« Lutte contre l’organisation terroriste Boko Haram : Etat des lieux d’une crise sécuritaire et humanitaire »

Quels sont les dessous de la crise sécuritaire et humanitaire qui secoue depuis quelques années l’Afrique subsaharienne sous l’immonde appellation de Boko Haram ?

Quelles est la genèse de ce groupe terroriste, ses ressources, son mode de fonctionnement, son réel bilan ?

Et comment analyser les solutions apportées par les acteurs régionaux et internationaux pour résoudre ce problème ?

C’est pour répondre à ces questions que s’est tenue le mercredi 25 mars dernier, une conférence-débat à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sur le thème : Lutte contre l’organisation terroriste Boko Haram :
Etat des lieux d’une crise sécuritaire et humanitaire.

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Organisée par les associations Initiative For Africa, -mobilisée dans la lutte contre cette nébuleuse à travers sa campagne #SoyonsAussiNigerians- et Sorbonne Human Rights, association de défense des droits de l’Homme de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, cette conférence a réuni autour du pupitre trois intervenants de qualité et d’exception.
En premier lieu, Me Ebenezer Okpokpo.
Docteur en droit international, avocat au barreau de Paris, membre de l’association France-Nigeria et grand spécialiste de la question, il était présent pour nous expliquer les facteurs endogènes qui ont conduit à la naissance du groupe terroriste Boko Haram.

Lui a succédé au pupitre pour mettre en lumière le mode de fonctionnement, les préjudices ainsi que les difficultés que rencontrent les acteurs engagés dans la lutte ce groupe, Thierry Barbaut.
Grand passionné de l’Afrique, Thierry Barbaut est directeur du groupe Info-Afrique.com, expert en géopolitique africaine et responsable au sein de l’Agence Française des Micro Projets.

Enfin, a participé à cette conférence, un diplomate chevronné en la personne de M. Hassane Idi, premier secrétaire à l’ambassade du Niger à Paris, dépêché par S.E.M. Abderhmane Mayaki, ambassadeur du Niger  à Paris, empêché pour l’occasion.

Me Ebenezer Okpokpo: “Failles constitutionnelles et poids des traditions : les terreaux politiques de Boko Haram”

Bien ému de revenir dans le même amphithéâtre où il a soutenu sa thèse de doctorat une vingtaine d’années auparavant, Me Ebenezer Okpokpo a commencé son intervention en regrettant que l’opinion commune réduise beaucoup le Nigéria à l’image caricaturale qu’en projette Boko Haram, qui sévit essentiellement dans trois Etats de l’extrême Nord de ce pays, (Yobe, Bauchi, Borno), sur les trente-six que compte le Nigeria.

thierry-barbaut-agence-micro-projetsDe son intervention, il ressort que deux facteurs politiques majeurs ont favorisé la naissance et la radicalisation de Boko Haram.

Le première d’entre eux est la difficulté du Nigeria à trouver un juste équilibre entre modernité politiques et institutions traditionnelles.  « La fédération essaie de conduire le pays au-delà des coutumes, mais certains tirent le pays vers l’arrière », note d’emblée notre intervenant.

En effet, depuis son accession à l’indépendance en 1960, la constitution de la République fédérale du Nigéria a admis la possibilité pour les Etats qui le souhaitaient d’appliquer la loi islamique, la charia. Ce système qui a eu cours sous les dictatures militaires successives a certes favorisé la coexistence plus ou moins pacifique entre populations chrétiennes et musulmanes mais s’est souvent heurté à toute possibilité de remise en cause, en raison de la nature du gouvernement.

Mais en 1999, les premières élections démocratiques font souffler sur le Nigeria un vent de liberté qui conduit au pouvoir Olusegun Obasanjo. C’est alors que se réveillent des aspirations jusque-là enfouies, qui vont se traduire par la volonté d’une partie de la population des Etats ayant adopté la charia de ne plus être soumis à ce système. Cela va naturellement mener à de vives crispations entre défenseurs de l’application de la charia et aspirants à un modèle plus libéral.

