Le cadastre au Ghana avec la technologie Blockchain

Blockchain : révolution pour le cadastre au Ghana

Une simple adresse, un titre de propriété ?
Pas si évident en Afrique où 90% des zones rurales ne sont pas répertoriées.

Pour résoudre les problèmes liés à l’absence de registres et de cadastres, l’ONG africaine Bitland utilise la technologie blockchain, conçue pour utiliser la monnaie Bitcoin, de transaction et de sécurisation des informations.

Extension de la technologie sur le reste de l’Afrique ?

Cette innovation numérique crée un registre de propriété transparent et infalsifiable. Les particuliers peuvent ainsi bénéficier des services de l’Etat.

De son côté l’Etat quant à lui peut par exemple percevoir des taxes.

Actuellement, la blockchain est un phénomène à la pointe de l’innovation; les créations de start ups se multiplient sur le sujet, les plus vieux articles consacrés à la technologie n’ont pas plus d’un an, et les investisseurs mobilisent d’ores et déjà des sommes gigantesques pour s’assurer de ne pas louper le coche.

La blockchain est pressentie comme une innovation majeure, et de nombreux pronostics avancent même qu’elle va bouleverser nos modes de vie au même titre qu’Internet ou que l’imprimerie.

C’est pour cette raison qu’il est si important de se tenir informé sur le sujet, et ce surtout en France où l’opinion publique est encore peu avertie à ce propos.

Situer la Blockchain

En 2009 s’est créée une monnaie numérique, le Bitcoin.

Cette monnaie reposait sur une technologie qui certifiait que les Bitcoins ne pourraient pas être dupliqués, et qui s’assurait donc que cette monnaie ne serait pas falsifiable: cette technologie s’est appelée la blockchain.

Le concept ? Chaque Bitcoin est « traçable » depuis sa création grâce à des fichiers détenus et mis à jour par chaque utilisateur de la monnaie. Chacun peut dire à quel moment tel Bitcoin a transité par tel compte, ce qui veut dire que créer des faux Bitcoin est impossible sans que cela ne se voit sur la « chaîne » des transactions.

Là où la révolution commence, c’est lorsque des développeurs ont eu l’idée d’utiliser ce système pour autre chose que la monnaie Bitcoin.

Une révolution qui peut toucher tous les aspects de la vie

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Par extension, une blockchain constitue une base de données publique, sécurisée et distribuée (c’est-à-dire partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire). Cette blockchain (« chaîne de blocs ») contient l’ensemble des échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création, échanges dont chacun peut vérifier la validité (c’est-à-dire vérifier depuis son ordinateur si la chaîne est bonne ou si quelqu’un a tenté d’y glisser un « faux »).

Une blockchain peut donc être assimilée à un grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable. Comme l’écrit le mathématicien Jean-Paul Delahaye, il faut s’imaginer « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. »

Cette technologie peut être utile à bien d’autres domaines que la monnaie : les brevets, les votes pour des élections, les instruments financiers (dérivés, emprunts, micro-crédit…), l’immobilier, les certificats de toutes sortes (par exemple les diplômes), les données de santé, les jeux, les réservations (hôtels, restaurants…), nos clés (de domicile, de voiture…)… Les champs d’exploitation sont immenses.

De façon générale, la blockchain peut potentiellement remplacer tous les « tiers de confiance » centralisés (banques, notaires, cadastre…) par un système informatique décentralisé.

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