3 bonnes raisons de recruter des talents africains à distance

Etes-vous une entreprise qui rencontre des difficultés à trouver des talents dans le pays où vous êtes basé ? Pensez à recruter des professionnels africains – à distance. Voici 3 bonnes raisons de s’y mettre. Tout d’abord, vous trouveriez les talents qu’il vous manque. Deuxièmement, vous réduiriez vos coûts. Troisièmement, vous aideriez l’Afrique à se développer.

Un marché inexploité de talents

De nombreux pays sont en développement en Afrique et le taux de chômage de la main-d’œuvre qualifiée est élevé. « Avec l’entrée de 12 millions de diplômés sur le marché du travail chaque année et trois millions d’entre eux seulement qui trouvent un emploi, le chômage des jeunes augmente chaque année », a récemment déclaré le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina. 

C’est une bonne nouvelle pour les employeurs étrangers. Selon les statistiques, l’Afrique a la population la plus jeune au monde. Ainsi le pays et produit de plus en plus de diplômés à la recherche d’un emploi. Vous pouvez trouver les talents dont vous avez besoin en Afrique. De plus, ils apporteront plus de diversité culturelle à votre personnel, enrichissant le travail avec de nouvelles approches et perspectives.

Les coûts des salaires

Aux États-Unis, sur la base d’une journée de travail de 8 heures pour un minimum de 22 jour ouvrable, le salaire minimum mensuel aux États-Unis revient à 1 276 $US. En Europe, par exemple en France, le salaire minimum interprofessionnel (SMIC) est d’environ 1 539 € (Insee).

Cependant, dans une grande partie de l’Afrique, les niveaux de salaire minimum sont beaucoup plus faibles.
Il faut cependant relativiser par rapport au pouvoir d’achat dans chaque pays. Gagner 500-700€ à Madagascar est l’équivalent de 2500/3000 euro en France. Il n’existe pas, à ce stade, beaucoup d’informations sur les salaires minimums en Afrique mais cela se met en place.

La notion de salaire minimum se met doucement en place en Afrique


Par exemple, à Maurice, le salaire minimum mensuel imposé par le gouvernement est d’environ 217 €. Cependant, les salaires mensuels pour le travail à distance dépassent ce montant. Un ingénieur en génie informatique à Maurice – travaillant à distance – peut gagner de 800 €  à 1 800 € +charges. Un/une chargé(e) de la clientèle, autour de 600 € + charges  et un/une « Content Writer », environ 700 €  + charges.

En sus des coûts du salaire brut il faut y ajouter les charges sociales. Il y a aussi le coût des positions de travail et les outils informatiques nécessaire pour travailler, surtout à distance.

Même avec les coûts impliqués, les salaires en Afrique ont tendances à augmenter en fonction de la croissance des pays et du niveau d’éducation. A l’Ile Maurice les salaires dans l’industries des NTIC et du Service à distance ont augmenté de plus 20%. De nombreux employeurs européens, en particulier Français, sont présents à Maurice et dans d’autres pays de la région africaine. « Nous devons penser globalement parce que la main-d’œuvre est de plus en plus internationale aujourd’hui. Comment travailler en fluidité avec une équipe distribuée, les bons outils et des salariés situés sur différents continents, c’est cela l’avenir du travail », affirme la startup Talenteum Africa, une société basée à Maurice et leader du travail à distance dans toute la région africaine.

Aidez l’Afrique à se développer


Les employeurs étrangers offrant des emplois décents en Afrique recevraient certainement un nombre important de candidatures à partir desquelles choisir les meilleurs candidats. Dans son rapport sur les tendances mondiales de l’emploi en 2019, l’Organisation internationale du Travail (OIT) affirme que “la croissance de la main-d’œuvre” en Afrique, en particulier dans la région subsaharienne, “nécessite la création davantage d’emplois décents”.

Selon des sources de l’OIT et de l’ONU, “le manque d’emplois de qualité et la prévalence de la pauvreté au travail sont également des facteurs clés poussant à la migration”. Grâce au travail à distance, les employeurs étrangers peuvent offrir des possibilités internationales de travail aux talents africains et les permettront de rester dans leurs pays d’origine. Ceci aura un effet d’entraînement positif : ils ne seront plus obligés de quitter leurs familles et amis et être « coupés » de leurs cultures. En outre, ils pourront dépenser leurs salaires localement – ce qui contribuera au développement de leurs pays respectifs, plutôt que d’en entraver le progrès – en raison de la fuite des cerveaux.