le taux d’intĂ©rĂȘt  bancaire. Par ailleurs, un allĂšgement  des impĂŽts  Ă  payer par les investisseurs serait instaurĂ© tout en prĂ©servant la transparence du rĂ©gime fiscal.

 

Solliciter l’appui des investisseurs directs Ă©trangers : La promotion du secteur privĂ© ira de pair avec la promotion des Investissements Directs Etrangers. Les grandes entreprises Ă©trangĂšres devront faire appel aux entreprises locales en termes de fourniture d’intrants et prioriseront l’embauche au niveau national. Le cadre juridique et le code des investissements privĂ©s seront alors  amĂ©liorĂ©s et l’Etat promulguera  une loi  sur les conditions de leur implantation Ă  Madagascar. L’Etat s’assurera que les procĂ©dures administratives soient facilitĂ©es et la taxation attractive.

 

 

Soutenir  le plein emploi : la promotion des entreprises sera renforcĂ©e par l’implĂ©mentation d’un salon de l’emploi. Le ministĂšre de la fonction publique sera le chef de file du salon en se concertant avec tous les ministĂšres, les bailleurs de fonds, les ONGs  nationaux, rĂ©gionaux et internationaux et le secteur privĂ©. Un plan national sur la main d’Ɠuvre pour faire coĂŻncider le travail avec les besoins de l’économie et pour augmenter la productivitĂ© locale dans les secteurs Ă  haute intensitĂ© de main d’oeuvre sera conçu.

 

 V-Economie, Industrie  et Commerce : 

RĂ©duire la concentration du pouvoir  économique et politique : Le pouvoir des institutions (la Banque Centrale, la Direction GĂ©nĂ©rale du TrĂ©sor et de la ComptabilitĂ© Publique (DGTCP), la Direction GĂ©nĂ©rale des ImpĂŽts) sera renforcĂ©e afin qu’ils puissent influer  (en amont) sur les dĂ©cisions du gouvernement mais Ă©galement s’assurer (en aval) que les dĂ©cisions prises soient mises en place au cours du  temps en matiĂšre budgĂ©taire. Par ailleurs, l’Etat assurera l’accĂ©lĂ©ration des processus de dĂ©centralisation politique, administrative et, surtout, budgĂ©taire afin de permettre la dĂ©concentration des pouvoirs politiques et financiers. Les conflits  d’intĂ©rĂȘt notamment au niveau de l’Etat seront  rĂ©duits Ă  nĂ©ant afin de crĂ©er un climat d’équitĂ© dans la  gestion des finances publiques.

 

Assainir la politique monĂ©taire de la banque centrale : Les  revenus tirĂ©s des exportations des ressources  miniĂšres et pĂ©troliĂšres renfloueront la caisse de  l’Etat  avec  les recettes fiscales et douaniĂšres. Aussi, la bonne performance macro-Ă©conomique qui rĂ©sultera des rĂ©formes transformationnelles et structurelles engagĂ©es par le candidat -augmentation de l’exportation, diminution de l’importation, accroissement  de l’investissement direct Ă©tranger stabiliseront la valeur de la monnaie nationale vis-Ă -vis des devises Ă©trangĂšres.  Des mesures rĂ©flĂ©chies prises par la banque centrale rĂ©duiront le taux d’inflation. Ce faisant, la  contraction des facteurs autonomes de liquiditĂ© (16,8 milliards d’ariary en termes de moyenne mensuelle) sera augmentĂ©e. MalgrĂ© les effets expansifs du facteur « trĂ©sor » et du facteur « divers » en raison du dĂ©ficit des paiements extĂ©rieurs, cette contraction a connu une baisse exponentielle.

 

Consolider la rĂ©forme fiscale : L’un des axes d’interventions du programme de rĂ©formes  des finances publiques porte sur l’amĂ©lioration de la mobilisation des ressources Ă  travers  l’amĂ©lioration de la prĂ©visibilitĂ© des recettes fiscales et non fiscales des RĂ©gies financiĂšres du MinistĂšre des Finances.

 

CrĂ©er un environnement favorable aux investisseurs  par la crĂ©ation d’un guichet unique : Des mesures fiscales spĂ©cifiques vont ĂȘtre prises afin de rĂ©duire l’impĂŽt sur les intrants et les matiĂšres premiĂšres et la  rĂ©vision de l’application de la TVA, cela en fonction des secteurs priorisĂ©s et porteur de dĂ©veloppement. Par ailleurs, guichet unique pour l’enregistrement des investisseurs dĂ©jĂ  existant sera renforcĂ©. Ce guichet unique regroupe actuellement les activitĂ©s suivantes :                                                                                                                                            

  • Assistance pour l’obtention et l’authentification des documents Administratifs
  • Assistance pour le dĂ©douanement des matĂ©riels
  •  ProcĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e pour l’obtention des visas au niveau de l’immigration afin d’assurer un accĂšs rapide aux talents et ressources humaines Ă©trangĂšres

 

Diversifier les activitĂ©s des entreprises franches : Avec le soutien des iles de l’OcĂ©an Indien, Madagascar procĂšdera Ă  la rĂ©ouverture des entreprises franches. Par ailleurs, la diversification  des activitĂ©s des entreprises franches sera rĂ©visĂ©e afin de protĂ©ger les industries malgaches. Les caractĂ©ristiques des  entreprises franches ne diffĂšrent pas de celles de l’ensemble du tissu industriel malgache. En effet, 64% d’entre elles exercent dans la branche textile et confection, le reste se rĂ©partit essentiellement dans l’informatique, l’industrie du bois, l’industrie alimentaire et diverses industries (bijouterie et fabrication d’objets artisanaux). Ceci Ă©tant, pour rĂ©duire les coĂ»ts de production, un investissement important devrait se faire dans les secteurs de l’Ă©nergie, de l’eau, des tĂ©lĂ©communications et des infrastructures et moyens de transport.