C’est dans ce contexte que naît le groupe islamiste Boko Haram, composé de membres ayant pour la plupart été formés à un islam rigoriste. Sous la férule de Mohamad Yusuf, son fondateur, ses adeptes militent pour une application stricte de la charia telle qu’ils l’interprétaient et pourfendent les valeurs dites occidentales. Il faut remarquer qu’à cette époque, il existait des dizaines d’autres groupes comme Boko Haram dans cette région du Nigeria.

Durant cette même période, le gouvernement nigérian lança un programme massif d’éducation des jeunes filles pour lutter contre leur faible alphabétisation. Si les partisans de la charia obtiennent l’instauration d’écoles non-mixtes, Boko Haram fait systématiquement campagne contre ce programme d’éducation en opposant le fait que sa mise en œuvre conduirait à l’émancipation de ces jeunes filles. Ainsi sont posés les jalons d’un radicalisme qui va progressivement dévier.

Me Ebenezer Okpokpo a commencé son intervention en regrettant que l’opinion commune réduise beaucoup le Nigéria à l’image caricaturale qu’en projette Boko Haram
Me Ebenezer Okpokpo a commencé son intervention en regrettant que l’opinion commune réduise beaucoup le Nigéria à l’image caricaturale qu’en projette Boko Haram

En second lieu, le partage ethnique du pouvoir politique a constitué un élément déterminant dans la genèse mais surtout le renforcement de cette nébuleuse. En effet, il existe au Nigéria une convention constitutionnelle qui consacre une alternance au pouvoir entre les habitants du Nord du pays et ceux du Sud. Or, en 2010, Goodluck Jonathan, homme du sud, accède au pouvoir  -chose totalement inédite- à la suite du décès du président Umaru Yar’Adua, dont il était le vice-président. « C’est la clé du problème Boko Haram », fait observer Me Okpokpo à cette étape de son exposé.
En réalité, la perspective même de son arrivée au pouvoir met en branle le système de rotation institué depuis 1960 : Goodluck Jonathan doit-il faire la seule année qui reste avant l’achèvement du mandat de son prédécesseur défunt puis laisser la place à un homme du Sud ? Peut-il rempiler à la fin de cette échéance ? Telles furent les questions qui se sont posées et qui vont agiter et diviser l’opinion publique Nigériane.

Goodluck Jonathan se représente malgré ces réserves au poste de président de la fédération, ce que lui permettait d’ailleurs la Constitution formelle du Nigéria. Il remporte les élections mais est accusé par les hommes politiques du Nord d’avoir volé le pouvoir qui leur revenait de droit, ce qui ne va pas manquer entraîner des violences à l’époque. Et à l’occasion des élections qui ont eu lieu le samedi 28 mars dernier et qui ont conduit à la défaite du président Jonathan, la question s’est encore posée de savoir s’il pouvait rempiler pour un second mandat au regard de cette convention constitutionnelle.

Tout ceci a eu pour conséquence d’accentuer des frustrations politiques du Nord, ce qui va alimenter la radicalisation puis le basculement de Boko Haram dans le terrorisme.

fait remarquer que derrière son projet de califat, Boko Haram n’a jamais déclaré l’indépendance des territoires qu’il a conquis et ses leaders successifs ne se sont d’ailleurs jamais autoproclamés représentants de ces territoires, ce qui dénote de l’absence de revendications politiques claires de Boko Haram. Son corolaire a été dès lors, l’inexistence d’interlocuteurs en face afin de trouver une solution politique à ce problème.

En associant à tout cela la recrudescence des violences commises par cette nébuleuse dans un contexte d’irrésistible expansion, l’impératif d’une réponse militaire forte ne laissait point de doute. Et en dépit des difficultés rencontrées lors de la mise en place de cette réponse, -du timide soutien de la communauté internationale à la prise de de conscience tardive des pays voisins,- son opérationnalité commence à porter du fruit car Boko Haram cède aujourd’hui beaucoup de terrain.

