Aide au développement: l’AFD prévoit 9,2 milliards d’euros pour l’Afrique entre 2014 et 2016

L’Afrique connait une croissance économique et démographique sans précédent.

Pour accompagner au mieux ces potentialités, l’AFD vient d’adopter une nouvelle stratégie d’intervention en Afrique Subsaharienne.

 

Yves Boudot, Directeur du département Afrique a dévoilé ce jour, le Cadre d’Intervention Régional (CIR) 2014-2016 de l’établissement public. Adopté par le conseil d’administration de l’AFD lors de sa séance du 22 mai 2014, il répond aux orientations de la politique de développement et de solidarité définie par le gouvernement français, réaffirmées à l’occasion du comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID ), le 31 juillet 2013.

“L’Afrique au Sud du Sahara est plus que jamais au cœur des activités de l’AFD » indique Yves Boudot, Directeur du département Afrique de l’AFD. « Alors que les financements dans la région ont atteint en 2013, le volume record de 2,8 milliards d’euros, représentant près de la moitié des financements octroyés dans les pays étrangers, nous prévoyons un volume d’activité de 9,2 milliards d’euros sur la période 2014-2016 pour atteindre l’objectif fixé par le Président de la République d’apporter 20 milliards d’euros de financements au continent dans son ensemble sur les cinq prochaines années. Nous souhaitons, à travers nos différents modes d’intervention, contribuer à saisir les opportunités et gérer les risques de cette double croissance africaine”.

Une stratégie nourrie par des échanges avec un vaste réseau de partenaires

Cette nouvelle stratégie a bénéficié d’un travail d’échange et de réflexion mené par 15 des 28 agences locales de l’AFD basées en Afrique Subsaharienne. Les nombreuses contributions et commentaires des acteurs publics et privés ont permis de faire remonter, consolider et prendre en compte les perceptions et les attentes du terrain.

La mise en œuvre de ce CIR se fera en collaboration avec l’ensemble des acteurs du développement africain et prendra la forme de partenariats géographiques différenciés, adaptés aux niveaux de développement et à la proximité culturelle et linguistique avec la France.

Une stratégie en six objectifs pour lutter contre la pauvreté et promouvoir une croissance durable

Agence Française de Développement La stratégie de l’AFD en Afrique Subsaharienne doit contribuer à un développement inclusif et durable. Elle fixe deux objectifs stratégiques, la lutte contre la pauvreté et la promotion d’une croissance durable, déclinées en six axes opérationnels :

•    le renforcement du capital humain : l’AFD concentrera l’essentiel des ressources en subvention pour participer à l’amélioration de la santé maternelle et infantile (engagement français de Muskoka d’octroyer 100 millions d’euros par an, dont 48 millions d’euros de subventions par an venant de l’AFD), et appuyer l’éducation de base, secondaire et la formation professionnelle ;

•    l’essor de villes durables : maitriser la croissance urbaine intense des grands pôles urbains et des villes secondaires au sud du Sahara est un défi prioritaire dans un contexte de transition démographique à peine ébauchée. L’AFD concentrera ses financements sur les initiatives locales permettant de promouvoir et d’accompagner le développement de villes plus durables, accessibles, économiquement productives et soutenables pour l’environnement local et global ;

•    la gestion et la préservation des ressources naturelles : le capital naturel représente un tiers de la richesse des pays pauvres. Les actions et projets financés par l’AFD contribueront à protéger, restaurer, gérer et valoriser les écosystèmes et à partager équitablement les bénéfices de leur mise en valeur, et à intégrer l’enjeu de leur conservation et de leur gestion durable dans le dialogue institutionnel des politiques publiques sectorielles ;

•    le désenclavement des territoires, des économies et des hommes : l’AFD concentrera ses activités sur les secteurs de l’énergie, notamment le financement des projets régionaux et du développement des énergies renouvelables (hydroélec¬tricité, biomasse, photovoltaïque…), et celui des transports (régionaux et internationaux) ;

•    la sécurité alimentaire et le développement rural : sur la période 2014-2006, l’AFD doublera la part des moyens financiers qu’elle souhaite consacrer à l’agricul¬ture familiale et contractuelle et au développement rural (de 7 à 15 % de ses octrois). Ainsi, 300 à 400 millions d’euros de prêts et de subventions pourraient être annuellement octroyés ;

•    le développement des entreprises créatrices d’emplois : par son action, l’AFD facilitera l’accès des entreprises et des entrepreneurs aux financements de long terme, pour favoriser les investissements de productivité et la création d’emplois.

Thierry Barbaut avec l’Agence Française de Développement

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