 

Explorer les opportunitĂ©s sur les marchĂ©s internationaux : L’Etat mettra en place un organisme chargĂ© de trouver les opportunitĂ©s internationales ainsi que les conditions pour qu’on puisse en bĂ©nĂ©ficier. Ce faisant, l’Etat visera  Ă  limiter   les importations  afin de rĂ©duire la sortie des devises.

 

DĂ©velopper la filiĂšre artisanale: La filiĂšre artisanale demeure peu structurĂ©e avec une distribution inĂ©quitable des revenues en dĂ©faveur des petits producteurs. L’Etat assurera la promotion de l’artisanat Ă©quitable en insistant sur le professionnalisme des artisans et la labellisation de l’artisanat. En outre, la commercialisation des produits finis sera amĂ©liorĂ©e en faveur des producteurs.

 

VI- Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication

Mettre en place des mesures incitatives  pour les entreprises franches NTICs : Madagascar deviendra un  second ‘’ HUB  TIC’’ (cyber city) des iles de l’OcĂ©an Indien aprĂšs  l’Ile Maurice. Notre vocation est d’attirer les principaux acteurs de l’économie numĂ©rique Ă  venir s’installer Ă  Madagascar. Les conditions offertes  Ă  ces grandes entreprises sont les suivantes : l’exonĂ©ration des impĂŽts sur les intrants, un taux d’intĂ©rĂȘt rĂ©duit sur les bĂ©nĂ©fices, l’enregistrement facile et rapide Ă  partir d’un guichet unique  et la libertĂ© d’expatriation des fonds.

 

RĂ©viser le cadre juridique des entreprises franches : la loi sur la crĂ©ation des entreprises franches sera rĂ©visĂ©e en considĂ©rant la crĂ©ation du cybercity. Par ailleurs, l’OMERT  fera  des mis Ă  jour sur les  lois  de la rĂ©gulation Ă©conomique. Cette rĂ©vision sera  nĂ©cessaire afin qu’il y ait une concurrence loyale entre les operateurs du TIC national et international. Finalement, la loi sur l’attribution  des licences  d’installation sera modifiĂ©e.

 

Organiser l’amĂ©nagement de l’espace urbain en zone industrielle NTIC : la Cybercity sera l’EcosystĂšme par excellence de dĂ©veloppement et de la promotion de l’Economie NumĂ©rique par le biais de l’installation des SociĂ©tĂ©s offshores spĂ©cialisĂ©es dans les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

 

 

VII – les infrastructures reliĂ©es, l’amĂ©nagement du territoire,  la protection de l’Environnement  et l’accĂšs Ă  l’eau potable

DĂ©velopper les infrastructures reliĂ©es: Toutes les infrastructures routiĂšres existantes seront entretenues et rĂ©habilitĂ©es afin de favoriser l’accessibilitĂ© de toutes les rĂ©gions clĂ©s Ă  forte potentialitĂ© de croissance Ă©conomique. Un systĂšme combinant le rail, le transport maritime et le rĂ©seau fluvial  qui pourrait Ă©tablir la connexion avec les Îles de l’OcĂ©an Indien sera Ă©tudiĂ©.

 

Adapter les SchĂ©mas d’amĂ©nagement du territoire, les plans d’urbanisme disponibles : le contexte de surpeuplement Ă©conomique et sous-peuplement gĂ©ographique de Madagascar sera Ă©tudié  afin d’identifier les zones de migration organisĂ©es. Par ailleurs, les villes  disposeront  d’un systĂšme d’Ă©gouts suffisant, de systĂšmes appropriĂ©s d’évacuation d’eau et de lieux de dĂ©charges des ordures. Ainsi, le projet P.I.C. (pĂŽles intĂ©grĂ©es de croissance)  sera  dupliquĂ© en dehors de Fort-Dauphin et Nosy-Be.

 

Maintenir la stratĂ©gie de protection de l’environnement actuel : la stratĂ©gie de la protection de l’environnement actuelle sera toujours maintenue  mais elle sera renforcĂ©e par une bonne gouvernance des  produits forestiers. En plus,  la prise en compte de l’impact des changements climatiques Ă  Madagascar  constituera l’une des prĂ©occupations de l’Etat.

 

AmĂ©liorer le taux d’accĂšs de la population Ă  l’eau potable : la construction des infrastructures d’eau et hygiĂšne  sera toujours dĂ©veloppĂ©e. Toutefois., les structures sanitaires et  les bĂątiments scolaires deviendront  des VITRINES du  programme WASH. NĂ©anmoins, un systĂšme intĂ©grĂ© de gestion communautaire sera mis en place.

 

Promouvoir la culture, l’art et le Patrimoine : La culture tient une place importante dans tout processus de dĂ©veloppement et dans la mise en Ɠuvre de projet visant le changement social. L’Etat assurera la promotion et la valorisation de la culture, l’art ainsi que le patrimoine dans la Grande Ăźle. La politique nationale de prĂ©servation de nos valeurs culturelles et des patrimoines culturels  sera renforcĂ©e.