“En résumé, il convient de se départir de la tendance habituelle consistant à réduire Boko Haram au seul islamisme ; la naissance, la radicalisation et l’expansion de cette nébuleuse ont incontestablement bénéficié de facteurs politiques.”

 

Thierry Barbaut : “Il faut s’imprégner de l’Afrique d’aujourd’hui puis comprendre la géopolitique du Nigéria pour évaluer les enjeux et perspectives d’une lutte contre Boko Haram”

« Qu’est-ce qui permet de distinguer un cultivateur se déplaçant sur une moto chinoise avec ses outils d’un membre de Boko Haram en passe de commettre un attentat ? » Thierry Barbaut

Pour Thierry Barbaut « Africa is the place to be »
Pour Thierry Barbaut « Africa is the place to be »

Ce ne serait pas trop dire que d’affirmer en prologue combien l’intervention de Thierry Barbaut a été remarquable de pédagogie. Avant d’aborder la question du mode de fonctionnement, des préjudices et de la difficulté de la lutte contre Boko Haram.

Thierry Barbaut s’est d’abord attaché à déconstruire certains mythes, fausses idées reçues, visions périmées sur l’Afrique, en exposant des données qui décrivent ce que représente ce continent aujourd’hui dans le monde et ce qu’il représentera demain. « Africa is the place to be » : ainsi pourrait-on résumer les éloquents propos de notre intervenant à ce stade de sa présentation.
Sur le Nigeria et Boko Haram. Après avoir partagé le triste constat de l’existence d’une scission ethnico-religieuse du Nigéria, Thierry Barbaut est revenu sur un certain nombre de facteurs qui ont joué un rôle central dans la montée de ce groupe, notamment la corruption, les connivences de l’organisation terroriste avec l’administration et certaines personnalités politiques du Nigéria ainsi que la délicate question de la terre et de la sécurité foncière au Nigéria, problème d’ailleurs récurrent en Afrique et à l’origine de beaucoup de conflits.

Mais l’événement décisif dans le basculement de Boko Haram dans le terrorisme va être la mort brutale de son chef historique en 2009 suite à une répression policière très dure contre le groupe.

Avec un mode de fonctionnement à la fois extrêmement décentralisé et très méthodique, Boko Haram profite de ses ressources immenses aux provenances bien difficiles à élucider pour enrôler ses troupes au sein d’une jeunesse abandonnée à son sort. « Ventre affamé n’a point d’oreilles », un proverbe hélas bien connu en Afrique. Thierry Barbaut développa ainsi comment, pour se constituer son armada de 25 000 hommes, Boko Haram a puisé dans le réservoir que représentaient les nombreuses milices d’auto-défense créées par le gouvernement pour lutter contre ce même groupe, mais délaissées par ce même gouvernement.

Toujours sur la question de son modus operandi, les rackets institutionnalisés, les trafics divers (drogue, êtres humains, blanchiment d’argent), le régime de terreur généralisé représentent les instruments privilégiés de cette organisation terroriste pour contrôler et assujettir les populations sans défense qui vivent dans une extrême pauvreté sur les territoires qu’il conquiert. De même, l’utilisation professionnelle des réseaux sociaux et des médias va permettre à Boko Haram, à l’image des groupes terroristes au Moyen-Orient, de faire un « story-telling » de ce régime terreur, se bâtissant ainsi, une réputation mondiale.

 

Le préjudice humain et économique causé par la nébuleuse est absolument immense et désolant.

