Digital Africa et l’amorçage des startup du numérique en Afrique

15 millions d’euros pour les startups dans les nouvelles technologies en Afrique

Par l’Agence Française de Développement

Pour faciliter l’accompagnement et le financement des start-up africaines, l’Agence française de développement (AFD) lance un nouveau fonds d’amorçage doté de 15 millions d’euros. Un coup d’accélérateur pour tout l’écosystème numérique du continent.

En Afrique comme dans l’ensemble des pays en développement, le secteur privé constitue le principal moteur de la croissance économique. Or, seules 20 % des PME africaines peuvent aujourd’hui prétendre à un prêt bancaire et 87 % des start-up n’ont accès à aucun financement. Ces pépites du numérique, souvent créées en réponse à des besoins locaux peu ou pas comblés, sont pourtant génératrices d’emplois et porteuses de nouveaux modèles économiques. Elles constituent de puissants outils de développement pour l’Afrique.

45 pays d’Afrique concernés

C’est dans ce contexte dynamique que l’AFD lance un fonds d’amorçage de 15 millions d’euros à destination des jeunes pousses numériques africaines, dans le cadre d’Emerging Valley – la plateforme d’innovations émergentes entre l’Europe et l’Afrique qui tient sa troisième édition à Aix-Marseille début décembre. Le dispositif d’accompagnement et de financement initié par L’Agence française de développement couvre 45 pays d’Afrique et permettra aux start-up émergentes d’accéder à un soutien financier pouvant aller jusqu’à 300 000 euros via des partenaires locaux de l’AFD. 

La création de ce fonds complète l’offre d’accompagnement et de financement du groupe AFD en faveur des start-up africaines : le Groupe soutient activement l’innovation numérique sur ce continent via des initiatives comme le concours de start-up AFD Digital Challenge, les programmes d’accélération Afric’innov, AFIDBA, et le Social and Inclusive Business Camp (SIBC).

Ce nouveau fonds d’amorçage Digital Africa est également une composante de l’initiative Choose Africa, à travers laquelle le Groupe AFD s’engage à consacrer 2,5 milliards d’euros aux start-up, TPE et PME africaines d’ici 2022.

Accompagnement global


Au coeur de ces dispositifs, Proparco joue un rôle de catalyseur en investissant dans l’écosystème numérique africain. La filiale de l’AFD dédiée au secteur privé s’est par exemple associée, cette année, à un tour de table pour financer le développement de la start-up kenyanne Ajua (anciennement mSurvey). Cet investissement va permettre à cette jeune pousse – spécialisée dans le suivi en temps réel des avis de consommateurs – de renforcer ses infrastructures et ses partenariats et d’étendre ses services hors du Kenya et du Nigeria, où elle est déjà présente.

En Afrique du Sud, la fintech sud-africaine Jumo – qui a développé un service de nano-prêts souscrits sur téléphone portable et contribue ainsi à l’inclusion financière – a également bénéficié en 2018 d’une prise de participation directe de 3 millions de dollars de Proparco. 

Proparco soutient par ailleurs des fonds de capital-risque qui investissent dans des start-up et des PME africaines en phase de croissance. C’est le cas de la société Andela, spécialisée dans la formation de jeunes développeurs informatiques sur le continent, financée par le fonds TLcom TIDE Africa, dans lequel Proparco a investi 5 millions de dollars en 2018. Idem pour Lynk au Kenya, accompagnée par le fonds d’impact Novastar Ventures que soutient la filiale de l’AFD. 

Par l’intermédiaire de fonds partenaires locaux, toutes ces start-up ont accès à des capitaux et bénéficient d’une expertise de qualité, de connaissances locales utiles à leur modèle économique et de formations pour poursuivre leur développement.

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