Le virus Ebola s’étend de la Guinée à la Sierra Leone

Une épidémie qui à pourtant commencé en… Juillet 1976 en RDC

Le virus Ebola touche officiellement les pays voisins, Libéria, Sierra Leone, la Guinée-Bissau, la Gambie et certainement bientôt la Côte d’Ivoire…

La France déconseille à ses ressortissants de se rendre dans les trois pays: Guinée, Libéria et Sierra Leone

La directrice de l’OMS exhorte les pays à agir conjointement

C’est lors d’une réunion à Conakry avec les chefs d’Etats de la Guinée, de la Sierra Leone et du Liberia, qui sont aujourd’hui les trois pays les plus touchés par l’épidémie d’Ebola, que la directrice de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, les a exhortés, ce vendredi 1er août, d’agir ensemble contre la maladie. Les états des trois pays ont décidé de mettre en place un cordon sanitaire autour de leurs régions frontalières pour stopper la propagation du virus.

Le directeur de l’OMS alerte la communauté internationale depuis maintenant de nombreux mois sur l’importance d’une action concertée et le non contrôle de la propagation du virus

Le virus Ebola

“Cette épidémie est sans précédent, absolument pas sous contrôle et la situation ne fait qu’empirer, puisqu’elle s’étend encore, surtout au Liberia et en Sierra Leone”, explique Bart Janssens. “Si la situation ne s’améliore pas assez rapidement, il y a un réel risque de voir de nouveaux pays touchés”, a-t-il prévenu.

“C’est à l’OMS et aux gouvernements à déployer et à organiser davantage de moyens pour amener les efforts et la capacité au niveau requis pour commencer un début de contrôle de cette épidémie”, a-t-il conclu.

 Le Libéria ferme TOUTES les écoles du pays

La présidente de la république Sirleaf Johnson, s’est exprimée dans un discours à la télévision nationale. « L’Ebola est réel, l’Ebola est contagieux, l’Ebola tue », « Toutes les écoles sans exception ont l’ordre de fermer en attendant de nouvelles directives du ministère de l’Education », a déclaré la présidente Sirleaf Johnson .
« Tous les marchés dans les zones frontalières » avec la Sierra-Leone, la Guinée et la Côte d’Ivoire, ont également « l’ordre de fermer jusqu’à nouvel ordre »,
a-t-elle également annoncé.
Un jour sera chômé chaque mois afin de désinfecter les bâtiments publics…

 

“Mort du virologue Sierra-Léonais Sheik Umar Khan”

Le spécialiste du virus Ebola est lui-même décédé le 29 Juillet, contaminé par le virus qu’il combattait. Sheik Umar Khan  était le seul spécialiste de la fièvre hémorragique Ebola en Sierra Léone…

A ce jour l’Organisation Mondiale de la Santé comptabilise 1 200 cas dont 672 décès. Il est impossible de savoir combien de milliers de cas sont “non déclarés” ou connus à ce jour.

 

En France “Le dispositif de veille sanitaire en alerte”

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a affirmé que la France “a les moyens de faire face à Ebola” même si elle pense qu’une “extrême vigilance s’impose”.
“Aucun cas importé n’a été signalé à ce jour en France, pour autant, une extrême vigilance s’impose face à cette maladie à la fois très grave et très contagieuse qui progresse en Afrique”, Marisol Touraine affirme que “à l’heure actuelle, le risque d’importation du virus en Europe et en France est faible”.

“Le dispositif de veille sanitaire en alerte”

“Nous faisons en sorte que notre pays ne soit pas touché” a affirmé la ministre qui a souligné que “depuis plusieurs mois” le ministère des Affaires Etrangères et celui de la Santé ont “établi des recommandations pour ceux qui se rendent dans les pays concernés.”

Description du virus Ebola:

Un virus Ebola (parfois orthographié Ébola) est un virus appartenant à la famille des filovirus. Son nom provient du nom d’une rivière passant près de la ville de Yambuku, en République démocratique du Congo.

C’est à l’hôpital de cette localité que fut identifié pour la première fois le virus, lors d’une épidémie qui débuta le 1er septembre 1976. Le virus est responsable de la fièvre hémorragique Ebola, une maladie foudroyante qui s’attaque à l’humain et aux autres primates, principalement transmise par la chauve-souris.

Son apparition chez l’homme semble récente (premier cas recensé en 1976) bien que l’on retrouve chez certaines populations africaines des traces d’anticorps.

 

Modes de transmission

La transmission par contact direct avec les liquides organiques (sang, sperme, excrétions, salive) d’une personne infectée est la plus considérable de toutes. Les risques de propagation chez le personnel hospitalier sont très élevés, particulièrement si la stérilisation du matériel n’est pas assurée. Dans les zones endémiques, des manques en matière d’hygiène et de sécurité ont causé la mort de plusieurs médecins et infirmiers lors d’épidémies et favorisent les contaminations nosocomiales.

La transmission du virus peut aussi s’effectuer par contacts étroits du malade avec ses proches. On entend par contacts étroits des contacts directs avec les liquides organiques d’une personne infectée, qu’elle soit vivante ou décédée. Les rituels funéraires de certaines populations d’Afrique centrale, consistant à laver le corps, puis à se rincer les mains dans une bassine commune, ont souvent favorisé la propagation du virus à travers la famille et les amis du défunt. Des cas de transmission par le sperme se sont déjà produits jusqu’à sept semaines après la guérison clinique du malade.

La transmission peut se produire chez des personnes ayant manipulé des primates infectés par le virus, morts ou vivants. Sous des conditions expérimentales, le virus arrive également à se propager par des gouttelettes ou des particules aérosol.

Symptômes

La fièvre hémorragique Ebola se caractérise par une soudaine montée de fièvre accompagnée d’asthénie, de myalgie, de céphalées ainsi que de maux de gorge. Débutent ensuite les diarrhées, les vomissements, les éruptions cutanées et l’insuffisance rénale et hépatique. Des hémorragies internes et externes surviennent ensuite, suivies du décès par choc cardio-respiratoire dans 50 à 90 % des cas

Les signes hémorragiques peuvent être très frustes à type d’hémorragies conjonctivales. Elles peuvent aussi être profuses à type d’hématémèse et de melæna. La contagiosité des malades est donc très variable bien qu’il ne suffise que de 5 à 10 particules virales d’Ebola pour déclencher une amplification extrême du virus dans un nouvel hôte.

La durée d’incubation (le temps écoulé entre l’infection et l’apparition des symptômes) varie de 2 à 21 jours mais elle est dans la plupart des cas de 4 à 9 jours

Le décès survient dans un tableau de choc avec défaillance multi-viscérale, au bout de 6 à 16 jours. Les cas non mortels peuvent entraîner des séquelles neurologiques, hépatiques ou oculaires. Le virus zaïrois semble plus dangereux que le virus soudanais, avec une mortalité atteignant de 60 à 90 % des cas.

Thierry Barbaut