  • Plus de 35000 morts dont  90 % de civils
  • Environ 13000 personnes disparues
  • Des nombreux villages rasés à l’image de Baga en janvier dernier
  • 1,5 millions de personnes réfugiées dans les pays limitrophes (Niger, Tchad, Cameroun) dans des conditions qui peuvent s’apparenter « aux pires heures du conflit au Sud Soudan » et ceci, sans aucune aide substantielle d’ ONGs de solidarité internationale encore moins des gouvernements.
  • Il faut en outre ajouter à ce sinistre bilan, les centaines de milliers de personnes enlevées par Boko Haram, tant les populations de la sous-région que les nombreux chinois qui travaillent au Nigéria et dont l’on ne parle pas beaucoup, en tout cas pas autant que les occidentaux kidnappés.
Les alentours de Baga après les assauts de Boko Haram
Les alentours de Baga après les assauts de Boko Haram

Aussi, Thierry Barbaut nous a rapporté comment, à l’issue d’une visite dans le nord du Cameroun il y a quelques mois, il a pu constater la déstructuration totale de l’économie régionale, certes informelle, basée sur l’agriculture et la pêche, mais ô combien puissante et vitale pour la subsistance de ces populations.

 

Concernant la mobilisation militaire et diplomatique en vue de défaire Boko Haram, Thierry Barbaut a pointé deux obstacles principaux.

En premier lieu, la stratégie de guérilla qu’adopte Boko Haram à l’image d’Al Quaida ou encore de Daech rend particulièrement complexe toute intervention, quelle qu’elle soit.

soldats-tchadiens-motoSi l’on a pu critiquer la passivité de la France ou d’autre pays occidentaux face à cette crise, il est en réalité revenu que de nombreux drones ont exécuté des missions de renseignement dans la région, sans aller jusqu’à des bombardements car, s’est interrogé Thierry Barbaut, « qu’est-ce qui permet de distinguer un cultivateur sur une moto chinoise, -très utilisée par les membres de la nébuleuse mais aussi les populations de la région- d’un membre de Boko Haram en passe de commettre un attentat ? ».

C’est toute la question de l’implantation de cette organisation terroriste au sein des populations. D’où, malgré tout, l’utilité de ces précieux renseignements dans la lutte contre la nébuleuse mais aussi la coupure de ses sources opaques de financement.

En second lieu, l’absence d’une réaction des pays de la région s’inscrivant dans une stratégie véritablement commune de lutte de Boko Haram a facilité la dynamique expansionniste du groupe. Et là encore, force est de constater la frayeur des soldats de la plupart des pays de la région -à l’exception notable des soldats tchadiens- lorsqu’il s’agit d’aller au front pour combattre Boko Haram, ainsi que les multiples difficultés des acteurs régionaux à surmonter leurs divisions aux contours bien difficiles à cerner.

La région de Baga avant le massacre
La région de Baga avant le massacre

Face à la complexité de cette lutte, Thierry Barbaut a conclu en insistant sur la nécessité de continuer la mobilisation internationale, de réveiller la conscience mondiale.

Si des mouvements tels que #BringBackOursGirls ont eu peu de succès pratiques, ils ont toutefois eu le mérite de sensibiliser l’opinion sur la menace Boko Haram.

Et parlant de sensibilisation il y en a qui devraient sans doute l’être davantage que d’autres : ce sont tous ces chefs d’Etats de la région qui ont défilé pour être Charlie à Paris le 11 janvier dernier tout en se gardant bien de réagir avec le même zèle face à cette nébuleuse qui massacre leurs populations.

La région après les massacres de Boko Haram
La région après les massacres de Boko Haram

 

C’est d’ailleurs sur ces réactions que notre troisième intervenant va revenir pour nous présenter toutes les tractations diplomatiques qui ont eu lieu depuis la naissance de Boko Haram.

Une réaction régionale timide mais effective et déjà productive
M. Hassane Idi a exposé durant son propos les tractations diplomatiques qui ont eu cours depuis quelques années afin de trouver une solution régionale face à cette crise sécuritaire qui s’est transnationalisée. Il va dans un second temps nous expliquer les dessous de ce que d’aucuns ont pu décrire et décrier comme une indifférence des pays de la région et de la communauté internationale face au problème Boko Haram.

