La CAN2015 sous les feux des critiques

La Coupe d’Afrique des Nations, version 2015 n’aura pas à son tour échappé aux sévères critiques qui s’en prennent, parfois à juste titre, à certaines irrégularités ou carrément à des  erreurs commises tout au long de cette compétition.

Nous aimons le foot quand celui-ci est un jeu qui unit les nations et rapproche  les peuples quelles que soient leur couleur de peau et leurs origines géographiques. Nous détestons le foot quand celui devient un facteur de discrimination, de racisme ou d’intolérance.

La rencontre Guinée Equatoriale – Tunisie, entachée d’erreur d’arbitrage aura, elle seule, suffi pour raviver le racisme anti-noirs en Tunisie. Plusieurs témoignages ont fait état de scènes de violence et d’agressions à l’encontre de ressortissants subsahariens, comme on peut le lire ici.

La coupe d'Afrique des Nations 2015
La coupe d’Afrique des Nations 2015

 

La 30ème édition de la CAN s’est organisée dans un contexte assez flou et tendu après le désistement nébuleux du Maroc

La Guinée Equatoriale choisie à la dernière minute, a fait de son mieux pour organiser cette compétition préférée des africains.

Dans ces conditions, on ne peut que s’attendre à quelques disfonctionnements tant sur le plan organisationnel que logistique.  Certains médias ont par exemple  pointé du doigt le manque d’eau dans certains stades ou encore des embouteillages effrayants non maîtrisés, surtout lorsque le pays organisateur jouait contre une autre équipe. Des approximations dans l’arbitrage auraient été également relevées notamment au cours de la rencontre Tunisie-Guinée.

Des erreurs commises devraient, pour l’avenir, servir de leçons pour les dirigeants du foot africain. La Confédération Africaine de Football devrait davantage être à la hauteur face aux nouveaux enjeux de ce sport, de plus en plus exigeant.

Quoi qu’il arrive, le foot devrait rester le foot c’est-à-dire du sport. Les violences, les comportements homophobes ou racistes n’ont pas leur place sur le terrain ou en dehors.

L’Afrique déjà en perpétuel tumulte a besoin du foot non pour jeter de l’huile sur le feu mais pour détendre ses esprits souvent surchauffés.

Faustin KABANZA