M. Idi a plaidé pour une implication plus forte de la communauté internationale
M. Idi a plaidé pour une implication plus forte de la communauté internationale

Après l’émoi suscité par le rapt des filles de Chibok, le gouvernement nigérian a entendu inscrire davantage la lutte contre Boko Haram dans un cadre plus régional et international. C’est ainsi que le 17 mai de Paris, s’est tenu à l’Elysée un sommet à l’initiative du président Goodluck Jonathan. Si l’on a pu lire et entendre des réserves portant sur l’opportunité de la tenue d’un sommet pour la sécurité en Afrique à Paris, la réalité est que le président Jonathan a souhaité amener les pays limitrophes du Nigéria -anciennes colonies françaises- à coopérer avec lui face à ce que ce pays jugeait à tort ou à raison comme un manque d’intérêt de leur part.

Ensuite, une nouvelle rencontre a réuni à Londres le 12 juin 2014, les ministres des ministres des affaires étrangères de la région pour aborder les modalités concrètes de cette coopération régionale.

Dans la continuité de ces tractations diplomatiques, s’est également tenu le 7 octobre 2014 à Niamey, un sommet de la commission du bassin du lac Tchad dans le but de mettre en place une force d’intervention rapide. Cela ne va pas tarder à se concrétiser puisque c’est cette force, composée des contingents tchadiens, camerounais, nigériens et nigérians qui dans le cadre de l’opération Andunama (du nom d’un empereur du 13 ème siècle de cette zone, de Borno) est actuellement au front contre Boko Haram.

Tout ceci va conduire le conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine à se saisir de la question lors d’un conseil du 27 novembre 2014 ; enfin, une nouvelle réunion aura lieu à Niamey le 20 janvier 2015 pour adopter le principe d’une force multinationale mixte de 7500 hommes. Au total, la prise de conscience au niveau régional a permis la mise en place d’une réponse commune face à la nébuleuse, contrairement à ce que l’on peut penser.

niger-nigeria-thierry-barbautSur l’absence d’une prise de conscience rapide de la situation par les pays de la région, M. Idi Hassan a expliqué qu’en plus du fait que pendant longtemps, le groupe terroriste Boko Haram ait été fréquentable, l’on a considéré pendant ces dernières années que ce problème était interne au Nigeria. Et donc, qu’il ne fallait pas s’y ingérer. A fortiori, il était bien inconcevable que le Nigéria, première puissance économique et militaire africaine, à l’appui de sa redoutable armée « forte de ses exploits passés », ne puisse tenir en respect un groupe terroriste de quelques milliers d’hommes.

Aussi, les acteurs de la région estimaient que le mécanisme de la Multinational Joint Task Force (MNJTF), créé depuis 1994 par le Nigéria, le Tchad et le Niger et dont le siège est à Baga, pouvait valablement arriver à bout de cette nébuleuse. Mais là encore, c’était sans compter avec les difficultés opérationnelles de cette force qui ne va même pas réussir à préserver la ville où elle a son siège, conquise par Boko Haram en janvier dernier.

Par ailleurs, dans cette guerre à l’avenir incertain, M. Idi a plaidé pour une implication plus forte de la communauté internationale, notamment à travers la résolution toujours attendue du conseil de sécurité des nations unies qui va permettre de donner un cachet légal à l’intervention de la force multinationale de 7500 hommes, tout en en favorisant le financement.

Enfin, au-delà de la réponse militaire qui s’inscrit dans du court terme, il sera plus qu’important de s’attaquer à un certain nombre de causes profondes de cette crise, notamment, les problèmes économiques et sociaux que connaît la région.

Par Adébissi Djogan
Président d’Initiative For Africa

Adébissi Djogan - Président d’Initiative For Africa
Désigné en 2015 par le Cabinet Africa Diligence parmi les 69 jeunes leaders africains émergents, Adébissi Djogan a fondé Initiative For Africa depuis maintenant deux ans, porté par une idée à la fois simple et ambitieuse : mobiliser les talents, compétences et énergies pour activer le potentiel du continent africain à travers différents programmes en matière d'entrepreneuriat et de leadership. Initiative For Africa est présent en France et dispose de Hubs dans plusieurs capitales africaines.